Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewFrançois Ruffin· 28 mars 2023 86 min

Face à Macron, je vois un peuple qui se lève

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci à vous qui m'avait rejoint d'accepter de débattre en direct ce soir avec conviction avec passion mais sans haine puisque c'est le mot qu'on a beaucoup entendu dans ce reportage je fais les présentations Clément bone ministre des Transports François Ruffin députés LFI de la Somme Aurore berger vous êtes président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale Sandrine Rousseau vous êtes député Europe Écologie Les Verts de Paris Olivier Marleix député d'Eure-et-Loir président du groupe LR à l'Assemblée nationale Jordan Bardella enfin président du Rassemblement national et député européen nous serons tout à l'heure en duplex avec Céline vers zelletti secrétaire conférence confédéral de la CGT bonsoir à tous merci encore une fois cette réforme s'appliquera d'ici à la fin de l'année a dit le président de la République un million de manifestants selon le ministère de l'Intérieur et 3 millions et demi selon la CGT avec des violences qui sont aujourd'hui monter d'un cran un peu partout en France d'ailleurs pas seulement dans la capitale ce qui s'est passé aujourd'hui Clément Beaune ne change rien merci Caroline roue d'organiser d'abord ce débat vous l'avez dit je pense qu'on a besoin dans ce moment qui est difficile on l'a vu encore aujourd'hui d'autant plus important d'avoir un échange d'idées serein le projet j'espère aussi il y a une journée mobilisation c'est vrai qui a été très importante encore aujourd'hui il faut bien le reconnaître lucidement je veux d'ailleurs dire que moi je distingue toujours les manifestants responsables les organisations syndicales responsables qui organisé cette mobilisation ces manifestations ou ses grèves qui sont un droit nos forces de l'ordre qu'ils ont encadré aussi je les distingue clairement de celles et ceux on a vu certains le reportages qui cassent et je distingue les mobilisations responsables des violences les plus intolérables mais je crois qu'il faut qu'on le fasse tous aussi ces mobilisations elles disent évidemment quelque chose mais on l'a vu d'ailleurs un peu dans votre reportage je suis absolument convaincu qu'elle dise une opposition de beaucoup de gens à la réforme des retraites non et on l'a vu précédemment j'y reviendrai mais je crois qu'elles disent aussi beaucoup de choses beaucoup d'autres choses et que dans les mobilisations il y a un malaise il y a une colère il y a des gens qui disent je sais pas pourquoi exactement je suis là il faut l'entendre je crois que c'est notre travail collectif notre responsabilité collective qui touche au pouvoir d'achat qui touchent aussi de dire que on a un débat qui est plus général aussi que la question des retraites on l'assume mais il y a pas que ce sujet et on aurait tort de me traiter que cela puisque vous dites précisément j'entends nous entendons cette mobilisation syndicale organisée responsable auriez-vous pu dire il y avait plus et puis il y a aussi des gens qui veulent la violence puisqu'il y a eu beaucoup de monde dans la rue encore une fois alors que cette loi et on va y revenir a été votée dans les circonstances que l'on sait cette mobilisation se poursuit elle sera amenée à se poursuivre encore avec une journée de mobilisation qui a déjà prévu pour le 28 mars quelle peut-être la réponse et vous l'avez dit il y a d'abord on est en présence de parlementaire ou un débat au Parlement je regrette qu'il est parfois été il a été empêché il n'a pas pu aller au bout je crois qu'il y a eu un spectacle parce que je parle avec humilité de responsabilité collective qui n'a pas toujours fait honneur au Parlement et qui a parfois suscité aussi cette colère disons le franchement mais il y a eu un vote il y a eu un vote sur une motion de censure c'est un vote important sur une procédure démocratique et constitutionnelle je laisserai pas dire le contraire parce que parfois on confond tout c'est très important et donc évidemment il y a eu des discussions avant il y a eu des discussions Parlement je regrette qu'elles aient pas pu davantage avoir lieu il y avait un vote qui doit être respecté ça veut pas dire qu'il y a pas d'opposition d'opinion mais il y a un vote qui doit être respecté c'est le meilleur juge dans une démocratie et ensuite ces mobilisations j'en suis absolument persuadé parce que moi-même je vais toutes les semaines voir des agents de la RATP de la SNCF en particulier elle traduisent beaucoup de questions sur service public salaire conditions de travail pénibilité inégalité et c'est là-dessus qu'on doit travailler maintenant c'est ça l'étape qui doit s'ouvrir aujourd'hui François on est deux mobilisation de astuces moi d'abord dire la piété que j'ai vu chez les gens aujourd'hui ce matin j'étais entre Amiens et Abbeville c'est qui c'est les auxiliaires de vie c'est des agents d'entretien c'est des gens qui travaillent comme ouvrier sur la zone industrielle c'est pas des gens qui ont arrêté de travailler pendant la crise covid comme l'a dit le président Macron hier c'est des gens qui ont continué de travailler à qui on avait promis reconnaissance et rémunérations qui n'ont une ni l'un ni l'autre et qu'il a se tiennent debout et moi je leur dis bravo et je leur dis que je suis vraiment fier d'être à leur côté et qu'est-ce qui se passe puisque aujourd'hui il y avait beaucoup plus d'étudiants de la manifestation on entend dans votre portage des gens qui disent comment se faire entendre c'est ça la vraie question c'est comment se faire entendre il y a eu les sondages d'opinion de Français sur trois qui ne valent pas de cette réforme quatre salariés sur cinq qui ne veulent pas de cette réforme Macron n'entend pas on a tous les syndicats Unis qui viennent dire on ne veut pas cette réforme Macron n'entend pas on a les manifestations pacifiques calmes 1 2 3 millions de personnes une deux trois quatre cinq fois Macron n'attend pas on a l'Assemblée nationale qui est prête à voter et manifestement qui aurait voté contre cette réforme on lui empêche ce vote et Macron n'entend pas Corée du fer Emmanuel Macron hier parce que le chaos c'est lui qui la porte le chaos on a entendu dans ce même reportage chez certains de jeunes disent cassés au fond c'est le même le seul moyen de se faire entendre ils ont raison il a coupé non moi je ce n'est pas ce que je fais nous bloquons les voix avec l'intersyndicale en étant des centaines en terme des milliers aujourd'hui donc moi je crois la force à la force du nombre donc elle vous déplace ces images qu'on vient de voir en tout cas c'est pas la voix que je recommande maintenant je vais vous dire je dis l'homme du chaos il est là haut celui qui a le choix de la pèsement aujourd'hui c'est le prédiman Macron je vais vous dire ce qu'il aurait dû faire c'est un discours depuis plusieurs semaines le dialogue n'a pu aboutir et la situation est restée bloquée autour de la question du retrait ou du maintien de ce texte il est temps de dénouer la situation en étant juste des raisonnable avec comme exigence l'intérêt national c'est la mission que me donne la Constitution en république quand il s'agit de l'intérêt national il ne serait y avoir ni vainqueur ni vaincu nous devons maintenant nous rassembler et chacun à sa place doit agir en responsabilité vive la République vive la France vous voyez c'est pas un coup sur le marché c'est un discours de Jacques Chirac prononcé le 31 mars 2006 quand il retire le Contrat Première Embauche tout ce qu'on attendait du président de la République 2 minutes de chiracisme juste c'était pour comprendre ce que vous êtes en train de nous expliquer peut-être avec vous Sandrine Rousseau aussi vous me direz si vous êtes d'accord avec ça vous mettez au même niveau cette violence institutionnelle celle de du responsable du chaos comme vous l'appelez le président de la République et cette violence qu'on a vu encore aujourd'hui est-ce que vous la mettez au même niveau François Ruffin je dis la cause je sais où est la cause je sais conséquence donc ça les excuses c'est ce qui se passe ça les rend pleinement compréhensible et depuis des mois tous les résultats responsables syndicaux alertent là-dessus les responsables politiques alertent là-dessus sur le fait que il y a un chemin pour l'apaisement et que là il y a un refus d'entendre cette colère dans le pays moi je crois qu'il faut être très clair sur la condamnation toutes les violences et je crois que ça doit être là à vos yeux j'ai pas entendu je condamne les violences c'est assez simple de dire est-ce que oui ou non ce qu'on a les violences oui je les condamne et c'est ça qu'on attend de la part de parlementaire quel que soit un moment leurs opinions politiques sur la réforme des retraites parce que le préalable en démocratie c'est d'abord ça c'est d'abord ce respect-là on a 123 policiers qui ont été blessés aujourd'hui blessés pourquoi parce qu'ils ont tout fait pour protéger les manifestants pour encadrer les mobilisations en lien avec les partenaires sociaux et pour faire en sorte qu'il n'y ait pas débordement moi j'aimerais aussi qu'on entende tous les responsables politiques saluer le travail exigeant et difficile des forces de l'ordre et puis vous savez il y a eu un peu je crois une espèce de fantasme dans cette nouvelle Assemblée après les élections législatives où on s'est dit finalement la colère elle va s'exprimer à l'Assemblée nationale oui elle s'exprime à l'Assemblée nationale mais ça la fait pas décroître dans la rue au contraire quand l'Assemblée se comporte mal quand elle a des comportements indignes quand elles ne permet même plus qu'on entend de l'argument de l'autre quand on insulte quand on a des images violentes de la part d'un certain nombre de parlementaires qui ont parfois été exclues mais je condamne tous les débordements géométrie variable mais je crois clairement qu'à partir du moment où notre assemblée ne sait plus se tenir on ne peut pas exiger que d'autres se tiennent mieux donc parce qu'elles ressentent sur les élus on peut préciser que vous êtes sous protection policière on a tous malheureusement à vivre ça en tout cas celles et ceux qui se sont exposés et c'est ce que disait Fadila katabi qui a courageusement défendu la réforme à l'Assemblée nationale on peut contester cette réforme on peut même manifester la manière institutionnelle qui a conduit à ce qu'on adopte définitivement cette réforme même si c'est pleinement dans le respect de nos institutions et de notre droit on ne peut pas et on ne doit pas entre nous accepter justement que la haine l'emporte ou alors les fractures qui existent dans notre société elles vont être malheureusement bien plus grandes Sandrine Rousseau vous les réagir et oui parce que moi je suis effarée de votre discours qu'est-ce qu'il faut faire en fait pour que vous entendiez qu'est-ce qu'il faut faire pour que vous entendiez comment faut-il la condamnation avec quel mot avec dites-nous