22/01/2026, Collonges-au-Mont-d'Or. Vœux 2026 de Blandine Brocard, députée du Rhône.
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- 7:00Blandine BrocardChiffre
« La France est classée 11e économie du monde par The Economist, devant l’Allemagne et même devant les Etats-Unis ! »
- 7:30Blandine BrocardChiffre
« La France est leader européen des investissements étrangers. »
- 8:00Blandine BrocardFait
« On a reçu le prix Nobel d'économie grâce à Philippe Aghion. »
- 8:30Blandine BrocardFait
« La France se positionne aujourd'hui comme un pôle d'attraction international majeur en matière d'intelligence artificielle et de recherche. »
- 17:00Blandine BrocardFait
« L'Europe a gelé, pas plus tard qu’avant-hier, mardi, la ratification de l’accord commercial avec les Etats-Unis et a les moyens d’activer son « bazooka économique ». »
- 17:30Blandine BrocardFait
« Le président Emmanuel Macron a affirmé ce même jour, lors de son discours au Forum économique mondial de Davos préférer le respect plutôt que les brutes, l'État de droit plutôt que la brutalité. »
- 18:30Blandine BrocardChiffre
« Le nouveau service national qui a ouvert sa campagne de recrutement lundi 12 janvier dernier, avait déjà reçu plus de 2000 candidatures tout juste une semaine après. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Quel plaisir de se retrouver ce soir pour cette cérémonie de vœux. Elle se pourrait convenue, remplie de formules alignées, prémâchées et banales, oubliées sitôt sortis d'ici. Mais si vous êtes là aussi nombreux, c'est justement parce que vous savez que ce n'est pas de cela qu'il s'agit.
Il ne s'agit pas pour moi d'égrener ce que j'ai fait ou dit dans une sorte de liste à la Prévert fastidieuse pour tous. Si vous êtes là ce soir, c'est que vous commencez à bien me connaître et moi à bien vous connaître aussi, et que ce dont je vais vous parler, c'est ce en quoi je crois, ce qui m'anime, ce qui me fait vibrer, c'est vous. Et ma plus grande satisfaction, c'est que vous repartiez avec le sourire aux lèvres, confiant et pleins d'allant.
Alors oui, oui, je ne méconnais pas le contexte dans lequel nous vivons, qu'il soit national - avec ses débats, ses incertitudes, ses feuilletons budgétaires parfois interminables - ou qu'il soit international : il ne respire pas toujours la sérénité, loin de là. Et pourtant. Pourtant, cette année, je veux vous parler de courage, de courage et d'audace.
Des vœux comme un antidote à la morosité et au défaitisme ambiant. Et j'espère que ce programme vous fait envie et qu'en sortant, vous vous direz tous « Allez ! On y va !
Osons !!».
Redressez-vous sur vos chaises, ouvrez vos oreilles et vos cœurs, souriez à votre voisin. Vous êtes prêts ? Prêts à embarquer ensemble ?
C'était le thème de l'année dernière. Souvenez vous. Et ce soir ?
Ce soir, êtes vous prêt à oser ? Alors osons ! Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez moi de laisser la parole à Alain Germain, le maire de Collonges au Mont d'Or, qui nous fait l'honneur de nous accueillir.
Merci à toi, très cher Alain, et nous sommes ravis d'être tous collongeards ce soir. Bonsoir à toutes et à tous. Donc bienvenue à Collonges que vous connaissez peut être, ou peut être pas.
Collonges souvent... pour ce soir c'est loupé, il fait nuit vous n’allez pas voir grand chose.
On connaît souvent Collonges parce qu'on passe sur les quais, on voit la maison Bocuse, on voit Solvay avec ses panaches blancs, mais ce n'est pas de la fumée, c'est de la vapeur d'eau, c’est un peu plus rassurant. Mais Collonges a la tête dans les Monts d'Or et les pieds dans la Saône. Donc si vous venez vous balader à Collonges, montez, montez.
Il faut monter plus haut parce que la Saône et le haut de Collonges, c'est une fois et demie la Saône et Fourvière. Donc il faut monter. Donc vous découvrirez le vieux Collonges, ce côté un peu patrimonial, et puis tous les bois qui sont aux alentours.
Donc on est très près de la nature avec une zone verte, avec des maraîchers, etc. Donc commune où il fait bon vivre. Donc je peux en parler aux collongeards qui sont là.
C'est un honneur pour moi en tant que maire, c'est un honneur pour les collongeards de recevoir notre députée qui présente ses vœux et qui nous fait l'honneur de faire ça à Collonges. Donc je t'en remercie et je te rend la parole. Je te retiens 3 secondes.
Reste à côté de moi. J'ai un petit mot spécialement pour toi, cher Alain. Alain Germain donc est le maire de Collonges au Mont d'Or.
Et tu as décidé, je ne trahis aucun secret, de ne pas te représenter pour les élections municipales et je voudrais te mettre à l'honneur parce que tu as consacré des années et des décennies de ta vie à Collonges, aux collongeardes et aux collongeards Avec engagement, avec constance et avec abnégation. Et ça veut dire tes jours et tes nuits au service des collongeards. Et grâce à toi, eh bien, c'est un petit bout de notre République qui a vécu et c’est un petit bout de notre France que tu as fait vibrer.
