Retraite : quel est le bon âge pour sauver le système ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:38OuverteRéponse directe
Où en est-on aujourd'hui ? Quel est l'âge de départ actuel ?
- 1:14OuverteRéponse directe
Quelles sont les propositions des différents candidats pour l'âge légal de départ à la retraite ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Et puis il y a ceux qui ne veulent pas fixer d'âge légal, qui proposent une retraite à la carte en quelque sorte ?
- 3:12OuverteRéponse directe
Alors quel est le bon âge de départ à la retraite ?
- 3:21OuverteRéponse directe
Vous êtes à la retraite depuis quand ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Quel âge avez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:04Invité politiquePromesse
« Je propose de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l'âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent. »
- 0:41InvitéFait
« Alors comme la dernière réforme a été mise sur pause, aujourd'hui l'âge de départ est à 62 ans et 9 mois. »
- 0:47InvitéFait
« Cet âge légal, comme on dit, devait monter progressivement à 64 ans. »
- 0:52InvitéFait
« Si vous n'avez pas suffisamment cotisé, il faut attendre 67 ans pour avoir une retraite pleine. »
- 0:58InvitéChiffre
« Le déficit du système français par répartition est de 5 milliards d'euros par an. »
- 1:07InvitéFait
« Il y a de plus en plus de retraités pour de moins en moins de gens qui travaillent. »
- 1:10InvitéChiffre
« Les retraites, c'est 40% des dépenses sociales en France. »
- 1:30InvitéFait
« 65 ans pour l'âge légal, 45 années de cotisation. »
- 1:34InvitéFait
« Il conserve le taux plein à 67 ans. »
- 1:37InvitéFait
« Un salarié sur trois partira entre 60 et 64 ans pour les métiers pénibles. »
- 1:43InvitéFait
« Bruno Retailleau propose lui un âge de départ à 63 ans. »
- 1:47InvitéFait
« Mais avec une décote importante pour ceux qui n'ont pas suffisamment cotisé avant 65 ans. »
- 1:52InvitéFait
« Le taux plein sera assuré à 65 ans contre 67 aujourd'hui. »
- 1:57InvitéFait
« François Hollande est aussi sur un âge de départ à 63 ans et un allongement de la durée de cotisation. »
- 2:02InvitéFait
« Quant à Marine Le Pen, la réforme des retraites ne sera pas aussi simple que celle de 2022, jusque-là revendiquée. »
- 2:08InvitéFait
« Ce sera départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, 62 ans pour les autres. »
- 2:23InvitéPromesse
« Jean-Luc Mélenchon promet toujours la retraite à 60 ans et 40 années de cotisation. »
- 2:28InvitéFait
« Sa solution pour financer une telle générosité, taxer les riches. »
- 2:39InvitéFait
« Gabriel Attal supprime purement et simplement l'âge de départ. »
- 2:42InvitéFait
« Plus vous partez tard, plus vous avez de retraite. Et inversement bien sûr. »
- 2:53InvitéFait
« Éric Zemmour, lui, a réglé le problème d'une manière très simple. Le système par répartition est pour lui mort et condamné. »
- 5:40InvitéFait
« Ce qui est sûr, c'est que plus on décalera l'âge de départ à la retraite, plus on ira vers un système équilibré. »
- 5:59InvitéFait
« En fait, en réalité, il faut qu'on soit plus nombreux à travailler pour supporter ce système de répartition. »
- 6:08InvitéFait
« Parce que je vous rappelle que ce sont les actifs qui payent pour les retraités qui touchent une pension. »
- 6:14InvitéFait
« On est une population vieillissante. Donc, on est de plus en plus nombreux à aller ou à prétendre aller à la retraite. »
- 6:19InvitéFait
« Et on est de moins en moins d'actifs. »
- 6:48InvitéChiffre
« Alors, au total, sur son super brut, il y a quand même 28 % qui part au financement de notre système par répartition. »
- 8:32InvitéChiffre
« C'est un système qui est plus qu'à l'équilibre parce qu'il dégage à peu près 70 milliards de réserves d'euros. »
Temps de parole
- Invité35 %
- Invité 226 %
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- Auditeur14 %
- ?3 %
- Invité politique2 %
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Je préfère dire la vérité. Parler de l'âge légal de départ à la retraite, c'est obligatoire. Je propose de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l'âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent.