donnez-nous le code de conduite pour qu'on se conduise bien si tel est la question parce qu'en fait les violents manifestement non mais magnifique de personnes dans la rue où il parle pas exactement la même incident il y a pas eu un incident vous n'avez rien entendu mais rien rien vous étiez sous mais totalement soul et même extrêmement arrogant s'il y a qu'en fait qu'est-ce qu'il faut pour que ces gens qui risquent leur corps dans les deux ans de plus de votre réforme qu'est-ce qu'il faut pour qu'il se fasse entendre parce que le résultat de ce qui va se passer dans les mots suite aux mobilisation et suite à votre surdité c'est que les gens vont arrêter de voter parce qu'il n'y croit plus parce qu'il ne penseront plus que l'Assemblée nationale sera le lieu de leur représentation et pourquoi parce que vous avez fui le vote vous avez plus le vote du début parce que la majorité est sourde à cette mobilisation cassée devient légitime mais ça pouvait l'expliquer mais est-ce que vous le l'intervention hier était de la pure provocation de la pure provocation il a eu un mot blessant pour tout le monde donc ils ont raison vous leur donnez raison c'est très difficile sans doute des institutions il est garant d'une forme de paix social où est-ce qu'il est Emmanuel Macron qu'est-ce qu'il fait il a pas gouverner ça c'est Elisabeth borne il a edaron des institutions et de la paix sociale où est-ce qu'il est qu'est-ce que vous attendez de lui là maintenant et bien qu'il est un discours rassembleur il est un discours apaisant qu'il retire la réforme qu'il fasse la dissolution et qu'il fasse le remaniement et comme ça on sort de cette crise de régime parce que là ce qui est en train de se passer c'est qu'une crise qui au départ était sur un texte est en train de se transformer en une crise de régime et une crise bien et vous le regrettez ah ben moi je pense que là il va pas on arrive à la fin de la 5e République en fait et je pense que ce qui est en train de se passer actuellement c'est la fin de la 5e et c'est ce que vous souhaitez ah ben je pense que oui parce que la cinquième reste publique ne dysfonctionne et dysfonctionne de manière encore plus forte dans ce mandat là qu'elle ne l'a jamais une personnification du pouvoir qui qui on a un à la limite là on est à la limite de cette personne efficace vous avez empêché le débat qu'on a à savoir au fond qui est responsable de la colère c'est ça c'est la question qui est posée par ses premières interventions je pense que quand on est président de la République on pas gouverner contre les Français contre le peuple français la démocratie c'est le pouvoir du peuple par et pour le peuple or avec Emmanuel Macron c'est le pouvoir d'une petite élite pour une élite et contre le peuple français et je pense que en vérité derrière cette contestation à la réforme des retraites il y a 1000 et un motifs de contestation il y a évidemment la contestation de la réforme des retraites et à la crise du pouvoir d'achat il y a l'inflation il y a les faillites en cascade de nos tpeme nos indépendants qui n'arrivent plus à faire face aujourd'hui et qui ne trouve plus au sein du gouvernement et des gens qui sont censés prendre des décisions pour protéger je pense qu'il y a dans la rue aujourd'hui et qu'il y a eu depuis la mi-janvier des gens qui n'étaient jamais allés manifester et je pense qu'Emmanuel Macron est devenu aujourd'hui un facteur de désordre je pense que sa politique son gouvernement le refus d'entendre que 70 à 80% des gens ne veulent pas travailler jusqu'à 64 ans parce que les gens vivent un quotidien très difficile que d'aller ouvrir sa boîte aux lettres pour aller récupérer la facture d'EDF c'est devenu une angoisse pour des millions de Français on ne peut pas faire ça quand on est à la tête de l'État donc je pense qu'il a une responsabilité dans ce climat quand vous entendez que c'est la rue qui doit faire plier le gouvernement est-ce que vous êtes à l'aise avec ça Jordan Bardella mais je crois dans les institutions je pense que on peut pas avoir si vous voulez un un immense majorité des Français qui s'opposent à la réforme des retraites et privé le Parlement dans votre parce qu'elle est là la réalité si on a assisté à un braquage démocratique à l'Assemblée c'est parce que le gouverne n'avait pas de majorité et et je pense que ça va créer un avant et un après parce que on humilie à la fois le peuple français en ne tenant pas compte de son avis et on humilie la représentation nationale avec ce tour de force et juge on termine moi je renvoie dos à dos la nuit passée le gouvernement parce que les deux ont privé la représentation nationale d'un vote la nupaisse par l'obstruction parlementaire qui a empêché les députés d'aborder l'article 7 qui prévoyait le report de l'âge légal et le gouvernement qui a fait le choix de passer en force donc on a là les deux revers d'une même pièce qui je crois à démobiliser et décourager beaucoup de Français ça veut dire vous êtes hors du jeu je pense qu'on incarne je pense qu'on incarne la voix du sérieux et je pense qu'on incarne en tout cas l'alternance je pense qu'on incarne l'alternance aujourd'hui j'ai besoin d'une expliquant Marine Le Pen dit cette fois-ci je ne participerai pas à éteindre le feu ça veut dire qu'elle le souhaite le chaos ça veut dire quoi ça veut dire que on n'est pas l'extincteur du gouvernement et je veux dire quand on a la crise des gilets jaunes lorsque on a attaqué les institutions il y a eu des agressions qui ont eu lieu contre des bâtiments de la République française nous les avons condamnés avec la plus grande force parce que c'était notre devoirs condamné les violences nous avons été aux côtés des gilets jaunes parce que les gilets jaunes c'était des Français qui n'arrivaient plus à mettre de l'essence dans leur voiture qui ont des qui sont descendus dans l'oeil pourraient mettre une colère mais je veux juste dire là on peut pas jouer aux pompiers pyromane et quand le gouvernement fait le choix de passer fort il doit en tirer vous quand même excusez-moi je suis pas collaborateur du président de la République il y a un président [Musique] Macron n'a pas compris qu'il avait perdu la main le 19 juin dernier et on nous dit Emmanuel Macron a été élu il a été élu pour faire cette réforme à 65 ans sauf qu'il n'a pas eu la majorité pour le faire et que il faut savoir aujourd'hui entendre les Français et je vais vous dire même chez les gens moi j'ai dit avec des gens qui font pour cette réforme des retraites notamment des électeurs de Monsieur Marleix des électeurs des républicains mais qui disent juste nous on y est favorable mais c'est pas le moment et il faut il faut être fou fou pour faire cette réforme dans le contexte social que vivent les gens Olivier Marleix cassé au fond comme le seul moyen d'être entendu après c'est vrai des journées de mobilisation qui ont emmené des millions de Français dans la rue évidemment que c'est que c'est scandaleux d'entendre sur ce plateau des gens refusé de condamner de condamner la violence assumer même cette idée de finalement de révolution de fin des institutions de la 5e République et voir voir d'autres les laisser faire et finalement laisser faire ce cas au moins je voudrais revenir comme un instant sur le fond de le fond de cette réforme oui la droite assume cette idée que il y aura de redressement du pays que si nous faisons plus fort collectivement tous de travailler un peu plus on peut pas raconter d'histoires aux gens on aura rien à redistribuer si on ne fait pas cet effort et encore là et le système il faut parler des erreurs c'est sans doute une des erreurs du président de la République d'avoir oublié peut-être de dire ce qui était fondamental peut-être d'ailleurs il croyait-il pas beaucoup mais nous avons mis au cœur de cette réforme la nécessité de revaloriser les petites retraites sans pouvoir de pouvoir d'achat monsieur bordela moi ce que je trouve le plus misérable dans ma circonscription c'est de voir des retraités des gens qui ont travaillé toute leur vie avoir des retraites misérables et notre système de retraite aujourd'hui il a s'il est ainsi fait que c'est les retraites de ceux qui cotisent ceux qui travaillent qui permettent d'augmenter de payer les retraites de nos retraités donc c'est pour ça qu'on est très heureux très fier d'avoir obtenu une revalorisation de 670 euros en moyenne par an pour les 1 million 800 000 retraités les plus modestes qui ont des carrières complètes si cette réforme ne va pas son terme et bien il y a un million 800 000 personnes qui n'auront pas cette revalorisation donc vous dites ce soir vous demandez au gouvernement de tenir c'est un système de solidarité il faut avoir le courage de tenir je sais pas extrêmement confortable pour un parti d'opposition comme le mien de soutenir cette réforme mais par cohérence mais par cohérence nous avons fait vous voyez monsieur je pense que de retour à la confiance en politique on attend de voir je pense que le retour de confiance au politique c'est pas le c'est pas le mensonge Madame Le Pen a fait deux élections présidentielles de campagne présidentielles en promettant français le retour à la retraite à 60 ans aujourd'hui finalement elle est sur les 62 ans vous avez menti aux Français que vous soyez contre les régimes spéciaux vous avez voté ensemble avec la France insoumise pour le maintien des régimes spéciaux donc se dire c'était la question tenir malgré le risque d'embrasement c'est un sujet qui est posé le soir on assume cette réforme sur la méthode à l'évidence il y a un problème bien évidemment s'il y a un problème et c'est la responsabilité du Président de la République de savoir renouer le dialogue de savoir rétablir la paix dans le pays c'est sa mission de censure en fait c'est ça la question je veux dire c'est ce qu'on vit c'est une période de clarification pour les républicains il y a une partie des républicains qui était d'accord avec nous et il y a une autre partie des républicains qui veut rejoindre manifestement d'accord avec le temps il y a beaucoup de députés qui ont voté en tout cas certains qui ont voté la censure et qui aussi ont voté les motion référendaire qui ont été déposées et la motion de censure notamment par le rassemblement national mais juste vous voulez être plus macroniste que Macron il faut assumer à ceux qui veulent le chaos dans le pays si vous voulez bien ensemble dans le pays au contraire je pense que nous sommes le parti de l'ordre et oui vous oui oui nous sommes le parfum nous sommes le parti de l'ordre social parce que l'ordre social se passe de la justice sociale qu'est-ce qui s'est passé à la sortie de l'élection présidentielle et législative dont Monsieur Macron aurait dû tenir compte on a une France qui est divisée en trois blocs le bloc central libéral qui s'effrite le bloc d'extrême droite le bloc de gauche il sort dans un coin comme le mien monsieur Macron n'arrive pas à amener ses candidats au deuxième tour de l'élection législative il y a des endroits entiers où il est