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InterviewC à vous (sur YouTube)· 7 novembre 2025 54 minComplaisantMixteSécuritéJusticeÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Retour sur une semaine riche en actualités - C à Vous l’intégrale - 07/11/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 30 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    L.Beccuau, procureure de la République de Paris, pour quels faits les personnes interpellées sont-elles poursuivies?

  • 2:00FerméeRéponse partielle

    Est-il exact qu'un des 4 interpellés était fiché S?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    S'agissait-il d'une action organisée?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Allez-vous devoir déterminer s'il y a eu une faille de sécurité?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous évoquez le Louvre. Dimanche, cela fera 3 semaines qu'il y a eu le vol. Les bijoux sont toujours introuvables. Chaque jour qui passe vous fait craindre qu'il sera de plus en plus difficile de les retrouver?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous investiguez sur TikTok?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00L.BeccuauFait
    « Pour le moment, ils sont en garde à vue. Les motifs des gardes à vue de biens appartenant à autrui par des moyens dangereux et le fait de la mise en danger d'autrui. »
  • 3:00L.BeccuauChiffre
    « Ce sont des personnes âgées, pour le plus jeune, de 20 ans, pour le plus âgé, 31 ans. »
  • 5:00L.BeccuauFait
    « Il y a eu une manifestation par sifflets et par jets de tracts et ensuite, au moins 3 personnes ont sorti des fumigènes successivement et les ont allumés, ce qui conduit à cette qualification de mise en danger de la vie d'autrui. »
  • 7:00L.BeccuauChiffre
    « Après le cambriolage, il y a eu une centaine d'enquêteurs mobilisés. Aujourd'hui, a minima, une soixantaine d'enquêteurs continuent à être sur les investigations. »
  • 9:00L.BeccuauFait
    « Les motifs pour lesquels nous avons ouvert ces enquêtes, c'est de vérifier si, dans le cadre de la plateforme Shein, il y a eu les faits suivants: la mise à disposition d'objets pornographiques avec des messages accessibles aux mineurs. »
  • 11:00L.BeccuauFait
    « Nous avons un certain nombre d'éléments qui nous ont été adressés. Le service que nous avons saisi, c'est l'Office des mineurs. L'enquête est suivie par la section mineurs. »
  • 13:00S.PapinPromesse
    « Pour l'instant, je n'ai rien à négocier avec lui. Il doit se mettre au droit de ce qu'exige le droit français En matière de concurrence et de normes. »
  • 15:00B.DuhamelChiffre
    « 100 000 colis Shein ont déjà été contrôlés à l'aéroport Charles-de-Gaulle et déjà 8 produits sur 10, hors textile, sont jugés non conformes. »
  • 17:00B.DuhamelChiffre
    « 80 % de la population de Grenoble, par exemple, commande sur Shein. »
  • 23:00M.-O.FogielFait
    « J'ai essayé de l'aider, de croire en lui. On s'est engueulés, justement, après l'interview qu'il a faite suite à la relaxe d'E.Dupond-Moretti par la Cour de justice de la République. »
  • 25:00B.DuhamelFait
    « On les attend toujours. Il y avait le plaisir de ne plus avoir les audiences le matin, en télé, ce qui libère un peu. »
  • 29:00E.MacronPromesse
    « Je vais arriver à Belém. Est-ce que tu as des messages que tu veux que je porte, des choses que je dois dire à Lula? »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - M.Bouhafsi: Bonsoir.

Bienvenue. On est en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce vendredi. On est avec S.Alunni, et toute l'équipe.

Bonsoir. A la une, les incidents graves pendant le concert de l'orchestre israélien à la Philharmonie de Paris hier soir. Ces images ont inspiré votre Edito. - Y.Goosz: Importation d'un conflit et dérive d'un boycott, comme si un chef d'orchestre et un chef d'Etat étaient la même chose.

Je vous dirai pourquoi les boycotteurs se tirent une balle dans le pied. - M.Bouhafsi: L.Beccuau a choisi "C à vous" pour sa première réaction.

Un drame, la mort du jeune Mathis, dans le 5/5. - C'était une soirée comme une autre. Qu'elle bascule comme ça, en une fraction de seconde...

La vie, ça peut aller tellement vite. La soirée a basculé et notre vie a changé. Ceux qui étaient présents ont été traumatisés. - A.Bégot: "C à vous" a rencontré ce jeune homme, un des amis de Mathis.

Ils organisent une marche blanche en son hommage. - M.Bouhafsi: Après 20h, vos recommandations culturelles. - S.Alunni: Un spectacle qui a cartonné en France, "La Haine", mais en version musicale, qui revient dès ce soir pour une nouvelle année de représentations.

J'ai rencontré les comédiens de ce show. - M.Bouhafsi: Paul, vous serez avec ceux qui font l'actualité. - J.-L.Mélenchon: Qu'est-ce qu'il y a écrit là? - Made in France. - J.-L.Mélenchon: Où je l'ai acheté? - Sur Shein? - J.-L.Mélenchon: Ici! - P.Larrouturou: Je vous amène au Salon du made in France. - M.Bouhafsi: D.Segard, vous conclurez l'émission à côté de J.Sebbag. - D.Segard: Tu vas nous préparer le péché mignon de L.Khoudri. - J.Sebbag: C'est une spécialité maghrébine, le douez, que j'ai découvert pendant l'émission.

C'est à mijoter avec de la viande et des légumes. Ca a l'air délicieux. - M.Bouhafsi: On en salive déjà.

Ce sera après 20h. On a un casting 5 étoiles dans "C à vous la suite". Ca a provoqué un tollé international.

Des spectateurs sous le choc. Un groupe a tenté à 3 reprises d'interrompre hier le concert donné par l'Orchestre national d'Israël. Toute la classe politique attend une réponse judiciaire. - Dans la salle de la Philharmonie, en plein concert, soudain, des fumigènes.

Celui qui vient d'interrompre le spectacle est un militant propalestinien. - Cette personne qui vient perturber un concert, des gens qui sont là pour l'art...

C'était choquant. - Des spectateurs se sont interposés et des affrontements ont eu lieu. - La venue de musiciens israéliens avait été critiquée par la CGT-Spectacle la semaine dernière. - D'autres organisations appelaient à la déprogrammation de ce concert.

Hier soir, les musiciens ont conclu le concert debout en interprétant l'hymne israélien, ce qui n'était pas prévu au programme. - M.Bouhafsi: L.Beccuau, procureure de la République de Paris est notre invitée.

Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Avant de vous donner la parole dans quelques instants, L'Edito de Y.Goosz.

