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interviewLe Média (sur YouTube)· 18 juillet 2026 32 min

LE PLAN DE TRUMP QUI MENACE L'ORDRE MONDIAL

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Trump ne se sent lié par rien du tout, par aucun désengagement. Il peut les déchirer à peine les a-t-il signé. D'ailleurs, c'est ce qu'il est en train de faire.

Il voit bien que ils ne peuvent pas compter sur les États-Unis pour leur sécurité puisque ceux qui devaient garantir leur sécurité, les États-Unis ont amené l'insécurité. C'est à cause de l'opération militaire américaine qu'ils sont bombardés. Tous les pays européens sont en train de payer la facture en terme de budgétaire, en terme d'augmentation du prix du pétrole, en terme et cetera.

Contrairement à ce que nous fait la propagande israël en France, la critique d'Israël c'est pas demander la destruction de l'État d'Israël. Arrêter la fin du géocide Gaza ce n'est pas demander qu'Israël soit détruit sauf à dire qu'Israël ne vit que pour faire un génocide. Ce qui est pas le cas.

Il y a des gens qui sont contre le génocide aussi en Israël. Est-ce que c'est vraiment indispensable d'envoyer 3,8 milliards de dollars par an comme aide à Israël qui n'est pas un pays sous-développé ? Bonjour et bienvenue dans Géostratégic, l'émission qui décrypte l'actualité internationale avec Pascal Boniface, notre spécialiste en géopolitique.

Bonjour Pascal. Bonjour Sarah. Au programme de notre émission, depuis plusieurs jours, les affrontements entre les États-Unis et l'Iran s'intensifi autour du D3 d'Ormous, cette voie maritime essentielle au commerce mondial.

Donald Trump a même envisagé d'instaurer un péage pour les navires avant de faire marche arrière tandis que les Émirats arabes-unis cherchent désormais à s'affranchir de leur dépendance à ce D3. Après le Moyen-Orient, direction l'A, depuis plusieurs jours, l'administration Trump a lancé une offensive sans précédent contre la Cour pénale internationale. Les États-Unis appellent désormais leurs alliés à se retirer de l'institution et affichent clairement leur volonté de la démanteler.

Une escalade qui intervient près de 2 ans après les mandats d'arrêt émis contre Benjamin Netaniaahu et Yof Galan pour crime de guerre et crime contre l'humanité commis à Gaza. Alors, pourquoi les États-Unis s'emprennent-ils aujourd'hui à la justice internationale ? En dernière partie d'émission, on va s'intéresser à un nouvel épisode qui pourrait alimenter le débat aux États-Unis sur le soutien à Israël.

Cette semaine, un élu démocrate américain, Rau Cana a affirmé avoir été retenu pendant près d'une heure et demie par des colons israélien armé lors d'une visite en six Jordanie occupée. Il accuse également l'armée israélienne d'avoir pris le parti des colons lors de cet incident. Un épisode qui intervient alors que les violences commises par des colons israéliens en six Jordani connaissent une forte augmentation depuis le début de la guerre à Gaza.

On rappelle que plus de 500000 Israéliens vivent en six Jordanie dans les colonies jugées illégales par les Nations- Unies au regard du droit international et plus de 2200 Palestiniens ont été déplacés cette année en raison des violences commises par ces colons. Alors, cet incident impliquant un membre du Congrès américain va-t-il permettre une remise en cause du soutien traditionnellement inconditionnel des États-Unis envers Israël et quelles conséquences cela pourrait-il avoir sur la politique américaine au proche Orient ? Pascal, lors de notre dernière émission, il y a 3 semaines, on avait abordé la signature de la fin de la guerre, donc entre Trump et donc qui a été signé par Donald Trump à Versailles et Massouf Pzeschien à Teeran.

Aujourd'hui, Donald Trump affirme que cet accord n'était qu'un test. Est-ce que c'est sa manière à lui de dire qu'il se fiche de l'accord, voire de montrer qu'il ne enfin qu'il ne se considère pas forcément lié par par des engagements pris. Trup ne se sent lié par rien du tout, par aucun désengagement.

Il peut les déchirer à peine les a-t-il signé. D'ailleurs, c'est ce qu'il est en train de faire. Euh les lois, le droit, c'est vraiment pas son problème.

Son intérêt, oui, et son intuition. Il pense que c'est sa morale qui compte. Et donc, il peut changer de position du jour au lendemain.

Il a dit que les dirigeants uraniens, les nouveaux, ceux qu'il avait mis en place selon lui, il a tué les premiers mais c'est pas lui qui a mis en place les seconds, mais il dit que c'est lui qui met en place. C'est des gens très sérieux, beaucoup plus pragmatiques et maintenant il dit que c'est des truants en qui on peut pas faire confiance et que c'est des moins que rien. Ce sont les mêmes les mêmes avec qui il a signé quelque chose.

