En Toute Liberté du mardi 11 novembre 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Allez, c'est maintenant l'heure dans toute liberté sur LC. Une heure de décryptage, de débat sans tabou et sans langue de bois en somme en toute liberté comme son nom l'indique. On est ensemble jusqu'à 10h, ça n'arrive qu'en France. [musique] Mais oui, sur 11 novembre on écoute quoi ?
Mais on écoute Michel Sardou. Michel Sardou, cochon grillé, barique de vin, bagade, Aznavour. Ce weekend au château de Blleac à Goven loin de Rennes.
Plus de 2000 personnes ont fait la fête avec le canon français. Vous savez ces banquets géant qui promettent 1 kg de nourriture par personne et qui ont qui ont lieu dans toute la France un peu comme dans Astérix une grande tablée donc des champs de la convivialité bref un banquet populaire sauf que la patatra la joie ça fait polémique. Une poignée d'élus a tenté d'interdire des militants ont crié à la dérive identitaire.
Tout ça parce qu'un fond lié à Pierre Pierre Eddouard Sterrain milliardaire très à droite habille ses sous dans l'organisation et tout à coup voilà qu'une simple fête de terroir se transforme en théâtre de [musique] guerre en champ de bataille culturel comme si en définitive le cochon le beret et le petit rouge s'approchait trop à droite. Mais défendant les traditions les célébr est-ce que c'est vraiment suspect ? [musique] Voilà ce qu'en dit le sociologue Benoît Cocard.
Ces banquets ne sont pas des meetings. Ils traduisent un besoin d'entre soi rassurant. une réconciliation avec la France populaire, celle qu'on regarde plus quand on est en ville.
Est-il seulement possible d'exalter son terroir, ses produits, sa culture, son drapeau sans être taxé de passéisme politique comme s'il s'agissait d'une feuille de route électorale ? C'est la question que pose ce canon français dans une société fracturée, l'harmonie collective est-elle encore un lieu de partage ou déjà un étendard politique ? Ça n'arrive qu'en France. [musique] Ce petit Michel Sardou là pour se mettre en jambe ce matin.
Drôle de question. Est-ce qu'on peut aimer Sardou ? Voilà, [rires] c'est dans la dernière chanson de Violet.
Jacky de plus en plus Sardou, Michel de moins en moins alors lui il a un point de vue de gauche. On peut voter Ren et ne pas aimer Sardou non plus aussi mais mais voilà. Mais non mais c'est ce que disent les gens de gauche c'est que si vous aimez Sardou c'est que vous êtes nécessairement Ouais.
Oh les super résumé à l'emporte-pièce et le bonheur. Bah c'est la chanson de Violet. Mais c'est bien aussi que la chanson populaire soit investie par le politique et soit un enjeu.
C'est ce qui maintient d'abord la politique joyeuse souvent et puis la chanson performante que ça soit pas que de la chansonnette. C'est bien non ? De toute façon ne s'engage plus et c'est ça quand même un peu l'histoire.
C'est quoi ? Les artistes s'engagent plus. Ben non, ils ont très très peur parce qu'en fait ils ont des disques à vendre de dire "Moi je suis plutôt ici, je suis plutôt là, plutôt à droite, je suis plutôt à gauche." S'engager, ça fait peur parce que ça bah ça empêche de vendre des disques.
Mais vous aviez entendu parler, pardon, du canon français sinon ce de ces de l'organisation de ces très grands banquers partout dans toute la France. Non, non, non, non, non. Et les banquers républicains, ça a été très important avant 1848.
Peut-être qu'on vit des phénomènes de ce type. Bah ouais, voilà. Tu es convivial en tout cas.
Bon, allez, autour de la table avec nous Eva Morleto. Bonjour Eva. Vous êtes journaliste italienne, correspondante à Paris, Guillaume Ododa, vous êtes grand reporter, chroniqueur Nicolas Dose, bah vous êtes on vient de vous voir, vous êtes éditorialiste économique sur LCI et voilà, c'est pour la double dose ce matin.
Et euh et Frédéric Daby, vous êtes directeur général opinion du groupe IfOP et vous êtes auteur du livre dont on va parler l'écharpe et les tempêtes aux éditions de l'aube, un excellent livre à 124 jours des élections municipales. Fré. Alors voilà, c'est la double dose.
Est-ce qu'il y a un petit bumper ? Non, il y a pas de bumper. Double dose à 2 jours du vote de l'Assemblée nationale sur la suspension de la réforme des retraites de 2023, Gabriel Ata paf, sort de son chapeau.
Une contre-attaque. L'ancien premier ministre et son groupe ensemble pour la République déposé une proposition de loi pour bâtir Nicolas un nouveau système de retraite qu'il veut universel, clair et compréhensible. Deux mesures fortes, Nicolas.
D'abord 1000 € versés par l'État à chaque nouveau né placé sur un compte de capitalisation. Un petit capital retraite qui survit qui suivrait l'enfant toute sa vie. Première chose.
Deuxième chose, un principe simple, un eurocotisé ouvre les mêmes droits pour tous sans distinction de régime puisqu'on rappelle qu'il y a 42 régimes particuliers en ce moment en France. On écoute l'ancien premier ministre sur le financement de cette proposition. Il y a autour de 6600 naissances aujourd'hui en France.
On souhaiterait qu'il y en ait davantage. On se bat pour ça. En l'état actuel, ça coûte 600 660 millions d'euros pour financer cette dotation de départ à mettre au regard des 400 milliards de dépenses sociales et de retraite qu'on a aujourd'hui.
Et il y aurait pas de condition de ressources. On considère que ça serait pour chaque enfant qui naî en France qui pourrait y avoir droit. C'est pas mal non ?
Ah ben l'idée d'avoir de la retraite par capitalisation parce que c'est bien ça dont il s'agit, on n'y coupera pas. La frondap vient de sortir une note par Xavier Martinau, le meilleur spécialiste du sujet pour vous expliquer par le menu cette fois-ci et pas par l'effet d'annonce quand même, par le menu comment on va devoir construire un système de capitalisation pour 25 % et 75 % de répartition comme c'est le cas aujourd'hui et que tout ça pour être en rythme de croisière et qu'il y ait les montants suffisants pour cofinancer la retraite, il faut entre 30 et 40 années. Voilà.
Donc là, on voit bien que Gabriel Atal est sur l'effet d'annonce. Il propose globalement de refaire la réforme à point sans les points. Les euros cotisés deviennent des euros pensions, des euros de pension mais c'est exactement le principe du de la retraite universelle.
