Qui redressera le niveau scolaire ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 9:30OuverteRéponse directe
Pourquoi un tel décrochage ? Comment y remédier ? Qui redressera le niveau scolaire ?
- 10:54OuverteRéponse directe
Comment on explique cette baisse massive en mathématiques et en compréhension de l'écrit ?
- 17:46OuverteRéponse directe
C'est une responsabilité des écrans et des réseaux sociaux ?
- 22:56OuverteRéponse directe
Cette interdiction des téléphones est-elle une bonne mesure ?
- 26:29OuverteRéponse directe
Céline Calvez, quelle doit être la première mesure à prendre ?
- 28:15RelanceRéponse partielle
Mais est-ce que des professeurs mieux payés induit aussi moins de professeurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:05PrésentateurChiffre
« perte de 18 points en lecture, de 35 points en mathématiques en 10 ans. »
- 9:10PrésentateurChiffre
« C'est l'équivalent de presque deux années d'apprentissage perdu. »
- 11:01InvitéFait
« C'est les enfants de 15 ans. Donc ça veut dire que ce sont ceux qui sont nés en 2010. »
- 11:26InvitéFait
« le dédoublement des classes, c'est atteint une génération qui n'a pas encore été testée par PISA. »
- 11:54InvitéFait
« La tendance démographique va nous y aider. »
- 13:22Invité politiqueChiffre
« Si vous prenez ces dix ans, dix ans après l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, on se retrouve, c'est ce que vous avez dit en introduction, avec à quinze ans l'équivalent d'une perte entre un et deux ans d'apprentissage. »
- 15:01InvitéChiffre
« aujourd'hui, ça a touché 20% d'une classe d'âge, c'est-à-dire à partir des enfants nés en 2011, vous avez 20% d'une classe d'âge qui a pu se retrouver en CP, en CE1, dans une classe à 12 élèves. »
- 19:07Invité politiqueChiffre
« un enseignant qui démarre dans les petites classes qui est payé 50% de moins que le même enseignant en Allemagne. »
- 32:24PrésentateurChiffre
« D'ici 2035, il y aura moins 1,7 million d'élèves. »
- 34:27InvitéChiffre
« Vous êtes à 19, on est à 20. »
- 34:32Invité politiqueChiffre
« situation à 21, on est à 18 »
- 35:06InvitéChiffre
« je ne pourrais pas vous dire exactement le nombre de milliers »
- 35:24InvitéPromesse
« on veut aussi qu'il y ait des créations »
- 35:37InvitéFait
« on a fait cette réforme de donner à Bac plus 3 l'occasion de rentrer dans l'éducation nationale »
- 35:55InvitéFait
« on a pu pourvoir tous les postes »
Temps de parole
- Invité36 %
- Invité politique17 %
- Présentateur15 %
- Présentateur 212 %
- Invité 29 %
- Invité 35 %
- ?2 %
≈ 13,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Alexandre, on va regarder ce qui fait la une de nos journaux régionaux. Et d'abord, face à la sécheresse de l'été... Non, pardon, c'est pas ça. D'abord, on commence
par une affaire... commencer par le Midi Libre. Ah,
j'avais pas la bonne page. On commence par le Midi Libre. Une affaire complètement rien à voir en plus. Une affaire de racisme au sein de la police municipale de Carcassonne.
Oui, c'est à la une du journal Le Midi Libre et du journal L'Indépendant Catalan. Le 6 novembre 2025, quatre policiers municipaux de Carcassonne ont réalisé leur patrouille durant la soirée. Leur chef d'équipe ne le savait pas, mais sa caméra piéton a été allumée pendant toute la patrouille. Et il a enregistré, cette caméra a enregistré toute leur conversation. Des enregistrements qui ont révélé toute une série de propos racistes, misogynes, complotistes, notamment de la part du chef d'équipe. Un exemple des propos tenus, je les cite. « Il roule vite ses bougnoles, j'en peux plus de voir en centre-ville du Bicot, du Nègre, de l'Afghan ».
Alors ce policier, chef d'équipe, il fait partie du service d'ordre du Rassemblement National. Il a d'ailleurs escorté Jordan Bardella lors d'un déplacement dans l'Hérault en février dernier. La justice a obtenu ces enregistrements. Une enquête judiciaire est en cours depuis janvier 2026. Et aucune sanction n pour l'instant été prononcée par la mairie Rassemblement National de Carcassonne.
Un
vol de tableaux a eu lieu hier au musée de Cagnes-sur-Mer.
Oui,'est-à-dire dans Nice matin, deux tableaux de Renoir, le maître de l'impressionnisme, ont été dérobés au musée municipal de Cagnes-sur-Mer par deux cambrioleurs. Le vol s'est déroulé hier à l'aube. En quelques minutes, le commando a fait un trou dans le grillage puis brisé une vitre avant de décrocher les accroches des deux tableaux avec une scie électrique. L'alarme s'est déclenchée et la police municipale est intervenue au bout de cinq minutes, ce qui a empêché les voleurs de s'emparer de davantage de tableaux.
On va parler de la sécheresse de l'été et la colère agricole qui se fait sentir.
Oui, c'est à la une de Centre Presse, le journal de l'Aveyron, un département où 150 agriculteurs manifestaient hier devant la préfecture pour demander un soutien face aux conséquences de la sécheresse. car à cause de ce phénomène de sécheresse, les récoltes ont été amputées, le pâturage a été interrompu très tôt et remplacé par du forage pour nourrir les bêtes, si bien que beaucoup d'éleveurs se demandent comment ils vont nourrir leurs animaux cet hiver. Alors, l'enveloppe d'un milliard d'euros annoncée par le gouvernement pour soutenir les agriculteurs n'y fait rien pour le moment. La colère est véritablement en train de monter une nouvelle fois au sein de la filière agricole.
