François-Xavier Bellamy, vice-président des LR, revient sur la crise du carburant
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous savez ce qui s'est dit dans la réunion avec Macron sur la menace russe ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Quelles sont les dernières provocations russes en Europe ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Faut-il réagir à chaque provocation russe ou garder son sang-froid ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Comment concilier dissuasion et préservation de la paix ?
- 4:09RelanceRéponse partielle
Macron en fait-il trop sur la sécurité ou cherche-t-il à détourner l'attention ?
- 4:49FerméeRéponse directe
Est-on en guerre avec la Russie ou la Russie nous attaque-t-elle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:50Fait
« « Personne ne peut avoir la certitude aujourd'hui que cet allié américain soit aussi fiable qu'on pouvait le croire pendant les décennies passées. » »
- 3:28Fait
« « Si on veut sauver la paix, il faut se préparer à la guerre. » »
- 7:27Fait
« « L'Ukraine est sur le sol du continent européen. Si nous laissons un État faire la preuve que la guerre peut l'emporter sur le droit, sur le sol européen alors c'est notre sécurité qui sera menacée partout. » »
- 8:52Fait
« « Il n'y a pas d'opposition entre le fait de protéger les Français, et le fait de faire en sorte que nous donnions à notre pays les moyens de se défendre. » »
- 11:24Fait
« « Faire baisser la TVA à 5,5% sur un produit qui est intégralement importé, ça veut dire faire un énorme chèque tous les mois à l'Arabie Saoudite. » »
- 13:38Fait
« « Pendant des années, Emmanuel Macron nous a expliqué que c'était pas grave de s'endetter. » »
- 14:15Fait
« « On a les taux d'intérêt qui sont comparables à ceux que la France connaissait pendant la crise de 2008. » »
- 14:57Fait
« « C'est un scandale moral absolu. Bien sûr, c'est de l'argent qu'on vole à nos enfants et à nos petits-enfants. » »
- 18:03Fait
« « Des Français qui sont expatriés à l'étranger et qui travaillent et qui produisent de la valeur et qui payent des impôts en France, que ces Français, quand ils reviennent en France, vont devoir attendre avant de percevoir des aides sociales. » »
- 20:57Fait
« « Un prêtre n'a pas à prendre une position politique partisane dans un moment comme celui-là. » »
Temps de parole
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Elle est aujourd'hui reçue, comme la plupart des candidats à l'Elysée, justement par Emmanuel Macron pour un briefing sur la situation internationale. Et à la sortie de ce rendez-vous, on a vu des mines assez sombres de la part des participants et du chef de l'État, Emmanuel Macron, qui a saudé l'alarme en quelque sorte sur la menace russe contre l'Europe et contre la France. Est-ce que vous savez, vous, est-ce que vous avez discuté avec Bruno Rotaillot pour savoir ce qu'il s'est dit dans Suiclos Mais je crois que ce qu'on peut savoir, c'est ce que tous les Français savent, grâce au travail des journalistes qui nous informent de ce qui se passe aujourd'hui partout en Europe. Je reviens du Parlement européen à Strasbourg.
J'ai échangé également à la suite de cette réunion avec Bruno Rotaillot. Le fait est que ce que nous voyons partout en Europe aujourd'hui, c'est la montée d'une agressivité de plus en plus marquée de la part de la Russie et de Vladimir Poutine et nos voisins européens nous racontent ce qu'ils vivent presque tous les jours désormais c'est ce train qui a été victime d'une attaque à deux kilomètres seulement de la frontière polonaise C'est cet attentat manqué à Leipzig en Allemagne. Ce sont les pays baltes qui sont victimes presque tous les jours désormais, y compris d'ailleurs de menaces verbales de la part de l'entourage de Vladimir Poutine. C'est un hélicoptère danois qui a été visé par une frégatrice.
Donc on voit bien à quel point la tension est réelle et je crois que notre devoir c'est de faire en sorte que nos pays soient plus forts, y compris militairement, pas pour aller à la guerre, mais au contraire pour empêcher la guerre. Mais ce que vous nous dites c'est qu'il ne faut pas s'habituer à ça, parce que des provocations il y en a quasiment tous les jours, vous avez rappelé les dernières depuis une semaine à peine, la piche c'était au mois d'août, on ne s'habitue pas mais est-ce qu'on doit réagir à chaque fois ? Il faut garder son sang froid, encore une fois le but c'est bien sûr de préserver la paix, c'est la plus grande force de l'Europe qu'elle a su construire, une paix dont nous héritons aujourd Et notre devoir, c'est de sauver cet héritage fondamental.
