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interviewyoutube.com· 13 mars 2024 24 min

N. Dupont-Aignan sur BFMTV face à la meute « va-t-en-guerre » ! 12/03/2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir. Pourquoi allez-vous voter contre ?

0:04
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que je pense que cet accord militaire que j'ai lu dans tous les détails, en intégrant l'Ukraine dans l'OTAN et en manifestant que la France veut l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN, va rendre la paix impossible, nous emmener dans une guerre de cent ans, car l'Ukraine doit rester une terre neutre, ce qu'avaient proposé Jacques Chirac et Dominique de Villepin, une terre tampon, et c'est le seul moyen d'avoir la paix. Et le président de la République, par narcissisme... Si on le fait, ça va pousser Poutine à la guerre, c'est juste pour ça. Le président de la République, par narcissisme pathétique, pathologique, entraîne la France dans un vrai risque nucléaire.

Le président de la République gaspille l'argent des Français dans une guerre sans fin. Alors même qu'il peut y avoir la paix. Et c'est terrible de se dire qu'aujourd'hui, où la paix est à portée de main, et où cette guerre d'ailleurs aurait pu être évitée, si on avait fait respecter les accords de Minsk, si l'OTAN n'avait pas avancé en Ukraine, avec les bases secrètes qui ont été annoncées.

1:05
Présentateur

Je comprends, c'est-à-dire 3 milliards d'euros, c'est de l'argent gaspillé, c'est ça ?

1:08
Nicolas Dupont-Aignan

C'est pas 3 milliards d'euros, c'est bien plus que 3 milliards d'euros. C'est 3 milliards d'euros cette année, c'est un accord sur 10 ans. Mais c'est surtout l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN qui rend impossible la paix. Et il faut bien comprendre...

1:21
Présentateur

Comment on fait la paix alors ? Parce qu'on a un pays qui a envahi un autre pays. Tout à fait. Comment fait-on la paix ?

1:27
Nicolas Dupont-Aignan

Comment on fait la paix en proposant une solution de paix ? Et c'est terrible de se dire que c'est la Turquie qui va proposer la paix, Quelle est la solution alors ? Que c'est Trump qui va faire la paix, alors que la France, pays non aligné, qui avait la chance historique de pouvoir faire la paix en Ukraine, de réconcilier les peuples. Mais quelle est la solution de paix alors ? La solution est très simple. D'abord, c'est un accord de sécurité globale. Il faut tout mettre sur la table. Il faut garantir la neutralité de l'Ukraine et sa démilitarisation entière.

1:57
Présentateur

Mais ça veut dire que la Russie garde les territoires acquis ?

2:00
Nicolas Dupont-Aignan

En échange, bien évidemment, d'un cessez-le-feu de soldats de l'ONU sur le front du Donbass, d'un référendum d'autodétermination pour le Donbass, afin de voir ce que veulent les populations qui restent, et bien évidemment un retrait des troupes russes. Un retrait des troupes russes. Il faut bien évidemment un retrait des troupes russes.

2:18
Invité

Ça veut dire qu'il faut que Zelensky accepte, il faut que Poutine accepte. Oui, mais il faut déjà essayer. Il faut que Zelensky accepte de lâcher la souveraineté de son peuple, et donc que ça devienne un pays neutre, et que Poutine, on lui dise, les tanks repartent et qu'il l'accepte. Mais je vais vous dire, il y a un grand changement. C'est facile de le dire au cours de cette table. Mais bien sûr que c'est de cette table. C'est pas facile.

2:33
Nicolas Dupont-Aignan

Mais il y a un grand changement. Cette guerre fratricide entre deux peuples qui ont vécu ensemble pendant 400 ans. L'Ukraine a été russe pendant plus de 300 ans. C'est une guerre civile. Et le rôle de la France, plutôt que de jeter de l'huile sur le feu, c'est de tout essayer pour arrêter cette folie, cette destruction de l'Ukraine. On ne rend pas service aux Ukrainiens. On les laisse massacrer. Et les deux peuples, les deux pays, sont épuisés par cette guerre. Donc c'est le moment. C'est ce que le pape a dit. C'est le moment. Oui, c'est le moment d'avoir une initiative de paix. C'est le moment de tout essayer.

