Les bienfaits du rire sur la santé - C à vous - 04/09/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.
C.Duplaissy aux commandes des cuisines de "C à vous", aux côtés de son commis d'office, l'humoriste J.Santini. - J.Santini: Tout à fait.
C'est à moi de parler? On démarre comme ça? Très bien.
Merci, Anne-Elisabeth, de m'inviter. Je suis votre commis. Qu'est-ce qu'on va faire? - C.Duplaissy: Une soupe de poisson. - J.Santini: Mais pas n'importe laquelle.
Vous êtes pas n'importe quel chef. Vos plats coûtent 115 balles... - C.Duplaissy: C'est une soupe de poisson basque. - J.Santini: Vous êtes d'origine de là-bas, des gens qu'on respecte et qu'on ne taquine pas trop.
Ca me fait un point commun...
Merci de ces rires. P.Cohen devrait être le 1er à rire étant donné qu'il me ressemble.
Vous n'avez pas demandé d'où je viens. La Corse. - C.Duplaissy: Corse-du-Sud ou... - J.Santini: On ne dit pas "Corse-du-Nord".
C'est la Haute-Corse, Bastia. Commencez, chef. Commencez à faire la petite tambouille. - C.Duplaissy: Elle est prête.
On va y rajouter des pommes de terre, du poisson, du persil, des moules, des langoustines. - J.Santini: Ce sont des langoustines de quelle origine? - C.Duplaissy: France. - J.Santini: Donc la meilleure des origines, puisque...
Merci, chef. Vous pouvez dégager. Non, c'est une plaisanterie.
Je suis en promotion. J'aurais préféré être invité à la table! - A.-E.Lemoine: Je suis ravie de vous inviter au dîner de "C à vous".
Il y a des langoustines pour Julien? C'est une véritable invitation. Vous serez avec M.Cymes, B.Bernheim et S.Guillon.
A tout à l'heure pour le dîner. C'est un médecin qui, à force de faire de la santé par le sport son combat numéro 1, est devenu ambassadeur des JO 2024 et porteur de la flamme le 7 juillet. - M.Cymes, passionné de sport, que vous retrouvez sur France Télévisions aux côtés d'A.Karembeu.
Il est dans la région. Il a fait son internat de médecine à Chartres dans les années 80. Il en conserve d'excellents souvenirs. - A.-E.Lemoine: C'est un ténor franco-suisse sacré artiste lyrique aux dernières Victoires de la musique classique.
Un art qu'il considère comme un sport. Il a été choisi pour chanter "L'Hymne d'Apollon" de Gabriel Fauré. ... ...
Avec son nouvel album, "Douce France", B.Bernheim rend hommage aux mélodies et chansons françaises. Il est avec M.Cymes, qui nous rappelle qu'en matière de santé, c'est à nous de jouer.
Salut, Michel. Bonsoir, Benjamin. On est ravis de vous réunir.
Vous vous êtes mis au diapason de ces Jeux 2024. - M.Cymes: Diapason, par rapport à la musique... - A.-E.Lemoine: Un mot sur ces images.
Michel portait la flamme à Chartres, là où... - M.Cymes: Châteaudun. - A.-E.Lemoine: C'est près de Chartres. - M.Cymes: Les gens de Châteaudun ne vont pas aimer.
Redonnez-moi votre fiche. J'ai fait mon internat à Chartres. J'avais demandé à courir à Chartres.
L'heure ne convenait pas, donc j'étais à Châteaudun. C'est de ma faute. Les gens de Châteaudun sont très sympas. - A.-E.Lemoine: On passe à Benjamin.
La scène, vous la vivez comme une performance d'athlète. Après chaque concert, vous êtes dans le même état qu'un joueur de foot. En gros, vous n'êtes pas très frais.
Dans quel état étiez-vous après votre performance au Stade de France? - B.Bernheim: J'ai réalisé quelques minutes après ce qui se passait.
On était entourés de 8000 ou 9000 athlètes. Je me suis aperçu après coup qu'il y avait 80 000 personnes et des millions de téléspectateurs. - A.-E.Lemoine: 17 millions de téléspectateurs français. - B.Bernheim: J'étais tellement concentré que je me suis... - A.-E.Lemoine: On voyait votre main qui tremblait. - B.Bernheim: Je n'ai jamais vécu ça, même sur les plus grandes scènes du monde, même en direct du Metropolitan de New York. - A.-E.Lemoine: Chanter au Stade de France, c'était quasiment religieux? - B.Bernheim: Oui.
C'est ma ville natale, mon pays. Les JO dans ma vie, c'est une chance incroyable. - A.-E.Lemoine: La pelouse de Saint-Denis, vous la comparez à une pierre de la cathédrale du Vatican. - B.Bernheim: C'est ce que j'ai dit? - A.-E.Lemoine: Oui, à moins que ce soit Châteaudun ou Chartres... - M.Cymes: Vous êtes déjà amnésique à votre âge? - A.-E.Lemoine: Vous auriez rêvé d'être footballeur ou tennisman.
Vous faites 45 minutes de sport par jour minimum et vous prenez soin de votre voix de ténor. Ce n'est pas la plus haute tessiture chez les hommes, mais c'est l'une des plus hautes. Voici des vocalises que vous faites en coulisses.
Vous vous échauffez comme un sportif avant une compétition? - B.Bernheim: Oui, un peu.
On chauffe les muscles. C'est 2 cordes vocales qui vibrent à très haute intensité. Il faut être chauffé.
Il ne faut pas que la gorge se refroidisse. Quand on arrive sur scène, on a souvent l'angoisse qui arrive. Ca peut se refroidir très vite.
Il faut rester très, très chaud et très proche de la performance et du moment où on va chanter. - A.-E.Lemoine: Michel est ORL.
Ca, c'est bon? - M.Cymes: Oui.
Les cordes vocales, c'est des bandes qui bougent grâce à des muscles. Il y a énormément de muscles dans le larynx. Il faut les chauffer pour qu'elles soient mobiles. - A.-E.Lemoine: Vous ne vous êtes pas chauffé la voix? - B.Bernheim: A peine. - A.-E.Lemoine: Vous allez nous interpréter quelques notes de "Douce France", extrait de l'album du même nom.
