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DébatJournal l'Humanité· 11 septembre 2026 50 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

Fabien Roussel face à Patrick Martin – L'HUMATCH en direct de la Fête de l'Huma

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Quelle mesure prioritaire mettre en place en cette rentrée ?

  • 5:49OuverteRéponse directe

    Concrètement, vous évoquez la baisse des taxes. Qu'est-ce qu'on fait demain pour les salaires ?

  • 8:57OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous proposez en matière de pouvoir d'achat pour ceux qui nous écoutent ?

  • 15:07RelanceRéponse directe

    Est-ce que la cotisation sociale aujourd'hui est un frein pour nos entreprises ?

  • 20:18FerméeRéponse partielle

    En quelques mots, qui doit payer l'addition ?

  • 33:01RelanceRéponse directe

    Quel bilan tirez-vous de cette politique de l'offre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Patrick MartinChiffre
    « Moi je pense qu'il faut que notre pays dès la rentrée déclenche une forme de plan hors sec pour sa jeunesse. Moi, je suis profondément choqué de voir que on a un taux de chômage qui se rapproche de 22 % deux fois plus que la moyenne européenne. »
  • 2:11Fabien RousselFait
    « Quand nous avons vu en cette rentrée que 8000 de nos concitoyennes, nos concitoyennes étaient morts de cette canicule, je dis que ces 8000 morts, ce sont toujours les mêmes. »
  • 4:21Fabien RousselFait
    « Je reçois dans mes permanences des dames, des retraités avec 900 € 1000 € de pension et qui voi leur loyer augmenter de 20 30 %. »
  • 6:34Fabien RousselPromesse
    « Il est obligatoire aujourd'hui d'avoir une une augmentation pour l'ensemble des salariés et c'est pour ça que nous demandons nous un SMIC à 1700 € net, 2200 € bruts. »
  • 8:02Fabien RousselFait
    « Chaque salarié devrait toucher 3000 € de plus par an. C'est 3000 € de plus, c'est ce que le capital nous a volé. »
  • 26:37Fabien RousselPromesse
    « Je propose de nationaliser le groupe AXA. »
  • 27:18Fabien RousselChiffre
    « La France a versé 1350 milliards d'euros d'intérêt bancaires aux banques. C'est la moitié de notre dette. »
  • 29:28Patrick MartinFait
    « La dette française est détenue majoritairement par des étrangers. »
  • 41:26Fabien RousselFait
    « Monsieur Pouyané se paye 10 millions d'euros par an. 1 million d'euros par mois. Cela doit cesser. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Fabien Roussel, Patrick Martin. Bienvenue à vous deux. L'été a été marqué par de nombreuses crises. Le retour des méga incendie, des vagues caniculaires, le retrouve dans l'inflation. En cette rentrée, si vous aviez une mesure à à mettre en place, quelle serait-elle ? Patrick Martin pour commencer, je vais commencer par vous remercier de votre invitation. C'est la 3e année consécutive où je viens ici. Euh, j'y attache beaucoup d'importance parce que on a des points de désaccord profond mais je pense que le pays dans la situation dans laquelle il est mérite des débats, des débats respectueux, des débats argumentés puis conclusifs ou pas hein.

Je m'exprime devant vous, je le précise au titre d'une organisation, le MEDEF qui réunit 240000 entreprises. Ça veut dire beaucoup de petites entreprises, de moyennes entreprises aussi. les grandes entreprises et je suis moi-même entrepreneur en province dans une entreprise familiale. J'en reviens la j'en viens à la question. Euh moi je pense qu'il faut que notre pays dès la rentrée déclenche une forme de plan hors sec pour sa jeunesse. Moi, je suis profondément choqué de voir que on a un taux de chômage qui se rapproche de 22 % deux fois plus que la moyenne européenne. un taux d'emploi des jeunes qui n'est que de 35 %.

Il est de 51 % en Allemagne, il est de 75 % aux Pays-Bas sur un plan humain, sur un plan social, sur un plan sociétal, mais aussi pour sur un plan économique la croissance de notre pays, le financement de notre régime sociau. On ne peut plus tolérer cette situation. En tout cas, sachez que moi j'en fais et c'est pas c'est pas une un scoop si mes scoops vous intéressent. D'ailleurs, ça fait 2 ans que je suis sur ce sujet-là et c'est la priorité absolue pour le MEDEF dès la rentrée et je viens d'écrire un livre qui va sortir le 17 septembre sur ce sujet. Et ben, ça tombe bien Fabien Rousel, à vous la parole. Quelle priorité voulez-vous mettre en œuvre en cette rentrée ?

Merci pour euh l'organisation de ce débat, pour votre présence nombreuse et qui montre que vous y avez vous y marquez de l'intérêt. Je suis content que de pouvoir répondre à Patrick Martin et répondre à l'invitation qu'il m'a faite puisque j'avais été invité aux universités d'été du MEDEF et j'ai eu donc l'occasion de plancher aussi de présenter mes propositions aux entreprises aux MEDEF et on peut pas dire que ça ait forcément fait l'unanimité en face mais le dialogue fut respectueux et dans cet état d'esprit j'avais dit faudra venir ici mon cher Patrick pour que on puisse en débattre aussi devant le public de l'humanité.

Et alors, vous m'interrogez sur la fête de sur la canicule et les premières mesures à à mettre en œuvre en cette rentrée. D'abord, concernant la canicule, je dirais que quand nous avons vu en cette rentrée que 8000 de nos concitoyennes, nos concitoyennes étaient morts de cette canicule, je dis que ces 8000 morts, ce sont toujours les mêmes. Ceux qui souffrent de la canicule, ce sont les plus vulnérables. Ce sont ceux qui sont éloignés des services publics. Ce sont ceux qui vivent dans les tours, qui ne sont pas isolés ou là où il y a pas de climatisation, c'est toujours les mêmes qui meurent. C'est jamais les riches qui meurent de la canicule.

Il y a une violence de classe qui est terrible et qui fait que les Français n'en peuvent plus. n'en peuvent plus que ce soit toujours les mêmes, qui souffrent, qui meurent et à qui on demande de payer et de toujours payer. Et quand je vois cette rentrée et que quand je vois dans cette rentrée comme tous les Français quand je dois faire la queue pour aller faire de l'essence quand je vois le prix du gazoile à 2,20 € quand je vois le prix des fruits et légumes j'étais à Ringis où ça devient euh un produit de luxe que de manger de la ratatouille quand le prix de la tomate quand le prix des poivrons, quand le prix des courgettes, ils prennent 30 à 40 %.

