Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCP - Assemblée nationale· 6 février 2026 60 min

IA et emploi : la révolution en marche | Chaque voix compte - 06/02/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir à tous et bienvenue sur LCP dans Chaque voix compte. Nous sommes vendredi et puisque chaque voix compte et bien le vendredi, c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce soir à une révolution qui fascine autant qu'elle inquiète, l'intelligence artificielle. Les prévisions les plus alarmistes évoquent la destruction de millions d'emplois mais une révolution technologique met des années à se propager.

Et la seule certitude, c'est qu'il va y avoir une vraie mutation du marché du travail. Et c'est cette mutation que l'on interroge ce soir. Comment s'y préparer ?

Quels emplois sont vraiment menacés ? Quels sont ceux qui vont émerger ? Nous en parlons ce soir avec Isabelle Roche.

Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député Horizon de Moselle. [musique] Alexandre Sabatou, bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes député rassemblement national de Loise et François Calpon, bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes eurodéputé socialiste. Merci à tous les trois d'être là ce soir et d'avoir surtout accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public. Pour m'accompagner ce soir, j'ai trouvé mieux que Chat GPT.

Laurence de Viller, professeur en intelligence artificielle à la Sorbonne, chercheuse au CNRS. Vous êtes notamment l'autrice du livre Lia, Ange ou démon aux éditions du CER. Vous serez ce soir mon intelligence naturelle Laurence pour cette émission.

Vous intervenez à tout moment, y compris pour corriger. Vous êtes mon humain, vous êtes mon humain préféré ce soir sur ce plateau. Euh ce soir, ceux dont les métiers sont déjà touchés par Lia, pour le meilleur ou pour le pire [musique] sont ici.

Comptable, prof, radiologues, comédien, formateur, traducteurs. On va en parler sans angélisme mais sans technophobie non plus. Vous avez face à vous trois élus qui font et qui votent des lois.

Cette émission [musique] est la vôtre. Alors, profitez-en, c'est vous qui la faite. Je compte sur vous et puis chez vous.

Installez-vous confortablement avec des humains gentils. Chaque voix compte. C'est parti.

Et si la première personne menacée par l'intelligence artificielle sur ce plateau, c'était moi en fait. Est-ce que tu peux m'écrire un texte pour introduire un reportage sur l'impact de l'intelligence artificielle sur le marché du travail ? C'est un reportage qui est fait par un journaliste qui s'appelle Martin Bornet.

L'intelligence artificielle est déjà en train de bouleverser le marché du travail. Elle transforme les métiers, rebat les cartes des compétences, fait naître désespoir et des inquiétudes. Derrière les algorithmes, il y a des salariés, des entreprises, des trajectoires de vie.

Jusqu'où ira cette révolution et qui en perera le prix ? Reportage de Martin Bornet. Si tu veux, je peux aussi te faire une version très courte 20 secondes.

Une version plus sociale, formation, précarité, inégalité, on le fera nous. Ou une version plus politique en lien avec les choix publics. Non, on va le faire nous ça.

Bon, je dis pas que j'aurais fait mieux. J'aurais sans doute été plus chaleureuse, humaine quoi. Mais on va quand même regarder le reportage de Martin Bournet. [musique] L'intelligence artificielle est devenue pour certains un réflexe quotidien chez eux, mais aussi au travail. 10 % des entreprises françaises de plus de 10 salariés l'utilisent en 2024, presque deux fois plus que l'année précédente.

Mais les Français sont loin d'être les premiers derrière la moyenne européenne et très loin des pionniers comme le Danemark ou la Belgique. En France, c'est surtout la taille de l'entreprise qui fait la différence. Plus la structure est grande, plus les employés utilisent l'intelligence artificielle, 33 % des entreprises de 250 salariés ou plus.

Le recours Alia varie aussi selon les secteurs. Aujourd'hui, c'est moi qui présente chaque voie compte. 42 % dans la communication et l'information.

À l'inverse, les secteurs du transport, de l'hébergement ou de la construction restent sous les 5 %. Dans les cabinets de radiologie, l'introduction de système d'intelligence artificielle est une nouvelle arme dans la lutte contre le cancer. Mais c'est surtout dans les processus de recrutement qu'elle est utilisée.

Près de 80 % des recruteurs ont adopté l'IA générative pour rédiger des offres d'emploi ou des mails. Désolé mais votre candidature n'a pas retenu notre attention. À l'échelle mondiale, l'intelligence artificielle pourrait créer 69 millions d'emplois et en faire disparaître 83 millions d'autres au cours des 5 prochaines années.

Voilà les bases de notre débat de ce soir. Tiens, petit test pour commencer. qui sur ce plateau utilise déjà l'IA quotidiennement dans son travail.

Nous, on a le droit de lever le doigt, on peut hein. Ah mais oui, vous travaillez il me semble, monsieur Calfond. Non, mais bon.

Et vous êtes sur ce plateau, donc on est on est Ouais. Voilà. On est au-delà des 10 % qui a été évoqué au début de de ce sujet.

Laurence de Viller, je me trompe si je dis qu'on est à un moment où on peut séparer quand même la population en deux parties, ceux qui sont déjà montés dans le train et ceux qui pour l'instant le le regardent passer. Non. Non, je pense que tout le monde peut monter dans le train.

Chaque voix compte. Très juste. Mais est-ce qu'il y a déjà des métiers où LIA supplante le travail humain ?

En fait, pour l'instant, j'en vois très peu. H c'est-à-dire que même les scientifiques qui utilisent l'IA tout le temps, ils sont là pour accompagner, ils sont là pour challenger. En fait, il faut la challenger Lia.

Si on fait que lui coûter et copiercoller, là on sera remplacé. Mais c'est juste parce qu'on aura pas fait l'effort. Ça veut dire quoi challenge Elia ?

En fait euh ce que tout ce que vous voyez arriver par Grock, Openai, Chimini ou Gemini ou euh ou le chat, ce sont des reconstruction de phrases. La production, c'est une reconstruction à partir d'un énorme modèle qui a ingurgité toutes les données d'Internet avec des fake news, avec des opinions, avec un fouitou. Et à partir de là, se filtre un peu au-dessus et puis ça va produire une succession de mots avec en plus un peu d'aléatoire.

C'estàd qu'on peut prendre soit le meilleur des mots, soit parmi les N meilleures suivant un paramètre qui s'appelle la température dont personne n'entend parler. Donc moi je dis il faut démistifier comment ça marche parce que ces machines surtout n'ont aucune intention. Elles ont aucune conscience, aucune intelligence, aucune émotion mais aucune intention, ni de bien faire ni de mal faire.

Je vous vois déjà réagir. Non, mais je réagis sur un point, c'est-à-dire que en réalité euh euh il y a des le vrai sujet de la politique, il y en a beaucoup mais le vrai sujet c'est qu'il y aura comme sur chaque révolution technologique des gagnants et des perdants. Et donc à nous d'y amener des normes, ce qu'on fait déjà au Parlement européen cli parce que chacune et chacun d'entre vous au-delà de votre travail que nous tous quand nous scrollons sur internet, je donne un exemple qui a été fortement dans l'actualité sur Chine, sur Instagram par exemple, et bien Chine va piller vos piller vos données de mode des trends pour fabriquer finalement des vêtements en direct avec l'intelligence artificielle.

Donc est-ce que c'est un bon ou un mauvais usage ? En tout cas l'usage à notre insu de ces monstres dévorants que sont les IR parce que on le dit pas assez sur le pillage des données. Bah vous êtes pas d'accord, vous le direz après.

C'est comme ça le débat commence bien. Euh il faut au moins que les les uns et les autres soient conscients soient conscients de la façon dont on leur vole leur donnés. Juste un point.

Je ces adjectifs dévorants apocalypse et tout ça je n'en peux plus. OK. Essayons d'avoir un discours raisonnable.

Vous avez raison. Ces en ce moment, tout ce qu'on fait en fait avec des chat GPT, tout ça ne rapporte rien. Les grosses entreprises qui utilise ces IA et qui peuvent investir des milliards, ils utilisent en fait de la publicité, du marketing à partir de nos données et de nos profilages.

Méta 97 % c'est de la publicité. Donc ces outils ne servent pas en eux-mêmes. C'estàd qu'il rapportent pas assez hein.

Même si on met 20 € par mois ou 30 € par mois, ça ne rapporte pas assez. et ils sont aussi déficitaires open donc tous ceux qui arrivent à gagner c'est tous les gens qui travaillent avec la récolte de nos données. Mais mais euh pas des J'ai posé la question de la récolte de nos données à notre insu.

