Gabriel Attal va-t-il dissoudre le macronisme ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Trard, bonjour, directeur adjoint de la rédaction de Figaro. Merci d'être là les 6. Mathieu Sier.
Bonjour Mathieu, merci également d'être avec nous. Mathieu, comment vous analysez ce discours de Gabriel Atal ? Est-ce qu'il est en train de tracer son propre chemin ?
Alors, ce qui est sûr, c'est qu'il y a une fissure dans le camp présidentiel par le discours que Gabriel Natal a tenu par ailleurs, comme votre sujet le rappelait, la faible présence de membres du gouvernement. Alors, on savait les relations entre Gabriel Atal et Emmanuel Macron, notoirement mauvaise et même exécrables depuis justement la dissolution et et la sortie de Gabriel Atal de Matignon. Euh, c'est d'ailleurs assez cocasse de voir que celui qui dirige aujourd'hui le parti présidentiel n'a plus aucun contact avec le président en place, ça c'est sûr.
Alors, ensuite quand même, bon, ce qu'il a dit sur ça veut dire jusque Renaissance aujourd'hui, c'est plus le parti présidentiel. Euh en tout cas, il y a une MU qui s'opère et qui s'opère par définition en fait dans des conditions pas évidentes. Alors revendiquer l'héritage tout en s'en éloignant, je dirais que chaque héritier politique a connu des difficultés de cette nature.
Sarkozy quand il a eu à rompre avec Chirak, Lionel Jospin quand il a eu à prendre la suite de Mitteran, il y a toujours un droit d'inventaire qu'il est compliqué de faire à force pour un pouvoir qui est là depuis longtemps, qui est usé, qui est impopulaire. Donc je dirais que Gabriel Atal se situe évidemment sur une ligne de crête. Euh on verra où tout s'amène.
Un point quand même, c'est le moment en réalité où on est très loin de la présidentielle, on est très loin de 2027 dès lors que la majorité devenue minoritaire a du mal à faire adopter. On a du mal à se projeter dans un budget adopté pour 2025. Donc un discours qui se projette dans l'élection présidentielle de 2027 peut paraître à cont-temps et c'est un moment où la majorité présidentielle devenue minorité a besoin de solidarité, a besoin de faire pâqu, de faire corps.
Euh voilà, je ne suis pas sûr que le discours qui a été prononcé hier est une tonalité rassembleuse. Ça ça veut dire Yv qu'avant de chercher des compromis avec les oppositions, Sébastien Lecornu, il doit déjà solidifier son propre camp. Oui, mais ça il en est conscience.
Je crois que c'est ce qu'il a cherché à faire d'ailleurs en les recevant assez rapidement. Effectivement, il y a un problème majeur, c'est que on est dans une phase de terminale, je dirais d'usure du pouvoir. On glosse sur le le macronisme.
Mais le macronisme c'est plus rien sans Macron. De toute manière, c'est donc il faut que Gabriel Atal, qu'on le veuille ou non, il invente autre chose. Euh et on va voir ce qui va ce qui va sortir.
Moi, je trouve que ce qui s'est passé hier est pas très clair, sauf que cette cette espèce de prise de distance avec Emmanuel Macron, la condamnation d'une certaine façon de la dissolution, en dehors de ça, vous retenez quoi ? pas grand-chose hein. C'est quand même assez assez flou, assez assez terne, je dirais avec assez peu d'enthousiasme néanmoins.
On dépit des images qui sont montrées éternellement gay avec les drapeaux, les enfin on connaît la musique hein, faut pas se leurer. Non, il y a pas de il y a je dirais qu' ça a pas marqué une étape hier. C'est c'est c'est il va avoir du mal d'ailleurs Gabriel Atal à se à se frayer un chemin dans le labyrinthe je dirait de de du bloc central.
Pardon. D'autant plus que le discours sur les dissolutions en fait n'est pas disruptif. Il il exprime juste tout haut ce que l'intégralité des forces macronistes pense désormais.
Et il est pas nouveau et la dissolution ça a interrompu son bail à Matignon. Assurez. Alors euh nouriss nourissor personnel, c'est une chose mais au-delà du cas personnel de Gabriel Atal, je crois que personne en Macronie ne défend sérieusement la décision de dissoudre.
