Face à Face : Jean-Louis Borloo - 01/09
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:51OuverteRéponse directe
Quand on regarde sous le capot de la voiture France, il n'y a plus grand chose qui fonctionne. Et les câbles sont coupés. Aujourd'hui, quel regard portez-vous sur la situation ?
- 2:40RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça veut dire que le bruit en haut, le bruit au niveau des organisations politiques, le bruit au niveau des ministères, est coupé du reste ?
- 3:01FerméeÉludée
Cet état n'est qu'une marionnette ?
- 4:18FerméeRéponse directe
Toujours d'actualité ? C'est ça qu'il faut faire ?
- 4:45RelanceRéponse directe
D'un pays émietté, et vous me dites qu'il faut que chacun se débrouille sur l'éducation ?
- 5:16OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on laisse à l'état ? Qu'est-ce qu'on donne en province ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiqueChiffre
« La France aujourd'hui, c'est 162 milliards de déficits. Ce n'est pas 40. Pour un compte avec lui, c'est 162. »
- 1:22Invité politiqueFait
« On a une jeunesse qui est complètement désemparée et à l'abandon. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Vous avez vu les rapports PISA. »
- 2:21Invité politiqueFait
« La vérité, ce n'est pas ça. La France est dirigée dans l'action publique par 50 000 fiefs de plein exercice. »
- 3:34Invité politiqueFait
« Vous avez 8000 organismes paritaires. Tout le monde s'occupe de tout. »
- 6:28Invité politiqueChiffre
« L'année dernière on n'a pas besoin de plus de 230 000 logements en France. Il en faut 500 000 par an. »
- 7:46Invité politiqueChiffre
« Les médiateurs de rue qui s'occupent des gamins, il y en a 35 000. »
- 8:36Invité politiqueChiffre
« 30 milliards. Donc on enlève cette structure. »
- 11:19Invité politiqueFait
« Regardez les rapports PISA. Regardez les rapports de la protectrice des enfants. Nous avons 40 000 enfants soldats. »
- 11:34Invité politiqueChiffre
« Orléans : 91% de baisse de la délinquance des mineurs en 20 ans. »
- 16:42Invité politiqueChiffre
« Ça coûte 3 points de PIB. »
Temps de parole
- Jean-Louis Borloo78 %
- Présentateur22 %
≈ 5,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Jean-Louis Borloo Bonjour Vous êtes l'ancien maire de Valenciennes, l'ancien ministre Vous avez même été président du Valenciennes Football Club Vous avez longtemps, Jean-Louis Borloo était l'un des hommes politiques Les plus énergiques de France Très respectés à droite comme à gauche Vous avez d'ailleurs relevé Valenciennes Qui était une ville aux 26% de chômeurs quand vous y aviez été élu Vous êtes aussi l'homme de l'ANRU La rénovation du logement social L'homme de la politique de la ville Ça va mal finir Quand on regarde sous le capot de la voiture France Il n'y a plus grand chose qui fonctionne Et les câbles sont coupés Voilà ce que vous disiez il y a 3 ans En 2022 Aujourd'hui, quel regard vous portez sur la situation ?
Vous savez, il ne faut jamais gâcher une crise On voit qu'on est en crise On va enfin regarder l'éléphant dans la pièce Il y a des évidences absolues La France aujourd'hui, c'est 162 milliards de déficits Ce n'est pas 40 Pour un compte avec lui, c'est 162 Et en face de ça En face de ça Il y a 162 qui vont être à 200 milliards Mais je vais expliquer pourquoi Et face à ça On a une jeunesse qui est complètement désemparée et à l'abandon Vous avez vu les rapports PISA Une politique du logement qui est à l'arrêt Une tension intercommunautée absolument épouvantable Un assurseur social qui est bloqué Un hôpital qui ne va pas très très bien Donc je ne vais pas faire la litanie Mais enfin, les poutres essentielles Qui fait confination Sont fissurées et sont en train de s'effondrer Alors est-ce que c'est de la faute de tel ou tel ?