J'ai pas posé la question François Calfond disait pour commencer qu' il y avait des gagnants et des perdants déjà. Est-ce que il existe Laurence de Villerre aujourd'hui là en 2026 un métier que l'IA ne changera pas dans les cinq prochaines années ? Un métier un métier que l'IA ne changera pas ?

Non, Lia va changer à peu près tous les métiers, mais pas comme on le pense. C'est-à-dire que même les traducteurs, moi je suis désolée si je fais traduire Shakespeare par Unia aujourd'hui, c'est n'importe quoi, ça sera approximatif. Ça tombe bien, on a un traducteur dans notre pupide, donc on va pouvoir l'interroger.

Mais avant lui, je voulais qu'on interroge alors que c'est intéressant pour un pour des discours qui n'ont pas du tout de teinture contextuelle historique. L'humain est capable de faire de la métacognition, de s'abstraire d'information. Ly a absolument pas.

Moi aussi je Isabelle Roch allez-y et je vais donner la parole à Corine et je pense que là on a en face de nous des personnes qui se demandent leur métier, comment ça va être impacté et savoir s'il va disparaître ou s'ils vont être transformés. Moi, j'aurais aussi envie de dire en fait ce sont des tâches. Il y a des tâches qui vont disparaître, il y a des tâches qui vont apparaître mais et le métier va se retrouver transformé.

Peut-être que infin certains disparaîtront mais beaucoup vont être transformés. Donc moi, j'aurais plus envie des fois qu'on parle de tâche plutôt que de métier parce qu'effectivement c'est une mutation devant laquelle nous sommes et en fonction de comment on s'empare de l'IA et ce qu'on en fait, on va voir que ça peut être bénéfique ou au contraire que ça peut effectivement produire des effets délétaires. Donc en introduction, vous disiez ni technophobe ni technophile, je crois qu'effectivement ni angélique, pardon, [rires] c'est mon mon je ne suis qu'une qu'un être humain et je n'ai pas complètement intégré ce que vous avez dit.

Je pense que voilà, c'est aussi très très important que on se on parle bien en fait et on qualifie bien ce dont on va parler, c'est effectivement la transformation du monde du travail mais par les tâches qui vont incomber aux uns aux autres, pas par les emplois en eux-mêmes. Corine, vous êtes radiologue. Vous avez intégré l'intelligence artificielle à votre travail depuis combien de temps ?

Alors effectivement, je suis radiologue et nous, on l'utilise depuis très longtemps. Avant, c'était même avant l'IA, c'était les aides au diagnostic. c'est depuis 20 ans, mais on a maintenant des outils qui se sont beaucoup améliorés et donc je dirais c'est depuis au moins 5 ans, on les utilise notamment en mammographie puisque ça va nous aider à euh ne pas louper certaines anomalies subtils et euh et non pas remplacer parce que ça c'est important que l'IA ne soit pas utilisée toute seule et ça c'est vraiment un message très important et par contre ce qu'on appelle le médecin augmenté ou le radiologue augmenté ce qui nous permet de vraiment d'être toujours comme un deuxè œil numérique qui va nous aider dans notre tâche quotidienne.

C'est vrai qu'on a de plus en plus de de données, des milliers d'images et on peut même aller au-delà de simplement de ce que l'on voit sur une mamographie. Mais justement, dites-nous comment ça fonctionne dans le cas de votre profession. C'està-dire que vous allez par exemple avoir sous vos yeux une mammographie, vous la soumettez à une intelligence artificielle.

Quelle est la base de données de cette intelligence artificielle ? C'est toutes les mammographies du monde. Alors en fait, ce sont des logiciels qui sont validés, qui ont qui ont été développés par des des sociétés avec des bases de données donc qui sont labellisées, qui ont été validées par des par des scientifiques et qui sont contrôlés.

Et après, un logiciel avec différents outils informatiques à partir de ces bases de données, de ces images qui ont été vraiment complètement validées va agir. Donc nous, on a un serveur par exemple qui est hébergé chez nous. C'est aussi important que les données soient bien euh sécurisées hein pour les patients et que elles ne partent pas n'importe où.

Donc tout est sécurisé, on est à site d'hébergement de santé et ensuite les mammographies nouvelles des de nos patientes qui sont acquises sont envoyé sur ce serveur. Ça met quelques minutes et euh la réponse de l'IA nous est apportée. Mais ce qui est important, c'est qu'on regarde d'abord nous-même et après avec un un simple clic en fait, on peut on peut regarder.

Alors allez-y, c'est ici. Vous êtes ici chez vous. Je vous poserai deux questions toutes simples.

C'est est-ce que dans un examen de radiologie que vous faites, est-ce que vous avez systématiquement recours à l'aide de l'IA ou pas ? Première question. Et deuxième question, est-ce que vous constatez des faux négatif des faux positifs ?

Je j'allais j'allais venir. Moi, j'aurais une troisème question. Est-ce que les résultats est-ce que vous augmentez votre base de données à chaque fois par les nouvelles patientes ?

Moi, j'ai une 4è question. [rires] Est-ce que les jeunes médecins arrivent à trouver les faux positifs ? Bah voilà, c'est Ah oui, alors beaucoup de questions très intéressantes.

Alors euh on l'utilise pas forcément à chaque fois, c'est pas une obligation mais on a la la possibilité de le faire. Vous le faites quand vous avez un doute et euh non, on peut on peut le faire en systématique notamment dans le dépistage dans des dans des anomaliques ont compliqué, ça marche souvent pas forcément très bien. Donc on les utilise quand le sein n'a pas été opéré par exemple, ça marche mieux.

Euh donc on on peut informer les patients. Donc bien sûr ça c'est ça c'est important mais on fait d'abord première analyse on utilise l'IA pour se conforter ou pas. L'IA peut nous mettre aussi des fausses informations he ce qu'on appelle les faux positifs.

C'est-à-dire nous alerter sur des lésions qui rien du tout. Et puis chose bizarre aussi, c'est que Lia peut louper par exemple une lésion très évidente, un cancer de 5 cm que normalement on doit pas louper et bien Lia peut la peut rater parce qu'elle a pas été entraînée pour cela. Donc c'est vraiment pour ça que c'est important que ça crée pas un problème de confiance chez vous ?

Alors ben il faut justement il faut qu'on arrive à à savoir les limites et qu'on les connaisse et ne pas faire un aveuglément conscience comme vous disiez euh tout à l'heure, il faut apprendre à les utiliser, la challenger comme vous disiez. Si on croit que tout ce que va dire Lia est la réalité, c'est sûr que là on va faire des erreurs. Donc alors c'est et c'est aussi ce que l'on apprend au aux jeunes, aux internes par exemple qui qui travaillent avec nous, de ne pas croire absolument et de aussi d'avoir déjà la connaissance avant de l'utiliser pour ne pas forcément donc créer créer des erreurs à la suite.

Là là, il y a un point extrêmement intéressant pour le travail, c'est que c'est très intergénérationnel. Ce sont les experts qui vont aider aussi à former les plus jeunes. Donc dans tout métier, il faut penser que dès que vous avez une expertise, que ce soit pour optimiser pour la radio, les micro éléments qu' la machine va voir et sur lequel l'œil expert peut challenger, il faut absolument mettre dans la boucle ces ces personnes pour que les jeunes arrivent à à trouver.

Sinon, ils vont demander à chaque fois des biopsies et c'est un médecin radiologue qui avait dit ça. Et stresser les patientes. Et ça c'est un coup pour la société aussi.

Donc on doit trouver les équilibres intelligemment en se disant que cette machine de toute façon ne répond jamais 100 % juste ou 100 % faux. Elle donne une prédiction et c'est à l'humain de jouer avec ça et de décider s'il fait confiance ou pas. Alexandre Sabatou.

Oui. En tout cas, je pense qu'on est tous d'accord ici que c'est une excellente nouvelle. On a des problèmes de désertification médicale à peu près partout sur le territoire et je pense que cette aide ALIA vous permet de traiter plus de patients et d'avoir de meilleurs diagnostics.

Je retiens quelque chose que vous avez dit qui est important, c'est au niveau de la sécurité des données parce que plus on va mettre de données, plus les diagnostics seront meilleurs et adaptés aux patients. Mais c'est une question de confiance pour sécuriser ces données parce que moi je suis d'accord et vous aussi je pense pour donner vos données personnelles, médicales pour être mieux soigné, mieux accompagné, éviter un cancer mais derrière si demain on pourrait retrouver votre dossier médical sur internet ben je pense qu'on aurait pas envie de ça. Et donc la sécurité donné c'est un enjeu extrement important.

Quand vous rentrez une mammographie dans une intelligence artificielle, vous ne donnez pas les c'est anonymant, vous ne donnez pas le nom de la patiente. Anonymiséou. Oui, tout est anonymisé.