Donc on voit bien que bon mais en fait là ce qu'il montre c'est qu'il est en très grande difficulté parce qu'il a sigé les bombardements. Ça n'a pas marché au contraire ça a débouché sur une crise économique mondiale. Il ensuite ensuite le blocus des ports iraniens mais en fait c'est le droit d'ormous qui était bloqué donc ça n'a rien suscité. et la négociation bah en fait les Iraniens sont en position de force parce qu'ils disent "Bah en fait on a bloqué le roi d'ormous, on a mis tout le monde à genou et donc on a une arme de dissuasion massive.

On va en profiter maintenant c'est nous qui allons diriger la circulation sur le D3. Et donc ils ont bombardé des navires qui passaient au large d'Omane et non pas au large d'Iran sur la proche la la proche la côte la plus proche d'Omane en disant maintenant c'est nous qui fixons les règles de circulation ce qui est contraire au droit international aussi. Et Trump est rentré dans ce jeu parce qu'il a bombardé l'Iran et il a dit et ben écoutez maintenant on va prélever 20 % de la valeur de la cargaison des navires qui passent par l'ambouge.

C'est une façon de nous rembourser par rapport à la contribution que l'on fait à la sécurité alors que c'est lui qui amène l'insécurité. Tout allait très bien avant le 28 février avant qu'il ne bombarde l'Iran. Donc euh, sauf que quand tu fais une menace, il faut mieux pouvoir l'exécuter.

Hm hm. Or, comment aurait-il fait pour taxer à 20 % de la valeur de la cargaison les navires qui passaient, il n'en avait pas les moyens. Donc en fait, il fait des menaces, il a un sabre de bois et y compris au sein des magas, certains ont dit "Mais en fait, il vient légitimer le discours iranien parce que les Iraniens veulent taxer par la suite le passage par les trois d'ormous, ce qui est illégal.

C'est un des trois naturel. Ce n'est pas construit par l'homme. Donc le passage est gratuitement. et les Iraniens sont même profités écoutez nous on fera moins cher que 20 % on fera une taxe mais sera pas 20 % donc il a quelque part accrédité l'ité que l'on pouvait taxer le passagemous et comme c'est irréalisable par rapport en plus ses conditions 20 % il revient en arrière et en fait il est vraiment comme une mouche dans un bocal il ne sait pas comment il va en sortir sauf que c'est lui qui est rentré tout seul dans le bocal et autre chose les Émirats arabes unis donc accélèrent la construction d'infrastructures pour contourner définitivement le le détroit Dormous, ils veulent construire un nouveau port dans l'émira de Fujaira, donc qui donne directement sur le golf Doman et la haute mer.

Est-ce que c'est le signe qu'il considère désormais le enfin les Émirati désormais le le D3 d'Ormous comme instable ? Ils ont un plan B. Ils ont un plan B contrairement à Trump qui n'a pas de plan B.

Donc ils ont un plan B en disant si le des trois d'ormous devait être bloqué durablement ou si l'Iran de nouveau met la menace parce que la différence c'est que pour les Émirati l'Iran n'est pas rattrapable. Il ne vous se voit pas dans une meilleure relation. Il pense qu'il y a pas d'amélioration possible avec l'Iran, contrairement à l'Arabie Saudite, contrairement à Oman, contrairement au Qatar.

Le ministre des affaires étrangères d'Oman a dit en fait le containement par rapport à l'Iran qu'on suit depuis 30 ans, ça ne marche pas. Il faut passer à un autre stade des relations avec l'Iran. Il faut l'intégrer dans la région.

Et donc bon, il faut encore que l'Iran y mette un peu du sien et accepte cela. Donc on voit qu'il y a un vrai débat. Mais le temps qu'il construise cela, ça c'est ça va pas être construit, c'est pas un Lego, ça va pas être construit en une semaine.

Donc en fait, ça va quand même des mois voire des années être construit. Donc c'est une sorte de façon pour les émertes de dire on n'est pas prisonnier mais c'est pas quelque chose qui va être replacné rapidement. Donc l'urgence pour eux la même c'est la réouverture des trois d'ormous pour pouvoir reprendre normalement la vie économique dans la région et surtout aussi que on il y a moins d'idées de bombardement pour le tourisme pour les hubs aériens qui sont dans cette région parce que l'économie outre le renchérissement du cours du pétrole et outre le blocage des pétroes qui peuvent moins exporter outre les destructions qu'ils subissent ils subissent des pertes par la perte des recettes du tourisme par le perte des recettes du hub aérien qui était le leur Est-ce que cette annonce de la construction d'un nouveau port, en tout cas cette volonté de vouloir construire un nouveau port aux Émirats, c'est aussi une manière pour les monarchies du golf de de préparer un un avenir où elle dépendrait moins des États-Unis vis-à-vis de leur sécurité ?