Vous pouvez le faire sans échauffement? - B.Bernheim: Oui, pas besoin de s'échauffer. - M.Cymes: S'il y a un problème, je suis là! - P.Cohen: S'il y a un claquage... - M.Cymes: Il y a des claquages des cordes vocales. - A.-E.Lemoine: C'est aussi net qu'un claquage musculaire? - M.Cymes: Oui.
Il y a un petit vaisseau qui pète sur une corde vocale. - A.-E.Lemoine: Ca fait mal?
Ca vous est arrivé? - B.Bernheim: Ca ne m'est pas arrivé, mais si on prend du paracétamol ou certains médicaments qui affinent le sang, on peut avoir des soucis. - A.-E.Lemoine: Vous voulez bien, sans risquer un claquage, faire un extrait? - B.Bernheim: Il revient à ma mémoire un souvenir familier.
Je revois ma blouse noire lorsque j'étais écolier. Sur le chemin de l'école, je chantais à pleine voix des romances sans paroles, vieilles chansons d'autrefois. Douce France, cher pays de mon enfance, bercée de tendre insouciance, je t'ai gardée dans mon coeur.
Je t'ai gardée dans mon coeur...
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: C'est un extrait de cet album, disponible depuis le 30 août.
Je l'offre à Michel. Vous serez le 24 novembre à l'Opéra Garnier et du 22 mars au 6 avril au théâtre des Champs-Elysées. Vous serez en direct du Metropolitan de New York le 5 octobre et ce sera diffusé dans les salles Pathé du monde entier. - M.Cymes: C'est mon année. - A.-E.Lemoine: Vous êtes tous les 2 dingues de sport.
J'imagine que vous vibrez devant les Paralympiques. Mohamed nous a présenté B.Vio, cette jeune para-athlète escrimeuse.
Il y a aussi une archère indienne qui est devenue une icône des Jeux. Il y a un prodige de l'athlétisme dominicain qui passe 1,81 m en saut en hauteur malgré sa jambe amputée. Et puis, la superstar de la paranatation, Gabriel dos Santos Araujo, triple médaillé d'or, qui a une façon si particulière de couler sous l'eau.
C'est une leçon insensée sur le mental? - M.Cymes: C'est des leçons de vie incroyables.
En les voyant, on a du mal à se plaindre quand on a des petits bobos. J'en ai parlé avec des copains, des potes médecins. C'est presque incompréhensible, quand on les voit avec de tels handicaps.
On se demande comment ils arrivent même à avancer, sur le plan physique. C'est des leçons de vie. Je sais qu'ils n'aiment pas être comparés à des super-héros...
La retransmission sur France Télévisions est très bien. On s'attache aux performances sportives. Parfois, on raconte un peu l'histoire, comme celle du triathlète...
Non, lequel s'est fait manger par un requin? - A.-E.Lemoine: Un surfeur. - P.Cohen: A La Réunion. - M.Cymes: On raconte leurs histoires parce qu'on ne peut pas s'empêcher de se demander ce qui s'est passé.
L'escrimeuse a eu une méningite. Les gens se disent que ça touche le cerveau et pas les membres. C'est malheureusement la complication la plus extrême des méningites.
Ce sont des histoires de vie et des athlètes. Quand vous mélangez les deux, vous ne pouvez pas être autre chose qu'admiratif. - P.Cohen: Admiratif de leur résilience.
Vous avez rencontré 5 parasportifs pour un documentaire qui est en replay pendant plusieurs mois. C'est sur la plateforme de France Télévisions. Exemple: Coraline Bergeron, amputée d'une jambe à la suite d'une agression, athlète de parabadminton. - M.Cymes: Quand tu es valide, pas de handicap, tu fais du badminton, c'est sympa.
Alors que tu perds une jambe et tu fais du haut niveau? - J'en ai fait ma résilience pour faire le deuil de ma jambe. - M.Cymes: Il te fallait un objectif, un avenir. - C'est ça. - P.Cohen: Ce qui vaut pour ces athlètes, ça vaut pour nous tous?
Le sport stimule le cerveau, les neurones? - M.Cymes: Evidemment.
C'est un peu le message qu'on a essayé de faire passer. En tant qu'ambassadeur santé, je suis venu représenter le collectif Pour une France en forme. Le sport et l'activité physique ont un effet simple à comprendre: augmenter la vascularisation du cerveau.
Le cerveau a besoin de carburant, qui est apporté par le sang. Plus on fait d'activité physique dans de bonnes conditions, plus le cerveau est irrigué. Ca, c'est pour oxygéner et maintenir en forme le cerveau.
Le sport et l'activité physique entraînent la sécrétion de neurotransmetteurs, les endorphines. Quand on fait du sport, on se sent bien après. On est fatigué et on a notre cerveau qui a libéré des endorphines, une sorte de morphine naturelle qui fait du bien.
Quand vous bougez, vous êtes content de vous. Vous sécrétez aussi des choses dans le cerveau qui vous mettent en valeur. - M.Bouhafsi: Depuis le 26 juillet, on vit des émotions magiques.
Certains les vivent en famille. Les frères Portal ont été médaillés ensemble sur le 400 m nage libre. - Le meilleur nageur du monde est biélorusse, mais celui qui remporte sa 3e... - La remontée de K.Portal!
Il est 3e! - Il a 17 ans et son frère 22 ans. Médaillé d'argent.
Une course incroyable. Des émotions énormes. - Les 2 Français, regardez... - C'est des émotions. - M.Bouhafsi: Tous les 2 souffrent d'albinisme oculaire, une maladie génétique.
Chacun travaille d'arrache-pied pour aller au maximum de ses capacités. Ca fait plusieurs années qu'ils se préparent pour cet événement. En fait, notre patrimoine génétique n'est pas une fatalité. - M.Cymes: Ce n'est pas une fatalité.
Quand on a le gène de l'albinisme, malheureusement, on a des troubles visuels. Après, c'est l'épigénétique. C'est beaucoup l'objet de ce livre.
Il y a les gènes d'un côté et ce que vous allez en faire de l'autre. - A.-E.Lemoine: Pendant longtemps, on a pensé qu'il n'y avait rien à faire face à la toute-puissance de l'ADN. - M.Cymes: L'ADN, c'est le transporteur de nos gènes.
On a 22 000 gènes. Je vais simplifier. Pardon aux chercheurs spécialisés en génétique.
Sur 100 gènes, on a 30 % de gènes qui vont synthétiser les protéines, la couleur de votre peau, votre taille...