Je vous écoute, je me dis qu'on est sur une ligne de crête et la décision est sans doute extrêmement difficile à prendre. C'est-à-dire que si on ne fait rien, Vladimir Poutine va avancer ses pions, continuer probablement à nous narguer, à nous provoquer. Mais si on réplique, on met le doigt dans l'engrenage. La première chose que nous devons faire, c'est de nous donner les moyens de garantir la sécurité de nos pays. Il y a désormais plusieurs mois au Parlement européen, j'ai porté un grand programme de remontée en puissance de l'industrie de défense en Europe. Ceux qui nous écoutent le savent pendant trop longtemps les pays européens. La France faisait un peu exception mais la plupart des pays européens et nous en faisons aussi partie, on choisit de faire reposer toute
leur sécurité sur leur dépendance à leurs alliés américains. Et pourquoi est-ce que la situation d'aujourd 'hui est si préoccupante ? Parce que personne ne peut avoir la certitude aujourd'hui que cet allié américain soit aussi fiable qu'on pouvait le croire pendant les décennies passées. Et donc notre devoir, c'est comme la France l'a longtemps incarnée dans la discussion européenne, de regagner notre indépendance et de pouvoir faire en sorte de nous défendre par nous-mêmes. Et je le redis parce qu'on entend souvent quand on parle de ces questions, beaucoup de commentateurs qui nous disent « Oh là là, mais vous êtes belliciste, vous voulez aller à la guerre ». J'ai vu aussi au Parlement européen des forces politiques à gauche ou à l'extrême-gauche qui disaient « Si vous voulez mettre tout
cet argent dans des armes, c'est parce que vous voulez demain envoyer nos enfants se battre ». C'est l'inverse. Nous voulons préserver la paix. C'est le plus important. Mais pour préserver la paix, on le sait en Europe depuis Périclès, depuis l'Antiquité grecque et latine. Si on veut sauver la paix, il faut se préparer à la guerre. On écoute les mots d'Emmanuel Macron dans la conférence de presse qui a suivi cette rencontre avec les chefs de parti. La menace en particulier, la menace hybride de Russes à l'égard des Européens et de la France s'est intensifiée. En Ukraine, vous le savez, la guerre est chaque mois très meurtrière avec des pertes de part et d'autre qui sont considérables et avec aucun équivalent
contemporain l'agressivité russe et de ces menaces en europe change ce que ça veut dire malgré vos désaccords avec le manu macron vous ne serez pas de ceux qu'il critiquerait en disant il en fait trop voir il allume un contre-feu en ce moment pour tenter de mettre les projecteurs ailleurs que sur les pompes à essence mais se préoccuper de la sécurité La priorité de la France ne veut pas dire qu'il ne faut pas se préoccuper de la manière dont nos concitoyens aujourd'hui sont asphyxiés par l'explosion des prix des carburants. Je dirais même que c'est le contraire, il faut faire les deux à la fois. Parce que si notre économie est en panne, si les Français ne peuvent plus aller travailler, gagner leur vie en travaillant alors c'est un élément supplémentaire de vulnérabilité. – Unis Gosset ?