Insultes et fumigènes en plein concert de musique classique. La scène surréaliste a été vécue hier par les musiciens de l'Orchestre d'Israël. Ca pose la question de l'importation du conflit israélo-palestinien et du boycott. - Y.Goosz: Comment prendre pour cible un jeune chef d'orchestre de 36 ans, déjà pris pour cible en septembre et déprogrammé d'un festival?

Hier, le concert a pu se poursuivre dans le calme, mais on reste sidérés. Une tentative de boycott choquante et dénoncée par le gouvernement. L.Nunez s'insurge contre la mise en danger de la vie des spectateurs.

Sa collègue de la Culture rappelle un droit fondamental en République: la liberté de programmation et de création. - M.Bouhafsi: Donc tout le monde condamne ce qu'il s'est passé hier soir? - Y.Goosz: Pas LFI, pour qui cet orchestre et l'Etat d'Israël ne font qu'un. - J.-L.Mélenchon: La Philharmonie avait déjà interdit une fois un chef russe.

On est d'accord ou pas, mais ce qui vaut pour les Russes doit pouvoir valoir pour d'autres. Ca a été un peu tendu, bon, voilà...

Que voulez-vous? C'est comme ça. Vous ne pouvez pas empêcher à des gens d'exprimer une protestation contre un génocide.

Ce n'est pas normal. - M.Bouhafsi: J.-L.Mélenchon au micro de P.Larrouturou.

On se demande ce que vient faire la critique de Nétanyahou, aussi légitime soit-elle, dans la salle, au milieu d'un concerto au piano de Beethoven. - Il y a une obsession alimentée notamment par LFI. On le voit aussi dans les concerts d'Amir.

Alimentée aussi par la CGT. - Ce n'était pas une programmation parmi d'autres. C'était une programmation qui avait un sens politique extrêmement fort.

Quand on a écrit le communiqué de la semaine dernière, on ne savait pas que, lors de ce concert, l'hymne israélien serait joué, que l'ambassadeur d'Israël serait là, qu'il chanterait avec l'orchestre. - Y.Goosz: Le représentant CGT. - M.Bouhafsi: D'où viennent ces appels au boycott? - Y.Goosz: Urgence Palestine, BDS France.

BDS pour "boycott, désinvestissement et sanctions". Un boycott parfois aveugle et absurde. Frédéric Chaslin est compositeur.

Il a longtemps dirigé lui-même la Philharmonie d'Israël. Il a déjà subi ce genre de pression alors qu'il est français. - C'est un orchestre que j'ai dirigé par le passé.

Je n'ai jamais entendu des musiciens tenir des propos haineux vis-à-vis des Palestiniens. C'est l'Orchestre d'Israël, mais au fond, ce sont des gens qui symbolisent la musique. Les musiciens, c'est une communauté universelle. - M.Bouhafsi: Pourquoi on ne doit surtout pas relativiser ce qu'il s'est passé hier? - Y.Goosz: Ca se finit en amalgame.

Vous êtes israélien, vous seriez comptable des massacres de Gaza comme s'il n'y avait pas des opposants ou une société civile israélienne anti-Nétanyahou? Laissez les musiciens jouer tranquillement! Laissez les cyclistes terminer leur Tour d'Israël.

En septembre, retirer le nom d'Israël des maillots n'a pas suffi. par des manifestants propalestiniens. LFI a demandé la déprogrammation du chanteur Amir.

Comble de l'absurde, à Paris, une salle de spectacle a fini par s'excuser d'avoir déprogrammé une chanteuse pacifiste venant d'Iran. Voici une citation. est très grave.

Punir des artistes ou des créateurs pour les agissements de leurs dirigeants politiques, c'est se tirer une balle dans le pied et recourir aux mêmes méthodes que celles qu'on prétend combattre. - M.Bouhafsi: L.Beccuau, vous êtes la procureure de la République de Paris.

Plusieurs personnes ont été interpellées suite à ces actes. Pour quels faits sont-ils poursuivis? - L.Beccuau: Pour le moment, ils sont en garde à vue.

Les motifs des gardes à vue de biens appartenant à autrui par des moyens dangereux et le fait de la mise en danger d'autrui. Il y a des faits d'organisation de manifestation illicite, mais c'est sur ces différents types de faits que les 4 personnes en garde à vue sont interrogées. - M.Bouhafsi: Quels sont les profils des 4 personnes interpellées? - L.Beccuau: Ce sont des personnes âgées, pour le plus jeune, de 20 ans, pour le plus âgé, 31 ans.

Pour 2 d'entre elles, ils ont un casier judiciaire qui ne porte trace d'aucune condamnation. Pour les 2 autres, je ne peux pas détailler davantage leur parcours judiciaire. Ils ont refusé de décliner leur identité et de se soumettre aux investigations d'identité judiciaire.

C'est l'un des motifs de la prolongation de leur garde à vue. - M.Bouhafsi: Est-il exact qu'un des 4 interpellés étaient fiché S? - L.Beccuau: C'est un fichage administratif qui ne dépend pas de moi.

Je ne souhaite pas m'exprimer. Ca n'est pas à moi de m'exprimer sur ce type de fichier. D'autant que cette connaissance m'importe peu pour l'enquête judiciaire.

Ce qui m'importe aujourd'hui, c'est de déterminer la responsabilité de chacun dans les infractions pour lesquelles ils ont été mis en garde à vue. - M.Bouhafsi: S'agissait-il d'une action organisée?

Ca a eu lieu hier soir. Vous n'avez pas encore tous les éléments de cette opération. Mais il y a des doutes.

Comment ces personnes ont pu entrer avec des fumigènes et s'organiser? Avez-vous des premiers éléments d'une quelconque complicité au sein même de la Philharmonie? - L.Beccuau: Il n'y a aucun élément de ce type dans les éléments d'enquête dont j'ai actuellement connaissance.

Ce sont des auditions qui se poursuivent. Les gardes à vue vont être prolongées. Elles devraient se poursuivre demain, afin d'établir précisément ce qu'il s'est passé.

Ce qu'on sait, c'est d'abord qu'il y a eu une manifestation par sifflets et par jets de tracts et ensuite, au moins 3 personnes ont sorti des fumigènes successivement et les ont allumés, ce qui conduit à cette qualification de mise en danger de la vie d'autrui. Peut-être que certaines images le démontrent, mais ils ont tenté d'arrêter ces fumigènes. Au moins un des fumigènes a mis le feu à un fauteuil.

Ca fait partie de ces actions. C'est vraiment l'interrogation qu'on va se poser judiciairement. Ces faits...