Alors en fait, oui, il voit bien que ils ne peuvent pas compter sur les États-Unis pour leur sécurité puisque ceux qui devaient garantir leur sécurité, les États-Unis ont amené l'insécurité. C'est à cause de l'opération militaire américaine qu'ils sont bombardés. Donc euh il voit très bien qu'il faut passer par autre chose.

Mais là c'est plus un signal effectivement envoyé à l'Iran en disant "Vous pensez que vous avez toujours euh votre couteau sous notre gorge, on va effectivement faire autre chose mais quand même le couteau sur la gorge des Emiratis, elle dure depuis assez longtemps. Elle durera encore. Et si cette fermeture devait durer euh plusieurs semaines, quelles seraient les conséquences pour enfin concrètes pour l'économie en seriale le cours du baril est remonté à 80 dollars.

Donc il a pris 15 à 20 dollars par rapport à les périodes de calme. Si ça continue, il va remonter à 100 dollars, voire encore un peu plus. Donc il a urgence à calmer le jeu.

Et Trump doit bien s'en rendre compte parce que à chaque fois qu'il hausse le ton, il a toujours l'impression que s'il tape du point sur la table, tout le monde va être effrayé et tout le monde va se ranger à ses ordres. Alors des fois ça marche. Des fois ça marche parce que effectivement on le voit ça marcher au Venezuela.

Dels Rodriguez dit tout ce que vous voulez tant que vous venez n'envoiez pas les hélicoptères me chercher pour me en tôle. Donc tout ce que faisait pas Nicolas Nadurau, moi je vous obéis et même je vous baise les pieds. Mais l'Iran n'a pas marché comme ça et donc euh Trump doit un peu changer son logiciel.

Il ne suffit pas d'urler très fort et de taper du point sur la table pour être immédiatement obéi. Ça ne marche pas à tous les coups. Et l'accord que Donald Trump rejette aujourd'hui qui dit que ce n'est qu'un test avait pourtant été en tout cas accueilli par Emmanuel Macron à Versailles dans une mise en scène diplomatique importante.

Aujourd'hui, quand on on entend Donald Trump dire que ça ne cet accord ne signifie pas grand-chose ou qu'il s'agissait simplement d'un test, est-ce que ça fragilise la crédibilité de la France comme une puissance diplomatique ? D la France a été servie effectivement le face de Versailles à l'époque Trump était tout fier de signer ce texte à l'époque il avait pas dit c'est un texte qui ne sert à rien il a dit au contraire que c'était le meilleur des textes qui n'a jamais été signé dans l'histoire diplomatique des États-Unis que c'était formidable que dirigeanten était des gens formidables et que lui était un type formidable et peut-on vraiment le croire ? Bon mais bien sûr que non.

Bien sûr que non parce queon ne peut pas le croire. Il c'est un menteur permanent et là en fait comme ça ne marche pas tout à fait comme il voudrait, il vient en fait bombarder l'Iran en agrévant en aggravant le mal qu'il a lui-même provoqué. Donc il faut vraiment revenir en arrière parce que les mid terme élection arrivent et que il risque quand même de subir une très forte désaffection du public.

Les Européens restent pourtant très discrets sur ce sujet. Est-ce qu'ils sont encore une influence Est-ce qu'ils ont encore une influence diplomatique au Moyen-Orient ? On le Non, on le voit bien, les Européens sont tétanisés par rapport à Trump.

Ils ont applaudi la signature de l'accord par Trump en disant "Bon, voilà, ça va permettre la réouverture de Tror Mouse." Mais jamais ils ont dit que c'était une erreur dramatique de la part de Trump bombarder. Ils n'ont pas participé au bombardement.

Ils ne sont pas laissés entraînés dans la guerre, mais ils n'ont pas opposé un front ferme et euh fort à Trump lorsqu'il a commis cette erreur qui leur a tous coûté très cher. Tous les pays européens sont en train de payer la facture euh en terme de budgétaire, en terme d'augmentation du prix du pétrole, en terme et cetera. Mais on voit bien que les Européens à part Pedro Sanchez h euh dont on peut espérer que l'Espagne gagne la finale dimanche pour que Trump soit obligé de remettre non pas son copain Bily mais au contraire à l'équipe d'Espagne la Coupe du monde.

Et là ça ça sera assez croquais de voir cela. J'attends ça avec impatience en souhaitant que l'Espagne gig. Donc Pedro Sanchez qui est le seul qui s'oppose fermement à Trump, les autres bah sont se disent "Non, non, on peut pas se le permettre parce que sinon il va arrêter d' l'Ukraine et sinon il va nous mettre au coin." Ils sont un peu comme des élèves dans la classe, ils ont peur de se faire punir par le maître d'école Trump, sauf que le maître d'école est quct dysfonctionnel et que il y a aucune règle.