balayé et c'est des endroits où aujourd'hui où il y a plein de manifestations ça veut dire que cette fragilité là dans le pays il aurait dû retenir compte il aurait dû faire preuve d'humilité se demander comment on allait construire ensemble ce pays là à la place d'être le garant l'unité de la nation en cherchant ce qui va pouvoir nous rassembler ce qui va pouvoir nous unir qu'est-ce qui vient mettre il vient semer les Brandons est indispensable on n'a pas le choix non non mais justement je contacte absolument ce fond là et de toute façon je pense que ça n'est absolument pas pour des raisons budgétaires les économies prévues par ça d'après l'OFCE c'est 0,1 point du PIB donc c'est nada c'est rien et on peut dire d'intérêt général de pas mettre la poussière sur le tapis il ment d'abord il y a aucun gouvernement bien sûr qu'il ment il ne fait pas pour l'intérêt général aujourd'hui le fait pour son intérêt très personnel il ne fait pas professionnels tout le monde c'est aujourd'hui que réforme elle est maintenue pour une seule raison qui se trouve là-haut l’orgueil d'un homme qui a dit quoi qui a dit ce qui est en cause c'est l'autorité de votre serviteur on est passé de fausses raisons budgétaire à une vraie raison autoritaire et il associe aujourd'hui l'autorité à la brutalité tout le monde aujourd'hui il y a une phase politique une phase politique qui s'est terminée des facto lundi à l'assemblée par un vote par un vote à l'assemblée à vos yeux ou François Ruffin les trois parties en l'occurrence que j'ai face à moi de l'extrême droite jusqu'à l'extrême gauche ont voté ont voté ensemble est-ce que demain ça veut dire que vous êtes prêt à gouverner ensemble est-ce que c'est ça que vous dites aux Français vous souhaitez gouverner ensemble ça c'est la première question du coup quand la question est posée allez poser la question si j'ai le droit accepte qu'on puisse avoir un débat ce qu'on a pas vraiment pu avoir à l'Assemblée hein parce que vous étiez pas souvent là François Ruffin moi j'ai fait tous les débats j'ai pas quitté l'hémicycle pendant une minute pendant la séance de retraite et ce que j'ai vu surtout c'est que vous étiez en vérité vous le savez bien en minorité dans votre propre partie on sait bien que vous avez entendu que Jean-Luc Mélenchon c'est votre problème c'est votre sujet la première des questions elle est politique est-ce que oui ou non il y a une majorité alternative dans le pays parce que oui ou non vous êtes prêts gouvernance la deuxième c'est qu'on ne peut pas continuer à assumer que vous mentiez en disant que il n'y a pas de problème budgétaire quand on a devant nous le risque d'avoir 150 milliards de dettes en 10 ans oui c'est un enjeu budgétaire et oui on peut être dans l'opposition ne pas voter Emmanuel Macron mais doit donner la parole aux autres mais je veux répondre alors rapidement on va pas du gouverner avec l'extrême droite première ministre responsable dans la situation politique qui est la nôtre c'est-à-dire dans la réalité du pays qui est une facture en trois blocs et bien il doit se demander à tout moment comment il réunit au maximum les Français et non pas comment il opère une déchirure dans le pays or le chemin qu'on depuis le début croyant pouvoir gouverner avec sa français contre les trois autres c'est parfaitement clair ça veut dire que ça réclame de la sagesse ça veut dire que ça réclame de la prudence ça veut dire que ça réclame de la modération et de la pondération tout ce qui n'a pas été atteint monopisé la parole pour que ça puisse tourner pour que ce soit plus agréable pour les gens qui nous regardent c'est quand même le but juste le 49-3 à 1000 fait aux poudre c'est ça que oui François Ruffin mais oui et évidemment et pourquoi parce que en fait la majorité enfin la minorité présidentielle a refusé d'aller au vote et là ils ont refusé ils ont refusé au Sénat comme ils ont refusé à l'Assemblée nationale ils ont fait le vote bloquer on connaît maintenant tous les articles de la voiture qui nous permettent d'éviter le qui nous permet d'éviter et la discussion et le vote et donc on est allé au 49-3 derrière il y avait la motion de censure il savait au moment où ils ont déposé la motion de censure que ce serait beaucoup plus difficile pour les républicains d'aller faire la motion de censure et probablement même y a-t-il eu quelques promesses de marocains dans le dans les débats mais j'imagine que vous allez mais là en fait la question c'est à quel moment un gouvernement n'entend non seulement pas le peuple mais en plus n'est pas capable d'entendre de l'Assemblée nationale les miss cycles les oppositions dans l'hémicycle et n'est pas capable d'accepter le moindre des amendements parce qu'en fait c'est cela qui s'est passé dans les débats à l'Assemblée nationale et c'est pour ça aussi que nous sommes arrivés à une situation de blocage démocratique mais encore une fois aujourd'hui on est au-delà du blocage démocratique aujourd'hui le 49-3 est devenu compris pour des jeunes qui ne connais sais pas peut-être l'existence c'est devenu un sujet le sujet de débat sur cette réforme des retraites je voudrais avoir un seul Joker là on en est au centième le sujet c'est le 49 3 sur la réforme des retraites le sujet c'est que depuis six mois le 49-3 est devenu l'instrument de gouvernement et que la force la brutalité est le refus finalement du vote des députés à l'Assemblée nationale et devenu une méthode de gouvernance constitutionnelle mais le 49-3 est constitutionnel mais je veux dire on n'est pas des on n'est pas des on n'est pas entre juristes là on fait de la politique bon donc on est en train de dire aux Français que le Parlement de sert plus à rien qu'il y a plus de vote à l'Assemblée nationale d'une petite élite qui va faire exactement j'ai ma réforme 80% des gens ne veulent pas les députés n'en veulent pas mais c'est constitutionnels une autre Clément bonne vous l'avez entendu ça vous l'avez entendu dans les mobilisations bien sûr on l'entend après il faut de la responsabilité et de l'honnêteté pardon excusez-moi est-ce que Madame Rousseau monsieur Ruffin monsieur Bardella vous auriez arrêté toute forme de mobilisation si ça avait été un autre mode de vote que le 49-3 vous abritez derrière le 49-3 pour fuir vos responsabilités s'il y a un vote censure vous voulez vos amis l'ont voté il faut être un peu responsable vous avez tout fait pour qu'il n'y ait pas de vote et vous êtes bien content en réalité pas eu besoin d'avoir ce vote parce que vous l'auriez perdu pourquoi elle est intéressante cette question on y va elle se pose les Français d'abord il y a eu deux étapes à l'Assemblée nationale vous êtes député vous étiez là pour certains d'entre vous il y a eu des heures de débat d'assemblée nationale et c'est Jean-Luc Mélenchon lui-même il l'a dit publiquement qui a assumé une stratégie pour qu'il n'y ait pas de vote en première lecture à l'Assemblée nationale oui ou non oui ou non avec un temps très limité de débat de sorte que vous alors on y va je voudrais qu'on a écouté les Français vous êtes d'accord avec moi j'imagine d'une seconde ils comprennent tous nos responsabilités on assume le 49-3 quand sur le budget quand sur une réforme des retraites de la part de la population respecter la parole de l'autre en fait si je peux parler société est en train de prendre une ressource là vous soufflez sur les Sandrine président qui n'est pas capable d'entrer alors non alors stop ça fait insupportable donc à un moment donné on va laisser répandre Clément bon et en plus je voudrais ensuite aller écouter les français si vous le voulez bien alors terminez votre réponse difficile il y a des outils constitutionnels qui sont 49.3 ça nous fait pas spécialement plaisir mais on a besoin d'avancer parce que être une union des contre une union du nom ça ne fait jamais avancer un pays ça fait qu'il y a pas de budget ça fait qu'on finance pas nos retraites dans la durée vous avez proposé quelque chose sur les retraites à part la retraite à 60 ans sur laquelle vous même pas d'accord et qui n'est pas finançablement ça marche vous avez l'impression que ça marche un petit peu et je vais faire selon même si vous ne m'écoutez pas à Clamart en proche banlieue parisienne on a voté Emmanuel Macron à 78% au second tour de la présidentielle 34% premier tour comment vivent-ils la réforme et ce bras de fer avec la rue reportage diavitimberg est loin Martin et Baptiste l'aigle acclamar ou Emmanuel Macron a obtenu près de 78% des voix au second tour de la présidentielle certains de ces électeurs aujourd'hui semblent presque s'excuser de leur vote bonjour monsieur j'avoue avoir voté pour Macron parce que je voulais pas voter les extrêmes je mon avis c'est qu'il a mal présenté la situation la réforme et que toute façon il faut réformer sur la forme maintenant il faut reculer qu'est-ce qu'il faut faire il faut il faut y aller quand même il faut persévérer où il faut reculer vous derrière c'est difficile à dire parce que je trouve que il est très mal perçu le président Macron il y a une haine contre lui je c'est l'impression que j'ai il a des petits soucis de communication il a des soucis de communication est-ce que pour l'instant je [Musique] pour faire quoi de révolution il y a rien à faire pas de révolution et même quand la réforme ne fait pas plaisir si la réforme passe je vais aller jusqu'à 64 c'est à dire il va me rester 6 ans à travailler si elle passe pas il me reste 4 ans ici on est le plus souvent légitimiste je suis un citoyen français j'aime mon pays et s'il faut que que que ce soit 64 ans et puis on ira un peu de résignation beaucoup de refus des violences c'est sans doute là-dessus que table le gouvernement pour commencer à éteindre l'incendie c'est pas toute la France qui est en colère ils approuvent pas un peu légitimistes un peu dépité spontanée quand il faut travailler plus et faire un effort c'est très clair après on parle de responsabilité on a dit qu'on ferait cette réforme elle est nécessaire on avance et on a passé le temps nécessaire et finalement il y a eu à la fois pas de proposition de la part du rassemblement national et je pense que les gens qui vous écoutent ont l'impression que vous ne voyez pas ce qui est en transe des Français comme vous j'écoute leurs colères comme vous et vous dites quoi vous dites sur le fait que ça s'épuise que il reste une rancoeur dans le pays sur quoi pour la sortie il faut avoir une responsabilité cette réforme a rappelé je l'ai rappelé et là suivi un chemin qui est constitutionnel et démocratique je laisserai pas dire les résultats et là il y a de la colère cette colère je suis convaincu c'est pas une astuce je crois qu'on le vit tous on peut peut-être au moins s'entendre là-dessus qu'elle ne se résume pas la question des retraites et c'est la question du pouvoir d'achat c'est l'inflation européennes monsieur Bardella vous savez vous pouvez au moins reconnaissez aussi que c'est nous qui avons le plus d'action pour protéger le pouvoir d'achat c'est pas parfait les gens galèrent