Justement, on va poursuivre sur nos agriculteurs, nos éleveurs, c'est l'heure de notre reportage en région. Les professionnels de l'élevage qui ont un défi de taille, comment garantir l'accès à l'eau dans les années à venir Cette question sera au cœur de la 40e édition du SPACE, le Salon international de l'élevage. Il se tient la semaine prochaine à Rennes, un rendez-vous majeur qui réunit près de 100 000 visiteurs et où l'eau est devenue un enjeu pour les agriculteurs. On regarde ce reportage de nos partenaires de TVRN, il est signé Philippe Berthouf.
C
'est une exploitation du sud du département qui a été choisie pour illustrer le thème du SPACE cette année, la sécurisation de la ressource en eau. Ici, les champs de maïs ont été irrigués cet été grâce à des réserves collinaires gérées collectivement par plusieurs fermes laitières.
On n'incite pas à avoir un maïs qui représente les deux tiers des besoins des structures. Nous, dans notre système, c'est 20% d'alimentation, mais quand on a déjà 20% qui est assuré et qui est sécurisé avec l'irrigation, c'est quand même un atout pour nous.
Ce
système de réserve d'eau est difficile à dupliquer, mais son efficacité pousse les professionnels de l'agriculture à interroger la société via le SPACE sur la nécessité de gérer cette ressource indispensable à la sécurité alimentaire de tous.
Que
ce soit l'alimentation, que ce soit l'abreuvement, que ce soit le milieu qui a aussi besoin d'étillage l'été, pour tout ça, je pense qu faut qu réfléchisse collectivement à avoir des réserves qui soient dignes de ce nom.
L'année dernière, le Salon international de l'élevage avait attiré le nombre record de 102 000 visiteurs.
Alexandre, dans deux semaines et demie, maintenant, au lieu, elle est sénatoriale et on va chaque jour regarder un peu cette actualité sénatoriale à travers la presse régionale.
Oui, le président du Sénat qui était dans le département de l'Île-et-Vilaine dans un déplacement pour soutenir la candidature de Françoise Gattel, l'actuel ministre de l'aménagement du territoire et qui se représente au sénatorial sur une liste d'union de la droite et du centre. Françoise Gattel qui a été longtemps une figure du groupe centriste au Sénat.
Allez, on va parler d'un autre sujet. Ce sont les journaux du groupe EBRAS qui parlent ce matin de la convention citoyenne lancée par le Conseil économique, social, environnemental sur les finances publiques. C'est-à-dire dans les journaux d'EBRAS, les journaux régionaux de l'Est de la France, l'interview de la présidente du CESE, Claire Toury. Et pour en parler, on est avec Fabrice Vesser-Redon qu'on a l'habitude de voir dans cette émission. Bonjour Fabrice, merci beaucoup d'être avec nous. Rédacteur en chef du bureau parisien du groupe EBRAS. Fabrice, que vous dit ce matin Claire Toury la présidente du CESE
? On
ne vous entendait pas Fabrice, pardon. On a eu un petit problème de son. Je crois qu'on vous entend mieux, allez-y.
Est-ce que vous m'entendez
? Là
on vous entend très bien.
Ah ben formidable.
Oui,
allez-y.
Vous
avez raison, Claire Toury nous a raccordé ce matin une interview dans laquelle elle annonce la tenue à partir de la fin de l'année et jusqu'au printemps d'une convention citoyenne, à l'instar de celle qui avait été faite sur la fin de vie et qui a conduit, comme vous le savez, au contenu de la loi qu'on connaît aujourd'hui.
Cette fois-ci c'est sur les finances publiques, il la question du déficit et de la dette pour laquelle la présidente, la toute nouvelle présidente du Conseil économique et social et environnemental souhaite associer les citoyens, une façon dit-elle de venir en aide au monde politique qui actuellement est en difficulté et a du mal à trouver, comme vous le savez, une majorité à l'Assemblée nationale.
Pourquoi cette convention citoyenne lancée maintenant, Fabrice, on arrive à la fin des quinquennats et est-ce qu'elle vous en dit plus sur la manière dont elle va se passer
?
Alors, c'est 150 citoyens qui vont être représentatifs de la société française, qui vont être tirés au sort et qui vont se réunir. Alors, les modalités sont en train d'être précisées, d'autant que la présidente du CESE avait aussi entendu les précédentes remarques sur le coût de ce type de convention. Donc, ça va être très encadré budgétairement. L'idée est de réunir ces 150 citoyens au Conseil économique, social et environnemental à Paris sur plusieurs week-ends, 5 à 7 si on en lit les premiers contours. L'idée étant qu'ils travaillent sur l'ensemble des facettes des finances publiques, une approche à la fois pédagogique, pragmatique.
L'idée étant de ressortir de cette convention avec des propositions à destination des représentants élus de la nation.
–
Merci Fabrice. Et c'est à lire ce matin dans les journaux du groupe Ebra, les journaux régionaux de l'Est de la France. On va continuer à parler de vos titres, Fabrice, puisque votre une, c'est ce classement PISA. Et on voit ça avec vous, Alexandre.