Et donc on devrait dire quand même une solidité de la classe pour se dire le maître d'école est dysfonctionnel si si on est un il va arrêter de nous faire chier. Ben nous en fait ils se disent bon on se planque en espérant que les coups de règles sera pas sous nos doigts. Et finalement est-ce que on peut se demander qui profite aujourd'hui de cette crise ?

Est-ce que la Russie la Chine ou d'autres puissances peuvent tirer un avantage stratégique peut-être de cet affrontement entre Washington et Teran ? Bah euh les Chinois sont pas croyants mais ils remercieraient Dieu tous les jours de leur voir offert Trump parce que chaque jour qui passe, chaque jour où Trump est plus dysfonctionnel, plus ils apparaissent comme étant sains, serein, fiable, sans poser de problème. J'étais au World Peace Forum de Pékin la semaine dernière.

Les Chinois triomphent modestement mais visiblement disons plus visiblement peut-être que modestement parce qu'en fait tout le discours qu'il mettent c'est que nous on respecte le droit international nous on se lance pas dans des guerres nous on vient pas vous créer des problèmes en bloquant des D3 qui vont augmenter votre facture pétrolière. Donc on est là pour vous rendre service pendant que Trump est en train de vous rendre la vie plus difficile. Et donc on voit bien que il fut il y a il y a une quinzaine d'années, la Chine n'était pas un partenaire fiable.

La Chine était un pays qui était répulsif. On voulait pas trop y aller. Et les États-Unis étaient un partenaire fiable.

Maintenant ils sont en train d'inverser. D'ailleurs, même sur des détails, par exemple, aujourd'hui on l'a vu aussi avec la coupe du monde, il est de plus en plus difficile d'aller aux États-Unis, y compris comme touriste. La Chine a supprimé les visas de tourisme.

Donc, tu peux plus facilement aller faire du tourisme en Chine qu'aux États-Unis. C'est un renversement total. On voit à des petits détails comme celui-ci sur les visas, mais c'est détail qui disent quand même quelque chose.

Et donc, les Chinois se frottent les mains chaque jour se disant quel bonheur d'avoir Trump à la présidence des États-Unis. Trump a finalement lissé l'image de la Chine par contraste avec sa propre image de brutalité, d'imprévisibilité. Quand les Chinois quand ils disent quelque chose, ils ne disent pas l'inverse le lendemain.

Donc on sait à peu près où on va avec eux. Il y a des choses qui peuvent ne pas plaire sur leur agressivité commerciale mais ils ne vont pas avoir trois discours en trois jours différents. Alors que Trump, tu es obligé de réviser ta conduite à son égard tous les jours.

Merci Pascal. Tout de suite, on passe à la deuxième partie de notre émission. On vous rappelle que notre émission se nomme Geostratégics parce que c'est un clin d'œil aux bande dessinées de Pascal Bonifas qui sont illustrées par Tommy Dessine.

Vous pouvez retrouver ces bandes dessinées qui s'affichent à l'écran sur tous les points de vente. Les États-Unis ont lancé une offensive diplomatique inédite contre la Cour pénale internationale. Dans une vidéo postée sur le compte X du secrétaire d'État américain Marco Rubio, ce 13 juillet, l'administration Trump appelle désormais les États à quitter la CPI et affirme vouloir la démanteler.

Depuis 250 ans, les Américains se gouvernent eux-mêmes en tant que peuple libre et souverain. Nous choisissons nos propres dirigeants, nous déterminons nos propres lois et lorsque nous sommes accusés d'un crime, nous comparaissons devant un jury composé de nos propres pères. C'est la caractéristique essentielle et indispensable de notre forme de gouvernement.

C'est le fondement de notre mode de vie. commun. Mais aujourd'hui, des personnes puissantes dans des endroits lointains veulent nous retirer cela.

Elles pensent qu'elles devraient contrôler vos lois, votre pays, votre vie et peu importe que vous soyez d'accord ou non. À l'autre bout du monde, existe une institution qui se fait appeler la Cour pénale internationale. Vous en avez peut-être entendu parler ou peut-être pas, mais il est probable que vous ne connaissiez pas les noms de ces juges, de ses procureurs ou de son président et vous n'avez pas à le connaître.

Pourtant, au moment où je vous parle, la Cour pénale internationale et ses alliés mènent une guerre contre notre pays. Pas avec des balles ou des missiles, mais avec des textes de loi, des accords et la force de ce qu'ils appellent le droit international. Lorsque la Cour pénale internationale a été créée il y a 24 ans, on nous a dit qu'elle n'était qu'un filet de sécurité limité, une cour mondiale qui n'interviendrait que pour poursuivre les crimes les plus graves comme le génocide et les crimes de guerre et uniquement lorsqu'un état n'était pas en mesure de les juger lui-même.