Et puis alors les outils que l'on utilise notamment les solutions commerciales, elles n'apprennent pas au fur et à mesure. Par contre après il peut y avoir des des versions qui évoluent et c'est à ce moment-là que c'est donné. Pardon mais c'est ce que je disais tout à l'heure pour élargir un peu le débat et pas simpréponse.

Le meilleur est le pire les gagnants les perdants les gagnants moi il se trouve que j'ai une maison dans le gare. J'avais une rage de dents terrible pas de médecin 4 km à la ronde. Une cabine médicale.

Aujourd'hui elles sont pas augmentées à l'IA mais elles existent déjà en Chine ces cabines augmenté à l'IA. Et bien on peut considérer quand même que ça peut être le meilleur. C'est-à-dire que répondre à la désertification médicale en première intention tout le monde le fait.

On va se le dire aussi. Euh tout le monde ici sur le plateau quand il a les symptômes, les r ben va voir sur internet, va voir les I qui elles-mêmes sont quand même extrêmement puissantes. Évidemment qu'il faut pas aller faire son automédication en en achetant les les médicaments sur internet, mais dans de la médecine de première intention, ce sont des choses qui peuvent servir.

Et là, il y a la formation des personnels de santé. Au passage, je rajoute une question. Combien de lésions dans votre pratique euh euh de radiologue lié à trouver que vous n'aviez pas décelé ?

C'est un peu la question qui tue mais il faut quand même la poser hein. Il y a cet aspect positif. L'aspect négatif bah c'est l'automédication, on en a parlé, c'est la sécurité des données, on en a parlé.

Euh et donc la question qui a été soulevée dans tous les domaines, c'est finalement euh euh il faut apprendre à se servir des c'estàd il faut pouvoir traiter le soi-même l'information. Et d'ailleurs vous vous avez une formation de quelle façon ? Vous vous êtes formé toute seule ?

C'est votre cabinet qui vous a formé ? Non non. Donc nous on a des formations ben déjà on a sur dans certains cas aussi participer à l'élaboration d'outils.

Donc et puis après on a des on l'utilise au quotidien et aussi avec l'expérience depuis toutes les années que on sait quelles sont les je vous laisse pas partir sans les lésions qu'il y a à trouver. Vous n'aviez pas trouvé. Non mais ça c'est ça c'est un faux une fausse question.

Alors dites-nous dites-nous parce qu'il vous lâchera pas. [rires] vous parler, je vais pas vous parler de mon cas personnel, il y a il y a des cas que Lia a vu et que j'avais pas vu. Mais après, c'est dans la littérature, il y a par exemple une grande étude qui vient de sortir, une grande étude sur du dépistage suédois qui a montré que finalement un radiologue expert avec une IA faisait aussi bien que deux radiologues sur des cas complexes en deuxème lecture.

Donc ça c'est un sujet intéressant. On peut peut-être se dire dans certains cas deuxème lecture avec deux radiologues peut-être remplacé par un radiologue bien formé avec une IA mais c'est dans un contexte très particulier le dépistage suédois avec des radiologues qui n'ont pas la même pratique que chez nous et euh voilà vous avez raison d'être précise en fait c'est ça le problème. précis de dire en faisant on peut pas dire des pourcentages comme ça qui flot ça sert à rien et ça n'est pas productif dans le débat ce dont on se rend compte c'est qu'à chaque fois il faut quand même qu'il y a un humain bien formé et et bien formé et qu'il soit capable de discriminer la réponse pour savoir si c'est positif négatif dans le cadre de d'un examen médical mais dans d'autres domaines aussi c'est que alors ben justement d'autres domaines où est Laurent ?

Laurent où êtes-vous ? Laurent est expert comptable. Voilà.

Laurent, vous dites que c'est la profession la plus à risque face à Lia, votre métier d'expert comptable. Pourquoi ? Pour une raison simple, c'est que le métier qu'on fait est excessivement normé.

En fait, on a des règles qui s'appliquent en permanence et donc c'est pas très compliqué d'avoir des algorithmes à qui on apprend ces règles et de l'IA qui arrive à les interpréter intelligemment. Euh vous avez raison madame quand vous dites que c'est pas les métiers eux-mêmes qui vont être bousculés mais c'est des tâches qui vont se s'automatiser. Euh et donc on peut estimer qu'on a à peu près un/3 de des tâches que fouit un comptable qui vont s'automatiser.

Mais ça veut dire que il va falloir soit trouver euh un/ers de mission supplémentaire euh et là c'est une question de formation de nos collaborateurs pour qu'ils soient capable de faire autre chose que ce qu'il font aujourd'hui. Soit c'est un impact immédiat sur l'emploi. C'est un tiers de de d'emploi au moins.

La profession comptable, c'est 22000 experts comptables, c'est 190000 collaborateurs et on est à peu près 400000 comptables en entreprise. Et donc évidemment tous ces gens-là vont voir leur métier profondément transformé dans les années qui viennent. Et donc on a un vrai sujet.

Moi ce qui m'inquiète le plus parce qu'effectivement quand j'interroge Lia, elle me donne des réponses et et j'ai la l'expérience compte tenu de mon âge pour dire si c'est une bonne réponse ou une mauvaise réponse et et donc j'ai une vraie aide pour moi dans la rédaction dans toutes un tas de choses. Le problème c'est mes jeunes collaborateurs comment comment vont dis pour les médecins chos premier problème je suis pas certain d'en embaucher autant demain qu'aujourd'hui parce que l'IA va faire les tâches qu'il faisait et ces tâches qui sont un peu rébarbatives on a le même problème dans le droit elles vont pouvoir se faire par la et donc aujourd'hui il y a beaucoup de cabinets qui se disent bon ben avant j'avais des comptables pendant quelques années il faisait un travail qui é intéressant il faisait de la comptable il faisait de la saisie aujourd'hui c'est c'est terminé c'est la li qui va la faire mais comment vais-je faire pour les former pour qu'ils aient l'expérience qui va leur permettre d'avoir ce ce regard qui va être donnée par Lia. Et ça va plus loin et je suis complètement d'accord avec vous, il faut préparer ça.

Il faut que les étudiant demain ils soyent un esprit créatif et c'est pas en copiant l'IA qui vont y arriver. Donc on a besoin de chambouler l'éducation, ça c'est un vrai sujet et d'apprendre à avoir un esprit critique mais aussi à créer avec ces IAS. Si on fait rien et qu'on dit juste c'est pas utile, c'est horrible, c'est catastrophique, on n'ira pas assez loin.

On a besoin de créer demain des jeunes capable d'aller encore plus loin en respectant notre humanité, nos sachant que les neurosciences nous disent quand même puisque ça c'est toujours le bon usage, le mésage. Je vous en parlais à l'instant que un usage sans discernement, c'est de challenger sans discernement lié par des gens qui ne sont pas formés. Science sans conscience. sans conscience mais surtout chez des publics assez jeunes nuisent au développement de neurolog santé mentale et au développement finir une phrase plus agréable quand même nuise au développement neurologique des jeunes.

Donc c'est le sujet qui nous est posé et bien aussi et moi ça c'est un sujet hautement politique puisque le président de la République s'est engagé c'est est-ce qu'il y a un moment donné dans le développement et ça les neurosciences peuvent nous aider de l'intelligence humaine du développement neuronal où il faut interdire réguler les I l'usage finalement des monsieur le lien avec la question c'est que si monsieur a le recul en comptabilité comme d'autres en traduction Ma sœur est traductrice à l'OCDE au sens propre, on on n'embauche plus de jeunes traducteurs. Je suis désolé de la proximité de ce plateau, mais simplement ce qui va permettre à aux uns et aux autres d'avoir le discernement et pouvoir challenger LIA, c'est précisément l'expérience qui est acquise par les outils que Lia nous propose. En fait, c'est on en revient euh à la à une à une donnée fondamentale, c'est quelle est la capacité culturelle que l'on peut avoir dans les différents métiers, dans les différentes tâches que l'on va faire.

Et c'est vrai que on en avait discuté sur l'intelligence artificielle puisque j'avais eu la chance de pouvoir être invité il y a quelques semaines sur les réseaux sociaux. Fallait-il interdire ou pas les réseaux sociaux ? Donc avec une position quand même assez nuancée par rapport à cela parce que je pense que c'est très très important d'apprendre à nos jeunes et à nos moins jeune la donnée, la connaissance et c'est ce qui va faire la différence pour plus tard.

Et vous en êtes vous vous l'avez dit, comment vos jeunes collaborateurs vous les amenez plus loin ? Mais les amener plus loin, c'est par la formation, c'est en les accompagnant. C'est essentiel parce que c'est comme ça qu'on aura aussi bénéfit soit lui partie par par le fait de son expertise et bien entendu par le système éducatif qui doit profondément se transformer.