Et peut-être juste un petit rebond sur ce que disait Yve sur le macronisme sans Macron, c'est plus grand-chose. Je dirais pas ça quand même. La surprise, c'est que après presque 10 années de macronisme quand même, même si les projections présidentielles ne valent pas grand-chose, même si les sondages ne sont pas très fiables à à telle à telle distance de l'échéance, ce qu'on note quand même, c'est que ce sont précisément les partisans du camp présidentiel qui demeurent en tête des sondages dans la perspective d'un deuxième tour.
Les Gabriel Atal, les Édouard Philippe restent des héritiers du macronisme qui demain peuvent malgré tout reprendre le flitier, ils sont là parce que il y a deux extrêmes de chaque côté. Il y a il y a Jean-Luc Bélenchon et puis il y a Marine Le Pen, mais il représente absolument pas l'héritage du du macronisme. Et alors, c'est une d'ailleurs c'est une des questions très intéressantes, un des sujets très intéressants, c'est la persistance de de Édouard Philippe euh pas en tête parce qu'il est pas en tête.
Non non, il est pas en tête parce que il est bien placé dans les sondages et c'est dû au fait que bah il est là, il est là, il fait il a du mal d'ailleurs et c'est un miracle qu'il est là parce que parce qu'il faut qu'il y ait quelqu'un euh il y a un vide et le vide il le remplit. Je t' et et juste Mathieu, avant de vous redonner la parole, on va voir ce qu'on dit euh Laurent Jacobelli, le porte-parole du Rassemblement national qui était notre invité il y a quelques minutes, Gabriel Atal euh dont on se demande en ce moment s'il est pas un peu en toupie. Enfin, il a oublié que son papa s'appelait Emmanuel Macron.
Enfin, il veut tuer le père assez jeunes un peu trop vite peut-être. Emmanuel, monsieur Atal qui va qui arrive et qui dit "Votez les filles pour faire barrage ou RN, franchement c'est honteux. il veut tuer le père trop vite.
Euh alors ce qui est sûr c'est que y compris dans dans les troupes macronistes, certains effectivement trouve qu'il va un peu vite à partir du moment où c'est pour ça que je rebondis sur ce que disait Yve qui dit "Ce ne sont pas des héritiers. Édouard Philippe comme Gabriel Atal n'ont d'existence politique que parce que Emmanuel Macron a bien voulu leur en donner une mais c'est c'est pas rien. Et 2è dimension euh le macronisme pourrait survivre à à Emmanuel Macron dès lors que les forces politiques gouvernementales qui dominaient le paysage depuis plusieurs décennies ne se sont pas reconstituées à ce stade.
Même si Bruno Retaillot s'est imposé comme une figure de premier plan dans les sondages encore une fois à 2 ans de l'échéance présidentielle. C'est ce sont les héritiers du macronisme, ceux qui se situent dans la suite d'Emmanuel Macron et qui auront été ces premiers ministres qui restent devant. Alors ça n'est pas totalement un hasard.
Emmanuel Macron aurait pu acheter les Républicains pour très peu cher en 2022. Il l'a fait pour beaucoup plus cher en 2024 en donnant Matignon à Michel Barnier et en ayant une feuille de route politique gouvernementale totalement alignée sur celle des Républicains. Bon, on va voir ce que ça donne avec Sébastien Lecnu, mais pour l'instant on voit bien que le camp central reste central dans les Oui, c'est le camp central mais c'est pas le le camp macronien parce que justement et l'un et l'autre ne se réclame pas du d'Emmanuel Macron.
Depuis le début, Édouard Philippe il a il a mis une cloison. Maintenant, on le voit très bien avec Gabriel Atal. Encore une fois, c'est le bloc central parce que il faut qu'il y ait un bloc central.
Il y a plein de gens qui ne veulent pas et qui ne voteront jamais pour un des deux extrêmes. Et la politique aujourd'hui, elle est organisée de façon tripartite avec d'un côté le Rassemblement national avec un un LR qui a bien du mal à exister de l'autre côté la France insoumise avec enfin une gauche avec un Parti socialiste qui a bien du mal à exister sans la France insoumise et puis au milieu bah on sait même plus d'ailleurs vous faites un sondage dans la rue les gens ne savent pas au milieu il y a un bloc central mais faire la différence entre Atal entre Philippe entre les uns et les autres c'est c'est très compliqué d'arman, hein. Mais mais justement, est-ce que dans ce contexte déjà compliqué pour Sébastien Lecornu, il va pouvoir réussir à à solidifier ce socle commun et déjà à faire que ce socle commun parle d'une seule voix ?