Alors, eh bien, au nom de la représentation nationale, je te remets cette médaille de l'Assemblée nationale qui est le signe de reconnaissance de la République. Et elle te dit très simplement mais de tout cœur merci Monsieur le Maire. Merci à toi.
Merci beaucoup. 27 ans. Merci.
Je reviendrai plus tard sur l'engagement des maires. Alors, souvenez vous, il y a un instant, je vous ai demandé de sourire à votre voisin et j'ai entendu que vous l'avez fait. Et n'oubliez pas de sourire à vous même aussi.
Vous pourriez trouver cela stupide. Et pourtant. Pourtant, ce sont ces sourires que vous croisez en sortant de chez vous.
Ce sont ces visages qui racontent une histoire. Ce sont ces mains tendues, ces paroles échangées et ces regards bienveillants qui partagent nos vies et qui construisent notre quotidien. En tout cas, moi, c'est cela que je vois et qui me porte.
Ce sont vos visages, vos regards, vos sourires qui m'animent. Je pourrais évidemment rester figée devant les informations en continu de nos chaînes télévisées toutes plus alarmantes les unes que les autres. Je ne suis ni dupe ni naïve, bien évidemment.
Mais si je suis ce soir en face de vous : c’est pour ce que vous êtes. Pour ce que vous vivez. Pour ce que vous OSEZ !
Pour ce que NOUS OSONS ! Oser, c’est se tenir loin des postures et des slogans faciles. Ce n’est pas parler fort mais agir juste.
OSONS LA NUANCE. Oser, c'est regarder la réalité telle qu'elle est, sans l'édulcorer, sans la nier, sans la contourner. C'est refuser le confort du déni et la facilité de l'attentisme.
OSONS LA LUCIDITÉ. Oser, c'est ne pas renoncer, c'est ne pas se recroqueviller. C'est assumer ce que nous sommes et porter haut ce qui nous fait rêver, ce qui nous fait avancer.
OSONS LA FIERTÉ. Oser, c'est se tenir loin des mirages individualistes. C'est agir pour le collectif, pour le bien commun, pour ce qui nous dépasse et nous oblige.
OSONS ÊTRE UNIS. Oser, c'est sortir des chemins tout tracé. C'est dépasser les clivages stériles, les batailles d'appareil.
Ce n'est pas agir par calcul, ni céder aux vents dominants. Ce n'est pas chercher l'approbation immédiate, C'est agir par conviction, par dignité et par honneur. OSONS L’EXIGENCE.
Oser, c'est espérer nos lendemains et leur donner tous les possibles. C'est faire résolument le choix de construire l'avenir. OSONS LA JEUNESSE.
Dans une époque traversée par les doutes, les colères, la tentation du repli, les pertes de repères. Oser, c'est ce courage, cette audace et cette force tranquille qui permettent à la République de tenir bon. C'est ce qui permet à chacun d'en être une pierre, de participer à ériger notre bâtisse commune.
C'est ce qui permet d'avancer quand le vent est contraire, de rester debout quand la facilité et la lâcheté appellent à céder et de tracer un cap quand tout pousse à s'en détourner. OSONS LA NUANCE. Nous vivons une époque pressée.
Pressée de juger. Pressée de condamner. Pressée de prendre position, d'avoir un avis.
Sur tout. Et tout de suite ! Nous vivons un temps de vacarme, un temps où l'on confond l'argumentation avec le cri, la conviction avec l'insulte.
Un temps où l'on demande de choisir un camp avant même d'avoir regardé le réel en face dans sa complexité. Et dans ce tumulte, la nuance est devenue suspecte. Elle serait faiblesse, elle serait hésitation, elle serait tiédeur.
Renoncement à agir. Je crois exactement l'inverse. La nuance est courage.
La nuance est acte de résistance. Non pas la nuance molle, mais la nuance qui oblige à penser. Car dans le brouhaha des évidences, il n'y a rien de plus radical que la nuance.
Et j'ai pour habitude de dire qu'il y a bien 50 nuances de gris bien plus constructifs que le tout noir ou tout blanc. Osons donc la nuance contre la brutalité. Osons l'équilibre contre la démesure.
Oser l'équilibre, ce n'est pas reculer, ce n'est pas se taire par peur. C'est accepter que la vérité humaine soit plurielle, fragile, toujours inachevée. C'est refuser les certitudes qui rassurent mais qui aveuglent.
Albert Camus le disait à sa manière « L'équilibre n'est pas un confort, c'est un effort et même un combat de chaque instant ». « On dit d'un homme “C'est un homme équilibré”, avec une nuance de dédain », constate Camus. « Mais en fait, l'équilibre est un effort et un courage de tous les instants.
La société qui aura ce courage est la vraie société de l'avenir ». Fin de citation. La nuance et l'équilibre ne paralysent pas l'action.
Ils l'obligent à être juste. Alors oui, oui, il faut s'emparer de toutes les complexités. Les colères peuvent être légitimes sans être instrumentalisées pour autant.
