Message du Président Emmanuel Macron au BIG BPI.
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- 2:00Emmanuel MacronChiffre
« 70 000 entreprises financées chaque année, largement des TPE. 50 milliards d'euros injectés dans l'industrie en dix ans. »
- 3:00Emmanuel MacronChiffre
« Près de la moitié consacrée à la transition écologique et environnementale »
- 4:00Emmanuel MacronChiffre
« Pour la quatrième année consécutive, notre pays est le plus attractif d'Europe. »
- 4:30Emmanuel MacronChiffre
« Nous avons un taux de chômage qui a atteint des niveaux historiquement bas. »
- 4:45Emmanuel MacronChiffre
« 100 000 emplois industriels créés, dont 20 000 au dernier semestre. »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« Quatre usines de batteries dans le Nord, une production de semi-conducteurs qui va doubler à Grenoble »
- 6:00Emmanuel MacronChiffre
« Sur l'industrie toujours, les levées de fonds des starts up industrielles atteignent des records. »
- 6:30Emmanuel MacronChiffre
« Plus de 145 000 entreprises exportent depuis notre territoire, ce qui est un nouveau record. »
- 8:00Emmanuel MacronPromesse
« On a réussi la bataille de l'apprentissage durant le premier quinquennat. Elle est à consolider et il faut au moins atteindre le million d'apprentis par an. »
- 8:30Emmanuel MacronPromesse
« Il faut continuer à accélérer sur la Deeptech pour atteindre 500 starts up par an. »
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Mesdames et Messieurs les ministres, cher Nicolas, chers entrepreneurs, mesdames et Messieurs, alors vous vous en doutez, c'est avec beaucoup de regrets que je ne peux pas être parmi vous aujourd'hui. C'est la première fois et vous savez toute l'affection que je porte à cette rencontre chaque année renouvelée depuis huit ans maintenant. Malheureusement, je suis déjà parti au moment où vous réunissez pour un sommet européen à Grenade.
Mais je le regrette parce que vous savez combien vous comptez pour moi, parce que vous construisez cette France innovante, industrielle, décarbonée de 2030 puis 2050 que nous souhaitons voir advenir. En un mot, vous incarnez cette fierté qu'est la nôtre de voir notre pays avancer, faire bouger les lignes préétablies, créer des solutions de demain. Vous démontrez en quelque sorte qu'il n'y a aucune fatalité et que la réponse à l'entreprise, l'esprit d'entreprise, l'innovation, ce n'est pas le “C'était mieux hier” et que, en même temps, la réponse aux défis du moment que nous vivons, en termes en particulier climatiques, ce n'est pas le “Faisons moins”, “Produisons moins”, “Ayons moins de croissance”.
Par l'innovation, l'esprit de conquête, l'esprit d'entrepreneuses et d'entrepreneurs que vous avez, vous montrez qu'il n'y a pas de fatalité et qu'en quelque sorte, on peut inventer un futur possible à travers des solutions. Alors, je regrette d'autant plus de ne pas être là que je sais combien cette année vous importe, cher Nicolas, à toi et à toutes les équipes. En dix ans d'activité, BPI France est devenue un acteur incontournable de l'économie française. 70 000 entreprises financées chaque année, largement des TPE. 50 milliards d'euros injectés dans l'industrie en dix ans.
Près de la moitié consacrée à la transition écologique et environnementale et des TPE, des PME, des ETI qui n'auraient pas pu devenir les piliers de notre transition écologique et de notre réindustrialisation sans ces financements. Mais aussi vos conseils. Donc merci à tous véritablement de votre engagement.
Maintenant, il faut comme toujours aller plus loin. J'étais venu l'an dernier vous parler de cette grande bascule que nous vivions et je crois que l'année passée confirme la nécessité, en effet, d'œuvrer plus vite et plus fort pour mettre en place une société industrielle souveraine et décarbonée. Les trois objectifs ensemble.