3:10
Présentateur

Et la France doit mener cette initiative.

3:12
Nicolas Dupont-Aignan

Au lieu de jeter de l'huile sur le feu et de risquer un engrenage nucléaire. D'accord. C'est ça l'enjeu. Bien sûr que c'est pas facile.

3:19
Présentateur

Donc vous dites aujourd'hui, il y a un plan B. Et ce plan B, c'est la paix qu'on peut obtenir aujourd'hui. Il faut tout essayer pour ce plan B. Alors ça, on l'entend. Bien évidemment. On l'entend de la bouche.

3:27
Invité

Pardon, pardon, pardon. Vous avez parlé du narcissisme du président de la République. Pathologique. Voilà, pathologique. Mais je voudrais savoir, du coup, qui vous inquiète le plus aujourd'hui ? Poutine ou le président Macron ? Les deux. Vous mettez... A égalité ? Les trois. Les trois, c'est qui ? Zalansky. D'accord.

3:41
Nicolas Dupont-Aignan

Emmanuel Macron. Zalansky, Poutine et Macron mettent en danger le monde. Sur le même plan. Oui. Et d'ailleurs, j'ai pas le seul à le dire, les Espagnols, les Anglais, les Allemands,

3:51
Invité

le chancelier allemand, sont inquiets.

3:54
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais le chancelier chaud, ça n'a pas mis Macron et Poutine sur le même plan. L'image de la France dans le monde, dans le monde, est en chute libre. Parce que la France de De Gaulle, la France de Chirac, était une France qui n'a pas été dans la folie irakienne. Tous ceux qui appellent à la guerre, là, ce sont ceux qui voulaient qu'on aille en Irak. Heureusement que j'attire à Chirac.

4:11
Invité

Le gaulliste que vous êtes, mettez Emmanuel Macron et Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky sur le même plan.

4:17
Nicolas Dupont-Aignan

Par les récentes déclarations, oui. Il met en danger les Français. Et moi, je suis chargé des Français. Et je dis qu'on met en danger les Français. Et les Français n'ont pas envie d'avoir un cible. Il a chargé des Français de l'Essonne. Pardon, monsieur Dupont. Des Français, je suis député de la Nation. Oui, bien sûr.

4:29
Présentateur

Et pas de Zelensky, pas des Ukrainiens. Ce plan de paix, alors, Nicolas Dupont-Aignan n'est pas le seul à dire qu'il est temps de faire la paix. C'est ce que disent aussi les Insoumis. Pourquoi ce plan de paix n'est pas abordé ? Aujourd'hui, par Gabriel Attal. Il n'a pas parlé de paix, Gabriel Attal. Il a dit qu'il faut soutenir les Ukrainiens dans la guerre.

4:47
Invité

Parce qu'il y a la politique réelle et parce qu'il y a la politique imaginaire. Pour arriver à organiser la paix, il faut déjà que les deux protagonistes principaux manifestent le moindre intérêt pour une solution pacifique. Ce n'est le cas ni de l'un ni de l'autre. Il faut ensuite qu'il y ait un système de médiation qui se met en place. Qui a la légitimité de la médiation ? Dans l'histoire ancienne, on aurait dit que ce sont les Nations Unies, c'est le Conseil de sécurité. Aujourd'hui, c'est inimaginable puisque la Russie siège au Conseil de sécurité et bloquerait tout. Si ça n'est pas les Nations Unies, le pape dit qu'il faut que l'Ukraine lève le drapeau blanc.

Ce qui prouve que le pape a certainement des grandes qualités spirituelles mais que ses qualités diplomatiques sont assez minces. Et en dehors, où est l'autorité ? Qui peut le faire pour l'instant ? Le président Turc a proposé d'être médiateur. Pourquoi ce n'est pas le président Macron qui lève ? Et on va voir le résultat. Parce que le président Turc n'est pas engagé dans le conflit comme l'est la France. Parce que la France a des alliances, que la France respecte ses alliances. Ça ne veut pas dire que la France est belliciste.

