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interviewfranceinfo· 3 décembre 2025 25 min

Budget : "Renoncer au 49.3 était une erreur", estime Xavier Bertrand

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Xavier Bertrand, merci d'être avec nous sur France info. Bonjour Paul. Bonjour Agotath.

Xavier Bertrand, vous êtes l'homme qui mettait souvent les pieds dans le plat à droite. Vous ne suivez pas toujours les positions de votre parti. Vous allez nous dire dans un instant si vous partagez la ligne dure de LR sur le budget.

Si comme LR vous jugez que le président menace la liberté d'informer. Mais d'abord Vladimir Poutine menace une nouvelle fois les Européens. Si l'Europe décide soudainement de nous faire la guerre et la commence, nous sommes prêts dès maintenant.

Si l'Europe choisit de déclencher une guerre, la situation peut très vite arriver à un point où il ne restera plus personne avec qui négocier. Faut-il prendre Vladimir Poutine au sérieux ? Xavier Bertrand, nous sommes habitués à ces menaces.

Pourquoi il le fait hier ? Parce qu'il se sent en position de force. Il y a au moment où l'on parle des discussions qui pour moi ont un caractère insensé avec l'émissaire de monsieur Trump, le gendre de monsieur Trump et monsieur Poutine.

Où sont les Européens ? Et donc très clairement en ce moment ce qui se discute, ce qui se négocie c'est au final une victoire des Russes à la table des négociations alors qu'ils n'ont pas emporté de victoire sur le champ de bataille. Les deux, les Américains et les Russes aujourd'hui veulent l'affaiblissement de l'Europe.

C'est une affaire qui concerne les Européens en premier et il n'est pas question d'accepter un plan entre guillemets un plan qui oublierait les Européens. C'est comme si vous aviez Yalta sans même les Anglais et sans les Européens. C'est l'affaire des Européens ce qui se passe en Ukraine en premier.

Justement aujourd'hui, la Commission européenne doit présenter le plan qui vise à surmonter l'opposition de la Belgique et offrir un prêt de 140 milliards d'euros à Kiv. Si vous étiez président de la République, que feriez-vous différemment du président Macron ? Et ben déjà, ne pas accepter ce qui se passe parce que on va jouer carte sur table, on va dire la vérité.

Ce qui est en train de se passer, c'est un accord dont je suis sûr qu'à son terme, il dira clairement les Européens, vous rendez les avoir russes qui ont été gelés. Vous financez la reconstruction de l'Ukraine et ce sont les entreprises américaines qui vont rafler les contrats. Voilà ce qui se passe.

Et donc, il n'est pas question d'avalyer ça parce qu'encore une fois, c'est aux Européens, c'est à la coalition des volontaires de s'imposer. Nous sommes à un moment où il faut bien le comprendre. Les Américains sont sont certes nos alliés, mais aujourd'hui on ne peut plus compter sur eux comme par le passé.

Et nous savons que la menace russe, elle est là vis-à-vis de l'Ukraine et vis-à-vis de l'Europe. Donc encore une fois, si nous ne comprenons pas au niveau européen qu'il s'agit de notre sécurité et qu'il s'agit pour nous de nous imposer, pardonnez-moi, mais c'est la force, c'est la force d'une coalition, c'est la force des volontés qui permet tout simplement de leur dire "Nous sommes là et la sécurité de l'Europe, c'est l'affaire des Européens en premier." Xavier Bertrand, le budget de la sécurité sociale a fait son retour à l'Assemblée hier.

Matignon veut toujours croire qu'un compromis est possible. Sébastien Lecornu appelle les parlementaires à faire leur travail. Écoutez, personne ne pourrait comprendre une surpolitisation de la question de la sécurité sociale.

Les parlementaires, ils sont là évidemment aussi pour débattre, pour amender. Ils ont le droit aussi de se parler entre eux et qui n'hésitent pas aussi à faire leur travail de parlementaire. Au moment où la droite au Sénat a détricoté le travail de l'Assemblée, est-ce que vous aussi vous parlez, vous appelez les parlementaires à tout faire pour trouver un compromis sur ce budget ?