Il y a 70 % de gènes sur lesquels on va pouvoir agir. C'est ça, l'épigénétique. On parle beaucoup de révolution médicale à propos de tout un tas de choses.
La révolution médicale de demain, c'est ça. Ces 70 % de gènes vont s'exprimer ou pas en fonction de votre environnement, de ce que vous allez faire, des gestes de la vie quotidienne que vous pouvez modifier...
Quand je dis "à vous de jouer", c'est parce qu'on est maître de l'expression de ses gènes. C'est en changeant des petites habitudes de vie qu'on peut les mettre sur on ou off. - M.Bouhafsi: Benjamin, une question.
Vous êtes fan de football. On compare souvent sport et musique. En musique, on repousse ses limites et on doit faire des sacrifices.
Il y a un travail psychologique très important, comme chez les sportifs. - B.Bernheim: C'est très important, mais on ne le vit pas de la même façon.
Je suis très admiratif de ces para-athlètes. Je me demandais quel âge avait cette jeune fille... - M.Cymes: Même pas une trentaine d'années. - B.Bernheim: C'est incroyable, cette résilience.
Physiquement, pour nous, c'est une question de mental. J'aime faire du sport tous les jours. J'en fais 40-45 minutes.
C'est surtout le fait de se concentrer, d'être avec l'orchestre. Souvent, c'est une charge mentale très difficile. Chanter et se mettre à nu devant le public, c'est très impressionnant.
Je compare ça souvent...
La partition musicale, c'est comme la F1 ou le ski alpin. La partition est écrite. Ce qu'on ne sait pas, c'est comment on va gérer les aléas, notamment le sommeil.
C'est très important. On peut se pousser plusieurs nuits de suite à 4h, 5h, 6h... - E.Tran Nguyen: Il y a ce que vous dites et ce qu'on a vu, les exploits des frères Lebrun, L.Marchand...
La France se met au sport. - Les médaillés olympiques déclenchent des vocations. - A.Lebrun. - F.Lebrun. - Ces 2 filles sont de nouvelles passionnées. - On a regardé pratiquement tous les match à la maison. - Maintenant, vous venez voir vos filles! - Dans ce club de natation de Toulouse, où a débuté L.Marchand, les demandes d'adhésion ont bondi de 30 % par rapport à l'an dernier.
La demande est si forte que même les bonnets de bain du club sont en rupture de stock. - E.Tran Nguyen: Michel, quand vous voyez ça, vous vous dites mission accomplie? - M.Cymes: Non, surtout pas.
Je me dis que c'est génial parce qu'il fallait qu'on ait des médailles d'or, des stars pour motiver les gamins et les pousser vers ces sports. Mais ça va plus loin que ça. On a voulu faire passer le message de la lutte contre la sédentarité.
La ferveur qu'il y a eu autour des Jeux, cette joie...
Les gens voyaient que finalement, les sportifs sont heureux. Bien sûr, ce sont des sportifs de haut niveau qui font des sacrifices. au conseil d'administration du Cojo et où on a fait passer des messages, c'est rentré dans l'esprit des Français.
On a mis en place les 30 minutes d'activité physique quotidiennes en primaire. Ca n'a pas été facile. Il a parfois fallu se battre contre l'Education nationale.
On a réussi à les généraliser. La France n'est peut-être pas un pays sportif...
C'est Manaudou qui avait dit ça. Mais elle devient un pays actif. C'est le plus important.
La génération des enfants de 5 à 11 ans va se mettre à bouger et fera des adultes sportifs. - A.-E.Lemoine: "Santé, A vous de jouer!", c'est un guide pratique pour tous les jours et pour tout le monde.
C'est le bonus de L.Sénéchal. Il l'a testé. - M.Cymes: Ca se voit physiquement!
Notamment le grignotage... - A.-E.Lemoine: La rédaction de "C à vous" s'est plongée dans les conseils de M.Cymes. - L.Sénéchal: Il y a plein de conseils dans votre livre.
Comme nous sommes une rédaction sérieuse, on a testé vos conseils. - A.-E.Lemoine: Cette année, pour être les meilleurs, il faut appliquer les conseils de M.Cymes.
Tout le monde est sur le pont? - OUAIS! - M.Bouhafsi: Depuis que j'ai lu le livre de M.Cymes, j'ai perdu du poids.
C'est mieux qu'un régime. - L.Sénéchal: Il faut trouver la bonne formule pour commencer le 5/5.
Je sais! Plutôt qu'une mauvaise formule, je vous propose un quiz "C à vous". - E.Tran Nguyen: Inspirer par le nez...
Garder l'air...
Elle éternue. - B.Chameroy: J'aime prendre soin de mes pieds.
Petit bain de sel. Oui, je m'occupe aussi de mes ongles. Ca vous pose un problème? - A.-E.Lemoine: "Savoir procrastiner pour être créatif..." Ca attendra demain! - L.Sénéchal: C'est des vrais conseils. - M.Cymes: On a écrit ce livre avec P.Romedenne.
Il y a 7 ou 8 ans, on avait sorti "Vivez mieux et plus longtemps". Il y avait plein de conseils quotidiens. Ca s'est vendu à 400 000 exemplaires.
Donc ça intéresse les gens. C'était des petits conseils. Vous en connaissiez peut-être la moitié, mais il faut les rappeler.
On est comme des gamins. Quand je vous dis qu'il ne faut pas procrastiner et que je vous explique pourquoi, que je vous explique que manger des carottes plutôt que de grignoter...
Il y a tout un tas de petits conseils qui déclenchent cette épigénétique dont je parlais et qui permettent d'augmenter l'espérance de vie. - A.-E.Lemoine: Cuisiner à l'eau gazeuse, c'est surprenant. - M.Cymes: Ca remplace le sel. - A.-E.Lemoine: Et la marche d'Emilie? - M.Cymes: Elle a fait une apnée un peu trop longue. 3 pas en inspirant, 1 pas en apnée, 3 pas en expirant, 1 pas en apnée... - A.-E.Lemoine: Il faut compter quand on marche.
Je ne peux pas faire 2 choses à la fois, moi! - M.Cymes: Je croyais que les femmes étaient multitâches. - L.Sénéchal: Etre gentil, ça conserve? - M.Cymes: Oui.