Mais la vérité c'est qu'elle était quelque chose de bien plus radical et extrême. C'était un tribunal mondial composé de bureaucrates mondialistes non éluus qui affirment que leur pouvoir est presque illimité. Le danger représenté par cette cour internationale n'a fait que croître.

Aujourd'hui, elle menace chaque aspect de notre système politique et juridique. Alors Pascal, les États-Unis ne sont pourtant pas membres de la Cour pénale internationale. Alors pourquoi consacre-t-il autant d'énergie à combattre une institution dont ils ne reconnaissent pas la compétence ?

Ils étaient à côté et maintenant ils veulent qu'elle n'existe plus. Tu peux avoir un club, tu appartiens pas, ça te plaît pas, tu es pas obligé de le détruire. Donc c'est une graduation dans l'hostilité au droits international.

Marco Rubio le même a dit que ce qu'on appelle le droit international était une arme utilisée contre les États-Unis. Et là, il dit que la Cour pénale internationale n'attaque pas les États-Unis avec des balles et des missiles mais avec du droit. Donc le droit est vu comme une arme offensive, le soi-disant doit international selon Marco Rubio.

Alors dès le départ, il y a une divergence entre européens et américains. Les Européens adhèrent massivement et tous les payements de l'Union sont membres de la Cour pénale internationale dont le traité a été signé en 1998. à l'époque, c'est Bill Clinton qui est président, mais les se tiennent à l'écart s'il y a pas de majorité pour le voter au Sénat et donc il y a une divergence mais les sont comme la Russie, comme la Chine, comme Issël, comme les pays arabes qui ne signent pas ce traité.

Normalement quand même, il y a un bloc occidental contre la Russie et la Chine. Là, on voit qu'il y a déjà une divergence avec les États-Unis et les pays européens. Bon, chacun vit sa vie.

C'est on peut on a quand même plus de mal à parler de valeur commune quand même par rapport à cela. Mais là, c'est une graduation. Il y a déjà eu le coup où ils ont pris des sanctions contre les juges de la Cour Pine internationale parce que ceci avait eu l'audace d'émettre un mandat d'arrêt contre Benjamin Netaniaou et contre Johavf Galan le ministre de la défense.

Donc ils ont pris des sanctions notamment contre le français Nicolas Guillou. C'estd que ils peuvent plus avoir de cartes bancaires, ils peuvent plus faire des réservations d'hôtel, ils ont plus de compte en banque. Leur vie revient avant le numérique parce que tout ce qui est numérique passe par les États-Unis.

C'est une réflexion à faire sur l'indépendance de la France. Donc en fait, ils ont sanctionné les juges qui sont traités bah comme si c'éit des terroristes. Les juges de la Cour pénale sont traités comme des terroristes ou des gros trafiquants des cartels de la drogue contre lequel ce type de sanction est prise d'habitude.

Donc on voit quand même long et il faut reconnaître que les pays européens ne sont pas dit inadmissibles, pas question et cetera. Et maintenant Marco Roubio en fait comme il dit que personne ne réagit va plus loin, il demande aux pays qui sont membres de la CPI de se retirer du traité. Mais là, les pays européens sont quand même mis au pied du mur.

Soit ils acceptent et ils ont perdu à jamais toute crédibilité morale et politique parce que ça veut dire qu'il se couche complètement devant une sorte d'impérium américain. Soit il résistent. Mais là il faut dire pourquoi ?

Il faut dire que ce que font les États-Unis n'est pas dans leur valeur, qu'il y a plus. Pour moi, ça ce que fait Marc Rubbio, c'est le dernier clou dans le cercueil du conseil de monde occidental. Parce que voilà, si tu es contre le droit, si tu es contre la Cour pén internationale que tu veux la détruire parce qu'elle incarne le droit et tu dis pas parce qu'elle juge mal, c'est parce qu'elle incarne le droit et donc il faut que ça disparaisse, bah on ne peut pas nous en tant qu'européen dire on a les mêmes valeurs que les États-Unis.

Donc ça demande une clarification. J'espère qu'on aura le courage. Peut-être que Pedro Sanchez pourra dimanche prochain dire un mot à Trump en marge de la finale de la Coupe du monde.

Mais en tous les cas, ça montre bien qu'on n'est plus dans le même monde. On n plus les mêmes valeurs avec les États-Unis. Donc sortons de ce déni en disant au sommet de l'OTAN, tout le monde s'est dit en brachannon sur la bouche Folville, les États-Unis ont réitéré leur attachement à l'OTAN.