Ce gouvernement, celui d'avant Ou est-ce qu'on est dirigé par des crétins ? Ou est-ce qu'on est dirigé par des voyous, des compus ? Évidemment que non Ils essaient tous de se donner du mal La réalité, c'est que Nous vivons dans une illusion Invraisemblable Qui est celle d'un état centralisé Tout-puissant C'est une folie La vérité, ce n'est pas ça La France est dirigée Dans l'action publique Par 50 000 fiefs De plein exercice Complètement disséminés Vous avez le millefeuille territorial Je ne vais pas parler 1200 organismes publics Le paritarisme
Mais est-ce que ça veut dire que le bruit Le bruit en haut Le bruit au niveau des organisations politiques Le bruit au niveau des ministères Est coupé du reste ? Vous avez dit les câbles sont coupés Il n'y a plus de transmission
Non, parce qu'il est très difficile De penser autrement Que la façon dont on pense Vous-même Vous pensez qu'il y a toujours Un état centralisé Peuissant Que la parole publique Est performative
Cet état n'est qu'une marionnette N'est qu'une Non, pas une marionnette
Ce qui s'est passé Allez, je vais la faire courte 45 à nos jours Avant, l'état faisait tout C'était organisé On est pour ou contre Et puis, en gros La CGT et la CFDT S'occupaient de la sécu On savait qu'ils faisaient quoi Petit à petit, ça dérivait Sauf qu'on n'en a pas pris conscience Il y a eu les régions Les départements Ce n'est plus le préfet Le paritarisme Il faut que les Français Sassent que les partenaires sociaux Gèrent 400 milliards Quand les recettes de l'État C'est 280 Je veux dire, c'est 10 fois Vous avez 8000 organismes paritaires Tout le monde s'occupe de tout Pour la petite enfance Pour l'adulte handicapé C'est un gigantesque bordel Mais si tout le monde s'occupe de tout C'est un gigantesque bordel Il faut écrimer Oui, non, il ne faut pas écrimer Il faut revenir Il y a quelqu'un qui a vu juste C'était De Gaulle en 69 Oui, mais j'aime bien
Tout le monde dit Ah, De Gaulle, De Gaulle
Non, non, mais je vous dis sur quoi Il a fait un discours magnifique La modernité Le progrès Ça va être de redonner aux provinces Leur destin Dans les sujets qui les concernent Et à l'État central La responsabilité de ce qui concerne
Toujours d'actualité ? C'est ça qu'il faut faire ?
Évidemment que c'est ça qu'il faut faire Vous n'en sortirez pas Les ajustements à la marche Les rustines Quels que soient les efforts De bonne foi des uns à des autres Ce n'est plus possible Rendons aux Bretons Leur destin en matière de logement Rendons-leur Leur destin en matière d'écologie Rendons-leur Leur destin en matière éducative En matière de soutien Aux mamans isolées Aux mineurs isolées A l'éducation A la jeunesse Vous m'avez parlé à l'instant
D'un pays émietté Et vous me dites Qu'il faut que chacun Se débrouille sur l'éducation C'est-à-dire qu'il n'y a plus de terreau commun ? C'est-à-dire qu'il n'y a plus de programme commun ?
Vous n'avez pas compris Qui fait quoi ? Il n'y a aucune organisation au monde Qui peut fonctionner Avec 50 000 fièvres de plein exercice Ça n'existe pas C'est simple les organisations Ou vous avez une organisation centralisée On peut y revenir Ou vous avez une organisation fédérale C'est-à-dire Il y a des sujets Qui relèvent de la province Et il y a des sujets Qui relèvent de l'état central
Qu'est-ce qu'on laisse à l'état ? Qu'est-ce qu'on donne en province ?