Quand vous êtes gentil, vous avez les neurones miroirs, qui sont ceux de l'empathie...
Quand vous êtes gentil avec quelqu'un, vous avez la personne en face qui est heureuse de vous voir gentil et qui va l'être à son tour. Ca va renvoyer le truc. Quand vous êtes agressif, les gens se ferment ou deviennent agressifs. - A.-E.Lemoine: Tu penses à qui?
Nous, on a une idée. - L.Sénéchal: On parlait de bienveillance tout à l'heure.
Paralympiques ou pas, certains sont méchants. S.Guillon, par exemple.
En 2010...
Il s'amuse des Paralympiques. - S.Guillon: Le slalom pour non-voyants, c'est très marrant.
Un skieur avec une bonne vue, il se bouffe des piquets. Là, vous imaginez...
Il y a un guide qui leur indique les portes, mais ça ne suffit pas. Quand le guide se prend une porte, ce qui arrive, le non-voyant se prend son guide. Il y a aussi le tremplin.
C'est too much. J'ai vu un cul-de-jatte relié à une petite luge décoller dans les airs. On a interdit de lancer de nains.
C'est pas pour plébisciter le lancer de culs-de-jatte! - A.-E.Lemoine: Mais S.Guillon dit que c'est fini. "Fini de rire", c'est le titre de son autobiographie.
Je ne sais pas quand elle sort. S.Guillon s'est auto-invité la dernière fois.
Mais il est gentil! Ca, c'est mignon. - S.Guillon: Je m'assois où? - A.-E.Lemoine: Entre Michel et Benjamin. - S.Guillon: Ca m'a perturbé.
Pendant quelques années, on venait avec des cadeaux, ici. C'est fini. Je me suis dit que c'était dur, pour vous.
Vous étiez gâtée tous les jours et là, plus rien. - A.-E.Lemoine: Ce n'était pas moi.
C'était A.-S.Lapix. - M.Cymes: Tu as des problèmes de mémoire? - A.-E.Lemoine: Sur la couverture de l'autobiographie, vous avez un air mélancolique.
On ne reconnaît pas l'humoriste sniper que vous avez été. Il n'y a plus de petit sourire en coin. Quand on vous lit, on comprend.
On découvre un homme malheureux en amour parfois et malheureux en humour. L'humour que vous avez longtemps pratiqué sans concessions, ce n'était pas forcément un humour choisi. Vous dites que si vous avez été si méchant, c'est que vous avez attendu longtemps le succès. - S.Guillon: Oui, enfin, c'est une posture, mais à un moment donné, on m'a demandé de dézinguer les autres.
Je l'ai fait et j'y ai pris goût. P.Lescure n'est plus là? - A.-E.Lemoine: Il reviendra demain. - S.Guillon: Ca m'a déstabilisé. - A.-E.Lemoine: Vous aviez pris un plaisir immense à dézinguer ceux qui avaient réussi, vous qui aviez longtemps attendu de réussir. - S.Guillon: J'ai beaucoup, beaucoup attendu mon heure.
Quand on m'a passé le plat, je me suis bâfré. - A.-E.Lemoine: Quitte à vous prendre au sérieux à un moment? - S.Guillon: Oui.
J'ai parlé d'arrogance. Je ne me supporte plus quand je vois mes interviews d'il y a 15 ans. - A.-E.Lemoine: Si on diffuse les portraits que vous avez faits sur France Inter... - S.Guillon: Pas tous.
Celui sur D.Strauss-Kahn, je ne le regrette absolument pas. - A.-E.Lemoine: C'est celui qu'on va regarder. - S.Guillon: C'est pas vrai!
Pour être honnête, il paraît que le fait de l'avoir appelé "petit pot à tabac" l'a blessé, mais il y a maldonne. Mon père possédait une très belle collection de pots à tabac. Chez les Guillon, "petit pot à tabac", c'est une marque d'affection.
Dans quelques minutes, D.Strauss-Kahn va pénétrer... dans ce studio.
On va faire un effet de sirène. A ce signal, je vous demande de vous diriger toutes sans exception vers les ascenseurs. - A.-E.Lemoine: Vous ne regrettez pas cette chronique. - S.Guillon: Je regarde P.Cohen, qui était mon plus grand fan à l'époque.
Je sens de la nostalgie dans son oeil. - P.Cohen: Je n'étais pas à Inter, à ce moment-là. - A.-E.Lemoine: C'est celle qui vous a coûté votre place à France Inter, mais vous ne la regrettez pas. - S.Guillon: C'est normal que ça m'ait coûté la place.
L'histoire ne m'a pas donné raison. Je me suis lourdement trompé! Ca fait 14 ans que...
Si j'avais balancé l'abbé Pierre, j'aurais pris perpète. - A.-E.Lemoine: Vous racontez une anecdote avec votre petite fille au supermarché.
Ca vous a atteint que la France entière pense que vous étiez un méchant. - S.Guillon: Ce qui est un exercice de style...
Ca m'a joué des tours même professionnellement. Les gens n'avaient pas envie de m'engager, en pensant que j'allais faire chier sur le plateau. Vous qui me connaissez de façon intime, vous savez à quel point je peux être agréable avec les gens.
Michel, qui m'a soigné à une époque, sait que j'ai un bon fond. - M.Cymes: Secret médical. - P.Cohen: Tu ne peux pas dire s'il a un bon fond. - A.-E.Lemoine: Ca se diagnostique, un bon fond?
Cette plume, vous la retournez contre vous-même. Le livre commence par un mail de rupture. Vous êtes brisé, au point de songer au suicide.
Mais là encore, vous n'oubliez jamais de nous faire rire. Vous tapez sur Internet "comment se suicider sans souffrance". - S.Guillon: J'ai regardé des tutos pour faire des noeuds coulants.
C'était important que le rire vienne quasiment à chaque page. Je voulais éviter 2 écueils dans une autobiographie: le côté impudique et le côté prétentieux. Pourquoi raconter ma vie?
Je n'ai pas inventé le vaccin contre le paludisme. Il fallait absolument faire rire de mes malheurs, de mes lâchetés, de mes turpitudes. - A.-E.Lemoine: De vos erreurs... - S.Guillon: De mes erreurs.
