"LA CANDIDATE DU MACRONISME VERT" : LA VÉRITÉ DE FRUSTRATION SUR MARINE TONDELIER
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La bataille de la présidentielle a bien a bel et bien commencé et la gauche commence déjà à se tirer dans les pattes. La MPES, le NFP tout ça déjà oublié. Une autre marine est possible.
La patronne des verres, Marine Tondelier a annoncé sa candidature au JT de TF1. Oui, je vous le dis très clairement, je suis candidate à l'élection présidentielle et cette candidature, c'est un geste d'amour, un acte fort d'amour pour la France parce que on ne peut pas aimer son pays et le laisser s'abîmer ainsi. Vous savez, moi ça fait des années maintenant que je sillonne à longueur de semaine ce territoire.
Je vais même des fois dans des villages où on me remercie en me disant mais aucune personnalité nationale n'avait jamais pris le temps de venir nous parler. Et j'ai vu trop de français marcher la tête baissée. J'ai entendu trop de français m'expliquer à quel point il se sentaient humilié, méprisé.
Le mépris, ça revient tout le temps et ça je ne le supporte plus. Alors, je veux aider ce pays à relever la tête. Je veux aider à réparer ce qui a été cassé, à réconcilier, à apaiser, à protéger.
Et je le dis aussi parce que je suis une écologiste mais aussi une maman. Je me battrai pour chacune pour chacun d'entre vous. J'y mettrai toutes mes forces mais je le fais aussi pour nos enfants et pour vos petits-enfants présidentiel ou à une primaire de la gauche, c'est encore bien flou.
Cette annonce fait grincer des dents jusque dans les rangs des verres eux-mêmes plutôt proion de base. Et tout cela sans parler de l'état du NFP. Frustration magazine despins marine tondelier comme une candidate Macron compatible.
Pour en parler, on reçoit Rob Crams, rédacteur en chef adjoint de Frustration magazine qui a livré son analyse sur l'END com de l'écologiste. C'est l'entretien d'ACU. Bonsoir Rob Grams.
Bonsoir. Merci d'être avec nous. Je rappelle que vous êtes rédacteur en chef adjoint de Frustration Magazine.
Vous avez justement écrit un article très critique. Il présente Marine Tondelier comme une candidate Macron compatible une incarnation d'une écologie bourgeoise libérale et dépolitisée. Vous la présentez comme incapable de remettre en cause capitalisme ou de défendre une écologie de rupture.
Justement, est-ce que vous pouvez nous en dire plus parce qu'elle serait selon vous aussi la continuité du macronisme repin en vert ? Et juste avant, on va écouter notre journaliste et concert Marion Lopez. Marine Tondelier a fait du trait d'union entre les gauches réformistes et radicales pour ne pas dire entre LI et le PS sa marque de fabrique.
Pour y parvenir, elle n'a d'autre choix que de se contorionner en permanence afin de garder une certaine souplesse technique maximale pour que ces candidats puissent négocier des alliances au gré des contextes locaux, notamment en vue des élections municipales. Résultat, les écologistes deviennent des faiseurs de roi au sein de la gauche, convoités par tous, mais aussiant parfois au prix de leur crédibilité et au détriment de leur propre ligne idéologique. Alors, est-ce que vous aussi vous pensez justement que les écologistes sont trop peuux lisibles idéologiquement pour espérer quoi que ce soit à la prochaine présidentielle ?
Je pense qu'en fait, ils sont relativement lisibles idéologiquement. simplement, je pense que c'est une logie libérale qui se cache derrière des mots d'ordre assez flou et c'est pour ça qu'il faut essayer de décrypter un peu derrière les anecdotes, les bons mots, quel est le parcours politique de Marine Dondelier, quelles sont ses déclarations et quel quelle est sa stratégie ? Et c'est ça qui nous a fait dire que c'était un macronisme repas en verre avec quand même des nuances.
Bien sûr, on n'est pas au même niveau de dérive raciste, au même niveau de dérive autoritaire. On n'est pas c'est pas quelqu'un qui soutient le génocide en Palestine et cetera. Donc il y a quand même des fortes fortes nuances.
