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interviewBackseat· 29 novembre 2024 59 min

Communes : c'est la dèche ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

salut à tous bxsit c'est le Talk showow d'actualité politique sur internet si vous voulez nous soutenir n'hésitez pas à rejoindre le club backsits pour 15 € par mois en cliquant sur le lien dans la description on va parler d'un sujet qui fâche en ce moment puisque c'était début octobre dernier lors de la présentation de la mouture du budget par le gouvernement de Michel Barnier qu'on a appris que le gouvernement engageait 40 milliards d'euros d'économie 20 milliards d'euros pour l'État 15 milliards d'euros pour la CC et 5 milliards d'euros pour les collectivités c'est de ça dont on va parler aujourd'hui avec vous l'État va donner moins d'argent qu'avant aux collectivités territoriales Stéphane très concrètement tu es le président de la scène saque est-ce que ça représente pour ton département le problème c'est que ce chiffre il varie tous les jours et on en est on n'est pas totalement sûr qu'il soit vrai parce que le gouvernement nous dit 5 milliards les spécialistes des finances des collectivités disent que c'est plutôt 10 milliards en tout cas ce que je sais c'est que si je prends les premières annonces du Premier ministre bah ça fait surtout 400 millions en moins pour la scè saint demi 40 millions en moins pour la scène Saint- demi c'est l'équivalent par exemple du budget de de tout ce qu'on consacre pour la culture et au moins la totalité également du du budget des sport puis qu'on y consacre à peu près 35 millions d'euros par an ça veut dire ça veut dire attends que si tu supprimes toute la culture et tout le sport en sc ça fait encore pas le compte ça fait tous pas comp et toujours pas le compte euh bon sauf que déjà le Premier ministre qui est qui est venu parler au département il y a quelques jours à Angers je suis reparti d'Anger je me suis dit ah c'est peut-être pas tout à fait 40 millions c'est peut-être maintenant 25 millions bon mais c'est toujours 25 millions milliard non non mais pour mon département pour mon département non ou alors là bon j'ai plus de département dans ce et ça change tous les jours et ça change tous les jours ok fan toi tu Esmer d'une ville de 500 habitants oui ça représente quoi pour toi ces annonces de de de baisse de de dotation alors effectivement il y a l'aspect dotation globale de fonctionnement qui est une recette sur le fonctionnement des des collectivités des des communes en fait donc effectivement on a peur de voir baisser cette contribution mais j'ai envie de de vous dire que ça ça a déjà beaucoup baissé depuis un certain nombre d'années donc il y a déjà des communes qui touchent plus rien qui ont plus de dotation globale de fonctionnement et après là où ça nous fait peur c'est qu'aussi pour les petites collectivités nous on vit beaucoup des subvention en investissement c'estàd quand vous faites un gros projet par exemple vous allez réhabiliter votre école et ben vous pouvez pas le faire seul parce que vous avez pas la trésorerie nécessaire donc vous allez demander des subventions par exemple au département le département est un partenaire financier majeur et là effectivement on a on pouvait émerger à 50 % de de de subvention sur certains projets voir plus des fois on est à 80 % de subvention sur nos projets communaux et là on se demande si demain on pourra continuer à avoir le rythme d'investissement qu'on a eu jusqu'à présent alors effectivement tu l'as dit euh Stéphane Le le le budget est en cours de négociation vous le savez bien à l'Assemblée en ce moment c'est un bonheur euh personne ne sait exactement sur quoi on va atterrir précisément Michel Barnier a annoncé qu'effectivement il était prêt à négocier pour réduire un petit peu la la note Gérard Larcher le président du Sénat qui représente les collectivités et les territoires a dit que lui 2 milliards il pense que ce serait bien euh pas plus on va voir on va voir on va voir mais ça représente quand même euh ça représente quand même une baisse Vincent euh toi tu as fait commune de 13000 habitants la ville d'otin tu as fait tes calculs ça représente quoi alors alors d'une part on sait pas si le budget est voté parce que ça se trouve il y aura pas de budget donc on aura peut-être les dotations de l'an dernier euh c'est vrai non mais ce serait presque une bonne nouvelle pour nous c'est plutôt pas mal euh avant de de te répondre simplement de de de de dire dans quel contexte on est et pourquoi on n pas content quel que soit notre couleur politique c'est qu'on nous a dit il y a un problème de dette il y a un problème de budget le déficit affilé bah ils sont dans les recettes fiscales c'est pas de notre faute hein bon donc on arrive à 5 et demi 6 6 6,1 % de déficit c'est vrai que c'est assz scandaleux bon et oh là là les collectivités sont en déficit vous êtes mauvais on va vous taper dessus sauf que et c'est intéressant de pouvoir le dire aujourd'hui on peut pas être en déficit nous on a une règle d'or on ne peut pas emprunter comme le fait l'état l'état emprunte pour payer les intérêts d'emprunt même pas pour rembourser la dette en réalité pour payer les intérêts d'emprunt nous on ne peut emprunter que pour investir et on doit avoir notre train de vie courant c'està dire payer les salaires avec notre nos recettes courantes donc nous on peut être un peu plus endetté un peu moins endetté mais on n'est pas en déficite ça existe pas sinon c'est le préfet qui arrive la Chambre régionale des compes et il nous notre budget les collectivités sont sont de meilleurs élève que l'État pour des raisons légales pas le droit de faire du déficit sur le fonctionnement après la deuxième chose c'est comment on fonctionne ça dépend des communes mais il y a les recettes de parking de piscine de centre aéré bon voilà euh il y a les impôts locaux avec parfois des impôts qui sont historiquement élevés euh on a plus la taxehitation la taxe foncière voilà la taxe foncière principalement on a été compensé de la taxe d'habitation mais ça nous a enlevé un levier c'està dire que maintenant on peut plus que jouer sur les propriétaires je rappelle qu'Emmanuel Macron et et son gouvernement ont supprimé la taxe d'habitation ça faisait partie de ces promesses de campagne et que les les communes ont été compensées pour ce qu'elles n'avaent plus par la taxe d'habit maintenant c'est l'État qui leur donne avec parfois des discussions sur les calculs qui sont pas toujours voilà mais elles ont été compensé du produit de l'année d'avant moi quand j'ai été élu je me suis dit il y a trop d'impôts dans ma commune qu'est-ce que j'ai fait la première année j'ai baissé la taxe d'habitation j'aurais dû m'abstenir ce jourl parce que mant je suis compensé d'un montant plus bas bon donc on a plus que à jouer sur les propriétaires dans des communes où parfois on a beaucoup de logement social ou de locatif bah les propriétaires c'est pas c'est même une minorité habitants et puis ensuite on a les dotations et alors là je mets au défi quiconque mais peut-être que ce soir on trouvera à quelqu'un qui comprend qui comprend les dotations de l'État il y a certaines dotations qui sont liées euh sur des calculs d'après-gerre certaines sur des calculs années 70 des revalorisations des écrêtements et cetera en gros c'est n'importe quoi et donc euh on a on a des dotations il y a des communes qui ont beaucoup de dotations il y en a qui en ont pas les communes rurales on reçoivent très peu les villes parfois c'est beaucoup plus en proportion les habitants et donc on a un seul levier on a l'état qui qui nous donne des dotations et puis dernière chose là moi je je je suis un peu atypique je pense dans les M là-dessus mais on a cette ce phénomène de subvention pour faire des projets mais c'est quoi ce truc les subvention pourquoi on nous donne pas au début de l'année notre budget en disant vous faites ce que vous voulez les subventions quand elles viennent des autres collectivités ça peut s'entendre parce qu'on collabore entre nous mais quand c'est l'état parce qu'il y a des subventions d'État l'état nous donne un budget et ensuite nous donne des dotations pour la ruralité c'est important ce que tu dis on y reviendra effectivement en fonction d'où vient l'argent ça ne veut pas dire la même chose en terme d'autonomie financière