Effectivement, le classement PISA, qui est cette enquête internationale sur le niveau des élèves dans le monde. Une enquête réalisée en 2025 qui a été rendue publique hier et qui fait la une des journaux du groupe Ebra, notamment du Républicain Lorrain. Niveau des élèves gare au décrochage et du progrès de Lyon mathématiques, les élèves n'ont jamais été aussi faibles. En effet, les résultats des élèves français n'ont jamais été aussi bas depuis 25 ans, c'est-à-dire depuis le début de ce classement PISA avec une baisse du niveau dans la compréhension de l'écrit, également une baisse du niveau en mathématiques.
– Et on va détailler tout ça. – beaucoup Alexandre, on se retrouve demain nous. – On se retrouve demain. – Et on parle de ces classements PISA, comme tous les mercredis dans cette émission Place au Débat politique, qui redressera le niveau scolaire avec le sénateur socialiste, Alexandre Ouizi, et la députée Renaissance, Céline Calvez.
Un
indicateur et un constat alarmant pour notre école, le fameux classement PISA, publié hier, montre la baisse du niveau des élèves français, perte de 18 points en lecture, de 35 points en mathématiques en 10 ans. C'est l'équivalent de presque deux années d'apprentissage perdu. Alors pourquoi un tel décrochage ? Comment y remédier ? Qui redressera le niveau scolaire ? C'est le thème de ce débat politique. Bonjour Alexandre Ouizi.
– Bonjour. –
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, sénateur socialiste de l'Oise. Bonjour Céline Calvez. – Bonjour. Merci également d'être avec nous, députés ensemble pour la République des Hauts-Seine. Et bonjour Clément Soudaï. – Merci également d'être avec nous. êtes journaliste, éducation à la croix. Vous allez être un petit peu l'arbitre de ce débat. Et je vais commencer avec vous Clément Soudaï. On le voit, un classement PISA. Alors c'est un classement international. Une enquête publiée tous les trois ans par l'OCDE sur le niveau des élèves. La tendance mondiale est à la baisse. On n'est pas les seuls, on se rassure comme on peut. Mais comment se situe la France ?
– Alors la France se situe dans la moyenne basse, alors qu se situait dans la moyenne haute au dernier classement. Et surtout, on voit un décrochage vraiment massif en mathématiques. 'est une chute totale. Et en compréhension de'écrit, qui chute aussi. Alors ça chute partout, mais la France chute bien quand même. – C'est une surprise cette baisse ou on pouvait, on
fallait certainement
– Le ministre de l'Éducation nationale a dit qu'il s'y attendait. Mais malgré tout, jusque dans les derniers jours avant la publication, des experts se posaient la question parce que le dernier rapport, c'était en 2022,'était après Covid. Et on disait, oui, il une grosse chute, mais c'est dû au Covid, à la fermeture des classes, etc., pendant le confinement. Et certains disaient, on peut espérer un petit rebond, justement, après cet épisode Covid. Le rebond n'a pas eu lieu, au contraire, la décringolade a continué.
–
Oui, c'est-à il y eu un gros décrochage pendant la période Covid. Mais alors là, on ne rattrape même pas le décrochage de la période Covid, mais non seulement on ne le rattrape pas, mais en plus, il s'accentue, Céline Calvez. Comment on explique ça
? – C'est inquiétant, mais on peut expliquer aussi, en rappelant quelle est la génération qui est testée par l'étude PISA. C'est les enfants de 15 ans. Donc ça veut dire que ce sont ceux qui sont nés en 2010. Moi, je fais partie de ceux qui, avec Emmanuel Macron, ont pu soutenir aussi les efforts sur les savoirs fondamentaux, sur le dédoublement des classes. Et en fait, le dédoublement des classes, c'est atteint une génération qui n'a pas encore été testée par PISA. Ça sera lors de la prochaine vague, puisqu'on a commencé à pouvoir faire bénéficier les enfants en 2011 de ces dédoublements de classes. Alors, pour 20% d'une classe d'âge.
Mais ce que je voulais souligner aussi, c'est que cette volonté sur la maîtrise de la lecture, de l'écriture, ça s'est traduit également, pour tous les élèves, sur les nouveaux programmes. Or, les nouveaux programmes, aujourd'hui, on n'en voit pas encore les effets. C'est un signal, ce n'est pas une surprise. Mais par contre, ça veut dire qu'il faut encore plus aller dans ce sens-là. Et puis, ça nous invite à poursuivre des effectifs plus légers. La tendance démographique va nous y aider. Mais il faut pouvoir s tenir. Et
puis, vraiment, cultiver cette culture de l'évaluation. – ce
placement, il ne reflète pas les années Macron.
– Complètement.
En fait, les années Macron, on s'est attaché à quoi ? À faire des réformes sur le niveau primaire, notamment sur le CP, et puis la réforme du bac. Et en fait, malheureusement, ce qui s'est passé, c'est qu'aujourd'hui, les réformes qui ont été faites sur le collège, notamment sur le programme scolaire, ça n'a pas encore eu ses effets. On est sur un temps long. On peut maîtriser aussi avec les évaluations nationales sur les Français, mathématiques, mais ça ne reflète pas. Pour autant, on peut juste se dire que c'est inquiétant. Et si d'autres nations ont vu leur niveau s'élever, eh bien, on est dans une compétition mondiale où notre souveraineté cognitive, pour le coup, est en jeu.
Donc, il faut poursuivre. Ces évaluations ne sont pas là pour évaluer les années Macron. Ils sont là, surtout, pour nous dire de continuer les efforts.
– Alexandre ?
–
Bon, les résultats, ils sont catastrophiques. Ils sont très mauvais.
Après,
moi, en tant que Français, je trouve qu'on se sent un peu humilié par ce résultat. En tant que parent et en tant que père, moi, je me sens inquiet. J'ai deux enfants qui sont à l'école de la République et c'est inquiétant.