Qu'est-ce qu'on va objectiver? Et on va analyser au gré de ce qu'il s'est passé dans la salle. L'émoi que ça a provoqué auprès des gens directement...

La peur! - M.Bouhafsi: Et le danger.

Un siège qui brûle, dans un endroit comme celui-ci, ça peut être très dangereux. - L.Beccuau: C'est le questionnement que nous posons et que nous allons établir ou pas dans le cadre des investigations que nous allons entreprendre.

Il peut y avoir aussi des phénomènes de peur et de choc. Ca, ça peut ressortir des qualifications de violences volontaires. Ca peut provoquer une peur.

Je ne veux pas surjouer un contexte. Dans quelque temps, nous allons malheureusement commémorer des attaques terroristes, notamment au sein d'une salle de spectacle, le Bataclan. Je ne suis pas à la place des spectateurs qui étaient dans la salle ce soir-là, mais qui nous dit qu'il n'y a pas quelqu'un qui s'est demandé, l'espace d'un instant, si ce n'était pas ça qui se reproduisait? - A.Bégot: 4 gardes à vue.

Peut-il y en avoir d'autres? Est-ce que ça fait partie des investigations? - L.Beccuau: Oui.

Comme toute enquête, une enquête se construit d'abord sur des constatations des services de police, sur des recueils de témoignages, sur des plaintes... - A.Bégot: Des images. - L.Beccuau: Sur l'exploitation des images.

Ensuite, on va considérer, ou pas, qu'on a été jusqu'au bout de cette enquête. Mais si on considère que nous n'avons pas été jusqu'au bout, ne serait-ce que par l'exploitation de téléphones portables ou d'autres éléments, et que d'autres personnes sont à rechercher, ça fera partie des actes d'enquête. - M.Bouhafsi: Allez-vous devoir déterminer s'il y a eu une faille de sécurité?

Des appels au boycott avaient été publiés avant le concert. La sécurité avait été renforcée. - L.Beccuau: C'est un domaine de compétence qui ne m'appartient pas.

Ce qui pourrait m'appartenir, c'est de savoir si une faille dans l'entrée, par exemple, de ces protestataires dans la salle, induirait une complicité. La complicité, c'est quelque chose de pénal, qu'il m'appartient d'objectiver. Analyser une faille de sécurité sans lien avec une quelconque complicité, ça ne m'appartient pas.

C'est le même type de questionnement qui a pu m'être posé au sujet du Louvre. Le Louvre, je n'ai pas à analyser tout ce qui avait été mis en place pour protéger les bijoux, au niveau des services d'ordre et de surveillance. Ce qu'il m'appartient de faire, c'est de déterminer s'il y a eu complicité. - M.Bouhafsi: Vous évoquez le Louvre.

Dimanche, cela fera 3 semaines qu'il y a eu le vol. Les bijoux sont toujours introuvables. Chaque jour qui passe vous fait craindre qu'il sera de plus en plus difficile de les retrouver? - L.Beccuau: Je suis une incurable optimiste.

J'ai encore plus de raisons de l'être que dans cette enquête, les fils ne sont pas rompus. Je serais pessimiste aujourd'hui si j'avais la conviction que les enquêteurs n'ont plus de pistes à exploiter, d'éléments probatoires à expertiser. C'est loin d'être le cas. - A.Bégot: Il y a des éléments qui vous laissent penser que ces bijoux sont toujours en France? - L.Beccuau: Ce que j'ai comme éléments, c'est que les investigations peuvent se poursuivre...

Une enquête, c'est à la fois le jeu du Petit Poucet et une toile d'araignée qu'il faut tisser en resserrant de plus en plus les mailles de cette toile. - Y.Goosz: Les bijoux sont en France? - L.Beccuau: Si je le savais, je ne vous le dirais pas.

Ce que je peux vous assurer, car tout ce que je dis Sur cette enquête est toujours franc vis-à-vis de vous, mais je ne vous dis que ce que je peux vous dire sans mettre à mal les perspectives d'investigation à venir...

Ce que je peux vous dire en étant sincère vis-à-vis de vous, c'est que l'enquête se poursuit et qu'il y a encore des pistes susceptibles d'être exploitées. - A.Bégot: Vous aviez lancé sur RTL un appel à ceux qui pourraient détenir ces bijoux.

Est-ce que cet appel a suscité une quelconque réaction? - L.Beccuau: Je n'ai pas reçu les bijoux dans un paquet cadeau sur mon bureau au cours de la semaine.

Les bijoux sont encore recherchés. - M.Bouhafsi: L'enquête se poursuit avec la même mobilisation, qui a été très importante après le casse? - L.Beccuau: Oui.

Après le cambriolage, il y a eu une centaine d'enquêteurs mobilisés. Aujourd'hui, a minima, une soixantaine d'enquêteurs continuent à être sur les investigations. C'est la démonstration d'un maillage d'investigation important. - M.Bouhafsi: La presse a révélé le surnom qu'avait sur les réseaux sociaux un des suspects, "Doudou Cross Bitume".

Son profil ne correspond pas à ce qu'on pouvait imaginer, pour ce braquage avec un butin estimé à 88 millions d'euros. - L.Beccuau: J'invite chacun à considérer qu'il faut sortir Des imageries de ce qu'est un participant à la criminalité organisée.

Aujourd'hui, les participants à des règlements de compte, à des enlèvements, à des séquestrations ou des actes de torture se recrutent sur les réseaux sociaux, quelques fois pour 1000 euros, avec des gens sans casier judiciaire et, de plus en plus souvent, avec des mineurs de plus en plus jeunes. On dit que c'est de l'ubérisation criminelle. Cela étant, déduire d'un profil qu'il soit sans casier judiciaire, connu de la justice, ce qui est le cas pour l'un d'entre eux, essentiellement pour des faits de délinquance routière, ça n'amène pas grand-chose à l'analyse de ce qui est organisé aujourd'hui. ...de ce qu'est la criminalité organisée aujourd'hui.

On s'intéresse aussi de près à TikTok. - M.Bouhafsi: Qu'est-ce que vous investiguez sur TikTok? - L.Beccuau: Ce qu'on investigue, c'est ce qui a conduit le député à lancer une enquête sur cette plateforme.

Il y a une interrogation sur les algorithmes mis en place au sein de cette plateforme à l'égard des mineurs lorsqu'il y a des tentations suicidaires de ces mineurs. - S.Alunni: Ce n'est pas la 1re fois que TikTok est accusé de ne pas assez modérer ses contenus.