pour les collectivités territoriales moralement juste pour finir sur ce point c'est que euh euh l'état tient un peu en laisse les élus locaux qui considèrent souvent comme des sous-traitants des politiques publiques comme des élus mineurs finalement des gens qui doivent gérer un peu le quotidien mais qui sont inférieurs à l'état sachant supérieur toutpuissant et cetera et donc euh qui nous disent bah voilà si vous refaites votre euh votre votre école et ben on vous subventionne un peu mais j'ai pas besoin que tu me subventionnes pour savoir que il faut que je refasse mon école si elle est en train de tomber en rine et on a ce système de finalement d'aller d'aller faire l'homone au vous remplissez des dossiers de demande de subvention pour que l'État accepte dans sa grande mensuétude de vous donner à quelques homones pour dire que ça on paye très cher alors les communes rurales parfois on pas l'ingénierie les gars pour remplir les dossiers nous qu'est-ce qu'on fait on payent très cher des gens très intelligents pour remplir des dossiers de subvention qui sont envoyés à l'état et qui sont lus par des gens encore plus intelligents qui coûtent encore plus cher pour nous donner ensuite des que de cerise bah le système est complètement délirant on déresponsabilise les maires on na pas de perspective ça change toutes les 5 minutes et on est dans un système où finalement on est considéré comme étant un peu inférieur et subalterne Loren toi tu nous avais dit sur le plateau de backseat que tu avais eu une réunion à la mairie une terrible réunion où tout le monde tirait la tronche parce que vous avez découvert la note de ce qu'allait représenter ces décisions du gouvernement oui après on tirait la tronche mais on était surtout énervé en fait on était surtout énervé et frustré moi je l'avais dit j'été élu en en 2020 donc pleine crise covid et cetera et donc on commence à un mandat en fait en crise sanitaire où où on est en fait bah comme tous les toutes les les Français et toutes les Françaises devant notre télé à bon bah qu'est-ce qui va se passer est-ce que les élections sont maintenues est-ce que on est confiné déconfiné machin et cetera et en fait depuis le début de de mon mandat et je suis pas la seule j'ai l'impression d'être suspendu constamment à ok que fait l'éliser que veut le gouvernement et cetera et cetera et effectivement d'avoir en fait très peu de de de marge de manœuvre dans les décisions donc là on on arrive effectivement en réunion donc il y a eu les élections donc il y a quelqu'un qui avait demandé dans le chat de quel parti politique j'étais faut savoir que je suis élu d'une liste citoyenne donc dans ma commune donc la mre c'est les ont soumis à ce qui paraît à ce qui paraît en tout cas on est on a un conseil municipal de gauche à peu près quasiment tous les partis politiques ça va de LFI à communisme PS génération j'ai oublié est-ce que je oublier quelqu'un Parti socialiste tu l'as dit deux fois non mais les écolos voilà ouais donc c'est une liste d'union de la gauche locale c'est ça et moi j'ai été élu bah sans étiquette et je le suis toujours et et j'en suis très fière et çaion mode pas trop matass de T j'avoue désolé mais mais voilà donc donc en fait pe importe no nos partis politiques peu importe nos nos nos oui de bah de de de quel parti on soutient ou pour qui on a voté on avait tous la même réaction en fait de bah on perd des millions et c'est en fait nous ça représente à peu près 15 postes euh de fonctionnaire donc c'est concrètement des gens qui travaillent dans les écoles des gens qui travaillent dans la la garderie gens qui travaillent en cantine scolaire des gens qui travaillent sur les pour les services techniques enfin la propreté et cetera enfin c'est et on se dit ok bah on fait comment effectivement c'est intéressant ce que tu dis sur peu importe l'étiquette politique c'est vrai que ça gueule de partout David Lisnard qui n'est pas le dernier des bolcheviques et qui est surtout président de l'association des mares de France tire lu aussi la sonette d'alarme et dit comme tu dis effectivement Vincent on en a marre d'être les supplétifs de l'État et et de et d'être accusé surtout de mal gérer l'argent c'est une question assez intéressante qui peut qu'on peut entendre aussi dans des débats entre entre citoyens les les les collectivités locales ne serait-elle pas dispendieuse est-ce que c'est pas un peu des puissants fonds ces collectivités qui font un milliard de trucs est-ce que tout ça est bien nécessaire ça a l'air de t'énerveré ce que je suis en train de dire Stéphan non mais c'est surtout non mais c'est surtout que en fait pourquoi on parle des col ctivités locale parce que dans notre pays sans vouloir faire un cours d'histoire des collectivités locales mais quand même il y a 40 ans à peu près il y a eu des grandes lois qui ont dit bah on arrête l'État central arrête de tout faire tout seul et de décider pour l'ensemble du pays et donc l'État a accepté de dire bah maintenant on va partager la décision et ça sera les élus locaux ceux des communes ce des départements puis des régions qui vont finalement partager la décision au plus près parce que ils connaissent mieux ils sentent mieux ils sont plus en rapport avec les citoyens et au fil des années et bien de ce projet qui était un projet politique au sens noble du terme les relations entre l'État et les collectivités locales c'est plus de savoir si qui est le mieux placé pour faire ça qui est le mieux placé pour décider comment ça s'articule c'est devenu exclusivement une discussion financière budgétaire c'est-à-dire que l'État qui ne sait pas gérer ses propres politique ses propres actions comme le disait mon collègue qui a accumulé des déficits ça fait 50 ans que l'État le budget de la nation n'est jamais voté en équilibre euh donc son seul objectif pourut être très clair c'est de excusez-moi l'expression hein mais de refiler un certain nombre de dépenses dont il ne veut plus assumer dont il ne sait plus comment assumer le financement et donc c'est ce n'est plus que ça maintenant et donc on se retrouve dans des collectivités moi je un exemple celui des départements les départements en particulier depuis 20 ans ils ont toute une partie de leur budget donc de toute façon je ne décide plus de rien je peux faire le malin mais en clair quand l'État nous dit c'est au département de payer le RSA la loocation pour l'autonomie et pour aider les personnes âgées qui vieillissent à domicile ou en établissement pour payer l'accompagne le des des prestations pour l'accompagnement des personnes en situation de handicap bah ça et c'est tant mieux moi je suis favorable au fait que ces prestations là elles doivent être partout équivalentes pour tous les citoyens sur tout le territoire il s'agit pas que l'habitant de la Creuse ou l'habitant de la scè saintis il n pas le même montant d'aide à domicile et cetera mais sauf qu'en fait on n'est plus que des payeurs enfin pour les départements aveugles moi j'ai toute une partie de mon budget pour lequel je ne décide de rien ouais le montant du R rien le montant du RSA c'est bien normal c'est le législateur qui le décide l'année dernière le gouvernement a dit il doit augmenter de 4,5 % bah monsieur le président du Département vous payez et quand il a fait quand l'État nous a donné le payaiement de ces grandes allocations individuelles il y a 20 ans il nous a dit la main sur le cœur bien évidemment puisque vous décidez pas du montant on va vous donner exactement le montant de ce que vous allez verser et en 20 ans bah on est passé d'une du d'une compensation par l'État à hauteur d'à peu près 95 % à une compensation moyenne qui est en entre 50 et 60 %. juste un chiffre pour pas en donner trop en scène saint-enis l'écart entre ce que l'État me donne pour payer ces allocations sur lesquelles je ne décide de rien et ce que ça coûte réellement au département c'est un écart de 450 millions d'euros 450 millions d'euros don si bah au fil des années il a bien fallu trouver si l'état me donnait en sc sa l'équivalent de ça je ferais le double d'investissement des routes des collèges des rénovations des des parcs et cetera et cetera et donc en fait maintenant on a un système qui est devenu en plus d'être complètement inadapté en plus complètement injuste complètement injuste c'est-à-dire que les les citoyens ne sont pas traités de la même