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ChroniqueRoger Chudeau· 28 mai 2023 8 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

MIXITÉ : un manque de foi dans l'école républicaine ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00inconnuFait
    « le ministre n'a rien annoncé du tout il s'est contenté d'une communication au recteur »
  • 2:00inconnuFait
    « le ministre a été rappelé à l'ordre par l'Élysée »
  • 8:00inconnuFait
    « la liberté d'enseignement est une liberté constitutionnelle »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

chers amis bonjour le ministre papundia il y avait annoncé pour le 11 mai un grand plan concernant la mixité sociale à l'école dont il a fait une sorte de croisade et dont il veut marquer son ministère et bien c'est parfaitement réussi puisque ce grand plan évidemment a accouché d'une souris le ministre n'a rien annoncé du tout il s'est contenté d'une communication au recteur que s'est-il passé et bien le ministre a été rappelé à l'ordre par l'Élysée tout bonnement parce qu'en réalité ça sa conception de la mixité revenait à désigner l'enseignement catholique diocésain sous contrat comme une sorte de responsable de tous les mots de l'école publique et ceci évidemment tombe assez mal politiquement dans une période où la macronie cherche à séduire les républicains qui se sont crispés à ce sujet donc nous avons là une situation de petite politique politicienne sur un sujet qui de toute façon était complètement artificielle parce que comme je vais vous l'expliquer dans quelques instants la question d'un mixité sociale est un faux problème [Musique] qu'est-ce qui motive véritablement cette initiative politique du ministre d'abord une situation de fête il a lui-même admis que le niveau baissait de manière très préoccupante dans notre système scolaire d'une part et d'autre part c'est cette positionnement politique de la part du ministre que de parler de mixité c'est à dire de chercher la responsabilité de l'échec scolaire dans une question de mixité sociale son discours est simple l'enseignement privé sous contrat opérerait une sorte de captation des bons élèves au détriment de l'enseignement public il faut corriger ça donc ça discours très politique très orienté à gauche bien sûr le postulat de départ du ministre est le suivant si nous mélangeons les enfants des catégories sociales les plus favorisées avec des enfants des catégories sociales défavorisées les uns tirent les autres vers le haut c'est une vision quasi racialiste de la société française selon laquelle parce qu'on est né dans une famille pauvre on serait incapable par ses propres moyens d'accéder au savoir dispensés par l'école il faut être tiré par le haut par les petits camarades qui viennent d'une famille bourgeoise ceci c'est le niveau zéro de la pédagogie de la philosophie de l'éducation et le ministre évidemment considère que c'est l'alpha et l'oméga de sa politique dans les mois qui viennent donc je veux dénoncer d'abord cette espèce d'escroquerie morale et intellectuelle qui consiste à imaginer qu'en mélangeant les élèves les résultats s'améliorent mécaniquement je veux rappeler tout de même que l'école a toujours été territorialisée les écoles communales sont implantées dans les quartiers dans des villages dans des villes en fonction de la population qui réside les collèges aussi à l'école le centre-ville il y a des collèges de banlieue dans les lycées c'est à peu près pareil il y a des collèges de centre-ville très prestigieux des collèges de banlieue qui le sont moins des lycées professionnels enfin tout ça n'est pas nouveau il y a plus de 50000 établissements scolaires dans notre pays ils sont tous territorialisés et il n'y a aucune raison de se mettre à mélanger les élèves pour pour les faire mieux réussir ce que traduit l'initiative mystérielle c'est un manque total d'ambition et une absence de foi dans les vertus de l'école républicaine je m'explique les élèves des écoles situées dans des quartiers populaires peuvent parfaitement mais parfaitement absorbé et maîtriser les savoirs et les compétences qui sont décrits dans les programmes scolaires il suffit que j'ai un enseignement de qualité et que l'on met l'accent sur les compétences fondamentales qui permettent des autres apprentissages or ceci n'est pas fait exemple nous savons que 50% des élèves de qui entretiennent ne savent pas lire correctement ils ne lisent pas de manière fluide ne peuvent donc pas comprendre un texte d'histoire ou un énoncé de mathématiques que fait le ministre il augmente de 18h par an qui est ridicule l'enseignement du français en sixième et de 18h par an enseignement des mathématiques ceci n'est pas une politique ceci est un bricolage qui serait risible s'il n'était pas dramatique si l'on veut que les élèves réussissent il ne faut pas les mélanger contre le gré en plus car les familles ne sont pas à la disposition du ministre pour faire des mélanges des cocktails sociologiques non il faut augmenter les enseignements fondamentaux de manière massive dans les endroits où c'est nécessaire notamment par exemple dans les réseaux d'éducation prioritaire mais pas seulement là aussi dans les zones rurales de la France dite périphérique donc le ministre en fait ouvre un chantier qui est un chantier politique qui est un coup politique pour faire croire que la responsabilité de l'échec scolaire ne serait pas celle des gouvernements qui depuis 10 ans sous Hollande et sous Macron sont responsables de la politique éducative le ministre veut mettre l'enseignement privé sous contrat qui est largement de l'enseignement catholique diocésain sous pression en contact utilisant avec lui sur le mode vous prenez davantage des lèvres en difficulté et vous aurez davantage de moyens je ne suis pas sûr que l'enseignement libre apprécie ce genre de procédé il faut rappeler tout de même que la liberté d'enseignement est une liberté constitutionnelle que nul ne peut obliger un établissement privé à recevoir du public puisque de toute façon l'enseignement privé n'est pas gratuit et qu'on ne peut pas obliger les familles à y aller de même on peut pas obliger un établissement de recevoir tel ou tel élève la liberté s'exerce dans les deux sens l'établissement peut refuser de prendre des élèves on ne peut pas non plus obliger un établissement privé sous contrat à s'installer dans un secteur défavorisé puisque l'État ne peut pas intervenir dans la construction d'établissements privés j'ajoute au passage que Madame Vallaud-Belkacem en 2015 lorsqu'elle a redéfini la carte des réseaux d'éducation prioritaire à expulser l'enseignement diocésain catholique des rares réseaux d'éducation prioritaire où il était présent ceci pour information tout de même donc le procédé qui consiste à culpabiliser le privé me paraît assez petit et en tout cas sans porter réel donc nous ce que nous disons le rassemblement national c'est la question des mixité est un faux problème le vrai problème c'est la qualité de l'offre de formation c'est la qualité de l'enseignement pour le dire clairement nous considérons qu'il faut implanter dans les quartiers difficiles et dans nos campagnes isolé les meilleurs les meilleures sections d'enseignement c'est-à-dire du latin du grec des sections bilingues il faut en ouvrir partout c'est nécessaire car c'est là que l'on peut obtenir l'émergence d'une élite scolaire les vies scolaires elle est parfaitement possible dans un quartier pauvre elle est parfaitement possible dans une dans une province délaissée ou éloignée des grandes villes ça n'est pas en mélangeant les élèves qu'on obtiendra de meilleurs résultats on améliore les résultats de l'école en proposant un enseignement de grande qualité qui assiste sur ce qui est essentiel c'est-à-dire la maîtrise des compétences fondamentales je vous remercie