Il y a un peu plus d'un an, la mère d'une adolescente qui s'était suicidée avait témoigné. - Tous les matins, je mets mon réveil pour réveiller ma fille qui doit prendre son bus pour aller à l'école. Au moment de pousser la porte, j'ai du mal à la pousser.

Je vois une jambe qui se balance. Et là...

C'est l'horreur. C'est ma vie qui s'écroule. On lui proposait des vidéos sur l'automutilation, des moyens de se donner la mort... - S.Alunni: L'enquête préliminaire a été confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité.

Comment elle va travailler? Comment on peut déterminer si un algorithme fait la promotion du suicide? - L.Beccuau: Ce n'est pas une promotion du suicide.

C'est un algorithme qui, d'une certaine manière, enferme le mineur dans un tas d'atmosphères suicidaires. Comme vous le signalez... - M.Bouhafsi: C'est plus ou moins la même chose.

On enferme des gens dans des idées suicidaires. - L.Beccuau: C'est exactement pour ça qu'il y a cette qualification particulière qui a été retenue dans l'enquête que nous avons ouverte sur cette plateforme.

Ce qu'il faut dire, c'est nous, qu'est-ce qui nous motive là-dedans? C'est l'appui des services extrêmement spécialisés dont on connaît la technicité, dont j'espère des résultats significatifs. Mais toute cette action qu'on entreprend au niveau du parquet de Paris, qu'est-ce qu'on veut?

On veut protéger les mineurs. C'est une priorité de politique pénale. Le live streaming, sur lequel j'ai été amenée à m'exprimer, ces commanditations de viols à distance, c'est des services spécialisés qui mènent ce type de sujet.

On veut que ce monde des plateformes, qui paraît pour certains d'entre nous un monde parallèle, a un impact sur le réel. C'est des plateformes qui ne s'intéressent pas à la personne d'autrui, qui diffusent des images violentes. On s'est intéressés à une autre plateforme à cet égard.

Ce sont ces plateformes qui se soucient peu de notre droit à tous d'avoir la liberté de penser. C'est pour ça qu'on ouvre aussi des enquêtes lorsqu'on essaye, par des algorithmes, de perturber notre capacité à comprendre le réel. - M.Bouhafsi: Merci.

Vous êtes la procureure de la République de Paris. Restez avec nous. Tout de suite, la Story de P.Larrouturou. - J.-L.Mélenchon: Qu'est-ce qui est écrit là? - Made in France. - J.-L.Mélenchon: Où je l'ai acheté? - Sur Shein? - Quand tu détiens des images aussi dégueulasses ou des objets comme ça, oui, tu passes à l'acte. - C'est chaque jour la chronique de la honte. - P.Larrouturou: Ca en fait, du monde!

Ce soir, immersion sur un sujet qui nous concerne tous. Attention, le chocolat fait rétrécir les jeans. - Je mange du chocolat et mon jean rétrécit! - P.Larrouturou: Moi aussi.

Vous aussi, monsieur? Pardon. C'est un message personnel qu'on est nombreux à partager.

On va parler des jeans chinois. Je voulais revenir sur la polémique de la semaine. Cette première mondiale.

L'affiche qu'on n'aurait pas dû faire avec les patrons du BHV, la plateforme Shein et ce tout petit chien. Au Salon du made in France, on était plus sur A.Montebourg avec un petit coq. - C'est bien de s'indigner.

Maintenant, il faut passer aux actes et chercher des alternatives. - Il faut que le consommateur comprenne qu'en achetant des produits made in France, il finance l'emploi en France. - Il ne faut pas incriminer les gens qui achètent.

C'est facile d'acheter en 3 clics. - P.Larrouturou: Il y a énormément de Français qui achètent sur Shein.

J'ai essayé de trouver des clients. Spoiler: ce n'était pas le bon endroit, le Salon du made in France. Vous avez déjà acheté sur Shein? - Non! - P.Larrouturou: Même pas pour tester? - Non. - Je suis totalement contre. - Les gens achètent des choses mal faites.

Je suis contre cette enseigne. - P.Larrouturou: J'ai cherché et j'ai fini par en trouver une.

Vous la connaissez peut-être. - Je travaille avec eux. J'ai fait de la pub pour eux.

Certains disent que la qualité est moyenne. Les gens n'ont plus d'argent. Il serait temps que certains politiques, au lieu de faire les hypocrites, fassent des choses pour les Français. - P.Larrouturou: A côté, le ministre de l'Industrie, moins fan. - S.Martin: On n'est pas contre le commerce, mais il faut de la morale.

La poupée pédopornographique, les armes, et tous les jours, c'est un nouveau truc. On croit acheter du style et c'est chaque jour la chronique de la honte. - P.Larrouturou: Le problème avec Shein n'est pas seulement industriel, mais aussi sur la qualité, voire l'illégalité des produits.

On a tous vu ces poupées sexuelles d'apparence enfantine, ces armes de catégorie A. S.Lecornu a lancé un ultimatum jusqu'à ce soir à Shein pour retirer ces produits non conformes.

C'est dans ce contexte tendu que j'arrive au stand Ma Couche durable et que je tombe nez à nez avec une ancienne ministre qui a tenté de me vendre un adorable petit body. - S.El Haïry: Quand on a un pic de fièvre, ça régule la température du bébé.

C'est pour ça que c'est totalement adaptable. C'est totalement made in France. - P.Larrouturou: Le gouvernement reconnaît ce soir des progrès. "Shein a réagi en enlevant des pans entiers de son site qui vendaient des produits interdits." Mais ce n'est pas suffisant. - S.El Haïry: Dans notre pays, il y a des pédocriminels qui vont acheter des poupées pédopornographiques.

Quand tu détiens des objets comme ça, oui, tu passes à l'acte. Pour moi, les plateformes sont complices. - P.Larrouturou: Ce n'est pas fini.

Je me retourne et je vois J.-L.Mélenchon. - J.-L.Mélenchon: Mon jean est prêt?

Alors, quoi? - P.Larrouturou: Il paraît que le chocolat fait rétrécir les jeans. - J.-L.Mélenchon: Regardez.

Matez. S'il vous plaît! Qu'est-ce qu'il est écrit là? - Made in France! - J.-L.Mélenchon: Où je l'ai acheté? - P.Larrouturou: Sur Shein? - J.-L.Mélenchon: Ici! - P.Larrouturou: Il nous fait une confidence, comme de nombreuses personnes qui nous regardent: il n'avait pas entendu parler de Shein avant cette semaine.

Il a trouvé qu'on était mal positionnés et nous a replacés. - J.-L.Mélenchon: Pourquoi on ne se met pas dans l'autre sens?

Bougez-vous! Faites le tour. Il faut qu'on voie la pancarte, quand même!

