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interviewFrançois Ruffin· 11 mars 2021 13 min

Mercosur : Fera-t-on du Brésil la ferme-usine du monde ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

coupant la question du jour on a fait de la chine lusine du monde est ce qu'on veut faire du brésil la ferme usine du monde au brésil c'est un petit élevage pourtant il dépasse déjà en faillite [Musique] pour décortiquer le poulet une armée d'ouvriers en bonnet blanc payer le salaire minimum 350 euros par mois [Musique] il se pourrait que les ong et déclencher les incendies avaient déjà mis le feu du coup et c'est vous pour met le feu partout [Musique] vous les convives si on eu d'effort est pas [Musique] pendant trop longtemps [Musique] mais qu aux planètes great games on s'est penché avec damien dont qui aimons collab sur l'accord du mercosur alors faut savoir que déjà se le procurer ce n'est pas évident il ya trente pdf qui sont sur la le site de l'union européenne ça fait plus de 500 pages dans un anglais juridique parce que c'est pas en français et il faut coller tout ça et on sait pas exactement dans quel ordre sur les documents on a été lent et des danses travail par samuel l'airé de la fondation nicolas hulot qui a fait une analyse préliminaire de l'accord qu'il appelait un accord perdant perdant et on va essayer de vous faire une synthèse de l'accord sur le mercosur c'est quoi c'est une baisse de 91% des droits de douane notamment sur le boeuf la volaille le port le sucre l'éthanol le riz le maïs le soja et en échange parmi les principales importations curé omer caso il ya les fromages la poudre de lait le lait infantile tout est en anglais 500 pages en anglais mais il ya quand même une petite synthèse de 19 pages en français et là on comprend l'orientation il ya quinze fois concurrence 38 fois marché 28 x commerce et seulement deux fois climat 0 x écologie donc on comprend l'angle de ce traité de libre-échange quel souci posent un la déforestation de l'amazonie évidemment et là c'est le rapport rapport officiel remis au premier ministre qui le pointe donc le rapport en bec du nom de monsieur stéphane en bec de la toulouse school of economics qui présidait cette commission indépendante et qui le mentionne dès la page 5 le risque de déforestation avec une accélération de la déforestation annuel de l'ordre de 5% pendant la période de six ans prévue par l'accord ça signifie quoi ça signifie que déjà il ya de la déforestation mais grâce à cet accord la main va y avoir une accélération du mans 5 % qui est évalué par la fondation nicolas hulot comme une espèce de minimum eux ils sont plutôt sur une accélération de 25% de l'amazonie pour élever les boeufs pour mettre en place les cultures du maïs les culture du soja et ainsi de suite et là c'est pas le méchant de gaulle sonar où il dit les très méchants avec les peuples indigènes n'y a pas de doute là dessus mais c'est structurel c'est le libre échange qui va produire ça quelle que soit la personne qui à la tête du brésil le traité de libre échange avec l'europe le fait qu'il y aura plus de boeuf produit là-bas plus de maïs plus de choses a produit là bas va produire une accélération de la déforestation du fait structurelle du libre échange deuxième problème lié à ça l'augmentation des gaz à effet de serre qui devrait augmenter nous dit le rapport en bec de 8,7 millions de tonnes équivalent co2 soit un accroissement de +34 % par rapport à aujourd'hui et avec cette donnée la viande de boeuf et mes 4 113 kg équivalent co2 par kilo de protéines en amérique latine contre 128 en europe de l'ouest il faut retenir la rapport en bec page 141 1 kilo de boeuf produit au brésil et mes quatre fois plus de gaz à effet de serre qu'un procureur neuf produits en france et là il faut faire le lien avec je sais pas ce qu'il est au rapport du commissariat général du développement durable qui dit que 57 % des émissions de gaz à effet de serre en france sont en fait pas produite en france mais sont importés s'est pointée par le commissariat sur les matières premières fossiles sur les pièces détachées sur les portables est instituée mais là ça sera vrai aussi pour le boeuf pour les volailles pour le maïs pour le soja troisième point pesticides antibiotiques hormones ils sont interdits pour l'élevage depuis 1990 dans l'union européenne et ils sont autorisés au brésil donc on va encore tu es en europe en france pour nos assiettes des voeux élevé avec des antibiotiques alors qu on l'interdît anneaux l'agriculteur locaux de la même manière il va y avoir 50 est une molécule toxique qui sont interdites en europe et qui vont être utilisés sur le boeuf ou le soja ou le maïs ou les volailles au brésil et qui vont pouvoir être importés dans l'union européenne ensuite il n'y a pas de traçabilité des animaux depuis leur naissance alors qu'elle est obligatoire en france ce qui fait qu'on sera pas si le boeuf provient de deux endroits où il ya une déforestation qui est illégal c'est déjà ce qu'on l'avait avec l'accord sur le ceta où on avait un talent molécules qui était interdite en france mais qui était autorisée au canada et on permettait l'importation alors que c'est vraiment des c vraiment des faux culs presque c'est ça prouve combien les traités de libre-échange parviennent à miner tout parce que dans les étagères l'amiante à sion on avait voté un par un article qui disait que ignoré l'interdiction de la vente des produits pour laquelle il a été fait usage de produits pharmaceutiques ou vétérinaire ou d'aliments pour animaux non autorisées par la réglementation européenne donc normalement on devrait pas avoir le droit mais en fait ça va quand même se pratiquer à turin 4 quatrième point le bien-être animal c'est pas merveilleux en france c'est pas idéal très très très très loin de là en europe mais c'est pire au brésil parce que là bas il ya d'abord le marquage au fer rouge qui est autorisé mais surtout il ya le transport qui peut être effectué sur une distance qui est