Quand je vois tout ça, mais je me dis quand est-ce qu'on va mettre fin à ce raquette dans les poches des Français, des travailleurs, des retraités, des familles qui peuvent plus se nourrir, qui peuvent plus aller travailler avec leur voitures, qui se retrouvent dans des situations les plus difficiles pour boucler leur budget. Je reçois dans mes permanences des dames, des retraités avec 900 € 1000 € de pension et qui voi leur loyer augmenter de 20 30 %. Non pas le loyer en tant que tel, mais en fait c'est les charges, les prix de l'énergie encore qui augmentent parce que l'électricité augmente parce que le gaz augmente encore et on nous promet une nouvelle augmentation. Je dis stop.

[grognement] S'il y a une mesure que je prendrai en cette rentrée immédiate, c'est de faire baisser tout de suite les taxes sur le prix de l'essence, sur le prix du gaz, sur le prix de l'électricité et de rendre tout de suite du pouvoir d'achat nos concitoyens en famille, aux travailleurs alors et aux entreprises pour nous permettre de vivre et de vivre de notre travail, de vivre de notre salaire. La question de l'énergie est une question centrale dans cette rentrée. On aura encore l'occasion d'en parler mais je veux mettre fin à ce raquette pointer les responsabilités mais surtout rendre au français du pouvoir d'achat parce que la vie chère elle pèse de trop sur nos pores-monnaaies.

Ça sonne très bien Fabien Rousell parce que euh effectivement c'est aussi l'une des des priorités des Français en cette rentrée. On l'a vu l'inflation qui repart à la hausse. Vous en parliez le prix de l'essence qui s'envale à nouveau. Vous évoquiez les salaires. les salaires qui stagnent. On voit même des projets comme la désindexation des pensions de de retraite refaire refaire surface. Euh concrètement, vous évoquiez la baisse des taxes. Qu'est-ce qu'on fait demain pour pour les salaires ? Et bien, il y a deux leviers pour le pouvoir d'achat. Il y a d'abord ces impôts injustes qui pèsent sur les factures.

Et je parle de la TVA et je parle de l'énergie parce que il y a l'essence d'un côté mais de l'autre il y a l'électricité que nous produisons et que nous nous avons la possibilité de facturer au coût de production. Et c'est parce que la France s'est mis entre les mains du marché européen spéculatif que le prix de l'électricité s'envole parce qu'il est indexé sur le gaz. Et c'est un scandale qu'il nous faut dénoncer. Et donc je parle d'abord des taxes que nous devons baisser et je parle des salaires et des pensions qu'il est nécessaire d'augmenter mais pas en fonction de l'inflation.

C'est fait pour le SMIC, mais c'est plus que l'inflation pour rattraper ce que nous avons perdu, mais c'est aussi pour tous les salaires au-dessus du SMIC qui eux n'augmentent pas, n'augmentent plus et qui se font rattraper par le SMIC. Il est obligatoire aujourd'hui d'avoir une une augmentation pour l'ensemble des salariés et c'est pour ça que nous demandons nous un SMIC à 1700 € net, 2200 € bruts et je tiens au brut et que l'ensemble des salaires soit indexés sur l'inflation avec l'échelle mobile des salaires pour que tous les salaires augmentent en même temps que le SMIC augmente.

rendre une vie digne au sal aux salariés pour qu'ils puissent vivre de leur travail, c'est que l'on ait enfin un travail qui permet de vivre, élever ses enfants, mettre de côté pour payer sa maison, faire des économies, investir une un salaire qui nous permette d'avoir accès à la culture, au sport, s'épanouir dans la vie. Le salaire aujourd'hui, il a été renié par les marges des entreprises. C'est simple. S'il y avait la même répartition de la valeur de la valeur ajoutée aujourd'hui que dans les années 70, la même répartition de la valeur ajoutée que dans les années 70. Chaque salarié Chaque salarié devrait toucher 3000 € de plus par an.

C'est 3000 € de plus, c'est ce que le capital nous a volé. Alors justement et ce que nous devons reprendre.

8:16
Non speech

[applaudissements]

8:17
Locuteur

Alors Patrick Martin, on le voit, Fabien Roussell propose d'augmenter les salaires bruts. Vous qu'en est-il au MEDF ? On rappelle que selon le dernier une taquinerie. C'est une taquinerie. On connaît déjà la réponse. Euh selon le le le dernier baromè du Secours populaire, quatre français/ 10, les revenus des Français ne suffent pas à couvrir leurs dépenses pour quatre français sur 10. Qu'est-ce que vous proposez en matière de pouvoir d'achat pour ceux qui nous écoutent ? Si vous me permettez, je reviens d'un mot quand même sur la canicule pour dire qu'on doit associer les pompiers qui soient professionnels ou volontaire.

Et euh à la manifestation du MEDF à laquelle Fabien Rousell a bien voulu participer, on a rendu un hommage vibrant 10 minutes de standing ovation au représentant des pompiers qui étaient là. Moi, j'ai dans ma propre entreprise un salarié au Porsche dont la maison a été détruite. Donc je vois assez précisément ce que ça peut être. Ça me revit au deuxième point qui fera la transition. Le coût du logement et l'accès au logement. Euh quand je parlais des jeunes, hein, je rappelle, mais certains d'entre vous le vivent malheureusement, euh que on a 40 % de nos jeunes euh qui refusent une opportunité d'emploi parce qu'ils peuvent pas se loger.

On a 20 % de nos étudiants, plutôt issus de milieu modeste bien sûr qui abandonnent leurs études parce que il y a pas suffisamment de logement en l'occurrence pour les étudiants. C'est un scandale français. Peut-être que on convergera là-dessus. C'est un scandale français que d'avoir ignoré la politique du logement depuis des années. Je peux vous affirmer que le MEDF était très en flèche pour essayer d'infléchir la tendance et je ne perds jamais de vue que le premier poste de dépense des ménages de Rénant, c'est le logement. On gère avec les syndicats, on gère action logement, la première foncière d'Europe, 1200000 logements sociaux et intermédiaires.

C'est le plus gros producteur de logements sociaux en France. Si chacun s'y met et je m'adresse à un maire également en disant ça, y compris les maires, il faut qu'on fouette, qu'on relance très puissamment le logement. C'est intéressant pour l'économie et pour l'emploi. C'est surtout intéressant pour le pouvoir d'achat et singulièrement pour les jeunes. Je reviens sur mon sujet. Après sur les salaires, après en amont, il faut que le pays produise plus. Il faut que le pays produise plus. C'est effrayant, on le voit dans les derniers chiffres qui ont été publiés il y a 2 jours par l'INC, de voir combien en terme de croissance la France décroche, y compris par rapport à ses voisins européens.