Je pense que c'est vraiment très très important d'avoir alors j'aime bien parce que alors j'ai la stéréo sur les deux [rires] et je ne suis qu'un être humain alors qu'en réalité c'est là que ça se passe, c'est avec le public. Non mais et alors puisqu'on parle d'éducation comprenez Laurent et Lucas Laurent et Lucas finalement vous posez les mêmes questions sans avoir les mêmes métiers parce que Lucas vous vous êtes prof de mat où êtes-vous Lucas si je mettais mes lunettes en même temps est-ce bien donner un micro à Lucas donc Lucas en vous êtes prof de math en tant qu'enseignant d'abord comment est-ce que vous vous servez vous de l'intelligence artificielle ? Alors euh ben je m'en sers de plusieurs façons et euh je pensais vous proposer euh deux exemples de de situations que j'ai pu expérimenter.

Euh donc déjà, il faut savoir que moi mon objectif c'est que tous les élèves progressent hm euh alors qu'ils ont des alors a priori j'espère que c'est l'objectif de tous les enseignants. Oui. Alors qu'ils ont des niveaux différents.

Je suis toujours heureuse de longtemps [rires] et ça ils ont des niveaux différents. Ce qu'on me demande de faire c'est de faire de la différenciation. Donc c'est proposer des chemins différents pour qu'ils arrivent tous au même objectif.

Et ça ça me demande notamment de les évaluer fréquemment et souvent ben on manque un petit peu de temps. Donc là je le vois comme un assistant qui pourrait m'aider à évaluer plus régulièrement. Alors on a fait des expérimentations et alors quand je parle d'évaluation c'est pas forcément des évaluations notées hein, c'est juste pour établir un peu le point où ils en sont.

Et entre mes corrections et ses corrections sur un devoir, on est entre 10 et 20 % d'écart à peu près. Il est plus sévère ou il est ou c'est vous qui êtes plus sévère que l'IA ? Ça c'est c'est aléatoire.

C'est aléatoire. Est-ce que vous avez découvert des biais de votre propre notation ? Parce que souvent quand on était gamin, [rires] on se dit "Ce prof m'aime pas, il me note durement." Donc du coup dans votre notation, est-ce que vous avez découvert des biais paria qui ne connaît pas les élèves J'ai l'impression que François Calfond a beaucoup de traumatisme d'enfance aussi.

C'est vrai, c'est c'est pas ma [rires] psychanalyse lesons monsieur. Alors ce qui se passe c'est qu'effectivement donc j'ai donné mes copies anonymiser bien sûr à Lia pour qu'elle les corrige et ensuite je lui ai donné mes copies et elle m'a dit effectivement bah là à cet endroit-là je t'ai trouvé un petit peu sévère parce que ben je pense que ça valait pas le coup d'enlever le point le mot important était là donc ça me ça me permet de m'interroger aussi un peu sur mes pratiques. Mais elle connaît pas les contextes alors que vous connaissez vos étudiants.

C'est aussi pour ça que vous lesz comme ça. Vous avez dit très sincèrement, j'essaie d'aider tout le monde à aller plus haut. Moi, j'ai je note sur le fait et sur l'encouragement.

Enfin, je sais pas, il y a il y a quelque chose en plus dans la note. C'est pas juste quelque chose de machinique. Et donc, c'est pour ça que les I ne sont pas totalement alignés sur vous.

Et c'est normal et c'est pas une histoire de de biais, de vérité ou de je sais pas quoi. Ça n'existe pas ça. Il y a pas une meilleure façon de faire, heureusement.

Ouais. Alors pour vous répondre euh donc déjà 10 à 20 % d'écart, je pourrais avoir la même chose avec un collègue. Ensuite Lia, si on pousse un petit peu, elle elle va aussi analyser les copies et donc moi, je peux mettre des commentaires mais j'ai un tank qui est limité.

Elle elle peut mettre un nombre de commentaires important que je peux juste avoir à relire et garder ou non. Et vous les relisez. Voilà.

Et je peux pousser même encore plus loin. C'est que Lia pour chaque copie, elle peut proposer des remédiations individualisées pour chaque élève. Et je suis pas sûr qu'il y a beaucoup de professeurs qui a le temps de faire ça.

Et je pousse une encore une dernière fois, je peux lui demander par exemple de générer un exercice pour chaque élève pour travailler voilà en une notion qui a été repérée. Il peut générer un exercice, il peut générer le corriger et moi je peux je vérifier et proposer aux élèves et je peux même lui demander de le coder en HTML pour aller sur pour aller sur internet et l'élève ils peuvent même le faire chez lui avec une autocorrection. C'est super.

Lucas, j'ai une question. C'est l'éducation nationale qui vous a fourni un mode d'emploi ou vous vous êtes formé tout seul ? Non.

Alors, je me suis formé avec des collègues de groupes de recherche, des collègues du SNSA ou en un groupe ont réfléchi aussi à ça. Mais effectivement, ça c'est ma c'est ma question, c'est quelle formation pour les enseignants ? Je je donne juste des chiffres.

Euh fin 2022, c'est là que l'IA Générative est arrivé. Fin 2022. Aujourd'hui, on est début 2026.

J'ai quasiment aucun collègue qui a été formé à un usage pédagogique de lire. C'est le problème là pour le coup, c'est c'est la faillite de l'État. Vous monsieur, vous êtes très jeune mais j'imagine que des professeurs plus âgés ont peut-être plus de mal à appréhender Lia et l'aspect [rires] l'aspect personnalisation que vous avez pour vos élèves peut-être ça a été pointé, c'est bien dans les agora tout le monde pointe.

Comment on manage Lilia ? Comment on a du discernement ? Le point, il est très clair.

Il faut finalement former les formateurs. Ça a été dit à l'instant. On a une démonstration assez extraordinaire.

Je ne suivrai pas le Rassemblement national qui c'est normal, ils font dans le spectaculaire la faillite de l'État. Par contre, nous sommes nous sommes des parlementaires. Ça fait 4 ans.

Il a dit que ça fait 4 ans qu'il y a toujours eu de choses appliquées. Ce n'est pas normal. L'État, ça doit prévoir.

Et là, ça a pas été fait. Moi je suis pas le ma mais je pense que c'est important que la formation soit non politique tous en même temps. Voilà, l'école devrait être pour tous, ça devrait être non politique ce débat politique.

Oui. Sauf que il faut l'impulsion d'une action publique pour faire que dans l'éducation nationale des cours d'initiation à l'intelligence artificielle, il faut se liguer tout parti pour pousser demain et c'est pas une question de coloration politique. Pardon Isabelle Roche, ça fait partie des des projets de loi à venir.

Ça fait partie de la réflexion à l'éducation nationale. Ça fait partie de la réflexion à l'éducation nationale mais on va pas mettre dans un projet de loi le fait qu'il faille former des enseignants à le à l'intelligence artificielle. Ça fait partie Non mais c'est c'est de l'ordre du réglementaire, c'est de l'ordre des programmes.

On va pas demander à la loi de tout régler. Je pense que ça c'est très important. J'ai été présidente de la commission des affaires culturelles et de l'éducation.

C'est pour ça que je peux me permettre de le dire. Et quand j'étais présidente, j'ai euh travaillé avec le câ du des différents ministres pour que justement on fasse attention et on pousse sur la formation des enseignants. Mais si on commence à chaque fois à faire une loin, on va pas s'en sortir.

Maintenant que euh il y ait depuis des années. Non mais vous avez peur depuis des années, vous pouvez pas dire on ne fait rien au Parlement et cetera. Oui, c'est c'est au gouvernement.

C'est au excusez-moi, laisse-moi venir. C'est au gouvernement et qui est au pouvoir qui peut faire ses formations. Et là, vous êtes en train de digression en disant on fait pas une proposition de loi, on ne parle pas de la méthode.

Le gouvernement avait 4 ans pour appliquer proposer des formations au professeurs et ça a pas été fait. Mais alors, attendez, je suis désolé mais il y a des il y a des formations qui sont proposées au professeurs. Maintenant qu'il en est pas suffisamment, que tous les professeurs ne s'en emparent pas, ça c'est un sujet mais ne dites pas qu'il que rien n'a été fait.

C'est vraiment beaucoup trop simple parce que à un moment quand on a quand même un certain nombre d'enseignants qui se sont formés qui vont on a de la remédiation qui est en capacité de le faire et puis voilà les choses avancent vous à un moment en fait vous avez choisi de vous débrouiller tout seul. Oui, on peut parler on peut on peut parler de formation. Euh moi ce que j'appelle une formation, c'est une formation qui est en présentiel sur du temps un petit peu long avec des possibilités de test en classe, on fait des retours et ça en tout cas je l'ai pas encore vu.