Quand on dit macronisme rep vert, c'est vraiment sur le plan d'une d'une écologie de marché. Euh et pour ça, on se base bah sur son parcours parce que Marine Ton Marine Tondelier, c'était la porte-parole de la campagne de Yannick Jado. Yannick Jade qui déclarait "Tout le monde est pour l'économie l'économie de marché." Or, dans la sphère écologiste, non, tout le monde n'est pas pour l'écologie de marché.
À vrai dire, la plupart des gens sont contre l'économie de marché, que ce soit dans la sphère intellectuelle ou que ce soit dans la sphère militante. Si on va à Notredame des Landes, si on va à Saint-Soline, si on va à Stevens à l'époque, il y a beaucoup de gens qui sont très critiques de l'économie de marché. Et donc, elle était porte-parole de de Yannick Jad.
Hm, c'est déjà un petit indice. Et ensuite ben on a fait un petit peu de un petit peu d'histoire. C'est-à-dire que le Europe écologie les verts, c'était une des béquill du hollandisme.
Le macronisme est issu du hollandisme. Euh ensuite, on a vu tout un certain nombre de figures très importantes d'Europe écologie les vert rejoindre la macronie. Bon, on pense à Daniel Con Bendit, à Nicolas Hullot, à François de Rugie, à Jean-Vincent Placé.
Enfin voilà, c'est c'est pas c'est pas anecdotique si vous préférez. C'est pas des mouvements qu'on voit dans d'autres parties. On a vu très peu, on a vu personne du NPA rejoindre la la Macronie.
Donc bon, tout ça c'est un petit peu des indices. Elle avait aussi elle avait aussi nommé en tant que délégué général du parti en 2022 Augustin Rogier, quelqu'un qui venait du modè. et qui est reparti au modè en quelque sorte puisqueen juin 2025 sous Bairu, il a rejoint le secrétaire général à la planification écologique.
Et ensuite, il y a aussi pas mal de certains nombre d'indices qui sont plus de l'ordre stratégique, c'est-à-dire au moment des diverses questionnement sur qui pourrait être le candidat premier ministre du NFP en 2024. pendant que Macron riait à pleine dent de ses délibération, en fait euh en fait il y avait eu le nom de Laurence Tubiana et euh et elle elle pensait euh elle disait qu'il fallait dépasser le NFP, qu'il fallait composer avec les macronistes et la droite, qu'il fallait renoncer au programme du NFP. Donc cette candidate avait été rejetée par une partie des composants du NFP, notamment la France insoumise.
Et à ce moment-là, par exemple, Marine Tondelier avait dit que c'était une forme de sexisme contre les femmes engagées. Et elle-même tenait des propos très ambigu sur cette question de la grande coalition. Plus récemment avec les diverses tergiversations avec euh le cornu en plein milieu d'un mouvement social, euh Europe écologie des verts comme de toutes partie de gauche ont participé à euh cette fable comme quoi il y aurait quelque chose à attendre de ces gouvernements, comme quoi il y aurait encore quelque chose à attendre de Macron, ce qui a participé avec de plein d'autres choses, mais à la dévitalisation de de ce mouvement social.
C'est en ce sens-là qu'on dit ça. Et justement que révèle en fait cette candidature de Marine Tondelier sur l'état actuel de la gauche écologiste ? Alors bah tout dépend ce qu'on appelle la gauche écologie.
Si on parle vraiment de du parti les écologistes, ça ça témoine d'une d'une grande division interne parce que il y a beaucoup de critiques en fait internes au sein du parti les écologies sur la gestion démocratique de de Marine Tondelier. Donc c'est des critiques qui viennent à la fois de la droite du parti comme de la gauche du parti hein. Il y avait Karim Madi, Florentin Letier, le maire de Grenoble, le Éric Pool.
Euh et la plus la plus éminente, je pense la plus la figure la plus la plus célèbre, c'est Sandrine Rousseau qui là maintenant va vraiment sur les plateaux télé mener mener la fronde et qui parle d'un timing catastrophique. Sandrine Rousseau, elle dit que l'ors à la mobilisation générale, bon je pense qu'elle est aussi dans une perspective électoraliste parce que je pense qu'elle parle des municipales, mais on peut le prendre dans un autre sens et dire oui, en fait le la priorité ne devrait pas être les élections. Ce que ça montre du mouvement du parti écologiste comme d'autres partis de gauche, c'est une obsession électorale à un moment de forte mobilisation sociale.