C'était essentiel que ce livre reste drôle. - M.Bouhafsi: Ce livre, c'est surtout une déclaration d'amour aux femmes. "C'est drôle parce que je ne suis ni un coureur ni un collectionneur, mais j'ai grandi grâce à toutes ces femmes qui ont partagé ma vie." Vous dressez le portrait de certaines de ces femmes, à commencer par Babeth, pas la nôtre.
Pour elle, vous avez tout enduré, y compris vous teindre en blond pour jouer Cloclo. - S.Guillon: J'avais 8 ans.
Dès 8 ans, j'ai commencé à faire des conneries. Je me suis décoloré les cheveux, j'ai appris le répertoire de Claude... - A.-E.Lemoine: Il en reste quelque chose? - S.Guillon: Non.
N'essayez même pas! J'étais tellement fan du chanteur... - M.Bouhafsi: Votre coeur a été pris, à l'adolescence, par une certaine Emmanuelle.
Père chanteur célèbre avec qui vous étiez en cours de théâtre. On a compris le nom de cette personne: E.Béart. - S.Guillon: Je prends soin dans le livre de ne citer personne. - M.Bouhafsi: Si on tape sur Google, on trouve vite. - S.Guillon: Le portrait est tendre.
J'étais à 17 ans avec elle en cours. Elle était sublime. Elle était incroyable.
On voyait déjà la carrière qu'elle allait faire. - M.Bouhafsi: "Je me faisais mal en la regardant." - S.Guillon: Oui. - A.-E.Lemoine: Elle vous regardait? - S.Guillon: Oui, mais ça ne me faisait pas mal. - A.-E.Lemoine: Michel aussi, vous souffriez des femmes? - M.Cymes: Moi? - A.-E.Lemoine: La jeune femme au teckel. - M.Cymes: Oh là là!
Oui...
Non...
Quel âge j'avais? 15 ans. J'étais amoureux d'une jeune fille à qui je n'avais jamais parlé et qui promenait son chien dans la rue.
Je n'ai jamais réussi à descendre de chez moi pour promener le chien avec elle. Grosse histoire d'amour! - E.Tran Nguyen: On a envie d'avoir votre diagnostic sur Stéphane.
Même si vous ne pouvez pas dévoiler quoi que ce soit sur le patient, vous avez dit que l'hypocondrie était la pathologie la plus partagée par les journalistes et les artistes. Stéphane est concerné? - M.Cymes: L'hypocondrie...
Je reçois un nombre de coups de fil dans la journée de journalistes, d'artistes...
On me demande mon avis. En général, on me dit: "Est-ce que tu connais un bon dermato?" Comme si j'allais les envoyer chez des mauvais.
Systématiquement, "tu connais un bon dermato?" Je réponds que je n'en connais que des mauvais. Tous les métiers qui sont stressants, par exemple les comédiens, qui sont en tournée, qui ne peuvent pas se permettre d'être malades une journée...
Il y a le stress d'être malade. Dès qu'il y a le moindre symptôme, ils m'appellent en me disant: Un pote vient de partir loin. Il fallait prendre un traitement antipaludéen. "Comment je peux tourner si j'ai mal au ventre?" C'est cette angoisse de tous les métiers où les gens sont stressés. - A.-E.Lemoine: Un médecin dans votre autobiographie a été très important. - S.Guillon: Oui.
Jacques, Thierry et Michel sont très disponibles. On les appelle et ils sont là. Pour des vraies raisons.
Il m'est arrivé d'appeler Michel 1 ou 2 fois. Il a été là, de bon conseil. Il a pris son temps.
Il m'a rappelé une semaine après pour me demander si ça allait. Il n'a pas l'air, comme ça, mais c'est un médecin sérieux. C'est un très mauvais animateur, mais c'est un médecin sérieux. - E.Tran Nguyen: Vous avez aussi entamé une psychothérapie.
Vous avez vu une voyante, aussi? 50 euros les 20 minutes? - M.Cymes: Moi, je prends moins. - S.Guillon: Je suis très cartésien.
Tout ce qui pouvait m'aider, à l'époque, je l'ai fait. La voyance ou d'autres choses...
Du moment que ça aide à aller mieux, faites-le. Je ne suis pas... dogmatique. - M.Cymes: Si tu as besoin de mots, tu me demandes. - A.-E.Lemoine: On rit quand même avec vous dans "Fini de rire".
Pardon de rire de vos malheurs. On rit avec vous de vos malheurs. On est heureux de savoir que ça va mieux.
C'est disponible depuis le 29 août. Vous êtes au théâtre. La pièce "Inconnu à cette adresse" reprend avec J.-P.Darroussin.
Vous étiez venu avec lui la dernière fois sur ce plateau. - S.Guillon: Je vais forcer ma nature pour cette pièce. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, J.Santini à cette table.
On va parler de l'humour et de son pouvoir. D'ici là, c'est Jibé et Lucien en coulisses. - Voilà votre bureau.
Je vous laisse vous installer. Je suis en conf de rédac à côté. Ne me dérangez pas. - Shotgun! ... - Pour info, j'ai fait une grande école de journalisme.
Je suis un adulte. Je ne vais pas jouer à ça, ok? Je n'ai pas de chaise? - Bravo, Sherlock. - Tu le savais? - Ouais.
J'ai fait une grande école de détective. - Je vais en parler à Sara. - Super! 1er jour, le gars interrompt la conférence de rédaction pour demander une chaise. - Je fais quoi? - A mon avis, c'est un test. - Un test? - Un test psychologique, qu'ils font dans les universités américaines.
Tu mets une chaise pour 2 personnes pour savoir qui est le mâle dominant et qui est celui qui a fait une grande école de journalisme. Je pense qu'on a la réponse. - Tu crois? - Ca va? - Et toi? - Tout roule? - Super. - Impeccable. - C'est un peu tristoune.
Il faudra mettre de la déco, ici. - On peut mettre des posters? - Carrément.
Même des plantes... - On va mettre des plantes. - On va mettre... - Des plantes. - Ca va, Lucien? - Ouais, et toi? - Ouais, ça va.
J'y vais. Je suis en conf. - Ca marche. - Au fait...
Est-ce que...
J'ai oublié. Ca me reviendra. - Tu nous diras. - Ah, si, voilà!
On vous a dit pour la cantine? - Ouais. - Non. - J'ai reçu un mail. - OK.
Ca marche. - Ca marche. - Dernier truc!