D'ailleurs, pour démontrer que la France n'est pas belliciste dans cette histoire, il suffit de se rappeler ce qu'ont été pendant toute une longue période les rapports entre Poutine et Macron. Macron était le dernier à essayer de maintenir un fil pour essayer d'empêcher un dérapage général. Et pourquoi est-ce que ça ne s'est pas fait ? Parce que Poutine s'y est totalement refusé.

6:23
Présentateur

Nicolas Tenzer, je vous ai vu un peu bouillir lorsque Nicolas Dupont-Aignan réagissait. Il disait pourquoi il votait contre.

6:29
Invité

Oui, nous ne pardonnons évidemment pas du tout la même vision de l'histoire et des enjeux. Aujourd'hui, nous avons en face de nous un pouvoir qui est d'abord un pouvoir criminel. Et qui est un pouvoir criminel depuis 24 ans. qui est un pouvoir criminel, qui a commencé en Tchétchénie, qui a continué en Géorgie, qui a continué en Ukraine, qui rien qu'en Syrie a tué plus de civils que même Daesh, c'est-à-dire qui en Ukraine a commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, des crimes de génocide et un crime d'agression. Mais ça a été rappelé effectivement par Gabriel Attal de manière très juste tout à l'heure. C'est un pouvoir qui veut nous détruire.

C'est-à-dire qu'on est en face d'un ennemi qui est un ennemi absolu. Poutine veut nous détruire ? Et donc il veut véritablement nous détruire.

7:08
Présentateur

Il veut détruire la France ?

7:09
Invité

Il veut détruire. Alors ça ne veut pas dire qu'il veut vitrifier la France, ça non, parce que le discours du chantage nucléaire, c'est un discours que Poutine utilise depuis un certain nombre d'années pour nous effrayer et tenter de nous dissuader. Mais qu'il y a bien sûr ce projet de destruction dont on a rappelé encore une fois les massacres. Donc effectivement, la question de faire la paix avec un ennemi aussi radical me paraît absurde. Et je terminerai juste sur un point si vous permettez. On sait très bien d'abord que l'Ukraine était neutre. que Poutine, en 2014, puis à nouveau en 2022, a attaqué un pays qui était neutre.

Un pays qui avait abandonné d'ailleurs ses armes nucléaires et qui d'ailleurs attendait des garanties de sécurité après le mémorandum de Budapest de 1994. C'est un pays qui n'était pas belliciste. C'est un pays d'ailleurs dont toute la population, y compris en Crimée et dans le Donbass, a réclamé en 1991 leur attachement à l'Ukraine, qu'ils soient russophones ou ukrainophones, peu importe. Et c'est un pays dans toutes les zones qui sont aujourd'hui occupées par la Russie, il faut quand même le rappeler, qui commet des tortures, des exécutions forcées, qui exécutent parfois les enfants sous les yeux de leurs parents. C'est ça la réalité.

Donc, retenir cette guerre à la Russie, c'est tout simplement accepter, je termine une seconde, c'est accepter effectivement un génocide.

8:28
Nicolas Dupont-Aignan

Vous vous dites non au crime de guerre, à la torture ? Si, bien sûr, c'est atroce. Et des deux côtés, il y a eu des crimes de guerre. Mais si on déclare la guerre à la France, attendez, c'est une affaire trop sérieuse. Si on déclare la guerre à tous les régimes épouvantables, l'Arabie saoudite qui a découpé en morceaux un journaliste, pourquoi on a des relations avec l'Arabie saoudite ? Le Yémen. Pourquoi on a des relations, malheureusement, avec beaucoup de pays qui ont commis des difficultés, des atrocités ? Moi, je n'ai aucune sympathie pour le régime de Poutine, ni pour celui de Zénensky, ni pour celui de Tchèque, machin et tout.