Quel qu'en soit d'ailleurs le la coloration politique, ça peut-être l'Espagne, ça peut-être l'Allemagne, ça peut-être les Pays-Bas, ça peut-être la Pologne. On va avoir sur 2026 une croissance qui sera le 5e de la croissance de l'Espagne. Espagne qui soit dit en passant n'est pas non plus dans un panorama politique très stable. Euh et donc c'est ça en amont sur S'il vous plaît s'il vous plaît s'il vous plaît on écoute les intervenants. C'est ça en amont me semble-t-il sur lequel on doit travailler. Créer plus d'emplois produire plus de richesse, ensuite la partager mieux. Mais je me permets Oui, bien sûr.

Deux deux dernières réflexions, je ne suis pas d'accord et d'ailleurs, on a signé un diagnostic partagé avec les syndicats sur la déformation, ce qu'on appelle la déformation du partage de la valeur. Les chiffres sont là, ce n'est pas vrai. Le partage de la valeur ne s'est pas déformé au profit des actionnaires, au détriment des salariés. Le Alors, on voit quand même s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît. On a dit au départ on a dit au départ que la fête de l'humanité c'est un débat argument contreargument. Pour contreargumenter, il faut entendre les arguments. Donc, on va écouter Patrick Martin.

Mais sur cette sur cette question, donc en amont, le vrai sujet, c'est de créer plus de valeur. Ensuite, les ensuite donc il faut investir plus, il faut travailler plus. Tous ces gens qui sont à l'écart du marché du travail, je le redis, les jeunes en particulier, tout ça sont des gens qui qui tirent le diable par la queue et qui malgré eux ne contribuent pas à la création de richesse. Après, pour ceux qui sont en poste, je parle pas de la fonction publique, c'est pas mon registre. Il y aurait des choses à dire mais je suis pas habilité à le faire.

Bon, s'agissant du privé, nous on a fait des propositions pour que le net augmente en même temps que la compétitivité des entreprises se redresse. Parce que si on a une balance commerciale qui se casse la gueule, si on n pas de croissance, si on perd en compétitivité et si on veut malgré tout dans la durée entretenir, développer des emplois de qualité en conditions de travail et en rémunération, il faut, j'insiste lourdement, générer de la croissance. Donc le la proposition qu'on a faite, elle coche un certain nombre de cases et je ne sais pas si Fabien G est là. Elle permettrait en particulier à l'État de récupérer plus de 30 milliards d'euros. Donc chacun serait servi.

Alors vous avez mis vous avez mis aussi en cette rentrée dans le débat la question de la TVA sociale pour certains qui permettraient donc en exonérant de nouvelles cotisations sociales d'augmenter le le salaire net pour être plus concret. Euh vous parliez de la répartition des richesses, on voit quand même d'année en année euh des le versement les versements que ce soit en rachat d'action ou en dividende fait aux actionnaires battre record sur record. Comment est-ce que vous justifiez le fait que les entreprises, même les plus grandes, n'auraient pas les moyens d'augmenter les salaires ? Vous

13:33
Non speech

[applaudissements]

13:38
Locuteur

don je veux dire, je suis assez décontracté pour vous répondre parce que dans ma propre entreprise, c'est mon entreprise, 3000 salariés, pas de dividend l'année dernière, pas de dividende cette année. Donc je suis d'accord avec moi-même. Ensuite, s'il vous plaît, s'il vous plaît, je pourrais vous le dire, euh on peut pas faire de quelques cas des généralités. C'est quoi le rendement moyen d'un investissement dans une entreprise ? C'est 3 % brut. Vous mettez votre argent en risque, ça peut vous rapporter 3 % en moyenne. En moyenne, vous mettez cet argent sur un livret de casse d'épargne, zéro risque, garantie de l'État et vous gagnez net 1,8 %.

Il faut quand même se mettre en tête que les actionnaires sont pas des gens des vampires. Premier point, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Je j'ai pas j'ai pas encore vu j'ai pas encore vu d'entreprise sans actionnaires, à part toutes les nationalisées, ce qui est une option, je sais pas deviendrait l'argent. [acclamation] Alors Fabien Roussell, un mot je finis là-dessus. On a beaucoup de aborder avec les et puis il y a un élément dont on a pas parlé mais je crois qu'on va en parler qu'il faut qu'on aime qu'on prenne en compte me semble-t-il c'est que nos finances publiques et nos régimes sociaux financièrement sont à bout de souffle donc il faut qu'on navigue au milieu de tout ça.

Enfin, écoutez, je suis désolé, mais euh quand on est le pays le plus endetté d'Europe, qu'on paye les taux d'intérêt les plus élevés d'Europe, qu'on a une dette publique qui est majoritairement détenu par des créanciers, on y viendra juste après sur dette publique majoritairement détenu par des étrangers. Moi, je suis un patriote, je l'assume, je le revendique. Non, s'il vous plaît. Alors, Fabien Roussell, Patrick Martin évoque la question de la compétitivité. Est-ce que vous vous diriez que la cotisation sociale aujourd'hui est un frein pour nos entreprises ? Est-ce que la cotisation sociale aujourd'hui est un frein pour la compétitivité de nos entreprises ? Ah mais pas du tout.

Je pense même au contraire que grâce à la cotisation sociale qui est un salaire différé, on garantit une forme de sécurité sociale pour chaque salarié. On lui garantit une bonne retraite et on lui garantit une retraite, on lui garantit l'accès à la santé et à la prise en charge des maladies, notamment des maladies graves. On on lui garantit euh la prise en charge des accidents du travail, la politique familiale. C'est tout ça que ça finance la cotisation sociale. C'est un salaire socialisé, c'est un salaire différé.

Alors aujourd'hui, à force de taper sur la cotisation sociale, à force de taper sur la sécurité sociale, les Français s'interrogent parce que la sécur elle rembourse moins, parce que la retraite, elle est de plus en plus basse et on se demande "Bah mince, à quoi servent nos cotisations ?" Si derrière on est moins bien remboursé, moins bien soigné. Et c'est pour ça que nous voulons nous mettre les pieds dans le plat concernant le financement de notre modèle social et de notre protection sociale.

La l'exemple de l'Espagne est un très bon exemple parce que la ministre du travail en Espagne, Yolanda Diaz, ministre communiste, arrive justement à avoir une croissance supérieure à celle de la France en ayant augmenté les salaires de 60 % en moyenne. Et donc c'est possible.

