"Si les Gilets jaunes me sollicitent, je serai à leurs côtés" : Ségolène Royal|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est l'heure de retrouver Amélie Carwer pour son entretien. Comme tous les matins dans la matine à l'CI, ce matin, Amélie reçoit Segolen Royal, ancienne ministre, candidate à l'élection présidentielle à travers la primaire socialiste. Bonjour Amélie. Bonjour Jean-Baptiste. Bonjour à tous. Merci beaucoup. C'est Golen Royal d'avoir accepté l'invitation. Bonjour à vous. Alors, je voudrais qu'on regarde une fois encore ce matin des images en direct. Cette fois, c'est le dépôt pétrolier de Frontignan dans l'héro qui est bloqué par des pêcheurs. Il y a eu des dépôts pétroliers de fausse sur hier. Il y a eu plusieurs stations services attaquées au marteau dans le nord de la France. Est-ce que vous soutenez la reprise d'un mouvement tel que les gilets jaunes ? Et est-ce que
vous seriez même dans la rue potentiellement le 17 octobre prochain puisque c'est la date qui commence à émerger sur les réseaux sociaux ? Ce que je trouve surtout, c'est que c'est immensément triste. C'est immensément triste de voir que des hommes et des femmes sont encore obligé de descendre dans la rue pour se défendre pour se défendre contre contre ce déclin, contre cette menace même de disparition puisqu'il y a une accumulation des faillites qui se fait jour aujourd'hui à cause de la hausse du prix de l'énergie et qu'en face vous avez un gouvernement et un président qui ne font rien alors qu'il pourrait baisser les taxes sur l'essence. On va y venir. Mais est-ce que vous soutenez ce mouvement gilets jaune et est-ce que vous pourriez être dans la rue le 17 octobre prochain ?
Jamais cherché à récupérer des mouvements sociaux. Vous ne m'avez jamais vu dans la rue auprès de mouvements sociaux quand je n'étais pas invitée. Donc si je si je peux être utile en effet et que ils me sollicitent, je serai à leur côté. Mais ce que je veux, c'est que cette douleur qu'ils ressentent, qu'ils vivent, qu'ils expriment une fois ne soient pas réprimé comme la dernière fois d'une part soit entendu. Et surtout vous savez que je défends la France en paix, la France tranquille. Que la France soit tranquille parce que justement les problèmes sociaux auront été réglés avant que la révolte sociale ne soit ne soit la seule le seul moyen de se faire entendre. Je prends un instant pour rappeler justement aux Français qui nous regardent qu'ils ont un QR code qui est
à leur disposition, qu'ils peuvent scanner, flasher pour vous poser des questions qu'on va découvrir en direct. C'est Golden Royal dans quelques instants. Vous avez déclaré céit hier, le gouvernement veut le chaos, veut la révolte. Quel serait l'intérêt du gouvernement à chercher le chaos et la révolte ? J'ai pas brouillé les élections. On a bien vu Emmanuel Macron, on a bien vu, on a bien vu Emmanuel Macron dissoudre dans des conditions aberrentes. Donc aujourd'hui, mais la question faut la retourner. Pourquoi ce gouvernement ne baisse-t pas les taxes sur les sens ? Pourquoi ne reconnaît-il pas même dans la parole politique la souffrance des Français qui sont confronté à ces problèmes ? Il vous n'avez même pas une parole politique qui dit cela. Pourquoi il ne supprime pas tout de suite la
nouvelle écotaxe qu'ils ont mise en douce de 15 centimes pour les certificats d'économie ? Je me permets d'insister quand même sur cette expression brouiller les élections. Vous vous vous accusez le gouvernement de vouloir brouiller les élections présidentielles en France. Et à quel titre ? pour quelle heure ? Et ben je me je me le demande mais la vraie question c'est pour la question elle se retourne pourquoi est-ce qu'ils n'agissent pas pour apaiser les colère sociale c'est tellement simple pourquoi ils ne le font pas est-ce qu'ils ont est-ce qu'ils ont envie est-ce qu'ils ont envie comme ils l'ont fait pour les gilets jaunes alors les gilets jaunes qui ont été matraqués les infirmières qui ont été matraquées les pompiers qui vont bientôt manifester qui