Et je pense ici à certains soi disant responsables politiques dont le fond de commerce est bel et bien de s'emparer des revendications et attentes de ceux qui vivent de vraies difficultés mais ne font que les caricaturer et finalement nous dresser les uns contre les autres. Le but de ces irresponsables n'est sûrement pas de proposer quoique ce soit, d'essayer de bâtir des compromis, mais bien d'attiser les clivages. Dans une démocratie fatiguée par les crises et les postures.
La nuance est un acte de réparation. Elle s'appuie sur le doute et permet de reconstruire le débat. Il en faut du courage pour oser douter.
Se taire ne pas asséner des vérités toutes faites, ne pas s'accrocher au premier mensonge simpliste qui passe. Ah si nous pouvions dire : « attendez, la réponse est probablement plus complexe qu’il n’y paraît », « la vérité n’est pas toute d’un côté », « je ne sais pas encore ». Tant de sujets méritent qu’on avance à pas feutrés.
Qu’on se questionne. En vérité. Quel exercice malaisé !
Lent. Fastidieux. Périlleux.
C’est vrai qu’il est bien plus facile de dire « c’est comme ça ! et j’ai raison ! ».
Et on s'en tient là. Souvenons-nous alors des mots d’Ernest Renan : « Le doute est un hommage que l’on rend à la vérité ». Mais la nuance et le doute ne sont ni indécision ni mièvrerie.
Ils sont lucidité. OSONS DONC LA LUCIDITÉ. La lucidité, ce n'est pas le cynisme, c'est regarder avec courage la réalité en face, sans fard, sans masque et sans posture.
Comment ne pas parler ici du contexte international ? Je pense en premier lieu aux Iraniennes et Iraniens qui, coupés du monde, continuent de se battre au prix de leur vie dans une répression sanglante pour pouvoir vivre libre. Cette liberté que nous nous éprouvons au quotidien sans même nous apercevoir quelle richesse elle est.
Je pense aussi aux habitants de la Palestine et Israël, pris en étau dans de terribles conflits où tout le monde pense devoir prendre part sans nuance aucune. « Si tu es pour Israël, tu laisses mourir des enfants Palestiniens. Si tu es pour la Palestine, tu es antisémite ».
Comment voulez-vous apporter mesure et paix, quand les discours s’arc-boutent sur des anathèmes stériles et destructeurs ? Et que dire de certaines régions d'Afrique volontairement déstabilisées par des puissances étrangères, de la Chine qui tente d'étouffer Taïwan ? Quant à notre continent...
L'Europe est attaquée par l'est avec les poussées hégémoniques de Poutine. L'Ukraine et les Ukrainiens résistent et nous nous devons de les aider. Le chef d'état major des armées, le Général Mandon, a eu des mots très forts, lors du Congrès des maires, en novembre dernier, à Paris.
Des mots que nous n’avions plus l’habitude d’entendre depuis très longtemps. Des mots si oubliés qu’on reproche à celui qui les prononce de le faire ! Et je sais qu'ils ont heurté un certain nombre d'entre nous.
Mais c’est aussi ça, la lucidité : regarder sans concession. Ce n’est pas céder à l’inquiétude ni dresser un tableau sombre de l’avenir. C’est regarder le monde tel qu’il est, sans faux-semblants, pour mieux affirmer ce que nous sommes.
Et le monde qui nous entoure est entré dans une période de profondes tensions. Les équilibres que nous pensions durables se fragilisent. Les grandes puissances se réorganisent, certaines se replient, d’autres s’affirment par la force.
La guerre est revenue sur le continent européen. Le terrorisme, les crises régionales, les pressions migratoires et climatiques continuent de déstabiliser des régions entières, avec des répercussions jusque chez nous. Pendant longtemps, nous avons cru que la paix était acquise, presque définitive.
Que la sécurité allait de soi. Que l’histoire violente appartenait au passé. Cette illusion dont on aime se bercer se dissipe.
Il serait même irresponsable de ne pas le dire, de ne pas se battre pour affirmer que notre bien le plus précieux qu'est la paix n'est pas un confort acquis. « Si vis pacem para bellum ». « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».
La paix ne se décrète pas : elle exige que nous regardions le réel en face. Sans angélisme. Sans renoncement.
Refuser de nommer les menaces, c’est affaiblir la paix. Refuser d’y répondre : c’est la mettre en danger. La lucidité n'est pas brutalité, elle est responsabilité.
C'est elle qui permet de protéger nos valeurs et ce que nous avons de plus précieux : vivre ensemble, libres. Mais la lucidité n'est pas le pessimisme. Car la vérité, c'est que notre France est forte.
Notre Europe est forte. Plus forte que ceux qui misent sur notre affaiblissement, notre division ou notre lassitude. On a d’ailleurs une cinquième colonne en France qui est révoltante et contre laquelle il faut résolument combattre – ces mêmes qui ont l’outrecuidance de se dire souverainistes et qui se couchent devant nos rivaux !
Cette Europe tant décriée, parfois à raison, quand elle ne s'occupe que de futilités mais vitale quand il s'agit de faire front face à la Russie de Poutine qui bombarde depuis quatre ans l'Ukraine, enlève les enfants ukrainiens pour les endoctriner à la mode soviétique, commet des exactions dont nous détournons les yeux. Une Europe qui devient capitale quand il s’agit de résister aux hégémonies décomplexées de Trump. Il veut envahir le Groenland ?