Ce qui fait du mal à la France, c'est que depuis depuis des décennies, je dirais, mais il y a eu une accélération sous la présidence d'Emmanuel Macron, c'est que la France libérale s'est engagée dans la politique de l'offre des premiers de Corvé à qui nous avons fait ce gouvernement, ces gouvernements ont fait tous les cadeaux fiscaux en disant vous allez gagner beaucoup d'argent, ça va ruisseler, mais qu'il y a rien qui a ruisselé et que nos entreprises ont continué de déménager à l'extérieur et que la pauvreté a grandi dans notre pays. Il y a des travailleurs pauvres dans notre pays.

Nous sommes passés de 12 % de salariés payés au SMIC à 17 % de salariés payés au SMIC avec un SMIC à 1430 € nets par mois. Mais comment on vit avec un tel salaire quand on voit comment les factures ont explosé ? Donc nous avons besoin aujourd'hui d'avoir un salaire brut qui permette véritablement de financer la protection sociale. Il y a une chose sur laquelle je suis entièrement d'accord avec le discours que disent que tiennent les chefs d'entreprise et quand je serai président de la République, nous devrons travailler ensemble.

Donc, on devrait bien se mettre autour de la table pour répondre à la nécessité de reconstruire la France, de reconstruire une France qui redeviendra une grande nation industrielle dans le monde. Reconstruire une France qui redeviendra une grande nation agricole capable de nourrir sa population et d'exporter aux autres pays. de redevenir une grande nation en matière d'éducation et d'accès au savoir au lieu d'être en bas de tableau comme on vient de le voir aujourd'hui. De redevenir une grande nation qui sait soigner toutes celles et ceux qui en ont besoin aujourd'hui, ce qui n'est plus le cas parce qu'on a plus accès aux médecins ou au spécialistes.

Ce déclassement, il existe aujourd'hui et pour parvenir à ça, nous avons besoin de produire plus de richesse. Je suis 1000 fois d'accord de produire plus de richesse mais une richesse socialement utile et respectueuse de l'être humain comme de la planète. Alors justement et c'est le cœur du débat et je finis là-dessus et c'est pour ça et c'est pour ça que on va utiliser les mêmes mots produire plus de richesse. Mais nous nous voulons participer aux décisions sur comment on produit, pourquoi on produit pour qui on produit. On veut siéger dans les conseils d'administration et je revendique la parité sociale dans les conseils d'administration.

Que les salariés puisse partager à parité avec les actionnaires toutes les décisions les concernant dans l'entreprise. Pourquoi on produit ? Qu'est-ce qu'on produit ? Où vont les richesses ? À qui on les distribue ? Comment on investit dans l'entreprise ? Comment on investit en France pour l'économie française, pour le monde du travail, pour nos enfants ? C'est ça l'enjeu, c'est la démocratie. c'est reprendre le pouvoir sur notre outil de travail. [acclamation] Alors, tout ça euh tout ça nécessite évidemment euh des moyens. Euh Patrick Martin, vous avez commencé euh à l'évoquer. On vous donnera la parole sur ce sujet juste après Fabien Roussell.

Mais après 10 années de macronisme, euh effectivement euh le le déficit dépasse les 5 %. La dette augmenté de 1255 milliards depuis 2017. Euh il y a un débat entre vous sur qui euh qui doit payer l'addition. Euh en quelques mots, Patrick Martin pour vous. Non, enfin moi je je partage, je le dis à mon tour, cher Fabien Russell, je partage l'objectif, je partage le diagnostic, je ne partage pas les solutions. [grognement] Et et je voudrais juste là aussi s'il y a plus que le chemin. Ouais.

On va réussir à trouver des chemins qui fait que la France va s'en sortir quand même parce que c'est le débat que nous pouvons avoir, excusez-moi, de cet échange mais il nous arrive d'échanger avec Patrick Martin justement sur les projets que nous avons, les projets de société, ce n'est plus possible pour financer tout ça qu'il y ait des marges à deux chiffres dans des grands groupes. Il va falloir que chacun mette la main à la poche, que ce soit les grandes entreprises comme l'État.

l'État ne pourra pas tout payer et les entreprises vont devoir participer et c'est bien pour ça qu'il va falloir qu'on fasse un bout de chemin quand même pour reconstruire la France et ne pas se regarder en chien de faillance. Ben d'abord, on se regarde pas en chien de faillance, en tout cas nous deux, hein. Il y en a d'autres qui sont plus compliqués, on va dire. Euh petite petite précision, les retraites c'est pas un salaire différé. Les actifs payent les retraites des retraités par définition.

Et quand on regarde les enquêtes d'opinion, nos jeunes en particulier, moi je parle beaucoup des jeunes, nos jeunes en particulier, mais c'est vrai, en moyenne de la population ne croit plus en l'avenir de nos régimes de retraite. Et ça Ah ! S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Et donc c'est de notre responsabilité, d'autant que là je m'exprime en tant que partenaire social, on est malgré les interférences permanentes de l'État en charge de un certain nombre de de ces régimes sociaux. Je suis parfaitement conscient des responsabilités qu'on doit assumer. Ça n'enlève rien au fait que faut pas inverser l'ordre des facteurs. On en est où ? L'ambiance en témoigne.

On en est à se crêper le chignon, à se chercher des pou. Pourquoi ? Pour gérer la pénurie. Donc quand je dis il faut pas inverser l'ordre des facteurs, je reviens toujours à ça. En redonnant de la puissance, je serais même tenté de dire de la fierté à la France, en luttant contre la fracture territoriale, en luttant contre la pauvreté, il faut qu'on recrée de la richesse dans ce pays. Comment peut-on créer de la richesse ? Ça ne se ça ne ça se déc ça ne se décrète pas. Il faut qu'on réunisse les moyens de la prospérité. Alors vous m'interpellez sur le bilan de des deux quinquenas parce qu'on est quasiment au terme du deuxè de monsieur Emmanuel Macron.

Les choses se sont catastrophiquement aggravées depuis 2024 parce que il y a plus de fil conducteur. On sait pas où on va. C'est des coups de godis. Ça tire à UIA. Ça crée du stress chez vous. Ça crée du stress chez nous. Enfin, je rappelle quand même qu'on est on a battu le record historique de faillite d'entreprise. Je vous signale le chiffre m'a été Non, s'il vous plaît, s'il vous plaît, on écoute. Le chiffre m'a été donné hier. On gère, moi je m'en honore et je vous le dis, intégralement financé par le patronat, le régime AGS. Qu'est-ce que c'est le régime AGS ? C'est le régime qui prend en charge les salaires dans les entreprises en procédure collective.