ont été également réprimés la révolte les 493 la révolte contrôlée la réforme des retraites qui ont été aussi réprimé la récem les agriculteurs avec des gendarmes mobiles qui sont allés réprimer les agriculteurs avec des hélicoptères. Mais qu'est-ce que c'est que ce gouvern on est fatigué de cela ? C'est pour ça que je défends la France en Est-ce que tout est à mettre sur les épaules du gouvernement ? Par exemple, sur la question des carburants ? La flambée actuelle, elle est largement liée au prix du pétrole, aux tensions internationales, au baril de Brent, aux actions du président américain, à ce qui se passe dans les détroits du golf. Euh le gouvernement ne décide pas du du cours mondial du pétrole. Pourtant pour vous, il porte toutes les récriminations. Peutêre, vous avez
raison, mais il y a quand même une marge de manœuvre puisque sur 1 L de carburant, il y a 50 % la moitié ce sont des impôts. Vous m'entendez ? La moitié d'un prix du carburant, ce sont des impôts. Quand vous payez un carburant 2 € de litre, il y a 1 € d'impôt. Donc ne disons pas que ça n'est pas possible. Le ministre de l'économie dit, les Français comprennent bien que ce choc auquel nous faisons face, nous n'en sommes pas responsables. C'est toujours l'irresponsabilité. ils ne sont pas responsables. Mais quand le prix du bren, comme vous le dites, le prix du brut augmente, les marges augmentent proportionnellement, les impôts augmentent proportionnellement. Au cours des dernières années, lorsqu'il y a eu une augmentation, c'est plus dizaines de milliards d'impôts de TVA et
de de TIPP de taxe sur les carburants plus la nouvelle taxe qui a été mise sur les certificats d'économie d'énergie. Donc dans l'urgence, bien il faut à la fois faire ça et des aides ciblées. Voyez, il faut faire les deux. Alors bien sûr, non là où vous avez raison, c'est que dans le conflit qui qu'il y a, donc ça crée une spéculation sur le prix du baril, il y aussi il devrait y avoir aussi une parole pour rétablir la paix dans cet état du monde, dans cette partie du monde. Une parole sur vis-à-vis de Donald Trump. Quelle parole vous présidente Golen Royal, quelle serait votre parole face au président américain pour essayer d'équilibrer la situation ? D'abord le Quand le président américain a déclenché cette guerre, quelle était l'issue politique ? Il y avait aucune issue politique.
Mais encore une fois au futur vous, c'est Golan Royal présidente, vous seriez que diriez-vous au président je dirais je pèserai au sein de l'Union européenne pour demander à Donald Trump des explications sur ce qui s'est passé, quel quel est son objectif politique pour rétablir la paix et pour faire en sorte que l'ensemble des pays du monde qui n'ont pas été consultés sur cette attaque et qui en subissent les conséquences demandent des comptes et et connaissent l'issue politique de ce conflit. Alors ça c'estiss le rapport à l'international. Je reviens puisque vous y revenez vous également régulièrement sur la question des taxes. Le Parlement, dites-vous, doit imposer au gouvernement la baisse des taxes sur les carburants. C'est politiquement effectivement une parole forte, mais
économiquement c'est peut-être plus compliqué. Un centime de taxe, c'est 500 millions de manqu à gagner en euros, hein, par an pour l'État. Alors que le gouvernement cherche actuellement 30 milliards d'euros, alors que la croissance 2026 ces derniers jours a été revue à la baisse, alors que le coût de la dette atteint environ 65 milliards d'euros cette année. Et que je vous ai relu Colin Royal, vous dites "Le pays va très mal, il est mal dirigé, vous écoquez la la dette laissée aux générations futures." Oui, c'est ça. Oui, mais on a plus les sous. C'est ce que vous dit le gouvernement. On a plus les sous. Non, mais dans le raisonnement que que vous venez de développer en disant que si on baisse les taxes, ça fait des rentrées en moins. Mais combien de faillites éviter ? Ça coûte
combien les faillites ? Ça coûte combien les blocages de site ? Ça coûte combien les les les conflits sociaux ? Vous rendez compte, il y a des dizaines de milliers d'entreprises là qui déposent le bilan les artisans, les commerçants qui n'en peuvent plus. Ça coûte combien à l'État puisque ces entreprises ne payent plus l'impôt du coup ? Et donc le fait de refuser la baisse d'impôt alors que les pays voisins l'ont fait, l'Espagne l'a fait, l'Italie l'a fait, les autres pays européens l'ont fait et par conséquent pourquoi est-ce que ce gouvernement est aussi bloqué là-dessus ? Et pire que ça, c'est qu'il a mis, je le répète, une nouvelle taxe de 15 centimes pour les certificats d'économie d'énergie. Je connais bien le système. J'ai été ministre de l'environnement et de l'énergie.