Et avec un effet wou l'annonce des 1000 euh des 1000 € à la naissance, ce qui effectivement est une goutte, c'est là où on voit que le poids des retraites, c'est une goutte d'eau, ça coûterait 660 millions d'euros par an à la puissance publique alors que la facture retraite annuelle c'est 400 milliards d'euros. Il est vraiment sur les faits d'annonce. Il y a pas encore, c'est pas abouti encore le processus qu'il nous décrit.
Puis de toute façon, dans l'état actuel de la du parlement, ça n'a aucune chance d'être voté. [rires] Mais ça signifie en tout cas que en 2027, on va une fois de plus mettre au centre du débat national les retraites. Alors que je pense moi que ce débat devrait être consacré à d'autres sujets.
On nen peut plus. Nicolas, Christophe, c'est une refondation ambitieuse ou une offensive politique à 2 ans de de la présidentielle ? Mon capitaine, c'est d'abord une offensive politique à la veille de la suspension des retraites.
Ça sera normalement voté demain ou dans les jours qui viennent à l'Assemblée nationale. Et Gabriel Atal signale ainsi que pour lui, il y croit plus. C'est cette suspension, c'est une abrogation, c'est un abandon.
Demain, ces troupes vont s'abstenir sur ce vote, donc ils veulent pas donner le coup de grâce à cette réforme qu'ils ont défendu en 2023, mais ils vont pas aller jusqu'à voter compte en disant il faut il faut la retraite à 64 ans parce que c'est fondamental pour les finances. Il essae Gabriel Atal et là on retrouve 2027 de basculer dans un nouveau système. Le paramétrique ça marche plus, la répartition c'est insuffisant.
Faut inventer le monde de demain. Il se capitalise aussi j'ose dire sur sa jeunesse pour se distinguer notamment de son rival Édouard Philippe qui lui reste sur une gestion plus classique. Ça coûte temps, il faut temp de recette, on joue sur les paramètres.
Attention un point très important 42 régies, vous le rappelz naï. Le problème c'est la transition entre l'abandon d'un ancien système ancestral et le début d'un nouveau système pur. Parce que vous vous prenez les 42, vous allez avoir la liste des perdants qui va être tellement longue qu'il va falloir faire faire de la clause du grand-père dans tous les sens pour préserver les droits acquis de ceux qui sont proches de la retraite et vous inquiétez pas que pour réformer l'État devra payer.
Il faut payer pour réformer mais là il faudra payer cher. Ça semble super génial de dire allez right off sur le vieux système. Super le nouveau c'estàdire quoi ?
Non mais vous croyez qu'on est tous bilingue ? Non mais non mais c'est pas grave. On oublie reset.
Voilà, on oublie, on raille l'ancien système obsolè infinançable avec un déséquilibre démographique pour un super truc universel. Oui, mais ce sera pas facile du tout du tout à mettre en place et la transition est chère. Eva, vous vous êtes vous partez à la retraite à quel âge en Italie ?
Alors, ça a décalé progressivement jusqu'à 67 ans avec une proposition pour les pour les fonctionnaires publics d'arriver jusqu'à 70, ce qui pose un vrai problème. Effectivement, on a une une retraite à répartition comme ici pour l'instant, sauf que de plus en plus euh font recours à des assurances VI. Et je me demande quelle est la différence pour le coup de de faire une retraite par capitalisation où on investit et on choisit en quoi investir parce que là la proposition datale pose un vrai problème sur les modalités euh techniques.
C'est-à-dire qui euh qui gère ces fonds de capitalisation, ils seront investis dans quoi et avec quelle garantie ? L'idée l'idée par rapport à l'assurance vie, c'est qu'on passerait à de la à de la capitalisation obligatoire et collective. Alors que l'assurance vie, c'est un choix libre et éclairé de chaque épargnant.
L'idée si j'ai bien compris, mais objectivement c'est pas abouti comme proposition. Il y aurait un fond souverain qui verrait le jour probablement pour sortir de l'idée que capitalisation égale donner son argent au méchants financiers voras américain. Dès que vous parlez de capitalisation à Sophie Bidel, elle vous oppose Black Rock aux États-Unis.
Non, à fond souverain qui serait probablement géré par les partenaires sociaux exactement comme c'est le cas pour les retraites complémentaires à Gir Carco qui sont un système parfaitement bien géré par les partenaires sociaux. qui est bénéficiaire en qui est bénéficiaire et les oui ben de toute façon Ager Carco a une obligation c'est toujours pareil quand vous mettez les obligations ça marche. Si on avait l'interdiction d'avoir des budgets dans le rouge et bien on aurait pas de budget de budget dans le rouge et effectivement AG carco doit avoir au minimum 6 mois de pension en cage disponible dans ces caisses.
Donc ça préserve de la Gabj. Ce qui fait que d'ailleurs que les partenaires sociaux quand il faut donner un coup de vis et à la limite euh freiner un peu la la l'augmentation des retraites complémentaires, ils le font sans tambour ni trompette, mais ils le font. Ils le font très bien.
C'est exactement de la capitalisation pour les excédents. C'est géré en capitalisation. C'est de la retraite à point, ça fonctionne.
Voilà un peu quelle serait la gouvernance probablement du système si on décidait de le rendre obligatoire en France. Non, elle est intéressante, je trouve cette idée indépendamment de ce qu'on en pense politiquement ou techniquement. Ça veut dire qu'en 2027, il va y avoir du du débat et des idées.
Et peut-être que l'avantage de Gabriel Tal de ce point de vue-là, c'est d'être jeune. Il faut avoir une colonne vertébrale. Il avait un peu euh il avait eu piscine au moment de la question algérienne.
Bon, en tout cas voilà, ça c'est un autre sujet. Non, mais pour revenir à la à la proposition d'Atal cotisé dès le dès le berceau. Alors, c'est intéressant parce que ça ça touche un sujet sensible.
On a parlé la capitalisation déguisé en en épargne pour tous hein dès le dès le berceau 1000 € c'est quand même super. C'est une question plutôt politique que j'aimerais poser ou à Christophe Barbier ou à Frédéric Dabi, mais est-ce que en fait en réalité derrière cette idée-là euh en réalité il y a pas euh l'idée de faire passer doucement la pilule et d'habituer progressivement les Français à s'habituer à quoi ? À la capitalisation.
Fr Oui, sans doute. Ce qui est très intéressant, je partage ce que vous dites. On est déjà sur le débat des idées pour l'élection présidentielle.