C'était déjà en forte progression à date l'année dernière. C'est à 28 % de plus cette année. Donc on est un peu placé nous aussi pour savoir que la période est très difficile. Et à l'occasion de notre ref, notre université d'été d'il y a 10 jours, on a publié une enquête qui a 66000 réponses de chefs d'entreprise. 66000 réponses. À 82 % ils expriment leur inquiétude pour leur avenir personnel et pour l'avenir de leur entreprise.

Donc je pense qu'il une forme d'urgence à non pas à effacer mais à dépasser un certain nombre de postures peut-être les miennes y compris pour que on réunisse les voies et moyens de la manière la plus consensuelle possible en laissant de côté des gens qui ne cherchent qu'une chose c'est la pagaille la violence et la fracturation pour essayer comme ça s'est fait à certaines époqu dessiner un avenir pour nos jeunes et pour nous tous. Mais vous êtes d'accord Patrick Martin ?

Vous êtes d'accord que si on lance un grand plan de réindustrialisation de notre pays, si on double la production manufacturière en France pour créer en France ce dont nous avons besoin en France, ne plus être dépendant des masques comme on l'a vu pendant le Covid, ne plus être dépendant de certains médicaments, ne plus être dépendant dans la chimie, dans la sidérurgie, de certaines puissances. Si nous doublons la production manufacturière, nous allons créer 2 millions d'emplois dans notre pays. Ce sont les 2 millions d'emplois qui ont disparu dans l'industrie. Ces 2 millions de salariés, d'ingénieurs, d'ouvriers qualifiés qui vont cotiser pour le système de retraite par répartition.

C'est donc de la richesse qui va rentrer pour financer la sécurité sociale. Et donc la solution, c'est pas la capitalisation. La solution, c'est de créer des emplois qui cotisent et qui vont financer les retraites d'aujourd'hui. Et c'est pour ça qu'il ne faut mettre au cœur de la reconstruction de la France le travail, la création d'emplois, l'industrie, la relocalisation de l'activité. Et moi je suis et je suis pour donner des marches de manœuvre aux entreprises. Pour cela, nous ne disons pas plus d'aides publ.

Nous disons que les aides publiques, l'impôt des Français versé aux entreprises doit être versé sur des critères qui conditionne cet argent à la création d'emploi, à l'investissement en France, au respect de normes sociales, écologiques, à la parité salariale, femme, homme. On ne peut plus verser de l'argent public à des entreprises qui délocalisent, à des entreprises qui versent des dividendes. C'est comme si l'État faisait un chèque aux actionnaires. Ce n'est plus possible. On a plus les moyens de ça. C'est pour ça que l'argent public doit permettre aux entreprises d'investir en France sous critère.

Et deuxème volet, moi je suis vous proposez de supprimer les cotisations sociales mais moi au contraire je ne veux pas ça. Bah vous on rapproche le brut du net. Il y a plus de cotisation peu au prou. En revanche, nous pouvons donner des marges de manœuvre nouvelles aux entreprises et c'est comme ça que je m'adresse au chefs d'entreprise. Baisser le prix de l'électricité, leur garantir de l'électricité décarbonée, stable, pilotable. C'est le projet que nous avons. Faire en sorte de baisser les prix des assurances qui se gavent comme jamais. Je propose de nationaliser le groupe AXA. Oui, il y a des nationalisations qui sont utiles.

Alors et vousz et vous verrez qu'avec une assurance publique, vous allez gagner de l'argent. Je suis pour que même nous puissions agir sur les loyers que payent les entreprises parfois et qui sont elles-mêmes, eux-mêmes exorbitant. Il y a des marges de manœuvre à donner euh aux entreprises. Et alors enfin, les intérêts bancaires, les intérêts bancaires. Les banques ont parlé de la dette depuis 1979 que la France est obligée d'emprunter auprès des marchés financiers des banques. La France a versé 1350 milliards d'euros d'intérêt bancaires aux banques. C'est la moitié de notre dette.

Justement, on se fait plumer par les banques et les banques, je vais vous donner les noms, il y a les banques américaines JP Morgan, Goldman Sac, mais il y a aussi les banques françaises, BNP, société générale, Crédit agricole. Alors, les mêmes qui nous disent faut payer la dette mêmes qu'il soirent compte les billets. C'est des voleurs. Cela aussi, on nationalise et on reprend le pouvoir sur l'argent. On a on va on va prendre les sujets les uns euh après les autres. On évoquait euh la question des aides publiques aux entreprises. Il y a un rapport sénatorial qui a été publié par Fabien G par ailleurs directeur de l'humanité. 211 milliards d'aide d'aide publique aux entreprises.

Fabien Roussell parlait de conditionner ses aides à des critères sociaux environnementaux. Est-ce que vous pensez euh que c'est une contribution qui doit falloir envisager dans le contexte actuel ? Je ne peux pas laisser Fabien Roussell dire ce qu'il a dit. C'est normal. Les banques, les banques et les assurances prêtent l'argent de qui ? De leurs déposants. Leou et parmi les déposants majoritairement des déposants étrangers. La dette française est détenue majoritairement par des étrangers. Donc moi je veux bien c'est comme le capital des le capital de total est détenu est détenu à combien par des étrangers Fabien ?

Plus de la moitié 85 % 85 % et ça vous choque pas mais si ça me choque et je Et ben donc reprenons la main. Mais bien sûr que ça me choque. Et pourquoi notre dette publique est-elle détenue majoritairement par des étrangers ? Vous pouvez pas demander à un épargnant japonais d'être un patriote français. Il est patriote japonais. Vous ne pouvez pas demander à un investisseur particulier américain d'être un patriote français. Il peut être francophile, c'est pas le sujet. Il défend son argent plutôt qu'il défend la France et il défendra les États-Unis ou le Japon avant de défendre la France. Bien.

Donc le problème de fond et ça a été dit au détour d'une phrase, c'est que on n'a pas réuni les moyens de constituer une épargne française fléchée vers l'investissement. C'est ça le vrai problème. Donc quand la majorité des entreprises, la majorité en moyenne des entreprises du CAC 40 est détenu par des actionnaires étrangers, on est pieds et points liés. Ces gens-là demandent des rendements, alors on va leur dire non, il faut baisser vos rendements. Mais ils vont prendre leur clic et leurs claques. Ils vont prendre leur clic et leur claqu et personne pourra leur reprocher de ne pas être des patriotes français. Moi, tout mon argent est dans ma boîte.

