Affaire Lyhanna : "un système politique qui n’a jamais voulu se confronter à la réalité"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il y a des dizaines de milliers de plaintes qui sont en ce moment partout en France, dans les commissariats, sur les bureaux des procureurs. Et cette réalité du caractère massif des violences sexuelles en France, elle est euh, semble-t-il, ignorée. C'est-à-dire que nous, depuis mitou, depuis 2017, on alerte sur le fait que chaque année, il y a plus de plaintes.
Il y a aujourd'hui trois fois plus de plaintes qu'avant 2017 pour violence sexuelle dans notre pays. Donc, c'est massif, c'est énorme. Et face à ça, le système ne s'est jamais réformé, n'a jamais voulu se confronter à la réalité qui est qu'aujourd'hui les femmes et les enfants parlent.
Il y a des questions de moyens qui sont fondamentales pour être en capacité de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants. C'est quelque chose qu'on demande et on attend pas forcément du garde des saut comme il le fait de se dire bah tiens, on va revenir à résoudre 70000 plaintes qui sont en attente jusqu'au 14 juillet. Enfin, je pense qu'il y a des choses qui sont complètement hors sol. des procureurs de la République qui sont à la 43e position en Europe sur 44 pays.
Ça fait deux quinquena. C'est pas possible qu'on n'it pas eu le temps de mettre en place les choses parce que oui, ça fait quasiment 10 ans qu'on dit la même chose depuis mitou. On pointe du doigt exactement ça.
Les 94 % de classement sans suite, on les pointe du doigt. Le fait qu'il n'y a pas assez d'enquêteurs, qu'il n'y a pas assez de magistrats, le fait qu'il faut miser sur la prévention pour éviter des viols aussi. Moi, j'ai une une une peine et une colère qui est vraiment immense sur cette affaire, immense.
Et aussi parce que en tant que militante féministe et au côté d'Arnaud Galalé, je sais que lui aussi ressent la même chose lorsqu'une enfant un enfant est victime d'un pédo criminel qui de plus avait déjà fait l'objet d'une plainte. Quand en plus cette petite fille on voit qu'elle en est tuée pour nous c'est c'est une douleur parce qu'en fait on se dit aussi nous mais pourquoi on nous a pas entendu ? Pourquoi on nous a pas écouté ?
Parce que oui, ça fait quasiment 10 ans qu'on dit la même chose. Il y a une évidence, faut pas qu'on souffre d'amnésie collective. Le président de la République en 2021, il a mis en place la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants.
On a fait 82 préconisations qui restent quasiment l'ettre morte. Il y en a trois qui ont été reprises et dont une reconduction de la civisme. Ça signifie que tout simplement le constat, on le connaît le constat d'une défaillance systémique de la prévention jusqu'à la condamnation aussi de d'agresseur. 3 % aux agresseurs qui sont condamnés, moins de 1 % cas d'inceste.
C'est pas un changement sociétal, pardon, c'est un changement politique qu'il nous faut. La société elle a bougé. Les gens, ils ont ouvert les yeux et la et la colère là qui est en train de se répandre partout en France, c'est une colère qui montre que la société, elle a ouvert les yeux.
Mais on est face à un système politique qui refuse et qui de ce fait protège les agresseurs. On est un président de la République qui est en place depuis deux quinquenaats et qui non seulement ne fait pas ce qu'il faut mais refuse de d'entendre ce que nous nous disons depuis bientôt 10 ans. Les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants sont massives.
Il faut que la France réagisse. Il faut arrêter de dire qu'on a pas le temps et qu'on a pas les moyens. Si c'est important, alors il faut y mettre le temps et les moyens.
Gérald Darmanin