Euh, c'est en tout cas c'est le défi qui lui est donné. Je ne sais pas s'il y parviendra, mais son équation, il les reçoit encore demain, mais son équation n'est pas plus simple que celle de ses prédécesseurs François Berou et Michel Barnier. Alors, manifestement, il y avait un déficit de méthode reproché et à Michel Barnier et encore plus à François Berou.
Donc personne n'a véritablement compris qu'il cherchait à solidifier son socle d'une part et à tenter de l'élargir aux partis socialistes notamment. Bon, la méthode Berérou a été savam critiquée et tout le monde a l'air de considérer que Sébastien Lecornu, de ce point de vue-là, est plus habile, plus fin tacticien que son prédécesseur. Pour autant, encore une fois, je disais tout à l'heure que le camp macroniste avait été obligé d'acheter assez cher en 2024 les Républicains avec Matignon pour Michel Barnier, une feuille de route gouvernementale alignée sur celle de des républicains.
En réalité, si Sébastien Lecornu veut aujourd'hui solidifier son socle et en même temps l'élargir, il doit acheter encore plus cher le Parti socialiste. acheter encore plus cher le Parti socialiste. Je je ne sais pas ce que ça veut dire en terme de politique fiscale ou en terme de réforme des retraites, mais ça veut dire quand même donner des gages au Parti socialiste dont on voit mal qu'il qu'il ne soit pas excessif par ailleurs pour les alliés républicains.
Donc je ne sais vraiment pas comment Sébastien Lecnu se sort de l'équation politique qui est la sienne parce que son équation budgétaire reste même avec une ardoise réduite. On ne sera peut-être pas sur les 44 milliards de François Birou mais même avec une ardoise réduite quand même relativement insoluble. C'est insoluble.
Oui. Alors, c'est pas insolible vue de chez Sébastien Lecornu. C'est rassurant.
Non, mais bon, je suis j'adhère tout à fait à la description qui vient d'être faite et je pense qu'effectivement c'est c'est très compliqué pour lui. Mais plus j'avance, plus je me dis qu'Olivier Fort intérêt n'est absolument pas de toper pour une non censure. Quel intérêt il aurait à ça ? passer pour un social traître, perdre je sais pas combien de villes au municipal se faire battre si jamais il y a une dissolution aux législatives lui-même d'ailleurs comme Boris Valot dans sa circonscription, je vois pas où est son intérêt.
Donc dans la mesure où il y a pas un intérêt manifeste du côté du Parti socialiste, je vois pas pourquoi il accepterait un accord de non censure. Il n'y a d'ailleurs pas d'avantage du côté des Républicains. Pour autant, je ne sais pas si on sait définir la ligne de Crète qui permet encore une fois de garder les Républicains ou de gagner pour partie la neutralité du Parti socialiste sans perdre de l'autre côté les Républicains.
Voilà, c'est là, je dirais en tout cas person personne n'a intérêt à la dissolution, ça c'est sûr. Y compris pas le président de la République qui la dernière fois a pris tout le monde de cours. Bon mais malgré tout en en prenant tout le monde de cours et en passant pour le maître de l'agenda, malgré tout, il a été largement arrosé.
L'arroseur a été largement arrosé. S'il était contraint à une dissolution, cette fois-ci, ce ne serait plus du tout la même histoire. Ce ne serait plus une dissolution à sa main qui aurait pris tout le monde de cours.
Ce serait une dissolution subie en réalité parce que situation de blocage politique. Donc au départ, dès le départ en fait cette dissolution serait perçue comme une défaite du président de la République et à la fin elle le serait tout autant parce que au mieux les équilibres politiques actuels, ceux qui traduisent une situation de blocage en fait seraient confirmé et au pire le parti de monsieur Jacobelli qui qui n passé serait aux affaires avec une majorité relative voire une majorité absolue. Donc on est de toute façon dans une sorte de seringue et même d'impasse bien sûr il doit recevoir donc le bloc le socle commun ça c'est demain.