N'oublions pas que les Français face à cette situation complètement bloqué ont une sorte d'espoir ou d'espérance. Ils le disent dans les enquêtes qualitatifs. C'est une belle campagne présidentielle face 2007 avec beaucoup d'idées des candidats de renouvellement et c'est vrai que ça commence 17 mois avant.
L'élection aura lieu en principe en avril 2027 et Gabriel Atal, c'est vrai, après un moment un peu difficile, se pose comme agitateur d'idées dans un contexte où les Français sont en situation de désarrois par rapport à la question des euh retraites. Il voi l'étendue du déficit. On leur dit à chaque à chaque réforme, c'est le 11 novembre, c'est la DDR, c'est la dernière réforme pour sauver le système.
Et finalement, on remet l'ouvrage sur le métier, si je puis dire et c'est vra que toutes les idées sont en apprendre. Là où Gabriel Atal colle bien à l'opinion publique, ça va peut-être vous étonner, mais la question de la retraite intéresse une partie non négligeable des euh 20 30 ans, des 20 35 ans qui se projettent déjà dans euh un âge sur la précarrière, sur la prétravail dans un contexte où la centralité du travail n'a jamais été aussi faible en France. Ben justement, LC a glissé son micro là parmi des quelques français qui ont donné leur avis sur cette idée de de divan.
J'allais dire mais n'importe quoi [rires] à la tête l'autre attaque l'autre moi je serais plutôt contre c'est y a un esprit de capitalisation là-dedans et la France moi j'estime qu'on doit être fier justement d'avoir un système qui est géré par l'État pour le peuple parce que j'estime qu'on va dans un système qui est pas bon pour nous français pourquoi pas copier les choses intéressantes sur ce que font les pays voisin c'estah c'est une bonne initiative que c'est une proposition qui à mon avis est un peu marginale par rapport à l'ampleur de la problématique de la réforme des retraites, même si c'est effectivement une somme importante, c'est pas une somme qui va changer la vie des gens dans l'absolu. Et les français pour vous, ils sont fous he sur les retraites ? Non non, c'est c'est pas ils sont fous.
C'est plutôt normal que les jeunes, je veux dire, soient favorables à ce systèmes parce qu'il garantit plus de liberté et parce qu'en effet avec la démoc la démographie qu'il y a maintenant, c'est inévitable de trouver des moyens pour diversifier le financement des retraites. Ce que je m'interroge par contre, c'est sur les inégalités, c'està-dire quelqu'un, les femmes, ceux qui ont des carrières achées, ceux qui sont plus défavorisés dans leur salaire, est-ce qu'ils auront les mêmes conditions ? Ça, c'est une question à se poser.
Et ça c'est la question qu'on posera à Gabriel Tal en 2027. Nicolas, merci d'être resté avec nous, c'est adorable. Euh puis bon après-midi, dormez bien et à demain.
Au revoir. N euh à la une à la une [musique] Ah pardon, c'était c'était un peu sec. C'était un peu sec mon truc.
Mais voilà, euh Frédéric, on vous reçoit aujourd'hui parce qu'à 124 jours des municipales qui ont lieu donc les 15 et 22 mars 2026, euh vous nous gratifiez de ce livre Lesrpes et les tempêtes face au maire la défiance inattendue avec Bris Sole. Ils étaient effectivement les élus préférés des Français, impliqués, aimés. Euh, il s'engageaient les maires regardaient des maires très investis au quotidien quittent parfois à développer le système D face aux économie demandé.
Certains euh ont mis mettent la main à la patte. Illustration en Gironde avec euh Julie Calderon et Stéphane de Perroi. Regardez, à première vue, un chantier et des ouvriers mais ici ce sont le maire et ses adjoints qui mettent la main à la pâte.
Voilà, nous avons un troisème adjoint et nous avons le premier adjoint respectivement électricien et plaquiste de métier. Gilbert Blangerot est maire de cette commune de 700 habitants mais aussi artisans charpentier. Avec ses adjoints sur leur temps libre, ils construisent des logements.
Ils veulent accueillir à Saint pardon de Conque de nouvelles familles et ils font faire beaucoup d'économie à la commune. Pas loin de 100000 €. C'est pas négligeable.
Ouais, c'est pas négligeable. C'est même c'est même énorme. 100000 € qui pourront être réinvestis par exemple dans le projet d'un futur stade municipal.
On a chacun sa vision du mandatin. Moi c'est la mienne. Je peux pas m'investir à moitié tout simplement.
Donc j'ai des compétences professionnelles. Je ma disposition de la commune. Le budget de la commune reste à l'équilibre grâce à ce bénévolat.
En période de crise budgétaire, le système D est leur solution. Alors, faudrait qu'il est génial ce maire et il illustre bien l'engagement he de certains et le fait et ça explique la raison du fait qu'ils étaient aimés par les Français. Ah bah, il reste l'acteur préféré des Français parce qu'ils sont en décalque complet par rapport aux élus nationaux rejetés vilipandé.
Le maire, il est sur le terrain et là notre le maire qu'on vient de voir c'est la moindre des choses. Il met même la main à la patte. Il écoute les gens, il n'est pas déconnecté.
Il n'est pas comme une classe politique nationale qui se parle à elle-même depuis maintenant. Ça s'est accéléré depuis cette dissolution et cette assemblée introuvable ingouvernable. Et surtout, on le voit très bien dans une petite commune, le maire, pour reprendre un slogan célèbre du Parti socialiste, change la vie.
Il arrive à malgré des moyens limités, ils doivent être, ils nous l'ont dit dans notre livre inventif, trouver des idées originales parce que les budgets sont faibles. La baisse des dotations de l'État, c'est une véritable réalité. Le maire est le seul acteur aujourd'hui qui respecte la promesse du politique.
Et quelle est-elle cette promesse du politique ? C'est en contrepartie du vote, je m'engage à trouver euh les bonnes solutions, à améliorer la vie des gens, à transformer le quotidien. Et dans un contexte où les Français, on en a parlé souvent ici, ne voi plus d'imaginaire national, ne voi plus de cap.
On a débattu sur les sur les retraites, mais est-ce que la retraite c'est un cap pour le national ? On voit pointer toute une série d'imaginaires locaux avec le maire qui est attendu, surattendu et parfois ça tourne à une forme d'exigence sévère de la part des Français parce que c'est le dernier acteur présent sur le terrain face à des acteurs qui ont déserté et qui est qui contemple les vulnérabilités du pays. La fin de l'idal avec l'idal.
Bah ça c'est dans un instant après la pause. À tout de suite sur LC. De retour de sur le plateau de En toute liberté sur LCI avec vous Frédéric Dabi.