Et je pu vous dire que les certificats d'économie d'énergie, c'est un système très opaque, très fraudé, de l'argent qui ne va pas là où il devrait aller. Donc là, il pourrait tout de suite baisser de 15 centimes le prix de l'essence et baisser et baisser en effet une partie des taxes. Pourquoi ? Puisque les taxes sont en pourcentage. Voyez, le TJA c'est 20 %. Quand le prix du baril augmente, il y a le prix de la du raffinage qui se sert au passage puisque c'est aussi les marges en pourcentage alors que il y a pas de travail supplémentaire, c'est juste en pourcentage du prix du baril. D'accord ? Ensuite, il y a le transport. Le prix du transport maritime a été multiplié par a été quasiment multiplié par 4 au cours des de ces dernières années. Donc là aussi, il y a des profits qui ont été
engrangés sur la base de la spéculation. Et ensuite, il y a le transport et la distribution. Quand vous avez une entreprise comme Total, Total possède Total possède la totalité de toutes les étapes de construction du prix de l'énergie. Elle a le elle a l'extraction, elle possède des des puits de pétrole, elle a le raffinage, elle a le transport, elle a la distribution. Donc eux il à chaque fois ils encaissent à chaque étape ils encaissent en pourcentage des profits supplémentaires sans avoir de charg les raffineurs et en particulier j'entends donc total dans dans le viseur vous devriez croire c'est pas dans le viseur on moi je me je je me réjouis qu'il y a une grande entreprise comme total mais quand le pays est confronté à une à une telle épreuve
l'entreprise totale qui dit je plafonne mais ça lui coûte effectivement elle peut plafonner puisque elle engrange tellement d'argent donc elle pourrait baisser total plafonne dans ces Mais elle mais non, elle elle peut faire davantage, elle plafonne, elle peut plafonner puisque elle possède la totalité alors que le distributeur indépendant, il n'a que ça. Il lui il est sur la paille. Faisons le même exercice qu'avec Donald Trump, vous présidente Segolen Royal, vous auriez le PDG de total face à vous. Que lui diriez-vous ? Et qu'êtes-vous vraiment en mesure d'obtenir d'un PDG, d'un groupe comme celui-ci ? D'abord, je lui dirais vous êtes vous êtes aussi coresponsable de du bon état de du pays. Vous vous
avez fait votre votre richesse aussi sur l'image France, sur le potentiel France. Donc votre entreprise est formidable. Je le connais, je je l'ai j'ai discuté plusieurs fois avec lui notamment pour l'inciter à investir dans les énergies renouvelables, patron total. Donc c'est une grande entreprise, on a la chance d'avoir cette entreprise mais je je lui dis lorsque la France est en crise, vous devez on doit remettre à plat, de commercialisation, de distribution de l'essence pour que les choses soient de l'ordre juste. Il faut que ça soit est-ce que c'est de l'ordre juste que vous ayez à la fois la propriété, le raffinage et qu'en même temps vous continuez à spéculer et à gagner de l'argent sur les marges qui sont de chaque étape de ce processus de
production qui sont en pourcentage du prix du prix de base de pétrole et donc vous gagnez plus d'argent. Il y a eu des mots très forts à l'égard de Total du côté de la CGT ou encore de la France insoumise sur ce plateau encore ces derniers jours. Profiteur de guerre total profiteur de guerre. Mais moi, je ne suis pas pour pour pour dire des choses brutales aux gens. Je suis pour les les embarquer dans une réflexion et dans une d'une cogestion intelligente du pays. Ils ont une responsabilité majeure. Et si Total dit "En effet, nous allons bloquer nos marges, nous n'allons pas augmenter nos marges en pourcentage sur chaque étape du processus de production par rapport au coût de l'essence à 1,70 €. Je pense
que le prix opérationnel de l'essence, c'est 1,70 € le litre. Je le disais déjà il y a 2 ans, en 2023 quand il y avait eu la première flambé des prix. Je dis exactement déjà la même chose. Et donc si on calcule le prix à la pompe d' 1,70 € qu'est-ce que ça implique sur les différentes marges des différentes étapes et dire à total on veut de l'essence à 1,70 € et ensuite on veut une péréquation aussi avec les petits distributeurs qui eux qui les petits distributeurs autonomes, ils font pas de profit eux. Donc ils peuvent pas aller vers la baisse. Or total, on a la chance d'avoir total. Total doit on doit leur dire calculons ensemble ce que ça donnerait de mettre 1,70 € le prix de l'essence. Qu'est-ce que vous bloquez comme mar qui vous disent ça mène à des pénuries que
