Olivier Faure : «Marine Le Pen est déjà qualifiée pour le second tour des présidentielles»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Le vote d'hier, Marine Le Pen dit c'est la revanche du peuple sur les élites. Comment analysez-vous ce résultat ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le vote aurait été le même sans la tragédie du 13 novembre ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Jean-Pierre Afarin disait ce matin que la République est en train de s'effondrer. Partagez-vous cette analyse ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Avant le FN, c'est un vote d'adhésion ou un vote de sanction pour les autres ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment ça va se passer dans les régions où le PS maintient sa candidature malgré les consignes ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Combien de régions la gauche peut-elle gagner d'après vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Olivier FortFait
« Marine Le Pen dit c'est la revanche du peuple sur les élites. Ce serait trop facile pour Marine Le Pen que de prétendre incarner à elle seule le peuple. »
- 4:00Olivier FortFait
« Le courage, il coûte et il coûte parfois y compris en en vote d'extrême droite parce que le courage c'est ce qui a été entrepris depuis 3 ans et qui parfois se traduit pour des populations qui sont déjà très précarisées par de nouveaux efforts qui ne sont pas toujours compris. »
- 13:00Olivier FortFait
« Il y a une obligation pour nous, division de la gauche, mais division de la droite aussi. pour tout le monde et que les camps qui se divisent sont aussi les camps qui demain échouont face à un vote fond national qui s'est cristallisé en cette élection mais qui s'est enquisté et qui donc va subsister. »
- 15:00Olivier FortFait
« Il y a certains moments où effectivement je des réflexions sur le plan fiscal où je pense que nous avons à faire davantage sur la fiscalité écologique sur aussi le fait de faire assumer par le patronat le pact de responsabilité plus qu'il ne le fait aujourd'hui. »
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Premier tour des élections régionales, très gros score du Front National. Le Parti socialiste qui décide de se retirer dans quelques régions mais qui sommes toutes, on le verra peut-être et bien limite plutôt la case et la droite et bien la droite qui semble se diviser dès ce matin avec des questions de leadership et de ligne politique. C'est avec Olivier Fort qu'on va en parler ce matin qui est député de Saint et Marne. [Musique] Et porte-parole du Parti socialiste Olivier Fort.
Bonjour, bienvenue. Bonjour frère. Alors le vote d'hier, Marine Le Pen dit c'est la revanche du peuple sur les élites.
Ce serait trop facile pour Marine Le Pen que de prétendre incarner à elle seule le peuple. Mais effectivement, il y a une part de désespérance et euh face à cela, le sentiment que les partis classiques n'ont pas réussi à à tenir euh leurs engagements, n'ont pas réussi à sortir de ce pays de la crise depuis des années et des années depuis des années. Et donc effectivement, puisqu'ils n'ont jamais été essayés, les électeurs se disent pourquoi pas eux.
Mais de là à penser que le le Front National détient les solutions qui permettraient d'éviter le passage par des réformes structurelles, il y a beaucoup encore à à franchir. Donc là, on paye enfin la la France euh paye des années et des années de euh de je dirais de laisser faire, de d'absence de réforme, de d'absence de courage aussi peut-être politique pour redresser le pays. Le courage, il coûte et il coûte parfois y compris en en vote d'extrême droite parce que le courage c'est ce qui a été entrepris depuis 3 ans et qui parfois se traduit pour des populations qui sont déjà très précarisées par de nouveaux efforts qui ne sont pas toujours compris.
Et la difficulté du monde politique aujourd'hui, c'est que les réponses que nous abordons, nous apportons pardon, sont des réponses qui sont souvent des réponses de moyen long terme alors qu'il y a une urgence sociale à laquelle nous ne savons pas répondre et c'est la difficulté. Est-ce que le vote aurait été le même sans la tragédie du vendredi 13 novembre ? Je pense qu'il aurait été sensiblement euh le même et d'ailleurs les sondages ont montr qu' ne se sont pas beaucoup trompés euh ont euh finalement montré qu'il y avait une légère inflexion en faveur du Front National mais enfin très légère.