Et
je trouve qu'il est trop facile de dire que tout ça n'a rien à voir avec Emmanuel Macron. Si on prend les deux quinquennats d'Emmanuel Macron, donc il est là depuis dix ans, donc ça fait dix ans de scolarité des élèves, on aura du mal à croire que ce qui a été décidé pendant dix ans est sans effet sur la politique éducative. Si vous prenez ces dix ans, dix ans après l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, on se retrouve, c'est ce que vous avez dit en introduction, avec à quinze ans l'équivalent d'une perte entre un et deux ans d'apprentissage. Entre un et deux ans d'apprentissage. Avec des inégalités qui sont extrêmes.
Ce qui caractérise la France, 'est qu'en plus, il y a un décrochage très profond d'un tiers des élèves. Donc il y un tiers des élèves qui sont en très grande difficulté. Le lycée professionnel qui a des niveaux terrifiants. Donc oui, ça juge une politique. Dix ans, c'est long. Si en dix ans, on ne pas juger une politique éducative, il faut combien d'années pour le faire ? Donc il y a évidemment une dimension de bilan du macronisme scolaire dans ce qu'on voit dans ce classement PISA à quelques mois de l'élection présidentielle.
Oui, c'est un bilan aussi de ce qui a été fait sous le quinquennat précédent, puisque les élèves nés en 2010
ont
aussi été sous François Hollande, on va dire, impliqués. Moi, je ne veux pas qu se dise, aujourd'hui, on a bien fait, on n pas bien fait. Je veux juste simplement que ça, ça nous amène encore plus à aller vers une ambition éducative. Les ambitions éducatives, dans les années Macron, comme vous le dites, elle a été faite. On a augmenté le budget, on a augmenté les professeurs. Alors effectivement, davantage en début de carrière qu'en milieu de carrière, il faut aller plus loin. Le taux d'encadrement a baissé, c'est-à-dire qu'on a plus d'élèves qui bénéficient de plus de l'attention des professeurs. Pour autant, on se retrouve encore avec des effectifs où on pourrait aller moins.
Je pense qu'on soutient des candidats qui veulent aller aussi dans une réduction où se dire, finalement, être à 20 élèves par classe, 'est toujours plus souhaitable que d'être à 28. Ce qu'il faut le dire, et je le parlais du dédoublement des classes, aujourd'hui, ça a touché 20% d'une classe d'âge, c'est-à-dire à partir des enfants nés en 2011, vous avez 20% d'une classe d'âge qui a pu se retrouver en CP, en CE1, dans une classe à 12 élèves. Et là, pour autant, on en mesure les choses. On en mesure sur les savoirs fondamentaux, mais il y quelque chose qu'on ne mesure pas assez. C'est que ces petits effectifs ont pu faire prendre confiance à l'oral, pu faire beaucoup plus coopérer les gens.
Et ça, c'est aussi la façon dont on va évaluer les compétences. Si l'étude PISA évalue des compétences à l'écrit, en mathématiques, dans les sciences, cette année,'était en particulier, comment on mesure la capacité à travailler en équipe ? Comment on mesure aussi l'esprit critique ? Et je pense qu'il y a eu des efforts et des résultats dans cette matière-là. L'esprit critique de nos élèves n'est pas assez mesuré sur les études PISA et les évaluations nationales. Et je pense que ça, c'est nécessaire pour le citoyen d'aujourd'hui et de demain.
Je
pense que là-dessus, si on le testait, on serait un peu plus performant que pour les générations.
On serait meilleur en esprit critique, en travail d'équipe, qu'en maths et en compréhension de l'écrit ? Alors, peut-être, je ne sais pas. Il faut le tester, il faut le tester. On va juste, avant de vous entendre, Alexandre Wizi, on va écouter le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Jeffrey, il était ce matin l'invité de TF1.
On
suit une pente globale qui est assez vertigineuse depuis maintenant 2018. Et pour moi, il une rupture éducative. C'est-à que ce qui est en train de se passer, c'est que partout dans monde, et dans tous les pays développés, on est en train de déléguer, en fait. On a délégué, c l'éducation, le savoir, etc., aux réseaux sociaux, aux numériques. Et ce que dit très bien PISA, c'est qu'il y a un impact des réseaux sociaux, de la consommation des réseaux sociaux, de la surexposition aux écrans, qui est démesurée. Et dans le même temps,
les
parents
ont
pris une distance par rapport à la scolarité de leur enfant, et s'y impliquent beaucoup moins.
On
pointe deux causes dont on va parler. D'abord, la responsabilité des écrans, des réseaux sociaux. Elle est réelle, aujourd'hui, Clément Soudaille. Les enfants, les élèves, sont moins concentrés qu'avant ? Alors, il y a un abandon de la lecture, enfin, total. Mais des enfants et des adultes, et de tout milieu. Aujourd'hui, un cadre lit autant qu'un ouvrier, alors qu y avait un écart. Donc, voilà, les enfants, on peut leur demander de lire, mais s ne voient pas leurs parents lire, s'ils ne voient pas des livres à disposition à la maison, ça ne marchera pas. Mais de fait, il a un décrochage massif de la lecture. Du coup, une perte de vocabulaire, une perte de syntaxe.
Et puis, il y a une perte d'attention. Effectivement, c'est mesuré dans le rapport PISA par l'usage récréatif, notamment, des smartphones et des réseaux sociaux, avec la multiplication des courts-formats, qui sont souvent regardés, même en accéléré. Donc, avec une difficulté à maintenir son attention, le temps d'un cours, le temps d'une explication du professeur. Ça, c'est vraiment mesuré, oui. C une responsabilité de nos réseaux, des écrans ?