pas du tout. C'est ce que dis la plupart des je regarde Francisco qui est président de la branche station service du réseau mobilien ce qui dit ça peut créer un afflux en stations et des ruptures. Il redoutent que des stations ne pouvant plus vendre sans perte finissent par fermer. Mais je ne crois pas. Si c'est si c'est travaillé ensemble, voyez, s'il y a s'il y a une cohésion de un partenariat intelligent gagnant gagnant, il y a un partenariat intelligent gagnant gagnant parce qu'un jour ça se retournera contre aussi contre les pétroliers. On aura l'occasion je pense d'en reparler parce que malheureusement la crise devrait durer. Je voudrais juste vous poser d'autres questions d'actualité. Je voudrais vous vous interroger sur les actionnaires. Ça ferait grand bruit bien
sûr ça ne vous a pas échappé hier. Les grandes entreprises françaises ont distribué 61 milliards d'euros de dividendes entre avril et juin. C'est le montant le plus élevé d'Europe. C'est le 2e mondial. Derrière, je regarde mes petites notes derrière les États-Unis, c'est Golen Royal. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire comme Mano Aubri, les actionnaires sont nuisibles dans la foulée ? Des milliardaires sont nuisibles. Les actionnaires sont nuisibles. Je n'utilise pas ce vocabulaire parce que c'est la réalité de l'économie. Il y a des actionnaires. En revanche, ce qui ne va pas, c'est que c'est du désordre. C'est pas de l'ordre juste ça. C'est-à-dire que d'un côté vous avez un gouvernement qui s'en prend retraité. C'està-dire la retraite c'est la rémunération différé du travail avec
des des gens à des revenus modestes que l'on déstabilise à qui l'on fait peur. Et de l'autre côté vous avez des actionnaires qui s'enrichissent en dormant. Donc il y a quelque chose qui ne va pas au niveau de la milliard d'ir ou des millionnaires. Il y a beaucoup de travailleurs qui sont de tout petits actionnaires de leur de leurs entreprises. Oui. Mais écoutez la réalité c'est que les inégalités sociales se creusent de façon vertigineuse que l'économie financière n'a jamais été aussi florissante. Or l'économie financière elle ne part pas de rien. Ça veut dire qu'à la base quand même de la production. Elle s'appuie sur la production. Donc vous avez aujourd'hui un système très pervers qui fait que la production s'écroule à cause du prix de l'énergie, à cause de beaucoup d'autres
données. Donc la production industrielle, la production celle qui produit des biens et des des richesses s'écroulent et et parallèlement vous avez l'économie financière qui vit qui aspire cette cette valeur ajoutée créée par la production de façon insolente. Pour fiscaliser ces sommes, est-ce qu'il faut les fiscaliser ? Il faut bien sûr les fiscaliser. Normalement, il devrait on devrait rapprocher la fiscalité du travail puisqu la fiscalité du travail est beaucoup plus lourde que la fiscalité financière, ne serait-ce que l'impôt de solidarité sur la fortune financière. Comment se fait-il que ce gouvernement, ce président qui a supprimé en arrivant l'impôt de solidarité sur la fortune financière, c'était déjà pas grand-chose que tous les autres pays et là on s'en prend de
retour, c'est Golden Royal. Mais la mais écoutez la fortune financière en plus c'était très maudique enfin les les les taux étaient vraiment très très maudiques et et ça a été supprimé aujourd'hui. On s'en prend en retraite. Je vais faire un autre exercice. Ça ne va pas. C'est plus Solen Royal présidente, c'est Segolen Royale parlementaire. Si vous étiez député, est-ce que vous censureriez le budget du gouvernement dans les prochaines semaines ? La première chose que je ferai, c'est c'est imposer au gouvernement par un vote au Parlement la baisse des taxes sur les sens. Mais est-ce que sur la question de la censure ça ? Non, mais c'est il faut d'abord faire ça, on verra après. Mais la censure, pas censure, c'est un sujet secondaire. Si en effet le gouvernement ne fait pas ce geste, il
doit le faire et faire le faire de façon significative, c'est pas 2 centimes, c'est significatif. Il faut qu'il baisse au moins de 25 à à 50 centimes le prix sur de la fiscalité sur le litre d'essence. S'il ne fait pas ça, en effet, il faut censurer. Pourquoi il faut censurer ? pour avoir à nouveau la paix sociale pour apaiser la pour pour avoir une regarde en disant mais où allons-nous chercher l'argent du coup parce que sur les retraite vous avez déjà réagi, vous dites c'est une incitation à la révolte. Tiens, d'ailleurs encore cette question incitation à la révolte. Quel serait l'intérêt du gouvernement à inciter à la révolte via les retrait semer la pagaille, ensuite apparaître comme l'arbitre, voir suggérer une nouvelle dissolution, on ne sait pas. Mais pour vous, c'est orchestré.