Oui, je le souhaite, je le souhaite. Je je mesure alors là l'exaspération, l'écœurement de nos concitoyens quand on parle budget, quand on parle de de politique ou quand les politiques s'expriment, je le sais. Mais qu'est-ce qu'ils veulent ?

Ils veulent que notre pays tourne. Ils en ont marre d'entendre des discours catastrophiques, que ça va être la fin du monde, que les médicaments vont plus être remboursés, tout ça. Non, la vérité c'est que nous avons des institutions qui sont solides, mais on a besoin d'esprit de responsabilité de nombre de parlementaires.

Donc, vous lancez un appel à la responsabilité. N'attendons aucune responsabilité de la part des deux extrêmes, les dirigeants de Lfi, les dirigeants du Rennes. Vous ne pouvez pas leur faire confiance.

Une seconde. Eux ce qu'il recherchent, c'est la crise politique et la crise de régime. Mais les autres parlementaires doivent trouver clairement un compromis.

Un bon budget, c'est mieux que ce qui nous est présenté. Mais ce qui nous est présenté, c'est mieux clairement que nous retrouver dans une impasse parce que vous savez pour le projet de loi de finance, le budget, la constitution voulu par le général de Gaulle nous permet d'avoir soit des ordonnances soit une loi spéciale. Ça n'est pas le cas pour le budget de la sécurité sociale.

Et quand j'entends certains dire aujourd'hui on va peut-être pas le voter qu'il fasse par exemple le président du parti Horizon a dit que en l'état ces troupes ne voteraient pas ce budget. Qu'est-ce que vous pensez de cette attitude d'Edouard Philippe qui est censé qui a été premier ministre d'Emmanuel Macron ? Mais qu'il arrête de régler ses comptes avec Emmanuel Macron parce que c'est ça qui est en train de se passer bien sûr et dans une sorte de de vengeance personnelle qui n'a pas sa place au moment où notre pays est dans des vraies difficultés qui sont liées bien évidemment aux suites de la dissolution.

C'est le même Édouard Philippe qui nous disait voilà quelques temps, quoi qu'il arrive, il faut un budget. Il y a la possibilité d'avoir un budget et lui s'y opposerait et ferait tout chuter. Vous savez là encore une fois, je sais que beaucoup de politiques se réfugient derrière les périphrages, mettons les choses sur la table.

Il a demandé le départ anticipé du président de la République et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça a été très très mal reçu par les Français. Alors, il essaie à nouveau d'accélérer le calendrier, de provoquer une crise. Il est fébrile parce qu'il vis 2027 et qu'il voit que ça se passe pas. comme prévu.

Il a oublié que dans des moments difficiles, les Français regardent la solidité de ceux qui exercent des responsabilités politiques ou qui veulent en exercer des plus importantes encore. On est à un moment où il faut du sang froid, où il faut aussi raison gardée, faire preuve de cohérence. Vous ne pouvez pas comme lui hier dire il faut un budget et dire aujourd'hui on va refuser de voter ce budget.

Encore une fois, ce budget mais alors il est loin d'être parfait et encore quand je dis ça, je suis assez loin de la vérité mais nous ne pouvons pas nous retrouver dans une situation où nous n'avons pas de budget. Il veut la réduction des déficits. Ce budget de la sécurité sociale amène à une réduction du déficit de la sécurité sociale pour qu'on garde notre sécurité sociale.

C'est ça dont il s Donc vous appelez les députés horizon et de l'ancien bloc commun, même si je pense qu'on peut plus trop les appeler comme ça à voter ce budget. Et si je vous comprends bien entre les lignes, vous dites queor Philippe est un traître ce matin. Attendez votre expression, qu'est-ce que je vais rentrer moi ?