Un webinaire pour moi c'est pas une formation. Mais on peut ça marche pas. On peut peut-être s'entendre sur le fait parce que je pense que dans ce que vous avez dit, il y a aussi l'information clé qu'on peut entendre, c'est que ça va extrêmement vite l 2022 et et 2026 où nous sommes, les progrès ont été absolument incroyables.

Donc que le législateur soit un peu en retard sur un progrès technique en soi, ça ne me semble pas scandaleux. Et comme nous avons des méthodes, parce que je voudrais pas qu'on se chamaille sur ce que le gouvernement a fait pas fait, moi je critique beaucoup le gouvernement de Macron, mais soyons à la hauteur des enjeux. Il y a eu des conférences citoyennes.

D'ailleurs, c'est dommage qu'on soit pas allé au bout sur le climat. Je pense que ce que vous faites dans votre travail de journaliste parlementaire euh il doit être euh élargi. On voit la qualité de des interpellations qui sont les nôtres par une conférence citoyenne dont bien évidemment que le levier euh de l'éducation pour appréhender Lia me semble tout à fait important.

Ce que ce qu'a dit monsieur pardon au passage, c'est que ça transforme le métier de l'enseignant. C'est-à-dire que quand vous êtes face à 35 élèves et que l'IA peut vous permettre d'avoir des exercices personnalisés pour chaque élève, là comme madame la radiologue, il y a euh un professeur augmenté qui peut être là et donc il faut qu'on en prenne l'enjeu. Deuxème enjeu, parce que je voudrais qu'on puisse poser les questions, y compris à ceux qui sont plus critiques que je ne peux l'être.

Il y a aussi la question du de la souveraineté de l'IA parce que aujourd'hui on est en France et toutes ces solutions sont américaines. On est une colonie numérique américaine. On a quelques champions, il faut les signaler.

Mistral IA, mais Mistral IA c'est une levée de 12 milliards d'euros quand euh les intelligences américaines génératives lèvent 170 milliards d'euros. Donc c'est un enjeu capitalistique, c'est un enjeu de souveraineté y compris par rapport aux données. Et ça, il a extrêmement raison.

Enfin, je me per juste de compléter là-dessus. On peut on peut être d'accord et je pense que on les bah si sur la souveraineté c'est quand même important parce que une je finis juste je je finis juste l'IA c'est important qu'elle soit française parce que les données sur lesquelles elle s'appuie mais une manière de penser une manière de réfléchir et là les I que monsieur a cité desgar femm chatt et compagnie réfléchissent comme des américains et c'est pas ça qu'on a envie de transfre c'est un raccourci de dire les choses comme ça Laurence alors moi je pense que c'est un faux sujet la souveraineté là qu'on s'en voit comme une patate chaude politiquement parce qu'on ne peut pas être souverain on a un retard sur un certain nombre de sujets et pour autant il faut que former les jeunes. Si on veut demain rattraper un peu ça et créer, on est obligé de faire des alliance avec des gars femmes des outils à moitié américain.

Donc il est important de ne pas négliger l'effort de compréhension et d'utilisation de ces outils pour l'école. Mais par contre, est-ce qu'on a besoin d'un chat GPT à l'école ? Non.

On a besoin d'outils spécifiques comme vous l'avez très bien dit monsieur en mathématiques pour faire des choses, en physique pour faire des choses et peut-être d'ouvrir on avait un un chat GPT Lucy là tout le monde a critiqué en disant c'est pas au niveau des autres mais qu'est-ce qu'on s'en fout d'avoir la dernière version qui avalé tout internet il nous faut une version désossée pour que les enfants comprennent les concept sur la souveraineté des IA juste une phrase il y a une IA chinoise qui s'appelle dipsic j'ai fait l'expérience de leur demander qu'est-ce qu'il pensait du massacre de la pi place Tout le monde l'a fait. Monsieur, vous vous enfrêtez d'être agressif, c'est assez Bon, écoutez, ce qui est important, c'est que ce soit le public qui a la parole sur une phrase, c'est que la lecture de l'histoire par le gouvernement communiste chinois qui coupe des ps entiers des des aspects structurants de l'histoire est problématique. et de qui maîtrise les algorithmes quelque chose d' mais c'est moi qui maîtrise ce que le fil de de l'émission et j'ai prévu de parler mais peut-être qu'on aura plus le temps à force de parler tout à l'heure de ce qu'on appelle le slop.

C'est ça c'est la poubelle de l'intelligence artificielle mais ce sera tout à l'heure si on a le temps. Moi je voulais d'abord poser une question à Lucas. Alors c'est sympa.

Vous êtes un enseignant qui utilisé l'intelligence artificielle. Vos élèves, vous les fliquez un peu ? Ils l'utilisent aussi.

Ouais évidemment. Évidemment. Alors vous enseignez à quel niveau de à quelle classe ?

J'enseigne en collège et j'enseigne en master aussi à En collège ça va encore. Ils se servent pas de chat GPT pour faire vos exercices. Ils l'ont sur ils l'ont sur leur téléphone.

C'est très simple l'utilisation. Ils l'utilisent même pour faire des recherches plutôt que d'utiliser un Est-ce que vous arrivez à les démasquer ? Oui, en fait, alors pour l'instant et euh j'arrive à la démasquer parce que ils vont ils vont alors sauf s'ils demandent à Lia d'utiliser un vocabulaire particulier, mais j'arrive à à les démasquer sils utilisent des mots de vocabulaire qu'il n'utilise pas de façon classique, ça je vais les démasquer.

Par contre, sur du contenu purement mathématique, du contenu très formel, non, je ne peux pas les démasquer, sauf si j'utilise quelque chose qu'on a pas encore vu. Et ça pourrait être fait avec leurs parents d'ailleurs. Pourquoi vouloir les démasquer ?

À la limite ça peut être bien si ça augmente leur fa ça peut être bien qu'il réfléchissent d'abord par eux-même avant de calculer par chat GPT. Il faut réfléchir de façon par soi-même d'abord avant d'utiliser ces outils. Il faut être expert en mammographie ou en d'autres en traduction pour pouvoir s'apercevoir que cet outil fait du faux ou du vrai.

Donc on a besoin de pousser la l'éducation sans IA. Je voudrais me tourner vers Francine. Où êtes-vous Francine ?

Francine vous avez un micro. Alors attendez avant que Francine parle, je voulais vous dire que d'abord Francine vous la connaissez tous parce que Francine c'est c'est elle. Je sais pas si on peut l'entendre.

La vie de gagnant réserve parfois quelques surprises. Ce lundi, jackpot [musique] du nouvel an de 7 millions d'euros. Alors, non, c'est pas vous qui nous faites gagner au loto.

Alors, soyez vraiment la bienvenue. Vous êtes comédienne et vous êtes voix off. C'est votre voix dans cette publicité.

Vous faites des voix de pub, du doublage de jeux vidéos, des voix antennes. Cette semaine, peut-être l'avez-vous vu ou lu, il y a h comédiens de doublage français qui ont adressé des mises en demeure à deux sociétés américaines qui ont cloné leur voix sans leur accord. Ça vous est arrivé aussi Francine ?

Alors euh non, ça ne m'est pas encore arrivé mais c'est quelque chose qu'on attendait quand même déjà depuis longtemps. C'est-à-dire queon savait que ça allait arriver et en ce qui concerne notre profession, alors nous on est comédien, on n'est pas juste des voix et en ce qui concerne notre profession, nous c'est une menace vraiment imminente, immédiate et et vraiment existentielle sur nos métiers. Euh et les collègues là aujourd'hui, ils sont 12 à à être entré en justice.

Oui. Oui. En fait, il y a deux types de menaces.

Il y a une menace qui concerne en fait l'internet, on va dire récréatif avec des sites par exemple comme fiche fiche studio ou fich exactement mais on leur fera pas de publicité ça tombe bien non voilà mais c'est sur ce site là qu'en tout cas il y a beaucoup de voix qui sont à disposition madame Le Pen monsieur Macron c'estàd qu'en fait n'importe qui peut faire aujourd'hui des répliques de n'importe qui et leur faire dire n'importe quoi. Donc ça c'est une première menace. La deuxième menace, elle est beaucoup plus silencieuse et on parlait de souveraineté tout à l'heure, je voudrais quand même y revenir, c'est que il y a un problème de souveraineté culturelle et je vais parler aussi de de l'exception culturelle française.