Transition écologique, transition numérique, vous le savez, voici les deux grands défis de notre temps. De la production de biens décarbonés à l'intelligence artificielle générative, vous êtes pour beaucoup d'entre vous dans cette salle au cœur de ces transformations. Pour les affronter, il nous faut une profusion de talents, d'audace, d'ingéniosité, d'initiatives.
En bref, il nous faut des entrepreneurs. Et nous avons besoin de vous. De vos idées, de vos innovations pour trouver justement des solutions afin de relever les défis de notre temps.
Pour anticiper, porter ce mouvement que nous nous devons d'enclencher. Et nous continuerons à vous offrir, pour ce faire, un environnement favorable à l'innovation, à la création, avec une fiscalité propice, avec de l'investissement, notamment grâce à la mission France 2030 et en continuant de lever tous les freins à l'emploi. Les résultats sont là et BPI France y aura largement contribué.
Pour la quatrième année consécutive, notre pays est le plus attractif d'Europe. Nous avons un taux de chômage qui a atteint des niveaux historiquement bas. Nous avons un taux d'activité historiquement haut : 100 000 emplois industriels créés, dont 20 000 au dernier semestre.
Ce sont ainsi, par exemple quatre usines de batteries dans le Nord, une production de semi-conducteurs qui va doubler à Grenoble, des starts up, du quantique, du nucléaire, de l'intelligence artificielle qui se lancent encore dans la Deeptech et donc sur tous nos grands objectifs stratégiques, nous avançons. Et j'aurai l'occasion d'y revenir dans le détail prochainement. Une forte croissance aussi, des grands projets qui n'ont jamais été si nombreux à voir le jour.
En un semestre à peine, la taille des nouvelles usines sur le territoire a doublé, en passant de 80 à 160 employés en moyenne. C'était un des défis qu'on évoquait ensemble il y a deux ans, si je me souviens bien, on parlait en particulier de Deeptech. Nous y sommes.
Sur l'industrie toujours, les levées de fonds des starts up industrielles atteignent des records. Celle de Verkor, annoncée il y a deux semaines à peine, est en quelque sorte l'emblème de cette réussite. Enfin, cette année, plus de 145 000 entreprises exportent depuis notre territoire, ce qui est un nouveau record.
Tout ça, ce sont des chiffres, mais derrière, ce sont des réalités humaines, des aventures entrepreneuriales et c'est le fruit de notre travail collectif ces dernières années. C'est pour ça que je ne laisserai personne nous amener en marche arrière et donc on continue d'accélérer, on ne monte aucun impôt, on ne complique aucune procédure, on ne revient pas en arrière sur le droit du travail, etc etc. ¡No pasarán!
Maintenant, il nous faut l'admettre, nous traversons une époque incertaine. Les incertitudes géopolitiques s'accroissent en Europe, où la guerre demeure, en Afrique, où les coups d'Etat se multiplient. L'accélération des changements technologiques nécessite aussi de prendre ce sujet à bras le corps.
Et la French Tech n'est d'ailleurs pas épargnée par ces difficultés. Je l'évoquais là aussi il y a quelques mois encore à l'Elysée, avec plusieurs acteurs de ce secteur. Dans ce contexte, notre politique se doit d'être ambitieuse et avant tout de continuer à porter haut et fort une politique de l'offre que nous avons instaurée.
Pour être plus souverains, il nous faut produire et produire localement, produire décarboné, et il nous faut exporter. Et pour accélérer, notre stratégie va reposer sur trois piliers. La base, c'est tout d'abord de continuer à assurer les conditions de votre compétitivité, je le disais.
La compétitivité, c'est la politique fiscale de baisse des impôts que nous allons poursuivre avec la mise en place d'un nouveau crédit d'impôt pour l'industrie verte notamment, et le début de la baisse de la CVAE. Notre seconde priorité, c'est de continuer à investir dans notre écosystème scientifique et technologique. C'est évidemment ce que fait BPI France, ce que vous faites depuis des années et ce que nous allons continuer à faire.