Bon, pour moi, deux choses qu'il ne faut pas faire viennent d'être faites. C'est-à la première chose,'est dire que le thermomètre ne fonctionne pas. C'est-à qu'en fait, le classement PISA est un classement extrêmement stable, ce qui est testé extrêmement stable. Dire, si on avait testé l'esprit critique, alors, sans doute, on aurait vu autre chose, me semble une manière de… –
Ce une critique de PISA,
c'est une invitation à ce qu
'on fasse d'autres évaluations.
– D
'accord. Mais moi, je pense que, voilà, les savoirs fondamentaux que mesurent PISA, c'est important. Deuxième, on écoute tout à l'heure le ministre de l'Éducation nationale, qui nous dit deux choses. C'est les parents,
c
'est les réseaux,
donc
l'école n'est pas le problème, en fait. Pour moi, il une forme de défaut. Alors, bien sûr, bien sûr,
qu
'il y a un sujet sur les réseaux sociaux, il y a un consensus politique qui est en train de se nouer sur cette question, un consensus scientifique. D'accord.
On
peut discuter du rapport des parents à l'éducation. Ce que je vois, c'est que c un
ministre de l'Éducation
nationale qui ne parle pas de ce qui est sous sa responsabilité, l'éducation sociale. Donc, si on revient sur les facteurs, parce qu'en fait, il y des facteurs qui sont objectivables dans ce classement. En effet, les États qui sont devant nous ont un nombre d'élèves par classe qui est inférieur au nôtre pour la plupart.
Donc,
il faut utiliser la baisse démographique, évidemment, pour faire baisser les effectifs scolaires.
Il
y a, sur la question de l'attractivité du métier, donc, c'est-à les professeurs qu'on recrute, un sujet, puisque vous avez aujourd'hui un enseignant qui démarre dans les petites classes qui est payé 50% de moins que le même enseignant en Allemagne.
Vous
avez la question des rythmes scolaires.
Dans
le classement, tous ceux qui sont devant nous ont des rythmes scolaires plus étalés, c'est-à-dire que vous avez plus de semaines dans l'année avec des semaines plus légères parce qu'on sait qu'au bout d'un moment, il y des saturations pour les enfants. Vous avez la question aussi, que nous avons mis sur la table, de la question de la mixité scolaire. Aujourd'hui, il y a deux écoles dans la République. L'école de la République qui prend en charge l'immense majorité de la mixité scolaire.
Une autre école qui ne le fait pas avec, sur les REP et les REP+, un objectif qui était de dire on est à 10% d'écart par rapport aux autres établissements, on est à 20% ou à 30% d'écart par rapport aux savoirs fondamentaux enseignés dans les autres établissements. Donc en fait, on sait qu'il des choses à faire dans l'éducation nationale. Donc entendre le ministre de l'Éducation nationale nous expliquer que les parents, ça ne va pas, c'est les portables, il a des choses sous sa responsabilité. Vous voyez,
c'est quand même assez gênant.
Vous voyez d'ailleurs même vous-même avoir une réaction. Il y quelque chose à faire dans l'école.
Vous êtes d'accord ? Bien
sûr, mais ce que disait Eddard Jeffrey, c'est surtout sur les enseignements attirés de l'étude qui ne concernait pas uniquement la France. n'y a pas de défauts parce que je pense que dans d'autres réactions de sa part hier, y a eu justement le fait de dire dans quel sens on va dans les programmes scolaires. La question, vous avez raison, des affectifs, on l'a déjà abordé. Il y a une opportunité à saisir avec la baisse démographique. Sur la question des rythmes scolaires, c'est vrai que pour le coup, c'est des questions qui ont été posées notamment dans la Convention sur les rythmes de l'enfant.
à se dire effectivement, quand vous avez des heures de 8 heures, quasiment 18 heures, c'est un peu long. Mais je pense que dans ses propos, Eddard Jeffrey posait une autre question. 'est-à que la concurrence des réseaux sociaux, des formats très courts, en accéléré, ça veut dire que la façon dont on doit gérer la différence, c-à que je suis habituée à avoir quelque chose qui agite ma dopamine. J'ai un temps d'attention qui s'est baissé. On était à 8 minutes il y a 10 ans. Je pense qu'on doit avoir 3 minutes maximum aujourd'hui, pour les adultes également. Comment je fais pour gérer ce contraste ?
Je ne peux pas non plus essayer de suivre le rythme des réseaux sociaux dans mon cours, parce que je vais aller à l'encontre de l'acquisition. Mais ça veut dire que c'est là, quand même, que c'est de concurrence. Et les parents sont pris aussi dans ce rythme, donc il faut le prendre en compte. Et ça veut dire qu'il faut isoler des moments dans la scolarité. Et c'est bien l'invitation qui est faite au lycée, avec l'interdiction du téléphone portable appliqué dès cette année, pour dire comment je fais des sas
qui
me permettent de remettre l'attention des élèves sur les bonnes choses. Moi, je suis allée à Levallois-et-Clichy la semaine dernière, j'imagine, comme vous, auprès des établissements. On discute avec les lycéens. Et c'était un débat super intéressant, parce que certains disaient, moi, ça va me forcer à me concentrer. D'autres disaient, mais comment je vais faire ? Parce que je ne vais pas être au courant des changements de classe. Oui, on va mettre un tableau d'affichage, en fait, comme on faisait pour dire quels
profs sont absents.