Vous savez, j'ai pour habitude de dire ce que je pense. Je pas rentrer dans un concours de superlatif qu'il arrête de régler ses comptes avec Emmanuel Macron en pensant que l'intérêt du pays c'est d'avoir un budget et que l'intérêt national, l'intérêt général, le bien commun, c'est plus important que son intérêt personnel. Mais à quel prix vous voulez ce compromis Xavier Bertrand parce que les socialistes veulent réintégrer la suspension de la réforme des retraites par exemple dans ce budget de la SQ, suspension qui avait été supprimée par le Sénat.

Écoutez ce qu'en pense Bruno Rotaillot, le patron de votre parti. Il était à votre place la semaine dernière sur France Info. Le Premier ministre parle de compromis.

Moi, je parle de tambouille parce que la suspension par exemple de la réforme des retraites, c'est pas un compromis. C'est simplement le tribut payé par le gouvernement au Parti socialiste pour que le gouvernement dure quelques semaines ou quelques mois de plus. Vous appeliez à la responsabilité, il fait partie des irresponsables Bruno Rotaillot comme Si Bruno Retaillot était resté au gouvernement, il aurait plus de force aujourd'hui pour obtenir le maintien de la réforme des retraites.

Il a fait une erreur bien évidemment. Évidemment, mais je vais aller plus loin. Moi, je ne suis pas sur cette ligne parce que je suis pour que l'on remette à plat la réforme des retraites.

Et je le dis pas depuis aujourd'hui, je le dis depuis le vote de la réforme qui avait été présentée par Ellisabeth Born. Ellisabeth Borne elle-même qui a reconnu qu'il fallait aujourd'hui une autre réforme. D'ailleurs, vousz pas soutenu cette réforme à l'époque.

Non, tout à fait. Et j'avais indiqué que si j'avais été parlementaire, j'aurais voté contre. Pourquoi ?

Parce que dans cette nouvelle étape de la réforme des retraites, il nous faut plus de justice. Et la justice aujourd'hui, c'est de prendre en compte avant tout la durée de cotisation et pas l'âge. Je m'explique, il faut plus d'âge légal, plus de référence à la vous vous devez augmenter la durée de cotisation parce que il faut travailler plus longtemps, on le sait bien, mais pour ceux qui sont en forme, qui ne sont pas usés par le travail, vous prenez notamment si vous prenez la durée de cotisation, celui qui a commencé à travailler très jeune, qui n'a pas fait beaucoup d'études, employé ouvrier, il est pas normal qu'il soit obligé d'attendre 64 ans pour partir à la retraite.

Donc, il nous faut déjà la durée de cotisation avant tout. La deuxième chose, il faut une nouvelle architecture de la réforme des retraites. La répartition en premier comme pilier le plus fort.

Les actifs d'aujourd'hui côtise pour les retraités d'aujourd'hui. C'est ce qui tient aussi la société française. Et d'y ajouter un étage de capitalisation, d'épargne, retraite comme ça existe aujourd'hui pour des millions de français, notamment certains indépendants, notamment certains fonctionnaires que souhaite Gabriel Atal rajouté de la question.

C'est ce que je dis depuis maintenant des années des années. J'avais été voilà bien longtemps fait appel à ma mémoire en 2003 l'un des promoteurs de ce qu'on appelait l'épargne retraite quand j'étais rapporteur du texte sur les retraites en 2003. Et le dernier point, il faut une nouvelle architecture.

Il faut faire confiance aux partenaires sociaux pour gérer les retraites de base et pas seulement les retraite complémentaires. Ils feront mieux que l'État surtout quand on voit qu'on est obligé d'y revenir année après année. Et le dernier point sur la justice, vous ne pouvez pas laisser autant de femmes dans notre pays connaître un âge de départ à 67 ans parce qu'elles n'ont pas leur trimestre.