Les pays européens envoient leurs militaires. Il réplique par une augmentation des droits de douane ? L’Europe a gelé, pas plus tard qu’avant-hier, mardi, la ratification de l’accord commercial avec les Etats-Unis et a les moyens d’activer son « bazooka économique », un instrument anti-coercition nous permettant d’imposer un large éventail de contre-mesures.
Et le président Emmanuel Macron a affirmé ce même jour, lors de son discours au Forum économique mondial de Davos préférer le respect plutôt que les brutes, l'État de droit plutôt que la brutalité. S'insurger et défendre nos droits et nos principes sans être agressif, mais sans se laisser impressionner. Et je ne résiste pas au plaisir de citer Claude Malluret qui disait en début de semaine à la tribune du Sénat avec son sens de la formulation pour lesquels il excelle.
Je le cite « La politique extérieure de Trump est celle d’un enfant de 4 ans qui pleure pour obtenir le baigneur dans la vitrine et qui le jette 3 jours plus tard dans la malle ». Et il ajoute : « Pour les Européens, laisser annexer le Groenland signifierait que nous avons accepté la soumission. S’y opposer serait la première marche de notre résistance, puis de notre redressement ».
Et en effet, si finalement c'est bien, la plus grande réussite de Trump ne serait pas d'avoir réveillé, réveillé et remobilisé notre vieille mais si précieuse Europe. Pour poursuivre avec le chef d'état major des armées. Celui ci ne se contente pas de faire un constat de lucidité.
Il rappelle, je le cite, que « la France a toujours su démontrer sa force d’âme ». Elle l'a fait quand elle a dû se relever. Elle l'a fait quand elle a dû résister.
Ne pas renoncer, ne pas se recroqueviller : c’est assumer ce que nous sommes. Et le porter haut. C’est OSER LA FIERTÉ !
Et oui, Et oui, si on était fiers. Fiers, ce n’est pas jouer les coqs… Quoique ! Ce coq gaulois.
La tête haute. Le plumage flamboyant. Qui annonce le soleil !
Vous avez l'image ? Eh oui ! Et oui, cette fierté.
Il faudrait qu'on se réapproprie. Fiers d'être Français. Ça sonne presque comme un gros mot.
Pourtant, souvenez vous, souvenez vous, on a tant vibré avec nos athlètes à l'été 2024 à Paris. Nous sommes capables d'être unis, fiers et forts, inébranlables. Et quand je pense à nous, il me vient souvent en tête la dernière image des albums d'Astérix et Obélix.
Ils se sont castagnés pour des histoires de « poissons pas frais », de « trop gros / trop petit / les rayures dans le mauvais sens… », pour des susceptibilités de cours d’écoles… mais, mais ils ont su faire bloc face à l’envahisseur romain ! Et, quoiqu’il arrive, ils terminent tous ensemble, autour d’un grand banquet ! Je vous rassure, il n'y aura pas de sanglier pour le nôtre.
Soyons donc comme nos irréductibles Gaulois fiers, fiers d'être ce que nous sommes et fiers de tout ce que nous sommes capables de faire. Écoutez un peu une liste absolument non exhaustive. La France est classée 11e économie du monde par The Economist, devant l’Allemagne et même devant les Etats-Unis !
La France est leader européen des investissements étrangers. On a reçu le prix Nobel d'économie grâce à Philippe Aghion. Et la France se positionne aujourd'hui comme un pôle d'attraction international majeur en matière d'intelligence artificielle et de recherche.
Ce n'est pas pour rien que même les chercheurs américains viennent chez nous. Et je n'ai pas besoin d'évoquer nos paysages, nos destinations touristiques, nos parfums, nos créateurs, nos savoir faire inégalés, nos vins et les si bons produits de tous nos territoires… Et dire ça, dire ça, ça ne signifie pas que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bien évidemment, tout n'est pas rose.
Il ne convient en aucune manière de s'asseoir sur nos lauriers et de jouer à l'inverse d’un satisfecit béat. Beaucoup de choses sont à transformer, Renforcer. Réformer.
Simplifier. Nos hôpitaux, nos écoles, notre justice, notre système de santé, notre système d'aide, nos administrations et l'organisation même de notre État. Mais ce n'est pas en nous lamentant sans cesse que nous y parviendrons.
Nous avons besoin de toutes les forces réunies et on en a énormément. Dans toutes mes visites sur le terrain, vous en avez vu un certain nombre, avec vous, entrepreneurs, artisans, agriculteurs, artistes, enseignants, industriels. Eh bien, je rencontre des gens passionnés, brillants, innovants, motivés.
Et remarquez, d'ailleurs, il faut toujours que ce soit les autres qui reconnaissent nos talents. Ceux qui parle le mieux de la France, ce sont nos expatriés bien souvent. La France n'est pas un pays fatigué d'elle même.
Elle doute, elle s’exige beaucoup, mais elle reste profondément attachée à ce qu'elle est. Derrière le bruit, les fractures mises en scène et les polémiques permanentes, Il existe un socle solide, une fierté tranquille, partagée, transmise. Cette fierté n'est ni arrogance, ni repli.