L'état, c'est assez clair La perspective La recherche L'espace Le balistique La sécurité La justice L'anticipation La représentation Ça c'est Moi je veux Un état fort Et agile Et efficace Et la province C'est les peines et soins C'est-à-dire L'éducation La santé Le logement La proximité Tout le reste
Alors prenons l'exemple du logement Parce que vous dites On a une crise du nid Ce que vous appelez le nid C'est le logement Oui Est-ce que ça veut dire Que si on donne Aux élus régionaux La maîtrise L'organisation Du logement Ça veut dire Qu'on supprime Le ministère du logement ? On va jusqu'au bout De la logique C'est-à-dire qu'on ne garde pas Le ministère du logement Et des compétences locales Mais évidemment Il n'y a plus de ministère du logement
Mais évidemment Radical Non mais C'est pas Le drame C'est qu'on a fait semblant De décentraliser Mais la loi Et la norme Est restée à Paris Donc tu t'occupes du logement Ma petite dame Le fils de machin Etc Sauf que C'est un mec C'est une dame Au trésor Qui écrit par exemple L'année dernière On n'a pas besoin De plus de 230 000 logements en France Il en faut 500 000 par an Non mais Donc moi je dis Moi je suis pour
Donc les administrations centrales Les ministères centrales Centraux Non
C'est dans la compétence De l'Etat Madame C'est faisable Il faut 3 mois Pour mettre ça en place Il faut 3 mois Pour désigner Redésigner Les provinces françaises Est-ce que La CAF Doit faire la même chose Je vous donne un exemple Pour faire le commissariat A côté de la Boulogne Ça fait 18 ans Que ça a été décidé Par l'Etat Sauf que l'Etat A pas une thune Donc il a fallu Avoir la ville de Boulogne Les boucles de la Seine Le département de la Seine La région Île-de-France Les fonds faits Etc Ça fait 18 ans On n'a toujours pas fait On n'a toujours pas fait Nous on a inventé Le co-financement C'est-à-dire Vous voulez faire n'importe quoi Un dojo Il va vous falloir trouver Le financement De la ville De l'aglo Du département Donc des dossiers Qui durent des années Donc 50 réunions A 50 personnes à chaque fois Quand ça finit par se faire C'est plus adapté
Alors qui aurait dû payer ? Par exemple Vous voulez faire un dojo Qu'est-ce qu'on fait ? On dit à l'Etat
Ne te mêle pas Non mais bien sûr Il faut tout Non mais Il faut tout réorganiser Et c'est assez simple On n'aura pas D'ajustement à la marge Je vous donne un autre exemple Les médiateurs de rue Qui s'occupent des gamins Il y en a 35 000 Enfin Travailleurs sociaux sont là Dans n'importe quelle ville Vous avez l'équipe de la ville L'équipe de l'aglo L'équipe de la caisse D'allocation familiale L'équipe du département Mais évidemment Donc une administration Du reporting On est devenu C'est tellement compliqué Tellement Qu'on est devenu La France des coordinateurs Des inspecteurs Regardez l'hôpital Il y a 20 ans Les médecins géraient l'hôpital 5% de frais de structure
Il se faisait très bien On était tous très fiers
Les petits hommes en gris On dit Non les médecins Non ils ne savent pas gérer Non non Nous on va gérer Très bien Vous savez combien Vous savez ce qui s'est passé ? Alors on a créé Une nomenclature de 9 000 Enfin un truc dément Il faut remplir la machine A contrôler Attendez Un chiffre On est passé de 5 A 34% de frais de structure 30 milliards Donc on enlève cette structure
Il faut l'enlever cette structure Il faut laisser ceux qui bossent Bosser
Mais comme c'est pas de la faute De ceux qui contrôlent Il faut organiser Je ne connais pas De situation
Ils sont payés pour contrôler Donc à un moment ils contrôlent
Mais non mais je ne suis pas contre eux Je vous dis qu'il faut organiser Libérons Libérons La France Je vous assure Qu'on peut Redresser le pays Avoir une efficacité Redoutable Madame Un c'est faisable Et vous savez quoi ? Les français le veulent Ça vous a échappé Peut-être Mais il y a un sondage La semaine dernière De l'IFOP Qui dit Est-ce que vous souhaitez Une France fédérale ? Vous connaissez la réponse 71% Donc on est tranquille Il faut un seul poste de commandement En Bretagne