infini et il n'y a pas de traçabilité sur les animaux alors qu'en france on sait ou un animal né au brésil on ignore ce qui fait que il pourra grandir être élevés sur des zones de déforestation illégale on ne le saura pas le consommateur français ne le saura pas cinquième point évidemment c'est pour les éleveurs avec un évident dumping quand on a au brésil des exploitations qui sont quinze mille fois plus grand que la moyenne française avec 60 bêtes quand on a des salaires qui sont beaucoup plus bas au brésil quand en plus on a l'autorisation d'utiliser des antibiotiques des premiers phytosanitaires de paf à voir remplir des paperasses pour la traçabilité compagnie plus généralement si on veut à la fois relevé le niveau de revenu des éleveurs si on veut élever le niveau de bien-être pour les animaux si on veut élever le niveau de qualité pour éliminer produits phytosanitaires pas détruire l'environnement ça c'est impossible en régime de libre échange on le voit qui vient miner tout ce processus là et à la place d'élever le niveau qui vient le diminuer alors certes le gouvernement dit oui mais il ya des parties sur le développement durable à l'intérieur de l'accord la première chose c'est que toutes les parties qui sont dans le trade en scène et paul développement donc on les a lus enfin c'est damien qui les a lus ça échappe au mécanisme de règlement des différends ça veut dire qu'il y aura pas de sanction pas de sanctions commerciales là dessus par exemple sur les antibiotiques et le bien-être animal quelle est l'ambition de l'accord c'est de mettre en place des dialogues c'est tout ils vont dialoguer pour les antibiotiques sans même se fixer un objectif de diminution ou d'illumination de ces produits là et sans aucune sanction à la clé c'est la même chose pour le bien-être animal il va y avoir des dialogues nous pouvons être rassurés on a d'un côté un échange avec tout ce qui est belle et tarifs douaniers on doit pas contrôler les navires quand ils arrivent dans les ports tout doit circuler librement ou là ça peut être soumis à sanctions s'est vraiment ferme et on a de l'autre côté quelque chose d'assez vaporeux où il va y avoir des dialogues sur le développement durable est aujourd'hui le gouvernement d'une lime et regardez on est en train de renforcer cette partie là mais est ce que ça peut être soumis à sanction c'est non et le gouvernement dit on va pas rouvrir les négociations parce que c'est ça serait jetée à la poubelle dix années de travail en fait ces 20 années de travail puisque cette commencé à être lancée en 1999 mais voilà peu importe doit on intervient aujourd'hui parce que le gouvernement ils essayent de là à l'envers que veut faire l'union européenne et notamment la présidence portugaise dont l'ancienne colonie et le brésil ils veulent un faire abandonner la règle de l'unanimité sur le traité du mercosur et 2 ils veulent pouvoir contourner les parlements nationaux abandon la règle d'unanimité si la france laisse prendre ce chemin là ensuite emmanuel macron pourra toujours dire ah bah j'ai voté contre le traité mais oui mais à partir du moment où il abandonne la règle de l'unanimité en amont c'est cuit et le deuxième trou c'est de contourner les parlements nationaux quand on sait qu'il y en a des pays les pays bas la belgique et puis peut-être la france où ça pour être chic et emmanuel macron et compagnie il aura beau jeu de faire semblant de s'opposer le moment venu il aura déjà permis que la manière dont ça se battra ça fera que c'est cuit et c'est encore le libre échange qui triomphera donc en fait pour l'instant on a un pays qui dit non franchement c'est l'autriche ce qu'on pense c'est que macro ouvriers ce terre de normandie castex et tout ça plutôt que laisser faire aujourd'hui il devrait dire non il devrait poser leur veto franchement sur la table non à un nouvel accord de libre échange déjà le c'est un sas effet contre les gens contre les paysans contre les écolos et on sentait que c'était comme une queue de comète qui se faisait contre l'envi de notre pays aujourd'hui c'est fini aujourd'hui il faut il faut pas attendre de lutter sur le mercosur parce que sinon on risque de le soumettre à lutter quand il sera trop tard il faut prendre le se traiter à la racine et dire non dès maintenant tout comme le fait la fondation nicolas hulot tout comme le fait l'institut veblen tout comme le fait je crois à la fédération nationale bovine parce qu'il faut souligner que sur ce dossier là il ya un accord entre les éleveurs y compris côté fnsea et les écolos type fondation nicolas hulot pour s'opposer au mercosur et pour aller peut-être davantage du libre-échange vers le juste échange d'aller vers ce qu'on appelle des clauses miroir c'est à dire que si jamais on interdit les antibiotiques en france eh bien ils doivent être interdits au brésil en miroir que l'alu ça se passe de la même manière dans les deux pays ce qui paraît très juste être de bon sens en fait terminons par une citation délégué notre alimentation notre protection à d'autres est une folie c'est de qui notre président de la république emmanuel macron il ya un an le 12 mai mars 2020 et qui poursuivent et nous devons en reprend le contrôle construire plus encore que nous ne le faisons déjà une france une europe ce jeu vooren une france et une europe qui tiennent fermement leur destin en main il tient le destin en main sur cet accord pour que l'on ne fasse pas avec l'agriculture ce qu'on a fait avec l'industrie c'est pour ça que je me bats iard c'est parce que j'ai vu partir de traité de libre-échange après très libre échange sur le textile sur la métallurgie sur la chimie j'ai vu partir les usines les unes après les autres parce qu'il y avait des traités qui le permettait il faut qu'aujourd'hui on n'est pas traité qui permettent le même mouvement vers une agriculture hypermondialisé vers des fermes usines installées au brésil ou en argentine

Mercosur : Fera-t-on du Brésil la ferme-usine du monde ? — François Ruffin · Pourquijevote