Elle est ce lien invisible qui nous tient ensemble, cette force d'âme qui nous permet justement d'accepter l'effort, de croire encore au bien commun et de vouloir transmettre un pays meilleur. Osons la revendiquer sans complexe. Osons une fierté ouverte, fraternelle, exigeante, qui ne nie pas nos failles mais refuse le dénigrement permanent.
Car un pays qui ne s'aime plus ne se redresse pas, mais une nation qui assume ce qu'elle est peut faire de grandes choses ensemble. Soyons fiers de ce qui fait aussi la saveur de notre quotidien dans nos villages. Ce sens du partage et de la convivialité.
Un café partagé, une fête de quartier, un match. Et là, je ne peux pas ne pas évoquer nos joueurs, nos joueurs, nos footballeurs du FC Collonges Saint-Cyr. Ils ont affronté - Je sais, il y a des FC Collonges-Saint-Cyr, Saint-Cyr-Collonges.
Mais comme on est à Collonges ce soir, ce sera le FC Collonges Saint-Cyr. Ils ont affronté en 32ᵉ de finale de Coupe de France le 21 décembre dernier, l'Olympique Lyonnais. Et oui, et moi ?
Moi, je dois l'avouer, je ne suis pas footeuse pour deux sous. Mais quel plaisir, quel plaisir d'aller les voir jouer au Groupama Stadium et de voir tout ce stade vibrer avec eux. Ils ont porté avec fierté toutes nos communes, tout le Val de Saône et tous les Monts d'Or.
Parce qu'ils y ont cru, parce qu'ils se sont dépassés, parce qu'ils nous ont fait rêver et parce que nous étions à leurs côtés et que cela seul compte. C'est là. C'est là que nous nous tenons debout, unis, loin des polémiques, dans ce lien discret, certes parfois joyeusement bruyant quand il s'agit d'encourager nos joueurs.
Mais ce lien tenace et vivant. Parce que bien au delà de ce qui nous divise, nous avons cette force d'âme qui nous rassemble. La force d'âme d'un pays, c'est sa capacité à accepter l'effort, à se rassembler, à regarder la réalité sans détour, à faire preuve de solidarité, y compris quand cela a un coût.
C'est la capacité à comprendre que la liberté, la paix, la souveraineté ne sont jamais gratuites et qu'elles se défendent collectivement. OSONS DONC ETRE UNIS ! Parce que les divisions, les boucs émissaires, les clivages, les oppositions, les désaccords, par principe, la liste pourrait hélas être très longue, sont destructeurs pour tout le monde.
Et je sais, je sais ô combien le spectacle qui est donné par notre Assemblée nationale vous désole, et il me désole également soyez en bien certains, j'y reviendrai plus tard. Le général de Gaulle disait, je cite « C’est pas la gauche, la France ! C’est pas la droite, la France !
La France, c’est tout à la fois ; c’est tous les Français ! ». Ils continuait ainsi « Prétendre faire la France avec une fraction, c'est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d'une fraction, cela, c'est une erreur nationale impardonnable. » Fin de la citation.
Il faut cesser de considérer des camps, des fractions. La France n'est pas une addition de colère, ni une juxtaposition d'intérêts particuliers. Nous sommes un tout, un tout vivant, un tout complexe, parfois contradictoire, mais un tout profondément uni par une histoire, par une langue, par une idée exigeante de la fraternité, de la dignité humaine et du destin commun.
Et dire cela aujourd'hui, c'est presque résister. Résister à la facilité des slogans, résister à la tentation du repli idéologique, résister à cette manie qui consiste à découper la nation en morceaux, en rivalités permanentes, à assigner chacun à une étiquette, à un vote, à une identité réductrice. Si vous saviez comme je me bats contre ce wokisme qui met tant à mal notre universalisme républicain.
Mais résister, ce n'est pas rester figé dans le passé. Là encore, on oppose systématiquement les réactionnaires et les progressistes. Mais quelle stupidité !
Nous sommes à la fois stabilité et mouvement, tradition et réforme, règle et audace, transmission et émancipation, ordre et réforme, sécurité et liberté. Nous en revenons à notre nuance, à notre équilibre. Nous ne voulons pas de division stérile, mais d'unité et de hauteur.
Nous ne voulons pas de chefs de clans qui ne vivent que pour les leurs et leurs propres intérêts. Nous avons besoin de serviteurs, de l'intérêt général et ceux qui l'incarnent le mieux dans notre quotidien. Eh bien, ce sont les maires et les élus locaux.
Et à quelques mois des élections municipales et métropolitaines, je voudrais, chers maires, chers élus, vous rendre un sincère hommage. Vous incarnez notre démocratie de proximité, à portée d'engueulade et de baffes, comme vous le rappelez souvent et à juste titre. C'est vous, vous, qui impactez directement notre quotidien, l'école de nos enfants, nos déplacements, nos paysages plus ou moins urbanisés, nos logements, nos espaces sportifs, la vitalité de nos commerces et de nos associations.
Tout, tout repose sur vos épaules et nous sommes de plus en plus exigeants avec vous. On veut un arrêt de bus au pied de chez nous, mais on veut aussi le calme et la tranquillité. On veut la fibre en ultra haut débit et des éclairages nocturnes.