Ce que vous nous dites c'est qu'il y a un trop-plein En fait il y a un trop-plein Ce n'est pas une France du vide Ce n'est pas une France où on manque C'est une France où en fait Il y a tellement de gens qui décident Que plus personne ne décide de rien D'une part
Et personne ne s'y retrouve A tel point Que les gars là Sur une collecte de 300 milliards Ils sont trompés de 60 milliards Amis collecte Même eux ils ne comprennent plus rien Et là vous parlez de Bercy Et des erreurs de calcul Et d'anticipation Des impôts de Bercy 833 000 pour ça Non mais c'est un truc qui ne va plus
Donc même eux ne s'y retrouvent pas Oui mais attendez Je voudrais vous arrêter un instant Jean-Louis Borloo Parce que vous avez été ministre de la ville Vous parlez à l'instant par exemple De l'aide aux mamans solos De la question de la jeunesse Vous avez peut-être vu cette information Qui est notamment décrite Dans le Parisien ce matin Des dealers Des dealers qui veulent avoir Un rôle social dans les quartiers Ça s'est passé notamment à Orange A la veille de cette rentrée On les a vu vouloir distribuer gratuitement Des cartables et des fournitures scolaires Ils se font désormais passer Pour des associations humanitaires caritatives Et d'ailleurs Les parents qui sont interrogés Les mamans notamment Elles sont évidemment un peu ambiguës Parce qu'elles disent Bah oui mais bon Moi ils me proposent quand même Gratuitement des fournitures scolaires Est-ce que l'État n'a pas Vous me dites d'un côté Il y a eu trop plein Et de l'autre en fait Il y a un vide Dans lequel une forme de mafia De narcotrafic s'est installée Et ça c'est du concret Qu'est-ce qu'on fait ?
Mais Quand vous voulez vous occuper de tout Être la tutelle de tout Alors que vous n'en avez plus les moyens Que vous êtes le petit joueur A 280 milliards de recettes Et 450 milliards de dépenses Vous n'avez plus ni les hommes Ni les moyens Donc on ressente l'État Sur ces missions essentielles Ça s'en fait partie Maintenant vous me parlez De la jeunesse des narcos Des machins La jeunesse de France Elle est abandonnée Madame Abandonnée Il faut bien comprendre La dérive Regardez les rapports PISA Regardez les rapports De la protectrice des enfants Nous avons 40 000 enfants soldats 40 000 mineurs isolés 400 000 enfants à la SE Regardez la situation Je suis allé à Orléans L'autre jour Incroyable Orléans 91% de baisse De la délinquance des mineurs En 20 ans 91% Ils n'ont pas mis 400 chars
Alors qu'en est-ce que ?
Mais tout jeune à Orléans Dès qu'il va mal pour lui Ou qu'il peut créer des problèmes aux autres Il est instantanément Dans la journée Dans l'heure Repéré Immédiatement Il y a un système Qui se met en place De travailleurs sociaux D'art Psychologue De club de sport Il est immédiatement sorti Il n'y a plus l'école de la rue C'est extraordinaire La jeunesse de France Vous savez qu'on a des richesses extraordinaires Je vais vous donner un truc Qui marche très bien en France Très très bien C'est bien quand il y en a qui marche Non non mais parce que là Si on a trois mois Pour redresser le truc Un truc qui marche vachement Vous êtes d'accord avec moi Que le sport à l'école On le méprise Le sport à l'université On le méprise On nous dit chaque année Qu'on va en faire plus Qu'on va en faire un peu tous les jours On méprise D'accord Mais il ne vous a pas échappé Qu'on est la première nation sportive du monde On est un pays d'individus La première Rapportée aux habitants On a quasi la meilleure équipe Les filles là Viennent de battre les chinoises Avant-hier Meilleure équipe de basket au monde De volley au monde De rugby au monde De vaut de monde Non mais attendez Regardez Pourquoi ?