Ça fait quand même des années que on s'en orgueil d'être le pays de l'exception culturelle et aujourd'hui on ne protège pas les artistes qui sont directement menacés par l'arrivée puisque de Lia puisqueaujourd'hui elle est tout à fait capable de nous remplacer. Vous parliez de transformation des métiers, vous parliez de tâches dans le domaine de la culture, c'est pas c'est pas de ça dont on parle. Nous, on parle de création, on parle d'imaginaire et effectivement en fait Lia, elle pille nos œuvres, elle vole notre voix sans notre consentement et euh et et alors en fait c'est des enjeux qui sont qui dépassent nos métiers.

Aujourd'hui, nos métiers, c'est 15000 emplois en Île-de-France 110 entreprises, mais ça touche des sujets de souveraineté. justement vous en parliez euh par rapport au fait que ce sont des sociétés américaines qui vont créer le doublage par exemple d'œuvres de films français aux États-Unis et qui vont maîtriser notre langue de fond les mots et de forme notre humour notre notre culture le choix des mots et et la France ne va même plus maîtriser la diffusion de sa propre langue sur son propre territoire. Donc en fait l'IA, c'est formidable dans plein de domaines et on est pour quand même le développement de cette intelligence artificielle générative qui va servir dans plein de domaines.

Mais dans le milieu de la culture, c'est vraiment un sujet euh peut-être philosophique mais en tout cas humaniste. Et ça concerne aussi un enjeu majeur euh des enfants. Euh je crois qu'il y en a un qui en a parlé tout à l'heure sur les enfants et je vais juste par parler par rapport à mon domaine.

Nous, on enregistre des voix pour des dessins animés, on fait rêver. euh des enfants, on fait existernages, on invente. Et comme je le disais, on n'est pas juste une voix, on est des comédiens.

C'estàd qu'on on prête une interprétation qui est nourrie nos histoires et tout ça et on fait rêver des enfants. Est-ce que la France, elle est OK pour que les enfants construisent leur référent émotionnel sur de l'artificiel ? C'est vraiment des sujets aujourd'hui dont il faut s'emparer et en fait pour le moment pour le moment ça ça fait des mois qu'on alerte les pouvoirs publics et que rien ne se passe rien ne se passe pour le moment pour protéger les artistes et vous en arrivez à mettre en demeure des sites américains pour protéger l'exception culturelle les artistes les emplois mais les enfants.

Vous parliez de billet enfin de de d'aspect cognitif mais il y a des il y a des il commence à y avoir des choses pour les enfants. Il y a des comités internationaux qui de chercheurs et aussi de différents métiers qui se montent ensemble pour essayer d'aller plus loin dans la connaissance de ces outils et des impacts. Est-ce qu'il faut attendre les impacts pour encadrer ?

Ils le font directement avec dans la boucle les Open AI, Google et cetera qui sont là aussi. Ça né dans la Silicon Valley s'appelle Erasise et c'est des c'est l'idée de protéger les enfants tout petits. Matel propose avec Open de faire des nounours qui vont nous parler avec CHGPT.

Donc ce que vous dites est très vrai et ça commence à arriver. FR, moi j'ai parlé sur les tu vois pour à France info dernièrement hier sur Frey qui était soit-disant notre ami et et on a des exemples partout. Ah oui, c'est ce petit objet qu'on porte autour du coup et qui est Attendez avant de poursuivre parce que vous parlez en fait de la révolution en cours dans toutes les professions artistique.

Il y a évidemment le métier de comédien, les voix off comme vous les incarnez euh révolution technologique dont don sait en fait si elle veut être créative ou destructrice. Et je voulais que vous regardiez ce reportage de Dario Borgogn Clément Perot, Marion Goussi et Nicolas Margeran. Est-ce que vous avez des t-shirts en plus ?

Depuis 3 ans, un nouvel outil a fait son apparition dans les cours de cette grande école parisienne. On part d'une photographie qui a été réalisé en studio par une étudiante donc avec des techniques traditionnelles et l'IA permet de modifier l'image en venant ajouter toute une partie qui est totalement fictionnelle. Un apprentissage ici, on parle même d'apprivoiselia, une nécessité face aux demandes du marché de l'emploi.

Je suis contacté à peu près les de semaines par des entreprises, notamment dans le milieu de la publicité euh de la communication et qui cherchent des talents formés euh à l'utilisation de l'intelligence artificielle. Le métier évolue comme ça a évolué entre les tireurs argentiques vers le numérique il y a maintenant 25 ans. Là, il y a un glissement de métier qui va moins vers l'exécution et plutôt vers la direction artistique.

Mais pour les étudiants, cette évolution n'est pas très encourageante. Ce qu'on pourrait faire avec une équipe, en fait, une seule personne pourra le faire. Donc ça va peut-être réduire les effectifs.

On sait pas jusqu'à quel point les clients vont penser qu'ils ont plus besoin de nous ou de certaines choses qu'on peut faire. Donc ça fait peur. Ouais.

Inquiétude partagée aussi par ce compositeur. Les musiques générées par Lia inondent déjà les plateformes et elle pourrait bientôt envahir les films, les séries ou les documentaires. Je pense qu'il y a des producteurs, des éditeurs qui utilisent ces musiques évidemment parce qu' il n'y a pas de coût financier donc évidemment mais il ne le revendique pas encore.

Forcément ça a un impact sur les les droits d'auteur certainement qui vont baisser et cetera donc sur les commandes. Alors, le dernier espoir, c'est pousser le public à choisir les productions sans ia. Pour cela, ce musicien utilise ce label sur ses compositions, un tampon avec la mention fabrication humaine.

Le label va faire la différence, ça c'est sûr. Les gens et vont de plus en plus comprendre l'importance de voir, lire et écouter des œuvres d'origine humaine. C'est absolument fondamental de ne pas laisser se banaliser des contenus synthétiques créés par des IA génératives.

Et si on laisse se banaliser, on risque de perdre et on risque de voir disparaître notre précieux patrimoine créatif humain. Pour l'instant, ce label compte seulement 400 artistes adhérents, mais il compte toucher la bande dessinée, la littérature, le cinéma et peut-être même un jour le journalisme. La belle fabrication humaine, [rires] c'est une bonne initiative, c'est une bonne idée de de on en est là de dire bon ben voilà, c'est du fait maison quoi.

Et puis aussi il y a des réflexions sur protéger la voix et sur Oui, parce que la voix c'est diff enfin c'est pas c'est différent des parlé dernièrement là c'est en fait c'est un vecteur d'émotion et vous disiez que que l'intelligence artificielle n'avait aucune émotion et là on parle d'art on parle de choses qui dépassent de simple tâche ou préciser un peu là on touche à la régulation et donc on est en plein chez vous à Bruxelles François Calfond tout à l'heure je vais le dire avec beaucoup de calme parce que madame a eu un témoignage et le reportage est complémentaire. Quand j'ai parlé de pillage tout à l'heure, c'est pas un truc normatif, c'est une réalité. C'est-à-dire que aujourd'hui sur Amazon, vous pouvez acheter des livres entièrement générés par LIA.

Alors, on pourrait dire "Bah non, mais il y a pas de créateur mais le livre généré par Lia, c'est à à c'est la même chose pour la musique sur les plateformes." Mais attendez, je vais au bout du raisonnement parce que derrière c'est les créateurs à absorber à leur insu toute la création de tous les romanciers qui ont écrit tout cela. Donc il y a du vol et ce vol là, il y a aussi un enjeu économique, c'était le notre sujet initial, c'est de la création qui n'est pas payée hein de manière très claire.

Ça a été dit à l'instant sur les voies les voies et même sur c'est la première grève Hollywood, le premier conflit social sur l'int puisqu'ils ont de l'avance sur ces sujets-là, c'est la grève des scénar. Je voudrais qu'on je voudrais qu'on avance parce que ça c'est le constat mais vous vous êtes les décideurs. Le constat c'est le constat c'est qu'il faut faire en sorte que les gars femmes qui le font tous les jours arrêtent de voler les données parce que les données des créateurs le leur appartiennent et ça c'est l'enjeu de l'AC.

Ça c'est l'enjeu de la réglementation dans l'act parce que dans l'acte c'est c'est quoi ? C'est un garde fou l' acte. Ah oui c'est comme vous avez la loi RGPD qui protège vos données personnelles.

Le le prochain D'accord. Mais on a l'impression, pardonnez-moi, que en l'état quand je vois le reportage, quand j'entends Francine pour l'instant ça sert à rien. D'accord.

Mais c'est un peu le même problème que le formateur que le formateur. La loi est en retard par rapport aux pratiques et vous avez des gars femmes qui suce qui volent, il y a pas d'autres mots. La création que ce soit la voix, l'image.

