L'invité d'Apolline Matin : Erwan Coiffard - 07/08
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01Invité politiquePromesse
« On ne veut pas que ça se reproduise »
Temps de parole
- Invité politique70 %
- Présentateur30 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. On peut y ajouter, on va en parler, le fléau en pleine explosion, en pleine expansion, celui du protoxyde d'azote. Ce week-end, à quoi faut-il s'attendre sur les routes et quel est le dispositif mis en place par la Gendarmerie nationale ?
Alors, vous l'avez dit, sur le week-end, c'est près de 10 millions d'automobilistes qu'on va avoir sur nos routes. Vous évoquiez le chiffre de 341 morts en août de l'année dernière. C'était le mois le plus mortel depuis 2011. Donc, on était vraiment sur un phénomène particulier, singulier. On ne veut pas que ça se reproduise. Donc, il y aura une présence sur les routes, évidemment. Mais il ne suffit pas juste d'être présent. Le jour J, c'est un travail de longue à l'aile. C'est un travail de tous les instants.
Il faut avoir en tête que la Gendarmerie fait près de 240 actions de sensibilisation par jour pour sensibiliser à la fois les plus jeunes, les enfants, par le biais, par exemple, du permis piéton, mais également par des ateliers de démonstration sur les aires d'autoroutes. Donc, on n'est pas uniquement dans la répression, on est aussi dans la prévention.
Il y a aujourd'hui un dispositif qui est quand même important, je pense notamment au radar. Voilà, c'est rentré dans l'esprit de tout le monde. Malgré tout, vous dites que 341 morts en août de l'année dernière, c'était du jamais vu depuis 2011. Comment vous l'expliquez ? Est-ce qu'il y a un relâchement des comportements ?
Alors, je ne pense pas que ce soit un relâchement des comportements, ou en tout cas uniquement. Il y a plusieurs facteurs. Systématiquement, il y a plusieurs facteurs. Et c'est la raison pour laquelle commenter des chiffres de sécurité routière est toujours très particulier. Si vous voulez, sur des événements où vous avez 10 millions de personnes qui sont sur les routes, on va avoir des séquences sur lesquelles les voitures sont les unes derrière les autres. Il n'y a pas d'élément de vitesse. Donc, on a à la fois un phénomène avec beaucoup de monde, un fort engorgement, et donc, ça va potentiellement se répercuter sur le réseau secondaire. On va être sur des plus petites routes.
On est aussi sur une période, tout simplement, durant l'été, durant laquelle la consommation d'alcool, vous l'évoquiez, en rapport avec, tout simplement, le climat, le fait que les personnes sont en vacances, augmente. Donc, c'est surtout beaucoup de facteurs et beaucoup de comportements conjugués qui amènent à ces résultats.
On voit des messages de prévention, désormais, sur le protoxyde d'azote, sur les panneaux autoroutiers. Est-ce que c'est devenu un sujet de sécurité routière à part entière ? Totalement.
Totalement, c'est un véritable fléau. C'est le fléau de cette année. C'est un produit qui, au départ, n'a pas vocation à être inhalé et qui a été utilisé de façon détournée pour le faire. Donc, on était sur des décisions d'arrêter préfectoraux pour interdire le transport, la détention, parce qu'en fait, on était face à un vide juridique. C'est un vide juridique qui est comblé depuis, à travers ce qu'on appelle la loi Riposte, qui est passée devant le Sénat, puis devant l'Assemblée nationale, et qui permettra, dans peu de temps, de créer un véritable délit d'inhalation et donc qui donne des éléments supplémentaires aux policiers comme aux gendarmes. On attend les décrets d'application.
Tout à fait, on est en train d'attendre les décrets d'application, mais à compter de février, on espère qu'on va pouvoir mettre ça en œuvre.
Bon, vous qui êtes sur le terrain, les gendarmes au quotidien, le provient au protoxydazone pour y rester, sur le protoxydazone, c'est quel type de population ? Parce que, j'imagine, c'est beaucoup de jeunes, non ?
C'est plutôt jeunes, effectivement. On a plutôt affaire à des jeunes. Donc, c'est sur l'aspect festif, gaz hilarant ? On est totalement dans l'aspect festif. C'est exactement ça.
Autre chiffre de cet été, ça, c'est une info qui nous est donnée par nos collègues de BFM TV. Les cambriolages ont augmenté de près de 6% au mois de juillet. Est-ce que là, encore une fois, c'est un chiffre qui vous étonne ?
Ce n'est pas un chiffre qui m'étonne. Évidemment, je le déplore. En fait, on fait suite à un premier semestre sur lequel les cambriolages étaient en baisse. Et sur la période estivale, tristement, avec tout simplement les départs en vacances, on est sur un des deux pics de cambriolages qu'on connaît dans l'année. Le deuxième, c'est au changement d'horaire à l'arrivée de l'hiver. Ce sont les deux périodes sur lesquelles on sait, malheureusement, qu'on a des cambriolages qui sont en augmentation. Alors, on met en place des dispositifs, notamment un qui s'appelle l'opération tranquillité-vacances, qui est encore trop peu utilisé.
C'est seulement quelques dizaines de milliers de personnes qui y ont recours, alors qu'en fait, on a des millions de personnes qui partent en vacances. Donc, n'importe quel Français peut se signaler auprès de son commissariat ou de sa brigade de gendarmerie pour donner ses dates de vacances aux forces de sécurité qui vont venir dans le cadre de leur patrouille vérifier les domiciles et donc renforcer leur présence aux abords de ces domiciles.
Les gendarmes, on le sait, ils sont également massivement mobilisés actuellement sur les incendies. Vous traquez les incendiaires ?
On a renforcé, au même titre que tous les ans, on renforce notre présence en même temps que l'augmentation de la population se fait sur les zones d'affluence saisonnière. On a envoyé plus de 300 gendarmes mobiles dans différents départements puisqu'on constate un risque incendiaire d'autant plus important. Et donc, on a 330 gendarmes mobiles qui sont déployés dans différents départements comme les Bouches-du-Rhône, mais aussi les Landes, le Var, la Gironde.
Pour renforcer notre présence dans les massifs forestiers, à la fois pour veiller à l'application des arrêtés préfectoraux, soit d'interdiction d'accès, soit de restrictions, et surtout, pouvoir réagir plus rapidement en cas de départ de feu.
En un mot, Erwan Coiffard, porte-parole de la Gendarmerie nationale. Très court. Vous êtes le porte-parole officiel de la Gendarmerie, donc c'est toujours compliqué de répondre directement comme ça, mais sincèrement, est-ce que la Gendarmerie, aujourd'hui, je parle notamment en effectif, a les moyens d'assurer la diversité de ces missions ?
Oui, tout à fait, mais c'est une question de bascule de force. C'est de la même façon que je vous disais, la population augmente l'été sur les côtes, donc nous, en fait, on fait basculer nos forces depuis des zones dans lesquelles la population est moins présente vers les zones où elle l'est plus. Donc, on a ces moyens.
Merci Erwan Coiffard, porte-parole de la Gendarmerie nationale d'avoir été avec nous ce matin sur RMC et RMC Story.