Ce
ne sera donc pas 66 ou 67 ans comme Edouard Philippe l'avait un temps envisagé, mais bien 65 ans. Il a fixé hier l'âge légal de départ à la retraite qu'il va défendre dans son programme. Ses concurrents à la présidentielle sont plus timides ou plus prudents. Quel est le bon chiffre ? Le bon âge, celui qui sauvera le système des retraites ? C'est la question de la preuve par trois. Bonsoir Olivier Boss. Bonsoir. Vous êtes chef du service politique d'RTL. D'abord, où en est-on aujourd'hui ? Quel est l'âge de départ actuel ?
Alors comme la dernière réforme a été mise sur pause, aujourd'hui l'âge de départ est à 62 ans et 9 mois. Cet âge légal, comme on dit, devait monter progressivement à 64 ans. Si vous n'avez pas suffisamment cotisé, il faut attendre 67 ans pour avoir une retraite pleine. Je vous donne deux autres chiffres. Le déficit du système français par répartition est de 5 milliards d'euros par an. Et ça ne va pas aller en s'arrangeant, puisque le problème est très simple. Il y a de plus en plus de retraités pour de moins en moins de gens qui travaillent. Les retraites, c'est 40% des dépenses sociales en France.
Alors quelles sont les propositions des différents candidats pour l'âge légal de départ à la retraite
? Alors je vous propose, c'est un peu arbitraire, mais d'aller de la réforme la plus dure ou la plus courageuse, ça c'est selon votre opinion, de la réforme la plus douce ou la moins courageuse. Alors le dur des durs, d'abord on vient de l'entendre, c'est Édouard Philippe. 65 ans pour l'âge légal, 45 années de cotisation. Détail important, il conserve le taux plein à 67 ans. Et il promet qu'un salarié sur trois partira entre 60 et 64 ans pour les métiers pénibles. Bruno Retailleau propose lui un âge de départ à 63 ans, mais avec une décote importante pour ceux qui n'ont pas suffisamment cotisé avant 65 ans. Le taux plein sera assuré à 65 ans contre 67 aujourd'hui.
François Hollande est aussi sur un âge de départ à 63 ans et un allongement de la durée de cotisation. Quant à Marine Le Pen, la réforme des retraites ne sera pas aussi simple que celle de 2022, jusque-là revendiquée. Ce sera départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, 62 ans pour les autres, mais pas forcément pour tout le monde ou pas forcément à taux plein. Marine Le Pen clarifiera tout ça mi-novembre. Enfin, au rayon mieux disant, Jean-Luc Mélenchon promet toujours la retraite à 60 ans et 40 années de cotisation. Sa solution pour financer une telle générosité, taxer les riches.
Et puis il y a ceux qui ne veulent pas fixer d'âge légal, qui proposent une retraite à la carte en quelque sorte.
Oui, là on va rentrer un peu dans les concepts. Gabriel Attal supprime purement et simplement l'âge de départ. Vous faites ce que vous voulez, mais plus vous partez tard, plus vous avez de retraite. Et inversement bien sûr. Raphaël Glucksmann n'a pas encore dévoilé sa réforme, sinon pour dire que certains devront travailler plus longtemps. Éric Zemmour, lui, a réglé le problème d'une manière très simple. Le système par répartition est pour lui mort et condamné. Mais j'ajoute que la plupart des candidats, et ça c'est la nouveauté 2027, proposent d'introduire un peu de capitalisation dans le système avec de l'argent versé aux jeunes pour enclencher la machine.
Merci Olivier Boss. Alors quel est le bon âge de départ à la retraite ? On va poser la question à un auditeur, Philippe, qui se trouve dans la Maine-et-Loire. Bonsoir Philippe.
Bonsoir Anne-Sophie.
Vous êtes à la retraite depuis quand
?
Je serai à la retraite demain. Demain. Ah ben voilà, c'est tout nouveau. Et quel âge avez-vous
? Je
vais avoir 61 ans
et
je suis donc en carrière longue.
D'accord.
Voilà, donc... Donc
vous avez pu partir
avant l'âge légal
?
Oui, parce que voilà, avant l'âge légal, parce qu'en partant à l'âge légal, je vais gagner la bagatelle de 22 euros.
De
plus ? Parce que vous savez combien vous allez gagner là, à partir de demain
?
Un peu moins de 1500 euros avec la complémentaire.
D
'accord. Donc
voilà.
Et vous avez cotisé combien d'années
?
Eh bien ça sera avec la suspension de la retraite, donc je vais avoir cotisé 171 trimestres.
D'accord.
