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interviewC dans l'air· 12 juin 2025 9 min

À l'appel du RN l'extrême droite européenne réunie dans le Loiret- Reportage C dans l'air 10.06.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

M.Le Pen a interpellé avec ces mots le Premier ministre. Elle déroule son discours sur les "barbares", "l'ensauvagement de la société".

C'est lors d'un rassemblement populiste que M.Le Pen a voulu fêter l'anniversaire de la victoire de son parti aux européennes. - Au milieu des champs du Loiret, l'extrême droite européenne a répondu à l'appel du RN.

Aux côtés de M.Le Pen, des leaders nationalistes, comme l'Italien M.Salvini ou encore V.Orban.

A la tribune, le Premier ministre hongrois dresse le portrait d'une Europe et d'une France au bord de la guerre civilisationnelle. - V.Orban: Ce qui se passe, ce n'est pas une migration, c'est un échange organisé de populations pour remplacer le socle culturel de l'Europe.

Nous ne laisserons pas détruire nos villes et la sécurité de nos rues. Nous ne laisserons pas violer nos filles et nos femmes. Nous ne permettrons Pas de tuer des citoyens pacifiques. - La violence, on la vit au jour le jour.

Il faut qu'on dise merci et c'est pas vrai? C'est pas ça. J'ai un drapeau.

Il ne représente plus du tout la France. - On a un pays magnifique qui est complètement démoli par la violence, par les agressions. C'est invivable. - Un discours largement alimenté par la presse d'extrême droite.

Chaque semaine, des articles mettent en avant fait divers, insécurité ou encore immigration. Des thématiques dont se nourrit le RN pour exister. Avril 2024, à Châteauroux: le jeune Matisse, 15 ans, est poignardé à mort par un Afghan.

Le président du RN publie alors une vidéo aux allures de clip de campagne. - J.Bardella: Si je prends la parole devant vous aujourd'hui, c'est avec tristesse et colère.

La vie de Matisse lui a été enlevée. Chaque jour, la jeunesse française est la nouvelle victime d'une politique migratoire insensées qui fait venir chez nous des prédateurs, qui met en danger notre sécurité et nos libertés. - Commenter systématiquement les drames pour accuser la justice de laxisme, comme après la mort de Philippine, tuée par un ressortissant marocain sous OQTF. - L.Jacobelli: Si les OQTF étaient respectées, n'avaient pas atteint leur plus bas niveau sous le gouvernement avec monsieur Darmanin, Philippine serait vivante. - Fin janvier, Elias, 14 ans, est tué à la machette par 2 mineurs déjà connus des services de justice.

M.Le Pen déroule son programme. - M.Le Pen: Combien de morts faudra-t-il pour sacraliser enfin l'intégrité physique des Français en mettant en place par exemple une suppression des aménagements de peine pour toute peine supérieure à 6 mois de prison en cas d'atteinte aux personnes?

Combien d'assassins mineurs faudra-t-il pour abaisser la majorité pénale à 16 ans et instaurer des peines courtes dès les premiers délits graves? - Un moyen aussi de tacler ses adversaires après les violents débordements ayant suivi la victoire du PSG. Le RN en profite pour critiquer l'autorité du ministre de l'Intérieu - S.Chenu: Ca sert à quoi d'avoir B.Retailleau ministre de l'Intérieur?

La situation est quasiment pire que ce qu'on a connu il y a quelques semaines. - Une stratégie qui avait porté ses fruits lors des législatives de 2024 dans des communes touchées par un fait divers. Exemple à Crépol, où Thomas, 16 ans, avait été tué à l'arme blanche lors d'un bal.

La tentation RN était alors forte pour ces jeunes avant le premier tour. - Qu'est-ce que vous espérez du RN face à cette situation? - Qu'il réussisse à réguler ça et que personne ne vive ce qu'on a vécu. - Dans la circonscription, le candidat RN l'a emporté avec 40 % des voix, doublant le score de son parti obtenu en 2022. - C.Roux: C.Barbier? - C.Barbier: On est dans un phénomène de récupération politique.

Le pouvoir en place est défaillant, donc une position plus radicale peut faire des miracles...

Il manque 2 choses. Il manque les vrais moyens mis derrière les promesses qui sont faites. A quoi ça sert d'avoir B.Retailleau, dit S.Chenu?

Peut-être à rien, vu le constat actuel, mais si demain, c'est S.Chenu place Beauvau, qu'est-ce qui se passe? Quand on voit le programme du RN, la réelle volonté de construire des places de prison en faisant sauter les verrous administratifs, économiques...

On ne le voit pas assez dans le programme. B.Retailleau est en échec pour la reconduite des OQTF dans certains pays, notamment l'Algérie.

Mais comment le RN y arriverait? En supprimant les visas pour ceux qui veulent venir d'Algérie? C'est déjà pratiqué.

On voit mal ce que l'épreuve des faits pourrait donner comme avantage. Ce sont des politiques de fond qu'il faut. Le tout-répressif, même si c'est efficace à court terme, ça ne suffira pas.

Reconstruction de structure familiale ou d'une attitude dans les familles qui fassent que ça reparte...

On ne le voit pas non plus dans les programmes des partis politiques, notamment le RN. Mais il y a la même chose en face. J.-L.Mélenchon a fait un tweet très posé sur la responsabilité des parents, tout à l'heure.

C'est ce qu'on a dit ce soir. Il a raison, mais il y a un sous-entendu idéologique chez lui. C'est de dire "excuses, irresponsabilité, les jeunes ne sont pas responsables des victimes de la société qui les transforme de cette manière".

C'est une façon de dire qu'il n'y a aucun lien avec l'immigration, avec la cohabitation de cultures différentes, tout ce qu'on a entendu de l'autre côté, notamment au moment de Crépol. - C.Roux: On revient à vos questions.

Question. - A.Bauer: Ca empêche les fusillades dedans, mais pas autour.

C'est mécanique. - C.Barbier: Est-ce que c'est dissuasif? "Je sais qu'il y a un portique à l'entrée de mon collège.

Je n'ai pas envie que ça sonne." - A.Bauer: Ce n'est plus la question.

Tout le monde entre et sort. Pourquoi se faire prendre dedans? Les seuls pour qui ça ne marche pas, c'est ceux qui veulent se suicider après avoir tué tout le monde.

L'agent à l'entrée va être une victime de plus. Il sera la première victime d'une opération...

En général, ils sont plusieurs. La question est de faire le plus de dégâts possibles et de se tuer à la fin. Ca a un effet qui est qu'à l'intérieur des établissements, il y a une décrue réelle...

Dans les établissements publics, tous les ans, une statistique à peu près correcte montre qu'il y a un reflux des agressions, meurtres, tentatives de violence à l'intérieur des établissements. - C.Roux: Il y a des policiers dans l'établissement? - A.Bauer: A l'entrée.

Quand la France a voulu entamer ce processus, il y a eu un certain rejet des populations, notamment des enseignants. Ca a réduit, mais surtout déplacé la question. Aujourd'hui, on en a beaucoup plus dans les centres commerciaux, le lieu où tous les gamins se réunissent.

C'est le seul lieu de vie de beaucoup de villes de banlieue américaine. - M.-E.Pech: Des policiers dans les établissements scolaires, il y en a Londres...

Mais on n'a pas assez de policiers. Ce n'est pas tant la résistance des enseignants. Vous les trouvez où, les policiers? - A.Bauer: Aux Etats-Unis, tu tires d'abord, tu discutes