Mais à l'ancienne. Et d'autres étaient très dans le remerciement, en disant, mais moi, j'ai passé mes vacances, en fait, à scroller 8 heures par jour. Donc, c'est un moment que leur offre l'éducation nationale. Je pense que tout ce que vous avez cité, le rythme, les effectifs, l'attractivité du professeur, on y vient, la réforme. je sais que la réforme, par exemple, sur l'entrée dans le métier, avec la possibilité de passer le concours en licence, ça va déjà faire ses effets. La masterisation a eu des effets délétères aussi sur l'attractivité du métier. Donc, on va dans le bon sens, mais ça ne se voit pas forcément tout de suite. –
On va parler de l'éducation essentielle juste sur les
téléphones, puisque Céline Calvez parlait de son expérience il y quelques jours. Ça, c'est une bonne mesure prise par le gouvernement
? – Bien sûr, c'est une bonne chose. Il faut qu'on protège nos enfants. Et en effet, quand on discute avec les lycéens, il y a une conscience de l'addiction aux réseaux sociaux chez la plupart des gens avec qui vous discutez et des enfants avec lesquels vous discutez. Donc oui, c'est une bonne chose. Moi, je pense qu'il y un volet qui est pour l'instant complètement un point aveugle, c'est qu'il y a le temps scolaire, très bien, et il y a tout ce qui est à côté. 'est-à-dire, en fait, il faut trois minutes pour arriver sur des contenus violents, problématiques, lorsque vous êtes un jeune lycéen et que vous allez scroller sur TikTok.
Donc en fait, il y a un sujet aussi de la manière dont on pilote les algos au niveau de la puissance publique. Et là, de ce point de vue-là, je trouve que le chantier est complètement devant nous.
– Et c'est un sujet, parce qu'on parle de TikTok, petite parenthèse, Céline Calvez, mais on voit par exemple, et on l'a constaté, qu'il y a des différences entre le TikTok qu'ont nos enfants et le TikTok qu'ont les enfants chinois, par exemple, qui est un TikTok très éducatif, avec, on le voit, des Chinois qui sont largement en tête de ce classement PISA. Il y a quelque chose qui doit nous alerter, qui doit alerter la puissance publique
?
– Bien sûr, et c'est là où on doit aller encore plus loin sur la régulation. Et moi, je pense que là où on peut dire qu'on protège les plus jeunes, il ne pas s'en contenter. 'est-à-dire que l'interdiction d'accès aux réseaux sociaux, que ce soit au niveau français ou au niveau européen, ne doit pas nous empêcher d'être super exigeants avec ce qui doit être appliqué à l'ensemble. Moi,'ai beaucoup travaillé justement sur l'influence des algorithmes et leur empêchement à pouvoir découvrir les bons contenus. Et c'est vrai que quand vous posez la question à TikTok, ils disent, mais on a des contenus éducatifs. Oui, mais en fait, on n'y accède pas facilement.
Est-ce qu'il faudrait poser l'obligation d'avoir des contenus éducatifs avant de pouvoir accéder à d'autres contenus ? On doit poursuivre ça. On le ressent nous-mêmes en tant qu'adultes. Enfin, je veux dire, on aura beau dire aux enfants comment le faire, nous-mêmes, on est pris et on se surprend à manquer d'esprit critique. En plus, avec l'intelligence artificielle, on a de plus en plus de contenus qui nous posent problème où nous-mêmes, on est obligés de vérifier. Donc, c'est un combat à porter. Et notre exigence, ce n pas uniquement pour les mineurs, mais c'est pour les majeurs et tous les citoyens. Clément Soudé. Oui, je pense qu'il y un
lien aussi très net avec ce qui est dit dans l'enquête PISA sur les parents. Alors, il ne s'agit pas de leur faire porter le chapeau de tout, mais quand même, il a 63% des jeunes de 15 ans qui disent que leurs parents leur demandent au moins une fois par semaine ce qu ont fait à l'école. Ça veut dire que le reste ne leur demande pas. Et il a trois ans, c'était 74% qui a été interrogé au moins une fois par semaine par leurs parents sur ce qu ont fait à l'école. Donc, ça veut dire qu'on a perdu quand même 11 points. Alors, c'est le ressenti des enfants, mais ça pose quand même la question. Et effectivement, je pense que les parents, ils sont aussi happés par les écrans comme tout le monde.
Il y a aussi la question de…
Ils ont
pronotes aussi.
Ils ont pronotes. Donc, effectivement…
suivent un
peu sans
en parler. Ils suivent sans en parler, mais ils perdent une occasion de discuter aussi avec leurs enfants. Et les enfants ont l'impression que les parents ne s'y intéressent pas parce que ce n plus un sujet de discussion, parce que la note est déjà connue par ailleurs. Donc, il n pas besoin d'en parler. Et il a des professeurs qui réclament une limitation de pronotes. Il y a des collèges, d'ailleurs, des collèges publics dans le 14e qui ont décidé de supprimer l'accès à pronotes pour les élèves à partir de la 6e, l'année dernière, cette année, les 5e aussi, pour que se renoue un dialogue avec les parents justement sur les notes, sur ce qu'ils ont fait en classe, sur ce qu'ils ont appris.
Et là, je pense qu y aussi un vrai sujet. Cette question de l'éducation, ça va être, à n'en pas douter, c'est un thème majeur de la présidentielle. Gabriel Attal en fait même le thème principal. Céline Calvez, quelle doit être la première mesure à prendre ?