manière par l'État sur l'ensemble du territoire parce que bah du coup un département très riche allez je vais je vais en citer un de 3 Paris haute scène et la haute savoir très riche et bien ils ont 5 à si fois plus que moi ou la Creuse ou la lait ou l'INE ou la Meuse pour faire exactement les mêmes missions ça c'est très important ce que tu dis parce qu'on entend parfois l'idée que la en France la banlieu est arrosée d'argent public il y a plein de dispositifs il y a plein de subventions il y a plein de trucs et cetera tu es président de la scène sainten le département le plus populaire de France et tu nous dis c'est exactement l'inverse c'est exactement l'inverse c'est exactement l'inverse à cause juste justement de ces relations financières entre l'État et les collectivités locales je sais pas s'il y a quelqu'un des ardenes ici donc je je je j'en veux j'en veux pas aux ardenes mais j'ai ce chiffre à l'esprit quand mon collègue des ardenes il met 1 € dans la rénovation de son collège il est soutenu à 85 % par l'État quand moi je mets 1 € je suis soutenu par l'État à hauteur de 9 % pour une raison simple c'est que l'État nous avait justement donné une aide au moment où il a donné les collèges au département il y a 40 ans il nous donnait il nous avait donné une aide sauf que depuis 15 ans il a décidé qu'elle qu'elle ne bougeer plus et donc que tu ai besoin de construire des collèges parce que la SS elle fait plus d'enfants que les ardenes ou que tu et donc donc plus de collèges que tu rénoves ou que tu construis en plus B que tu en fasses ou que tu en fasses pas on a la même on a le même montant de dotation parce que c'est figé depuis 15 ans bah voilà ça crée des inégalités et et dans cette république qui sur tous les fontons des écoles dit liberté égalité fraternité il y a un truc qui va plus il y a quelqu'un dans le chat qui demande la part de la dotation de l'État ça représente combien dans le budget d'une collectivité tu saurais dire Fanny c'est très variable on peut pas répondre à ça si je prends l'exemple de ma commune qui vit beaucoup des revenus de l'hydroélectricité parce qu'on est sur un territoire avec des barrages sur la vallée du Drac moi j'ai 40000 € de dotation globale de fonctionnement sur un budget de fonctionnement d'un million donc vous voyez pour moi c'est pas ah c'est que d oui d'accord il y a des collectivités pour qui ça va représenter énormément en terme de de fonctionnement donc on peut pas avoir une lecture on a des collectivités des communes qui sont extrêmement différentes en fait donc il faut chaque fois ça demande un examen vraiment précis de de des communes parce qu'elles sont très différentes d'un d'un coin d'autre de la France mais après je pense qu'il faut qu'on fasse attention aux choses que l'on dit entre le rural et l'urbain parce que nous aussi on a on a un certain nombre on a regardé avec attention cette fameuse dotation globale de fonctionnement qui parfois peut être très inégalitaire entre milieu urbain et le milieu rural parce qu'en fait elle se elle se calcule sur la base de de la densité de population or nous on gère pas que de la de la population en fait on gère aussi de l'espace et ça c'est vraiment un message fort que souhaite passer l'association des m rureaux de France c'est qu'aujourd'hui le territoire national c'est 80 % de de ruralité et dans nos ruralités on a certes des gens mais on a aussi des espaces des montagnes des forêts des rivières et tout ça est absolument nécessaire avec les enjeux de transition écologiqu qui sont devant nous aujourd'hui c'est pas dans la matrice crise politique française il va falloir le rétablir donc nous aussi on réclame que soit revue cette dotation en fonction aussi de la préservation des espaces et des aménité rural alors qu'est-ce que ça veut dire amén PLA c'est les services rendus par nos territoires ruraux au profit de tous ça va être les sols qui captent du CO2 les forêts qui captent du CO2 et en fait ça ça nécessite des actions d'entretien et de préservation et aujourd'hui malheureusement ça rentre pas dans le calcul de la dotation globale de fonctionnement donc c'est pas parce qu'il y a pas des de la population que ça coûte rien exactement vousz tout compris eu Vincent toi ça représente quoi la dotation millions sur un budget de 25 en très gros pr donc c'est un peu moins de la moitié un peu moins de la moitié et et c'est à peu près équivalent au à l'impôt qu'on lève mais je suis entièrement d'accord c'est là où où où c'est complètement con de baisser les dotations en ce moment parce que c'est très documenté je représente les les maires d'Europe au COP j'étais j'étais à Bakou j'en reviens il y a un besoin un document é clair d'investissement dans la transition à la fois l'adaptation au changement climatique et puis la réduction du CO2 c'est c'est clair c'est dit c'est nos engagements internationaux c'est le bon sens c'est la lutte contre le changement climatique c'est même pas politique et là on nous coupant un peu les ailes B on coupe les investissements qu'on peut décider ou pas les salaires ils sont fixes on peut pas mettre dehors des gens dans la fonction publi territorial il y a plein de choses qui sont décidées et donc on va couper sur quoi évidemment forcément les investissements notamment pour la transition écologique alors juste pour reprendre sur deux points sur les collectivités sont-elles bien géré bah ça dépend il y en a qui sont bien gérés il y en a qui sont clairement mal gérés on a il y a les cor régionales des comptes qui sont là pour exactement nous on c'est la semaine prochaine j'ai mon audit final pour le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la ville donc je suis assez content pour l'instant de la tournure que ça prend mais on verra et c'est présenté au conseil municipal ça peut ensuite amener à des conséquences avec le préfet ou autres si jamais on a fait n'importe quoi et puis la deuxième chose c'est que vous le voyez à chaque élection vous le verrez dans un an la question de la fiscalité de la ville qui est bien gérée ou pas c'est souvent une question qui est au cœur des campagnes avec quelqu'un qui va dire bah regardez il dépense trop pas assez il pourrait faire des économies il y a trop de voitures dans la collectivité il y a du y a du gâi et cetera est-ce que vous avez vu à part François Baayou ça c'est mon petit côté un peu mais est-ce que vous avez vu beaucoup de politiques dans des élections présidentielles qui font la question de la gestion budgétaire du servio budgétaire de la dette de la de la gestion public leur cheval de bataille le problème c'est que aussi dans le débat public y compris lors des dernières lors des dernières élections Emmanuel Macron on avait fait un cheval de bataille c'est lui qui a fait le plus dérivé le le et du coup c'est lui qui a supprimé la taxe d'habitation et il a supprimé la taxe d'habitation il a fortement baissé plein d'impôts parce qu'il a supprimé la taxe d'habitation et nous l'ONS compensé mais derrière les les impôts ont pas été compensés donc l'état s'est emputé de d'impôts il y a eu un certain nombre de baisses d'impôts sur les ménages sur les entreprises qui étaient peut-être intelligente qui est peut-être intéressante mais qui au final en fait notre déficit est juste énorme donc on nous a baissé d'un coup l'État s'est lui-même amputé c'était j'en fini quand je faisais faisait des cours d'économie je je croyais que la théorie qu'on appelle STARF the beast STARF the beast c'est affamer la bête bte affamer la bête je pensais que ça existait pas que c'était un truc et en fait c'est un peu ce qui s'est passé c'està-dire que pour la pensée un peu néolibérale on va prendre l'état on va l'affamer le plus possible c'està dire en réduisant vraiment les recettes en baissant très fortement les impôts puis au bout d'un moment on va se rendre compte que la bête a fin et puis on va couper dans les dépenses et donc c'est c'est c'est c'est c'est une c'est assez thoron l' fait de manière empirique mais au final c'est un peu le même résult on y vient parce que j'en ai entendu et pas qu'un seul euh rappeler une idée comme ça qui serait pourquoi qu'on supprimerait pas des collectivités après tout vous connaissez le millefeuille le le millefeuille territorial tout ça c'est beaucoup d'argent public est-ce que c'est bien nécessaire dans un grand pays développé comme le nôtre