On aurait pu faire le cas des shootings. Les mannequins aujourd'hui, vous fez la photo d'un mannequin, ça remplace le shooting parfois à l'insu même des femmes qui ou des hommes qui posent dans les shootings. Donc il faut la loi qui réponde et qui protège les créateurs, qui protège les identités et les artistes et les artistes parce que nous nous ce qu'on veut c'est pas être rémunéré par rapport à à des œuvres qui seraient exploitées ou nos voix qui seraient exploitées par l'intelligence artificielle.

Nous ce qu'on veut c'est continuer à créer, continuer à interpréter des personnages et continuer à faire rêver. déjà qu'on ne vous vole pas demain parce que votre voix que vous dites pour l'instant c'est pas arrivé votre voz sur les réseaux sociaux Roch enfin je m'adresse aux deux députés qui sont là aussi vous êtes condamné à à courir après le le danger à chercher une loi qui peut empêcher ça alors en fait par rapport à la loi je pense que de façon générale et mon voisin le le dit bien souvent le législateur et c'est pas qu'il soit en retard c'est que au moment où il fait la loi il crente un moment de la société et ça c'est valable pour toutes les lois que ce soient les lois de bioéthique ou d'autres lois c'est rarement la loi est en avance sur un fait de société donc je pense que là-dessus non on parle pas d'avance ça existe déjà on non mais je je parle non mais je je répondais par rapport au fait loi pas loi donc là on a une on a un règlement on a une loi européenne effectivement après une transposition en France et on sera vigilant à ce que ce soit ferme et adopté parce que effectivement c'est très important de protéger les créateurs les créateurs au sens générique, général et noble du terme. Donc que ce soit les comédiens, que ce soi les écrivains, que ce soi les musiciens, enfin voilà toute la profession artistique et c'est extrêmement important et il y a acte par rapport à cela et et protecteur mais effectivement on peut avoir le sentiment d'être en retard mais comme dans énormément de données de de domaines dans la société, je prenais le je prenais la référence à la bioéthique où quand on quand on promulgue une loi de bioéthique, on sait qu'on est déjà elle est déjà obsolète par rapport à l'état de la société.

Mais par contre, il a quand même fallu le faire parce que ça crante un état de la société. Donc je pense que ça c'est c'est aussi important et laite. Ce qu'il faut rappeler c'est que l'IA est un outil.

Vous on utilise tous l'IA ici. Moi personnellement je la trouve vraiment pas créative. Vous êtes dans un métier de la voix, il faut vous protéger.

C'est un droit, c'est une propriété intellectuelle que vous avez au niveau de votre voix. Vous protéger avec des contrats s'il faut. Mais j'aimerais signal signaler quelque chose quand ça se passe aux États-Unis quand sa voix elle est aux États-Unis.

Non, justement c'est c'est pas normal ça. Elle doit être rémunérée par rapport à ça. Mais moi ce que je veux dire par là, c'est que c'est que c'est pas c'est pas c'est pas créatif.

Moi j'aime le chant par exemple. J'aime j'aime le chant et quand Dalida chante "Je suis malade", elle met ses tripes dans la chanson et c'est ça qui fait que la chanson est belle. Et vous quand vous faites votre métier, c'est vous mettez de vous à l'intérieur.

Et ça, je ne pense pas qu'un soit capable de le faire. Unia, ça sera toujours un outil qui permettra d'améliorer. Mais vous appropriez l'œuvre.

Mais encore une fois, qu'est-ce que vous dites ? Comment vous protégez Francine ? Aujourd'hui à Francine, on passe des contrats pour que on permet avec la loi en étant tout ce qui est droit d'auteur, tout ce qui est propriété intellectuelle que elle on ne peut pas utiliser sa voix si elle ne donne pas son accord.

Si vous voulez passer un contrat pour être rémunéré à chaque fois que c'est utilisé, pour moi c'est votre bon droit mais elle doit être protégée. On ne doit pas pouvoir utiliser sa voix de manière dépasser vos journées sur internet à chercher les duplications de votre voir. Non mais il y a des pays qui engagent des politiques volontaristes comme le Danemark qui protègent l'image et la voix par exemple de leurs concitoyens.

C'est queen fait c'est même pas juste nous les artistes, c'est aussi une question par exemple je pense aux enfants pour les deep fake euh s'approprier l'image de ce moment qui a un sujet qui déshabille les jeunes filles. Donc on a demandé en Europe la Commission européenne la suspension de Groc la réponse de monsieur Musk qui est quand même d'une ironie absolument phénoménale et dire bah maintenant on le fera plus en option gratuite, on va le faire en option payante. Donc je pense pour les postures. pas tant mieux euh que des jeunes filles ou que vous-même soyz déshabillés à votre insu me semble être quelque chose de préjudiciable surtout dans des usages qui peuvent être y compris pédopornographiques.

Donc la question c'est qu'à un moment la sanction doit tomber hein et je suis très investi sur les questions de Chine et TMU. La Commission européenne tarde à sanctionner. La France, je tiens à le signaler parce que moi je suis pas là pour faire la polémique politique et que monsieur Papin a été très en pointe notamment sur le plan juridique est en pointe par rapport aux autres pays européens.

Mais il faut que le gendarme d'Internet intervienne parce que euh le vol des données a son insu, parce que le nonpaiement des artistes et je suis d'accord, je préfère les tripes mais il faut savoir aussi que euh y compris dans la chanson, y compris dans le roman, y compris dans le scénario euh sur des choses assez standardisées et après tout la lecture c'est souvent des choses standardisées, et bien il y a des produits sur lequels on gagne de l'argent sans qu'il y a un auteur qui est voilà et donc ça c'est un problème qu'on connait j'en ai marre qu'est-ce qu' font. Dites-le parce que nous à l'UNESCO, on a travaillé sur ça. Comment on se rapproche du Danemark ?

Ah bah alors, en fait, il faut protéger nos voix en amont, en fait. C'est-àdire que c'est pas après qu'il faut taper euh sur les doigts. C'est-à-dire que il faut interdire, il faut interdire les répliques numériques non consenties, que ce soit pour les artistes ou les citoyens.

Mais vous déposez votre voix avant. Mais ce qui est ce qui est important en fait, c'est une c'est ça fait partie de notre identité comme nos enfants digitales. Voilà.

Sauf que aujourd'hui le RGPD ne nous protège pas là-dessus. C'estàd que notre voix ne fait pas partie de notre de nos données personnels non du RGPD. Donc voilà évoluer déjà le RGPD.

L' acte est très importante. Enfin l' acte est très est très important c'est parce que c'est le cadre et c'est ce qui va permettre aussi après de sanctionner parce que tant qu'on a pas de cadre on pourra pas avoir de sanction. Donc on est tout à fait conscient que à un moment bah c'est voilà il y a des gens qui vont s'approprier qui essayent tout mais si on n pas le cadre pour les sanctionner on va pas y arriver.

Donc je pense que c'est très important que l'Europe se soit dotée de ce cadre-là, qu'ensuite les États s'en emparent pour que justement quand il y a euh du pillage, des dérives ou autres, on puisse avoir le cadre nécessaire et on puisse avoir la sanction parce que tant que nous n'avions pas ça, on pouvait juste dire qu'on sait dom si on est pillé. Le problème c'est qu'on n pas de on ne sait pas exactement comment les s'entraînent en fait. C'est là où il faut de la recherche sur les mesures que l'on pourrait donner à tout un chacun pour montrer à quel point ça pille ou pas.

à quel point les les modèles sont contaminés. Je voudrais donner aussi la parole parce que ça rejoint exactement le même tête. Je voudrais donner la parole à Anthony.

Anthony juste à côté de Francine. Bonsoir Antony. De quel mier va être détruit.

Alors Anthony angoissé hein. Anthony vous êtes traducteur dans l'audiovisuel. Traducteur.

Vous êtes traducteur en quelle langue ? Euh je travaille depuis l'anglais l'espagnol vers le français. Donc quand on entend Donald Trump en direct à la télévision française, c'est peut-être vous qui qu'il traduisez en direct.

Non parce que moi je travaille vraiment sur la fiction et sur du dessin animé. Donc sur les séries, les films mais pas sur du direct. Donc vous n'êtes pas très éloigné de Francine d'ailleurs.

Non, on travaille dans la même on est dans la même chaîne. On travaille dans la même chaîne. Lia est évidemment en train de métamorphoser le métier de traducteur.

Alors en audiovisuel pas tout à fait parce que ça ne marche pas la traduction ça ne avec de l'IA ça ne marche pas. On ne peut pas mécaniser un processus qui pense que la traduction c'est pas je prends un mot dans une langue et je trouve l'équivalent dans la langue d'arrivée, donc de l'anglais vers le français. Ça ne marche pas comme ça.