Mais on veut des engagements écologiques. On veut de quoi nous loger, mais on ne veut pas urbaniser. Sans compter, je sais très bien les innombrables textes réglementaires et autres qui viennent s'empiler sur vos bureaux.
Et je connais, je connais la fatigue démocratique qui s'empare parfois de vous. Vous êtes nos hussards de la République grâce à vous, pas un coin de notre pays n'est délaissé. Vous êtes partout, pour tous, jours et nuits sans répit.
Alors merci. Merci à vous. Et à vous tous, citoyennes et citoyens, aidez vos élus et engagez vous aussi.
On dit d'ailleurs souvent que la politique n'est qu'une vitrine, qu'il faut un cuir épais pour survivre, qu'elle n'est faite que d'image et d'intérêts personnels. On répète que chacun ne pense qu'à soi, que le lien humain n'y a pas sa place. Et pourtant, c'est aussi et surtout tout le contraire.
Quand on ne triche pas, quand on fait de son mieux, quand on partage ensemble des coups durs, des doutes, des nuits blanches, les décisions difficiles, alors alors se tissent des liens profonds, authentiques, qui dépassent la politique elle même. Ces liens ne sont pas des alliances électorales ni des calculs stratégiques. Ce sont des relations humaines sincères, forgées dans l'effort commun et la confiance réciproque.
Et aujourd'hui, je vois partir des maires, des femmes et des hommes avec lesquels j'ai véritablement baroudé pendant des années dans l'intensité de la vie locale et des responsabilités. Peu importe leur étiquette, leur camp, leur parcours, ce que nous avons construit ensemble dépasse toutes ces différences. Ce sont ces liens profonds, vrais, imparfaits et solides, qui donnent aussi à notre engagement tout son sens et toute sa beauté.
Cette unique boussole du quotidien partagée d’améliorer la vie d'un territoire et de ses habitants, dans nos réussites comme dans nos difficultés, dans nos victoires comme dans nos échecs, et bien cela nous oblige. Cela nous exige. OSONS L’EXIGENCE !
Nous pourrions en effet, dans tous les domaines, céder à la facilité. En politique, nous en avons encore moins le droit. Alors oui, d’aucuns s’y complaisent, disent ce que nous avons envie d’entendre, évitent tout débat, contournent les valeurs quand elles dérangent ou quand elles demandent du courage, cèdent à la pression, à une certaine bien-pensance ambiante.
Mais ce chemin là, d'une part, ne mène nulle part et pire encore, il affaiblit la parole publique qui a tant besoin de retrouver ses lettres de noblesse. Il abîme la confiance, déjà si mise à mal. Alors c'est vrai, ce chemin est moins confortable.
Mais on ne s'engage pas pour les autres, pour notre propre confort. Ce chemin exigeant est le seul qui doit nous guider. Oser l'exigence, c'est refuser de sacrifier l'essentiel à l'instant.
C'est ne pas chercher à diviser, mais à unir. C'est ne pas provoquer, mais écouter. C'est ne pas céder à nos valeurs quand soufflent les vents contraires, C'est ne pas fracturer mais tenir bon sur notre fraternité.
C'est ne pas répondre à l'émotion, mais ancrer envers et contre tout nos valeurs inaliénables. C'est ne pas suivre le mouvement, mais garder le cap. C'est ne pas se laisser duper par les applaudissements, mais porter haut l'honneur.
C'est ne pas laisser croire et pire, faire croire aux Français des balivernes et autres chimères, mais avoir un discours de vérité et de sincérité. Il est plus facile de suivre la foule bruyante que de servir le peuple, pour paraphraser Victor Hugo qui nous enseigne que « Souvent, la foule trahit le peuple ». Le 16 octobre dernier, je prenais la parole à la tribune de l'Assemblée nationale pour une énième motion de censure déposée par nos extrêmes.
Et je vous raconte pas, entre parenthèse, le temps perdu à ces motions de censure, outil constitutionnel et démocratique par excellence, mais ô combien dévoyé alors que nous avons tant à faire pour la France et les Français. C'est bien cela que je défendais aussi l'exigence vis à vis de nous mêmes, responsables publics, l'exigence vis à vis de nos méthodes et surtout au dessus de tout l'exigence de la parole que nous portons, que nous portons en votre nom. La politique traverse une crise profonde, non pas parce que les Français s'en désintéresseraient, c'est faux, mais parce que trop souvent, elle ne leur ressemble plus.
Parce qu'à force de ne parler qu'entre nous, certains ont oublié à qui nous devions rendre des comptes. Or, nous sommes là par votre volonté, Nous sommes là pour vous. Rien que pour vous.
D'aucuns ne pensent qu'à leur heure de gloire et à leurs egos. Et lorsque la politique devient un théâtre de postures, lorsque le vacarme remplace le travail, lorsque l'invective tient lieu de projet, eh bien c'est votre confiance qui s'érode, alors que cette confiance, c'est un bien infiniment précieux. Oser l'exigence démocratique, ça commence par une chose simple, presque évidente, mais pourtant bien trop souvent négligée.
Ecouter. Je ne parle pas d'être d'accord sur tout. Bien au contraire.