d'avoir 36000 communes d'avoir des départements d'avoir des régions et en plus il y a l'état et puis ensuite il y a l'Union européenne d'abord avec cette enfin on essaie de nous expliquer que la France serait euh aurait un niveau de Collectiv était bien supérieur à tous les pays européens c'est pas totalement démontré parce que les trois niveaux dans plein de pays européens il y a trois niveaux c'est pas organisé de la même manière ça n'a pas exactement les mêmes compétences mais c'est rien ne montre que on soit totalement atypique on a une spécificité qu'il faut reconnaître c'est que on a un nombre très élevé de communes c'est-à-dire qu'on a des parfois des toute petite communes très utile oui mais je pas précise que la commune de Fanny est issue d'une fusion de deux communes bon voilà donc ça veut dire que puisque c'est 500 habitants bon donc ça veut dire qu'il y avait deux encienesis moi j'ai 40 commune il y a une commune de 5000 habitants bon euh alors que la plus grande doit avoir 100 110000 habitants c'est là qu'il faut qu'on parle des interc parce que les communes ont de plus en plus fusionné plus ou moins exactement elles se sont regroupées sont regoupé voilà comme dans d'autres pays ils ont enfin ils ont plutôt poussé voir un site voire même imposer la fusion des communes nous on a quels que soient les gouvernements personne n'a n'a fait ça mais inciter les communes à se regrouper d'ailleurs en province ça fonctionne pas si mal que ça l'intercommunalité on peut en parler c'est variableit dans la douleur par exemple en Île-deFrance ça ne marche absolument pas l'intercommunalité mais vraiment pas non notamment en 92 dans dans les départements de petite couronne 9 je ça éé imposé les Cho de regroupement ont été imposer les maires le problème c'est que en fait les seuls qui ont la légitimité démocratique ce sont les maires d' alors que plutôt que le président de l'intercommunalité à partir du moment où le suffrage universel le citoyen quand il va voter il vote directement pour son maire c'est il a le sentiment que c'est à lui qu'il doit demander des comptes le président du regroupement de commune il le connaît pas il a jamais voté pour lui directement il a pas eu le débat sur les impôts les services les et donc ça c'est quand même un problème dans notre pays en fait on on je veux dire il faut qu'on choisisse soit on on essaie de faire des plus grandes communes mais la légitimité elle est dans ce cadre là soit si c'est pas adapté ENF il faut pas vouloir tout faire donc je trouve que on a quand même besoin de se reposer un peu ce B là mais moi mon mon principal cheval de bataille c'est l'égalité entre les territoires et les citoyens ce n'est pas acceptable qu'avec les mode de les relations entre les financières entre l'État et les collectivités locales depuis la décentralisation on a créé de trop grandes inégalités ce n'est pas juste que l'État ne consacre pas la même chose les mêmes moyens un citoyen de la SA sain pour son école à un vieux des Alpe maritime ou de la Creuse c'est ça la réalité d'aujourd'hui et ben écoutez moi je n'accepte pas ça et je continuerai à dire que il faut remettre à plat il faut tout changer dans les relations financières entre l'État et les collectivités locales deuxième sujet notamment les impôts moi peut-être que je suis un j'ai un point de vue un peu différent de mes collègues maire c'est que c'est bien gentil le le pouvoir de lever les impôts au niveau local mais là aussi c'était la manière dont on avait construit la fiscalité les impôts locaux sur dans notre pays c'était très injuste tu veux parler de la taxe professionnelle la taxe d'habitation tax professionnelle la taxe d'habitation la taxe foncière je vous donne un exemple encore une fois et c'est le dernier un locataire riche du centre de Paris il peut payer il pouvait jusqu'à il y a pas très longtemps payer moins d'impôts locaux que un petit propriétaire pas très riche de clichés sousbois ou se vant en scène SaintDenis parce que personne n'a jamais eu le courage et l'État en particulier de dire il faut remettre de l'ordre dans tout ça parce que et en plus plus personne n'y comprend rien sur la manière dont tout ça est calculé et donc moi mon sujet c'est la justice la justice or notre système de décentralisation et de financement des collectivités locales il est devenu obsolète plus personne ne comprend rien et il est surtout très injuste Lorine on a vu que les relations entre l'Élysée et collectivités local ont connu des haut et des bas quand Emmanuel Macron a été élu en 2017 il avait pas beaucoup d'égards pour les collectivités il est tombé fou amoureux des collectivité au moment du covid il a dit les Mair c'est formidable c'est extraordinaire c'est trop cool heureusement qu'on était là voilà exactement et aujourd'hui bon ben voilà les collectivités doivent doivent participer aux efforts aux efforts budgéaires tu tu tu l'as ressenti dans ton dans ton mandat cette ce et CB oui bah en fait effectivement on est passé de oui bah par exemple pour les centres de santé queù beaucoup de de communes on ont investi don don faus c'était cool parce que ça permettait de que pas mal de personnes se fassent se fassent soigner donc là ils ont dit oui c'est cool vous avez bien investi de l'argent c'est vraiment heureusement vous êtes là et cetera euh mais enfin moi j'ai ressenti un un un deuxième en comment dire un espèce de revirement notamment quand il y a eu les émeutes où je trouve que il y a pas mal d'élus en fait se sentaient se sentaient abandonné en fait suite à à à au zemut après la la mort de de Nel il y a eu des bâtiments publics notamment qui ont été détruits ben nous d'ailleurs not notre mairie heureusement qu'il y avait des élus sur place pour protéger littéralement le bâtiment parce que il y a eu un côté qui a été détruit et cetera et là oui là enfin on s'est dit bah oui effectivement on est en première ligne euh enfin généralement on peut pas aller trop aller à l'Élysée et rentrer dans l'Élysée et demander des comptes mais par contre généralement les gens ils connaissent l'adresse de leur mère euh ou des des des élus des adjoints et cetera et euh et en fait on est en première ligne contre tout le mécontentement et en fait nous on finalement on doit toujours réexpliquer non mais en fait ça c'est pas nous ça c'est l'état ça c'est pas nous ça c'est le département ça c'est pas nous c'est la région et cetera et bah et on se sent pas aidé du tout dans cette mission là en fait les maires sont apporté de BAFF comme on dit et ils s'en prennent parfois qu'il leur sont pas destinés mais ils la prter des réseaux sociaux aussi parfois ouais non non mais c'est vrai c'est vrai c'est c'est c'est c'est un sujet intéressant à ce propos d'ailleurs sur le profil des des des maires toi Vincent tu as tu as un CV un peu parti un peu particulier pour un maire tu es tu t' as fait loui le grand à chaussée sciencep tu as été professeur de en affaires européennes à l'université de New York tu as tu es très proche du milieu des start-ups et de l'innovation et tu t'es présenté à une élection municipale dans ta commune de de 13000 habitants c'est intéressant ça euh et puis j'ai été élu avant 30 ans ce qui représente 0,1 % des maire et depuis 7 ans je suis toujours le plus jeune mè de mon département donc j'attends à chaque renouvellement ver voilà j'espère qu'en 2026 je serai toujours là mais qu'il y aura quand même des gens plus jeunes que moi pour prendre la la relève mais alors qu'est-ce qui t'a attiré dans le boulot de mer parce que moi j'ai l'impression que c'est une tannée après et c'est très mal payé alors tout à fait et et et ça revient aussi il y a-t-il trop de communes en France on a 900000 candidats aux élections municipales quasiment à peu près c'est et on a 500000 élus locaux qui représente la moitié de tous les élus locaux de toute l'Union européenne donc moi je considère que oui il y a il y a trop de commune et que un maire de 80 habitants c'est plus un chef de tribu qu'un maire quand je l'ai dit d'ailleurs devant les maires ruraux il Me' regardaient avec des gros yeux donc je serai jamais sénateur de mon département ouais c'est à peu près sûr là tu viens de te cramer hein mais vas- mais audelà de ça il y a 500000 il y a plus d'un demiillion de personnes qui sont élus avec pour la majorité qui sont bénévoles et pour ceux qui sont indemnisés enfin je sais