Alors, je suis là aussi décontracté pour vous dire mais c'est c'est une bonne question sur la propriété des entreprises aujourd'hui et des grands groupe et des banques et des grandes filières stratégiques comme Total comme Arcelor Mital parce que ces grands groupes dont nous avons besoin, il y a pas de voiture de boîte de conserve sans acier venant de Mital. Or, Mital aujourd'hui appartient à un actionnaire qui peut partir du jour au lendemain décider de fermer la boîte et que l'on ne produise plus d'acier dans notre pays. Donc la question de la réappropriation de l'outil de travail de nos filières stratégiques, elle se pose en grand.

Et c'est pour ça que nous parlons de nationalisation ou de nationalisation temporaire. De nationalisation temporaire quand c'est nécessaire. Il y a des boîtes aujourd'hui qui sont menacées. Je vois les forges euh de Bretagne, je vois fibre excellence en Occitanie. Je vois Valdune qui produit des aciers euh des essieux dans le nord pour le ferroviaire. Des entreprises uniques, stratégiques, les seules à faire ça en France. Demain, on fait quoi ?

On les laisse partir à l'étranger, on les laisse fermer, on les met entre les mains de de capitaux extérieur où on dit "C'est essentiel au pays, c'est essentiel pour nos territoires." Et bien on fait tout pour conserver des savoir-fa et la France, la BPI, la Caisse des dépôts, elle rentre temporairement dans le capital de ces groupes pour pouvoir les conserver parce que nous considérons que c'est stratégique. Moi, je combats pas l'étranger, mais les capitaux étrangers. Ceuxa, s'ils veulent continuer à nous exploiter, ils peuvent partir. Ils peuvent partir et l'argent qu'il y a dans les banques, c'est le nôtre. C'est celui que l'on dépose tous les mois.

[acclamation] Et on le fait parce que nous n'avons pas le choix, parce que la loi dit que c'est comme ça. On doit on doit leur donner notre argent tous les mois. On peut plus, c'est plus en liquide, c'est plus tous les 15 jours comme ça se faisait avant il y a longtemps. Et je demande pas à ce que ça revienne comme ça, mais le fait que les banques aient notre argent dans dans leur dépôt, ça veut dire que quand même on est intéressé quand même de ce qu'ils font de notre argent. Or, ces banques avec notre argent décident de prêter à l'État à des à des taux d'intérêt feramineux.

Ils nous tiennent par la dette ils nous disent avec notre argent, on veut bien continuer à vous prêter mais il faut faire une réforme des retraites et que les Français il travaille jusqu'à 70 ans. Mais jamais, c'est notre argent et je veux que les banques prêtent à qui on le dira et au tôt que nous on décidera avec notre argent. Martin, on on voit quand même que même si vous avez des chemins différents, vous plaidez tous les deux pour une réindustrialisation du pays. On sort de 10 années de politique de l'offre avec pour bilan un chômage qui repart à la hausse et qui dépasse les 8 %. La CGT recensait au printemps quelques 550 plans de suppression d'emploi.

Quel bilan vous tirez les uns et les autres de cette relance industrielle et de ce de cette politique de l'offre ? Patrick Martin pour commencer. Alors, je vais répondre en rebondissant sur le la perche qui m'a été tendue s'agissant des aides aux entreprises. Je suis intervenu ici même avec Fabien Guel l'année dernière pour parler de son rapport. Il vient de me remettre son livre que je lirai avec grand intérêt. Mais il peut pas y avoir de poids de mesure.

Curieusement, on parle moins d'un autre rapport sénatorial qui est sorti il y a 10 jours et qui lui rappelle que déduction faite de ces aides qui franchement si on les analyse précisément ne vont pas majoritairement vers les entreprises à proprement en parler. Le deuxième rapport établi que malgré tout les entreprises françaises restent les plus taxées au monde. C'est ce que j'appelle Fabien Russell ne pas inverser l'ordre des facteurs. Évidemment que je rêve qu'on réindustrialise. Moi, je je suis industriel. Bon, et mes clients sont industriels. Donc à tous égards, je suis motivé par ce sujet-là.

Mais pour faire venir de l'argent pour euh comment dire sédentariser de l'épargne française au bénéfice de notre industrie, de nos territoires, et ben il faut qu'on ait des conditions d'équité, de compétitivité. Je continue en disant quoi ? en disant que le MEDF en 2018 a installé un comité souveraineté et sécurité économique. Donc on découvre pas ça aujourd'hui parce que malheureusement chaque jour chaque jour l'Europe est déficitaire d'un milliard d'euros à l'égard de la Chine qui nous agresse littéralement sur tous les secteurs d'activité stratégique au détriment de notre souveraineté. Le sujet on l'a donc précisément en tête.

Il faut en amont que pardon d'insister lourdement là-dessus, on redresse le niveau de qualification de compétences de formation de nos jeunes. Le classement PISA est tombé. Alors ça s'effondre dans tous les pays occidentaux mais en France encore plus. Ça progresse tous les pays asiatiques. C'est ça la mère de toutes les batailles. On est dans une économie qui mute à toute vitesse. Il va y avoir l'intelligence artificielle. Il y a il y a tout le tout ce qui tourne autour du digital. Il y a les biothèques et cetera. Si on ne traite pas d'urgence ce sujet qui est en amont de tout et moi je vais vous dire un truc qui va peut-être vous surprendre et qui sera retenu contre moi.

Les pays les plus performants au monde, y compris en terme de salaire, les pays les plus performants au monde, ce sont pas nécessairement les pays qui ont le régime fiscal le plus favorable. Ce sont les pays qui ont le plus investi sur les compétences, la formation et la jeunesse. Qu'est-ce que fait le Maroc actuellement ? Maroc. Au Maroc, vous avez 49 % de femmes dans les écoles d'ingénieur. En France, on est à 23 % et ça baisse. Pour les intéressés, pour ces femmes, pour le pays lui-même. C'est un scandale. Et tout le monde se voile la face en disant c'est une fatalité. Et ben non, moi je ne me résigne pas à ça.

Ça ne répond pas à toutes les questions soulevées par le sujet qu'on évoque, mais je pense que c'est la pierre angulaire, c'est la mère de toutes les batailles. Le pouvoir d'achat, les compétences, la productivité, le logement euh et tout quanti sur le bilan de la politique de l'offre, Patrick Martin, sur le bilan de la politique de l'offre, qui la politique de l'offre, écoutez, euh elle a elle a généré peut-être pas à elle seule 2 millions d'emplois. On est loin de l'objectif que le le président Macron s'était fixé d'arriver à 5 % de taux de chômage qui est d'ailleurs le taux de chômage d'un certain nombre de pays pardon libéraux. Mais enfin, on a créé 2 millions d'emplois.