Le désaccord est au cœur même de la démocratie. Mais encore faut il que ce désaccord soit utile, fécond, respectueux. Encore faut il qu'il éclaire au lieu d'obscurcir.
Or, depuis trop longtemps, le débat public se confond avec le bruit. On crie plus fort qu'on ne construit, on s'oppose avant même d'avoir compris. On censure avant même d'avoir débattu.
Confondre opposition et obstruction. Croire que refuser suffit à gouverner. Penser que la colère tient lieu de vision.
Voilà, voilà ce qui affaiblit notre démocratie. Le véritable courage politique, ce n'est pas de dire non, c'est de proposer une alternative, de porter un projet, de convaincre. La France traverse une période exigeante.
Les défis économiques, sociaux, écologiques, sécuritaires sont immenses et le contexte international est instable et tendu, nous en avons parlé. Pendant que nous nous divisons, le monde, lui, ne nous attend pas. Nos faiblesses sont observées, nos fractures sont exploitées, nos renoncements sont instrumentalisés.
Et dans un monde marqué par les ingérences étrangères, les cyberattaques, les menaces terroristes, les ambitions impériales de certains régimes, nous n'avons pas le luxe de l'irresponsabilité. Protéger la France et les Français, c'est refuser les simplismes, dire la vérité, résister aux dogmatismes et ne jamais, ne jamais céder à la complaisance. Car pendant que certains se livrent à des combines et autres jeux d'appareil, la réalité, elle, elle est là, brute, concrète et parfois douloureuse.
Des jeunes cherchent un logement qu'ils ne trouvent pas. Des familles travaillent dur sans parvenir à joindre les deux bouts. Des agriculteurs peinent à vivre de leur métier.
Des enseignants doutent du sens de leur mission. Des soignants tiennent notre système de santé à bout de bras. Les forces de l'ordre exercent leur mission dans des conditions toujours plus difficiles.
Les magistrats tentent de faire appliquer notre justice. Des entrepreneurs ferment, faute de visibilité. Des personnes en situation de handicap, ne trouvent pas leur place dans notre société.
Voilà, voilà. La vraie urgence. Voilà ce qui mérite notre énergie, notre temps, notre engagement.
La politique, la politique avec un grand P. Ce n'est pas un jeu. Ce n'est pas une scène médiatique.
Ce n'est pas un concours de slogans ou d'indignations. C'est un service, un service rendu à la nation, un engagement envers les Français. Nous ne sommes pas les propriétaires de la République.
Nous en sommes les dépositaires temporaires. Et nous avons le devoir de la transmettre plus forte, plus juste, plus vivante. Refusons le cynisme.
Refusons le chaos comme méthode. Refusons ceux qui prospèrent sur les peurs, les colères et les fractures. La France n'est pas un champ de ruines partisanes.
C'est un héritage commun, une exigence quotidienne, un avenir partagé. Aux dits responsables politiques, je formule donc le vœu pour cette année que nous soyons tous à la hauteur de vos attentes. Dignes de votre confiance.
Osons la démocratie comme une exigence et non comme une habitude. Car la démocratie est fragile, décevante, parfois lente, souvent laborieuse. Mais elle est aussi le seul régime qui accepte nos limites pour en faire une force.
Le seul qui reconnaît que personne ne détient la vérité entière, le seul qui transforme le doute en moteur plutôt qu'en poison. Elle ne survivra ni aux fanatiques, ni aux prophètes de certitudes. Elle est aujourd'hui attaquée de toutes parts par les régimes illibéraux et jusque dans des démocraties que l'on croyait inébranlables.
La République n'est pas un slogan que l'on brandit. C'est une exigence quotidienne que l'on défend. Et elle ne survivra que si nous avons le courage, collectivement, de la vouloir vraiment.
Osons aussi le pas vers l'autre. Comme le rappelait Winston Churchill « le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal : c’est le courage de continuer qui compte ». Après les succès, ne pas triompher.
Devant les obstacles, ne pas renoncer. Avoir simplement, mais résolument, ce courage de continuer. C’est tout le sens de la culture du compromis que nous tentons de faire vivre dans notre législature.
Le compromis n’est pas la compromission : c’est la construction. Ce n’est pas renier : c’est réunir. Ce n’est pas une faiblesse : c’est une conviction, une noblesse de l’action publique – celle, à laquelle je tiens tant, de la nuance, du dialogue, du dépassement des clivages.
Notre Assemblée est parfois, souvent, agitée, bruyante, turbulente, c’est vrai - à l’image finalement des tensions qui traversent notre société. Mais notre Assemblée est aussi et malgré tout, une assemblée qui fonctionne et qui sait avancer. Et elle se réinvente également.
Nous apprenons à faire vivre cette démocratie parlementaire loin du fait majoritaire écrasant. Et sans attendre un hypothétique « grand soir », nous avons tant de petits matins à gagner. Et je crois profondément à cette politique des petits pas, patiente, exigeante, mais résolument fidèle à l’esprit démocratique.
Et ceux, ceux à qui l'on doit avant tout cette exigence démocratique, cette exigence du pas vers l'autre pour notre avenir partagé. Et bien ce sont nos enfants et nos jeunes. Osons !