Non mais ça c'est c'est c'est dans la compétence, c'est dans le le le l'irresponsabilité, celle qu'on a vu à l'œuvre que je vous le dis depuis le début du celle qu'on a vu à l'œuvre contre les gilets jaunes. Pourquoi est-ce que les gilets jaunes en 48 he la taxe carbone n'a pas été retirée ? Pourquoi ? Pourquoi ce sacage ? Pourquoi ce chaos ? Pourquoi cette souffrance ? Vous parlez beaucoup de la justice sociale et rapport entre les plus riches et les plus pauvres. Là sur les retraites, on parle de la désindexation des pensions pour les plus aisés. Et pour autant, vous dites non ce ce c'est quoi les plus aisés ? Les plus aisés mais on ne sait pas le seuil. Mais si c'est alors quel est quel est le seuil selon vous ? Mais il y a pas de seuil. Les les retraites sont déjà désindexées.
L'arnaque c'est que les retraites sont déjà désindexées. C'est une arnaque. Pour Mais pourquoi elles sont déjà désindexées ? Vous avez vu le la hausse du prix des les des prises alimentaires. Vous avez eu la la hausse du coût de la vie. Vous croyez qu'aujourd'hui les retraites la hausse des retraites suit la hausse du coût de la vie. Vous avez vu la hausse du prix de l'énergie ? Les retraites ont été augmentées suite à l'augmentation du prix du de l'énergie. L'électricité a augmenté de 40 % là en quelques années. Ça a été augmenté de 40 % les retraites. Mais les gens le savent bien. Donc quand les gens entendent on va des indexer mais ils se disent "Mais déjà avec les retraites qu'on a, on narrive plus à boucler les fins de mois." Alors qu'avant on arrivait à
boucler les fins de mois. Les retraités se disent "On n'arrive plus à aider nos petits-enfants mais avant on arrivait à les aider." Les petits enfants qui qui font des études supérieures. Souvent les grands-parents aident. On il n'arrivent plus à les aider aller chercher l'argent quand il faut 30 milliards. Quand vous dites vouloir protéger le pouvoir d'achat, ne pas toucher au retraités, vouloir baisser les taxes sur l'énergie, faire contribuer davantage les plus aisés, relancer l'industrie. Mais on dépense, il faut relancer la croissance, il faut produire de la richesse. Il y a pas de dépenses à couper. Si, il y a sans doute des économies à faire. Il faut économiser ce qu'on peut économiser. Il faut il faut lutter contre t tout toutes les formes de gaspillage. Il faut qu'un euro public
dépensé soit un euro utile, ça c'est sûr. Et que chacun fasse ce qu'il doit faire dans toutes les institutions de l'État, dans toutes les entreprises publiques pour diminuer les gaspillages et pour en revenir à un exercice sobre du pouvoir. Ça c'est la première chose. Mais la seconde chose, c'est qu'il faut relancer la croissance. C'est ça. Et alors là, on a aucune perspective de relance de la croissance. Est-ce que tout est acheté dans le budget mis sur la table quand on voit l'aide attribué au dans la lutte contre les violences sexuelles ou attribué à la protection de l'enfant, c'est tombé hier. H ça vous pouvez vous vous pouvez féliciter ce type de geste de la part du gouvernement au crois pas mais vous savez les annonces de milliards qui virent volent alors
qu'il y en a plus dans les caisses. Ce qui ce qui ce qui a manqué sur la protection de l'enfant c'est la volonté politique. La volonté politique est plus forte que d'annoncer des dépenses financières. Tant mieux si c'est financé. Mais ce qui manque c'est la volonté politique pour faire de ce sujet un sujet majeur d'un bon fonctionnement de la société. Ça nous amène à parler du périscolaire. Je veux quand même vous interroger sur Annie Dalgo qui a été auditionné hier en commission d'enquête. Elle parle d'un échec collectif. Elle dit nos institutions en failli. Elle parle de son regret. Non pardon là c'est Patrick Bloche l'ancien premier adjoint Daniel Lgo qui parle de son regret immense pour ce que les victimes ont subi. Des réponses à la hauteur selon vous. Je