– Tout à l'heure j'ai discuté avec un des conseillers d'Emmanuel Macron et je lui ai dit que quand on parle de Le guerre hybride, est-ce que ça veut dire qu'on est en guerre ? Et la réponse a été « nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, mais la Russie nous attaque ». Qu'est-ce que vous en pensez-vous ? Est-ce qu'on est en guerre avec la Russie et est-ce qu'on est vraiment en danger et le président de la République a dit aujourd'hui, nul n'est à l'abri. Donc effectivement, il y a une menace. Qu'est-ce que vous en pensez-vous ? Est-ce qu'on est en guerre ou pas ? Non, nous ne sommes pas en guerre contre la Russie et le plus important c'est de rappeler que nous ne voulons pas la guerre avec la Russie, nous ne voulons pas la guerre avec le peuple russe et nous voudrions construire avec
la Russie qui est un grand pays voisin de l'Europe des relations pacifiques et constructives le vrai grand problème aujourd'hui c'est que manifestement Vladimir Poutine enlisé dans une guerre qu'il a seul provoqué en Ukraine cherche à détourner l'attention de sa faillite militaire et peut-être à ouvrir un nouveau front et donc il faut être lucide, il faut sortir de la naïveté qui a longtemps prévalu dans les débats européens et faire en sorte que je le redis pour préserver la paix nos pays soient capables de dissuader une agression. Le point de désaccord que j aurait, ou en tous les cas, la difficulté que je vois dans le diagnostic que porte Emmanuel Macron c'est que si on veut dissuader l'adversaire il faut montrer précisément que nous sommes capables de faire acte de puissance.
Et aujourd'hui le grand rame... Vous trouvez qu'il ne l'a pas fait jusqu'à présent ? Non mais c'est Et que l'État, aujourd'hui, l'État se montre si souvent désarmé. Et dans la guerre hybride qu'on évoquait et que, de toute évidence, des forces extérieures cherchent à utiliser contre nous, la question de l'information, la question du message que notre État en voie est primordiale. Je regardais ce matin sur votre antenne la Pauline de Malherbe qui montrait ces images, ça vous paraîtra peut-être éloigné mais c'est le même combat en fait. Ces images où l'on voit un youtubeur qui fait un reportage sur des points dans le Rhône et qui montre à quel point l'état en réalité a déserté des lieux entiers de notre pays.
Un état qui n'est pas capable d'assurer l'ordre, un état qui n'est pas capable d'assurer l la sécurité, la justice sur son propre sol envoie à ses adversaires le signal de sa faiblesse et donc c'est le même message. Et moi je pense que malheureusement un pouvoir qui pendant dix ans n'a pas été capable d'assurer sa responsabilité régalienne sur la sécurité tous les jours dans tous les lieux de notre pays, en réalité a contribué à fragiliser la France face aux menaces hybrides qu'elle doit affronter aujourd'hui. Si Bruno Rotaio que vous soutenez arrive à l'Elysée, est-ce qu'il coupera dans les aide à l'Ukraine ? Est-ce qu'il les maintiendra ou est-ce qu'il les augmentera ? Le premier déplacement que Bruno Retailleau a fait comme candidat, c'était Kiev.
C'était pour aller en Ukraine et pour aller en Pologne. Et pour montrer par là encore une fois que naturellement, notre devoir c'est de ne pas se désengager de ce conflit qui nous concerne parce que c'est notre responsabilité mais c'est aussi notre sécurité qui est en jeu. Je crois que tous les Français doivent le comprendre. L'Ukraine est sur le sol du continent européen. Si nous laissons un État faire la preuve que la guerre peut l'emporter sur le droit, sur le sol européen alors c'est notre sécurité qui sera menacée partout Il faut comprendre dans vos propos François-Xavier Vellamy c'est que pour vous le RN n'a pas compris ça. Louis Alliot il y a quelques semaines disait sur ce plateau nous couperons le robinet des aides à l'Ukraine.
Depuis la position du RN est difficile à suivre honnêtement la question leur a été posée à chaque interview et elle dépend un peu de celui qui répond. Pour vous le RN n'a pas pris conscience du fait que l'argent dépensé en Ukraine nous sert à nous aussi c'est ça ? Mais vous l'avez dit je ne suis pas sûr de connaître exactement la position du RN sur ce sujet mais je crois que sur une question comme celle-là on n'a pas droit en même temps, on n'a pas droit à l'ambiguïté parce que je le redis et parler de cette question comme d'une économie qu'on pourrait faire pour pouvoir rendre de l'argent aux français c'est ne pas mesurer en fait que cette économie nous coûtera infiniment cher et je le redis c'est le même logiciel que celui que j'entends à l extrême gauche
bien souvent quand on m'explique que si on donne de l'argent pour renforcer notre industrie de défense c'est de l'argent qu'on retire à notre modèle social mais en fait il n'y a pas d'opposition entre le fait de protéger les français, et le fait de faire en sorte que nous donnions à notre pays les moyens de se défendre et d'honorer ces engagements internationaux pour garantir la sécurité sur le sol européen. Essayons d'être clairs également sur la question des carburants qui aujourd'hui bouleversent le quotidien des Français. On rappelait il y a quelques instants le record battu, nouveau record battu pour le prix du gazole qui est désormais à 2 ,40 euros aujourd'hui en moyenne en France. Qu'est-ce que vous faites ? Mais d'abord il faut agir d'urgence.