On vient là pour ça, pas pour se regarder nous-mêmes. - P.Larrouturou: Vous nous avez montré que vous étiez arrivé intégralement en made in France.

Vous n'avez rien acheté sur Shein? - J.-L.Mélenchon: C'est une question fondamentale.

Non, je n'ai pas acheté sur Shein. Je suis tellement décalé que je ne savais pas que ça existait. On m'a tout très bien expliqué.

Je pense que c'est un sujet dont il faut discuter sérieusement. L'histoire du jouet ou des armes, ce n'est pas possible. Attention à ce qu'on fait!

Pourquoi les gens vont là? Il faut aussi commencer à regarder ces choses-là. Ce n'est pas cher. - P.Larrouturou: Il ne connaissait pas ce site.

Comment va Shein? En pleine tourmente en France, à l'échelle mondiale, tout va très bien. Il vient d'annoncer à ses investisseurs un bénéfice net de 2 milliards de dollars, soit le double de l'an dernier. - M.Bouhafsi: Pour continuer à évoquer ce scandale, 2 grandes voix des matinales, en plus de vous, Paul.

M.-O.Fogiel et B.Duhamel sont nos invités.

Bonsoir. C'est presque une réunion de famille! - M.-O.Fogiel: J'ai mon rond de serviette chez vous! - B.Duhamel: Moi, c'est la première.

Je vois qu'il y a des privilégiés... - M.Bouhafsi: Vous êtes le bienvenu, Benjamin!

Marc-Olivier, vous êtes aux commandes de "Face à Fogiel" du lundi au vendredi à 8h15 sur RTL. Et Benjamin, vous menez l'interview de L'invité de 7h50. - B.Duhamel: Ca commence très bien! - M.Bouhafsi: Merci de votre présence. - M.-O.Fogiel: Tout cela devant la procureure... - M.Bouhafsi: Merci de votre présence ce soir.

On va revenir sur ce scandale Shein. Marc-Olivier, vous avez reçu cette semaine le propriétaire du BHV qui assume pleinement avoir accueilli Shein. Vous y voyez quoi?

Une stratégie audacieuse, un coup de com? - M.-O.Fogiel: Ce qui m'a d'abord intéressé là-dedans, c'est la problématique des grands magasins et des commerçants.

Aujourd'hui, si on ne tente pas, on meurt. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne opération de tenter Shein, mais je n'ai pas les compétences pour ça. La problématique aujourd'hui, pour ces grands magasins et le commerce, ainsi que pour les petits commerces, c'est que s'ils ne tentent pas quelque chose, ils reculent. - M.Bouhafsi: Il y a un risque de couler, disent certains. - M.-O.Fogiel: Est-ce que c'est la bonne solution?

Je n'en sais rien. J'interdis à mes filles d'acheter sur Shein. C'est plutôt la responsabilité du consommateur et du client qu'on est.

Cette affiche avec le patron de Shein, dont vous avez parlé...

On sent qu'il a 33 ans et qu'il est dans l'air du temps. - M.Bouhafsi: Avant de donner la parole à B.Duhamel...

Mardi soir, le Parquet de Paris annonçait avoir confié 4 enquêtes à l'Office des mineurs sur Shein et 3 autres plateformes. Que cherchez-vous également? - L.Beccuau: Les motifs pour lesquels nous avons ouvert ces enquêtes, c'est de vérifier si, dans le cadre de la plateforme Shein, il y a eu les faits suivants: la mise à disposition d'objets pornographiques avec des messages accessibles aux mineurs.

Ensuite, la diffusion d'images pédopornographiques, c'est-à-dire d'images de mineurs avec un aspect pornographique. Nous avons un certain nombre d'éléments qui nous ont été adressés. Le service que nous avons saisi, c'est l'Office des mineurs.

L'enquête est suivie par la section mineurs. Qu'est-ce qu'il y a derrière nos ambitions? C'est la protection des mineurs, encore et toujours.

On a une conviction et même une certitude, pour être plus affirmative...

Entre la consultation d'images pédopornographiques et l'agression du mineur, la frontière reste très fragile. De la même manière, on a cette même conviction de dire que l'accès des mineurs aux images pédopornographiques déstructure leur propre construction sexuelle, les met en fragilité par rapport à ce qu'ils peuvent penser du consentement. C'est la raison pour laquelle nous engageons ces investigations. - M.Bouhafsi: B.Duhamel, à votre micro, le patron de Système U a appelé à la fermeture du site Shein en France.

Il est dans la même lignée que le ministre du Commerce, qui répondait ce matin au président de Shein. - S.Papin: Pour l'instant, je n'ai rien à négocier avec lui.

Il doit se mettre au droit de ce qu'exige le droit français En matière de concurrence et de normes. Pour l'instant, je n'ai pas l'intention de le rencontrer. Je n'ai rien à négocier avec lui.

Il faut être ferme. Il faut résister. On est en train de se faire envahir.

Il faut se protéger. C'est le mot juste. - M.Bouhafsi: 100 000 colis Shein ont déjà été contrôlés à l'aéroport Charles-de-Gaulle et déjà 8 produits sur 10, hors textile, sont jugés non conformes.

Il faut protéger les consommateurs français de ces produits dangereux? - B.Duhamel: Oui.

Il y a une problématique qui m'a intéressé et qu'on a soumise à D.Schelcher. Il y a 2 éléments sur la polémique Shein.

Même le mot "polémique" n'est pas forcément le bon. Il y a des choses épouvantables, comme ces poupées pornographiques, des éléments dangereux, des chargeurs qui font prendre des risques aux utilisateurs, des jouets pour les enfants...

Et après, il y a le phénomène Shein. Ce qu'on a soumis à D.Schelcher, ce sont ces images de queue devant le BHV.

Il y a cette contradiction chez les Français. Quand on les interroge, ils voient les dommages sur les commerces de proximité mais, en même temps, ils vont au BHV. Il y a des reportages qui sont passés sur France Inter, notamment à Limoges.

On interrogeait des gens qui se réjouissaient de pouvoir trouver dans un certain nombre de commerces cette enseigne. - A.Bégot: Ils disent qu'ils n'ont pas les moyens d'aller ailleurs! - B.Duhamel: Ca interroge un paradoxe français, comme quand on parle du made in France.

On dit que c'est formidable, mais est-on prêt à mettre l'argent pour acheter des produits made in France? Ce n'est pas toujours le cas. - M.-O.Fogiel: Le cas du BHV, qui a des magasins en province qui sont rebaptisés BHV alors qu'ils s'appelaient Galeries Lafayette... 80 % de la population de Grenoble, par exemple, commande sur Shein. - M.Bouhafsi: Je voulais revenir avec vous sur un sujet qui a fait la une de vos matinales respectives: le casse du Louvre.