J'ai gagné un trimestre avec la suspension de la réforme des retraites, donc je n
'ai
rien demandé, mais bon, je prends les trois trimestres, le trimestre gagnant.
C
'est quoi pour vous le bon âge pour partir à la retraite ? Si je vous donnais la baguette magique, la possibilité de choisir
?
Je ne
sais
pas. Le bon âge, c'est surtout en fonction de la pénibilité du travail. Enfin moi, je suis dans la grande distribution depuis plus de 40 ans, au rayon barré, et je pense que sans vouloir dénigrer d'autres métiers, il y
a
peut
-être
des métiers qui sont
beaucoup
plus pénibles que d'autres.
Et vous, votre métier
?
Pardon,
je suis poissonnier.
D'accord. Et vous considérez que c'était un métier pénible ?
Vous
n'auriez pas pu continuer encore quelques mois, quelques années ?
Quelques années, non. Quelques années, non. Quelques mois, oui, quelques mois, mais bon là, j'ai gagné trois mois, pourquoi pas
?
Mais quelques années,
par
rapport à mes 50 ans, maintenant je vais avoir 61 ans, je ressens que la fatigue, elle est quand même bien présente.
Merci beaucoup Philippe pour ce témoignage. Alors, quel est le bon âge de la retraite du point de vue d'un économiste à présent ? Ce n'est peut-être pas le même. Bonsoir Stéphanie Villers. Bonsoir. Vous êtes économiste et conseillère économique de PWC France. Est-ce qu'on a fait tous les calculs ? Est-ce qu'on sait ce qui permet d'être à l'équilibre dans 5, 10, 20 ans
? Alors,
ce qui est sûr, c'est que plus on décalera l'âge de départ à la retraite, plus on ira vers un système équilibré. En fait, en réalité, il faut qu'on soit plus nombreux à travailler pour supporter ce système de répartition. Parce que je vous rappelle que ce sont les actifs qui payent pour les retraités qui touchent une pension. Donc, on sait qu'aujourd'hui, on est une population vieillissante. Donc, on est de plus en plus nombreux à aller ou à prétendre aller à la retraite. Et on est de moins en moins d'actifs. Donc, comptablement et mécaniquement, il semble logique d'essayer de décaler cet âge de départ pour permettre d'alléger le poids que pèsent les cotisations retraites sur les salariés.
Parce que je rappelle quand même que dans le secteur privé, les cotisations retraites pour un salarié, c'est 11 % et pour son entreprise,
c
'est 17 %. Alors, au total, sur son super brut, il y
a
quand même 28 % qui part au financement de notre système par répartition. Donc, c'est énorme, surtout dans un contexte aujourd'hui où il y a des problématiques réelles de pouvoir d'achat.
Mais alors, le point d'équilibre, il est où ? Il est à 63, 64, 65 ?
Non,
mais je pense qu'après, ce sont des choix politiques. Et bien sûr, il y a la mécanique comptable, mais il y a aussi à prendre en compte, comme l'a dit votre auditeur très justement, la pénibilité du travail. On ne peut pas comparer l'impact de travaux manuels récurrents par rapport à quelqu'un qui est derrière son ordinateur. Donc, je pense que là, il faut à la fois regarder les points financiers, mais aussi regarder la durée, l'espérance de vie en bonne santé selon les différents secteurs.
Pour
essayer d'adapter au mieux en fonction de chaque personne. Mais
est-ce qu'il faut une borne tout de même ? Est-ce qu'il y
a
un âge à fixer ? Ou est-ce que c'est vraiment totalement à la carte, en fonction de la difficulté, de la pénibilité des métiers
?
Moi, je pense qu'à la carte, ce serait trop compliqué à mettre en place. Avoir par secteur, en fait, des curseurs,
c
'est-à-dire arrêter de fixer au niveau national, au niveau global, mais plutôt aller sur les différentes branches pour laisser les partenaires sociaux se mettre d'accord sur un âge pivot. Sachant que je rappelle quand même que les complémentaires à Chircarco du secteur privé sont gérés par des partenaires sociaux. C'est un système qui est plus qu'à l'équilibre parce qu'il dégage à peu près 70 milliards de réserves d'euros. Donc, il faut quand même regarder en France ce qui a marché jusqu'à présent et se délester de ce qui pénalise trop nos comptes publics. Et c'est notamment les retraites des fonctionnaires qui pèsent sur nos équilibres.
Merci beaucoup Stéphanie Villers et merci à tous les trois. C'était La Preuve par Trois.