Pourquoi ça ça marche ? Je veux dire pourquoi Parce que le système Il est fédéral Et il est organisé Ça fonctionne le sport C'est incroyable C'est des clubs locaux
C'est des villes C'est des entraînements
C'est surtout 17 000 licenciés C'est ça eux les actionnaires Et attendez 6 millions et demi de bénévoles
6 millions et demi de bénévoles
La richesse de la France Vous savez ce que c'est ? C'est les mers Parce qu'ils gèrent des complexités Et les clubs Alors c'est les clubs de sport Les clubs de culture Les clubs de musique Peu importe Philippe Séguin avait fait un truc génial Il y a 30 ans A Epinal Le matin On apprenait à lire Écrire à Comté Et l'après-midi Les gamins trouvaient leur talent Alors dans le sport Dans la musique Dans sa passion Etc C'est évidemment vers ça On ne peut pas laisser les grands tout seuls
Vous êtes venu avec ce rapport que vous aviez écrit Ça s'appelle l'alarme Vous l'aviez donné Vous aviez fait un plan banlieue en 2018 Vous avez été Non c'était pas un plan banlieue
C'était un plan pour les 10 millions d'abandonnés Les zones rurales Les départements d'outre-mer Tous ceux qui ne sont pas dans le train
Il est passé où ce plan ? Ça a été ridiculisé Ça a été resté dans un tiroir Cette étude que vous avez fait sur l'alarme Vous l'avez faite il y a déjà 3 ans Qu'est-ce qui a été fait ? Non mais pardon À un moment quand même Il faut aussi le dire Qu'est-ce qui a été fait ?
Mais vous savez quoi ? Je m'en fous Ce qui m'intéresse On est dans une crise On n'a pas un problème de gouvernement On a un problème de gouvernance de la nation
D'organisation
De gouvernance De gouvernance Donc le problème de la pluie Il est présent Quel qu'il soit d'ailleurs Avec des provinces Qui ont pris leur destin Mais avec des parlements de provinces Pas une délégation d'un type à Bercy Je dis bien Des parlements de provinces Il faut fusionner Ou regarder comment on fait Avec la caisse d'allocation familiale Il faut bien se rendre On ne peut pas rester Est-ce que vous savez Ce que le paritarisme Gère en France ?
Oui vous l'avez dit Considérable Considérable 5% On ne peut pas rester comme ça Jean-Louis Borloo Est-ce que vous avez rendez-vous Avec Emmanuel Macron cette semaine ? Non
Non Bien sûr que non Non Vous ne lui parlez plus Mais il n'a pas parlé Avec un brave retraité Enfin c'est pas un brave retraité Jean-Louis Borloo Ce que je veux vous dire
Vous ne vous dites pas parfois Mais allez j'y vais
Non non
Non Plus jamais
Non mais tout de suite là Les français veulent Oui enfin tout de suite
On attend le 8 septembre Vous savez bien Rien ne va se passer
Mais attendez C'est pas vrai Il y a 4 jours J'étais avec le président du MEDEF Les 220 entreprises françaises Ils veulent un plan jeunesse Je dis Jean-Louis on sera là J'étais avec David Listard Le président de la saison des maires de France En fait ce que vous nous dites C'est qu'il faut oublier
Il faut oublier d'attendre tout l'état
Mais évidemment Sauf que Sauf que Comme on est dans un grand pays démocratique Si jamais Les forces politiques Qui sont importantes Moi je vois bien Tous ces partis politiques Ils essaient de trouver des solutions Moi je leur dis simplement
Aujourd'hui François Bayrou A convoqué les différents partis Il y en a une partie qui n'y va pas La France Insoumise n'ira pas Les écolos n'iront pas Ils auraient dû aller parler Ils auraient dû aller discuter Vous pensez qu'ils peuvent se mettre d'accord ?
Mais se mettre d'accord C'est la question de savoir Est-ce que c'est plutôt La rustine du PS ou celle de François C'est la gravité madame On sera à 200 milliards de déficit Et vous avez une communauté juive Qui commence à envisager de partir Et on ne va pas
Ça ça vous angoisse particulièrement
Mais évidemment Et moi je ne sais pas que les narcotraffics Qui m'angoisse C'est une mexicanisation Les perdus de vue Un million et demi d'enfants D'adolescents De jeunes C'est perdu de vue Je sais combien ça coûte ? C'est vers quoi perdu de vue ? C'est quoi ? Dénitz Ni emploi ni formation Ils sont au pied des immeubles Ça coûte 3 points de PIB Le patron du MEDEF C'est pas moi l'autre jour Patrick Martin Patrick Martin Disait à la tribune Il n'arrive plus à recruter Il n'arrive plus à recruter Les jeunes On est dans une situation Qui est dramatique Il disait S'ils étaient juste Bien en forme Et bien formés Alors il y a des trucs De coaching Qu'on peut faire
Si rien ne se passe
Il dit 3 points de croissance Comment on peut redresser Un pays madame ?