Bah oui, contre la Russie peut-être, mais là on voit bien que c'est tout à fait inadmissible. Et du coup, tu as un bloc de pays qui dénit la courionale où tu as les États-Unis, la Russie et la Chine et d'autres les pays européens et quelques pays du sud global. Et donc là, c'est quand même euh un très très gros caillou dans la chaussure européenne.

Il y va notre crédibité. On ne peut pas passer ça sous silence. Finalement, les États-Unis sont quand même en train de demander aux Européens de choisir entre leur alliance avec les États-Unis et leur attachement au droit international.

Exactement. Exactement. Alors en fait quelque part euh par rapport à Gaza, c'est déjà le cas puisqu'ils disent "Faut rien dire sur Gaza et l'alliance occidentale être plus forte que le respect du droit international et du droit humanitaire euh ce qui bloque l'Allemagne par exemple.

Mais là c'est un pas de plus parce que effectivement et il menace de sanctions les pays qui continueraient à vouloir faire prévaloir le droit sur quoi ? sur la puissance américaine, Marcou dit, on a des soldats qui vont se battre pour le bien d'autrui et on veut les attaquer. Mais s'ils sont jugé devant leur cour internationale, c'est pas qu'ils sont battus pour le bien d'autrui, c'est qu'ils ont commis des crimes de guerre.

Et effectivement, la cour avait ouvert une enquête sur le comportement de l'armée américaine en Afghanistan où il y a eu des possibles crimes de guerre sur laquelle la cour voulait enquêter. Et ça, bien sûr, les États-Unis, il est impossible d'enquêter sur eux. Le droit ne s'applique pas à eux.

Ils doivent, ils demandent l'impunité. y compris par rapport au crime de guerre. Alors officiellement Washington estime que la Cour pénale internationale menace sa souveraineté mais est-ce que c'est réellement la souveraineté américaine qui est qui est en jeu ou bien les mandats d'arrêt comme tu l'as dit émis contre les dirigeants israéliens donc Benjamin Netaneou et l'ancien premier ministre de la défense israélienne Joav Gael c'est-à-dire est-ce que c'est le aussi peut-être vouloir protéger Israël ?

Oui, bien sûr. Et eux-mêmes aussi puisque il y a une enquête sur l'Afghanistan. Mais quand ils disent euh ils veulent empiéter sur notre souveraineté, c'est un peu comme si je disais il y a un code pénal qui empêche de tuer et il empiète sur ma liberté.

Et donc moi ma liberté c'est de tuer. Pourquoi je devrais être empêché par ce code pénal à la con ? Et donc en fait dire que la Cour pénale internationale empiète sur la souveraineté que la souveraineté des États-Unis va jusqu'à leur donner un droit de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

Ce n'est pas la souveraineté ça, c'est l'absence totale de droit parce que selon la logique de Trump et de Marco Rubio, rien n'est au-dessus des États-Unis à part Dieu. Et donc ils peuvent faire ce qu'ils veulent et il n'y a aucune règle de droit qui puisse les empêcher ou limiter leur comportement. Et tu disais, il y a une volonté aussi plus large de remettre en cause à travers cette volonté de de enfin de démanteler la la Cour pénale internationale, de remettre en cause l'ordre international né après 1945.

Oui, c'est c'est Marco Rot, c'est que l'ordre international né après 45 est une arme n'est pas seulement obsolète mais c'est une arme qui est utilisée contre nous. Voilà. Et donc effectivement c'est pas de droit.

La loi du plus fort c'est celui qui est c'est la puissance par rapport au droit. Le droit est une contrainte inacceptable qui vient justement limiter notre souveraineté mais c'est la la règle de droit justement de limiter la liber la totale impunité et donc pour eux comme ils sont puissants, ils n'ont pas besoin de droit pour être protégés. Est-ce que cette campagne américaine a des chances d'aboutir et quelles en seraient les conséquences ?

Alors, il y a certainement il on peut avoir des pays qui vont se retirer parce qu'ils se disent dans une relation militare avec les États-Unis, je ne peux pas, on va voir quels seront les pays qui vont se retirer mais l'Europe ne pas le faire sauf à se faire Harakiri. C'est-à-dire que si elle se retire de la cag intériale, qu'elle est se cacher au fond de je sais pas trop quoi parce qu'elle ne pourra plus s'afficher sur le plan moral et même sur le plan de la crédit de la souveraineté. Parce que si elle accepte cela, ça veut dire qu'elle n'a plus de souveraineté.

Ça veut dire que dès que les États-Unis tous ils sont enrumés et que il faut tout de suite obéir aux États-Unis, donc c'est la souveraineté européenne qui est en jeu. Si on cède à ça, ça veut dire qu'on n'est pas souverain. On est des vassaux des États-Unis.

