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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 25 juin 2014 21 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Point presse de Marine Le Pen - 25 juin 2014

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  • 0:46Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas de date butoir pour cela. La date butoir du 23 juin n'est que la date butoir pour la première session du mois de juillet prochain. »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « Une majorité absolument écrasante. Les députés de la délégation Front National ont rejeté l'hypothèse de la constitution d'un groupe avec ce mouvement polonais. »
  • 4:22Invité politiqueChiffre
    « Groupe ou pas groupe, nos élus sont huit fois plus nombreux que lors de la précédente mandature. »
  • 9:31Invité politiqueChiffre
    « Nous avons dans notre coordination, donc dans notre pré-groupe, 38 députés, c'est donc une coordination puissante en termes de vote. »
  • 12:13Invité politiqueFait
    « General Electric reprend 100% des turbines à gaz et vapeur d'Alstom et obtient la moitié des turbines destinées au nucléaire français. »
  • 13:58Invité politiqueFait
    « Le Front National s'est prononcé à de multiples reprises sur le sujet, notamment quand le Parti Socialiste, entre autres, a tenté de remettre sur le terrain politique le sujet de l'euthanasie. »
  • 15:56Invité politiqueFait
    « J'ai remarqué avec intérêt qu'une fois de plus, les prévisions de croissance du gouvernement sont revues à la baisse. »
  • 19:04Invité politiqueChiffre
    « Allant même jusqu'à multiplier par deux le plafond maximum de dépenses autorisées pour une élection présidentielle. »
  • 19:49Invité politiqueFait
    « des fausses factures qui en ont été la conséquence »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

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Marine Le Pen

Mes photographes, s'il vous plaît, merci. Je vais faire un point presse pour vous donner quelques éléments d'informations, on va faire peut-être rapidement un tour de l'actualité. D'abord pour vous donner quelques éclairages, quelques éléments sur le groupe européen, parce que j'ai entendu beaucoup de contre-vérités, j'ai lu beaucoup de sottises depuis 48 heures, ou pour certaines exprimées d'ailleurs dans un but partisan. Donc je crois qu'il est nécessaire de rétablir la vérité sur un certain nombre de points. D'abord informer les Français qu'il est possible à tout moment d'un mandat de faire un groupe. Il n'y a pas de date butoir pour cela.

La date butoir du 23 juin n'est que la date butoir pour la première session du mois de juillet prochain. Donc je reste, comme je l'ai dit ce matin, très optimiste sur notre capacité à faire un groupe patriote et souverainiste. Un peu plus tard, je suis convaincue que nous arriverons à faire ce groupe avant la fin de l'année. Deuxièmement, notre refus de faire un groupe pour l'heure a été une décision propre que nous avons enterrinée d'ailleurs lors d'une réunion qui s'est déroulée avec l'ensemble des députés de la délégation française, réunis à Bruxelles lundi après-midi. La question a été très claire compte tenu des possibilités que nous avions.

J'ai demandé aux députés lors d'un vote consultatif leur avis selon des modalités extrêmement claires. Est-ce que nous faisions un groupe avec ce mouvement polonais ou est-ce que nous refusions ce mouvement polonais en sacrifiant la possibilité de faire un groupe puisque nous étions à quelques heures de la fin du délai ? Une majorité absolument écrasante. Les députés de la délégation Front National ont rejeté l'hypothèse de la constitution d'un groupe avec ce mouvement polonais. Cette décision a été motivée par un sens aigu des responsabilités. Nous ne sommes pas là pour faire un groupe dans le seul but de faire un groupe et de bénéficier des avantages qui s'y attachent.

Nous ne ferons un groupe qu'à la seule condition qu'il ait une cohérence politique, que nos partenaires soient compatibles avec nos valeurs les plus profondes. C'est le prix de l'efficacité, de la solidité et du respect que nous devons à nos convictions et à nos électeurs.