précise qu'Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, est auditionné ce matin. Qu'avez-vous à lui dire ou à lui demander ? Que doit-il faire ? Il faut euh tout refonder dans le dans ce domaine de protection de l'enfant et surtout moi je pense à la détresse des parents. C'est effroyable ce qui s'est passé depuis 2015. Vous rendez compte que des enfants ont parlé et je veux redire une chose he quand un enfant parle, on lui dit "Je te crois, je vais te protéger. Tu as bien fait de parler parce que tu vas protéger d'autres enfants. Je te crois, tu as bien fait de parler." Et ces enfants-là n'ont même pas entendu je te crois. Et les parents n'ont pas entendu je te crois. Ils ont entendu circuler, il y a rien à voir. Et les pédocriminels ont continué leur
crime sur les enfants. C'est absolument insupportable, intolérable et c'est regardz dans le monde entier. Donc je vais vous dire une chose euh vous avez en face de vous la seule qui va éradiquer ce problème qui fera zéro tolérance parce que je l'ai fait dans mes responsabilités ministérielles. J'ai vu la difficulté qu'il y avait à faire parler à faire à imposer la parole de l'enfant par rapport aux paroles des adultes parce que les enfants, ils sont pas non plus dans les dans les prêtoirs, ils sont pas au tribunal. Donc vous avez aussi des avocats et des et des défenseurs des pédocriminels qui on les connaît qui se mettent à s'écrouler. J'ai pas fait exprès ceci cela. Ils sont très peu condamnés en fait. Et donc il faut en donner aussi des moyens aux enquêteurs
et à la justice parce que vous avez vu qu'il y a des milliers de dossiers qui ont été gardés sous le coude. C'est des milliers d'enfants qui ont continué à subir ces violences sexuelles. Des enfants qui se sont suicidés. Mais c'est gravissime. Une nation qui ne protège pas ses enfants ne mérite pas le nom de nation. Voilà ma ma conviction profonde. C'est Golen Royal. On passe aux questions de français. Je vais les découvrir en direct avec vous mais je crois qu'il y a une question d'international pour commencer. Elle est là. Bonjour Steve qui vous pose une question qui est à Gorg. Pensez-vous que Poutine cherche vraiment un accord avec l'Ukraine ? Je vais aussi contextualiser un peu. Je me permets Steve, c'est que depuis 24 heures, on a pas mal de provocations qui touchent l'OTAN et
l'Europe. Il y a eu Danemark, [raclement de gorge] la Lituanie, l'Allemagne avec des drones. Quelle posture adopté face à à Vladimir Poutine, sachant que parfois vos positions ont été polémiques sur le sujet. Oui, oui, oui, mais elles étaient justes, mes positions, ell ce sont toujours les mêmes. C'està-dire c'est-à-dire on ne peut pas non plus répondre à cette question en de minutes, même pas 2 minutes dans une émission comme celle-ci, mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut toujours garder, c'est-à-dire à la fois résister et s'opposer aux agressions et aux violations des frontières. Ça, c'est le le le fondamental du droit international. Mais en même temps, avoir toujours un processus de négociation et de médiation en cours. Discuter avec Vladimir Poutine,
c'est pas ça. C'est avoir un processus de médiation en cours. Et quand Vladimir Zelins qui a encore dit il y a de jours qu'il voulait arrêter cette guerre parce que cette guerre on pense que c'est une guerre de matériel, on entend parler des drones mais il y a quand même près d'un million de victimes. Donc c'est aussi un c'est aussi un drame humanitaire. C'est un drame humanitaire. Une guerre, c'est toujours le le un échec de la politique et de l'humanitaire. Et donc, il faut toujours avoir les deux faire au feu, si j'ose dire. Et est-ce que la France devrait, c'est Golen Royal présidente, est-ce que vous maintenez les aides actuelles à l'Ukraine ? Mais bien sûr, je vous dis qu'il faut un équilibre. En revanche, je relance, je dis que la France sera disponible pour