On est comme la Tchécoslovaquie par rapport à l'URS en 1968. Merci Pascal. On passe tout de suite à la dernière partie de notre émission.

Rana est un élu démocrate américain qui affirme avoir été retenu pendant 1 heure et dem par des colons israélien armé en 6 Jordanie ce samedi 11 juillet et il accuse même l'armée israélienne d'avoir pris leur parti. Pour reprendre les termes de Rana, les colons israéliens ont pointé des armes livrées par les Américains sur des Américains. Alors Pascal, est-ce que le fait qu'un membre du Congrès américain vive directement une situation que subissent régulièrement les Palestiniens peut changer le regard d'une partie des des responsables politiques américains sur c'est une pierre de plus dans le jardin des relations entre les États-Unis et Israël.

On l'a déjà parlé, ces relations deviennent de plus en plus tendues ou de moins en moins proches en réalité. Alors, les parlementaires français qui vont dans les territoires occupés subissent régulièrement, ils sont humilisés à la frontière et bon là, comme c'est un démocrate, je pense que Trump va pas venir le défendre par rapport à l'administration israélienne, mais ça va quand même ternir l'image des Israël parce que comme l'a dit ce parlementaire démocrate, ce que j'ai subi n'est rien par rapport à ce que subissent tous les jours les Israéliens. Et donc, on voit que de plus en plus, il y a de la distance.

On a déjà parlé ici des propos très durs de Donald Trump sur Netaniaou en lisant euh des insultes que sans lui il serait en prison. On sait que JD V ça a dit attention, il faut faire attention à ce que vous faites parce que c'est de plus en plus difficile. Ram Emmanuel qui est un l'ancien maire de Chicago, un démocrate qui va concourir pour les primaires pour être les présidentiels 2028 qui était considéré comme le pilier du lobby proisraélien en aux États-Unis et venu faire un discours à Tel aviv en disant si vous continuez comme ça, ça sera impossible de continuer à vous défendre.

Et donc on voit bien que chez démocrates, c'est de plus en plus mal vu de soutenir inconditionnellement Israël. C'est c'est que il y a bien sûr un soutien à l'existence de l'État d'Israël. Contrairement à ce que nous fait la propagande Israël en France.

La critique d'Israël c'est pas demander la destruction de l'État d'Israël. Arrêter la fin du géocide Gaza ce n'est pas demander qu'Israël soit détruit sauf à dire qu'Israël ne vit que pour faire un géocide. Ce qui est pas le cas.

Il y a des gens qui sont contre le génocide aussi en Israël. Donc il y a de plus en plus de gens qui se disent "Moi, je veux pas être associé à ça" et qui refusent d'être financé par laican Israel Political Action Committee pour dire "Non, non, moi je auparavant lutter contre l'IPAC c'était on était sûr d'être battu aux élections. Maintenant, on veut pas être mêlé à ça et on se dit si on a l'image de quelqu'un qui défend l'IPAC, on aura pas la jeunesse avec nous.

On n'ura pas les moins de 30 ans, on aura pas toute cette jeunesse qui se mobilise. Les candidats de Mandani, on a parlé il y a peu de temps, étaient élus à Brooklyn, le quartier le plus juif. Donc chez les démocrates, il y a vraiment un doute parce que les la gauche démocrate est beaucoup plus mobilisée sur Gaza que l'ensemble de la gauche française.

Et chez les Républicains à droite, ben en fait, ils se disent finalement on suit Israël, mais pourquoi ? Et là où le démocrate a joué se dire en fait nous on paye des armes, on paye des armes, elles s retourné contre nous. Non mais voilà, ça va pas la tête quoi.

Donc en fait ils se disent est-ce qu'on a vraiment besoin vu les besoins en infrastructure pour les écoles, les hôpitaux, le système de santé, le train, les aéroports, les ponts aux États-Unis, est-ce que c'est vraiment indispensable d'envoyer 3,8 milliards de dollars par an comme aide à Israël qui n'est pas un pays sous-développé ? pas on on a supprimé USID qui arrête de lutter contre Ébola, qui arrête de lutter contre le sida dans l'épée africain et tout d'un coup on continue et on continue cette aide massive à Israël et puis il y a ce doute en disant en fait Israël nous emmène quelque part où on veut pas aller parce qu'en fait des Taniaou défend son international mais des fois il joue contre le nôtre et il y a même eu des enquêtes sur des ingérences israéliennes dans la vie politique américaine. Donc voilà, la l'alliance reste entre Israël et États-Unis, mais de plus en plus, il y a des doutes.

Et ce qui est important, c'est qu'auparavant, on disait qu'il y avait un soutien bipartisan massif des États-Unis envers l'Israël. Parce que démocrates et républicain étaient unis sur le fait qu'il fallait soutenir quoi qu'il en coûte et quoi qu'il fasse Israël. Aujourd'hui, c'est l'inverse.