De surcroît, je crois qu'il est mieux vaut prendre un peu de temps pour faire justement un groupe solide, fiable, qui s'appuie sur la confiance de ceux qui le constituent, plutôt que de, comme l'ont fait d'autres groupes, créer un groupe pour faire un coup médiatique, un peu dans la panique, sans véritable cohérence politique, parfois même avec un peu, quelques grammes de duplicité, au risque de voir ce groupe exploser au moindre événement. Vous voyez bien que je parle là du groupe de M. Faradz, dont je crois lui-même est conscient qu'il est particulièrement fragile.

Très clairement, il faut dire que les Polonais qui avaient frappé à la porte du groupe, et que nous ne connaissions pas, d'ailleurs, au départ, parce qu'il y a dizaines et des dizaines de mouvements politiques dans les pays qui sont représentés, et nous ne pouvons pas tous, bien sûr, les connaître, ne nous ont pas semblé remplir les conditions pour que nous puissions accepter de travailler avec eux, que n'aurais-je entendu, si nous étions précipités, d'ailleurs, pour faire ce groupe à n'importe quel prix.

Troisièmement, je tenais à vous rappeler que l'élément central de ces élections européennes reste la volonté massive des Français de se choisir des représentants patriotes au Parlement européen, groupe ou pas groupe. Groupe ou pas groupe, nos élus sont huit fois plus nombreux que lors de la précédente mandature. Groupe ou pas groupe, ils se battront en toutes circonstances pour les intérêts de la France et des Français. Ce sont d'ailleurs les seuls vrais représentants de la France dans cette instance.

Groupe ou pas groupe, nous chercherons à construire des majorités face aux projets toxiques de l'Union européenne, les transferts de souveraineté, l'austérité ravageuse, les élargissements à venir vers les Balkans et la Turquie, le traité transatlantique, entre autres exemples.

Groupe ou pas groupe, la dynamique des idées patriotes se confirme chaque jour, et en témoigne d'ailleurs dimanche dernier, le très bon score au législatif partiel du candidat du Front National RBM, qui se qualifie au second tour face à l'UDI, en territoire borleau, et pour la première fois de l'histoire de notre mouvement, dans cette circonscription, laissant au passage, loin derrière, le Front de Gauche, le PS et les Verts, qui nous devançaient pourtant encore assez largement aux législatives de 2012 là-bas.

Enfin, nos électeurs et les Français nous sont sacrés au contrat de ne pas tomber dans les compromissions des autres, quitte à sacrifier, au moins temporairement, effectivement, des moyens supplémentaires, parce que nous avons des convictions, une ligne de conduite et des valeurs. Regardez, le PS et l'UMP appartiennent à des groupes, le PSE et le PPE, depuis bien longtemps au Parlement européen. La belle affaire, j'ai envie de le dire. Les Français et la France n'y ont rien gagné, parce que ces deux parties, ils sont là pour voter en toutes circonstances la continuité européiste et les intérêts de la Commission européenne, qui relaient les volontés des lobbies et de l'Allemagne.

Alors, ils sont formellement deux groupes, mais ils votent ensemble la quasi-totalité des directives européennes, l'ensemble des traités, et même demain, pour le même président de la Commission européenne. Je vois qu'on est passé assez rapidement sur cette escroquerie majeure qui a été celle de la campagne européenne, où durant des semaines, durant des mois même, l'UMP et le Parti Socialiste ont fait mine d'organiser toutes sortes de pièces de théâtre, de combats de catchs entre eux et M. Schultz. Tout devait tourner autour de ce combat entre M. Juncker et M.

Schultz, et on s'aperçoit, comme nous l'avions d'ailleurs prévu, prédit, que dès le soir de l'élection, il n'y avait plus de combat, que tout ça était pour la galerie, et qu'en réalité, dès le lendemain, M. Cohn-Bendit appelait à voter pour M. Juncker, et qu'on apprend au fur et à mesure du temps que la gauche, somme toute, se satisfait assez facilement de la personnalité de M. Juncker, qu'il avait pourtant, durant toute la campagne, malmenée, critiquée, à chaque occasion. Ce n'est pas notre conception du travail parlementaire européen et de la façon de faire de la politique.

