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InterviewRadio France (sur Site radio)· 22 mai 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprises

Intercités Paris-Clermont : "il nous faut des certitudes", Patrick Wolff, président de l'association Objectif Capitales

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Objectif Capital, c'est quoi vous représentez ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos attentes aujourd'hui ?

  • 1:54FerméeRéponse directe

    Délai tenu pour les rames, vous en êtes sûr ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui va se passer après 2028 ?

  • 4:05RelanceRéponse directe

    L'État parle d'économie, ce n'est pas le moment d'investir ?

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Les arbitrages par rapport à quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:13InvitéFait
    « Les rames sont en construction. N'importe qui peut les visiter. »
  • 1:18InvitéChiffre
    « Les dates de livraison aujourd'hui, à quelques semaines près, sont tenues. »
  • 1:25InvitéFait
    « Le plan de rattrapage de l'entretien est également fait ou quasiment terminé. »
  • 2:33InvitéFait
    « Nous ne sommes pas seulement réunis de temps en temps à la préfecture, nous sommes réunis mensuellement avec les services de la SNCF pour examiner les différentes difficultés. »
  • 3:24InvitéFait
    « Le principe de gagner du temps pour aller vers Paris est retenu. »
  • 5:05InvitéFait
    « On n'aura pas 2h30. Ce n'est pas possible. »
  • 5:07InvitéPromesse
    « Par contre, on voudrait passer significativement en dessous de 3h. »

Temps de parole

  • Invité60 %
  • Présentateur36 %
  • Locuteur non identifié4 %

7,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Les pays d'Auvergne, jusqu'à 9h, vous écoutez Ici Matin.

0:04
Locuteur non identifié

Le ministre des Transports, Philippe Tabarro, revient à Clermont aujourd'hui. Une visite très attendue par les cheminots, les usagers et le monde économique local. On en parle avec votre invité, Daphine Marionboule.

0:15
Présentateur

Le ministre qui vient assister au comité de la ligne Clermont-Paris. On en parle avec le président d'Objectif Capital, Patrick Wolff. Bonjour.

0:22
Invité

Bonjour.

0:23
Présentateur

Rapidement déjà, pour resituer, Objectif Capital, c'est quoi vous représentez ?

0:28
Invité

Objectif Capital a maintenant 5 années d'existence, regroupe les entreprises de la région concernées par les problèmes de dessert.

0:36
Présentateur

Michelin, Limagrin, par exemple.

0:37
Invité

Entreprise au sens large, c'est-à-dire qu'il y a également les universités, Jean Perrin, enfin bref, tout ce qui bouge à Clermont. Et l'une des découvertes, c'est qu'il y a beaucoup de choses qui bougent à Clermont.

0:49
Présentateur

Et beaucoup d'attentes aussi. On collectionne un petit peu les visites de ministre des Transports. C'est la septième en huit ans. Toujours au cœur de ces visites, la ligne Clermont-Paris qu'on surnomme la pire ligne de France. Vous, c'est quoi vos attentes aujourd'hui, ce vendredi ?

1:05
Invité

Il y a une impulsion. Cette histoire, elle date de 40 ans. Pendant 40 ans, il ne s'est rien passé du tout.

1:11
Présentateur

Là, vous avez un peu d'espoir.

1:13
Invité

Il y a des faits. Il y a des faits. Les rames sont en construction. N'importe qui peut les visiter. Les dates de livraison aujourd'hui, à quelques semaines près, sont tenues. Le plan de rattrapage de l'entretien est également fait ou quasiment terminé. Par contre, ça ne s'arrête pas là. On a purgé ce qui aurait dû être fait pendant 40 ans.

1:40
Présentateur

Vous vous attendez à ce qu'il y a une vision sur l'avenir.

1:44
Invité

Maintenant, on veut que ce soit moderne. Et bien entendu, notre agglomération bénéficie des mêmes avantages de compétitivité que toutes les villes en Europe.

1:52
Présentateur

Vous parliez des rames. Délai tenu, ça vous en êtes sûr ? Parce qu'on l'a vu, il y a eu la visite du président de la SNCF à Limoges qui est restée quand même dans le flou sur le calendrier et sur la mise en service aussi de ces rames.