C'est parce que la situation est très grave, et Bruno Retailleau le redisait tout à l'heure en sortant de cette réunion avec le président de la République, c'est parce que la situation est très grave qu'il ne faut pas attendre. Je disais sur ce même plateau il y a déjà deux semaines qu'il fallait tout faire pour faire baisser le prix des carburants tout faire de ce qui est économiquement raisonnable la première des choses à faire c'est de supprimer les certificats d'économie d'énergie c'est plusieurs centimes voire plusieurs dizaines de centimes d'euros par litre de carburant. Pas tout à fait, c'est 12-15 centimes. Ça dépend du type de carburant. Mais qui constitue en réalité une perte d'argent parce que... La solution préconisée par Alexandre Jardin il y a quelques minutes sur ce plateau
et à qui on objectait le fait que ces certificats d'électricité servent à une habitante du Poitou qui veut faire installer une pompe à chaleur et qu'elle aura une subvention, à quelqu'un qui veut acheter une voiture électrique en en leasing et qu'on déshabille Paul pour habiller Pierre. Ils servent aujourd'hui, par exemple, à permettre de faire baisser le prix des voitures électriques chinoises qui sont vendues aux Français. Et même le gouvernement s'en indigne que plutôt que de s'en indigner, il pourrait supprimer ces certificats d'économie d'énergie qui entretiennent en réalité une économie parallèle complètement artificielle, qui sont une taxe déguisée et qui coûtent extrêmement cher en frais de gestion inutile. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la cour des comptes.
Donc qu'un sentiment environ ? Qu'un 5 centimes environ en supprimant les certificats d'énergie, est-ce que vous allez au-delà ? Est-ce que vous reprenez par exemple la proposition de Marine Le Pen qui dit « moi je passe la TVA à 5 ,5 » au lieu de 20 % et avec ça c'est une baisse de 30 centimes par litre On peut supprimer les certificats d'économie d'énergie, on peut instituer une TICPE flottante pour faire en sorte qu'au moins l'État ne gagne pas plus d'argent ça n'est même pas le cas aujourd'hui parce que les Français consomment moins du coup de carburant mais du coup faire baisser la facture permettrait aussi de de relancer l'activité économique. En revanche, faire baisser la TVA à 5 ,5 % sur un produit qui est intégralement importé, ça veut dire faire un énorme chèque
tous les mois à l'Arabie Saoudite. Je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit par là, qu'on peut relancer l'économie française. Donc non, nous ne croyons pas à cette promesse des Magoussi. Sur l'Arabie Saoudite, un point important, la France aujourd'hui apporte son soutien à l'Arabie Saoudite pour réouvrir un pipeline qui permet d'approvisionner l'Europe sans passer par le fameux détroit de Barb el-Mandad. Donc, vous voyez, c'est compliqué la situation. – Non, mais qu'il faille soutenir l'Arabie saoudite dans cette situation de déstabilisation qui lui est infligée par l'Iran, parce qu'en fait, derrière les outils, c'est le régime iranien qui Ils cherchent en réalité à nous faire du mal, à nous, c'est l'Occident qui est visé à travers l'Arabie saoudite.