Est-ce que... - A.-E.Lemoine: Voilà Lucien et Jibé en coulisses, avec bientôt un épisode avec Michel.
Bienvenue autour du dîner. C'est une soupe basque. J.Santini, ravis de vous accueillir à notre table.
C'est une vraie invitation. On est heureux de vous présenter à nos téléspectateurs. Certains vous connaissent.
Ils ont pu vous voir sur France 2 aux côtés d'A.Vizorek. - J.Santini: Une émission qui n'a pas eu le succès qu'elle méritait.
J'y étais excellent. - A.-E.Lemoine: On vous écoute aussi sur France Inter. - J.Santini: J'ai oublié de me rendre à mon propre spectacle.
Pour qui est-ce que je me prends? Ca va donner quoi, plus tard? Je vais oublier mon papier à France Inter?
On va se retrouver dans cette situation cocasse de Leïla qui me réveille à 7h. "N'oublie pas que tu es toujours en phase de test et que l'Egyptien de petite taille t'a dans le collimateur." - A.-E.Lemoine: C'est vraiment possible d'oublier d'aller à son propre spectacle? - J.Santini: L'anecdote est totalement vraie.
Je l'ai oublié. Il y a eu des changements, après. J'ai appris à m'organiser. - A.-E.Lemoine: Comment vous l'avez oublié? - J.Santini: En fait, il y a une explication.
J'ai le temps? Je jouais 3 fois par semaine. Normalement, c'était mercredi-jeudi-vendredi.
Une fois, c'était un samedi. J'étais réglé. - S.Guillon: J'étais là quand il n'a pas joué.
C'était une des meilleures. - A.-E.Lemoine: Vous êtes corse.
Avant d'être humoriste...
Avant d'être humoriste, vous avez commencé par le répertoire classique. Vous avez eu un job dans l'administration. - J.Santini: J'étais titulaire de la fonction publique d'Etat.
J'étais secrétaire administratif lambda. - A.-E.Lemoine: Vous avez tout plaqué il y a 5 ans pour vous consacrer à la scène. - J.Santini: Je n'ai pas tout plaqué comme ça.
J'ai fait une psychanalyse...
J'ai été entouré. ... - A.-E.Lemoine: Ca a été un chemin collectif. - J.Santini: Un très long chemin. - A.-E.Lemoine: Peut-être qu'il vous est resté un côté psychorigide.
Il faut que tout soit bien carré. - A.-E.Lemoine: Ca, c'est vraiment parce que vous êtes dérangé par des spectateurs? - J.Santini: Oui.
Stéphane doit le savoir mieux que personne. Je suis très sensible à ça. Il faut respecter.
Je ne peux plus entendre du pop-corn dans un cinéma. On est dans des lieux sacrés. Un minimum de respect! - A.-E.Lemoine: La sonnerie de téléphone, ça vous rend dingue. - S.Guillon: Quand tu parles aux gens, ils se croient autorisés à te répondre. - P.Cohen: Il y a pire que la sonnerie de téléphone ou le pop-corn: la toux.
C'est toujours contagieux. - A.-E.Lemoine: J'étais sûre qu'il y aurait un édito... - S.Guillon: Les gens se retiennent de tousser.
Quand il y en a un qui tousse, ils se disent qu'ils peuvent y aller. - J.Santini: Là, c'est tout le monde qui sort et qui re-rentre.
Ca a fait cette vidéo. - P.Cohen: Je poursuis sur la toux.
J'ai une vidéo. Une quinte de toux qui, comme disait Coluche, bat un brelan dans un concert classique. Réaction du contre-ténor polonais, dérangé en plein festival, en plein récital, en juillet 2022. - P.Cohen: Benjamin, est-ce qu'il vous est arrivé d'interpeller un spectateur ou une spectatrice? - B.Bernheim: Je n'ai pas osé, mais je me suis énervé plusieurs fois intérieurement.
C'est toujours au mauvais moment. C'est toujours à un moment magique de la mélodie. C'est toujours là que quelqu'un a une quinte de toux.
Le téléphone, évidemment, c'est un classique. Ca arrive tout le temps. - P.Cohen: Ca ruine des prestations. - B.Bernheim: Oui. - E.Tran Nguyen: On peut pas comparer des sonneries de téléphone et la toux.
On ne fait pas exprès, pour la toux. - J.Santini: Ca va souvent l'un avec l'autre.
Les choses ont du sens. - M.Bouhafsi: Sur le papier, Stéphane, vous êtes censé arrêter de parler de politique.
Vous êtes censé arrêter de dézinguer l'actualité politique. Michel me dit de vous parler fort. - S.Guillon: Personne ne te croit.
Charlatan! - M.Bouhafsi: Dézinguer les hommes et les femmes politiques, ça vous intéresse toujours autant, surtout quand vous êtes en vacances. - S.Guillon: C'est terminé.
Je dissous vos vacances. Vous rentrez à Paris tous les 3. C'est terminé!
Les maillots de bain mouillés sur le canapé, ce n'est pas possible! Ca fait 7 ans que je me défonce tous les jours dans cette maison pour que vous ayez un lit fait quand vous arrivez. C'est terminé.
Vous rentrez à Paris! Je ne suis pas sur les nerfs. Je suis maître de la situation.
Les vacances, c'est terminé! - M.Bouhafsi: On sent une pointe de tension. - S.Guillon: C'était le lendemain de la dissolution. - M.Bouhafsi: On n'a toujours pas de Premier ministre. - S.Guillon: Heureusement, parce que nous, on a de la promo, ce soir.
Il peut niquer l'émission de demain, mais pas la nôtre. - M.Bouhafsi: Ca vous désespère, cette attente, ou ça vous fait rire? - S.Guillon: J'ai proposé...
J'ai fait un post il y a plus de 24 heures. Je suis ravi que vous m'interpelliez là-dessus. Si je peux rendre service à mon pays...
Je le redis chez A.-E.Lemoine: je suis disponible. - A.-E.Lemoine: Pour Matignon. - S.Guillon: Je suis un homme d'une soixantaine d'années qui a l'expérience des médias.
Je peux aussi diriger avec bonne humeur une France en lambeaux. - M.Cymes: Pour pénétrer à Matignon. - A.-E.Lemoine: Rire, c'est bon pour la santé.
C'est un enchaînement que je ne sens pas trop...