pas si moi je peux dire he c'est 2700 € et je prends pas le maximum parce que peu de mares prennent le maximum et je pourrais Paris à 10 % de plus mais euh il y a une étude du cvpov qui est sortie jusqu'à mer de plus de 100000 ou 150000 on est en dessous du smicoraire euh et quand euh on a on a clairement beaucoup de personnes qui peuvent pas faire à pleinemps et qui ont un travail à côté les maires ruraux on peut pas vivre de de quand on est m d'une commune de de de moins de 1000 ou 1500 habitants bon et et d'ailleurs il y a des on a le droit de travailler en même temps c'est pas un métier c'est c'est c'est un mandat fonction donc c'est quand même très beau que que on a cet investissement citoyen qui soit très fort et dans mon cas comme dans d'autres il y a il y a plusieurs motivations l'étude du CP hyper intéressante aussi parce qu'elle dit qu'est-ce qui motive les gens bon c'est pas c'est c'est pas tellement l'argent euh même si effectivement dans des grandes villes ou des mandats importants ça peut être ça peut être défrayé de manière correcte c'est la reconnaissance des citoyens et puis pour certains c'est le virus de la politique c'est-à-dire que quand AS 16 ans on est en train de coller des affiches pour le oui à la Constitution européenne euh que tu parles de toi là j'avais compris je je sais que c'est un exemple très atypique he tu as dit que j'étais atypique le nom mais mais mais mais voilà quand voilà mais souvent ça peut passer par le syndicord donc c'était une passion que tu avais ouais c'est une fibre et puis après j'étais militant étudiant dans les parties jeunes et puis et puis ensuite j'aiété candidat en 2010 au fin fond d'une liste toujours du même parti orange qui a fait moins de 3 % aux élections régionales et puis ensuite je suis allé voir le maire de ma commune j'ai dit bah en fait ça m'intéresserait finalement de de pouvoir rentrer dans le conseil municipal si vous trouvez que j'ai des choses à apporter j'ai été élu j'étais adjoint le non cumule le nonom cumule qui a permis que en fait des tu es pour le non cumule ah ben je suis ultra pour le non cumule pour le N C donc tu es en désaccord avec François Baou non non mais très bien euh il a changé d'avis plusieurs fois je crois ouais plusieursis excuse-moi je te taquine non mais il y a une question pour les sénateurs par exemple les sénateurs comme sont élus par les maires est-ce qu'ils peuvent pas en même temps être Mair ce sera complètement lirant mais n'empêche que le nom cumule a permis à toute une génération de jeunes élus euh de faire que bah le maire a été élu député et puis finalement c'est un adjoint qui a été élu maire ce qu'on a vu en 2017 puis en 2020 22 24 on a vu l'effet inverse c'est que plein de Mar qui avaient été élu députés était bien placé pour le voir ont dit c'est un peu déprimant à l'Assemblée je sers pas à grand-chose c'est un peu le bordel euh je suis à Paris je connais personne personne me dit bonjour je suis dans une petite pole je passe ma vie dans le TGV ma femme m'a quitté bon tiens si je revenis mais c'est vrai c'est vrai ce que tu dis vrai on a beaucoup qui préfèrent être maire que député donc et donc on a eu l'effet inverse et c'est intéressant de l' cumule parce qu'au final il y a plus de hiérarchie avant il y avait une sorte de cour sous Sonor on était conseil municipal adjoint éventuellement conseil départemental ou conseil régional maire député et cetera dans la dans les mandats dans la progression et c'est pour ça aussi que les maires étaient assez âgés maintenant finalement comme on peut pas être maire et député ça je trouve revaloriser la fonction de maire qui finalement a des moyens d'action décide un exécutif à un but budget même s'il est amputé il y a quand même un budget un député à zéro budget il y a même plus en plus d'enveloppe parlementaire et donc donc je pense que ça a revalorisé le mandat et c'est aussi pour ça qu'il y a tant de de de de personnes qui se présentent il y en a qui ont des convictions politiques il y en a qui aiment bien la reconnaissance et c'est un moteur important et puis il y en a qui se disent bah oui si demain j'ai 10000 € ou 200 millions ou 38 millions et que j'ai des idées que je veux faire avancer mon territoire et je pense qu'il faut construire des stades des piscines un musée et que je le traduis et je le présente et les gens font confiance et on y va et que à la fin de mon mandat bah il y a une piscine il y a un musée il y a un stade c'est c'est aussi satisfaisant Fanny depuis le début de l'émission je te présente comme une comme une mère de petit village mais tu es une mère particulière puisque tu mets considérablement en avant l'action citoyenne tu peux nous en parler parce que ça a un lien avec les questions budgéaires qu'on aborde oui totalement ça a un lien avec les questions budgétaires qu'on a abordé ça a lien aussi avec est-ce que les petites communes ça a encore du sens dans notre organisation républicaine moi en tout cas je suis venue à à la politique par le village j'aurais pas croisé mon village je feraai pas de la politique aujourd'hui et je précise que tu étais secrétaire de mairie avant de devenir maire toi-même ou exactement moi j'ai débarqué dans le triè qui est un coin très rural parce que je je suivais mon compagnon qui qui avait repris l'exploitation agricole de ses parents et donc j'ai cherché un boulot et j'ai été recrutée par un maire qui m'a fait confiance j'ai été secrétaire de mairie de mon village de 250 habitants et en fait j'ai découvert la ruralité ce petit village moi ça a changé ma vie parce que en fait ces petites organisations qui sont le village et ben elles sont hyper importantes parce que en fait vous êtes pas invisible là-bas c'est-à-dire qu'il y a une communauté d'habitant qui est suffisamment resserré pour que chacun ait sa place son importance que personne soit laissé sur le bord du chemin la tribu dont parlait Vincent c'est un peu la tribu mais moi je trouve ça chouette en fait et quand on est dans une société du vide ça fait du bien de se sentir dans une communauté et du coup moi j'étais j'étais face à ces enjeux on est tous face à des enjeux qui sont flippants et du coup je savais pas comment m'engager et donc j'étais un peu perdu et je suis arrivée dans ce village et comme on n pas beaucoup de moyens et bah c'est c'est c'est la culture rurale en fait hein c'est qu'on fait les uns avec les autres qu'on se remonte les manches à moment c'està dire qu'on va entretenir les senti ensemble on se remonte les manches pour ouvrir le café épiceré associatif en fonction des temps de bénévolat on fait des trucs comme ça et moi je me suis retrouvée dans un réseau d'acteur hyper ouvert o on m'a dit ok tu as des compétences tu vas venir faire c là et en fait j'ai j'ai fait société avec les autres moi ça a changé ma conception de la politique où je me suis dit mais peut-être que c'est ça en fait faire faire citer ensemble construire ensemble un village où chacun a sa place où on arrive à à changer un peu le cours de l'existence parce qu'on se remonte les manches et que c'est et que c'est envisageable ensemble et c'est comme ça que je suis donc j'étais d'abord secrétaire de mon mairie de mairie de ma commune pardon où en fait il y avait on a vécu un moment de désertification rurale assez important et et et du coup moi je suis arrivée avec des compétences en participation citoyenne parce que j'avais ça un peu dans ma besace technique et on s'est mis à rêver notre village en commun et avec les citoyens on s'est on s'est dit allez on va on va pas laisser va mourir ce village on va faire des choses ensemble on a ouvert un café épicera associatif on a sauvé l'école on a fait des jardins des jardins associatif on a ouvert une carrière écae communale à gestion associatif après il y a plein de porteurs de projets qui sont venus vers nous on a ouvert un petit musée interactif de la marionnette avec les habitants les habitants viennent sur les temps d'activités périscolairire pour transmettre leur savoir leur savoir-faire aujourd'hui on a un projet de cantine ouverte enfin vous voyez c'est vraiment un village qui qui a failli perdre son école et tout perdre en fait en 2016 et qui s'est pris en main et qui aujourd'hui écrit ensemble la partition politique au sens noble du terme c'està dire qu'est-ce qu'on a envie de vivre ensemble ici et maintenant sur notre