Je pense, contrairement aux analyses partisanes et à l'emporte-pièce, que cet épisode n'entravera pas notre progression nationale. Au contraire même, parce que c'est une nouvelle preuve de notre droiture et de notre sens des responsabilités. Nos compatriotes apprécient le mouvement que je préside pour son incendie sur les valeurs qui le font. Ils savent désormais que le discours porté par le Front National est aussi clair à l'international qu'en France, et qu'il n'y a pas plus de compromissions au niveau européen qu'au niveau national. Je vous indique également, pour ceux qui se sont réjouis, peut-être un peu vite d'ailleurs, de l'absence de constitution du groupe, je crois que M.

Cambadélis s'est bruyamment réjoui. Oh, c'est un peu normal, vous savez, c'est quand le roi de la jungle se casse une griffe, quelques petites chèvres pour venir dire « Ah ben vous voyez, il est affaibli, il n'en reste pas moins le roi de la jungle, et l'autre n'en reste pas moins une chèvre. » Le Front National, comme vous le savez, et je le rappelle, est aujourd'hui le premier parti de France, et le parti socialiste qui a tous les pouvoirs, a fait un score absolument minable aux élections européennes.

Or, encore une fois, les grands choix européens ayant des conséquences sur tous les aspects de la vie économique, sociale, politique, juridique de la France, c'est un désaveu extrêmement clair exprimé par les Français à l'égard du parti au pouvoir. Voilà pour ce groupe. Je tiens à rappeler également, parce que là encore, j'ai entendu beaucoup de sottises, y compris de la part de nos adversaires politiques, qui ont cru pouvoir expliquer que nous n'avions donc aucun pouvoir, nous n'avions donc aucun moyen, et que le vote Front National serait inutile. Non seulement, évidemment, ça n'est pas vrai, puisque, vous le savez, les députés européens votent, et c'est chaque député européen qui vote.

Or, nous avons dans notre coordination, donc dans notre pré-groupe, 38 députés, c'est donc une coordination puissante en termes de vote, et surtout, nous avons la possibilité, ce que peu semblent savoir, de déposer des amendements en plénière, à partir du moment où ces amendements sont signés par 40 députés européens. Ce qui nous donne, en réalité, les mêmes capacités d'amendement qu'un groupe. Alors, nous allons faire ce travail, et nous allons le démarrer sans attendre précisément la constitution de ce groupe.

Nous déposerons, dès la première session utile, c'est-à-dire dès la première session où il existera des votes, nous déposerons des amendements, et nous trouverons, bien évidemment, deux députés supplémentaires, je n'ai aucun doute là-dessus, pour venir avec nous signer les amendements, que nous proposerons au vote du Parlement européen. Voilà sur ce groupe, il y a eu, depuis un certain nombre de jours, une série d'éléments qui méritent qu'on s'y attarde. D'abord, le débat sur la suppression des notes à l'école.

Je crois que la suppression des notes à l'école n'est évidemment pas un service qu'on rend aux élèves, qu'on veut, semble-t-il, maintenir dans un confort artificiel, sans les préparer à la vraie vie. On casse le thermomètre, probablement parce que le niveau de l'école chute dramatiquement, d'année en année, alors que le budget qui lui est consacré est tout à fait substantiel dans notre pays.

On préfère casser le thermomètre, plutôt que d'engager une grande réforme de l'école de la République, fondée sur la méritocratie, sur l'autorité du maître, sur les méthodes classiques d'enseignement, sur les apprentissages fondamentaux à l'école primaire et notamment le français et les mathématiques en premier lieu. J'aimerais tout de même pointer du doigt là l'hypocrisie de l'UMP dans ce débat. Parce que nous devons rappeler que Jacques Grosperin, qui était député UMP jusqu'en 2012 et qui est l'ancien secrétaire national aux politiques éducatives à l'UMP, s'était prononcé pour la suppression des notes au collège.