Et donc bien sûr qu'il faut soutenir l'Arabie saoudite, mais je ne crois pas pour autant qu'il faille passer la TVA à 5 ,5%. Rendez-vous compte, la TVA à 5 ,5%, c 'est ce qu'on fait sur des produits et de première nécessité ou bien ce qu'on fait quand on veut soutenir la restauration française ? Si Bruno Retailleau était président aujourd'hui, le carburant serait 15 centimes moins cher, mais pas moins que ça. Non, non, si on fait la TICPE flottante, on peut aussi faire baisser encore un peu plus sur le prix du carburant. Le dernier élément que Bruno Retailleau a évoqué, c'est la revalorisation du barème kilométrique qui a été gelée depuis trois ans, ce qui permettrait immédiatement de soutenir tous les Français qui travaillent et qui aujourd'hui doivent payer de plus en
plus cher pour aller travailler quand ils ont besoin de leur voiture. Puis le dernier élément, c'est que moi je ne crois pas qu'il faille baisser la TVA sur les carburants. Il faut, si on veut baisser quelque chose, faire baisser les charges qui pèsent sur les salaires. Parce que ce qu'on voit dans une crise comme celle-là, c'est qu'il y a tellement de Français qui bossent et qui qui bossent dur et qui n'arrivent pas à s'en sortir. Pourquoi ? Parce qu'on a les salaires les plus chargés d'Europe aujourd'hui. Et que quand un patron essaye d'augmenter un peu un salarié, pour 1 euro qu'il veut lui donner en plus, il faut qu'il en débourse 2 ou 3 supplémentaires qui vont dans les caisses de l C'est de cette folie qu'il faut sortir.
Rendre du pouvoir d'achat à ceux qui bossent, rendre du revenu aux salariés. C'est l'urgence si on veut permettre en effet que les Français voient cet étau se desserrer qui pèse sur eux aujourd Alors justement, le budget, François-Xavier Bellamy, puisqu'on connaît depuis hier les grandes lignes du budget, en tout cas les propositions de Sébastien Lecornu avec un chiffre qui a surpris beaucoup de monde, 54 milliards d'économies. C'est ce que veut faire le Premier ministre alors qu'on s'attendait quasiment à moitié moins. On était plutôt sur une fourchette de 30 milliards. Est-ce que c'est réaliste ou est-ce que Sébastien Lecornu est en train de se faire acquérir tout seul ? Mais ce qui serait réaliste, c'est de ne pas faire ses économies. Vous soutenez le montant de l'enveloppe.
Pour vous, c c'est la bonne. Et je pense que quand l'élection présidentielle aura eu lieu et qu'un nouveau président ou une nouvelle présidente sera élue, quand Bruno Retailleau, j'espère, sera à l'Elysée et qu'il aura une majorité parlementaire forte, alors on pourra faire des réformes vraiment structurelles qui permettront de sortir durablement la France de l'ornière des déficits. Mais dans l'immédiat, dans l'urgence, on ne peut pas attendre parce que je pense que les Français l'ont compris. Le moment des conséquences est C'est arrivé. Pendant des années, Emmanuel Macron nous a expliqué que c'était pas grave de s'endetter, que les taux étaient bas et que par conséquent ce serait même... J'entendais ça, que ce serait absurde de ne pas
endetter le pays dans un moment où les taux étaient bas voire négatifs. La vérité, c'est que nous avons toujours alerté sur le fait qu'un jour viendrait le moment où remonterait les taux d'intérêt. Ce moment, il est arrivé. On a les taux d'intérêt qui sont comparables à ceux que la France connaissait pendant la crise de 2008. Il y a une grande différence pourtant. C'est qu'entre les deux, le montant de la dette française a quasiment triplé et le volume en part de PIB de la dette a quasiment doublé. Et donc évidemment, l'explosion des taux d'intérêt va représenter une augmentation massive de la charge de la dette. C'est-à-dire que nous allons, pour la première fois cette année, payer le premier budget de l'État pour rembourser seulement les intérêts de la dette.
C'est un scandale moral absolu. Bien sûr, c'est de l'argent qu'on vole à nos enfants et à nos petits-enfants, mais c'est aussi un danger évident pour la France. Sur les 54 milliards d'économies, il y en a 6 qui seront demandés aux retraités. On ne sait pas exactement quelle forme ça prendra. Est-ce que les pensions augmenteront moins vite que l'inflation ? Est-ce qu'ils vont perdre leur abattement ? Mais en tout cas, c'est le chiffre donné par le Premier ministre, 6 milliards. Est-ce que c'est juste de toucher aux retraités ? Mais là encore, quelle colère en voyant la situation dans laquelle on est aujourd on est le dos au mur et le Premier ministre n'a pas d'autre choix que d'aller chercher de l'argent là où il peut. Mais c'est juste ou pas ?