aussi mais moins que dans les autres pays Européens on fait des choses on a parlé les questions justice fiscale par exemple essayer de faire contribuer plus les entreprises qui aujourd'hui se comportent de manière extrêmement indécente en rachetant des actions on a avancé là dessus on n'a pas revalorisé les salaires au niveau du SMIC on n'a pas fait des mesures pour le pouvoir on calcule un petit peu les temps et il a pas parlé donc juste est-ce que c'est une bonne idée de la valeur c'est la question de l'investissement dans le service public c'est cette nouvelle page là qui vous offrir d'euros pour l'investissement le ferroviaire ça c'est concret c'est la vie des gens c'est les trains du quotidien c'est ça qui change de méthode Macron faut pas se raconter l'histoire moi je autant j'assume cette réforme sur le sur le fond autant je l'assume pas sur la sur la forme ce problème de méthode c'est l'absence de direction aujourd'hui mais depuis 6 ans j'ai reçu tous les leaders des organisations syndicales l'exception de la CGT ils m'ont tous témoigné de ce avec certains d'épis parce que j'avais pas compris qu'ils avaient beaucoup de propositions à faire le syndicat réformiste un peu plus en tout cas ils m'ont tous témoigner du fait que il y avait un vrai un vrai mépris un manque de un manque de dialogue de la part du du président de la République cette crise elle arrive au mauvais moment la première chose que j'ai dit à Madame borne au mois de décembre c'est l'urgence c'est quand même l'inflation c'était le prix de l'électricité malheureusement il y a pas eu de réponse à la hauteur toutes nos PME peuvent en témoigner le prix du pain le prix de du steak haché qui explose qui explose à 30 % des Français ne voient pas 14 % sur les produits alimentaires bon donc c'était sans doute pas le bon moment c'est évident et je pense que le président de l'AS pas vu et oui on a aussi le sentiment que le Président il voit tout ça de loin être dans un bar de nuit pendant Kinshasa pendant que on parle de la réforme de retraite tout ça crée après donc oui il faut reprendre il faut reprendre le dialogue il faut que le Président de la République rompe avec avec cette holignement on a des normes ce soir vous avez vu le titre de l'émission crise politique colère sociale et maintenant qu'est-ce que vous proposez-vous pour sortir de ce de ce climat de tension je pense qu'il faut que le Président de la République écoute ce qu'ils disent en ce moment les partenaires sociaux ils disent que il y a un vrai problème sur sur le parle du poids d'un français pas tous je parle aussi des employeurs je parle aussi des propositions du de des syndicats d'employeurs qui disent que oui un problème de logement dont il faut parler vous savez ce qui fait exploser le pouvoir d'achat de l'argent en français au quotidien c'est le logement logement a pris aujourd'hui l'explosion des prix du logement coûte appauvrisme effectivement beaucoup les Français on a le problème du coup des transports le prix de l'essence a explosé le gouvernement de l'argent public a été un peu chauffant mais vous savez le premier profiteur de l'inflation en ce moment sur l'essence c'est qui sur le carburant c'est l'état donc oui il faudrait que déjà une partie de une partie il faut avoir un dialogue social sur sur le prix du la possibilité d'éteindre la colère sociale avec les mesures que vous proposez et c'est ce qui fait le quotidien des gens c'est l'explosion du prix du logement l'explosion du prix du transport et le sentiment que le Président de la République vit très loin de tout ça voilà sur le reportage de Clamart il manquait quand même des jeunes et les jeunes sont aussi les impensés de cette réforme et tout à l'heure dans le premier alors oui ils sont dans la rue ils se mobilisent de plus en plus les universités les écoles commencent à être bloquées de manière massive et pour autant il y a aucune parole aucun geste aucune espèce de d'attention assez jeune et là il y a une manière de sortir de la crise c'est de retirer le texte de retirer le texte et il faudrait que ça se fasse urgemment faute de quoi on va passer d'une crise qui est une crise j'ai envie de dire traditionnelle à quelque chose qui va devenir vraiment très éruptif et on est en train de le voir donc là maintenant il faut retirer le texte hors berger il faut retirer le texte c'est la seule solution pour calmer la colère sociale du Sandrine Rousseau déjà je suis pas sûr bien sûr que si même on retirait le qui s'exprime dans les manifestations soit uniquement concentrées sur la question de l'âge de départ à la retraite et sois pas concentré d'abord en effet sur la question de la rémunération par le travail sur la question du sens du travail dans la société comment on fait en sorte pour pas avoir les mêmes carrières c'est très inquiétant ce que vous êtes en train de dire je pense qu'il faut être lucide le climat social vous êtes en train de dire non si vous retirer cette réforme ça ramènerait pas la paix sociale non mais moi je suis juste lucide on vit dans la dans le même pays on entend les mêmes colères on entend les mêmes doutes les mêmes angoisses mais la première de ces angoisses c'est d'abord la relation qu'on a au travail on n'a pas la même appréciation de la retraite qu'on aura ou qu'on n'aura pas en fonction du métier qu'on exerce en fonction de la pénibilité de ce métier c'est une évidence en fonction du bonheur ou pas qu'on a à exercer tel ou tel métier donc moi ce que je dis c'est que la meilleure réponse pour sortir de la crise n'est pas de dire qu'une réforme qui a été adoptée doit être retirée ou alors on rentre dans une autre crise qui est une crise institutionnelle et je sais pas de tenir malgré justement des moments de tension c'est la force de cette vous avez le droit de vouloir une autre République ça peut être un beau slogan et ça peut être un programme moi je pense que la Cinquième République nous pensons qu'elle a tenu et qu'elle tient sur ses fondamentaux y compris justement dans des moments qui sont des moments de tension extrême donc non pas de crise institutionnelle qu'on ajoute mais une vraie réponse qui est d'abord une réponse sociale qui est une réponse sociale sur le partage des profits il y a eu un accord des partenaires sociaux ils se sont mis autour de la table ils se sont mis d'accord ce qu'on dit ces chiches allons-y et allons-y vite traduisons cet accord pour qu'il rentre dans le quotidien des Français et que le pouvoir d'achat augmente on l'a fait sur le SMIC on a augmenté le SMIC on a le taux d'inflation le plus bas d'Europe donc on a protégé évidemment et heureusement le pouvoir est-ce que ça suffit pour tout le monde la réponse est non mais comment on fait pour mieux protéger le pouvoir d'achat des Français en protégeant et en option de la colère sociale ce n'est pas en retirant le texte ça ne suffirait pas il faut aller plus loin sur la partage de la valeur des profits dans notre société traduisent avec cette contribution exceptionnelle pour les entreprises qui affichent des bénéfices tout en rachetant leur propre action le président a parlé dans une forme de cynisme en tout cas il m'amuse le président de la République puisque il avait déjà dit au moment de la crise des gilets jaunes qu'il y avait un gros problème avec ses entreprises qui se mettaient des tas de profil dans la poche il a dit après la crise des jeunes il a dit à propos des profiteurs de guerre en Ukraine il l'a dit au boulanger sur les prix de l'énergie il le dit à peu près partout mais il ne bouge pas c'est à dire que quand c'est sur les Français la taxation quand on revanche c'est sur les grandes entreprises on y touche pas alors que qu'est-ce qui vient d'être développé mais non ça ne rentrera pas dans les faits je veux dire les promesses de Monsieur Macron il y a plus grand monde densité de pays qui croit et moi en tout cas je n'y crois pas que je ne crois pas du tout que ça va ça va devenir et tout ça ne répond pas à une autre crise qui est la crise démocratique il y a une crise démocratique aujourd'hui comment les gens peuvent se faire entendre on montre Clamart moi chez moi à Abbeville qui est paisible et bien pour la première fois peut-être de la depuis la Révolution française faudrait regarder dans les annales après la motion de censure la mairie a été envahie ce matin le rond-point était tenu par des artisans c'était un rond les artisans eux-mêmes qui tenaient le rond-point en disant mais nous deux ans de plus avec les épaules comme ça on peut pas y arriver en responsabilité parce que vous savez des métiers pénible ne sont pas concernés parce que vous savez qu'ils ont commencé à travailler et qui sont donc pas concernés et donc vous vous allez sur les ronds-points et vous attisez leurs colères vous êtes dit mais oui parce que la vérité c'est quand on est responsable politique on devrait tous s'obliger à dire la vérité et quand vous avez des gens qui ont des métiers pénibles vous savez pertinemment ils ne sont pas concernés vous démontrez juste à quel point vous êtes hors de la réalité quand est-ce que vous avez vu les ouvriers d'ailleurs je peux vous raconter des histoires sur qu'est-ce qui se passe en matière de pénibilité très concrètement dans les entreprises c'est que en ce moment les gens quand ils ont mal aux épaules quand ils ont mal aux poignet quand ils ont mal au coude ils vont pas le dire à la médecine du travail parce que s'ils vont le dire à la médecine du travail on les met en inaptitude il y a pas de poste adéquats ils sont virés de l'entreprise voilà ce qui se passe très et donc prendre par la main et donc je peux vous amener à rencontrer des salariés de carbone on verra si vous le faites du coup aujourd'hui il y a une question démocratique qui se pose et là je veux dire la solution on l'a nous retirer le texte mais évidemment retrait du texte et vous entendez ce qu'il dit ça ne suffirait pas à calmer les codes en fait il y a 5 ans on se retrouve sur les plateaux de télé et on voit des Français mettre un gilet jaune et du temps dans les et dire on arrive plus à mettre de l'essence dans la voiture tu vois on arrive plus à faire les courses et à remplir le caddie pour nos enfants on arrive plus à régler les factures d'énergie parce que elles sont devenues trop importantes et 5 ans après il y a les mêmes causes il y a la même colère et il y a la même crise de fond on est en train d'assister au réveil de la de la majorité ordinaire de tous ces gens qui sont laissés sur le côté et qui ont le sentiment qu'ils ne sont jamais considérés par les pouvoirs publics qui ont le sentiment de payer toujours plus à qui on prend toujours plus sur les classes populaires sur les classe moyenne des toujours plus prélevés d'être toujours plus taxé et de n'avoir en retour aucun service public d'avoir de moins en moins de qualité dans les services publics et surtout de n'avoir aucune considération de la part de l'État donc on assiste c'est que les gens qui descendent dans les rues ne descendent pas dans les rues pour acquérir