Vous publiez l'écharpes et les tempêtes. Vous nous parlez des maes alors on vient de dire que c'était le l'élu préféré des Français. Aujourd'hui ils sont seuls, ils sont pressurisés, ils sont épuisés entre un état impuissant et des habitants devenus des consommateurs de services publics comme un tout un peu partout en fait.
On se on se dit ça en lisant votre livre les mèes craquent. Euh vous expliquez que la défiance gagne même le village à l'égard des maires. Est-ce qu'il est le dernier rempart de la République ou est-ce qu'il est désormais fusible ?
Alors il reste le dernier rempart mais il a gagné par chaos ou même par forfait par rapport aux élus fê nationaux. Il est tout seul et c'est une victoire à l'apyus deux dimensions. D'une part, il est touché pour la première fois par une forme d'impuissance.
Quand on regarde aujourd'hui hein, ici et maintenant, les déterminants du vote aux prochaines élections municipales, on demande au Français euh quel enjeu va être majeur pour vous. En 1, l'insécurité. En de l'accès aux soins et la santé, en 3, la dette et les financements, c'est-à-dire trois enjeux nationaux qui ne sont pas traités correctement à l'échelle nationale et qui descendent en charge, qui ruissellent vers le local.
Qu'est-ce qu'un maire d'une petite commune peut faire sur la question de l'accès aux soins ? il peut mettre à disposition d'un professionnel de santé un local. Une ville moyenne ou grande, il peut mettre en place sur la sécurité une police municipale.
Mais la plupart du temps, les maires sont démunis et pour la première fois, on leur demande "Mais monsieur le maire, qu'est-ce que vous faites ?" Alors que les Français ont intériorisé que le national n'est plus là. Deuxièmement, et vous le disiez, il y a un glissement de la demande des Français qui deviennent des consommateurs de services publics.
On est passé au du citoyen, au citoyen consommateur, au citoyen consommateur qui dit "J'ai droit, faites ça dans mon quartier, dans ma rue" et ceux qui disent "Je paye." Alors que dans les faits, avec la suppression de la taxe d'habitation, on a une majorité et écoutez bien ce que je dis de concitoyens qui ne payent plus l'action municipale. Donc on a des maires qui sont au barentre de d'injonction de l'État, de l'administration tatillonne, la baisse des dotations et puis de ces exigenisces citoyennes.
Même si clairement il reste une relation extrêmement affective, mais le maire de Clermontferrand nous dit "On a eu un souci sur un centre commercial ou sur une petite superette." Des gens ont dit "Bah c'est pas grave, la mairie va acheter un SuperU." Voyez, il y a cette idée que le maire qui est le seul acteur peut tout faire et va améliorer la vie.
Et pour les mail, ils ne peuvent pas dire "C'est pas moi, c'est pas ma faute, c'est l'intercommunalité." Ils sont tout seuls et responsables. Ils sont tout seuls et parfois tout à fait au bout du rolle.
On écoute. Dans quel état vous terminez ces 9 années de mandat ? C'est épuisé épuisé.
Épuisé. On n' pas toutes les compétences quand on est élu. On a besoin de compétences techniques, administrative, juridiques, financière.
On peut parfois à certains moments se sentir un peu seul et pas savoir à quelle porte aller frapper. Mais je vous dis la cause principale de ma démission c'est c'est de de d'ê de de ne plus gérer les administrés mais d'être géré par l'administration. Et ça moi non.
Il y a il y a plus de considération de rien. Il y a plus de respect de rien. Il y a 10 12 15 ans, il y avait pas ça.
Absolument pas. Absolument pas. Ça aurait été ça.
Je me serais jamais présenté. on avait pas la cohésion que que on avait avec le les précédents hein. Je veux dire que et puis il y avait des rivalités personnelles et tout ça.
Donc après à un moment donné vous dites stop, on arrête puis voilà. Excusez, ça illustre parfaitement ce que vous disiez hein. Euh Guillaume, ben non mais ils sont a grande fatigue professionnelle, désarrois profond.
On sent qu'ils ont vraiment beaucoup veulent, pardonnez-moi l'expression, lâcher l'affaire. C'est d'ailleurs un des enseignements de de votre ouvrage. Il y aura peut-être pas de dégagisme euh à à l'échelle nationale.
C'est-à-dire que les les Français pourraient revoter pour leur mère, mais eux n'ont plus envie de se représenter. Voilà, c'est ça. Alors, c'est vrai qu'il y a un effet de loupe et votre microttoir et très bien, vous avez interrogé des mers sans étiquettes de petites communes.
On est tous focalisés ici sur les grandes villes, mais n'oublions pas qu'en France, nous n'avons que 1000 à 1050 villes de plus de 10000 habitants. Le tissu communal, le tissu des élus, ce sont des petites communes où quand on est dans une intercommunalité, pardon, on n pas la main, c'est la grande commune qui a la main. On voit la baisse des dotations de l'État.
L'État veut remplacer les les dotations par ce qu'ils appellent des appels à projet. C'est-à-dire, dites-nous de quoi vous avez besoin et on financera ce besoin. L'administration demande des tas de documents quand on est une grande ville avec un une administration, ce qu'on appelle un DGS, un directeur général des services, c'est possible dans les petites communes et tous les élus que vous avez vu, c'est des élus dépolitisés qui ne sont pas marqués politiquement qui à mon avis euh gouvernent et gèrent leur ville de manière très efficace avec des idées de gauche, des ides, mais ils sont de plus en plus démunis face à cette injonction des citoyens à améliorer la vie parce que l'État est perçu comme un n astr mort, on vit l'éclipse du politique depuis cette dissolution, ça s'est encore accéléré.
Et une administration, ça a été dit relativement tatis, même si aujourd'hui quand on demande au maire quelle est la plus grande difficulté pour vous, il ne cite pas la baisse des dotations, il ne cite pas l'intercommunalité, il cite ce rapport aux citoyens. C'est pour ça qu'on a failli appeler ce livre "Wesh le maire !" Oui, parce que c'est c'est ce côté interpellation. "Wesh, c'est affectueux, c'est comment ça va le maire ?
Mais le maire, qu'est-ce que tu fais pour nous ?" Et c'est ça qui est le plus compliqué à gérer, même si pour la plupart d'entre eux, ils vont revenir repartir au combat en 2026. Comment on fait pour les aider ?
On va d'abord s'occuper des administrés parce qu'ils deviennent des clients. Le client est roi, vous le dites dès le début de votre livre. Alors les administrés, il faut leur expliquer que non, ce ne sont pas des clients.