La trajectoire s'est inversée. Pourquoi la trajectoire s'est-elle inversée ? Elle s'inversé pour des raisons extérieures cette concurrence chinoise, cette concurrence américaine qui est également extrêmement brutale. Le la guerre en Ukraine qui a fait exploser avant que ce soit le détroit d'Ormuse le prix de de l'énergie. Mais enfin tout ça vaut pour tous les autres pays européens. Pour tous les autres pays européens. Le vrai problème en en tout cas le facteur aggravant pour la France c'est qu'on a plus de fil conducteur, on a plus de récit, on a plus de projets commun et on n'arrive pas à part quelques bonnes volontés à se réunir sur une ambition qui passe par la réindustrialisation.

Mais je radote et je l'assume d'abord par la jeunesse. Alors juste du coup sur réindustrialisation, vous vous l'évoquiez quelques quelques minutes auparavant Fabien Roussel. Euh on entend là Patrick Marquin évoquer aussi les questions d'éducation. Euh qui dit éducation euh dit euh service public en tout cas euh dans votre dans votre projet, ce qui nécessite euh aussi euh des des financements. Euh du coup euh ça ça rebondit avec ce que vous disiez sur la fiscalité. Est-ce que la France a aujourd'hui les moyens de financer ses services publics ? On se dirige vers un budget d'austérité présenté par Sébastien Lecornu avec des des couples dans les dans les dépenses publique.

Est-ce que là c'est un le cœur de l'enjeu des des prochains mois pour vous là dans la bataille budgétaire qui s'annonce sur la reconquête industrielle ? Est-ce que ça passe aussi par ces financements publics y compris dans notre système éducatif ? Bien sûr, on va mener cette bataille budgétaire, mais je ne veux pas laisser passer ce qu'a dit Patrick Martin et pouvoir donner des arguments à celles et ceux qui nous écoutent parce que tous les jours ils nous disent que la France est le pays le plus taxé. C'est faux.

C'est archi faux parce que quand ils disent ça, ils additionnent en France les impôts que payent les entreprises et les cotisations qu'elles payent sur les charges, sur les sur les salaires. Ce n'est pas la même chose. Les cotisations permettent de financer la santé et la retraite. Il faut les enlever. Ce ne sont pas des taxes, ce ne sont pas des impôts, ce sont des cotisations. Et si on devait se comparer avec les États-Unis, [acclamation] il faudrait ajouter aux États-Unis ce qu'un salarié américain doit payer quand il a le cancer, il est obligé de vendre sa maison.

Or, quand on compare la France avec les États-Unis, on ne compte pas ce que les Américains doivent payer en terme d'assurance pour pouvoir euh la santé, pour pouvoir avoir droit à la retraite. Et c'est comme ça qu'ils disent que nous sommes nous ici plus taxés. Ce n'est pas vrai et c'est pour ça qu'il faut mettre de côté le financement de l'accès à la santé et à la retraite et ne compter que sur les impôts. La réalité, la réalité c'est qu'avec Emmanuel Macron, il a tellement baissé la fiscalité sur le capital et sur les grandes entreprises, même pas les petites, un peu sur les petites, qu'aujourd'hui ces grandes entreprises, elles payent moins d'impôts que les petites.

Ces grandes entreprises en plus sont beaucoup à faire de la fraude fiscale, de l'optimisation fiscale. Ils sont bardés d'avocats fiscalistes. [acclamation]

39:56
Non speech

[applaudissements]

39:57
Locuteur

Quand ils réalisent des bénéfices, une partie de ces bénéfices s'en vont dans des holdings situés en Belgique, au Luxembourg. Une partie de ces dividendes partent ensuite au Panama dans des paradis fiscaux. On se fait voler tous les jours. C'est un coup de poignard dans le dos de la République et c'est pour ça que ce combat pour la justice fiscale, nous devrons le mener ensemble. Et c'est pour ça que je veux des salariés dans les entreprises pour avoir l'œil et le regard sur la gestion de l'entreprise, la gestion des r des richesses. On ne peut plus se faire voler, on ne peut plus se faire exploiter comme on le fait aujourd'hui.

Juste en en deux mots, on va vous laisser réagir Patrick Martin. Mais pour être dans dans le concret, prenons l'exemple de Total qui a enregistré des bénéfices record notamment liés à la guerre à la guerre en Iran. Concrètement, comment on les fait ? les fait contribuer plus. Mais c'est simple, monsieur Pouyané aujourd'hui est en train d'engranger avec son groupe des bénéfices en profitant de la guerre. Il se comporte comme le groupe Renault qui a fait des bénéfices pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est la même peine qui doit être exécutée, c'est-à-dire la nationalisation sanction à l'encontre d'un groupe qui réalise qui va réaliser 20 milliards d'euros de bénéfices et nous fait payer aujourd'hui l'essence à plus de 2,20 €. Monsieur Pouyané se paye 10 millions d'euros par an. 1 million d'euros par mois. Cela doit cesser. Ce n'est plus possible. Nous ne sommes pas des moutons. Nous allons arrêter de nous faire tondre. Je dirais même que la tonte doit changer de camp. Et c'est à eux que nous allons prendre l'argent, les bénéfices pour qu'ils retournent dans la poche de nos concitoyens.

Nous devons baisser immédiatement le prix de l'essence, baisser la TVA sur l'essence, la faire passer de 20 à 5,5. Ça fait baisser de 26 centimes le prix de l'essence. Nous demandons de supprimer la contribution énergie que l'État a mise sur l'essence, c'est 15 centimes par litre d'essence. Quand on fait les deux, ça fait 40 centimes en moins sur le prix du litre d'essence. Mais enfin, c'est une mesure de bon sens que une nation, un pays protège son peuple, ses concitoyens et protège ses entreprises. Ce prix de l'énergie, ça nous tue à petit feu. Mais ça tue les entreprises à petit feu.

Réveillez-vous, vous devriez être avec nous à manifester sur les ronds-points dans les jours et les semaines qui viennent. Est-ce que Est-ce que voilà vous Patrick Martin, est-ce que vous vous comprenez que les profits engrangés sur la crise et notamment la crise provoquée par la guerre en Iran, ça puisse nourrir une colère sociale dans le pays ? D'abord, je voudrais rappeler que c'est la France et le MEDF 1 soutien qui a poussé pour qu'il y ait un impôt mondial 15 % minimum. Vrai ou faux ? Oui. Oui.