Mais qui peut faire ça ?
Mais les français Ils vont décider
Mais j'en serai Vous leur faites confiance Vous vous dites S'il va y avoir Probablement Des nouvelles élections Ou on n'en a même pas besoin
Mais c'est une modalité La question centrale On est toujours Dans une monarchie On s'y est habitué Vous y êtes habitué D'ailleurs Donc il faut faire Comment faire enceint
Il faut redessiner le modèle
Mais c'est simple madame C'est simple Tout ce qui concerne Les enfants Les mamans La santé Le logement Les nids C'est la province Avec un parlement Plus de rapport Avec l'administration centrale Elle en revanche On lui dit Allez Alors la chaîne judiciaire La chaîne Enfin judiciaire La chaîne de la sanction La chaîne de l'anticipation L'espace Les rêves C'est toi La perspective C'est toi La perspective Mais comme dans Toutes les bonnes organisations
Pardon Jean-Louis Borloo Mais pourquoi vous n'y allez pas ?
Où ça ?
Bah là
A Matignon Non mais il n'y a pas de mandat Pour faire Ce n'est pas un bon sujet En revanche Il n'y a pas de mandat Pour faire S'il n'y a pas de mandat Pour faire
Pour quelqu'un comme vous Il n'y aura pas de mandat Pour faire
D'ici Noël D'ici Noël Je vais faire une conférence de presse Pour aller un peu plus Dans le détail Que ce que je viens de vous dire Je vais vous proposer
De rester avec moi là Je vais vous proposer 5 minutes de plus Sur BFM TV Parce que je pense que Vous avez encore beaucoup de choses à dire Mais je voudrais D'un mot
Attendez Allez-y Le plan jeunesse On peut le faire tout de suite Tout de suite Et maintenant La vraie réforme globale On a dérivé En 50 ans Sans s'en rendre compte Et de bonne foi C'est ça qui est terrible C'est que tous ces gars-là La France est devenue Un pays de contrôleurs Et d'inspecteurs Mais il faut bien comprendre Qui dirige Ce sont les fermiers généraux C'est quoi les fermiers généraux ? C'est ceux qui avant Prélevaient l'impôt Pas cher pour le roi En échange des prébandes C'est ça l'histoire
Vous avez dit Vendredi à Orléans J'étais épuisé J'ai joué ma peau Et vous dites J'ai finalement accepté De sortir de ma tanière Vous êtes donc revenu Je voudrais quand même Vous poser cette question Comment allez-vous ?
Écoutez Je n'ai jamais été aussi en forme Ça c'est grâce à ma femme Au mien, mes potes Non mais vous savez Quand vous avez Beaucoup de chances Affectives Affectueuses J'ai une fratrie Deux gosses Ils sont absolument A vrai s'en va Mais Mes copains sont dit Je suis en train d'en perdre Donc vous pouvez sortir de la tanière Oui mais Je crois pas En tous les cas Moi je vais vous dire D'ici Noël Avant On a trois mois Mais ça peut se faire Faut pas gâcher la crise Faut profiter du fait
On est au fond de la piscine
On est au fond de la piscine Et je vous jure Tout ça va s'aérer Ça va être une épopée Remettre la jeunesse de France Au toit du monde De la connaissance Du comportement De la beauté De la culture Du sport C'est génial Et réorganiser La Bretagne Au Breton Voilà L'Alsace Aux Alsaciens Merci Jean-Louis Borloo D'avoir répondu à mes questions D'avoir regardé cette vidéo
Jean-Louis Borloo