Même si les réseaux sociaux ont détruit la verticalité pour créer une sorte d'horizontalité, il faut leur rappeler que l'élu bah il est distinct et c'est de l'autorité. Voilà, c'est pas un prestataire. Et donc voilà, ça on peut l'apprendre aux administrés. l'État l'État ne reviendra jamais pour aider pour financer.
C'est terminé. Donc, il faut libérer les élus de la présence négative de l'État, c'est-à-dire la suradministration. Le cornu promet une grande loi de décentralisation là bientôt.
C'est là-dessus qu'il faudra peser et puis il faut regarder aussi et dire ce qui va bien. Moi, j'étais la semaine dernière à l'agglomération de Sargemine. C'est une interco hyper dynamique.
Le patron de l'Interco n'est pas le maire de la ville principale, mais il travaille main dans la main. Ils vont accueillir la plus grande usine pour fabriquer des panneaux photovoltaï voltaïques si on garantit les financements. Et ben, ça va être formidable.
Ça va être formidable pour 2000 emplois dans ce cette région qui a été marquée par la crise. Euh le maire de Versailles, il a écrit un livre qui s'appelle pour une ville belle. Vous allez me dire "Bah oui, il parle du château de Versailles, des jardins." Non, l'essentiel de sa création, c'est des quartiers populaires, c'est du logement social 22 % à Versailles, c'est des cités populaires et c'est 3 ans de mandat voués à cette réalisation.
Faire le seul mandat réel politique où l'on fait, c'est le maire. Oui. Christophe, 36000 communes en France, je crois que c'est le pays d'Europe qui a le plus de petites communes. 33, mais est-ce que c'est pas un étiage qui ne fonctionne plus ?
Bien sûr, il faut aller vers le il faut aller vers le rapprochement des communes. Est-ce que c'est par des fusions et des disparitions de communes ? Je ne sais pas parce qu'il y a l'identité de cloch.
Est-ce que c'est par une coopération renforcée dont l'intercommunalité, les différents types d'agglomération donne les pistes ? Sans doute oui. Mais pour que ça fonctionne bien, il faut non seulement que les différentes communes s'entendent ensemble, mais il faut qu'autour et bien on ne les écrase pas.
Se pose réellement aujourd'hui la question du département. département qui est un guichet social, il n'est guère plus que ça. Doit-il perdurer ?
Est-ce qu'on ne doit pas avoir une agglomération, des agglomération des intercommunité en dialogue avec la région qui porte la stratégie économique et avec l'État et l'Europe qui ont encore leur mot à dire ? 13 régions en France, hein, c'est ça ? Oui.
Et on voit que par rapport à ce que dit Christophe Barbier, le temps est venu pour les Français de la décentralisation. On voit à quel point face aux défailles. Mais ça c'est un énorme gros mot ça.
Quand vous parlez en France, c'est plus un gros mot. Les les Français, c'était une enquête ifope pour la tribune dimanche, on a vu comme le fédéralisme qui est pas du tout dans notre histoire. c'est l'Italie, c'est l'Espagne, c'est l'Allemagne trouve du euh soutien parce que c'est l'idée que face à un État qui ne je remplis plus son rôle, il faut descendre d'un écheton, il faut descendre à l'échelle locale et c'est vrai que les maires attendent une fonction qui soit moins technique et plus politique.
Il parle aussi du retour du d'un petit cumul des mandats. On a une étanchéité jamais vue entre politique nationale et sur politique locale. Et de ce point de vue-là, c'est moi qui vous le dis, méfions-nous des sondages.
Encore maintenant, on a 60 % des Français qui sont défavorables au retour du cumul des mandats sur le plan du principe mais quand dans les pratiques l'OP interroge les habitants d'une commune et on leur demande votre maire monsieur X était par le passé député maire est-ce que c'était une bonne chose pour l'image de votre ville pour faire avancer des projets pour son développement bien sûr les gens répondent par l'affirmative il y a une sorte d'oxygénation à recréer parce que le maire malgré les difficultés et l'optimisme de Christophe Barbier je le partage c'est le maire c'est celui qui fait c'est celui qui écoute et si celui qui par des bout de ficelle, c'était votre reportage de tout à l'heure, arrive à améliorer la vie des gens. On a vu des mères qui se sont fait tabasser à écoutez écoutez cette cette mère qui qui livre un témoignage quand même assez poignant. Je suis intervenue lors d'un tournoi de foot parce qu'il y avait trois personnes qui étaient alcoolisées.
Donc je me suis présentée à eux en tant que maire de la commune et je leur ai demandé de partir de l'ont entendu, pas le troisème qui m'a insulté, craché dessus et giflé. Gwendoline Prel est maire depuis plus de 10 ans de cette commune rurale de 1300 habitants et elle a vu les rapports entre les élus et une partie de la population se dégrader. Je trouve qu'à 11 ans, il y avait beaucoup plus de respect envers la fonction de maire.
Les gens reportent beaucoup bah le les les problèmes qu'ils ont dans leur quotidien. Attend beaucoup de des élus. Et est-ce qu'en Italie on attend aussi beaucoup des élus ?
Oui. Après, on n pas le même problème qu'en France, c'est-à-dire c'est très décentralisé. Il y a l'autorité régionale ici.
En fait, effectivement, le problème français, c'est on a un état qui est très distant et puis le maire qui est dans la tranchée en direct donc au contact avec le public avec une société où la surréaction est devenue un peu la norme. Et on voit ce qui s'est passé, c'est ce qui est choquant en France, c'est les attaques. On a un peu évoqué l'attaque au couteau sur les maires de la commune d'Iser, l'attaque à voiture Bélier à ce maire de la et la rose, je veux dire, il y en a plusieurs, ça m'étonne pas que 30 % de ma surtout de petites communes ne veuillent pas se représenter.
Et en effet, je mets un peu dans le même panier dans cette société que ça soit le refus de l'autorité des profs que ça soit la défiance vers cette politique retenue destante, que ça soit le refus d'obtempéré de la police, c'est-à-dire ça fait partie d'une certaine mentalité qui voit l'autorité de l'État comme quelque chose de très ennémi à quelque manière à combattre et du coup malheureusement les maires se retrouvent en première ligne. C'est vrai hein ? C'est c'est la perte d'autorité et la défiance vis-à-vis de l'autorité.