Bon bah qui est en train d'être dévitalisé mais on est toujours quand même dans la continuité du 10 septembre et ces parties là ne pensent que aux élections, ne pensent que à la présidentielle. Après, pour ce qui est du mouvement écologiste en général, fort heureusement, il se limite pas à aux écologistes et là par contre, il y a plein de luttes intéressantes qui sont déroulées ces derniers mois et qui sont, je pense, un peu dans une logique très différente. On reviendra justement un peu plus tard sur la déclaration de enfin une des déclarations de Sandrine Rousseau.
Juste avant, on va on a aussi l'impression que Marine Tandelier a travaillé un peu son image ces derniers mois, voire dernières années pour préparer cette annonce. Donc on écoute Marion Loupez, notre journaliste et concert sur le sujet. Elle a soigné son image en l'humanisant, n'hésitant pas à jouer sur la corde émotionnelle.
On se souvient de de ses larmes en direct sur France interre au lendemain du premier tour des législatives par exemple. Marine Tondelier assume une forme d'authenticité, un naturel maîtrisé qui crée une vraie proximité avec ceux qui l'écoutent. Elle a aussi habilement ajusté son registre de langage pour rendre son discours plus accessible, maniant la punchline avec tout autant d'habileté.
En façade, l'authenticité mais en coulisse une maîtrise chirurgicale de son image. Marine Tourdelier a compris que dans la politique, la forme est aussi une arme. Là où un Jean-Luc Mélenchon est un tribun redoutable mais parfois vu comme trop colérique où fort s'applique à incarner la respectabilité de la gauche de gouvernement quit à devenir complètement transparent.
Marine Tondelier préfère elle jouer la corde du lien. un ton complice, une image décontractée, un peu la bonne copine de tout le monde. Mais cette période de grâce pourrait bien avoir touché à sa fin.
Le personnage de Marine Tondelier ne résiste pas très bien à l'épreuve du temps et surtout à l'érosion du NFP. Le trait d'union commence à s'étirer un peu trop entre les deux polarités qui s'éloignent et les écologistes sont contraints d'exister par eux-mêmes. Et en plus de ça, donc Marine Tulier a parlé aussi d'organiser une élection primaire à gauche et en même temps, elle prépare une candidature aux élections présidentielles.
Est-ce que selon vous ça donne pas aussi l'impression que la candidate est en préparation finalement des élections depuis le début ? Euh moi personnellement, ça me donne euh clairement cette impression. Après, je pense qu'ils sont tous en train de préparer euh cette élection.
Je pense d'ailleurs que ce qui fâche aussi au sein d'Europe, enfin au sein du parti des écologistes et que elle les prend un peu de cours et ça c'est ça aussi qui a l'air de euh de créer de de la dissension. Euh en fait, je c'est-à-dire qu'en fait tous ces parties de gauche doivent jouer une sorte de double langage entre à la fois chercher l'union tout en sachant très bien qu'elle n'aura pas lieu et euh et ça c'est vrai que Marine Tondelier c'est un petit peu une experte dans le sujet. C'estàd que du coup, comme on l'a dit, elle était porte-parole de la campagne de Jado qui était quelqu'un qui était absolument pas dans une démarche de la gauche.
Il a consacré l'essentiel de sa campagne euh à la dirigé contre la France insoumise justement et justement excusez-moi. Oui, vu que vous y faites référence, est-ce que selon vous du coup sa stratégie diffère de celle de Yannick Jado en 2022 ? Bah, j'ai pas l'impression.
Je pense que je pense que ce qu'ils appellent ce que tout le monde appelle l'union, c'est l'idée de d'être candidat et que tout le monde se range derrière soi. Maintenant, il y a des espaces où ça fait sens et d'autres ça fait pas sens. L'idée que un candidat qui est autour de 22 % se rangerait vers quelqu'un dont le potentiel électoral du fait de sa base sociologique, du fait des dernières élections et autour situé entre 2,5 et 6 %, ça n'a pas de sens.
Elle le sait très bien. Donc je je vois pas pourquoi des causes différentes enfin des produit enfin je vois pas pourquoi des des causes différentes produirait des effets différents. Enfin là ça me Mais oui, je pense qu'elle préparait déjà sa campagne.