En fait, on a un rapport euh actif avec une œuvre. C'est-à-dire que moi, quand on me demande de traduire un film pour le doublage, pour réécrire les répliques que les comédiens ensuite français vont interpréter, moi j'ai un rapport actif avec l'œuvre. C'est-à-dire que je ressens l'œuvre intellectuellement parce que je dois la comprendre.

La machine, elle ne comprend pas. Et je suis ému au sens premier du terme. C'estàdire que ça bouge à l'intérieur.

Je pleure, je ris, je suis en colère, ça fait des choses en moi et c'est ça que ensuite en français je vais devoir rendre. Et j'ai en plus la contrainte de l'image. Je dois, je ne traduis pas des mots, je traduis du sens, je traduis de l'émotion, je traduis un comédien qui joue, je traduis une situation, je traduis, c'est pas parce qu'il va dire un mot que je vais toujours le traduire comme ça.

C'est-à-dire c'est son regard qui va me dire quelque chose, la façon dont il le joue dans en VO. Tout ça en fait je le prends en compte. Donc c'est pas que des mots.

Donc en fait Lia pour l'instant moi elle me sert absolument à rien du tout parce qu'elle n'est pas du tout créative à ce niveau-là. Moi quand je je sauf que sauf que là les derniers progrès de la c'est la traduction simultanée, c'est la même chose. Ouais.

C'est c'est-à-dire que euh là maintenant euh on peut avoir une conversation avec euh euh une personne qui parle une langue qu'on a absolument pas apprise et on peut tout à fait converser avec elle grâce à l'intelligence artificielle. C'est les toutes dernières améliorations qui ont été apportées. Oui.

Moshi font ça. Et c'est vrai que même dans les écouteurs là de Apple, on va avoir la traduction de quelqu'un. Ce qui nous permet de réfléchir dans sa langue et d'entendre la traduction de l'autre.

Mais c'est pas la même chose en audiovisuel, il est en train de jouer du sens visuellement. Et ça l'a sait pas faire. Ce que je disais tout à l'heure sur euh l'histoire, traduire quelque chose qui était historique, c'est pareil.

Lia, franchement, pour travailler sur Freud, sur les aspects de la langue qui révèlent votre inconscient ou qui révèle ce que vous êtes, Lia n'est pas du tout à ce niveau-là. Elle ne comprend pas et en plus, elle est pas située, elle comprend pas le contexte dans lequel on est. Donc, il faut absolument ramener là où les choses sont vraies.

François Calfond, je pense que ce débat est très intéressant et on pour en discuter des heures. Sans doute que chacun a raison. Simplement ramenons ça des cas d'usage pratique dans des tas d'entreprises, peut-être pas à France Télévision, j'ai imaginé que vous étiez à France Télévision, c'est peut-être pas le cas.

On supprime on supprime des des services de traduction entiers. Donc il y a un impact économique avec peut-être une perte de valeur dans l'interprétariat euh dans la traduction de textes techniques où euh vous n'êtes pas à isopérimètre dans les instances internationales de ce que vous étiez il y a 20 ans. Donc il y a un impact et la question que je voulais vous poser, elle est toute simple.

C'est comme en radiologie, c'est comme pour le professeur de mathématiques. On sent que vous aimez pas trop l'outil mais est-ce qu'on peut imaginer dans vos métiers où il y a de la complexité, de la contextualisation de la traduction, le traducteur augmenté ? Est-ce que ça peut être votre ami à vous ou pas ?

Non, parce que en fait la traduction c'est une histoire de choix en fait. C'est toujours une histoire de choix et ça va être un rapport individuel à l'œuvre qu'on a en face de nous. Et je parle de emploi l'impact emploi dans votre entreprise, il y en a pas.

Euh on commence à être touché en sous-titrage euh parce que on a typiquement qui traduit qui veut s'européaniser donc qui va traduire vers les langues européennes qui fait appel du coup à de la machine. On va nous demander d'être correcteur de machine. Quel est l'intérêt ? puisqu'on est payé au lance-pierre et on n pas le temps et ça va dans des labos américains puisqueen fait je voudrais aussi donner la parole à l'or parce que on ne peut pas finir cette émission sans entendre l'or elle est formatrice en intelligence artificielle pour les professionnels.

Vous vous êtes lancé il y a longtemps il y a 8 mois moi vous êtes débordé [rires] il y a pas mal de de demandes et de besoins. La petite histoire, c'est que moi, j'ai j'ai longtemps fabriqué de l'IA, déployé de l'IA, notamment dans le service public, mais j'ai décidé finalement en étant aussi enseignante par ailleurs, de créer une académie pour former les professionnels, donc faire de la formation à l'adoption par métier. Donc on essaie de former le plus de métiers possible parce que justement on a cette conviction que pour que personne ne reste sur le bord du chemin, il faut pratiquer, il faut essayer, il faut s'y mettre, il faut tester.

Et on a une chance en ce moment, c'est que les prix de tous ces ces services d'IA sont pas du tout ne reflètent pas du tout la réalité des coûts. Donc ça ouvre une fenêtre d'opportunité pour pratiquer, essayer se faire aussi ses propres justement sa propre expérience de là où ça fonctionne, là où ça fonctionne pas, quels sont les cas d'usage dans mon métier et comment je dois faire changer ma pratique. Est-ce que les les travailleurs que vous formez quand ils arrivent, ils ont déjà des petites notions où ils sont totalement incultes en intelligence artifici ?

C'est très variable. On a vu des chiffres en introduction, mais le les niveaux d'adoption, d'usage, de maîtrise, de familiarité avec Lia sont très variables selon les professions. Donc on a des gens qui connaissent rien du tout.

Euh et donc là on passe quand même par un petit rappel des fondamentaux, ce que disait Laurence au début, qu'est-ce que ça fait bien LIA, comment ça fonctionne, les risques d'erreur, les hallucinations. Rappeler aussi le cadre réglementaire pour en faire un bon usage, les bonnes pratiques de sécurité sur les données qu'on met, qu'est-ce qu'on met pas. Donc ça, il y a toujours ce petit socle là.

Euh et après on passe à des usages plus ou moins avancés selon les professions. Donc on forme des gens dans des entreprises de toute taille, des très grandes entreprises qui ont c'est des formations qui sont payées par l'employeur. Oui.

Payé par l'employeur ou par sur fonds propre et ça on en reparlera après parce que moi j'ai une question pour vous. Alors posezla vite parce que hélas vous savez une heure ça passe très vite. Ils ont tous beaucoup parlé.

Oui. [rires] Mais donc les entreprises, elles ont des financements, elles peuvent mobiliser des financements pour ça, mais les personnes et notamment par exemple les auto-entrepreneurs qui veulent se former, qui veulent se lancer dans une nouvelle activité et prendre justement les devants et se former à l'IA, aujourd'hui on a une réduction, un plafonnement du CPF, du compte personnel de formation et ça c'est un vrai danger pour justement des professions qui vont enfin des entrepreneurs qui ont envie de démarrer une nouvelle activité et ça voilà, il y a une économie budgétaire qui est chiffrée à peu près 400 millions d'euros, je pense que c'est vraiment une opportunité enfin au contraire un un danger pour des gens qui vont se former et démarrer. Qui veut lui répondre en 30 secondes international ?

Non non mais c'est c'est extrêmement important ce que vous faites parce que on ne fera pas la révolution de l'IA si on n'aide pas les gens à se former. Donc c'est c'est très important. Il faut pas que les gens aient peur aussi parce qu'on s'est toujours adapté.

Les dessinateurs ont appris à utiliser la palette graphique et ont réussi à avancer. Euh mon père me racontait comment l'arrivée de l'ordinateur a chamboulé tout le monde. On a commencé avec GPT, on finit avec Jean-Paul de N'ayez pas peur.

Euh vous savez 1 heure ça passe très vite. Voilà. Mais on ce dont on se rend compte c'est que ce qui est vraiment fondamental c'est la formation.

La donnée. La donnée c'est vraiment euh ce qui nous ce qui va nourrir ces grands modèles et est-ce qu'on en est propriétaire et comment on en on garde notre souveraineté par rapport à cela. Et puis effectivement l'apprentissage donc vous formez donc le compte de formation professionnelle.

Ah il nous faudrait une heure de plus. L'émission est terminé. Le générique a retenti.

C'est terminé. On va être très en retard. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30.

Merci infiniment d'être venu ce soir sur le plateau de Chawaconte. Merci également à vous quatre. Lundi, vous avez rendez-vous avec Francis Leetellier.

Il recevra Sébastien Martin, ministre délégué à l'industrie pour l'indice et politique. Nous, on sera là à 19h30 mardi en direct. Bonne soirée, bonne fin de semaine.

Merci