Il paraît que ça aide contre la constipation. - M.Cymes: C'est très bon pour la santé.
Il y a 400 muscles qui sont mobilisés quand vous riez. Ca vous masse l'abdomen. Ca lutte contre la constipation.
C'est un antalgique, un antidouleur. Rire est excellent pour la santé. - S.Guillon: Rire en ayant un orgasme, ça libère combien? - M.Cymes: C'est irrespectueux pour le partenaire. - A.-E.Lemoine: C'est marrant que ça vous vienne comme ça, comme idée. - J.Santini: Je levais la main par hasard. - M.Cymes: Il y a des gens qui rient pendant l'orgasme. - E.Tran Nguyen: Vous avez une certaine qualité: vous retombez toujours sur vos pattes. - J.Santini: J'essaie. - E.Tran Nguyen: On va voir ça à Nantes. - E.Tran Nguyen: Vous êtes allé voir le spectateur après? - J.Santini: Oui.
Il m'avait envoyé un message dans l'après-midi en me disant qu'il allait venir. C'est un artiste photographe de talent. Je me suis senti libre de le faire.
J'ai eu très peur, au début. Je me suis dit que c'était peut-être le soir où je n'allais pas réussir à retomber sur mes pattes. - E.Tran Nguyen: On est à 2 doigts du bad buzz. - J.Santini: Pas du tout.
J'essaie de ne pas finir sur cette note. On est dans une salle de spectacle. Ce qui s'est passé, c'est que le bad buzz, c'était si je publiais la vidéo ou non...
Je ne pouvais pas la publier sans son accord. Une fois que j'ai eu son accord, je l'ai fait. - A.-E.Lemoine: Il y a toujours la terreur de la mauvaise blague, de la blague de trop, de la blague ratée. - J.Santini: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Stéphane, on en a eu un cas d'école avec G.Meurice. - S.Guillon: Pardon.
Je croyais que j'étais un cas d'école de blagues ratées. - A.-E.Lemoine: Vous avez jugé que cette fameuse blague, vous ne l'auriez pas faite.
Pour vous, le problème, c'est quand les humoristes se prennent pour des éditorialistes. - S.Guillon: Les humoristes se prennent parfois pour des éditorialistes. - A.-E.Lemoine: Ce que vous n'avez jamais fait? - S.Guillon: Je pense ne jamais avoir été encarté.
J'ai tapé sur la gauche quand elle le méritait, sur la droite quand elle le méritait. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas été militant? - S.Guillon: Si un humoriste est militant, il cesse de faire son métier.
On est des bouffons. On n'est pas là pour être encartés. Si on commence à l'être, on ne fait plus son job. - A.-E.Lemoine: Il faut une neutralité humoristique? - S.Guillon: Un humoriste a le droit d'avoir des opinions politiques.
Il ne peut pas taper uniquement sur un camp. Si vous tapez uniquement sur la gauche, vous perdez votre crédibilité. Pareil si vous ne tapez que sur la droite. - A.-E.Lemoine: On termine par une phrase que vous citez dans le livre, signée P.Desproges.
On est dans l'émission "Champs-Elysées" en 1984. - P.Desproges: Le jour de la mort de G.Brassens, j'étais bouleversé.
Le jour de la mort de T.Rossi, j'ai repris 2 fois des moules. - A.-E.Lemoine: Pourquoi cette phrase?
Pourquoi elle est dans ce livre? - S.Guillon: Elle est dans ce livre parce que je dis qu'à chaque fois qu'il y a un mort célèbre, je mets la couverture de "Libération" dans mes toilettes.
Mes toilettes ressemblent un peu au Père-Lachaise. Il y a une exception: pour les frères Bogdanov. Je parle donc...
Je fais le parallèle avec P.Desproges. - A.-E.Lemoine: Merci, S.Guillon. "Fini de rire" est chez Albin Michel.
Vous reprenez votre pièce à partir d'octobre. J.Santini, votre spectacle s'appelle "Santini". - J.Santini: C'est un nom qui se suffit à lui-même. - A.-E.Lemoine: Michel, "Santé, à vous de jouer!" aux éditions Solar.
On signale la nouvelle chaîne d'information TV, Mieux TV, 1re chaîne dédiée à la santé et au bien-être. Et puis, "Douce France", l'album de B.Bernheim.
Le 24 novembre à l'Opéra Garnier, notamment. Juste avant les Actualités de Bertrand, c'est le grand retour d'A.Trapenard et de "La Grande Librairie".
Bonne rentrée! - A.Trapenard: C'est la rentrée.
On est trop contents de vous retrouver. C'est la 17e saison. Je vais vous emmener loin, très loin.
On va aller en Nouvelle-Calédonie, au Venezuela, en France et au Canada avec 5 livres très importants de la rentrée littéraire. - A.-E.Lemoine: On sera au rendez-vous.
A tout de suite pour "La Grande Librairie". On conclut avec les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Bonsoir à tous. Nous sommes le 4 septembre. Emmanuel Chronopost n'a toujours pas livré de Premier ministre, mais ça bouge dans le pays. - Cette annonce surprise... - E.Philippe est candidat à la présidentielle. - On s'y attendait.
C'est presque un non-événement. - On cherche un mouton à 5 pattes. - Ca fait 50 jours que le président le recherche, ce mouton à 5 pattes. - Qui est le mouton à 5 pattes? - Et si c'était D.Lisnard? - B.Cazeneuve? - X.Bertrand? - Une nomination est possible ce soir... ... - Le président de la République a nommé...
Silence. - Il n'y aura pas de Premier ministre annoncé ce soir. - Et ça continue encore et encore.
C'est que le début, d'accord, d'accord. - B.Chameroy: Quelque chose vient de tomber!
A la une de ce mercredi, toujours pas de Premier ministre. Ca devient urgent. On prépare tous des versions de nos textes.
Il va falloir ouvrir un numéro vert...
On prépare plusieurs versions au cas où. Les journalistes sont au bord du burn-out. 50 jours qu'ils sont planqués devant l'Elysée.
On peut désormais faire un bingo de leurs expressions. - Tenir la corde... - Le casse-tête politique. - Ca n'a jamais semblé aussi flou. - On va rester très prudents. - On va être très prudents. - B.Chameroy: Et on va être très patients, surtout.