de nouveaux droits il se battent pour défendre leurs acquis parce qu'ils ont le sentiment que les gens qui sont à la tête de l'état des tricotent leurs acquis et leur modèle de protection sociale il faut évidemment retirer ce texte et c'est la raison pour laquelle vous avions proposé très simplement dès le début parce qu'on a été les plus responsables et les plus sereins sur ce sur ce débat c'était de soumettre ce texte au référendum si on avait eu un référendum si le président de la République avait dit ok j'ai peut-être été élu je n'ai pas eu de majorité absolue nous avons déposé une notion référendaire vous avez refusé de la voter il y a quand même un sujet qui est une crise de sens c'est-à-dire que là pourquoi les jeunes vont dans la rue parce qu'en fait non mais les jeunes rentrent dans la rue pourquoi parce que leur avenir est en jeu là on est dans une société productiviste qui court à sa perte qui est vraiment dans une espèce de fuite en avant sur on fait du PIB on fait du PIB on satisfait les marchés on sait pas pourquoi tout cela est destructeur c'est de nos corps c'est destructeur de nos trucs et non mais cette réforme des planètes c'est très forme des retraites elle est emblématique de ce modèle de société dont on ne veut plus et en fait la sortie du covid c'est aussi un éveil aux questions de limite aux questions de quelle société nous voulons ensemble et en fait travailler plus et ça nous dit non déjà il faut travailler moi partager le travail et par ailleurs il faut s'interroger sur quelle société nous voulons et c'est une société du partage du ralentissement ça n'est pas une partie c'est aussi de l'enrichissement mais aussi selon vous ce qui se dit dans les cortèges sur le côté c'est désespérant des situations on a le prix le fond sur le fond pendant le sentiment que depuis 5 ans président de la République n'a rien appris qu'un certain nombre de sur le comportement sur la méthode et ce que le fond des problèmes qui étaient soulevés par les gilets jaunes sont toujours là que ces problèmes une fois encore de pouvoir d'achat sont toujours là la question c'est comment est-ce qu'on finance tout ça j'entends jamais de rassemblement national proposer des des solutions parce que si on veut retrouver notre modèle social je peux vous en donner par exemple sur certains sur certains sujets et je vous entends pas quand vous dites que que l'effort porte toujours sur les mêmes vous avez raison les fleurs portent un peu trop toujours sur sur les mêmes et oui il faudrait essayer de de remettre un peu tout le monde au travail mais la seule candidate avec son présidentielle qui a refusé l'idée qu'on demande 15h d'activité aux allocataires du RSA c'est Marine Le Pen donc il faut un peu de un peu de cohérence solidarités qui ont été évoqués crise démocratique c'est important de reparler de ce qui s'est passé de parler au moment des gilets jaunes vous avez raison on n'a pas l'impression que en terme de méthode en termes de méthode pour faire retomber la pression j'ai entendu retirer le texte vous avez dit ça ne suffirait pas peut-être parce qu'il y a d'autres formes de colère je voudrais qu'on écoute Laurent Berger qui fait partie d'un syndicat qu'on appelle réformiste il était dans le cortège naturellement cet après-midi auprès d'Elise Lucet on l'écoute Laurent Berger là on est en train de remonter vers la place de la Bastille la manifestation inter syndicale elle commence dans à peu près deux heures la loi elle a été adoptée il y a eu le 49-3 il y a eu le rejet d'émotion de censure c'est quoi la manif d'aujourd'hui c'est un baroud d'honneur non c'est pas un baroud d'honneur je crois que la contestation elle est toujours aussi forte on a depuis le début loi qui a été rejetée par l'opinion très massivement café l'objet de la plus grande mobilisation sociale de ces 40 dernières années c'est pour ça que le moteur d'aujourd'hui qui est retiré ses toit monsieur le Président c'est parce qu'il a dit hier évidemment mais retirer cette loi c'est et puis on repart de zéro qu'est-ce que vous dites là vous avez Emmanuel Macron face à vous là qu'est-ce que vous lui dites syndicale ce que vous auriez dû faire déjà depuis quelques semaines recevez l'intersyndicale et on fait pause on trouve les moyens de reparler du travail de reparler d'équilibre de retraite etc mais on repart autrement vous dites toujours vous la CFDT quand une loi est votée elle est votée c'est la loi bon là certes elle a pas été votée parce qu'il y a 49-3 mais de fait elle devrait être promulguée là il y a pas encore le le Conseil constitutionnel qui était saisi sur deux domaines et sur la constitutionnalité de la loi et le deuxième point sur lequel le Conseil constitutionnel est saisi c'est cette initiative de référendum d'initiative partagée ça serait une bonne porte de sortie entre nous ce serait une bonne porte de sortie qui serait une bonne part de sortie oui c'est une bonne part de sortie parce que ça permettrait de dire très simplement écoutez on repose les affaires et on voit s'il y a serait-ce que 5 millions de citoyens qui veulent aller au référendum sur ce sujet là donc ça peut être une des portes de sortie vous savez on est dans un moment de blocage on l'a bien vu on l'a vu hier et on pas depuis début janvier on n'a pas été reçu une seule fois par quiconque président de la République la première ministre une ministre du Travail et hier on a un truc qui consiste à dire bah écoutez maintenant on va ouvrir d'autres chantiers puis on va vous recevoir on peut pas effacer l'ardoise magique comme ça ça se passe pas comme ça d'accord si le Conseil constitutionnel valide la loi et si il n'ouvre pas la porte à un référendum d'initiative partagé on se comportera en conséquence c'est-à-dire il y a un moment donné de toute façon on va pas emmener les gens dans le mur donc on verra bien ce qui se passe si la loi est promulguée ce sera d'autres types de d'action qu'il faudra mener ce sera il faudra amener les choses sur la réalité du travail notamment on nous parle d'usure etc on fera ce travail là il y a pas de problème on n'est pas en train de devenir des factions des factions comme le président l'a dit on est des gens qui avons toujours respecté la légalité etc mais jamais jamais un mouvement social a été traité de la sorte mais avec le gouvernement aussi c'est une forme de sidération en fait c'est une forme de sidération c'est de se dire on est dans un pays où des millions de travailleurs et encore une fois le travailleur normaux beaucoup de gens du nettoyage de l'agroalimentaire de la restauration etc et donc c'est ça qu'il faut écouter il faut écouter respirer quand on gouverne il faut écouter le cœur de du pays faut écouter comment il respire et et là on a l'impression que non c'est tout toute façon surplombant sans regarder à hauteur de femmes et d'hommes ce que ça donne je vous demande un mot pour qualifier pour vous le président de la République sont gouvernement aujourd'hui par rapport à ce mouvement social ce serait quoi comme mot perception de la réalité qui est en train de se jouer dans le monde du travail ça va laisser des traces dans les urnes ce qui se passe là non c'est un des risques que vous voyez bien comme moi que il y a on embuscade le rassemblement national qui dit rien qui est tapis dans l'ombre qu'on a rien à faire du travail des travailleurs des des retraites mais qui va pour accéder d'une certaine manière aux responsabilités va se saisir de ça j'ai été frappé moi la réaction après le 43 la première réaction celle de Marine Le Pen en disant que si j'arrive au pouvoir et bien je j'annulerai cette loi nationale là dans ce conflit en ce moment ils sont pas très courageux parce qu'ils sont très discrets parce que je sais pas s'ils ont une pensée sur les retraites mais ils sont assez malins en termes de posture ouais merci à vous Laurent merci Jordan dardella défense vous n'aimez pas les travailleurs vous n'êtes pas très courageux écoutez moi je suis très serein autour de cette table parce que je suis le seul à ne pas avoir voté pour Emmanuel Macron au second tour l'élection présidentielle là non plus donc si vous avez besoin tous les mouvements politiques tous les patrons de la nupesse tous les chefs de fil de tous les partis politiques de la nuit Pesse les syndicats ont tous appelé à voter Emmanuel Macron au second tour et c'est vrai que c'est très paradoxal aujourd'hui devient nos adresser ce genre de critique bon quand on a fait lire celui qui met en oeuvre cette réforme pour venir son offusquer quelques mois plus tard en vérité quand Emmanuel Macron dit hier il y a pas d'alternative c'est un réflexe totalitaire en démocratie quand on dit il y a pas d'alternance l'alternance c'est sain non pas seulement un bouclier social pour les Français parce que je pense qu'on est les mieux disons sur cette réforme et que nous on considère quand vous avez commencé à travailler entre 17 et 20 ans vous devez partir à 60 ans je pense que c'est des propos que vous avez eu sur de nombreux plateaux pendant des semaines la question que je vous pose elle est toute simple c'est et maintenant comment ce gouvernement peut gouverner pendant 4 ans par exemple votre réaction peut-être à ce que disait Laurent Berger on a l'impression que tout se joue aujourd'hui dans le bureau du Conseil constitutionnel c'est ça parce que la France n'est pas un tableur Excel et que la politique doit reprendre ses droits il y a des crises qu'est-ce que vous proposez le référendum d'initiative citoyenne c'était une très grande revendication qui a été portée par le mouvement des gilets jaunes c'est dommage que le Président de la République parce que cher pourrait concilier les dirigeants avec le peuple le peuple c'est quoi c'est ce sur qui s'exerce le pouvoir et ce sur qui s’exerce le pouvoir on le sentiment que les gens qui sont au pouvoir dirige contre eux donc il faut donner vie au peuple français et je pense qu'il faut instaurer ce référendum et instaurer aussi la proportion vous pouvez peut-être rappeler la procédure on peut peut-être le faire en quelques mots donc pour qui court l'assemblée du texte elle le fera évidemment donc la probabilité pour que 49 ans mais quand même très faible le vrai sujet c'est que le Président de la République a entre les mains aujourd'hui parce qu'il est la source de blocage il peut aussi être la clé de déblocage par le référendum ou le retrait de ce texte Clément bonne moi je suis d'accord avec l'idée qu'il faut des évolutions démocratiques des évolutions quotidiennes dans notre pays c'est pas lié auprès de la République soyons honnêtes vous avez vous étiez pas très vite pas trop les bienvenus dans les cortèges donc c'est pas le sujet de telle ou tel que je ressens un peu mieux accueilli que vous mais vous avez tort de dire ça Jordan Bardella parce que moi j'ai des contacts chaque jour avec les syndicats et j'étais encore il y a deux jours dans un dépôt de bus où il y avait des syndicats CGT on pas discuter on n'a pas été d'accord mais allez-y on peut y aller ensemble