participer à un processus de médiation pour aider l'Ukraine à obtenir une paix juste et durable. Il faut arrêter cette guerre. Et tous ceux qui pensent ou qui disent mais c'est une vieille tradition que ceux qui veulent arrêter des guerres sont toujours insulter et bien moi j'accepte d'être insulté parce que je sais que c'est la bonne voie et que ce que veulent les gens les gens veulent que cette guerre s'arrête [raclement de gorge] et que nous aidions et que nous aidions les pays qui les pays voisins à s'entendre entre eux, vous voyez ? Et et notre avenir à nous, c'est une Europe en paix. Et c'est d'une Europe en paix comme disait le général de Gaul, de l'Atlantique à l'oral. C'est ça la vision du futur. Et c'est tellement tragique, c'est tellement triste, c'est tellement
tragique. Je vous l'accorde, ça mériterait beaucoup plus de temps. Mais il y a beaucoup de questions pour vous ce matin donc je vous propose d'en découvrir une nouvelle et c'est la question de Attention, on la découvre Liam qui est à Paris. Quelle est votre stratégie pour permettre l'augmentation des salaires qui sont au-delà du SMIC ? Mais c'est relancer la croissance. Vous ne pouvez distribuer des salaires que vous avez une si vous avez une croissance économique florissante. Et la France est capable d'avoir une croissance économique florissante. C'est ça qui est dramatique aujourd'hui. Je prends l'exemple, le le secteur de l'aviation, on a manqué d'avion pour éteindre les incendies. On a une filière d'aviation en France. On avait des prototypes français qui avaient été
fabriqués par Airbus il y a 4 ans. Ils n'ont pas eu de commande publique. Moi, j'aurais fait une commande publique, je ferai une commande publique. Donc, la filière aéronautique qui est une filière en plus d'industrie lourde qu'on a la chance d'avoir dans le domaine aussi de de l'isolation des bâtiments. Il y avait des filières économiques qui s'étaient développées, qui ont été stoppées parce que ce gouvernement arrêtait le crédit d'impôt de transition énergétique qui permettait aux gens de faire leurs travaux. où il y avait plein de petites entreprises du bâtiment, c'est pas délocalisable ça, qui s'étaient constitué, qui avaient formé leur salariés, qui mettaient au point des matériaux nouveaux d'isolation, la gestion de l'eau et un potentiel considérable de création d'emploi. Donc
c'est ça que je ferais, c'est remettre le pays, de lui redonner confiance. C'est votre réponse à Liam ce matin. Il y a Guy Marcel qui attend sa réponse également. Merci de nous poser autant de questions. Guy Marcel qui est à Bruxelles. Oui, parce qu'on a pas mal de questions qui nous viennent de l'étranger, figurez-vous. Si Jean-Luc Mélenchon l'emporter, pourriez-vous envisager de gouverner avec la France insoumise ? Tiens ? Alors, je vais vous dire, moi je suis dans une compétition, donc dans une compétition sportive, on dit pas bah si l'autre gagne, qu'est-ce que je fais ? Et cetera. Je suis dans une compétition. Voilà. Donc je vais pas je vais pas je vais pas spéculer sur la sur la victoire des autres. Vous vouz vous voulez votre victoire à vous. Donc si vous gagnez, vous par exemple
tiens Segonen Royal présidente ou ou avec son gouvernement, vous prenez des ministres LFI. Je m'interdis de composer un gouvernement avant d'avoir gagé. Je trouve ça ridicule ceux qui composent des gouvernements avant même d'avoir gagner. Est-ce que vous êtes compatible ? Est-ce que pour vous travailler avec LF ? Moi, je m'adresse aux électeurs. Voilà. Et vous n'aurez de moi aucune réponse polémique sur ce sujet-là. Je mais je m'adresserai je m'adresserai aussi aux électeurs du de l'extrême droite parce qu'il y a des électeurs de gauche et des électeurs qui sont ni à droite ni à gauche mais qui ont envie que la France se redresse qui sont allés à l'extrême droite en se disant bon avec leur fatigue les gens sont fatigués ils sont fatigués de la politique ils sont
fatigués ils croient plus dans les responsables politiques. Donc ils vont se dire "Ah bah les autres on les a pas essayé on va les essayer. Moi je refuse ça. Je pense qu'il faut un libre choix. Il faut une alternative. Vous allez aller plus loin grâce à Christophe Barbier qui a fait son entrée. Bonjour à vous Christophe. Ah oui [rires] oui mais ça je vous le confirme. Et vous aussi d'ailleurs allez-y c'est Coline Royal. Bonjour. Vous l'a engagé dans votre 3è primaire après 2006 et 2011. Il y a une charte dans cette primaire qui dit que le vainqueur doit que sera soutenu par tous les autres. Si c'est Raphaël Gluxman le vainqueur, vous soutiendrez donc sa candidature, son programme, son projet. Oui. Si va si cette candidature va jusqu'au bout, vous pensez qu'elle pourrait cette