Il s'était également d'ailleurs prononcé sur la suppression des concours pour devenir professeur. Alors je trouve que l'UMP a beaucoup de tout-pet afin de s'opposer à une réforme qu'elle aurait elle-même volontiers tenté d'appliquer si elle n'avait pas perdu les élections. Les derniers développements sur Alstom ont démontré là encore la capacité de M. Montebourg puisqu'on s'aperçoit quand on regarde dans le détail que General Electric reprend 100% des turbines à gaz et vapeur d'Alstom et obtient la moitié des turbines destinées au nucléaire français. Les éoliennes terrestres, l'énergie solaire et la géothermie passent ainsi sous contrôle de l'Américain.

Les cendrades électriques et les éoliennes en mer sont partagées à 50%, tout comme les réseaux électriques. En contrepartie de cette capitulation presque totale, Alstom récupérera les activités de signalisation de General Electric pour renforcer sa branche transport. Même les analyses de la Deutsche Bank ont jugé cette opération en indiquant que même avec les co-entreprises, General Electric termine avec la part du lion des actifs énergie d'Alstom qui incluent l'hydraulique, la vapeur et les turbines à gaz et qui sont utilisés à travers toute l'Europe. Donc dans ce schéma, en réalité, l'État français pourra acheter 20% du capital d'Alstom, dépecer.

Il faudrait payer donc pour une opération aussi piteuse. Eh bien, on rappellera que l'Alstom est une entreprise rentable au carnet de commandes étoffé et non pas un malade qu'il faut sauver. Cette opération est donc une opération qui va à l'encontre de l'intérêt de la France, à l'encontre de l'intérêt des Français et bien évidemment ruine un peu plus l'indépendance économique de notre pays dans des secteurs qui sont des secteurs stratégiques. Quelques mots sur l'affaire Vincent Lambert qui est une affaire évidemment extrêmement sensible, qui est un cas tout à fait particulier sur divers sujets. D'abord parce que la famille est divisée, ce qui a justifié le recours à la justice.

Le Front National s'est prononcé à de multiples reprises sur le sujet, notamment quand le Parti Socialiste, entre autres, a tenté de remettre sur le terrain politique le sujet de l'euthanasie. Le Front National a considéré qu'on ne pouvait pas aller au-delà de la loi Leonetti, que cette loi était bien rédigée, qu'elle nous apparaissait correspondre incontestablement à un besoin, mais qu'aller au-delà de la loi Leonetti, c'était incontestablement passer du côté de l'euthanasie. Alors, quid de la décision de la Cour européenne des droits de l'homme ? Vous le savez de manière générale. Nous considérons qu'aucune instance n'est supérieure à une instance nationale.

Par conséquent, la décision juridique supranationale de la CEDH, que ce soit dans ce cas ou que ce soit dans l'ensemble des autres cas, va à l'encontre des grands principes qui sont les nôtres et qui touchent à la souveraineté du peuple français. C'est le peuple français qui doit décider de ces lois et ce sont les lois françaises qui doivent avoir une autorité supérieure à tout autre. Donc, de manière générale et par principe, nous considérons que les décisions de la CEDH ne doivent pas s'imposer, ne doivent pas avoir une valeur supérieure à notre droit français.

Maintenant, il faut constater que la décision de la CEDH est une décision qui était attendue puisqu'elle touche là, évidemment, au caractère irréversible de la décision qui est prise par le Conseil d'État. Il s'agit donc d'une suspension qui, d'ailleurs, ne permet pas de savoir ce que la Cour européenne des droits de l'homme décidera au fond. J'ai remarqué avec intérêt qu'une fois de plus, les prévisions de croissance du gouvernement sont revues à la baisse, mais ça, nous avons l'habitude, ça devient le marronnier, c'est un petit peu comme les prix de l'immobilier, quoi, ça revient régulièrement. Chaque année, le gouvernement fait preuve d'un optimisme calculé.