Ça se retrouve aussi avec les maires Oui. Et les maire sur la question de l'autorité sont confrontés à la montée de l'insécurité qui est aujourd'hui le premier déterminant du vote quelle que soit la taille de la commune. Alors ça c'est très important de le dire et vous le dites bien dans votre livre c'est-à-dire que l'insécurité c'est la première préoccupation des Français.
Oui. Et ce n'est plus une affaire de ruralité par rapport au métropole. Même chose pour l'accès aux soins.
C'est peut-être les deux sujets. Je mets de côté le logement qui est un enjeu fondamental mais local. les deux enjeux nationaux qui descendent à l'échelle locale et qui laissent parfois les maires démunis, c'est l'insécurité avec en plus une sorte d'adjuvant dévastateur à savoir le trafic de drogue.
Les Français maintenant disent le mot, on a fait du qualitatif, on a recueilli des discours, le mot narcotrafic qui est maintenant un mot qui n'est plus réservé à une série Netflix comme il y a 5 ou 10 ans, mais les Français le vivent et le maire est relativement démuni quand il n'a pas les moyens de déployer une police municipale parce que sur cette question de l'insécurité se joue la question de l'autorité de l'État. Quand on voit le profil des victimes, il y a eu un maire en iser cet été qui a été entre la vie et la mort. Heureusement, il s'en est sorti.
Sont bien sûr des cas limites, mais on a ses impatiences, on a ses exigences. Avant un administré voyait le maire attendait une réponse patiemment, il envoyé un courrier. Maintenant quand un mail est envoyé qu'il n'a pas de réponse sous 4 5 he déjà on sent une forme de colère montée et on a on a vu des maires avec Briso passionnés engagés de petites communes de grandes communes queles que soit l'étiquette partisane mais en même temps oui éprouvant une certaine fatigue une certaine usure.
Alors que la règle en France, c'est que les maires restent extrêmement longtemps puisque le maire, contrairement à l'élu nationale qui ne gère que du court terme, s'inscrit dans la durée. H hophe, vous répondez par oui ou par non à ces deux questions. Est-ce que le non cumul des mandats, c'est une bêtise ?
Oui. Est-ce que la suppression de la taxe d'habitation, c'est une bêtise ? Non.
Pourquoi ? Bah parce que moins d'impôts, c'est jamais une bêtise. La bêtise, c'est de pas avoir pu trouver des ressources pour la commun.
Oui, fallait pens. Non, çaen est pas une. Non, la taxe d'habitation de toute façon avec les exemptions, elle ne fonctionnait plus.
Maintenant, il faut financer les communes, leur apporter de financement autre. Non, mais vous voyez, c'est marrant ça. Simplement un paradoxe, c'est qu'en fait quand on est électeur, on veut plus de services publics dans sa commune mais moins de fiscalité locale.
Enfin, vivre l'imè. Oui, on peut le dire. Congré des mères dans votre dans votre livre qui est vraiment bien.
Bravo Frédéric. C'est l'heure maintenant de la phrase qui fait du bruit. [musique] Alors à 3 jours des commémorations des attentats du 13 novembre 2015, l'actualité rappelle la persistance de la menace djihadiste.
On écoute Céline Berton, la directrice générale de la sécurité intérieure. Elle était avec Darius Roch. Le suivi humain au regard du nombre d'agents que comptent les services de renseignement ou les services judiciaires ne suffira pas pour suivre toutes les cibles que nous avons à prendre en compte.
Il nous faut du soutien technologique et c'est impératif qu'on continue à monter en puissance sur ce sujet-là. Vous savez, le 13 novembre euh on avait 1800 objectifs. Je parle islamiste, hein, je parle pas de tout le reste des missions de de du service.
On était euh 3000 et euh et euh et on était justement avec cette révolution numérique des gens qui utilisaient X et X moyens de communication nouveau. Frédéric, vous avez consacré une étude là à au ressenti face à la menace terroriste ressenti des Français au souvenirs du 13 novembre. Qu'est-ce qu'on en tire de votre étude ?
Ah, une enquête pour la fondation Jean Jorè auprès d'un échantillon de Français, également de Parisiens. On voit à quel point le 13 novembre a été euh un événement traumatique, hein. Une majorité euh forte de Parisiens se souvient exactement de ce qu'il faisait le 13 novembre soir.
C'est clairement décodé comme un acte de guerre et pour les Français, il y aura un avant et un après 13 novembre. Quand on demande spontanément au Français de nous raconter l'histoire du pays depuis 10 15 ans, le mot qui ressort, c'est le mot choc. Et le premier choc, ça a été 2015-26, c'est-à-dire de Charlie Hebbdo au mois de janvier avec l'Hyper Cacher et Claris Jean-Philippe jusqu'à Nice et Saint-Étienne euh du Rouvret en 2016.
Notons qu'en 2016, c'est la première fois que dans les enquêtes de l'IFOP, la confiance à l'égard des pouvoirs publics pour lutter contre le terrorisme devient minoritaire. Ce n'est plus jamais redevenu majoritaire. Mais le 13 novembre, c'est un acte traumatique pour le pays et c'est l'empreinte de l'attentat sur la ville de Paris avec des avec des Parisiens toujours dans un sentiment de peine mais également de solidarité.
Euh les sentiments dominants 10 ans après les attentats dans votre enquête hein, c'est quand même voyez la peine, la colère, la colère de la colère au national surtout. Voilà. Mais la colère contre qui ?
Évidemment contre les terroristes, contre ceux qui les manipulent, contre tout un environnement d'islamisme politique ou la colère contre les dirigeants qui ont désarmé les frontière, qui n'ont pas été assez vigilants. J'aimerais bien savoir contre qui cette colère se tourne. L'enquête ne le dit pas mais effectivement il y a d'abord la colère [rires] face à ce qui a touché Paris et Si.
Rappelez-vous la phrase de François Hollande qui c'est peut-être le discours qui a le plus touché les Français. il parle 13 novembre à 22h30 23h en disant c'est une horreur et c'est vrai que cette colère c'est d'abord la colère face à l'acte en tant que tel mais effectivement après face à une certaine face à un certain laxisme parce que maintenant on sait que le commando Abdlambaoud sont venus avec des migrants dissimulés qu'il a failli être arrêté à Baou en Grèce si je me trompe pas dès janvier en Grèce puis en Allemagne dès dès janvier 2015 effectivement mais je suis frappé de voir que 10 ans après la colère reflue et on est maintenant sur la peine et sur cette nécessaire solidarité et le besoin de commémorer aussi. C'est ce que votre on va le voir çaum.