Le champion du bingo, c'est l'envoyé spécial de CNews, qui est au bout du rouleau. - Au risque de vous décevoir, toujours pas de fumée blanche. Il n'y a toujours pas de fumée blanche.
Bonjour. Les consultations se poursuivent sans qu'il y ait de véritable fumée blanche. Bonjour, Laurence.
Au risque de vous décevoir, toujours pas de fumée blanche. - B.Chameroy: Ici, on en a marre, d'attendre.
Nous sommes allés demander ce matin aux passants des témoignages personnels sur le nouveau Premier ministre qui n'existe toujours pas en leur faisant croire qu'ils étaient en direct. Avec la pression et une caméra, les gens jouent le jeu. - Je suis en direct dans 30 secondes.
Vous voulez m'aider? Je suis actuellement avec cette femme qui me disait qu'elle a bien connu le nouveau Premier ministre qui vient d'être nommé. Vous m'avez parlé d'une classe verte au ski. - Tout à fait. - Vous avez mangé de la bouillabaisse... - Oui.
C'était très bon. J'en garde de bons souvenirs. - Vous avez une anecdote avec du saucisson. - Effectivement.
C'était au cours d'un dîner. Il y avait des petits saucissons sur la table. On était en train de raconter une anecdote assez drôle.
A ce moment-là, il s'est étouffé. - A un moment, ils avaient décidé de faire le dessert en premier. Vous venez de me raconter cette anecdote. - On a commencé par le dessert.
On a fini par le plat. On a terminé par l'entrée. C'était une bonne expérience. - A.-E.Lemoine: C'est exceptionnel. - B.Chameroy: Il y a tellement de noms qui circulent qu'on en a perdu P.Praud, qui balance désormais des noms au hasard en plein débat.
Ou alors, il anime une émission parallèle. - Vous semblez dire...
Pardon. Vous semblez dire que la censure...
C'est rédhibitoire. - B.Chameroy: "Philippe Lavil"!
Ce n'est pas fastoche d'en placer une. Son chroniqueur regrette déjà sa rentrée. - Il faudrait potentiellement 49-3... - D.Lisnard...
C'est le plus à droite... - Juste pour terminer sur D.Lisnard... - X.Bertrand... - B.Chameroy: V.Pécresse, dont le nom avait circulé durant l'été pour Matignon.
Et puis non, à mon grand désespoir. Mais elle faisait sa rentrée au conseil général d'Ile-de-France. La rentrée est compliquée. - V.Pécresse: 5e?
Pourquoi 5e? - A.-E.Lemoine: Elle est géniale, avec ses cheveux... - V.Pécresse: Vincennes, Palaiseau...
On est à 7. Ce n'est pas grave. J'ai relu 10 fois ce PowerPoint.
Pardon, le 8e. Je vous ai parlé des piliers de... - B.Chameroy: On a compris.
Petite pause internationale dans ce bourbier. V.Pécresse sera l'invitée de France Inter demain matin.
C'est ce que m'a soufflé une personne autour de la table. Le jour 2 de la visite du pape. ...
Grosse galère pour François, avec une panne d'essence à l'arrivée. Heureusement, il y avait des bras pour pousser sa voiture. Pour réveiller un pape en plein jet-lag, il faut tirer un coup de canon.
On s'assure que tout le monde va bien en hurlant. C'est la tradition, en Indonésie. A.-E.Lemoine rit. ... - B.Chameroy: Je ne parle pas la langue.
En bref, voici tout ce que vous n'auriez pas dû voir. C'est le vrac. Gros niveau d'acting dans le 13h de TF1. - C'est dans cette direction. - B.Chameroy: Elle est nulle.
On la garde. - Il est 8h28. - B.Chameroy: Menteur!
Il était 8h27. Un nouveau groupe débarque à l'Assemblée nationale. - Le groupe de "Marine Le Pets". - Une crise incroyable au Liban.
Les chibres...
Les chiffres sont catastrophiques. - B.Chameroy: Retour à la politique en France.
Ce ne sera pas non plus J.-P.Raffarin à Matignon, ne serait-ce que pour des raisons de tonus. - J.-P.Raffarin: Mobilisation complète...
Ca partait d'une dynamique. Il ne s'agit pas aujourd'hui de...
Quand je vois...
Des projets communs... - B.Chameroy: F.Roussel sur RTL a reçu un accueil pour le moins chaleureux. - Vous êtes mignons, les uns, les autres, à droite et à gauche. - Nous sommes mignons? - B.Chameroy: Ce n'était que le début des galères. - Nous voulons construire...
Nous voulons construire une majorité parlementaire. - Qu'avez-vous dit? F.Roussel? - Nous devons construire des majorités.
Ils sont unanimes. Revenir au minimum à la retraite. Ce n'est pas tout le programme... - Il faut être précis. - Je ne peux pas en placer une, Thomas! - B.Chameroy: Innovation sur LCI pour tenter de deviner quelle personnalité politique pourrait plaire au RN à Matignon.
Ils jouent désormais au chaud-froid. - Un homme qui se comporte bien... - D.Lisnard aussi. - Probablement. - J.-F.Copé? - On s'éloigne. - B.Chameroy: S.Chenu était venu avec une parka rembourrée avec des plumes d'oie pour rhabiller X.Bertrand pour l'hiver. - C'est quelqu'un dont le comportement politique...
C'est un homme de communication. C'est le coup de bluff de l'agent d'assurance. La mythomanie XXL de X.Bertrand. - B.Chameroy: Je ne suis pas d'accord avec S.Chenu.
Monsieur le président de la République, si vous nous regardez en direct, et c'est probablement le cas, je vous en supplie: nommez X.Bertrand à Matignon. Si les conseils des ministres ressemblent aux séances plénières des conseils régionaux des Hauts-de-France, ça me fera mon petit plaisir. - Il faudrait une heure pour répondre à votre question. - Vous avez 2 minutes.
Je vous donne la parole après. C'est bon! Il serait temps qu'on ait un coup de main, si vous voyez ce que je vous dire.
Lisez bien sur mes lèvres. On ne peut pas dire que vous la rameniez! - B.Chameroy: Si vous ne le faites pas pour vous ou pour le pays, faites-le pour moi.
L'info continue de tourner en rond demain. Bonne soirée! - A.-E.Lemoine: Bravo.
Merci à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation. Auto-invitez-vous quand vous le voulez.
Valérie Pécresse