Vous devez clairement leur permettre de partir plus tôt. Je vous repose une 2è question chez Bruno Rotaille parce qu'il annonce ce matin qu'il appelle Sébastien Lecnu à assumer le fameux article 49-3 grand débat. Le premier ministre il a renoncé.

On sent une petite musique à gauche comme à droite. Est-ce que vous pensez que Sébastien Lecnu doit avoir recours au 493 pour faire adopter un budget pour la nation ? J'ai pensé que renoncer au 493 qui est dans nos institutions était une erreur point de vue.

Mais là aujourd'hui pas chercher le 493 comme une façon de se dédouiner. Est-ce qu'on est capable d'aller vers un compromis ? Oui ou non ?

Et s'il n'y a pas le compromis, ça veut dire est-ce que les uns les autres, ceux qui veulent voter contre ce budget sont prêts assumer le fait qu'il n'y aura pas de budget de la situation justement. Vous n'z pas compromis, il y a pas de compromis là possible. On voit encore en parler.

Non mais attendez, vous me demandez, je vous donne mon avis qu'il soit aussi face aux Français et à leur responsabilité les uns les autres. C'est facile de faire une émission en disant tel ou tel point ça ne me va pas, je ne voterai pas. Il y a un principe de réalité.

La situation aujourd'hui elle est très compliquée et ça sera le cas jusqu'en 2027. Et c'est aussi un moment donné où on va voir clairement qui dans les mois qui viennent fait preuve de solidité sans froid et avoir l'intérêt général à l'esprit. On va voir la différence.

Vous avez Bertrand rapidement il y a une piste pour faire des économies c'est raboter la l'avantage fiscal sur l'emploi à domicile. Mais sur ce sujet on sent que voilà certains parlementaires ont la main qui tremble. Est-ce que vous êtes pour ?

Mais c'est n'importe quoi. Pourquoi c'est n'importe quoi C'est n'importe quoi l'emploi à domicile quand ça avait été mis en place à l'époque je crois que c'est Dominique Schroscan qui est qui qui l'avait mis en place ça a permis de faire disparaître quoi le travail au black travail au noir vous décidez de revenir sur cet avantage. C'est pas les plus favorisés que vous allez pénaliser.

C'est les plus fragiles. Ceux qui occupent tous ces emplois parce que du coup du jour au lendemain c'est à peu près sûr vous allez avoir leur contrat qui va passer à mi-temps à tiers-temps ou à quartemp au black. C'est-à-dire que l'État va se retrouver avec moins de cotisation et vous allez avoir des millions de salariés qui vont être dans la précarité.

Ils auront pas les mêmes droit au retraite. Ils auront pas le même droit à la sécurité sociale et ils auront encore une fois que la précarité et l'absence de sécurité pour eux. C'est ça qu'on veut.

Non, je dis pas mais ce sont les plus aisés qui bénéficient de de ces avantages qui sont parce que ce sont eux qui ont les moyens d'avoir une femme de ménage. Un jardinier, c'est pas parce qu'ils vont payer quelques centaines d'euros en plus parce qu'ils auront moins d'impôts qui va changer leur vie. Par contre, pour ceux qui travaillent pour eux qui eux ont des tout petits salaires, ils vont se retrouver avec des salaires de quoi ? 200 300 400 € par mois.

C'est ça la réalité. et tout le reste va être au blague. Non, au bout d'un moment, cette mesure avait été faite pour apporter de la sécurité au plus fragiles.

Si on pensait clairement au plus fragile dans notre pays, vous savez, c'est pas une option. C'est comme ça que tient notre contrat social et justement notre système français. Et ça ressemble à un programme.

Xavier Bertrand, dans un instant, vous allez nous dire si vous partagez la ligne de votre parti qui estime que Emmanuel Macron menace la liberté d'expression. Mais tout de suite, il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Maurine Sunard. Le gaz russe totalement interdit à l'automne 2027.