On va le voir après-demain en fait. On va le voir après-demain. Moi je je l'ai vécu à titre personnel en participant à la course très unie, un marathon de 15 km entre le Stade de France, les lieux, les terrasses où où effectivement ces attentats atroces ont ont eu lieu jusqu'au Bataclan en arrivant à la à la à l'hôtel de ville et et très honnêtement, on sentait une une immense émotion et un besoin de se recueillir des des coureurs devant le Carillon, devant la belle équipe, devant le le Bataclan ce moment de de recueillement, de participation, il y avait ce besoin de de commémorer de se souvenir et ça je crois que 88 % des Français l'expriment.
Idem pour les Parisiens. Les Français aiment commémorer. On est un peuple.
On va voir tout à l'heure avec rappelez-vous quand Nicolas Sarkozy en 2008 ou 2009 avait voulu instaurer, c'était pas une mauvaise idée, un mémorial des c'est-à-dire regrouper toutes les commémorations le 11 novembre. Il y avait eu un rejet des Français y compris son propre électorat. Merci beaucoup Frédéric David d'être passé sur le plateau dans Toute Liberté. une petite pause et puis dans un instant à djihadiste à la maison blanche.
Allez à tout de suite. Euh c'est l'heure du carton rouge. Pardon est de retour sur le plateau dans toute liberté sur LC. carton rouge.
Donc [musique] alors cher Guillaume, puisque vous êtes le spécialiste, Donald Trump a reçu à la Maison Blanche Samed Alara, le président syrien et ancien combattant djihadis qui dirige aujourd'hui l'autorité de transition qui a renversé Bachar Alassad en décembre dernier. L'homme figurait encore il y a un an sur la liste noire du FBI si je ne m'abuse recherché pour ses liens avec Al-Qaïda. Mais Washington a levé les sanctions, l'ONU aussi.
Et voilà, désormais un exterroriste accueilli comme un chef d'état Guillaume. Voilà. Et alors il y a deux façons de voir les choses.
On en a discuté tout à l'heure en conférence de rédaction tout d'abord. On va lancer le le son de Donald Trump. Ouais.
Nous voulons que la Syrie devienne un pays très prospère et je pense que ce dirigeant peut y parvenir. Je le pense vraiment. Et les gens disent qu'il a eu un passé brutal.
Nous avons tous un passé brutal. Je pense très franchement que sans passé brutal, vous n'avez aucune chance. Alors, vous avez donc un passé brutal vous-même Guillaume.
Vous allez nous expliquer. Très brutal. Voilà.
Donc, il y a deux façons de voir les choses. On en parlait. Il y a la vôtre, Anaïs, un dijihadiste à la maison rédaction ce matin à 5h30.
Où sont nos valeurs ? On on on piétine tout ce qui doit être piétiné. Ce type était quand même lié à Al-Qaïda.
Effectivement, sa tête était mise à prix. 10 millions de dollars des drones américains survolitlib avant qu'il ne renverse Bachar et Elassad. Après, il y a deux éléments.
Deux éléments. Première question, est-ce qu'une mu en politique c'est possible ? Est-ce qu'on peut se transformer un en un homme pragmatique ?
Donald Trump semble le dire. On peut avoir un passé brutal et devenir un un homme formidable. Je sais pas là l'histoire Christophe, elle regorge de d'exemples.
Oshimine, Mao, il y a Sarafat, il y a tous les deux là. Non, mais la réelle politique c'est la réelle politique. On fait avec les hommes de pouvoir tels qu'ils sont sans aucune confiance.
Il faut avoir confiance ni dans cet individu, ni dans Trump, ni dans Poutine. C'est ça le pouvoir. Mais on fait avec dans le moment actuel pour renverser Bachar Elassad et arracher la Syrie à l'orbite de l'Iran, c'était lui l'homme de la situation.
Yasser Arafat qui finit par serrer la main à Isaac Rabin sur la pelouse parfaitement tendue euh de la Maison Blanche et et Bill Clinton les les entourant euh le sourire ravi. L'autre élément c'est voilà la réelle politique. La réale politique.
Et dans cette affaire euh tout le monde joue ses intérêts. Il y a trois acteurs qui jouent leurs intérêts. Il y a d'abord les États-Unis.
Euh Trump qui va installer une base à à Damas et qui est très très content de damer le pion à qui sur sa sphère d'influence ? À Poutine qui perd des pions lui aussi dans la région. Il a été obligé de partir.
Il a accueilli Bachar Elassad à à à Moscou. C'est tout ce qu'il peut faire. Il a perdu la Syrie et par ailleurs un accès à la Méditerranée.
Ça c'est un premier point. Il y a évidemment Israël qui joue son intérêt, qui reconfigure sa sécurité régionale après le 7 octobre 2023 et qui reconfigure ses alliances. Vous allez voir que la grande surprise, c'est un accord de sécurité qui va intervenir d'ici peu.
Très probablement, c'est ça qui a été discuté à la Maison Blanche entre Israël et la Syrie de monsieur Chara. On écoute de nouveau Donald Trump. Parle effectivement d'un accord.
J'ai conclu un accord avec le président syrien. C'est un dirigeant très fort. Il vient d'un milieu difficile et c'est un homme de caractère.
Je l'apprécie. Je m'entends bien avec lui et nous ferons tout notre possible pour que la série réussisse car elle fait partie du Moyen-Orient. La paix règne désormais au Moyen-Orient et c'est la première fois de mémoire d'homme que cela se produit. [applaudissements] Voilà.
Et traduction les sous-titres. La Syrie est en train de choisir son chemin par le biais de cet homme qui fait peut-être sa muque, est peut-être dans une takia, on ne le sait pas, l'histoire le le dira. En tout cas, il a un pays à à gérer et il a un choix à faire.
Pour le moment, il fait le choix de Washington, il fait le choix de Tel Aviv et de Jérusalem et il dé choix totalement de la démocratie, hein. Mais pour le moment, écoutez, une transition politique, c'est toujours un peu long. Ce que je veux dire, c'est qu'encore une fois, vous chaussez vos lunettes réelles politiques, vous regardez en fait les rapports de force sur des spatialisations territoriales, ça s'appelle la géopolitique et vous fonctionnez en en réal politique.
La Syrie de monsieur Chara, elle prend le chemin de Washington, elle prend le chemin de Jérusalem et elle abandonne Teran. Voilà. A clairement pas surtout en interne quand on voit le massacre de des Alait par exemple qui était mis en place et qui n'a pas été pré.