candidature s'arrêter entre la primaire 18 octobre et la présidentielle ? Je ne sais pas mais quand on on déclare que le principal objectif c'est faire barrage à LI, c'est ça son principal objectif. Euh qu'est-ce qu'il fera si euh au moment de des sondages pour le premier tour euh LFI apparaît comme pouvant se qualifier au second tour ? Est-ce que puisquil y a déjà on parle d'accord, il parle d'accord avec le centre, la droite et cetera, est-ce qu'il va maintenir sa candidature ? Est-ce qu'il va dire "Bah non, je je retire ma candidature pour éviter et et ça non parce que ça les primaires c'est quand même pour aller jusqu'au bout de la candidature. Donc je soutiendrai le candidat qui sera désigné par les primaires à condition qu'il soit
candidat effectif jusqu'au bout. Jusqu'au bout. S'il est faible dans les sondages, il y a une autre solution. Il y a François Hollande qui est en réserve du parti qui dit "Voilà, moi j'attends de voir et je pourrais être candidat à ce moment-là." Ça pourrait être une solution de changer de candidat pour avoir un candidat qui va jusqu'au bout. Écoutez, ce que je crois, c'est qu'il faut respecter la primaire. Voilà, il faut respecter ceux qui sont dans la primaire, il faut respecter le débat démocratique parce que respecter la primaire, c'est respecter les gens. Donc chaque chose en son temps. C'est pas légitime de se présenter une fois que la primaire est passée hors primaire. Je sais pas, c'est c'est pas mon c'est pas mon sujet. J'ai même pas envie de commenter ça. Ce que je veux c'est que
tout le monde respecte la primaire d'où qu'il viennent. Voyez, il y a un débat il y a un débat démocratique, il y a les médias qui s'y intéressent et ça c'est quand même extraordinaire dans une démocratie que queon soit pas méprisé. Et donc il faut respecter cette primaire parce que dans le débat politique même si c'est petit pour les gens la primaire sociale les gens se disent bah c'est pas nous c'est tout petit truc interne. Mais non parce que ça veut dire aussi qu'on va mettre sur la table des discussions, des propositions et cetera et quand les Français recherchent des des lueurs d'espoir en se disant mais la est-ce qu'on va retrouver est-ce qu'on va être à nouveau heureux en France comme disait un petit retraité. Vous voulez vous voulez mettre aussi sur la table la
présence de Raphaël Glman à un meeting de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007 en avril 2007. Il avait 27 ans, il accompagnait son père qui lui soutenait Sarkozy. Ils ont fait un livre ensemble après mes 68 expliquer à Nicolas Sarkozy péché véniel quand même non ? Oui, on peut changer. Il a le droit d'avoir changé. C'est que il a un fond de droite encore. Non, il a le droit d'avoir changé. Mais il faut expliquer pourquoi on change. Il a pas assez fait. Ah je sais pas ça ça ça [rires] ça ça mais avouez que c'est c'est quand même une un fait politique qui n'est pas négligeable. Ce n'était pas négligeable non plus de soutenir Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour en 2022 comme vous l'avez fait. Non monsieur Non monsieur je n'ai pas
soutenu Jean-Luc Mélenchon. J'ai dit que c'était le vote utile. C'est pas pareil. C'était quand même un appel. C'était Oui, c'était le vote utile. C'était le vote utile. Tout le monde l'a fait. Et en plus après, il y a eu le le Front populaire et et des élus socialistes qui aujourd'hui dénoncent lesf qui ont été élus grâce à l'alliance avec LFI. Voyez, il faut de l'honnêteté intellectuelle à chaque étape. On avait encore pas mal de questions. Reprenons rendez-vous, faisons comme ça parce que là ça aurait pu poursuiv. Oui oui oui, je sais que ça passe vite, c'est plutôt encourageant. En général quand ça passe vite, c'est bon signe. Merci beaucoup Christophe. Merci à vous, Cine Royal d'avoir accepté l'invitation.
Ségolène Royal