territoire et en tout cas moi je trouve que c'est très très porteur je pense que ça peut se faire qu'à petite échelle et je pense aussi que il y a que que ce genre de village qui peut emmener sur un parcours politique quelqu'un comme moi et ça ça ça a pas ça a pas de prix vraiment mais oui non mais bravo bravo pour ce que tu fais Fanny toi Stéphane tu qu'est-ce que tu en penses de cette opposition entre politique locale et politique nationale est- est-ce que est-ce qu'il y a une opposition déjà d'abord enfin je je je moi je ne crois pas que l'avenir de notre pays ce soit de dire seulement que on va tout résoudre par les territoires bien sûr qu'il faut je bien sûr qu' c'est un échelon on peut agir c'est un échelon peut favoriser la participation et l'exemple que que vient de donner ma collègue en est l'illustration mais je je il y a des fois cette tentation de dire face à la crise de la société face à la crise démocratique face à la crise des partis politiques on va tout régler par le local moi je ne crois pas ça je bien sûr qu'il faut enfin la démocratie locale la participation l'échelon communal l'échelon de chacune des des collectivités c'est souvent ça ça peut et encore une fois cet exemple mais on en a dans nos territoires où à travers les budgets participatifs à travers des comités de quartiers à travers de très nombreuses initiatives on arrive à à reformer les communautés à refaire participer des gens à essayer d'aller chercher en particulier les jeunes et les milieux populaires qui sont ceux qui votent le moins donc tout ça est vrai mais je je crois qu'on a besoin d'uneun d'un projet politique aussi global avec avec des idées avec des alternatives avec des projets qui qui sont pas les mêmes qui donneent le sentiment qu'il y a des choix à faire et que et et la la la la politique et y compris quand il y a des contradictions ça ve pas dire que c'est la guerre civile euh mais moi je je pense que notre pays il a besoin qu'on assume des choix parce que quand euh quelques années notamment avec l'arrivée d'Emmanuel Macron il nous a expliquéit que la gauche la droite tout ça c'était fini c'était le bon sens et il y avait finalement une seule politique possible bah ouais mais quand on théorise cette idée qu'il y a qu'une seule politique possible et bien il y en a quelques-uns qui arrivent et qui nous expliquent non non non pas du tout ils sont pas d'accord avec ça et c'est les extrêmes et en l'occurrence on se retrouve avec une extrême droite qui a jamais été aussi élevée dans notre pays donc moi je crois qu'on au contraire N concitoyen qu'est-ce qui fait de mon point de vue qu'est-ce qui fait qu'ils se sont autant retirés il y a de multiples raisons mais je pense que s'ils se sont aussi retiré c'est parce que bien souvent et ma collègue le disait aussi on passe notre temps notamment les élus locaux à leur expliquer ah bah non c'est pas de notre faute ah ben non ça on ne peut pas le faire tu comprends c'est le département c'est la région c'est c'est l'Europe et on leur envoie comme l'état un sentiment d'impuissance publique de on on ne peut pas faire il y a comm ça un truc qui se déroule là contre lequel on ne pourrait rien et et on peut raconter ce qu'on veut moi je vous avez compris je suis plutôt un opposant Emmanuel Macron mais je reconnais un truc pendant la crise covid c'est class pendant la crise covid bah c'est la politique qui a décidé c'est la politique qui a décidé moi je je plaidais pour la réouverture le plus tôt possible des écoles par exemple parce que quand les gamins de la scè saint sont pas à l'école et bien ils ont pas des répétiteurs à la maison que leurs parents peuvent leur payer et des parents qui peuvent s'engager exactement de la même manière que quelqu'un qui est bien né bon quand les gamins de la SC saint sont pas à l'école et bien ils ont pas tous la possibilité de prendre un un repas euh bon donc moi j'étais favorable le plus tôt possible avec des règles avec des conditions avec de la sécurité sanitaire et cetera mais j'étais pour et si on avait si le politique n'avait pas décidé et bien peut-être que c'est d'autres décisions qui auraient été mis en œuvre et donc ce que je je j'insiste sur cette idée que si on veut que finalement les gens s'engagent fassent des choix il faut qu'il aent le sentiment que participer donner son avis et bien c'est le résultat de ouais de de choix possible or je trouve quand même que avec et la dépolitisation et avec une forme de d'individualisme dans la société mais aussi avec des idées dominantes de plus en plus libérales dans la société on a on passe notre temps 30 depis de 40 ans à encore une fois à dire bah finalement on peut rien faire quoi donc et l'État a eu tendance notamment à se désarmer à ce qu'est-ce qui fait que les élus locaux ils sont aussi en colère vis-à-vis de l'État c'est que quand Monsieur le Préfet il il y a le ministre qui lui dit on va faire telle politique et à vous Monsieur le Préfet de la décliner partout en France quand le préfet il se retourne bah bien souvent il peut plus appuyer sur un bouton pour dire il y a les services de l'État qui qui vont agir il en a plus dans dans plein de territoire l'état local avec ses fonctionnaires capables de mettre en œuvre la politique que le gouvernement a décidé en fait à l'islon local ça n'existe plus et bien souvent il est obligé d'appeler le président du Département le maire de la grande ville le maire de la métropole pour dire bon bah il y a cette politique là à mettre en œuvre venez nous donner un coup de main pour le faire Monsieur le Maire Monsieur le Président et donc tu tu l'as souvent au téléphone Emmanuel Macron Emmanuel Macron non mais mon préfet oui ton préfet mon préfet oui quand il a fallu faire comme disait ma collègue les centres de vaccination l'information les de l'aide alimentaire avec parce queil y avait plus rien bah le préfet il nous appelait il nous disait bon vous croyez que vous pouvez avoir des agents bénévoles qui vont s'occuper de tout ça et c'est ça qui aussi fait cette ce ce cette opposition en ce moment entre l'État et les collectivités local c'est que l'État désormais il s'est tellement désarmé pour agir qu'il est obligé de faire avec nous et donc on supporte pas finalement il décide d'un du jour au lendemain que de nous faire payer la facture que lui il a il a accumulé tu voulais ajouter quelque chose oui je voulais réagir parce que assez rapidement quand on parle de l'expérience de Châtel ent triè on dit que c'est c'est c'est une petite histoire parmi d'autres et que finalement il faut se reposer des grandes questions nationales moi je suis je pense en fait qu'il va falloir regarder avec beaucoup plus d'attention ce qui peut se passer comme innovation démocratique dans les territoires ruraux je pense que de replacer la commune au centre de l'édifice républicain c'est vraiment beaucoup de courage politique et je pense qu' il y a un grand chantier qui est devant nous que notre société elle en manque de trouver sa place de reconnaissance et de capacit d'expression et je pense que c'est c'est vraiment ouvrir une une marge de réflexion et qui n'est pas uniquement lié au territoire rural moi moi maintenant je je demande aussi quit du comment est-ce qu'on fait village en ville comment est-ce qu'on réacquère sur nos territoires de vie une capacité de reconnaissance de confiance et de mise en action et que ce soit pas uniquement quelque chose d'intellectuel parce que franchement 5 % de la population en capacité de venir discuter un pelui et vous allez me dire que je ne sais pas ce que c'est vous avez bien raison c'est-à-dire que nous devons construire maintenant dans not notre fonctionnement démocratique si on veut que ça intéresse les gens les conditions de la contribution réelle et ça ça passe par du concret comme moi je vais aller construire avec mes citoyens les état chers du café picer associatif comment est-ce que je trouve aussi dans l'espace de la ville des espaces de contribution ouvert où je peux mettre ma marque dans la cité et c'est c'est pas uniquement anecdotique donc moi je pense qu'il y a un grand projet de société autour de ça autour de replacer l'élu local et notamment le maire vraiment dans un rôle politique parce qu'aujourd'hui on a que des élus qui font de la gestion et moi en tout cas c'est peut-être que j'ai encore un rapport d'étonnement parce que je devait pas faire