Il y a toujours un consensus bibartisan mais pour mettre en cause le lien avec Israël sur d'autres bases, sur des bases différentes. Sur la base de l'intérêt national côté républicain, sur les bases de la crédibilité morale côté démocrate. Alors côté israélien maintenant Rokana a dit que l'armée israélienne avait pris le parti des colons justement donc n'a pas défendu le démocrate.

Est-ce que les colons sont devenues une force politique capable d'imposer leur agenda au gouvernement israélien ? clairement et depuis longtemps ils sont 500000 comme tu l'as dit plus de 100000 à juris ça vont 700000 personnes ça fait bon tous ne sont pas électeurs mais c'est une force et surtout c'est une force sur la sur laquelle s'appuie les deux alliés extrémistes de Netaniaahou qui t'acconsciè que Netou n'est pas extrémiste lui-même Smotrich et Gbenvir donc effectivement ils sont une force électorale dont on tient compte et on voit bien que l'armée alors il y a des militaires qui sont en plus idéologiquement d'accord avec les colons parce que il y a une propriétation de l'extrême droite, y compris aussi dans l'armée, il y a ils sont unis par le racisme anti-palestinien. Ils considèrent que les palestiniens ne sont pas des gens avec qui on traite sur un pied d'égalité.

On déshumanise les Palestiniens. Donc en fait, il y a une sorte de fusion idéologique et psychologique entre l'armée et les colons. Et à chaque fois que l'armée tue ou que les colons tuent un Palestinien, il y a jamais d'enquête.

Quand c'est trop visible, il sera dit "On va faire une enquête dont on ne connaît jamais les résultats parce que c'est voilà, on oublie dès que c'est là." Et là, ils sont tombés sur un os parce que peut-être qu'il pensaiit que alors ils avaient vu les bandau presse mais ils se foutent des gens, c'est peut-être qu'ils n'ont pas compris qu'il y avait un parlementaire américain, ce qui est un peu plus un gros morceau qu'une ONG et que autre chose. Mais dès que c'est des occidentaux, on fait un peu plus attention.

Mais comme l'a dit Rokana, effectivement les patients subissent 100 fois 1000 fois pire que lui parce que lui il a été un peu bousculé, il n'est pas mort. Mais ce que ce qu'on ce que ça a été mis en avant, c'est effectivement la complicité active entre Colon et l'armée qui ne fait pas respecter la loi et l'ordre qui fait respecter l'intérêt des colons. Et Rokana explique que s'il était candidat pardon à la présidentielle de 2028, les droits des Palestiniens seraient une priorité de sa politique étrangère.

Alors, est-ce que la question palestinienne peut devenir un enjeu enfin un des enjeux électoraux majeurs de des présidentielles 2028 ? Ça sera déjà pour les bitter terme parce que il y a des candidats qui vont faire activement campagne en faveur de stop le génocide, en faveur de faites respecter les droits palestiniens et bah disons pour de nombreux courants aux États-Unis sensibles à la question des droits de l'homme pour eux c'est visible. Israël n'est plus un petit pays menacé de d'être détruit par une masse arabe hostile.

Donc cet argument moral, il est tombé depuis longtemps et donc je ne sais pas ce qu'il en sera pour les présidentiels 2028 mais l'agenda de la question est aujourd'hui pour trois ou quatre juifs américains sur 10 Israël commet un génocide. Donc ils n'ont pas peur d'employer le terme de génocide et ça les répulse donc ils sont contre cela. On voit qu'il y a aussi une divergence entre Israël et les États-Unis, aussi une divergence entre les juifs français et les juifs américains qui n'ont pas la même perception et le même ressenti sur le conflit.

Donc effectivement la question euh bah disons du sort des Palestiniens et parce que ce que disent beaucoup d'Américains sans notre appui, c'est ce que dit J Viens, sans notre appui, vous ne pourrez rien faire. H et donc le fait que oui, il y a d'autres situations dramatiques dans le monde, mais cette fois-ci ce que fait Israël, Israël ne pourrait pas le faire sans l'aide inconditionnelle des États-Unis. C'est pour ceci que cette aide inconditionnelle est fortement remise en cause par une grande partie de l'opinion américaine.

Merci Pascal et merci à vous d'avoir suivi cette émission avec nous sur le plateau du média. C'était Géostratégics avec Pascal Boniface. Si vous avez apprécié notre émission, n'hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube et nos réseaux sociaux.

Et quant à nous, on se retrouve très vite pour une nouvelle analyse de l'actualité internationale. À bientôt.

LE PLAN DE TRUMP QUI MENACE L'ORDRE MONDIAL — Gérard Israel · Pourquijevote