2:04
Invité

Il faut reconnaître en ce qui les concerne qu'ils sont engagés par rapport à un fabricant qui est une société espagnole qui s'appelle la CAF.

2:11
Présentateur

C'était une première pour eux. Ils n'étaient pas habitués au marché français. C'est un pari quand même d'avoir pris cette société-là par rapport à d'autres sociétés qui connaissent le marché français, Alstom ou Bombardier par exemple.

2:22
Invité

C'est vrai. Ça pose d'autres questions qu'on ne peut peut-être pas traiter en cinq minutes. La question de fond, c'est sur la livraison des rames. Comme aujourd'hui, on est au mois de mai, on est dans les temps. Nous ne sommes pas seulement réunis de temps en temps à la préfecture, nous sommes réunis mensuellement avec les services de la SNCF pour examiner les différentes difficultés. Aujourd'hui, il n'y en a pas. Est-ce qu'il y en aura au mois de juillet ou au mois d'août ? On ne sait pas, dans la mesure où ce sont des rames entièrement neuves qui nécessitent bien entendu des ajustements techniques.

3:01
Présentateur

D'être essayé notamment ? Elles nécessitent des essais ces rames notamment ?

3:05
Invité

Oui, ils sont en cours.

3:07
Présentateur

Au-delà des rames, l'autre question, et vous l'évoquiez, c'est les investissements, la modernisation de cette ligne. Qu'est-ce qui va se passer après 2028 ? C'est une question que posent les cheminots, c'est une question que posent les usagers. Le monde économique aussi s'inquiète, aimerait peut-être pouvoir, au-delà de rattraper le retard, gagner du temps pour aller vers Paris ?

3:24
Invité

Alors, le principe de gagner du temps pour aller vers Paris est retenu. Les études qui devaient être faites pour examiner les différentes hypothèses, investissements par rapport à délai, par rapport à robustesse, sont aujourd'hui bien avancées. Je pense, je suis même sûr que c'est l'un des motifs importants de la visite du ministre pour rendre compte de ces choses-là. et derrière, il y aura un arbitrage. En ce qui nous concerne, nous, on est très vigilants sur un point, c'est qu'il ne faut pas que les choses s'arrêtent à la simple livraison des rames et au rattrapage du retard. Il faut qu'il y ait des gains de temps.

4:02
Présentateur

Pourtant, c'est une inquiétude qui est plus que légitime. L'État parle d'économie à toutes les échelles et clairement, l'État dit qu'il va falloir serrer les vis et ce n'est pas le moment d'investir, finalement.

4:13
Invité

La France est faite de ça. Et ça fait des années que ça dure. Donc, on est obligé d'en tenir compte. Il y a des élections présidentielles en 2027. Il faut donc qu'on ait des engagements financiers qui s'imposent aux successeurs éventuels de Macron. Il faut qu'il y ait des certitudes, au niveau de la SNCF comme au niveau du ministère, que le soufflet ne retombe pas, comme ça a été le cas pendant 40 ans, avec les promesses illusoires de TGV.

4:44
Présentateur

Les investissements, vous disiez qu'il faudra des arbitrages. Les arbitrages par rapport à quoi ? Par rapport, par exemple, au développement du TGV ?

4:51
Invité

Le temps par rapport au budget. Quel budget pour quel gain de temps ? On était partis, en ce qui concerne notre association, sur une revendication de 2h30. Il faut être honnête, on n'aura pas 2h30. Ce n'est pas possible. Les coûts sont complètement disproportionnés. Par contre, on voudrait passer significativement en dessous de 3h. Et là, il y a différentes hypothèses de travail qui vont nous être présentées, qui nous sont déjà pour partie présentées, et sur lesquelles il y a des arbitrages à faire.

5:20
Présentateur

Et qui seront présentées notamment aujourd'hui, on l'imagine, durant la réunion. Merci beaucoup Patrick Wolfe, président d'Objectif Capital Association, qui regroupe collectivités et entreprises du territoire. Merci d'avoir été avec nous ce matin.

5:33
Locuteur non identifié

Ça vous va ? Bonne journée à vous. Je suis ma classe.

Intercités Paris-Clermont : "il nous faut des certitudes", Patrick Wolff, président de l'association Objectif Capitales · Pourquijevote