On va continuer à soutenir les entreprises dites “early stage”, à la suite du rapport du député Paul Midy, continuer à cofinancer les projets les plus risqués grâce à la mission France 2030 et continuer à mobiliser des financements privés avec Initiative Tibi, on a lancé le deuxième fonds et on va continuer à mobiliser. Il est déjà plus important que le premier, donc on relève encore de nouvelles masses pour fertiliser l'écosystème. Mais au delà de la puissance publique, j'attends aussi beaucoup des grandes entreprises qui doivent encore davantage choisir la French Tech.
Et je salue à ce titre l'initiative lancée par la French Tech sur ce sujet pour au moins doubler la commande publique et privée. Je veux notamment remercier tous les partenaires publics et privés qui se sont associés et je les invite à aller plus loin dans leur soutien tous azimuts aux starts up, achats, investissements directs ou dans des fonds. Je compte sur vous.
Enfin, le troisième pilier. Je crois que notre dernière priorité, vous le savez, c'est de favoriser l'émergence de talents. Il y a les conditions de compétitivité, il y a l'investissement public et privé dans ce que vous faites, et puis il y a évidemment l'autre rareté, avec l'argent, que sont les talents.
Il y a une compétition mondiale et nous devons continuer à faire évoluer les formations pour créer les métiers de demain. Nous avons commencé cela avec le lycée professionnel qui est pour moi un immense chantier des années à venir. On a réussi la bataille de l'apprentissage durant le premier quinquennat.
Elle est à consolider et il faut au moins atteindre le million d'apprentis par an. Maintenant, c'est la bataille du lycée professionnel qu'il faut conduire. Elle est essentielle.
Mais il faudra aller beaucoup plus loin avec la journée découverte des métiers, avec l'évolution des formations dans l'enseignement et dans l'enseignement supérieur. Et donc, vous le voyez, cette bataille pour la formation, c'est la bataille de l'orientation, dès le collège puis au lycée. C'est la bataille du lycée professionnel.
C'est la réforme aussi de l'enseignement supérieur et des premiers cycles universitaires et c'est la bataille de la formation de nos enseignants. Et puis il faut continuer à accélérer sur la Deeptech pour atteindre 500 starts up par an. Vous le voyez, les défis devant nous sont immenses.
Je le crois profondément : les perspectives de croissance, d'innovation et de progrès le sont plus encore. Et c'est un combat qui est essentiel, celui qui consiste à créer, par notre capacité à innover, à monter en taille, à exporter de la richesse. Parce qu'on doit financer notre modèle social auquel nous tenons : l'école, la santé, le grand âge.
Et on doit financer en plus nos investissements dans la transition écologique. Pour ce faire, il n’y a qu’une solution : on doit produire plus de richesses sur notre sol. C'est le combat qu'on mène ensemble.
Toutes ces histoires qui sont les vôtres, ces réussites dont vous témoignez, montrent sans la moindre ambiguïté que notre pays a tous les atouts pour rester un acteur majeur de l'économie mondiale et même par l'innovation, l'entrepreneuriat, la réindustrialisation décarbonée, de relocaliser de la production. C'est ce qu'on est en train de faire sur l'automobile, de la production de véhicules électriques et celle de batteries. Comme c'est le cas depuis six ans. l'Etat demeurera à vos côtés avec un cap clair, avec une détermination et avec un art de l'exécution, puisque vous savez bien que le cap sans la mise en œuvre, ça ne sert pas à grand chose.
Voilà les quelques messages que je voulais partager. Message d'optimisme, de volonté, d'unité. Continuez à vous montrer inventifs, à sortir des sentiers battus, à entreprendre, et plus que tout, continuez à nous faire rêver.
Merci à tous et à toutes. J'espère vous retrouver très bientôt. Courage et comme j'ai coutume de dire ne lâchez rien !
Emmanuel Macron