pour voir si l’accueil sera avec grand plaisir et courtois mais moi je suis d'accord pour que des évolutions démocratiques il y a une réformes astuelle qui va s'engager vous allez non mais vous avez dit quelque chose de très intéressant car on se comporte tous comme si les choses s'arrêtaient maintenant bien sûr ce moment il est important ce moment il engage notre responsabilité à tous je pense que ce qui se passe dans l'enceinte de l'hémicycle les comportements monsieur Ruffin quand vous parlez de haine faites votre examen de conscience aussi vous n'avez pas arrêté de jeter le bus sur le feu depuis 6 ans vous avez dit que vous détestiez le premier République êtes-vous est-ce qu'on peut tous se calmer un peu et avoir des mots responsables et respectueux je pense que ce soir on y arrive ça doit pas être si difficile d'y arriver tous les jours et on peut assumer des désaccords vous dites très bien il faut changer peut-être les méthodes par exemple la République qui a voulu engager un travail avec tous les partis politiques non moi je refuse de dire qu'il n'y a pas de cas de démocratique parce que je crois que quand on est ministre parlementaire élu et conditions pour vous et il y a une élection présidentielle ou la politique donc s'il vous plaît un peu de décence il y a pas une élection présidentielle il y a pas eu une clarté sur la réforme on va avoir un générique des années 1980 là il y a aucune espèce nous sommes et il y a aucune espèce de prise de conscience que nous avons un modèle économique d'un modèle tel qui fonctionne un slogan comme ça elle brûle proposition sur l'écologie madame Mousseau d'être obsédé par moi faites une proposition vous avez l'occasion de le faire et bien moi j'ai entendu de vous que le barbecue sur l'écologie on finance avec la pénibilités alors la question est très simple comment comme je commençais l'émission comme ça sans doute que les gens qui vous regardent ce soir après cette motion de censure qui est donc ça s'est joué à 9 voix se pose une question 4 ans comment on fait pendant quatre ans Olivier Marleix on dit très long ce qu'il dit c'est patron d'un syndicat de syndicatformiste et il dit qu'il n'y a plus aucun dialogue moi je me souviens de Nicolas Sarkozy Président de la République arrivant à faire signer à la CGT je me suis en 2009 ou 2010 un accord par lesquels la CGT EDF on parle d'EDF renoncer à 5 ans accepter de travailler 50 plus vous mesurez la différence quand même de d'implication dans le dialogue social je pense que fondamentalement mais l'humeur du pays elle est aussi le résultat d'une facturation je pense que Macron a une vraie responsabilité dans cette fracturation il y a une stratégie électorale je rejoins l'analyse de Monsieur Ruffin sur le sur le sur la division en 3 du pays ça c'est la stratégie du président de la République a voulu pousser la gauche modéré les gens de gauche dans les élèves dans les bras de Monsieur Mélenchon et pousser les gens de droite dans les bras de Marine Le Pen pour être sûr de camper sur une espèce de position centrale en rempart des extrêmes c'est mortifères pour notre pays la fracturation de l'Assemblée nationale c'est le résultat de cette stratégie donc la fracturation qu'on constate dans la rue dans le pays c'est le résultat de sa stratégie donc il faut aussi au sein de votre partenaires il faudra qu'on en sorte c'est ce jeu de stratégie de facturation qui a fonctionné mais le but du plan c'était qu'il n'y ait pas d'alternative à lui c'était de pouvoir se poser en espèces de rempart de la de la de la démocratie contre les extrêmes donc non c'est un sujet sérieux parce que je pense que l'état du pays il est en grande partie comment gouverner pendant 4 ans c'est le président de la République qui est le président doit faire des majorités elle va recevoir les responsable de Marty à cette question il en est je crois incapable il n'a été capable que de faire des débauchages et c'est tant mieux parce qu'on partage rien partage pas grand chose Olivier Édouard Philippe dit il faut une coalition avec tous ceux qui se reconnaissent dans le bloc central DLR aux élus de la gauche et qui ne se retrouvent pas dans la nups Edouard Philippe propose de parachever le projet d'Emmanuel Macron d'avoir cette espèce de grande force centrale moi je refuse de rentrer dans ce jeu politique c'est tout notre combat c'est de réconcilier ce pays un jour et de ne pas vivre des solutions dans lesquelles on aurait besoin d'avoir des solutions nous on a une boussole c'est le peuple français pourquoi pas tant que le pays est bloqué la solution de la République nous dit moi je ne peux pas gouverner autrement que par la force et par la brutalité et que dans un éclair de lucidité il se dit mais si parce que en vérité la politique que vous menez elle est elle est triste c'est c'est là les gens qui vous écoutent ce soir est-ce que un jour on va voir la tête de l'état des gens qui nous aiment je pense que les gens qui ont écouté le premier République hier auraient aimé entendre des mots de d'empathie de bienveillance de l'amour je pense qu'ils ont envie ils ont envie d'être aimé surtout d'être respecté par les gens qui sont au pouvoir or quand on passe par la force quand on humilie les représentants démocratiquement élus du peuple manque de respect au peuple français et je pense qu'il faut remettre un peu de un peu de un peu d'humain et un peu de bienveillance dans la politique et la politique c'est pas un truc froid c'est pas un tableur Excel la réforme des retraites là la réforme je vous attendais la réforme des retraites si vous voulez c'est pas juste de la comptabilité derrière il y a des gens c'est vrai il y a des vies c'est vrai qu'on a beaucoup entendu cette critique pas simplement dans la voix du rassemblement national sur le manque d'empathie sur une forme de brutalité de la part du chef de l'État hier dans cette dans cette interview je crois qu'il a surtout dit la vérité non mais je crois que quand on fait de la politique d'abord c'est la première des responsabilités qui doit être la nôtre de dire la vérité sur l'état nos comptes publics sur la nécessité de continuer à réformer le pays et sur la responsabilité qui doit être la nôtre de continuer en effet ils ont besoin d'amour je pense que les Français ont besoin de respect ils ont besoin ils ont besoin de respect ils ont besoin de considération ils ont besoin de responsabilités ils ont besoin de vérité ce qu'on dit c'est que quand on est en majorité relative comme on l'est ça veut aussi dire que les oppositions elles ont une responsabilité absolue soit on décide que en effet pendant quatre ans tout est bloqué qu'on ne fait plus rien ou alors qu'on ajoute de l'instabilité démocratique par dissolution sur dissolution ou alors on assume on assume qu'on peut avoir des sujets sur lesquels on sera ensemble on a voté avec la gauche un texte important sur les enjeux écologiques on a voté avec la droite un texte important mardi dernier sur la question du nucléaire donc alors c'est vrai que pour les gens dire que c'est possible peut-être qu'il y a des gens qui vous regardez qui n'ont pas je voudrais leur donner les éléments de compréhension c'est vrai qu'il y a eu cette semaine une majorité un peu baroque notamment sur la question du nucléaire le rassemblement le rassemblement national a voté avec le PC avec Renaissance avec les républicains et c'est pas assez et c'est passé j'ai ouvert la fenêtre le ciel est bleu si le ciel est bleu vous allez pas dire que le ciel est gris ça veut dire qu'il y a des majorités possibles je pense que le nucléaire c'est un gage de de souveraineté de compétitivité donc c'est possible elle vient dire il faut relancer mais en 1990 quand il y a eu la motion de censure qu'on se regarde vous avez groupé vos voix celle du Parti communiste français est-ce qu'on vous a dit que vous étiez devenu soviétique ou communiste qui considèrent que c'est inaudible donc on fait un tout petit peu retomber la pression ce que dit le président c'est ça il dit bah on va saucissonner les textes et puis on va je caricature enfin bon sur l'immigration c'est ça on va le coupé en plusieurs parties et on va essayer pour trouver des majorités vers vous on va essayer de trouver d'avancer qu'à un cas de trouver des majorités moi je pense que c'est pas placé le débat au bon endroit la question c'est pas comment on construit de briques et de broc par des bricolages et des bidouillages des majorités à l'intérieur de l'Assemblée nationale c'est comment on construit une majorité à l'intérieur du pays c'est comment on rassemble les Français comment à la place d'être le porteur de la division on dev le garant de l'union et on aurait tant à faire ensemble c'est parce que le pire pour moi c'est le gâchis que ça représente pour notre pays toute cette année si on a un hôpital qui est en lambeau nous devrions le reconstruire on a une école de la République on recrute des enseignants au job dating on devrait reconstruire ça on a un rail qui fonctionne pas on devrait le construire et plus importante tout on a un défi climatique face à nous qui réclame du travail qui réclame qu'on ait des ateliers de réparation par exemple un parquet un parcanton que notre rail soit réparé qu'on est les logements qui soient transformés il y a tout ça qu'on aurait à faire ensemble et à la place de se porter ensemble de canaliser nos énergies de canaliser notre main d'oeuvre de canaliser notre savoir faire notre intelligence nos capitaux en non direction qui est affrontée ce grand défi sur ces sujets-là je pense qu'il y avait le moyen de chercher ça moi je suis Roosevelt 1942 il y a les mises en place d'une économie de guerre face au grand défi qui est affronté pour les États-Unis nous avons de la même manière à affronter un grand défi que nous pourrions faire de manière plus large en fonction une économie de guerre climatique c'est-à-dire je vous parle pas des parties je peux vous parler des Français que je vois les Français que je vois dans la rue ils sont près demain à soigner et enseigner à construire évidemment mais là je veux dire la question c'est comment on renoue avec le peuple comment on fait pour que le peuple se rassemble plutôt et alors évidemment excusez-moi mais il y a une étape préalable évidente qui est le retrait de ce texte parce que ce texte de de des unions or aujourd'hui vous savez monsieur Macron va rencontrer Charles III à Versailles ce weekend je me dis peut-être qu'il y aura une apiffanie peut-être que si ça se trouve c'est le roi d'Angleterre qui va venir donner des conseils de démocratie voire de République au président en lui disant ben nous on a une monarchie mais quand même c'est pas une monarchie absolue parce que oui parce que là ce qu'on a le sentiment je veux dire quand vous rencontrez les Français comme aujourd'hui il vous dit mais qui sont les factieux est-ce que c'est nous ou qui est-ce qui se fait dans la République on nous dit bah voilà c'est quoi la France pour lui c'est un joujou qui peut casser le sentiment je vous le dis