Le Parlement européen et les Étatsmembres de l'Union viennent de trouver un accord, une mesure pour sanctionner Moscou qui poursuit sa guare en Ukraine et aucun compromis n'a [musique] été trouvé la nuit dernière. L'émissaire du président américain a pourtant échangé pendant 5h avec Vladimir Poutine [musique] pour mettre sur pied un plan de paix. Le point le plus sensible est celui des territoires ukrainiens envahis par la Russie.

Moscou ne veut pas quitter [musique] ses territoires. Emmanuel Macron est chez lui et chez un allié de la Russie ce matin. Visite d'État en Chine pour le président français.

Il sera avec une quarantaine de grands patrons qui espèrent [musique] exporter davantage dans le pays. Un 4e cas de grip avière signalé en côte d'Or dans un élevage de canard à Montmin près de B. Les milliers de bêtes de l'élevage vont devoir être abatttu et [musique] puis la facture va encore s'alourdir pour les usagers des autoroutes.

Les tarifs vont augmenter de 0,86 % en moyenne l'année prochaine. Cette augmentation peut varier un peu en fonction des régions. France info, le 830 France info.

Agath Landret Paul Larouturou avec Xavier Bertrand président LR de la région des Haut de France. Tout à l'heure, on va parler un petit peu de votre livre Rien n'est jamais écrit il n'est jamais écrit chez Robert Lafond. Mais pour l'instant euh on parle Paul d'Emmanuel Macron qui s'est attiré les foudres de la droite et de l'extrême et de l'extrême droite en proposant que des professionnels puissent labelliser les médias pour lutter contre la désinformation pensant éteindre la polémique l'Élysée a publié sur ses réseaux sociaux une vidéo pour se justifier ce qui au contraire a jeté encore plus d'huile sur le feu et conduit la ministre de la culture Rachida Dati à monter au front à l'Assemblée nationale.

C'est vous qui insultez la démocratie [applaudissements] et qu'insultez les institutions. Vous parlez de dictature, d'autoritarisme, ne prenez pas vos rêves pour une réalité. Jamais le président de la République ou le gouvernement n'ont eu comme projet ou l'idée de labelliser un média.

Ça n'a jamais été notre projet. Mais alors, depuis, il y a deux pétitions, une d'Éric Chotti, une de LR qui je cite dénonce la dérive scandaleuse d'un Emmanuel Macron senseur en chef. Est-ce que Xavier Bertrand, vous comprenez cette polémique ?

Je ne signerai pas cette pétition. Pourquoi ? parce qu'il n'a jamais été question de ça.

Alors, je parle, vous le savez, je suis pas un soutien d'Emmanuel Macron, je suis un opposant depuis 8 ans et demi. Je suis un opposant. Mais il a jamais été question de ça.

Voulez dire proposion, il a jamais été question de remettre en cause la loi sur la liberté de la presse de 1880. Il a jamais été question de mettre en place un ministère de la propagande, un ministère de l'information. Mais jamais.

Je suis allé à regarder justement les les propos qui a tenu le président de la République. Il il a juste il a juste rappelé ce qui existe. Il y a une initiative internationale euh qui est GTI.

C'est bien ça. Une initiative qui existe dans plus de 120 pays. Il y a plus de 2000 médias qui ont fait la demande en France si je me trompe pas vous.

Radio France TF1 LAFP qui certifie juste en quelque sorte un processus pour donner des informations. Ça n'a rien d'obligatoire. C'est totalement volontaire et ça permet tout simplement de savoir comment est produite l'information.

Pourquoi la droite droite pourquoi la droite parle de censure et d'antidémocra ? Parce que les mot les mots ont un sens quand même. Est-ce que c'est grave Est-ce que c'est grave de reprocher au président une dérive presque autoritaire finalement ?

Mais vous savez où est la dérive ? C'est que l'institution présidentielle n'est plus respectée au-delà de la personne d'Emmanuel Macron. Et encore une fois, je ne suis pas son soutien, je suis certainement pas son avocat, mais ce que je trouve quand même singulier, c'est que ce soit la ministre de la culture qui est dans sa fonction qui le défende.