Mais pardon, c'est le même gouvernement qui il y a un an a suspendu la réforme des retraites. J'ai dénoncé comme Bruno Retailleau, on a dénoncé la suspension de cette réforme qui en plus n'était même pas complexe. Qui coûte beaucoup moins que les 6 milliards, c'est de l'ordre qui coûtera l'an prochain parce que pour l'instant ça n'a rien changé, 2 milliards. 6 milliards l'année suivante ? 2 milliards l'an prochain. Donc ça veut dire que cet argent maintenant ? Vous nous dites, j'entends ce que vous dites François-Xavier Bellamy, les 54 milliards, vous nous dites banco. Mais ensuite il faut les trouver ces 54 milliards. Est-ce que les 6 milliards sur les retraités, les républicains diront pas question ou est-ce que vous vous êtes d'accord là aussi ?
Mais la première des choses à faire c'est de rétablir cette réforme des retraites. Et nous c'est ce qu'on demande au gouvernement dans ce budget, il le peut, rétablir cette réforme des retraites qui n'a été que suspendue, la rétablir maintenant. Parce qu'on peut pas, c'est pas décent. Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui oui j'entends dire effectivement, et c'est vrai que les retraités français d'abord... Vous répondez pas à ma question. Si bien sûr. Sur les pensions des retraités. La première chose à faire avant d'aller chercher de l'argent dans les poches des retraités. Et pourquoi pas ? Le débat commence tout juste. Et le premier ministre l'a dit dans son entretien. Parce que sinon il perd le soutien des socialistes et il a encore moins de chances de passer l'hiver.
Mais très bien, qu'il aille devant les français et qu'ils leur disent j'ai le choix entre faire plaisir à Olivier Faure et ou foutre en l'air le budget du pays et aller piquer l'argent dans les poches des retraités. Ou bien remettre un peu de sérieux dans les comptes de ce pays, rétablir cette réforme des retraites qui était très timide par rapport à ce qu'il faudrait faire et faire en sorte qu'au moins on puisse trouver dans cette réforme des retraites l'occasion d'un peu d'oxygène pour les finances de l'Etat. Ce n'est pas compliqué d'expliquer aux Français ce qui est en jeu et de leur expliquer qu'on a deux options possibles devant nous. Et ce sera sans doute le grand choix de la présidentielle. Mais on peut aussi faire ce choix maintenant sans attendre l'élection présidentielle,
continuer de mentir aux Français, continuer de se mentir et ensuite leur en faire payer la facture ou bien choisir enfin de faire les réformes courageuses qui permettront d'éviter qu'on aille appauvrir encore plus les Français demain. Je note que je n'ai pas tout à fait ma réponse sur est-ce que vous souhaitez les similières d'économie sur les pensions des retraités ? Oui mais la condition elle semble difficile à réaliser. Il n'y a pas Olivier France qui peut poser ses conditions. Nous aussi, on essaye de défendre les Français, on va le faire juste au bout. Il y a une petite surprise dans les annonces faites par Sébastien Lecornu hier. Ce délai de carence pour les étrangers avant qu'ils puissent toucher certaines allocations quand ils arrivent en France. C'était une
à l'extrême droite. Pourquoi cette mesure dans le budget ? Mais moi, ce n'est pas le clin d'œil qui compte et je ne pense pas que les Français s'intéressent au clin d'œil. Ce qui compte pour les Français, c'est qu'on revienne à la justice qui est tellement blessée dans ce pays, quand vous pensez que des Français qui sont expatriés à l'étranger et qui travaillent et qui produisent de la valeur et qui payent des impôts en France, que ces Français, quand ils reviennent en France, vont devoir attendre avant de percevoir des aides sociales, alors qu'une personne étrangère qui arrive en France le premier jour sans avoir jamais cotisé, sans avoir jamais contribué, va percevoir ces mêmes aides sociales dont eux sont privés.