oui une espèce de monarchie absolue où tous les pouvoirs sont aujourd'hui entre les mains d'un seul homme encore une fois mais on pourrait reprendre François Ruffin à chaque fois les mots ont un sens on est en République et vous y participer c'est très bien comme ça les beaux c'est beau c'est lui qui l'a dit c'est lui qui avait une vision monarchique c'est lui qui l'a dit il manque quelque chose du coup je connais cette interview alors il y a ensemble François Roxane vous verrez que mais ce que vous dites c'est beau et c'est juste François Ruffin sur l'Union et sur le rassemblement mais vous faites exactement le contraire j'étais presque tenté de vous croire mais allons-y vous avez pas du rail ça m'intéresse un petit peu sur le ferroviaire je suis mis des transports on va avoir ça a été annoncé par Premier ministre sans milliards d'euros d'investissement dans notre système ferroviaire ça va être discuter au Parlement dans les prochaines semaines si vous pensez que c'est bien et d'ailleurs il y avait une députée écologistielle même une députée du rassemblement national qui a travaillé sur ce projet qui a été remis par tous les partis à la première ministre vous allez donc nous soutenir ça serait une première parce que vous n'avez voté aucun des textes il y a peut-être qui était pas bien il a peut-être qui était un peu mieux vous en avez voté aucun personnellement ni madame Rousseau aucun depuis qu'on a commencé cette législature vous n'avez même pas approché l'idée de voter un texte des collègues de la nuit pêche à vous socialiste ou communiste ont voté certains textes et communistes ont voté sur le nucléaire les socialistes ont voté sur l'énergie renouvelable donc vous voyez que c'est possible moi je suis d'accord pour que dans les moments importants il y a des points sur lesquels on puisse travailler ensemble l'urgence climatique je suis d'accord pour qu'on puisse y travailler mais c'est pas un slogan c'est pas juste dire l'urgence climatique c'est faire des propositions concrètes c'est l'investissement dans le ferroviaire c'est l'interdiction des véhicules thermiques aux choses réelles à l'Assemblée nationale moi j'étais porteuse d'un amendement de 5 milliards sur le ferroviaire et 3,5 + 1,5 et bah ça c'était porteuse d'un amendement sur la rénovation thermique des logements et en fait ça ça a été voté par l'Assemblée nationale par exemple il y a eu un vote en faveur de ses amendements donc d'une majorité à l'Assemblée nationale et dans 49-3 que vous avez fait vous avez renoncé 3 milliards en moins sur le bouclier de tarifaire de la République prend la parole et traite un mouvement social historique de faction en fait on se dit mais c'est pas exactement de poule comme si on nous étions des espèces de horde de sauvage bref à un moment donné la question est donc je vois bien avec les amendements non on parle à l'instant soit ça vient de vous et alors c'est bien et c'est la vérité pour voter le plan sur ferroviaire on va travailler ensemble et ça je voulais vous dire je voudrais qu'on donne la parole à Céline ce soir alors on va préciser vous êtes là avec moi j'ai l'impression que vous discutez quelqu'un d'autre c'est l'universalité vous êtes avec moi et bien je ne crois pas oui oui tout à fait pardon bonsoir merci d'être avec nous en direct sur le plateau de l'événement votre nom est de plus en plus cité pour remplacer Philippe Martinez dans quelques jours on va pas évoquer évoquer ce sujet mais je fais les présentations pour les gens qui nous regardent ce soir nouveau mouvement nouvelle mobilisation décider ce soir ce sera le 28 mars donc j'allais dire malgré le 49,3 en tout cas malgré ce qu'on a entendu sur le plateau avec un vote qui est considéré comme légitime et institutionnel par par le gouvernement vous l'avez dit les uns et les autres sur ce plateau en tout cas Aurore berger et Clément bonne la mobilisation continue ah ben oui et je dirais surtout aussi parce qu'il y a le 49-3 et je dirais que ce 49-3 à attise un peu plus la colère et d'ailleurs on l'a vu aujourd'hui c'est à nouveau une mobilisation qui est énorme vous avez vu les chiffres plus de 3 millions de personnes qui sont qui sont descendus dans la rue pour manifester sur tout le territoire on aura aussi des multiples actions tout le week-end parce que c'est pas uniquement mardi prochain en effet mardi prochain ça sera aussi une grande journée mais tout le week-end vous allez voir des initiatives des blocages l'occupation de l'espace public aussi et puis il y a toujours les secteurs professionnels qui sont en grève reconductibles et nous nous comptons élargir la mobilisation même par la grève parce que justement on voit un gouvernement et surtout un président de la République qui ne nous entend absolument pas et qui veut nous imposer parce que il s'agit d'imposer puisque il y a pas eu de vote il y a pas eu de temps parlementaire respecté donc il veut nous imposer une réforme qui est qui est véritablement une régression sociale dit quand on fait grève ça coûte cher vous dites aux salariés ça vaut le coup il faut continuer on peut arriver à faire plier le gouvernement vous y croyez réellement le Président il est apparu très déterminé on a entendu aubergé Clément Bones ce soir et d'ailleurs Olivier merlac disons aussi il faut tenir très déterminé sur le fait de faire cette réforme alors il a l'air très déterminé mais moi je dirais pour moi en tout cas je traduis plutôt son alocution pardon comme quelque chose qui ne répond absolument pas aux urgences ça a été dit d'ailleurs sur votre plateau aux urgences et au préoccupations de la population moi j'apparente cela a de l'irresponsabilité parce que par contre je le redis aujourd'hui il y avait beaucoup plus de monde que la précédente mobilisation que tout le monde est très en colère il y a eu énormément de jeunes aujourd'hui dans la rue de plus en plus d'universités de lycées sont bloqués ça je pense que c'est à prendre en compte parce que ce n'est pas anodin et que justement il y a aussi de plus en plus de salariés qui se mettent en grève aujourd'hui certaines n'avaient jamais fait grève jusqu'à présent et ils se sont mis alors c'est pas toujours les mêmes personnes qui sont en action ou en mobilisation mais ça commence à faire beaucoup ce sont quand même des millions de personnes et je peux vous assurer que eux ils ont compris nous nous avons compris que il fallait justement mobiliser massifier un petit peu plus ce qui se passait parce que la seule chose que comprend ce gouvernement c'est le rapport de force donc il faut créer ce rapport de force et dans la rue et dans les entreprises et les services est-ce que ce moment ce mouvement il vous échappe est-ce que quand vous voyez les les actes de violence qu'il y a eu un peu partout en France ce soir est-ce que vous craignez justement que cela dégénère est-ce que vous voulez condamner ces violences d'ailleurs alors nous ce que nous prenons nous n'avons jamais prôné la violence ni la détérioration des biens publics ou des biens privés d'ailleurs les biens publics nous nous savons le coup que ça a c'est les collectivités ensuite qui les payent donc c'est nous-même donc ça nous ne sommes pas du tout dans ces modalités d'action ça c'est très clair maintenant je ne pense pas que la mobilisation nous échappe pour moi ce que les personnes qu'on a vu notamment à Paris et bien ce sont pas des manifestants et des manifestants en tout cas pas comme nous nous l'entendons ce sont des casseurs donc voilà après je vois bien qu'on focalise beaucoup ça je sais pas moi j'ai du mal à savoir qui sont ces personnes ce que je remarque quand même c'est que nous c'est nos camarades bien souvent que nous allons chercher au commissariat parce qu'ils ont été interpellés alors qu'ils n'ont commis aucun délit et ces fameux soi-disant Black Box je ne sais qui ils sont ils sont rarement arrêtés donc ça c'est un véritable problème aussi et par contre nous manifestons de façon tout à fait sereine très déterminée mais ça jamais commettre de délit et par contre nous nous recevons des gaz lacrymo souvent on est chargé aussi par les forces de l'ordre de manière très violente et ça je pense qu'il y a quand même un problème aussi sur le maintien de l'ordre et d'ailleurs ça laisse ça a été dit notamment aussi par la Défenseur des droits donc il y a aussi un souci à ce niveau là donc attention non plus qui il faut pas qu'il y ait une escalade de la violence et le maintien de l'ordre a une responsabilité aussi à ce niveau là donc moi je pense que nous de toute manière on souhaite continuer les mobilisations on sait très bien que ce genre de violence dessert nos causes notre cause et donc nos mobilisations donc bien évidemment que nous nous sommes absolument pas d'accord avec toutes ces violences merci beaucoup c'est l'universel Eddy d'avoir été en direct avec nous et vous l'avez rappelé une nouvelle journée de mobilisation le 28 mars je voudrais qu'on aille maintenant rejoindre Eliot Samuel vous êtes en direct de la Bastille est-ce que le calme est revenu à la situation qui s'est tendue ici il y a quelques petites minutes maintenant place de la Bastille où ils étaient encore des centaines de manifestants présents des manifestants qui étaient revenus depuis la place de l'Opéra où c'était terminé le cortège pour revenir donc au point de départ de cette manifestation ici place de la Bastille elle est policier qui ont fait usage de nombreux tirs de gaz lacrymogène pour tenter de disperser ces manifestants en face on a pu voir déjà de projectiles des jets de bouteilles en verre déjà de pavés aussi quelques départs de feu désormais la situation qui est encore tendue dans les rues adjacentes on voit les forces de l'ordre qui tournent dans ces rues autour de la place de la Bastille pour mettre fin à tout rassemblement désormais un mot peut-être rapidement sur le climat justement de ces arrestations des arrestations préventives le ministre le préfet de police de Paris il n'y a pas d'arrestation préventive la Défenseur des droits dit je reçois de nombreuses plaintes François Ruffin moi je me souviens que dans la crise des gilets jaunes j'avais rencontré des syndicats de police qui me disaient le problème c'est que ce mouvement réclame une réponse politique et qu'on lui apporte une réponse policière et je vois le même glissement aujourd'hui c'est à dire que ce qui est attendu c'est une réponse politique on a le président de la République qui a causé hier et pourtant il y a pas eu de réponse politique qui a été apportée sur les demandes de ce mouvement et que du coup ce qui est à la place c'est une réponse policière avec moi quand un Français tape sur un autre Français qui porte un uniforme ou qui n'en porte pas j'en suis blessé donc je ne me réjouis pas de ça c'est donc du coup c'est comment on appelle ça comment on sort de ça et comment on démocratie on fait pas usage de la force de coercition en fait il y a quand même une certaine constante dans tout ça vous avez une force de coercition qu'ils exercent sur les salariés