Ils sont où les autres ministres ? Ils sont où ses soutiens ? Ils sont où ce partiu Macron ?

Bah, je trouve quand même normal que ce soit lui qui soit obligé de faire cette vidéo et encore une fois, on n'est pas obligé de rentrer dans toutes les polémiques. En revanche, non seulement je signerai pas cette pétition des Républicains parce qu'il n'y a pas lieu, il y a jamais eu la moindre remise en cause, jamais la moindre labellisation. dans le pays des libertés personne ne s'est un matin en disant pourquoi il fait ça Bruno Ro parce que tout à l'heure vous tacard avant de parler de Bruno Retaillot ou des autres on va regarder l'essentiel en revanche moi j'ai envie de voir reculer et disparaître les fake news moi je n'ai pas envie qu'on ait des algorithmes des plateformes qui prennent aujourd'hui le contrôle du champ démocratique.

Il y a une très bonne tribune qui était la politologue C Lé Morin ce weekend dans le Parisien qui disait que 2027 est-ce que ce sera encore un espace démocratique ou est-ce que ce sera piloté par les algorithmes ? Je demande si l'algorithme va pas voter la va voler la présidentielle. C'est ce qu'elle écrit.

Écoutez euh vous êtes amateur de chocolat. J'adore. OK.

Bon vous avez le label commerce équitable. Bon qui vous explique comment il est produit. Vous dit pas si le chocolat est excellent ou pas comment il est produit.

Vous êtes libre d'acheter ce chocolat ou pas. Pourquoi ça poserait un problème quand il s'agit des médias ? C'est pas le gouvernement qui l'organise, c'est pas l'État qui l'organise, c'est une initiative qui existe.

Ce que je vois surtout, c'est que c'est encore une fois une façon de piétiner les institutions, d'attaquer la présidence de la République et tout ça est malsin. Nous avons 15 mois qui nous séparent de l'élection présidentielle. Je dis à toutes celles et ceux qui qui ont envie d'être candidat de préparer leurs arguments, d'écouter les Français mais de ne pas en fourcher la première polémique qui passe.

Notre démocratie n'a pas besoin de cela au contraire. Message envoyé à Bruno Retaillot notamment Xavier Bertrand, le bureau politique des républicains a mis en place un groupe de travail pour plancher sur la question de l'organisation d'une primaire à droite en vue de la présidentielle. avant nous dire si vous serez candidat, est-ce qu'il faut une grande primaire de la droite et du centre avec des personnalités comme Édouard Philippe, Gabriel Atal, vous-même, Bruno Retaillot ?

Ah mais moi je comprends rien à leur histoire. Bon, c'est vrai que moi je suis pas très pas intelligent. J'ai pas fait Lena, j'ai pas fait tout ça, mais je comprends rien à leur truc.

Et pourquoi ? Parce que il y aurait donc une primaire LR qui permettrait d'envoyer quelqu'un dans une primaire plus large. Elle irait d'Edouard Philippe d'après certains à Sarah Knafoie.

Non, attendez, ils veulent parler de ça, ils veulent consacrer leur énergie à ça, qu'il le fasse. Moi, je je m'occupe très clairement de me préparer à cette élection présidentielle d'écouter les Français, de leur proposer le moment venu un vrai projet de rassemblement et de transformation de notre pay. La dernière fois, vous aviez dit que vous participeriez pas à la primaire de votre parti et finalement vous avez quand même participé.

Ça peut-être une étape incontournable. On n'est pas obligé de commettre deux fois les mêmes erreurs. On apprend ces erreurs.

Ce que j'explique d'ailleurs dans ce livre et rien n'est jamais écrit. Il est surtout pas écrit de recommencer les mêmes erreurs. Mais je vous dis qu'il s'en occupe, qu'ils en parlent, qu'il consacrent leur énergie.