de la politique et que j suis arrivée par hasard mais moi ça me frappe de voir tous ces élus qui ne font pas de politique et qui font que de la gestion à part les de chiffres à parler de technique dont les agendas sont en fait structurés par des techniciens à des échelles XXL où on comprend même plus ce qui se passe et moi je pense que finalement l'interpellation de la ruralité elle va permettre la réémergence du politique au sens noble du terme et j'en finirai par un sujet qui moi je pense à toute son importance aujourd'hui c'est celui des cahiers de doléance parce qu'on voit que c'est un sujet qui monte j'allais t'en parler puisque mich a annoncé qu'éventuellement peut-être on allait pouvoir y avoir accès et ben alors éventuellement peut-être hein éventuellement peut-êre précisé en tout cas euh je voulais quand même repréciser que les cahiers de doléance ont été lancés par l'association des mèes ruraux de France c'est vrai que parce qu'on a été complètement invisibilisé sur cette séquence là c'estàd qu'il y avait les les gilets les gilets jaunes et cette colère qui montait et donc les Maes ruraux l'association des Maes ruraux de France a dit allez pour faire pour permettre une expression de cette colère on va faire l'opération mairie ouverte donc on a appelé l'ensemble des communes à ouvrir les les mairies à mettre des cahiers dans les mairies c'est comme ça que que ont été fait les cahiers deléance c'était 20000 cahiers plus de 200000 contributions en ligne qui ont été remis d'ailleurs par le président de l'Association des Maires rureaux de France Michel Fournier maire des Voivres village dans dans dans les vauges que je salue aujourd'hui et donc à partir de là rien n'en a été fait en tout cas nous on estime que là il y avait les bases d'un nouveau contrat social qu' avait vraiment les bases d'une révolution de la proximité telle que nous on appelle et qui est vraiment un nouveau paradigme de l'action publique donc nous avons décidé amrf qu'on aller reprendre les cahiers de doléance parce que c'est de nous que c'est parti alors c'est pas pour se les accaparer c'est juste parce qu'on pense que nous on est encore dans une forme de proximité avec nos concitoyens et qu' peut y avoir de la confiance dans la restitution de ce travail donc ça va être un grand chantier pour nous en 2025 on va ouvrir ces cahiers on va les rendre public à tous et surtout on va les réactualiser parce qu'il y a eu quand même quelques années assez structurantes qui sont passées par là et l'idée c'est d'arriver avec les bases d'un nouveau contrat social qui sera porté par les mares ruraux mais c'est en fait c'est c'est vraiment les citoyens qui vont pouvoir s'exprimer non on va juste un véhicule pour porter cette parole et de venir interpeller le pays et notamment les partis politiques sur la crise que l'on traverse et sur les bases de de de construction d'une révolution de la proximité c'est important ce que tu dis parce qu'effectivement la 6e République c'est peut-être pas pour demain par contre la démocratie locale c'est dès maintenant et il existe des choses peut-être autour de vous des personnes qui portent des projets de participation citoyenne n'hésitez pas à vous en rapprocher Laurine tu voulais dire quelque chose oui en fait enfin je voulais rebondir sur la question de la de la participation citoyenne parce Queen fait enfin pour un peu reprendre ce qui a été dit euh depuis euh enfin moi je trouve qu'il y a il y a un réel problème notamment dans les dans les dans les mairies en fait où bah moi j'ai 27 ans je suis la plus jeune de ma ville et en fait là vu tout ce qui s'est passé pendant le mandat et cetera au niveau personnel professionnel et même local je me dis en fait 2026 je pense pas que je vais repartir pas sû retourner ouais clairement pas parce que c'est extrêmement compliqué euh c'est bah en dessous du SMIC c'est très mal indemnisé et cetera il y a très peu de moyens et finalement j'ai bah pas mal l'impression de faire oui de la gestion plutôt que vraiment de la politique et c'est ce que je voulais faire en fait de base et et en fait je trouve que effectivement ça pose énormément de de de questions par rapport à la citoyenneté dans ce pays ou bah notamment pendant le congrès des maères il y a je vais oublié son son nom le président de l'AMF qui parlait en fait que lesn oui voilà que les les élus locaux seront peut-être les gilets jaunes de demain parce que bah en fait les gilets jaunes ce qui demandaiit aussi c'était plus defin de de de de démocratie participative et je pense que les élus locaux en fait finalement pour beaucoup d'entre nous en tout cas c'est aussi ce qu'on demande c'est aussi à être pris en compte c'est aussi que notre colère soit écoutée c'est aussi parce que on est bah le le àorté d'habitants contrairement à beaucoup à beaucoup d'élus et finalement en fait on on est témoin de ce que ressentent les les habitants par rapport à à l'impuiss ence aussi à laquelle à laquelle ils font face où justement on leur dit bah oui bah en fait nous on n' pas la prise sur telle ou telle chose mais aussi bah enfin il y a eu des mouvements sociaux dans ce pays depuis un certain nombre d'années contre plusieurs coupes budgétaires et cetera et en fait bah on en est où j'ai l'impression que ça fonctionne pas et qu'il y a énormément de gens qui se disent bah en fait ça sert plus à rien et qu'il y a ce ce ce rapport maintenant au service public souvent qui est justement individualisme consumériste où on se dit bon bah enfin voilà je je enfin quelque part par exemple l'école c'est c'est la garderie c'est même enfin pour certains c'est même plus le le fait de de de vraiment d'apprendre de construire des citoyens ça ça crée des Plô des travailleurs et cetera et en fait enfin je trouve que on enfin déjà le message qui est envoyé sur le fait de baisser les budgets pour les collectivités locales ça va clairement pas dans le bon sens et que faut faire vraiment attention à comment on considère la citoyenneté dans ce pays parce que enfin il y en a marre en fait et je pense que on n'est pas seul en av là il y a un hiver social qui se qui se prépare et moi je suis totalement pour que les élus locaux à la manière de de de de ceux qui ont revêti l'écharpe noire pendant le le Congrès des mères qu'on aille dans la rue et dire en fait ça suffit en fait une manif d'écharpe tricolore sur les Champs Élysées je suis super chaud ouais franchement g chaud alors là on va faire les meilleurs backsit de l'histoire Vincent vas-y je pense qu'il faut on a une on a une association des MRES de France qui est un peu caricatural avec le maire de Cann à la tête un vice-président qui est un dinosaure socialiste qui est un peu euh old school et et et à chaque congrès des maires c'est euh on app on crie au loup quoi c'est terrible heureusement qu'il y a les maires on nous assassine le malaise euh des maires qui démissionnent d'ailleurs les les études montrent que les maires démissionnent souvent pour des raisons politiques parce qu'ils ont perdu Laur confiance au conseil municipal et que c'est pas euh c'est pas principalement des questions de de malêtre ou quoi parce que la réalité c'est que par rapport à des gilets jaunes des des des mèes célibataires qui arrivaient pas à s'en sortir euh des gens qui faisaient des des des des jobs en 38 euh qui avait euh le prix du gasoil qui augmentait et cetera bah nous on est quand même quel que soit notre échant de collectivité on fait un truc qui est formidable euh on est quand même plutôt déprivilégiés et puis si on en a marre on a qu'à démissionner je veux dire à un moment euh on peut être les relais d'une colère mais mais mais mais ces mouvements des mères qui mettent une écharpe noire sur leur écharpe tricolore en mode est en deuil c'est terrible on assassine les élus locaux en la démocratie elle est quand même locale elle est quand même très vivante on a la preuve ce soir et et et quand même ce qu'on fait c'est c'est c'est c'est assez formidable et donc il faut pas être dans broyer du noir sur la condition des élus il faut pas non plus tout peindre en rose moi j'ai entendu un PL pour la ruralité euh je je la la sonéoire est un territoire aussi très rural on a une communauté de communes qui qui disfonctionne assez largement mais on a plein de de de de de de de d'élus ruraux et de de communes rurales tout autour parfois de moins de 100 