Ce n'est pas du tout parce que L.Beccuau est à côté de nous... - M.-O.Fogiel: En général, quand elle est sur un plateau...

Ils vont retrouver les bijoux dans la demi-heure! - M.Bouhafsi: C'est une heureuse coïncidence.

Le rapport de la Cour des comptes critique la sécurité du Louvre. L.des Cars, présidente du Louvre, trouve le rapport trop sévère.

Elle affirme avoir renforcé la sécurité avec des caméras supplémentaires. Sur ce plateau, G.Darmanin a dit: "Nous avons failli." On a sous-estimé le risque? - B.Duhamel: Ce qui m'a frappé avec G.Darmanin, c'était sa volonté d'être très clair et de ne pas donner l'impression qu'il y avait des circonstances atténuantes.

G.Darmanin est très malin. Il a un sens politique.

Il a bien vu l'instrumentalisation politique que certains allaient en faire sur le thème: "Le Louvre qu'on cambriole, c'est la France qui s'effondre." Avec parfois, d'ailleurs, des éléments caricaturaux...

Il peut y avoir des dysfonctionnements. Quand on lit le rapport de la Cour des comptes, on voit que, sur la façon dont le budget a été utilisé sur la question de l'art et de la sécurité, il peut y avoir des interrogations. - M.-O.Fogiel: Et personne ne démissionne... - B.Duhamel: Mais au-delà des images que certains ont voulu expliquer en disant que c'était la France qu'on assassinait à travers ce cambriolage, ce qui m'a le plus frappé...

On a reçu l'écrivain S.Tesson. Il disait que la France s'émouvait d'une galerie dont on avait presque oublié l'existence.

Quand on a la chance d'être à Paris, on a l'occasion d'aller voir la Joconde, mais cette galerie avec des bijoux sublimes, on avait presque oublié qu'ils existaient. Ca a été l'occasion de ressortir ce patrimoine. - M.-O.Fogiel: Vous avez trouvé quelqu'un qui parle plus que moi! - M.Bouhafsi: Vous savez pourquoi?

Parce que vous l'avez fermée! Je sais que vous êtes connecté avec la presse étrangère, que vous lisez ce qui se passe... - M.-O.Fogiel: Objectivement, très peu. - M.Bouhafsi: C'est l'image de la France, qui est touchée.

Ils appellent chez RTL. Il y a un sentiment de déclassement? - M.-O.Fogiel: Comme le dit Benjamin, il ne faut pas disproportionné.

L'image est terrible, la facilité, apparente en tout cas, qui semble...

C'est l'image que ça produit. Après, il faut raison garder. Rapidement, il y a une enquête, des arrestations.

J'espère qu'on retrouvera ces bijoux rapidement. Il ne faut pas rentrer dans l'instrumentalisation politique. Mais oui, ça fait mauvais genre. - M.Bouhafsi: Quelque chose qui aurait fait la une de votre ancienne boîte, BFMTV, dont vous étiez le patron...

C'est cette photo qui a mis le feu hier à la classe politique: des jeunes filles voilées dans les tribunes de l'Assemblée nationale pendant les questions au gouvernement. Elles étaient invités par M.Fesneau dans le cadre d'un travail sur la citoyenneté.

Le RN parle d'une instrumentalisation islamiste. Y.Braun-Pivet juge la scène inacceptable.

La gauche dénonce une polémique montée de toutes pièces. Dans les faits, pourtant, rien d'illégal. Ca dit quelque chose de notre rapport à la laïcité? - B.Duhamel: C'est vrai que les textes sont flous.

Il y a une référence au fait d'être découvert dans les tribunes. La phrase peut être ambiguë. Mais il y a une spécificité dans la société française, ce sont les débats sur la laïcité.

Ils sont rarement apaisés. Ce qui m'a frappé, c'est quand j'ai entendu certains responsables politiques considérer que le fait de s'interroger sur la présence de ces jeunes filles très jeunes avec un voile, c'était de l'islamophobie. Il peut y avoir de l'instrumentalisation, quand on voit la nature de certains médias qui publient ces polémiques.

Après, la question de la laïcité, c'est un beau débat. Le voilement de jeunes filles très jeunes, c'est un débat qu'il faut avoir. Il y a visiblement là une zone de flou dans la législation.

Il faudrait sans doute trancher. - M.Bouhafsi: Je parle à l'ancien patron de BFMTV.

Vous auriez été gêné par cette polémique? - M.-O.Fogiel: C'est-à-dire? - M.Bouhafsi: Pour la traiter sur l'antenne. - M.-O.Fogiel: Absolument pas.

Ca apparaît dans l'actualité. D'abord, on donne des éléments d'information, sur ce que dit la loi, en étant les plus factuels possible. Je n'aurais pas été gêné.

Après, la place que l'on donne, en tant que responsable de médias...

Je me serais interrogé avec le directeur de la rédaction et son adjoint sur la place qu'on en donnerait, pour ne pas en faire trop. Mais je l'aurais traité sans difficulté, en étant le plus rigoureux possible. - A.Bégot: Vous avez coécrit avec E.Dupond-Moretti "Juré, craché".

Vous étiez d'ailleurs venu ici avec lui. - M.-O.Fogiel: Pour tout vous dire, je n'avais même pas dit à Eric...

Mon premier lecteur a été Benjamin. Je ne l'ai pas dit à la maison d'édition. Je lui ai demandé son avis et ça m'a rassuré. - A.Bégot: E.Dupond-Moretti est l'un des rares à défendre encore E.Macron.

On a appris, il y a quelques jours, cette altercation avec le maire de Nice, C.Estrosi. Le ton serait vite monté entre les 2 hommes. "Intermittent du spectacle", aurait lancé C.Estrosi, rapport au spectacle d'E.Dupond-Moretti... "Intermittent de la connerie", aurait répondu E.Dupond-Moretti.

Qu'est-ce que ça dit du climat politique actuel? - M.-O.Fogiel: Franchement, pas grand-chose.

E.Dupond-Moretti, c'est ce que j'aime chez lui, il a le sang chaud et le sens de la répartie. Il ne se démonte pas.

On vient le chercher et il répond, puis le truc s'arrête. Après, ça se retrouve dans "Le Canard enchaîné" immédiatement après. Lequel des 2 en a parlé? - M.Bouhafsi: Vous avez une théorie? - M.-O.Fogiel: J'aime beaucoup Eric pour ce qu'il est.