Moi, je consacre mon énergie à aller à la rencontre des Français et à faire des propositions fortes parce que il y a aussi un autre point qui est important. Je vous le disais tout à l'heure, faire preuve de sang frroid, de solidité, de cohérence. Ça c'est pas des options.

Mais il y a aussi autre chose, c'est éviter dans les 15 mois qui viennent l'immobilis. Nous sommes quelques-uns à porter des projets de transformation du pays avant même 2027. Jean-Louis Borlot fait partie de cela de façon à ce qu'on décoince notre pays, à ce qu'on déparisanise notre pays.

Et ça, on n pas besoin d'attendre la présidentielle. Comme tous les hommes politiques, vous ne croyez pas dans les sondages quand ils sont mauvais. Mais là, il y en a un qui est très bon pour vous à un an et demi de l'élection présidentielle.

La 3e vague du baromètre IfOP pour le Figaro, Bruno Retaillot, demeure le mieux placé avec 25 % de souhaits, j'ai bien dit souhait de candidature. Ce ne sont pas encore des intentions de vote, sauf qu'il perd 10 points. Bruno Rotaillot et vous, vous augmentez et vous êtes désormais à 23 % de souhait.

Laurent Voquier est à 17. Est-ce que vous serez oui ou non candidat ? Je viens de vous dire que le moment n'est pas venu aujourd'hui d'officialiser une candidature, mais de vous dire mais de façon totalement transparente, oui, je m'y prépare différemment de la fois dernière mais vous savez sur tous les sondages tous les sondages qui nous annoncent aujourd'hui parce que il faut bien savoir que ça ambiance la classe politique et le monde journalistique, le Front National va l'emporter et on aura un duel Mélenchon Bardella au 2e tour de l'élection.

Ça se passera pas comme ça. En 2015, aux élections régionales, madame Le Pen était à 42 % au premier tour et je l'ai emporté avec le soutien de l'ensemble des forces républicaine. L'ensemble rien n'est jamais écrit, pas seulement comme titre de mon livre, mais c'est ça la vie politique.

Mais la seule différence que vous avez, c'est qu'il y a encore des responsables politiques qui ont envie de se battre pour les gens et pour le pays. Et il y en a d'autres qui sont fatigués, qui qui ne se défendent plus, qui ne défendent plus leur qui se battent plus. Moi, je fais partie de ceux qui se battent.

On va en reparler dans un instant. Mais le procès de l'homme qui a écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella a été renvoyé au 9 janvier. Vous avez fait de la lutte contre le RN, votre ADN politique.

Cependant, est-ce que vous condamnez l'agression dont Jordan Bardella a été l'objet ? Évidemment, j'ai une aversion pour la violence en politique, que ce soit sur les personnes, que ce soit sur sur les biens, que ce soit sur les permanences des uns et des autres parce que c'est une entrave, c'est une attaque contre la démocratie. Je je combat les idées des dirigeants du Rassemblement national, mais je condamne également l'attaque dont a été victime Jordan Bardella.

Évidemment, évidemment, mais il faut aussi faire très attention parce que on en parlait tout à l'heure. Vous ne pouvez pas avoir un débat politique d'une violence absolument terrible. Vous ne pouvez pas avoir la recherche de bouqumissaire et de penser que sur certains esprits ça n'aura pas d'impact.

Il est temps de se ressaisir. Il est temps de retrouver son calme et de la force pour éviter qu'un jour nous soyons face à un drame plus important encore comme ça a pu arriver notamment aux États-Unis, comme ça a pu arriver en Angleterre. Il est temps aujourd'hui de réagir.

Mais ça encore une fois aussi responsables politiqu ça n'est pas ce que l'oxyor cela doit aller ensemble. Vous qui êtes en promotion pour votre livre, vous m'avez dit que vous alliez faire 50 dates. Vous étiez encore à samedi là euh pardon à Marseille samedi dernier.