Malheureusement euh ce vote s'est enquisté et il est plus profondément ancré que nous ne pouvions le souhaiter. Jean-Pierre Afarin ce matin disait sur France Interne la République est en train de s'effondrer. C'est aussi votre avis ?
Non, je ne pense pas que la République s'effondre et je ne pense pas que nous soyons euh à la veille d'une euh vague bleu marine sur le second tour. C'est vrai que le F national fait les scores importants qui en tête dans six régions mais en réalité il n'a pas Vous attendiez à six régions où il arrive en tête ? Euh c'est vrai que c'est effectivement plutôt une mauvaise surprise, mais euh malgré tout dans ces six régions, il n'a pas la capacité à l'emprunter au second tour et y compris dans les régions où la menace est très forte, le Parti socialiste a décidé depuis hier soir de retirer ses propres listes.
Alors justement euh alors avant le FN c'est un vote d'adhésion ou un vote de sanction pour les autres pour vous ? Bah c'est maintenant les deux. effectivement uneadhésion aussi malheureusement.
Alors dans le grand test euh c'est-à-dire Alsace, Lauren, Champagne, le candidat socialiste Jean-Pierre Massery a réaffirmé ce matin qu'il maintenait sa candidature. Il arrive en 3e position contre le vœu, le souhait, la demande d'ailleurs de la rue de Solferino, c'està-dire du Parti socialiste. Comment ça va se passer ?
Mais écoutez, c'est lui qui décide en plus parce que c'est lui qui déposé. Mais il faut comprendre que à chaque fois pour un candidat qui doit retirer ses propres listes, c'est un sacrifice qui est épouvantable. Ça veut dire que il faut mettre un trait non seulement sur des campagnes qui sont des campagnes longues, mais en même temps sur les six prochaines années au cours desquelles il n'y aura aucun élu socialiste dans ces régions et donc il faut leur laisser enfin lui laisser le temps de de la réflexion.
Mais c'est certes, mais ça dit quelque chose aussi du pays plus largement. Ça veut dire que finalement il y a plus d'autorité. C'est-à-dire que la rue de Solferino n'arrive plus à s'imposer non plus auprès de ses élus régionalement.
Laisser le temps autant et pour cette ligne dictée hier par Jean-Christophe Combadellis. Absolument. Absolument.
Car dans les trois régions citées donc il y a aussi Nord Patcalet Picardi où le candidat va se retirer monsieur Saintignon. Et il y a aussi la région Paca où le candidat Castaner se retire. Dans ces trois régions, si la gauche ne se retire pas, mécaniquement, le Front National est assuré de sa victoire car il est très élevé, hein, parce qu'il est très élevé.
à plus de 40 % dans les deux premières régions et à 35 dans la 3e. Et donc on est dans une situation où si nous ne nous retirons pas, si nous faisions ce que Sarkozy propose pour la droite, ni fusion ni retrait, et bien il y aurait dès dès aujourd'hui l'assurance pour la nationale de détenir trois régions et donc plusieurs plus de 11 ou 12 enfin même 11 millions c'était seulement PACA et Nor Pascalis. ça doit faire euh 13 millions d'électeurs qui seraient dans ces trois régions en fait sous-gouvernance Front nationale, ce qui est absolument euh inadmissible.
Mais vous entendez les électeurs, on en entend interviewer ici et là ou de gauche qui disent "Mais attendez moi, c'est inimaginable que je vote pour un candidat de droite puisque mon candidat s'est retiré." Je comprends que vous risquez d'avoir en fait il y a pas de solution de bonnes solutions dans cette histoire pour vous. Je comprends bien que ce soit difficile et c'est la raison pour laquelle j'aurais souhaité que euh les candidats de droite qui vont bénéficier euh de ces appels et de ces retraits soient euh un peu moins dans l'arrogance et davantage dans une forme euh de maintendue en direction de ces électeurs qui vont faire les fusion quand même.
Non non non, moi je suis contre la fusion aussi qui me paraît la dernière enfin c'est la fausse bonne idée parce qu'elle revient à laisser penser qu'il existe une UMPS. Pour moi, c'est pas c'est pas du tout la solution imaginable. Mais en même temps euh donc quand on a des listes qui se retirent, il est assez logique que euh Bertrand euh euh monsieur Christian Estros euh et monsieur Richard fasse l'effort de ne pas considérer que finalement on leur apporte des voix mais qu'ils n'ont même pas allé les chercher.