Simplement, je dis une chose, c'est que si on commence à déclarer la guerre à tous, les massacres qu'il y a eu en Irak par l'armée américaine, des centaines de milliers de morts, M. Tenzer, qui était le président de la fondation Aspen néo-conservatrice américaine en France... Non, ce n'était pas cela du tout. Si, vous avez été président. Donc, vous avez le discours des néo-conservateurs américains qui vous ont rémunéré pendant tant d'années. Non, je n'étais pas payé. Ça, ce n'est pas grave. Bon, en attendant, je trouve ça un peu facile. Moi, vous savez, je n'ai aucune sympathie pour le régime de Poutine. Aucune.

9:33
Invité

Ah oui, mais enfin, vous mettez le président Macron au même plan, quand même.

9:35
Nicolas Dupont-Aignan

Je dis que le président Macron, par irresponsabilité, par manque de vision... Quelqu'un qui est le crime de guerre et le chef d'une nation démocratique... Non, mais attendez, on peut déclarer la guerre, on déclare la guerre à la Chine ? Les Ouïghours, c'est atroce. Moi, je veux bien tout. Donc, ce n'est pas notre combat, c'est ce que vous dites, en fait. Ce n'est pas notre combat, d'autant qu'il y a une paix possible. Quant à la guerre de 2014, c'est beaucoup plus complexe que ça, sur le Donbass. C'est le régime ukrainien qui n'a pas respecté les accords de Minsk en donnant l'autonomie au Donbass. Il a refusé de voter l'autonomie constitutionnelle proposée par les accords de Minsk.

Donc, c'est beaucoup plus complexe. Non, ça, c'est une récriture de l'histoire. En voulant en faire une croisade, vous empêchez la paix possible de deux pays épuisés au moment où c'est le moment... Christophe Barbier, c'est le moment de faire la paix. C'est là où il faut essayer. Je ne vous dis pas, soyons clairs, que c'est facile. Je vous dis que la surenchère guerrière, sans perspective de paix, n'aboutira à rien. D'autant que les États-Unis vont nous lâcher en rase campagne, pour une raison très sain. L'élection de Donald Trump éventuelle.

Il a appris qu'il fallait cesser de donner des milliards à un régime, d'ailleurs, aussi corrompu que celui de la Russie, qu'à supprimer les élections, parlons des valeurs, et qu'il y a des bataillons comme Azov avec la Croix-Gammée et qu'Honor bandera. Non, non, ça, c'est du n'importe quoi. Ce n'est pas du n'importe quoi. Israël le dit assez. Et c'est pourquoi Israël, d'ailleurs, a une position beaucoup plus neutre dans ce conflit. C'est Netanyahou, ce n'est pas vrai. Méfiez-vous de la caricature qui nous entraîne dans la guerre. Vous avez raison, il ne faut pas de caricature.

11:08
Intervenant

Je vois plusieurs faiblesses, quand même, dans votre raisonnement. La neutralité. Mais si les pays baltes étaient neutres et pas membres de l'OTAN, ils seraient déjà remplis de chars russes depuis quelques temps. C'est l'appartenance à l'OTAN et pas la neutralité qui est le bouclier, qui est la protection. Même si du côté russe, ça peut être perçu, évidemment, comme une offensive, une avancée agressive de l'OTAN. Deuxièmement, vous voulez un référendum d'autodétermination du Donbass. Mais compte tenu des mouvements de population, et on l'a vu lors du référendum en Crimée, il est gagné d'avance pour les Russes, puisqu'ils ont fait une sorte d'épuration politique, si ce n'est ethnique.

Troisième faiblesse. Si aujourd'hui, quelqu'un dit « je veux agir pour la paix, je veux la paix », alors que le front est instable. C'est acté pour de très longues années, voire des décennies, le gel du front. Et jamais les Russes ne rendront les territoires à l'Est, donc ils seront dans le Donbass. Quatrième faiblesse. Les Ouïghours, c'est atroce. L'Arabie Saoudite, régime pas sympathique. Mais ce qui s'y passe n'a pas de conséquences sur nous. Vous dites « je protège les Français », mais l'augmentation du prix de l'énergie, le chantage aux céréales, c'est en Russie face à l'Ukraine que ça se joue. Je ne sais pas si c'est chez les Ouïghours ou en Chine.