La
première mesure, je pense que c'est par rapport aux enseignants. Le fait de pouvoir dire que la formation, la rémunération, et plus globalement, la considération que l'on peut avoir pour ces métiers qui, dans le débat public, se sont vus dépréciés. Donc, je pense qu'il y a trois leviers sur lesquels on a des objectifs que Gabriel Attal soutient au point de vue de la rémunération. Je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin que ce qui est fait, mais il faut le faire aussi plus rapidement.
Sur la formation, c'est aussi des formations qui ne sont pas uniquement sur les savoirs fondamentaux, qui sont les disciplines des professeurs, mais aussi sur la capacité à pouvoir, sur l'intelligence artificielle, sur laquelle moi, j'ai travaillé en particulier, pouvoir les doter de tout ce que permet l'intelligence artificielle en termes de préparation de cours. Quand, dans une mission que j'ai faite récemment, on est allé voir l'académie d'Orléans-Tours, on a discuté avec des professeurs qui utilisent des applications IA pour personnaliser. Ça leur permet de pouvoir adapter la façon dont ils conduisent les activités, les exercices.
Et donc, tout ça, il faut pouvoir les doter non seulement d'outils, mais aussi de formations qui leur permettent non pas seulement d'être réveillés à ce qu'est l'intelligence artificielle, ils le sont par eux-mêmes aussi, mais de mettre en leur main la capacité à aller utiliser des outils qui sont formidables au niveau de l'individualisation des apprentissages. Ce serait dommage de s'en passer. Donc,'est vraiment sur ce sujet que l'on peut s'emparer. Donc, formation, notamment sur les technologies, et la rémunération avec un objectif de plus de 20% pour l'ensemble des professeurs.
Mais est-ce que des professeurs mieux payés, ça induit aussi moins de professeurs ? Moins de profs, mais mieux payés
?
Alors, on peut suivre la tendance démographique. Ce n pas ce qu'on a fait d'ailleurs au niveau du gouvernement, puisque même s'il y a eu des baisses, on n'a pas baissé pour autant. Au contraire, le taux d'encadrement, donc ça veut dire qu'on a eu des professeurs, mais on n'a pas suivi cette baisse. Il faut aller plus loin, mais ça ne suffira pas seulement cette question du nombre de professeurs. Il y a aussi, vous en parliez, la question des rythmes scolaires et comment on fait pour former
ceux
qui sont, c'est quand même un vrai paradoxe depuis des années, c'est ceux qui sont appelés à former tout au long de leur vie qui reçoivent le moins de formation tout au long de leur vie dans l'ensemble de ceux qui travaillent en France. Donc, il y a une question aussi de consacrer du temps à sa formation et consacrer du temps à accompagner les élèves dans leur formation.
Un mot, Clément Soudaille, sur la rémunération des professeurs avant de vous donner la parole à Alexandre Wysi. Les professeurs français sont loin d'être les mieux payés de l'OCDE.
Oui,
ils sont même plutôt en bas de l'échelle par rapport aux autres pays européens. Alors, n pas les plus bas. En Italie, ils sont moins payés, je crois. Effectivement, c un élément d'attractivité du métier. C'est sûr que c'est essentiel. Après, y aussi des questions de pédagogie qui sont en cause.
Alors, Édouard Jeffrey a annoncé plus d'une volonté d'aller plus vers une pédagogie explicite qui a fait ses preuves en Angleterre, notamment l'Angleterre et 10e, je crois, dans le classement PISA et est vraiment remontée, notamment en mettant en place cette pédagogie explicite qui énonce clairement les objectifs d'apprentissage, qui prend l'enfant par la main pour le conduire, plutôt qu'une pédagogie plus implicite qui
a
souvent été mise en lumière où l'enfant construit plus son savoir ou cherche plus par expérimentation et qui marche plutôt bien avec des élèves très performants et très brillants, mais qui laissent les plus en difficulté sur le carreau. Et ça, je pense que c'est aussi peut-être une explication de cette grande inégalité en France entre les plus performants et les moins performants.
Je rajouterais aussi sur la question des mobilités, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, un vrai manque d'attractivité, c'est que vous avez tellement de contraintes sur la mobilité géographique que vous vous dites et ça a conduit à des démissions, 'est-à-dire je vais plutôt sortir du circuit puisque le circuit m'oblige à rester dans telle zone géographique, m'empêche de pouvoir... Et donc ça, c'est un vrai carcan sur lequel il faut être
avec une
première affectation qui est souvent éloignée de votre lieu de vie. Voilà, et dans des quartiers plus
difficiles.
Alexandre Wisy,
première
mesure. Première mesure, la question des effectifs scolaires et la manière dont on gère la démographie puisque c'est la première chose qui se présente. Bien sûr, ce que vous dites sur les enseignants est important. Dans ce que propose Raphaël Glucksmann, il y a l'idée en effet d'avoir entre 10% en socle et 20% selon le déroulé de la carrière. On ne pas rentrer dans les détails parce que c'est évidemment très compliqué, mais l'idée c'est bien d'avoir quelque chose qui permet de retrouver l'attractivité du métier, de ne avoir des concours vides, ce qui est le cas aujourd'hui en fait avec une difficulté de recrutement. Mais juste un point quand même sur ce que vous avez dit.
Je me souviens des deux derniers budgets où nous nous sommes battus et d'ailleurs c'était une des conditions de notre non-censure
pour
que justement la baisse démographique ne soit pas totalement absorbée dans des considérations comptables.
Donc
le sujet,
c
'est en effet comment on fait pour que les effectifs dans les classes
diminuent.