Il va vite, il répond. Mais ça ne dit rien de la classe politique. - M.Bouhafsi: C'est une belle boucle médiatique ce soir sur notre plateau.

M.-O.Fogiel, vous avez installé B.Duhamel à l'antenne sur BFMTV à la rentrée 2024.

Ecoutez ce qu'il disait lors de sa dernière émission en juillet, après 6 ans passés sur BFMTV. - B.Duhamel: Un mot rapidement, car c'est ma dernière émission sur BFMTV.

Plusieurs remerciements, d'abord à celui qui m'a recruté, H.Beroud, à ceux qui m'ont donné ma chance comme présentateur. Je sais ce que je leur dois. - M.Bouhafsi: Il vous doit tout, B.Duhamel? - M.-O.Fogiel: Pas du tout.

Il le doit à son talent et à son énergie. J'ai essayé de l'aider, de croire en lui. On s'est engueulés, justement, après l'interview qu'il a faite suite à la relaxe d'E.Dupond-Moretti par la Cour de justice de la République.

Je trouvais que Benjamin n'avait pas fait la meilleure interview du siècle et j'ai fait la bêtise de le faire devant E.Dupond-Moretti. Il m'en a voulu.

J'y avais été un peu fort. - B.Duhamel: On s'est dit les choses. - M.-O.Fogiel: Dans la vie, on a des gens qui vous ouvrent des portes.

J'en ai ouvert certaines. - M.Bouhafsi: BFMTV célébrera ses 20 ans le 27 novembre prochain.

Il y aura une grande soirée. Vous allez célébrer ça, B.Duhamel? - B.Duhamel: Je vais regarder cette émission.

C'est une chaîne à laquelle je suis très attaché. Je lui dois beaucoup. A Marc-Olivier, A.Dreyfuss, H.Beroud...

J'ai encore plus le temps de la regarder qu'avant. Quand on est matinalier, On sort du boulot vers 10h. On s'appelle, on débriefe nos interviews respectives. - A.Bégot: Est-ce que vous vous appelez la veille pour vous demander qui vous recevez? - B.Duhamel: Bien sûr! - A.Bégot: Il y a une grosse rivalité sur les invités des matinales, pourtant... - M.-O.Fogiel: Mais je suis sur un truc et lui sur un autre. - M.Bouhafsi: Il y a un mois, il y a eu l'inauguration du studio Philippe Labro avec certains de ses proches.

C'était très émouvant. - M.-O.Fogiel: Il y avait tous les patrons de RTL. - M.Bouhafsi: Vous êtes invité le 27 novembre? - M.-O.Fogiel: Je n'ai pas reçu d'invitation, non. - B.Duhamel: Moi non plus. - M.-O.Fogiel: Mais on ne va pas se taper l'incruste, si c'est la question! - M.Bouhafsi: Vous n'avez reçu aucun carton? - M.-O.Fogiel: Et vous?

Vous avez bossé là-bas aussi... - M.Bouhafsi: Pas de carton non plus. - M.-O.Fogiel: Ce serait quand même étonnant qu'ils ne nous invitent pas.

A l'inauguration du studio Philippe Labro, tous les anciens patrons de RTL étaient invités, jusqu'au précédent qui dirige aujourd'hui le groupe BFM-RMC. Ce serait bizarre qu'on ne soit pas invités. - M.Bouhafsi: Je vous sens gêné, Benjamin... - B.Duhamel: Pas du tout.

Je constate juste que je n'ai pas été invité. Après, je n'ai pas été patron de BFM pendant 5 ans. C'est la vie des médias.

La logique voudrait...

Ce n'est pas pour minimiser ma place dans cette chaîne, mais la logique voudrait que les précédents patrons comme Marc-Olivier ou H.Beroud, qui ont incarné cette chaîne, soient invités. - P.Larrouturou: On scrute les audiences tous les matins.

A franceinfo, on les attend de pied ferme. Comment vous sentez les choses à RTL et à France Inter? - B.Duhamel: On les attend toujours.

Il y avait le plaisir de ne plus avoir les audiences le matin, en télé, ce qui libère un peu. On ne regarde plus minute par minute. Paradoxalement, le couperet des audiences, tous les 3 mois, on l'attend avec sérénité.

On a hâte de les voir. J'imagine que pour vous, c'est pareil... - M.-O.Fogiel: On dit que la radio, ça prend du temps, mais il y a plein de contre-exemples qui ont existé.

Ca ne prend pas tant de temps que ça. A RTL, aujourd'hui, il y a une vraie dynamique. On espère que dès la semaine prochaine, avec Amandine aux commandes du midi notamment, ça porte déjà ses fruits.

Dans cette maison, il s'est passé quelque chose. - B.Duhamel: J'espère juste que le média radio va se tenir bien. - M.Bouhafsi: Je dois remercier L.Beccuau.

Vous allez partir dans quelques secondes. "Face à Fogiel", c'est du lundi au vendredi à 8h15 sur RTL, avec tous les invités qui comptent. B.Duhamel, "L'Invité de 7h50" et "Le Grand Entretien" de 8h15, du lundi au jeudi.

Tout de suite, le 5/5. On commence avec ce drame, cette marche blanche organisée mardi en hommage au jeune Mathis. - A.Bégot: Vous l'avez peut-être vu, c'est ce jeune homme de 19 ans qui a été tué dans la nuit de vendredi à samedi dernier à Lille, percuté par un chauffard après un refus d'obtempérer.

Un individu déjà connu pour des délits routiers et, circonstance aggravante, qui avait consommé du protoxyde d'azote. - L.Nunez: C'est un drame, évidemment, et nous partageons totalement sa douleur.

Les refus d'obtempérer sont insupportables, intolérables. Ils sont en augmentation au moment où je vous parle. Systématiquement, il y aura une réponse.

J'espère que dans cette affaire, la justice passera et qu'elle sera extrêmement sévère. - A.Bégot: La plus grande fermeté, c'est aussi ce que réclament les parents de Mathis, qui décrivent un garçon enjoué, solaire, toujours avec le sourire.

Nous avons rencontré l'un de ses amis proches. Ils sortaient entre amis au moment où le drame a eu lieu. - J'ai la tête baissée et j'entends un impact.

Je lève la tête et je vois quelque chose projeté contre un arbre. Mathis n'a même pas eu le temps de le voir arriver. Il a essayé d'esquiver, mais...

A cette vitesse-là, que voulez-vous qu'il fasse? On a démarré les premiers soins avec une fille qui était avec moi. Mathis respirait encore, mais vous dire s'il était encore là...