c'est la réquisition vous avez une force de coercition qui s'exerce sur l'assemblée c'est le 49-3 et vous avez une force de coercition qui exerce sur les mannequins pour les forces de l'ordre sont malheureusement mises trop souvent à contribution depuis le précédent quinquennat la crise des gilets jaunes etc évidemment qu'un usage très très prudent à une doctrine très sûre de de maintien de l'ordre je suis assez content qu'on est plus préfé l'allemand comme préfet de police à Paris parce que à l'époque on avait une doctrine de maintien de l'ordre qui était assez discutable où on allait trop souvent en campagne et il faut préserver les forces de l'ordre il faut éviter au maximum le contact évidemment c'est difficile comme parfois ce sont des casseurs qui viennent provoquer les forces de l'ordre et justement il a eu raison Emmanuel Macron le monde d'évoquer ce qui s'est passé au capital au Capitole ou au Brésil avec jerbols mais dire que nos démocraties sont en danger y compris le forgeron oui bien sûr mais moi je le dis très clairement la République a dit très clairement on distingue évidemment des manifestants on a entendu encore en langage de responsabilité tant mieux de la part de la CGT qui sont libres de manifester libre de faire grève les forces de l'ordre elles assurent aussi leur sécurité dans les manifestations et je ne les confonds pas avec ce qui est de la casse et j'aimerais qu'on ait un discours un petit peu plus clair pour condamner la violence on peut soutenir les manifestants c'est votre droit et condamner les violences je pense qu'on a intérêt à distinguer et je rends aussi hommage aux forces de l'Orne parce que c'est un service public et ce sont les gens qui aujourd'hui parfois pour les CRS pour les policiers travail 30 35 heures de suite sans aucun repos pour assurer la sécurité et que je pense un changement de doctrine du maintien de l'ordre là dans les dans les manifestations et alors que les premières se sont très bien passées là on a on observe quand même des des violences policières certes situées mais quand même des violences policières parce que il y a des violences ou les endroits où je suis allé clairement il y a eu des charges alors qu'il n'y avait pas de violence des personnes qui face à ces policiers et donc je le disent gratuite de la part je pense que ça fait partie de ce de cet ancien monde où on essaye de faire taire un mouvement social en tendant la situation avec la police et je vous le dis en fait ça ne suffira pas aujourd'hui cela ne suffira pas et même j'en appelle vraiment au ministre de l'Intérieur pour changer de doctrine pour sortir des nazes et le préfet de lunettes a même lui-même reconnu qu'il recourait au NAS alors que c'est interdit et ça a été interdit par le Conseil d'État et donc de revenir à un maintien de l'ordre qui assure la pacification juste une réponse à ce qui vient d'être dit vous pouvez pas commencer à dire que il faut assurer la sécurité il faut assurer la sécurité il faut pas de charge comme on l'a vu de policiers et qui et qui tapaient à tout va là encore on a eu des remarques on a eu des on a eu des images où il y avait des coups de matraquements sur les policiers j'espère que toutes les violences en France je crois que là tous les organismes amenés ce qui est international tous les organismes internationaux de droite humain 5e de la manière dont les dont les vous condamnez aussi les violences contre les policiers c'était la question qui vous était posée j'ai un exercice à vous demander aussi les charges des policiers qui sont contre les contre les manifestants et qui vont j'ai un exercice à vous proposer extrêmement ferme parce que ça fait partie de la crise dans laquelle nous sommes j'ai un exercice à vous proposer nous arrivons au terme de ce débat je voudrais faire un tour de table assez rapide pour vous demander comment ça va finir Alex c'est ton chef de l'État de trouver la réponse pour moi elle passe par par le dialogue ce dialogue social qui était autant miam mal il y a des sujets il faut qu'il prenne rapidement le dialogue de manière ou d'une autre il y a des sujets qui ont été mis en évidence dans cette réforme de retraite et qui n'ont pas eu de réponse notamment la question de la démographie comment on permet aux femmes de concilier une vie une vie professionnelle et la maternité comment on prévient la pénibilité on n'attend pas que les gens soient usés soient cassés il y a des il y a un travail à faire là-dessus et puis il y a d'autres d'autres immenses sujets sur le pouvoir d'achat des Français on l'a dit la question du logement qui pèse qui grève leur budget à la question du coût du transport voilà ce président de la République de rétablir et de rétablir cette Concorde dans le pays ce qui a dit François Ruffin tout à l'heure était une très belle évocation à laquelle on ne peut que que souscrire ce président de la République qui a les outils institutionnels en main comment ça va finir moi je n'aime pas faire de Paris ni de prophétie mais je vois une force qui se lève dans le pays et une force qui refuse que un homme seul à l'Elysée dans son palais comme un forcené viennent imposer sa volonté au pays tout entier va répétons le 2 français sur trois qui disent non avec constance à cette réforme quatre salariés sur cinq qui sont quand même les premiers concernés dans son palais de l'Élysée que un moment il serait nécessaire de temps en temps mais qui sortent je l'invite à venir avec vous même berger j'ai bien retenu votre que vous que vous acceptiez ma proposition à venir voir les salariés de carbone lorraine plus régulièrement et les artisans et les commerçants et que là il y a il y a une surdité une force qui se lève il y a une vous savez moi ce que au-delà au-delà du nombre madame roux au-delà du nom moi ce que j'ai observé dans les manifestations d'aujourd'hui c'est un changement d'état d'esprit c'est à dire jusqu'à maintenant à la fois les gens manifestés mais en étant habité par une forme de résignation et aujourd'hui c'est autre chose c'est aujourd'hui si on peut gagner et moi je le dis aux gens oui on peut gagner on peut gagner ça veut dire obtenir le retrait de ce texte bien évidemment il y a une soif de justice dans notre pays c'est une évidence et je crois qu'elle est partagée par d'autres pays je pense à l'Allemagne ou à l'Espagne qui ont assumé une réforme des retraites qui allait pas jusqu'à 64 mais jusqu'à 67 ans ils ont pas moins soif d'égalité de respect de justice dans ces pays qui sont des pays démocratiques ou des sociaux-démocrates on fait le choix de ses réformes et le choix de cette réforme c'est un choix de responsabilité c'est le choix d'assumer de ne pas léguer encore une fois de la dette ne pas léguer encore une fois des difficultés supplémentaires à notre pays le choix aussi de se dire que toutes les économies qu'on réalise grâce à cette réforme sont redistribuées intégralement aux Français le choix de permettre à 1,8 millions de retraités qui ont des petites retraites de gagner en moyenne chaque année presque 700 euros de plus par an ce qui compte quand vous êtes à 1 euro près à la fin du mois ou à la fin de la semaine donc comment ça doit finir c'est évidemment ce chemin de dialogue et ce chemin de dialogue c'est ce que je disais tout à l'heure quand on est en majorité relative comme nous le sommes la responsabilité elle est aussi la responsabilité absolue des oppositions pour que quand la main est tendue la main officielle faut saisir doivent pouvoir exister parce que c'est l'intérêt de se terminer avec le maintien de cette loi et le retour du dialogue c'est ce que vous êtes en train de nous expliquer Jordan Bardella la question que vous nous posez comment cela va se terminer je pense que cela va se terminer par notre arrivée au pouvoir je la crois nécessaire je pense que nous sommes aujourd'hui la seule alternance en fait le plus beau des contre-pouvoirs peut-être le plus fort et le plus puissant c'est le bulletin de vote et j'ai envie de leur dire ne vous résignez pas ne vous démobilisez pas il y a des élections qui arrivent à des élections européennes dans un an élections présidentielles législatives dans quatre ans c'est difficile les temps sont difficiles et la politique eux-mêmes le gouvernement elle est brutal et les violente pour des millions de gens mais je veux juste leur dire que si le président de la République a éteint la lumière alors nous avons en tout cas la volonté les convictions pour la rallumer la question vous avez pas répondu sur ce qui va se passer dans les semaines encore la possibilité de manifester comme on le fait qu'on l'a fait aujourd'hui et c'est quand même une grande sortie c'est un grand souci là on est face à un éveil démocratique vraiment un éveil démocratique et entendons et accompagnons cet éveil démocratique et moi je rêve vraiment d'une société qui reprend une forme de pouvoir sur sur l'assemblée et qui reprend le pouvoir sur l'assemblée oui ou l'assemblée n'est pas sourde et aveugles à ce qui se passe dans la rue une assemblée qui entend et qui résonne avec la rue une assemblée qui prend en compte les crises qui qui viennent aussi bien la crise sociale que la crise climatique et qu’en fin une sorte de ce modèle productiviste qui nous salit et qui nous détruit et la retirer le texte faites une dissolution et faites un remaniement ministériel et comme ça on sort de la c'est utile remaniement ministériel vous demander le départ d'Elizabeth Bank ça changerait quelque chose mais bien sûr quelle est sa légitimité quelle est sa légitimité une émotion bien sûr une motion nationale et un pote Clément bonne on vit un moment difficile et grave et moi je suis préoccupé quand j'entends le refus de la responsabilité c'est-à-dire tout le monde nous dit on a des slogans aucune proposition le moment est grave il faut travailler ensemble et vous ne le voulez pas et on le propose et Monsieur Bardella se réjouit avec un peu d'arrogance par avance d'élection dans 4 ans mais enfin le sujet pour les Français c'est d'agir maintenant ça veut dire pendant 4 ans tout le monde veut qu'on le fasse rien pour le pays moi je ne m'y résoudre pas cette action cette réforme on l'assume par responsabilité elle n'est pas facile et elle n'est pas l'alpha elle est pas l'alpha et l'oméga il faut tirer les leçons il faut tirer les leçons de ces mobilisations je crois on l'a dit qu'elles expriment beaucoup de colère qui dépassent largement la réforme des retraites et ça veut dire que ce qui nous attend sur une loi travail qui va permettre de lutter contre davantage négatif sur la justice fiscale sur l'écologie la vraie celle qui consiste à agir au niveau européen pour interdire par exemple les véhicules thermiques vous n'avez jamais soutenu cela c'est concret et celle du dialogue politique et social pour la suite c'est ça qui est très important je vous remercie sincèrement tous les sites d'avoir participé à ce débat cette soirée se poursuit merci

Face à Macron, je vois un peuple qui se lève — François Ruffin · Pourquijevote