Oui. Et on voit que son son discours séduit donc certains médias alors que ses résultats électoraux restent aussi faibles. Et d'un autre côté, on a donc comme vous l'avez dit tout à l'heure, d'autres voix qui s'élèvent, celle de Sandrine Rousseau, député écologiste et social de Paris qui n'a pas justement mâché ses mots.
Elle était sur le plateau de France Info. On l'écoute. Je trouve que ce ce calendrier est le pire qui puisse être.
Voilà, je me suis battue en interne pour que ça ne soit pas ce calendrier. Je continuerai à me battre pour que là dans un moment où on est en train de voir le budget et encore avec tous les aspects dont on vient de parler, dans un moment où on risque la censure, la dissolution, dans un moment où il y a aussi les municipales où les sondages ne sont pas forcément excellents, c'est ce moment-là est un moment au contraire de mobilisation générale et de de ne pas être dans une bataille qui me semble être à contetemps. C'est dire que aujourd'hui le temps là est à sauver le parlementarisme, la démocratie et derrière les municipal qui est un échelon extrêmement important pour bien des gens et qu'en fait c'est ça et toutes nos forces, toute notre énergie, toute notre puissance militante qui est pas énorme mais qui devrait être tourné vers ça.
Je suis absolument d'accord avec ça et je regrette absolument mais j'ai voilà je je n'ai pas je n'ai pas été informé du calendrier par on vote dans ces cas-là parce que moi je connais pas la la désignation du candidat, ça se fait quoi ? Parce que je vois plein de trucs bizarres. est candidate à la primaire de la gauche.
Elle est pas candidate à tout le flou hein. C'est c'est tout enfin c'est une question c'est tout le flou. Non mais normalement on a un processus interne dans lequel moi je refuse d'aller parce que je enfin c'est un processus qui n'a aucun sens et après il y a la il y a la supposément primaire de la gauche mais dont on sait même pas si elle va exister et c'est pas qu'on manque de candidat à gauche par ailleurs.
Donc en fait je ne sais pas je ne sais pas comment tout cela va se passer. Alors quand on écoute tout ça, on se pose les questions. Est-ce que sa candidature ne risque-t-elle pas de fracturer en fait davantage le camp écologiste et entre Marine Telier et l'aile gauche de son parti ?
Bah, il semblera al je sais je pense quand même il y a il y a des il y a clairement des différences he au sein d'Europe écologie les verts. Après, ça reste un espace politique où enfin il y a à peu près une entente hein. Je crois que c'est aussi vraiment des comme le dit Sandrine Rousseau, des questions de méthode hein.
C'est là où c'est très critiqué au sein de d'Europe écologie des veres. C'est vrai que Sandrine Rousseau et un petit peu l'al gauche enfin je pense pas qu'il y a des différences énormes mais bon voilà comme à chaque fois en fait à Europe écologie des ver ou les écologistes il y a plusieurs grandes figures et chaque fois ça finit dans des espèces d'affrontement c'est pas très nouveau. On a vu ça déjà à l'époque de de Nicolas de Nicolas Hul et cetera.
Euh non, mais ce que ce que ça acte, c'est euh c'est la fin pour moi en tout cas, c'est euh la fin de la fable de l'Union de la gauche. Or justement euh Marine Tondelé était quelqu'un qui incarnait ça euh parce qu'elle était présentée comme telle, elle se présentait comme telle. Mais en fait euh ce qui est très ce qui est très clair quand on regarde, c'est que cette tendance à l'union est variable en fonction du rapport de force et de la situation.
Quand euh le camp quand les partis les écologistes est très minoritaire euh du fait du faible score de Yannick Jado, il y a tout intérêt à faire la NUP et à s'allier avec les insoumis. Quand c'est les européennes, le rapport de force est plus favorable aux écologistes du fait de la sociologie électorale des élections européennes. Et donc là, il préfère partir tout seul, ce qui a pas été un très bon choix parce que le score de Marie Toussin a pas été très élevé.