Euh est-ce que vous vous dites euh ça peut m'arriver à moi aussi la violence contre la politique est en train de changer de nature ? Ah si vous avez peur vous ne devez pas chercher à exercer de responsabilité politique. Certainement pas.

Certainement pas. Mais une chose est certaine, encore une fois, cela dépend de tous les responsables que de changer l'attitude, que d'enlever la violence des discours politiques et des attitude politique parce que je n'ai pas envie qu'un jour on ait un drame, qu'on ait une marche en solidarité alors qu'il est encore le temps d'éviter cela. Il faut pas oublier une chose hein, c'est que sur tous ces sujets encore une fois faire preuve de cohérence c'est quelque chose d'important.

Xavier Bertrin comme tous les jours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info aujourd'hui la question qui supute. Vous écrivez donc dans votre livre rien n'est jamais écrit que Marine Le Pen n'a pas envie que Jordan Bardella gagne. Elle sait que son poulin ne tiendra pas la route, dites-vous.

Qu'est-ce qui vous permet d'être aussi tranché quand Jordan Bardella caracolle en tête des sondages ? Xavier Bertrand parce que les Le Pen c'est une dynastie. Il y a eu le père, il y a eu la fille Marine Le Pen et on le voit bien à son attitude.

Regardez d'ailleurs ces dernières émissions. Elle a pas envie de se faire remplacer par Jordan Bardella parce qu'elle le connaît très bien. Vous savez, j'étais le premier à dire qu'à 30 ans, queles que soient les qualités dont on que l'on peut avoir, beaucoup de dynamisme, beaucoup d'engagement, il y a un problème d'expérience.

Il y a un problème d'expérience. Mais quand j'ai dit ça, Rassemblement national, les dirigeants du Rassemblement national me sont tombés dessus en disant que j'étais nul et tout ça. Mais il y en a pas un qui est venu dire qu'il avait les qualités, monsieur Bardella pour exer promu Jordan Bardou promettre et d'ailleurs elle l'a dit derrière.

Non non non, il a le la tête d'un bon premier ministre. Voilà ce qu'elle a rappelé. Ça montre bien très clairement aujourd'hui que cette dynastie n'a pas envie de transmettre le flambe à Jordan Bardella.

Et quand j'ai indiqué que à 30 ans vous pouvez avoir de très belles qualités mais que vous ne pouvez pas diriger un pays de 68 millions d'habitants, et bien vous remarquerez qu'il y a personne au Rassemblement national qui a su trouver les arguments pour me démentir. M'attaquer, oui, j'ai l'habitude de la part des dirigeants, mais très clairement le défendre lui avec des arguments, aucun n'a été capable de le faire. Si si il y en a un Mathieu Valet, député européen, candidat à la mairie de Lille, qui a dit si si il a de l'expérience, il a fait des jobs d'été.

Ah mais soyons sérieux. En une phrase Xavalier Bertrand, vous allez jusqu'à écrire que Marine Le Pen voudra revenir dans le jeu en 2032 avec un esprit de revanche décuplé. Vous allez pas un peu loin là ?

Écoutez, c'est pas à moi d'écrire les choses. C'est les Franz mais moi ce que je sais une chose, c'est que monsieur Mélenchon, monsieur Bardella à la tête du pays en 2027 à ça, je peux vous dire que c'est pas ce qui se passera mais encore une fois aux uns et aux autres d'avoir la force et d'avoir la capacité à montrer aux Français qu'on va se battre pour eux. se battre notamment pour un projet de société assis sur les classes moyennes qui est mon projet ce que j'ai défendu encore tout à l'heure et nous redonner aussi la fierté d'être français.

Merci beaucoup. Merci Xavier Bertrand d'avoir répondu aux questions de France info. Vous avez attendu 60 ans donc pour vous raconter dans ce livre.

Rien n'est jamais [rires] écrit chez Robert Lafond. Merci Paul à demain. Et puis vous restez avec nous tout de suite les informés avec Renault D.

Ah.