12:10
Nicolas Dupont-Aignan

Excusez-moi, deux choses. Ce sont les sanctions occidentales qu'ont amené, on pouvait toujours acheter nos gaz russes. Donc, les Américains ont réussi quand même une chose extraordinaire. Oui, on peut les aider. Non, mais attendez, les Américains ont réussi leur but de guerre. Ils ont fait sauter le gazoduc, c'était leur objectif, Brzezansky. Ça, c'est mon petit, ça n'a pas été prouvé. C'était quand même... Non, non, non. La presse américaine le dit. Donc, si la presse américaine le dit... Quelle presse américaine ? Deuxième point, un grand reportage que vous pouvez lire dans le New York Times. Deuxième point fondamental.

Alors, attendez, sur le point des États-Unis, arrêtez de dire que les États-Unis ont voulu séparer toujours, c'est la doctrine Brzezansky, l'Europe occidentale qui achetait son énergie pas chère en Russie, de la Russie. C'est l'objectif américain. Maintenant, ils ont gagné l'objectif. On achète notre gaz. Quatre fois plus cher, on ruine les ménages français, on ruine l'industrie allemande. On coupe la France de l'Afrique, on perd notre diplomatie non alignée, on devient soumis aux Américains, on perd tout, et ils feront la paix derrière nous dans quelques mois.

13:21
Présentateur

Oui, mais Gabriel Attal dit, si Poutine met la main sur le blé ukrainien, ça va forcément déstabiliser le marché. Et ça sera une très mauvaise nouvelle pour les agriculteurs français.

13:37
Nicolas Dupont-Aignan

Qui autorise les importations de blé sans droits de douane ? C'est l'Union Européenne, qui ne protège plus les agriculteurs européens ? Deuxièmement, qui est propriétaire ? On aide l'Ukraine comme ça à financer sa guerre. Sa guerre, on financer sa guerre.

13:49
Intervenant

Tout comme on n'aide pas les Russes à financer la leur...

13:50
Présentateur

Si on achète le gaz russe, on aiderait les Russes à financer leur guerre.

13:53
Nicolas Dupont-Aignan

Je vous renvoie à une vidéo extraordinaire. Ce n'est pas d'un agent russe. C'est d'un candidat à la présidentielle américaine, Robert Kennedy. Qui explique dans 4 minutes...

14:03
Invité

C'est pour que vous dites que ce n'est pas un agent russe, mais ça c'est autre chose. Vous voyez, des agents russes partout. Non, pas des agents, ils soutiennent la Russie depuis assez longtemps.

14:12
Nicolas Dupont-Aignan

Je vais vous dire, il y a une vidéo de 4 minutes de Robert Kennedy, que je vous invite à regarder, qui dit quoi ? Les contribuables américains et européens auront versé 170 milliards d'euros pour acheter des armes américaines, pour laisser massacrer les Ukrainiens et les Russes, d'ailleurs, qui s'entretuent, et ensuite, pour que BlackRock achète des terres ukrainiennes, pour exporter du blé, et déstabiliser notre agriculture. Si c'est ça que vous voulez, si c'est ça, c'est Robert Kennedy, un des candidats les plus intègres des candidats. – Mais est-ce qu'il faut laisser gagner la Russie ? – Non, il ne faut pas laisser gagner la Russie, bien sûr. – Donc il faut aider les Ukrainiens.

– Mais comment vous allez les aider ? – Par des missiles plus longues portées, par des armes, des munitions. – Est-ce que c'est un engrenage mortel ? Vous les aiderez par un plan de paix rapide, parce que la Russie veut la paix. – D'ailleurs, c'est le président de la République qui l'a dit.

15:11
Invité

– Alors, Alain Duhamel, et puis ensuite, attendez, Nicolas Dupont, il y a une seconde. Alain Duhamel, ensuite, on ira en Ukraine. – Je finis ma frappe. – Alors là, vous la finissez depuis une demi-heure ! – Non, mais rassurez-vous, je ne vais pas rester. – Allez-y, je vous en prie.