Chaque année, il doit donc revoir ses calculs. Les prévisions sont d'ailleurs inquiétantes en ce qui concerne le chômage, mais là encore, ça n'est pas une surprise pour nous puisque les mêmes causes entraînent les mêmes effets, les mêmes politiques ultra-libérales, les mêmes politiques d'austérité ne peuvent qu'entraîner, encore et toujours, une contraction de l'économie, des défaillances en série d'entreprises qui sont dans de grandes difficultés, qui n'ont toujours pas accès au crédit et donc l'aggravation de la situation de chômage que subit notre pays.

Quelques mots d'inquiétude avant le match qui va se dérouler entre l'Algérie et la Russie puisque, semble-t-il, chaque match joué par l'Algérie entraîne des graves débordements dont je suis obligée de remarquer qu'ils ont été totalement passés sous silence. Pourquoi passés sous silence des événements qui sont vécus et mal vécus, il faut bien le dire, par nos compatriotes ?

Ça en dit aussi beaucoup sur les drames du communautarisme car les villes qui ont été touchées par ces dégradations, par ces saccages, par ces violences, Vaud-en-Velin, Mulhouse, Marseille, Roubaix, Montfermeil, Besançon, eh bien, là encore, on a le sentiment que ces informations-là ne doivent pas être évoquées au motif, peut-être, justement, qu'ils mettraient un éclairage sur l'échec de la politique d'intégration qu'on continue à essayer de nous présenter sous un jour favorable. Voilà un petit peu pour ce tour de l'actualité. Nous regardons chaque jour qui passe les révélations toujours plus choquantes, toujours plus scandaleuses sur le fonctionnement de l'UMP.

L'UMP est en totale déliquescence. Il faut bien constater que c'est aussi parce qu'elle n'a strictement rien à dire dans le débat et pour cause puisque la politique de l'UMP est menée par François Hollande. Eh bien, quand on n'a rien à dire sur le plan politique, quand on n'a plus une seule idée, il reste le plus mauvais côté de la politique, c'est-à-dire les batailles de personnes qui sont loin d'être terminées. Je pense que nous n'en sommes qu'au début.

On s'assassine joyeusement entre camarades de jeu et les affaires d'argent qui, encore une fois, révèlent peut-être d'abord la mégalomanie du candidat Sarkozy, mais également la déliquescence morale de ce mouvement qui a cru pouvoir tricher de manière éhontée à l'élection présidentielle, allant même jusqu'à multiplier par deux le plafond maximum de dépenses autorisées pour une élection présidentielle.

Alors, moi, je veux bien que personne ne soit au courant, mais on voit bien qu'à l'évidence, il n'est pas possible que dans cette affaire aussi grave et qui touche à des sommes aussi importantes que celles qui semblent être révélées et admises, d'ailleurs, par ceux qui ont le courage, il y en a eu, quelques-uns, d'admettre la réalité. On ne peut pas imaginer que dans cette affaire, ni le candidat à la présidentielle, ni le président du mouvement n'ait été au courant de cette dissimulation de dépenses électorales et des fausses factures qui en ont été la conséquence.

Alors, eh bien, les électeurs, les adhérents de l'UMP doivent maintenant, peut-être pour certains, la mort dans l'âme, constater qu'il n'y a, encore une fois, plus rien à attendre de ce mouvement politique, que, très certainement, ce mouvement politique ne se relèvera pas de cette énième affaire et que ceux qui auront pris une responsabilité dans cette affaire sont discrédités sur le plan politique et Nicolas Sarkozy au premier chef.

Si ses sympathisants, si ses militants, si ses électeurs veulent aujourd'hui être utiles à leur pays, il ne leur reste qu'une chose à faire, c'est soit quitter l'UMP, soit organiser la dissolution de ce mouvement, compte tenu, encore une fois, de l'état de délicescence dans lequel il est jeté aujourd'hui. Mesdames et messieurs, je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos questions. Sous-titrage Société Radio-Canada

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