Et donc effectivement, il faut qu'ils comprennent que comme la réciproque n'est pas vrai et que par exemple dans Lang doc monsieur RER ne veut pas se retirer. Vous auriez voulu qu'il se retire. Ça aurait été logique.
Ça aurait été logique. Et c'est ce que demande ce matin Jean-Pierre Grafarin. C'est ce que demande Jean-Christ Lagard.
C'est ce que demande François Beou. Parce que si on veut que ce retrait et ce désistement républicain soit efficace, il faut que les écteurs de gauche aient le sentiment que quand la réciproque se produit et bien la droite a la même attitude et la droite n'a pas cette attitude malheureusement. La droite comme vous la voyez, elle est en crise là.
Je pense qu'elle rentre dans une crise profonde parce que la nature des choses aurait dû faire que hier soir ce soit une vague bleue et non pas une vague bleu marine. Pourquoi ? Parce que traditionnellement dans ces élections intermédiaires, l'opposition qui ne gouverne pas le pays est celle qui profite comme nous avions nous-même profiter de cette en0 en 2010 ou effectivement de cette érosion de la droite.
Combien la gauche au jour d'aujourd'hui peut gagner de région d'après vous ? Quand je dis gagner c'est conservé gagner hein. Oui, j'en sais rien.
En fait, il y a trois régions où elle part en tête et donc elle a toutes les toutes les assurances de côté. Bretagne, le grand le grand sud-ouest, c'estàd grand sud-ouest, laine poitoucharante et puis la Corse où les choses paraissent bien parti et mais là où il y a pas d'enjeu Front national, enfin je veux dire, il y a pas de il y a pas d'enjeu Front national, Front national peut pas perturber la la partie, c'est plutôt ça joue plutôt avec les nationalistes, voilà. Et la réserve en voie est suffisante pour penser largement l'emporter.
Ensuite, il y a des régions où on voit bien que les choses sont à touche-touche et c'est quasiment toutes les régions. Je pense bien sûr à l'Île-de-Fance. précisément Claude Bartelone, vous vous attendiez à ce score de Claude Bartelon ?
Non, c'est une bonne surprise, une très bonne surprise. Euh, il peut il peut conserver la région à gauche. Je pense que nous allons conserver effectivement l'Île-de-Fance à gauche.
Euh le score de premier tour de Barcelone est un bon score et euh les scores de 26 presque 26 % des voix et l'hiver Europe écologie l'hiver à peu près 7 % c'est ça voilà et un parti communiste qui est lui-même aussi dans la même Rodrigue. Donc on a 6 points de retrait de retard par rapport à la MPCR au premier tour, mais vous le voyez, on a une réserve de voie de 14 %. Donc la logique, c'est que la gauche maintienne cette région dans son giron la semaine prochaine.
Donc ça serait une 4e région métropolitaine pour vous. Ce serait une 4e région mais je pense à la région centre où les choses se passent de manière euh où le Front National est arrivé en tête. D'ailleurs, le fond national entre en tête mais par contre il n'a pas de réserve de voie, il fait 31 % ce qui est bien trop peu pour faire la bascule jusqu'au 50 et nous avons des réserves qui sont importantes.
Et il y a beaucoup de régions, je pense à à Ronalpe où la situation est assez proche aussi. Et puis après, il y a des régions c'est beaucoup plus tendu. Mais je pense à mon ami Christophe Clergeot qui même dans les pays de la Loire peut espérer l'emporter dans un finish compliqué mais très serré.
Mais enfin, on voit bien que pour la droite, les choses sont effectivement très compliquées parce qu'elle s'est faite siphonner. C'est 2007 à l'envers si vous voulez. En 2007, Sarkozi siphonne les du Front national au premier tour de l'élection présidentielle.
Cette fois-ci, c'est un peu l'inverse. C'est son échec Sarkozi ? C'était ce premier tour d'élection ?