15:23
Nicolas Dupont-Aignan

– Je vais aller voter. Mais juste un point, c'est M. Roussel, je crois M. Roussel, qui a dit qu'à la suite de la réunion, M. Macron leur a dit que la Russie voulait un cessez-le-feu. C'est le moment de saisir le cessez-le-feu, c'est le moment de faire la paix. Maintenant, et d'avoir un accord de sécurité en Europe. Dernier point sur les Pays-Baltes et la Pologne, si la Russie, bien sûr, attaquait l'OTAN, il faudrait réagir beaucoup plus violemment. Mais là, ce serait beau, ils n'attaqueront pas l'OTAN. – Donc être dans l'OTAN, c'est être protégé. – Oui. – Être neutre, c'est être exposé. – L'Ukraine était une terre russe pendant trois siècles. – Oui, ma femme. – L'Ukraine, c'est la Russie.

16:00
Intervenant

– Elle a été polonaise aussi, l'Ukraine. – Et la société italienne, etc.

16:05
Invité

– Alors, Alain Duhamel, attendez, s'il vous plaît. – Kennedy, excusez-moi. – Non, non, mais attendez, monsieur Dupont-Aignan.

16:10
Nicolas Dupont-Aignan

– Jadis, Kennedy a eu raison de refuser les missiles à Cuba. – Alors, Alain Duhamel. – Voilà, c'est la même chose pour Poutine.

16:19
Invité

– Bon, moi d'abord, je reste quand même extrêmement impressionné par l'assimilation que vous faites de Macron à Poutine. Franchement, j'ai entendu beaucoup de choses depuis le début de l'année, mais ça, les mettre dans le même plan comme si c'était tous les deux des despotes, comme si on vivait dans un régime. – Je n'ai jamais dit ça. – Ah ben si, vous les avez comparés. – J'ai dit qu'ils nous entraînaient tous les deux dans l'engrenage nucléaire. – Non, non, vous les avez mis sur le même plan. – Dans l'engrenage nucléaire. – Oui, sur le même plan. – Oui, sur le même plan. – Alors, attendez. – Comment est-ce qu'on peut vous prendre en sérieux quand vous dites des choses comme ça ?

– Je dis ce que je pense. – Franchement, j'espère bien. – Il y a des millions de Français qui le pensent. – Tout le monde dit ce qu'on pense, chacun de nous dit ce qu'il pense, mais quand on dit que Macron et Poutine, c'est le même genre de chef d'État, franchement, on se dit… – Alain Duhamel. – Il y a des problèmes d'équilibre mentaux quand même.

17:12
Nicolas Dupont-Aignan

– Alain Duhamel, vous avez du talent pour caricaturer ce que j'ai dit.

17:16
Invité

– Non, je n'ai plus du talent pour lui, on sait en règle générale.

17:18
Nicolas Dupont-Aignan

– C'est juste qu'Emmanuel Macron, en voulant faire entrer l'Ukraine dans l'OTAN, interdit la paix et précipite le continent dans l'embronnage de la guerre.

17:27
Invité

– Vous savez très bien, vous savez très bien. – Elle n'aurait pas été attaquée. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron, à Bratislava, dans son discours du 31 mai 2013, a blâmé directement le veto français, allemand et français, en 2008 au sommet de Bucarest, qui a conduit effectivement à refuser que la Géorgie… – Et l'Ukraine entre dans l'OTAN. – Vous reconnaissez, on a un point d'accord.

17:51
Nicolas Dupont-Aignan

– Alors, est-ce qu'on peut laisser aussi parler Néla Latrousse ? – On a un point d'accord. – Les garçons, là. – Je vais laisser Alain Fini, ça fera.

17:57
Présentateur

– Alors, Alain Duhamel finit, après Néla Latrousse, s'il vous plaît, tout le monde va parler. – Mais je voudrais dire qu'on a un point d'accord.