Bon, ensuite, c'est la France et le MEDEF est très en soutien qui pousse pour que l'Europe instaure la préférence européenne pour qu'on se prémunisse autant que possible de pratiques agressives, déloyales de certains concurrents extraeuropéens. Mon troisème point, c'est que moi jamais je ne me livrerai à des attaques personnelles. C'est trop facile d'attaquer des gens, surtout quand ils sont pas là. Est-ce que c'est monsieur Alors, je suis prêt à faire un débat avec monsieur Pouyané quand il veut devant les Français et que chacun rentre des comptes mais qu'il viennent le faire.

Alors, c'est une mauvaise boutade, mais je suggérais avant qu'on monte sur scène euh à Fabien Rousell qu'on appelle monsieur Trump pour lui dire de se calmer un petit peu sur le D3 d'Ormous. C'est quand même pas monsieur Pouyané ni Total Energie d'ailleurs qui a déclenché ni la guerre en Ukraine ni les hostilités dans le détroit d'Ormuse, enfin au Moyen-Orient.

Bon mais je reviens je reviens enfin s'il vous plaît s'il vous plaît je reviens sur ce point-là et et pardon j'ai pas parlé du nucléaire sujet sur lequel on est parfaitement d'accord et sur lequel on aura pas le temps de revenir aujourd'hui parce qu'il nous reste seulement quelques minutes il y a d'autres débat derrière donc on vous écoute c'est pas tout à fait innocemment que j'ai rappelé tout à l'heure qu'à 85 % le capital de Total était détenu par des étrangers est-ce que Total fait des bénéfices en France ? Non.

Attendez, je là si s'il vous plaît si vous si vous avez 3h si je suis encore vivant hein, si vous avez 3h moi mon entreprise travaille en au Nigéria, en Angola, au Congo, au Gabon, je peux vous dire que ces états taxent et c'est normal d'une certaine manière, c'est même parfaitement normal, taxent les producteurs de pétrole. Alors si on doit taxer deux fois les mêmes, bon c'est un sujet, on peut en débattre mais voilà moi je veux pas rentrer dans ce dans ce genre d'attaque personnelle. J'en fais parfois l'objet au-udelà de l'attaque personnelle. Juste en quelques mots parce que vraiment on a on a plus beaucoup de temps et on voudrait vous laisser un petit mot de de conclusion à chacun.

Mais du du coup au-delà de la question de Patrick Pouyané en personne, la question de la contribution de ces grandes entreprises qui font des profits des profits records, c'est une règle, on peut la remettre en question. C'est pour ça que j'évoqué l'impôt mondial. On est taxé dans le pays, on fait des profits. Et donc je pensais avoir été clair. Si Total est taxé au Qatar sur sa production de gaz, on peut imaginer taxer total une deuxième fois en France. Je connecte avec les actionnaires, ils diront les Français sont des timbrés. Les Français sont des timbrés. Donc Total qui quand même fait vivre des dizaines de milliers de d'emplois en France. Et monsieur Pouyan est un patriote, je le dis.

partira avec arme bagage. Non non. Bon, écoutez, si non mais on se porterait on se porterait mais vraiment beaucoup mieux si on avait à faire que à Exon à mobile et cetera. Alors là, ça serait royal, ça serait le le le la fête. Ce sont quand même des entreprises françaises. Euh non, évidemment, je ne parlais pas de celle-là. Euh mais bon, on on voit bien qu'on règlera pas ce débat-là qui sera amé à se à se poursuivre tout au long de la fête de l'humanité. Euh juste en quelques mots euh pour conclure justement puisque ce débat a été euh euh largement traversé par l'opposition euh capital travail.

Est-ce que vous dans les mois à venir alors que s'ouvre la campagne présidentielle, c'est sur ces enjeuxlà euh ces enjeuxl est-ce que c'est ceux qui doivent être prioritaires pour les mois à venir ? Oui. Euh moi je vois bien ça, je le comprends. Euh le sujet numéro 1, c'est le pouvoir d'achat. Est-ce qu'on va répondre au pouvoir d'achat en lançant des débats souvent polémiques, souvent instrumentalisés qui n'ont rien à voir avec l'économie, avec l'entreprise, avec le pouvoir d'achat ? Et nous, c'est ce qu'on s'emploie à faire. D'abord parce que le MEDF a une vocation économique et sociale.

On veut constamment ramener le sujet sur les faits, sur les réalités et éviter de tomber dans le panneau de ceux qui ne cherchent que la pagaille. Fabien Roussell, pour conclure, est-ce que le ton de l'élection présidentielle qui s'annonce doit justement porter sur les questions économique, sociale ? Bon, d'abord euh je remercie Patrick Martin parce que aux universités d'été du MEDDE, il a pu euh mettre ces questions économiques de dette, de travail et de salaire à l'ordre du jour. Bien sûr, je peux pas reprocher au MDF d'avoir une vision libérale, mais c'est le débat que nous allons avoir à l'occasion de cette élection présidentielle.

Et il y a effectivement deux choix de société qui vont s'affronter sur cette question du travail. Il y a la vision libérale avec cette volonté de mettre à mal notre modèle social, de mettre la main sur les 600 milliards de la sécurité sociale et puis de demander toujours plus au travailleurs et puis il y a la vision que nous nous allons défendre à gauche et que moi je vais défendre. Et moi il y a deux sujets que je souhaite mettre au cœur de cette campagne. Deux grands défis que nous devons relever sans lesquels rien ne sera possible y compris en matière de financement.

ces deux défis, c'est la question de la paix parce qu'il n'y a pas de progrès social sans paix parce que l'économie de guerre, elle pèse sur la France pas que nous voulons plus de sécrouver une France qui se bat pour la paix dans le monde et pour la paix en Ukraine. Et la deuxième bataille, c'est celle de l'énergie parce que nous avons les moyens de pouvoir répondre au besoins de notre pays, d'engager la transition écologique qui est nécessaire et nous pouvons le faire si nous investissons fortement dans cette bataille de l'énergie avec des énergies renouvelables, hydrauliques et nucléaires.

Elle est essentielle pour répondre aux besoins du peuple, pour baisser les factures, mais aussi pour planifier la transition écologique. Certains font la guerre comme Trump pour le pétrole, pour l'énergie. Et bien nous, nous voulons la paix et se servir de l'énergie comme un bien commun. L'énergie ne sera jamais une marchandise, ne sera là jamais l'objet d'une guerre impérialiste. L'énergie doit être accessible à tous et pas cher. Alors, on le voit, c'est un débat euh qui aurait pu durer euh largement plusieurs heures.

Euh évidemment, il va être, je le disais à l'instant, appelé à se poursuivre non seulement tout au long de cette fête de l'humanité, mais évidemment dans les mois à venir, dans la perspective de la campagne. On vous remercie. très chaleureusement l'un et l'autre

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