Je pense que effectivement c'est l'échec de toutes celles et ceux qui ont cru que à force de surencher avec le Front National, on pouvait à nouveau le siphoner. C'est l'inverse qui s'est produit. Ils ont légitimé son discours.
Alors, on est qu'au premier, on est qu'à mis parcours hein parce qu'il y a encore un deuxième tour, faut quand même pas l'oublier. Est-ce que c'est ce résultat, ce scrutin qui est quand même assez inattendu parce que même les instituts de sondage n'avaient pas donné six têtes de liste du Front National en tête. Est-ce que c'est propre à remettre en question, à rebattre à rebattre les cartes pour l'élection présidentielle et notamment pour le candidat de des socialistes ?
Écoutez, moi je veux pas anticiper et donner le sentiment aux Français que nous sommes en train de jouer la présidentielle dans la régionale, mais euh ce qui est certain, c'est qu'il y a des leçons à tirer de ce scrutin et que bah la première c'est que la division euh peut conduire à l'échec et à la disparition du deuxème tour de l'élection présidentielle. Ça c'est une évidence. Il y a une obligation pour nous, division de la gauche, mais division de la droite aussi. pour tout le monde et que les camps qui se divisent sont aussi les camps qui demain échouont face à un vote fond national qui s'est cristallisé en cette élection mais qui s'est enquisté et qui donc va subsister.
Nous ne sommes pas avec un feu de paille, un feu de broussaille qui disparaîtrait demain. Et donc on peut aujourd'hui effectivement considérer qu'il y en a une qui est ce qui s'est déjà qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle, c'est Marine Le Pen et que donc désormais entre la droite et la gauche, la question c'est celle de la capacité à se rassembler, à faire face au front. Vous avez été à un moment assez critique vis-à-vis de la politique économique du gouvernement.
Est-ce que il a des responsabilités sur de de ce point de vue ? Est-ce que vous pensez que et bien il faut une politique qui soit davantage à gauche ? Pense que je suis pas critique.
C'estàd qu'il y a certains moments où effectivement je des réflexions sur le plan fiscal où je pense que nous avons à faire davantage sur la fiscalité écologique sur aussi le fait de faire assumer par le patronat le pact de responsabilité plus qu'il ne le fait aujourd'hui. Et quand il ne le fait pas, il faut réévaluer au fur et à mesure c'est la carotte et le bâton. Il faut donner la carotte.
Mais quand il y a pas de résultat, il faut aussi rappeler que les 40 milliards qui sont sur la table, ils sont venus conditionnés par un effort du patronat pour l'emploi. Si c'est pas le cas, effectivement, il faut certain moment bouger. Alors, dernière question, je reviens en plein dans la glaise des régionales.
Monsieur Massnet, pourra-t-il se maintenir ? Moi je pense que euh la raison l'emportera et la raison c'est le retrait et qu'il écoute effectivement une décision qui sont collective qui n'est pas la décision d'un seul et euh ce ne serait pas compris à la fois dans sa région où je pense que les sectori de gauche n'ont pas envie de voir monsieur Philippe Paul emporter dimanche prochain et ce serait un message qui une candidature qui brouillerait le message national et dans toutes les autres régions où nous avons besoin de rassembler la gauche et plus largement celle de tous les progressistes contre contre le Front National, il ne faut pas laisser ce message perdurer. S'il persiste, il risque l'exclusion du PS.
Ah mais l'évidence c'est qu'il se mettrait hors des cadres de notre parti mais je ne pense pas que nous serons dans cette situation à l'issue des prochaines heures. C'était le talk de Olivier Fort député de Sénémar du Parti socialiste et porte-parole de ce même parti qui nous dit que non la République n'est pas en train de s'effondrer. En ce moment et bien ce sont les divisions dans la droite parlementaire et la gauche parlementaire et bien qui coûtent très cher et qui explique en partie la montée, la forte poussée du Front National à ce premier tour.
Il invite monsieur Massnet dans le grand test à se retirer pour les socialistes afin de faire barrage à une possible élection de Floriant Philippo du Front National. Merci Olivier. Merci. [Musique]
Marine Le Pen