18:01
Nicolas Dupont-Aignan

– Sous Jacques Chirac, avec une diplomatie sage, il n'y avait pas d'entrée de l'OTAN en Ukraine, et il n'y avait pas de guerre, parce que ce n'est pas les bases secrètes de la CIA qui ont été découvertes récemment par le New York Times, ce n'est pas par hasard qu'elles sont arrivées à la frontière russe. Donc, qui a semé aussi la guerre ? C'est l'OTAN autant que la Russie. Il faut démêler les fils, il faut la paix.

18:29
Invité

– Votre phrase est finie ? – Oui, rassurez-vous. – Ça me rassure à moitié, honnêtement, parce que quand je vous ai entendu, je me suis dit que vous aviez une façon de regarder les choses qui était quand même assez étrange. Aujourd'hui, pour arriver à la paix, il faut qu'il y ait un minimum de volonté qui apparaissent du côté de la Russie et du côté de l'Ukraine. Est-ce que cette volonté, aujourd'hui, apparaît ? On peut le regretter qu'elle n'apparaisse pas, mais elle n'apparaît pas. Pour l'instant, c'est exactement l'inverse.

Bon, par ailleurs, est-ce que d'avoir dans le traité, comme dans chacun des traités qui ont été signés, ce sont les mêmes par l'Allemagne, l'Italie, etc., d'avoir l'idée qu'on poussera à la candidature à venir de l'Ukraine dans l'Union européenne et dans l'OTAN ? On sait très bien, si on a une expérience, et vous commencez à avoir une certaine expérience quand même, on sait très bien que ce genre de vous... – Pas autant que moi, je suis d'accord. C'est pour ça que je suis quelquefois plus bref, parce que je peux prendre la mesure des choses.

Mais quand on connaît un petit peu la façon dont les choses se passent, on sait très bien que c'est une hypothèse susceptible d'avancer dans une quinzaine d'années et dont rien ne prouve qu'elle ne s'interrompera pas dans six mois. Je veux dire, ça, ça fait partie des... je ne dirais pas des gadgets, mais des symboles diplomatiques dont on sait très bien que ce ne sont pas les problèmes immédiats. Les problèmes immédiats, c'est est-ce qu'il y a la moindre chance aujourd'hui ? Si il y a la moindre chance, moi je ne demande que ça, parce que je ne considère pas que la guerre, en soi, ce soit un progrès général.

Bon, mais s'il y a la moindre chance pour que se manifeste une volonté de paix de part et d'autre, tant mieux. Pour l'instant, ça n'est pas le cas. Donc, ce n'est pas la peine de faire semblant de dire qu'actuellement, peut-être que si l'évolution des rapports de force militaires change, peut-être que les comportements politiques de l'Ukraine et de la Russie changeront, dans un sens ou dans un autre. Pour l'instant, on n'en est pas là. Seul des revers militaires, ainsi que celui qui a attaqué, a négocié la paix.

20:35
Nicolas Dupont-Aignan

Vous ne croyez pas que la position... Je vous pose une question, vous ne croyez pas quand même que dans un discours que j'ai écouté, parce que je suis resté à l'Assemblée pour écouter avant de venir, de trois quarts d'heure, c'est la moindre des choses, du Premier ministre, pendant trois quarts d'heure, il n'y a eu aucune perspective de paix possible. Ça ne veut pas dire, toute personne qui est engagée dans la guerre, tous les militaires, vous le diront, prévoit toujours une perspective de paix.

20:58
Intervenant

Après la victoire ukrainienne !

21:00
Nicolas Dupont-Aignan

Non mais après la victoire ukrainienne ! On n'est pas assuré la victoire ukrainienne ! Et si c'est la victoire russe ! Donc ça peut durer des années, c'est ça ! Et donc le danger de votre raisonnement...

21:09
Invité

Non mais attendez, si je peux répondre à M. Barbier... Pas forcément après une victoire, après des succès... C'est ce que vient de dire Christian Barbier, dans les ordres, il dit une victoire ukrainienne ! Attendez, je vais introduire une nuance ! Des revers russes ! Des revers russes ! Des succès par après la victoire !