habitants ou 150 habitants bon la ruralité il y a des choses géniales qui se passent il y a des petits villages du Morvent de de montagne qui s'en sortent c'est aussi l'endroit où les gens ont le plus voté pour le rassemblement national à des niveaux mais délirants moi ma circonscription est tombée rassemblement national euh ou mais tu continues à te battre pour elle non mais bien sûr mais le on on a une une différence très très forte euh sur l'expression des citoyens sur les dernières élections législatives avec des territoires ruraux qui ont très très fortement voté pour le rassemblement national et où les partis dit gouvernement ou modéré qui ont plutôt résisté dans les petites villes les villes moyennes et les métropoles et donc il y a des choses formidables qui se passent il y a aussi une une colère ou un suffrage extrême qui est aussi très inquiétant avec parfois l'expression d'une colère démocratique parfois un un un un des des idées foncièrement d'extrême droite de de de xénophobe et cetera qui peuvent aussi s'exprimer par ce vote donc moi je respecte beaucoup et je quand je dis chef chef de tribu c'est aussi un super job de mener sa tribu je pense que ça on pourrait en discuter ça pourrait être plus efficace si on regroupait potentiellement c'est et ont fusionnait certaines communes ma commune a fusionné avec le quartier d'à côté qui était le quartier populaire il y avait la ville et puis à côté la commune d'à côté c'était uniquement le quartier prioritaire politique de la ville les de ont fusioné on a fusionné donc il y a il y a dans en Bretagne par exemple je pense qu'il y a des endroits aussi où ça passe bien des endroit où ça se passe moins bien la Bretagne il y a des territoires où la coopération entre les gens la coopération entre les élus euh euh le mode de pensé influencé en partie par la démocratie chrétienne en partie par d'autres courants de pensé mais où j'ai l'impression que ça se passe un petit peu mieux en terme démocratique en France que dans d'autres endroits mais en Bretagne c'est aussi là où les gens se sont le plus regroupés et ont réussi à faire des fusions de commune intelligente créé de la base et pas imposé par le dessus mais voilà il faut vraiment nuancer les maires sont pas euh euh tous même si oui sur les réseaux sociaux moi j'ai eu ma ma voiture d'incendier parce que je me suis opposé à un mariage qui allait partir en cacahuète j'ai gagné devant le Conseil d'État mais entre-temps ma voiture avait été cramée bon donc oui il y a des il y a des choses qui qui sont pas plaisantes et il faut avoir une certaine carapace et et et et et c'est sûr que c'est pas rigolo tous les jours mais les les les élus locaux sont pas tous complètement déprimés et les gentils citoyens sont pas tous euh des coopérateurs parfaits et il il y a peut-être à nuancer en fonction des endroits en fonction des régions j'ai compris que tu ne serais pas à la manifestation de des chares tricolor avec laorine ça ça des con ça aurait été beau laaffiche aurait été chouette mais juste oui effectivement enfin tout n'est pas tout noir ou tout blanc mais c'est juste enfin moi ce que je voulais souligner c'est que la fonction d'élu c'est quand même bah justement finalement comme le reste des fonctions politique en France quelque chose qui est assez réservé aux personnes qui sont privilégiées qui peuvent se permettre justement bah de par pareil pour le bénévolat qui peuvent se permettre de faire du bénévola qui peuvent se permettre de parfois bah financer leur propre campagne et cetera et ça je trouve que c'est effectivement aussi un problème démocratique et c'est aussi pour ça que par exemple il y a beaucoup moins de jeunes élus en France et que la l'extrême majorité des donc c'est plus de 60 % il me semble des élus en France et tant mieux sont retraités je pense que ça dit aussi quelque chose c'est aachement territoire pas d'attachement pardon mais c'est le fait que il y a une mobilité pour les étudiants notamment qui du coup ils se présentent pas à la maie parce qu'ils savent pas si dans 2 ans pas dans une autre ville mais je vois ce que tu veux dire sur la question du bénévola c'est effectivement vrai et en même temps on voit dans toutes les études que les personnes qui se qui donnent le plus de leur temps c'est les plus pauvres totalement je reviens vers toi Stéphane j'ai vu que j'ai vu que tu avais annoncé quand même un budget en augmentation de 300 million d'euros pour l'année prochaine alors non j'ai dit surtout que il était hors de question face parce que vous savez dans dans notre pays et en plus j'ai une opposition qui adore ça si elle se fait des des des fantasmes autour de la dette moi je je préfère laisser avoir de la dette auprès des banques que d'avoir de la dette auprès des enfants de la SAS parce que j'aurais pas fait la transition écologique parce que j'aurais pas rénové ou constru les collèges dont ils ont besoin parce que je leur aurais laissé un cadre de vie inadapté à ce qu' avec ce qu'on va vivre et donc moi je refuse de d'être d'être omnubilé par cette histoire de dette je j'essaie d'être raisonnable j'ai été noté par des des agences de notation je j'ai jamais aucun de mes budgets qui a été contesté par ni la préfecture ni la chambre générale des compte et donc face à la situation actuelle et en plus parce que la scène saintis sort d'une période un peu faste avec les Jeux Olympiques et paralympique on a eu beaucoup d'investissement on a eu beaucoup d'équipements sportifs piscine logement route je face à ce qui nous attend hein et les territoires chacun des territoires à ses spécificités mais les territoires urbain dense et populaire si on ne fait rien ils vont aussi morfler sur la sur la face à au réchauffement climatique hein parce que toutes les études le montrent c'est quand même ceux qui sont les moins pollueurs qui vont être le plus victime du réchauffement climatique donc je pense que il faut aider à rénover les habitations il faut aider à rénover les équipements publics il faut avoir des espaces publics et des routes qui laissent un peu moins de place à la bagnole pour favoriser de type de d'autres types pardon de de de déplacement et donc moi je considère que dans la période actuelle il faut investir investir investir investir massivement euh et et je suis pas je suis pas un dangereux gauchiste euh Jean pisaniféri qui a conseillé le président de la République il dit il faut euh je crois mettre 25 à il faut mettre 25 à 30 milliards sur la table pour faire la transition écologique le patron de la la la Caisse des dépôts qui est pas non plus un grand grand un grand gauchiste monsieur Lombard de la caisse des dépô il explique que et bien il faut transférer la dette écologique sur la dette financière c'est quand même ça le défi de notre génération et donc moi je face à ce qui attend là y compris compte tenu des décisions gouvernemental le le gouvernement donne des leçons aux collectivités locales c'est quand même le même ministre des Finances depuis 7 ans Monsieur le Maire qui a pris les finances de notre pays avec 2000 milliards de dettes et qui est parti donner des cours je ne sais plus où en Suisse je crois et qui qui nous rend tout ça avec 3000 milliards 1000 milliards de dettes supplémentaires parce qu'il a fait des choix chaque année c'est de faire des cadeaux fiscaux au plus riche de ce pays soit la le budget de la Nation c'est'est privé chaque année de so 50 à 60 milliards de recettes et c'était pas pour les les les les donnés aux plus pauvres c'était pas pour puisque quand même les inégalités ont augmenté la la crise de logement n'a jamais été aussi grande dans notre pays et et maintenant il vient nous dire faites plus de dettes bah écoutez moi je suis prêt à avoir le débat sur la dette encore une fois face à ce qui nous attend face aux investissements moi j'ai pas envie que dans quelques années on se retrouve avec des valences tous les 4 matins parce qu'on aura pas fait ce qu'il faut donc oui je je suis prêt à assumer le fait de faire plus de dettes pour faire face au aux défis qui sont devant nous on verra ce qui sera retenu par le gouvernement quoi qu'il advienne dans les prochaines semaines et on sait que ce sont des semaines à haut risque pour Michel Barnier prêter attention au sort qui sera réservé au collectivités locales [Musique]

Communes : c'est la dèche ? — Patrick Chauvet · Pourquijevote