Ils ont fait 5,5 mais je pense que le plan c'était de refaire ce qu'avait fait Yannick Jado aux élections européennes précédentes. Une fois que le NFP arrive, c'estàdire aux élections législatives 2024, quelques semaines, enfin quelques mois à peine après l'élection européenne, là d'un coup, elle est de nouveau unionniste et quand c'est la présidentielle, là ils considèrent qu'ils n'ont pas intérêt à à s'allier et du coup qu'il faut mieux partir qu'il faut mieux partir tout seul. Mais ça après c'est pas que Marine Tondelier hein.
Je pense que cette cet unionnisme à géométrie variable en fonction des intérêts de la boutique malheureusement euh c'est le cas de beaucoup de parties de gauche et donc pour vous elle peut pas rassembler au-delà on va dire des écologistes institutionnels ? Euh j'ai j'ai du mal à y croire parce que en fait il y avait cette émission très instructive où elle était allée à à l'humanité. Elle a été interviewée par plusieurs journalistes dont la journaliste Loui qui l'avait mis un peu face à ses contradictions sur des questions de fond qui sont le rapport à la lutte des classe, le rapport au capitalisme.
Euh, elle avait été incapable de de répondre. Elle avait elle avait dit que se posait ses questions, c'était je cite hein, désolé pour la vulgarité, se branler la nouille. Alors moi, je pense pas ça du tout.
Je pense que c'est des questions structurantes, c'est-à-dire que et c'est des questions très concrètes, c'est pas des questions théoriques. La question de comment on produit les choses, comment on les échange, comment on les consomme, parce que c'est ça le capitalisme, c'est très très concret. C'est et pas savoir se positionner sur ça, ça veut dire qu'on ne sait pas à quel niveau de confrontation avec le capital elle est prête.
En fait, on le sait. Ça veut dire à peu près nul. Et de la même manière, la lutte des classes, c'est pas une question abstraite.
Ça détermine par exemple comment on se positionne sur un mouvement euh sur comme les gilets jaunes, sur la taxe carbone. Donc ça c'est des questions très concrètes et je pense que en se positionnant pas sur ces sujets en pensant qu'ils sont minoritaires alors que c'est cette gauche là qui est aujourd'hui minoritaire, elle se coupe en fait de toute possibilité d'une base populaire plus large. Donc non, je pense je la je vois pas par quel miracle elle pourrait élargir sa base sociale de cette manière là en sachant que son espace politique qui est donc on va dire le centre gauche quoi, est très éclaté aujourd'hui.
On a donc Gabriel Atal, on a on a Gluxman enfin ça commence à faire beaucoup de candidats pour cet espace. D'ailleurs la primaire de la gauche, bon qui n'aura pas lieu mais normalement elle a plutôt vocation à choisir le candidat de cette petite sphère politique là. Et pour finir, est-ce que selon vous c'est une candidature d'ambition personnelle ou plutôt un projet collectif pour l'écologie politique ?
Euh c'est un peu dur comme question. Bah je pense que c'est bon. Moi ça m'a l'air d'être c'est un peu toujours les deux, j'imagine.
J'imagine que c'est toujours une ambition personnelle. Elle ouais, elle le elle le dit d'ailleurs. Elle avait elle elle a des discours assez bon mais moi j'ai pas trop envie de m'attaquer à la personne he plutôt à son projet.
Mais il se trouve qu'elle a des discours qui sont assez égotiques hein comme on a quand même tendance à le souligner pour d'autres candidats. Pourquoi ne pas le faire aussi pour elle he ? Elle dit qu'elle est acclamée que l'applaudiss l'applauditomître c était le plus le plus vive le plus vive pour elle.
Donc oui, il y a clairement une dimension personnelle. le projet, bah comme souvent avec euh les gens de cet espace politique, il est il est très peu clair, très flou. Donc euh donc ce qu'on peut en déduire, c'est que c'est une écologie d'ajustement.
Je je c'est quelqu'un qui effectivement, je pense à des convictions écologiques, mais c'est une écologie de euh de composer avec euh avec les entreprises, de composer avec le capital. Bref, c'est une écologie qui se donne pas les moyens d'avoir une politique écologique réelle parce que quand on a une politique écologique réelle, on en reste pas. En fait à l'écologie, on le lit avec les luttes décoloniales et on le lit avec les luttes sociales.
Merci beaucoup Rob Gram. Je rappelle que vous êtes rédacteur en chef adjoint chez Frustration Magazine. Merci beaucoup pour ces éléments.
M.
Marine Tondelier