21:22
Nicolas Dupont-Aignan

Et si l'Ukraine s'effondre, par manque de soldats, par manque d'armement... C'est ce qui arrivera si vous ne votez pas ! Non, parce que ça n'a rien à voir ! C'est pas moi qui fais la capacité industrielle de production des obus ! Le vote n'est pas décédé ! Si l'Ukraine s'effondre... C'est pas moi qui ai bloqué l'aide militaire...

21:37
Invité

Alors Vladimir Poutine s'arrêtera au Donbass, vous pensez ? Si l'Ukraine s'effondre, il s'arrêtera, il restera là ?

21:42
Nicolas Dupont-Aignan

Je pense qu'il est vital pour la paix en Europe, et pour l'avenir de l'Europe au XXIe siècle, pour pas pousser la Russie dans les bras de la Chine, pour pas que l'Europe devienne... Elle y est déjà ! Je pense qu'il est vital de faire la paix maintenant, au moment où les deux partenaires sont épuisés par la paix... D'accord, mais c'était pas ma question ! Néla Latrousse ! Avant le massacre final, dans un sens ou dans un autre... C'était pas ma question ! Et je pense que les Français ont du souci à ce fait avec un gouvernement et un président qui n'a aucune vision d'apaisement ! Néla Latrousse ! Alain Duhamel s'il vous plaît !

22:14
Présentateur

Tout le monde, Néla Latrousse !

22:16
Invité

Puisque Nicolas Dupoignan évoquait le discours de Gabriel Attal, deux points... Il a rappelé Gabriel Attal à la position de la France, c'est respect de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, toute l'Ukraine, sans ostraciser la Russie. Je vous lis les extraits de son discours. C'est la raison pour laquelle la position de la France en faveur de la paix est inchangée. Le terme a été prononcé au cours de ce discours. Pour le reste, sur l'initiative diplomatique, ce qu'explique le gouvernement, c'est que ce que vous souhaitez faire a été fait, mais dans l'autre sens.

2019, Zelensky, Vladimir Poutine à Paris pour essayer d'éviter l'escalade, de réussir précisément à signer une paix durable entre les deux. Ce qu'on explique, c'est qu'au départ, les atermoiements qui ont pu être ensuite reprochés à Emmanuel Macron en disant « Mais regardez, alors que l'ensemble de l'Europe appelle à soutenir militairement l'Ukraine, lui continue d'échanger avec Vladimir Poutine. » On vous dit, c'était une initiative diplomatique. C'était pour éviter précisément d'en arriver là où nous en sommes aujourd'hui. Sauf que Vladimir Poutine a menti. Vladimir Poutine a dit qu'il n'attaquerait pas l'Ukraine. Il y est allé.

Donc, ce qu'explique aussi Emmanuel Macron et les siens, c'est que tout simplement, aujourd'hui, il y a une parole d'un côté qui n'est absolument plus crédible et que donc, engagé à un processus de paix, comme vous l'évoquez, avec l'un des acteurs qui ment, qui a menti plusieurs fois, aujourd'hui, ce n'est pas possible que seul le rapport de force rééquilibré du côté de l'Ukraine permet d'entamer des discussions diplomatiques pour une éventuelle paix durable.

23:41
Nicolas Dupont-Aignan

Je comprends ce que vous voulez dire, mais la méfiance, elle est des deux côtés. Et quand il y a eu très court, il y a eu une paix, une abouche de paix à Istanbul en fin mars 2022. Fin mars 2022. Il y a eu un accord. Cet accord a été rompu par l'OTAN qui a donné ordre à Zelensky de ne pas signer. Voilà la réalité. Donc la méfiance, elle est des deux côtés. Merci Nicolas Dupoyant. On va vous laisser retourner à l'Assemblée nationale. C'est simplement faux. Vous avez voté. Merci.

24:06
Invité

Justement, on a une de vos collègues qui est en direct avec nous.

N. Dupont-Aignan sur BFMTV face à la meute « va-t-en-guerre » ! 12/03/2024 — Nicolas Dupont-Aignan · Pourquijevote