Mais c'est pas seulement ça qu'il faudrait faire, il faudrait aller beaucoup plus loin. On a parlé du logement et Bruno Retailleau a défendu dans ses propositions sur le logement ce que notre famille politique avait elle aussi porté au cours des dernières années. On avait défendu dans la loi immigration, vous vous en souvenez peut-être, qu'on ne devrait pas pouvoir accéder à un logement social avant d avoir déjà passé plusieurs années à contribuer par son travail à financer le modèle social français. Et ça avait été cassé par le Conseil constitutionnel, vous vous en souvenez peut-être, d'où l'urgence de la réforme constitutionnelle proposée par Bruno Retailleau. Vous voyez tout se tient. Retrouver un système juste, ça voudra dire faire en sorte
qu'en effet on ne puisse pas percevoir une aide quand on n'y a pas d'abord contribué. Parce que le modèle social français il est fait pour aider ceux qui sont prêts à s'engager pour le faire tenir debout. Il n'est pas fait pour que n'importe qui du monde entier puisse le jour où il arrive en France tirer son droit de tirage, son droit de passage sans avoir jamais apporté sa pierre à l'édifice commun. Avant de se quitter François Xavier Bellamy, je voudrais qu'on aborde cette vidéo, vidéo qui a été dévoilée par le canard enchaîné. Je mets quelques mots de contexte, elle date de 2025, elle sort, elle est publiée en tout cas aujourd'hui, elle est filmée à l'intérieur de la cathédrale de Carcassonne, c'est un nommonier militaire de
Carcassonne qui s'adresse à ces soldats, aux soldats en tout cas pendant une messe. Écoutez ses propos. Donc je vous encourage mes chers amis, à ce qu'il y a à l'heure à continuer avant le pouvoir de vos réflexions, comme j'essaie de le faire à cette messe, à vous dire qu'il n'y a plus d'égauchistes, respirez par le pied, je
Je vous encourage mes chers amis à continuer à combattre, continuer à avoir le courage de vos convictions Il critique ceux qui mangent de la graine ou qui font la morale à tout le monde et il poursuit calmez-vous les gauchistes Olivier Faure que vous avez cité tout à l'heure dit que c'est une vidéo complètement hallucinante avec un aumônier qui prêche le retour des croisades Jean-Luc Mélenchon dit je le cite à supposer que ce discours ait sa place dans l'église catholique il n'en a aucune dans l'armée française je précise que ce soir la ministre des armées lance une procédure contre lui, est-ce que ça vous choque vous ? Oui bien sûr c'est la première fois que je vois une homélie diffusée sur BFM Mais de fait, je n'ai jamais entendu... Le pas par Yves.
Je pense qu'il y a deux ruptures très graves. Celle de la neutralité qui doit s'imposer dans la distinction du spirituel et du temporel. Il me semble qu'un prêtre n'a pas à prendre une position politique partisane dans un moment comme celui-là en particulier. Et deuxièmement, de l'armée, bien sûr, les forces armées françaises, elles sont au-dessus de toutes les querelles partisanes et elles servent le pays. Et je ne doute pas un seul instant d'ailleurs que l'écrasante majorité des prêtres de ce pays et l'écrasante majorité des militaires de ce pays honore cette responsabilité qui, respectivement, est la leur. Je ne confonds pas les deux, bien sûr, mais oui, bien sûr, il y a une confusion.
Vous savez, on hérite de cette magnifique pensée de Blaise Pascal qui parle de la distinction des ordres. Il y a, et c'est au cœur vraiment de la tradition intellectuelle et de la vie culturelle de notre pays, il y a cette distinction, ce respect très profond d'une distinction du spirituel et du temporel, et je pense que c'est aussi ce qu'on doit vivre dans un moment comme celui-là. Je pense que l'homélie qui comptera bien plus, c'est celle que les Français entendront du pape dans quelques jours. De Léon dans quelques jours, je crois que vous y serez. J'y serai bien sûr, oui. À Notre-Dame ? Alors à Notre-Dame, c'est pour les religieux. Ah pardon, que vous n'êtes pas à ma connaissance encore. Vous serez le soir au Stade de France, vendredi prochain ?
Je serai peut-être au Stade de France, mais surtout je serai le samedi à ce rendez -vous aussi important qui sera à place de la Concorde pour accueillir le pape à Paris. Merci beaucoup François-Xavier Bellamy, il y aura une édition spéciale plusieurs même pour suivre la visite en France du pape Léon.
François-Xavier Bellamy