Je n'en ai aucune idée. C'est la dernière image qu'on a eue de notre ami. De le voir comme ça, c'est traumatisant, choquant.

Que ça se finisse comme ça, à l'âge de 19 ans? Ce n'est pas normal, surtout avec un mec qui était multirécidiviste, qui n'avait rien à faire là. - A.Bégot: Il aurait dû fêter ses 20 ans lundi dernier.

Il avait pour projet de créer une marque de t-shirts. Lors de la marche blanche organisée pour lui rendre hommage, ses proches porteront ses créations. - Il avait une marque de vêtements avec son meilleur ami.

Il n'a jamais commercialisé ce qu'il a fait, car il s'était trompé dans la couture. Il était très professionnel. Il n'a fait qu'une cinquantaine de t-shirts, qui seront en priorité pour la famille et les amis.

C'est un beau message car ça le représente. - A.Bégot: Cette marche blanche aura donc lieu mardi à Saint-Omer. - M.Bouhafsi: On en vient aux propos d'E.Macron qui font déjà beaucoup réagir les agriculteurs. - A.Bégot: En déplacement au Brésil, le président français s'est dit plutôt prêt à accepter l'accord de libre-échange avec le Mercosur. - E.Macron: Les semaines qui viennent, c'est le travail que la Commission européenne va mener avec le Mercosur pour que ces clauses soient acceptables et acceptées.

Les échanges que j'ai pu avoir avec le président Lula, le président J.Milei et la présidente U.von der Leyen, je suis plutôt positif.

Mais je reste vigilant car je défends aussi les intérêts de la France. - A.Bégot: Des propos qui ont fait bondir les agriculteurs.

Le Mercosur, c'est l'une des raisons qui les avaient poussés dans la rue en février dernier. E.Macron s'était dit alors fermement opposé à cet accord.

Ce soir, la FNSEA dénonce un reniement total. - C'est une trahison, le "en même temps" de Macron qui commence à nous exaspérer. On a l'impression qu'on nous abandonne.

On n'a aucune garantie sur les moyens de production. On est en train d'importer ce qu'on ne veut pas chez nous, dans nos assiettes, dans nos champs. On a besoin de soutenir nos agriculteurs français plutôt que de leur envoyer des coups de poignard comme ça.

Mercredi prochain, il y aura des actions pour montrer qu'on ne se laissera pas faire. - A.Bégot: Des actions donc dès mercredi.

Une tentative d'apaisement ou une vraie volonté de se démarquer avec le président? Regardez ce qu'a posté la ministre de la Culture sur X. "Oui, il y a des avancées mais le compte n'y est pas." On se souvient des manifestations monstres des agriculteurs sur les autoroutes.

Ca peut repartir? - B.Duhamel: Oui.

L'inquiétude de tout gouvernement, c'est d'avoir des manifestations d'agriculteurs ou d'étudiants, car ce sont des mouvements protéiformes. Souvent, les syndicats se font dépasser. Ce qui me frappe beaucoup, pour avoir reçu des responsables politiques sur le Mercosur, c'est que le gouvernement disait qu'il serait implacable.

Quand on voit les propos d'E.Macron, ça interroge sur le crédit de la parole publique. Encore plus sur un débat qui n'est pas éloigné de ce dont on parlait sur Shein, sur le commerce international et ce qu'on accepte comme normes. - A.Bégot: J'ai dit ministre de la Culture mais vous aurez rectifié de vous-même, c'était la ministre de l'Agriculture.

Les propos d'E.Macron ont été tenus depuis le Brésil, où doit s'ouvrir lundi la COP sur le climat. Le président français s'est offert un bain de foule.

Il a déambulé dans les rues de Salvador au son de la musique brésilienne. Un peu plus tôt, dans l'avion, il échangeait en visioconférence avec le chef Raoni. - E.Macron: Je vais arriver à Belém.

Est-ce que tu as des messages que tu veux que je porte, des choses que je dois dire à Lula? Je suis content de te voir. Tu peux compter sur moi.

Je vais porter les messages sur l'exploration pétrolière, sur la question de la paix et les engagements pour la protection de la forêt. Ciao! - A.Bégot: Lula, c'est le président brésilien.

Comme le veut la tradition, il a accueilli chacun des chefs d'Etat pour ce sommet organisé à chaque fois avant l'ouverture de la COP. Il n'hésite pas à plaisanter en coulisses...

Il est à côté du président du Mozambique. Il se trouve trop petit, effectivement! Plus sérieusement, à la tribune, il a ensuite vivement critiqué le grand absent de ce sommet. ... - A.Bégot: Les Etats-Unis, 2e pollueurs de la planète, ont en effet décidé de ne pas participer à cette nouvelle COP.

Il n'y aura ni D.Trump ni aucun représentant des Etats-Unis. - M.Bouhafsi: Rien ne va plus au concours de Miss Univers! - A.Bégot: C'est sérieux, 4 jours après l'arrivée des miss du monde entier en Thaïlande, le concours a failli virer à la crise diplomatique.

Les miss sont réunies pour un briefing avec le directeur du comité. Tout d'un coup, ce dernier s'en prend directement à Fatima Bosch, Miss Mexique, et la traite d'idiote. ... - A.Bégot: L'organisateur du concours reproche à Miss Mexique son absence lors d'un tournage sponsorisé et de ne pas avoir assez mis en avant le pays hôte, à savoir la Thaïlande, sur les réseaux sociaux.

Ca a suscité un tollé et il a dû présenter ses excuses publiquement lors d'une conférence de presse. Il a même fini par fondre en larmes...

Il en fait peut-être un peu trop! - M.Bouhafsi: Est-ce qu'on a assez de temps?

Il reste une minute. En un mot, la Mairie de Paris a lancé cette semaine un grand concours inédit? - A.Bégot: Oui, pour décrocher une place au cimetière aux côtés de l'une de vos stars préférées.

Elle propose 30 places dans un cimetière mythique de la capitale: 10 au cimetière Montparnasse, 10 au cimetière de Montmartre et 10 au Père-Lachaise. Ca aura un coût, 4000 euros de concession plus la rénovation. Vous auriez aimé être enterrés aux côtés de qui? - M.Bouhafsi: M.-O.Fogiel! - M.-O.Fogiel: Il pense que je suis mort, en fait! - A.Bégot: Chopin, Gainsbourg? - M.-O.Fogiel: Gainsbourg, j'aimerais bien.

Ce qu'a fait C.Gainsbourg est magnifique.

Retour sur une semaine riche en actualités - C à Vous l’intégrale - 07/11/2025 — Emmanuel Macron · Pourquijevote