Après effectivement, on a besoin de de partenaires dans cette région. On n'est pas au premier partenaire imprésentable si on pense à MBS avec le cas Kazogi avec la guerre au Yémen et bien évidemment le cette projet Vision 2030 qui attire les investissements européennes et que du coup ça devient un partenaire honorable. Trump il reçoit Poutine en Alaska, il lui déroule le le le tapis rouge.
Poutine c'est Boucha. C'est Boucha. Vous vous souvenez de ces images atroces ?
Donc oui, effectivement Trump ne s'embarrasse pas du tout du CV de ses interlocuteurs. Ce qu'il veut c'est faire du business et servir ses intérêts. C'est exactement ce qu'il nous dit à la Maison Blanche.
Nicolas Sarkozi avait parié en 2007 sur la normalisation de Mohamar Kaddafi et de Bachar Elassad. On a vu la suite. Espérons qu'on ne déchantera pas avec cet individu.
Il est quand même sous surveillance. Donc s'il repassait du côté des forces obscures du terrorisme islamiste, je pense que ça irait très mal très vite pour lui. On peut penser que plus fort que son islamisme, il y a sa vanité, sa volonté de rester longtemps au pouvoir, de gagner de l'argent, d'être reçu sous les ors de tous les pays, un jour de prendre la parole à l'assemblée générale de l'ONU.
Et ça la vanité chez un homme même islamiste, ça peut faire des miracles. Vous connaissez bien, il a serré la main à Emmanuel Macron à l'ONU, vous savez, il était reçu à Mais il est pas passé par la grande porte à la Non, il est pas passé par la grande porte et c'est une façon en fait de vous de de vous rendre hommage et à la discussion, musclée qu'on a eu en conférence de rédaction. Non mais qu'est-ce qu'il fait ce type ?
Il piétine. Trump en fait, il pense un peu comme vous. Il a pensé aussi à ses électeurs.
Il va pas rentrer par la grande porte à la Maison Blanche. Il va rentrer par derrière. Je vais l'accueillir dans le bureau oval.
Mais c'est aussi symboliquement quelque chose qui est signifié aussi à ces électeurs et comme quoi on peut avoir deux regards sur en géopolitique, si vous ne parlez qu'avec des gentils, vous ne parlez à personne. [rires] Bon ben voilà, c'était la conclusion de notre partie. Euh c'est maintenant la séquence.
Il y a de l'espoir. Alors vous l'avez dit Guillaume puisque vous avez couru ce demi-marathon semi-marathon de de du Stade de France jusqu'à 15 km. C'est même pas un semi-marathon. qui était la course un peu de l'espoir de la commémoration.
On commémore donc cette semaine les 10 ans des attentats du 13 novembre et pour l'occasion, on a retrouvé, vous vous souvenez de ce petit garçon Brandon qui avait ému la France entière. Cette séquence vidéo nous avait tous marqué. Branton a bien grandi depuis là, il est dans les bras de son papa Angel.
Il a accepté de revenir sur ce moment pour LCI. Témoignage recueilli par Emmachala, Bordane Boutka et Hugo Mulier. Attendez, vous plaz le président de la République m'invite à la des commémorations.
Je suis un peu surpris par cette invitation soudaine. J'ai même du mal à y croire quoi. Bon oui oui oui.
Non non mais je vous assure, il y a absolument aucun canular. On s'est aussi souvenu de de votre témoignage et du témoignage de votre fils et donc c'est pour ça on s'était dit bah c'est c'était une bonne idée de reprendre contact. Euh bah un peu plus que surpris quand même parce que bon euh bon je c'est sympa d'avoir des médias qui viennent de vous contacter mais bon aller à une cérémonie cérémonie officielle de l'Élysée c'est je sais pas je sais même pas quoi dire en fin de compte quoi.
Pas les mots là. Ouais ce gar ce petit garçon vous vous souvenez il disait Ouais ouais ouais les terrorismes. Ils sont méchants.
Ouais les méchants. Ils sont très très méchants. Euh c'est important de se souvenir comme ça Christophe.
Ah oui, la commémoration est importante non seulement par rapport à toutes les les victimes mais c'est le début de la vigilance, la commémoration. Ah vous croyez ? Voyez le plus jamais ça commence dans Non, regardez, on se souvient bien pour les juifs et ça empêche pas la montée de l'antisémitisme justement c'est peut-être parce qu'on s'était dit bon bah ça ça reviendra pas, ça a été trop horrible et on a été surpris en effet par ces trés urgences.
Se persuader que le mâ il est toujours à fleur de peau, que le péril il est toujours là tapis dans l'ombre au coin de la rue. C'est le début de la de la sécurité. Il s'agit pas de devenir paranoïque, mais il s'agit de ne jamais oublier.
Euh là, on est ému par ce souvenir qui est un souvenir touchant. Attention, faut aussi qu'on ait des souvenirs durs, traumatisants. C'était une guerre.
C'est toujours une guerre. Les tenants de l'islamisme politique, ils veulent notre disparition. Ils ne veulent pas négocier quoi que ce soit.
Ils veulent pas obtenir des droits supplémentaires. Ils veulent notre disparition comme civilisation mais aussi comme individu. C'est une extermination qu'il souhaite.
D'ailleurs, il commence par tuer des musulmans. Les principales victimes dans le monde de l'islamisme, ce sont des musulmans parce qu'il s'agit d'abord de purifier l'uma avant de d'éradiquer les mécréants. Il faut qu'on soit conscient de ça.
Eva. Mais alors ce témoignage, je m'en rappelle très bien et quand on parle de la force des gentils, c'est ça aussi qui fait la grandeur d'un état face à l'horreur des terroristes. Exactement comme Antoine, cet homme qui avait perdu sa femme et qui dit "Vous aurez pas notre haine.
C'est des messages très très forts. En même temps, je suis plutôt d'accord avec Christophe, c'est il faut pas oublier le danger que représente encore aujourd'hui. Ce qui est dommage, c'est que encore aujourd'hui, on n' pas trouvé une stratégie, une contreidéologie pour faire de façon que des jeunes français né en France ne soient pas séduit par cette idéologie mortifère.
Moi, vous n'aurez pas ma J'ai jamais compris cette phrase Guillaume. Un mot de conclusion Guillaume ? Non non, je je vu une formidable pièce de théâtre hier, la disparition de Joseph Mengeleyet que Christophe Barbier a vu et la leçon c'est quand les derniers survivants disparaissent, c'est là qu'il faut se méfier des hommes parce que il y a plus de mémoire à transmettre d'où la boucle est bouclée en revenant sur l'importance de la commémoration et je partage vos constations.
Yeah.
Gabriel Attal