Comment on fait aussi pour que les remplacements aient lieu parce qu'on sait aujourd'hui
que
dans un certain nombre de départements, dont le mien, les remplacements ne sont pas toujours faits parce qu'il n pas assez de professeurs dans le pool des remplaçants qui doit avoir lieu. Donc la baisse démographique ne doit pas être utilisée à des fins comptables ni seulement absorbée parce que quand je lis le programme de Gabriel Attal, 'ai l'impression que l'intégralité de la baisse démographique est absorbée sur la question du CR des enseignants. Nous, propose un coup de pouce budgétaire
sur ce sujet-là.
Justement
sur la question des remplacements. C
'est important. Donc la baisse démographique doit être utilisée pour qu'on ait des classes où l'enseignement soit plus efficace parce que plus petite. Et c'est ce qu'on voit dans tous les pays qui sont devant nous dans ce classement.
Avant de vous laisser répondre à Alexandre Huisy, je rappelle ce chiffre en baisse démographique. D'ici 2035, il y aura moins 1,7 million d'élèves. C
'est toute l'agglomération lyonnaise
pour avoir un ordre d'idée.
Non, mais effectivement, faut... Vous avez parlé de la question des remplaçants. Gabriel Attal, quand il était ministre de l'Éducation au Premier ministre, on avait fait vraiment quelque chose d'important. et je pense qu'il y a eu de l'amélioration, mais effectivement, ça se traduit différemment dans des départements comme les nôtres, Hauts-de-Seine et Val-de-Oise, où il y a une poussée démographique quand même
par
rapport
aux autres. Mais par contre, sur le fait de pouvoir créer justement des poules de remplaçants, c'est au cœur aussi du programme de Gabriel Attal. Il y a aussi d'autres points, c'est aussi comment on gère l'affectation. Je vous parlais des mobilités géographiques, mais aussi un des points qu soulève, c'est qu
'au
sein d'un établissement, au sein de plusieurs établissements, et c'est la question de l'autonomie aussi qui doit être posée, on peut peut-être gérer à échelle justement plus petite quels vont être ses besoins et ses opportunités de remplacement.
Quand on avait le pacte enseignant, on a poussé aussi le fait qu'on ait des possibilités, comme ça, à l'échelle de l'établissement, d'avoir un professeur d'histoire-géographie qui, pour ne pas remplacer le professeur de mathématiques, mais prendre le temps des élèves qui ne pouvaient pas avoir cours de mathématiques pour faire ce cours d'histoire-géo, eh bien ça, ça a été permis par le pacte enseignant, pas assez pris par les enseignants, mais on a vu qu'il y avait une agilité qui pouvait se faire au niveau de l'établissement, donc il faut aussi réfléchir à l'autonomie, ça peut aller aussi sur le recrutement, notamment des postes à profil, comme ça peut être fait à Marseille, avec plutôt des bons résultats.
– Mais du coup, pour être précis, pardon, vous pensez que ce que vous avez proposé, 'est-à-dire des budgets avec des baisses d'effectifs d'enseignants étaient une erreur pendant les deux années précédentes
? Non,
– Première question, deuxièmement, vous parlez des remplaçants mais vous ne parlez pas dans la réponse que vous faites
des
effectifs scolaires, est-ce que, moi ce que je lis de votre projet, c'est qu'il n'y a pas de volonté de baisser le nombre d'élèves par
classe
? – Vous êtes à 19, on est à 20. –
Moi, si vous voulez, on part d'une
situation à 21, on est à 18, mais l'idée, 'est de se rapprocher de ce qu'est la moyenne des pays qui réussissent et moi, de ce que je vois, en tout cas, je n pas vu de points sur ce sujet-là.
– Alors, je peux vous le dire et on pourra vous renvoyer
avec grand plaisir. Effectivement,
il y a eu une attention là-dessus et l'idée,
c'est d'arriver à 20 ans.
– pendant deux ans une autre politique qui
était
de ne pas utiliser la baisse démographique ou l'utiliser à des fins comptables pour essayer d'engranger ? – Je
pense qu'on a
été signataires comme d'autres de vos partis politiques, justement, d'un appel à ce que ça ne soit pas autant baissé que l'affichage au départ, je ne pourrais pas vous dire exactement le nombre de milliers,
– D'accord, donc vous étiez en
désaccord avec la politique
du gouvernement ? – nous, on a soutenu que
ça ne soit pas autant, en fait. Donc, ce n'était déjà pas ISO par rapport à la baisse démographique, mais nous, on veut aussi qu'il y ait des créations. Et encore, faut-il qu'il y ait des concours qui soient pourvus. C'est la première année, cette année, où on a pu, justement, pour voir l'ensemble. Parce qu'il y eu
plus de à s
'inscrire, parce que, justement, on a fait cette réforme de donner à Bac plus 3 l'occasion de rentrer dans l'éducation nationale avec un vrai changement. On garde l'ambition de pouvoir accompagner jusqu'au Bac plus 5 les professeurs, mais on donne une entrée avant, ça participe de l'attractivité et ça a déjà des effets puisque dans les concours de cette année, on a pu pourvoir tous les postes. Un dernier mot, Clément Soudaille.
Oui, sur la question de la baisse démographique, crois que tout le monde est d'accord maintenant pour utiliser ce qu'on appelle le dividende démographique pour l'éducation. Le vrai sujet, ça sera aussi dans les territoires ruraux parce que c'est un sujet d'aménagement du territoire lorsque les effectifs baissent et notamment au niveau du collège, je pense que ça sera le sujet
des cinq
prochaines
années
de maintenir ce service public au plus près des territoires.
Merci
à tous
les Merci à vous.
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