OSONS LA JEUNESSE ! Permettez moi en effet, avant de conclure, d'avoir des mots plein d'espérance pour notre jeunesse, parce que ce n'est pas pour nous que nous construisons, c'est pour nos enfants et nos jeunes. Eux sont l'avenir et on ne décide pas pour le passé, mais bien pour le futur.
On les critique. On est cette génération « OK boomer » qui leur assène des « ahhhh de mon temps ! de mon temps on travaillait mieux à l’école, on respectait l’autorité, de mon temps on faisait des efforts, on n’avait pas de téléphones portables… » Mais aujourd'hui, aujourd'hui, c'est à eux qu'il faut penser.
Nous avons grandi dans la paix. Ils connaissent les attentats sur notre sol et la guerre à nos portes. Nous avons grandi dans l'insouciance de la camaraderie.
Ils ont les réseaux qui les guettent, les algorithmes qui leur dictent leur conduite et les harcèlent. Nous avons grandi dans l'assurance de vivre mieux que nos parents. Ils ne savent pas de quoi demain sera fait.
Et pourtant… pourtant : ce qu’ils en veulent ! Ce qu’ils sont prêts à donner ! Je reçois autant de stagiaires que je peux.
Et je peux vous assurer « qu’ils déchirent grave », comme ils disent ! J’en vois d’ailleurs un certain nombre, ici présents ! Merci à vous !
Alors faisons leur confiance ! OSONS leur faire confiance. Et vous, vous candidats aux prochaines élections ?
Mettez plein de jeunes sur vos listes. Ils décapent. Ils sont solides.
Ne restons pas étriqués sur nos avantages et nos acquis. Je n'évoquerai pas ici nos innombrables débats sur les retraites à l'Assemblée et la sincère tristesse que j'éprouve quand je vois un certain nombre d'entre nous ne penser qu'à son confort personnel, obérant ainsi celui de nos générations futures. Si l'on veut compter sur eux, faisons les compter à nos yeux.
Parce que oui, oui, nous pouvons compter sur eux. On les pense individualistes, sans valeur. Mais regardez, par exemple le nouveau service national qui a ouvert sa campagne de recrutement lundi 12 janvier dernier, avait déjà reçu plus de 2000 candidatures tout juste une semaine après, alors que nos armées tablaient sur 3000 volontaires d'ici la fin de l'année.
J'en profite, j'en profite pour remercier nos militaires et particulièrement le représentant de la base aérienne 942, commissaire Bertrand Seguin présent. Merci pour votre investissement aux côtés de nos jeunes, pour notre défense et notre sécurité à tous. Et je sais que le défi est grand pour nos militaires.
Et pour avoir discuté avec eux, ils vont là encore le relever ce défi. Portons donc. Portons donc nos jeunes pour des lendemains qui chantent pour eux, pour nous tous.
J'en viens à ma conclusion. Osons, osons, osons ce soir, pour nous donner de l'élan, pour contribuer à ces lendemains qui chantent sourire à ces moments partagés. Fulton Sheen disait : « Le bonheur surprend ceux qui s’efforcent de rendre les autres heureux ».
Alors osons sourire à notre voisin, osons nous sourire à nous mêmes et plongeons dans cette nouvelle année avec entrain, avec joie, avec confiance et avec audace. Des petits mots très sobres mais qui qui me tiennent à cœur. Déjà un grand merci, un grand merci à tous ceux qui ont œuvré pour que cette cérémonie se déroule à merveille.
Je pense aux services municipaux, aux sons et lumières, au traiteur, aux magnifiques bouquets de fleurs. Merci à mon équipe de collaborateurs qui se cachent dans l'ombre mais qui triment avec moi pour vous. Olivier, Béatrice, Céline et Matteo.
Et puis un petit mot très personnel pour ma petite maman qui est juste là grâce à laquelle je suis, ce que je suis et qui est venue juste pour moi. Et alors je vous le dis, elle n'écoutera pas. Si vous saviez comme elle en a rien à faire de la politique.
Mon frérot et mes trois enfants qui grandissent avec moi et qui me font eux aussi tant grandir. Mes chéris, je vous aime. Et à toi aussi, celui qui m’entoure de cette lumière scintillante.
Et je sais qu'il y en a qui auront compris ici à quoi je fais allusion. Je vous souhaite, je vous souhaite à chacun d'entre vous le courage et l'audace d'oser, d'oser chaque jour de cette année et osons, osons ensemble déplacer et soulever les montagnes pour tout ce en quoi nous croyons et pour tous ceux que nous aimons. Et osons faire que cette année 2026 resplendisse du meilleur de nous-mêmes, individuellement et collectivement.
Je vous remercie. Merci. Merci, merci beaucoup.
Avant, attendez trois secondes. C'est merveilleux. Je vais aller jusqu'au bout.
Je vous remercie infiniment. Je vais demander aux maires ici présents et peut être aux représentants de nos autorités de venir avec moi sur scène et à tous de vous lever non pas pour moi, mais bien plus important justement pour notre hymne national. Et que la régie attende trois secondes s'il vous plaît.
Merci les maires, Ce serait un grand honneur de vous avoir à mes côtés.
Blandine Brocard