Il doit aussi recevoir les syndicats. Sébastien le cornus ça ce sera mercredi. Est-ce que ça peut être décisif ça pour faire basculer la gauche et notamment le PS qui va ressortir de la rencontre avec les discours les discours sont figés.
Les discours sont figés. Je vois pas le le la seule personne enfin la seule partie qui peut éventuellement évoluer et faire des concessions. Ça me paraît être le le gouvernement.
Je vois pas comment les syndicats, certainement pas les syndicats d'ailleurs, pourraient évoluer. Moi, je pense que les discours de la CFDT, de la CGT sont rodé avec une obstination de la part notamment de la CGT qui est toujours la même. Donc il y a pas il y a ça ça bougera pas.
Là où ça peut bouger, les seules parties qui peuvent bouger, c'estent enfin les seules parties qui peuvent bouger IES, c'est les partis politique précisément et notamment le bloc central, enfin le gouvernement et puis LR et le Parti socialiste. Mais bon, c'est pas des évolutions énormes, c'est voilà. Mais moi, j'y crois pas.
Si du côté des syndicats, les choses paraissent un peu figées, euh ça s'explique assez bien. D'abord parce que Emmanuel Macron, ça a été largement dit depuis 2017 quand même, n'a eu de cesse de mépriser ou en tout cas d'ignorer les partenaires sociaux. Le seul moment où ils ont eu le sentiment d'être remis dans la boucle, c'était avec François Berou, c'était avec François Berou qui s'est présenté comme un homme de dialogue.
Bon, tant en matière de dialogue parlementaire qu'en matière de dialogue social, on peut dire que là aussi François Berou a échoué. Donc je pense que enfin, il fait peu de doute que les partenaires sociaux se sentent largement usés euh par la séquence qui a été traversée. Et puis 2è dimension quand même, ce qui frappe dans le contexte où euh l'argent public manque et où quand même depuis 8 ans une politique de l'offre a été largement financée par euh la population française.
Euh depuis 8 ans quand même, les transferts de fiscalité se sont faits au bénéfice des entreprises au nom d'une politique de l'offre dont je ne conteste pas les fondements et qui a produit un certain nombre de résultats. Mais c'est vrai que après 8 ans d'effort en faveur des entreprises avec un certain nombre de résultats malgré tout la posture du MEDF radicalement fermée à l'approche de la négociation budgétaire quand même peut aussi crisper ceux qui en face attendraient davantage de souplesse. Et on verra ce que fait Sébastien Lecorn cette semaine.
On va passer à l'autre actualité de ce débat et l'actualité c'est ce soir 21h. Emmanuel Macron devant les Nations- Unies qui va reconnaître l'état de Palestine. On va voir ce qu'on disait hier le chef de l'État.
Ce que veut la France, c'est la paix. Ce que veut la France, c'est un cesser le feu immédiat. Ce que veut la France, c'est que les 48 otages soient libérés sans délisé.
Ce que veut la France, c'est le retour de l'aide humanitaire à Gaza. Ce que veut la France, c'est un jour d'après possible à Gaza avec le Hamas démantelé et écarté du pouvoir. Est-ce que la reconnaissance de l'État de Palestine va permettre tout ce que vient de décrire Emmanuel elle permettra rien, elle ne changera rien.
Euh c'est un acte pour le coup extrêmement symbolique euh qui est posé sans condition euh qui est qui pèse lourd à mon avis en terme de politique intérieure vu du côté des Français juifs très lourds même qui ne réglera rien pour autant en politique intérieure parce que il y a deux portées. Il y a une portée diplomatique, il y a une portée de politique intérieure qui est manifeste avec ça ne fera pas reculer l'antisémitisme, ça ne fera pas reculer, je dirais ça n'améliorera pas dans la communauté arabo musulmane si tent qu'il y a une communauté parce que tout ça est très vaste et très divers. Ça ça ne règlera rien de son côté non plus.
Donc c'est un c'est un geste je dirais c'est un geste vain mais il est pas aussi vain que ça quand même parce que il se situe Non non mais si on en prend que la portée symbolique il se situe dans la continuité et la continuation plutôt d'une politique arabe qui a été dont le tournant a été marqué en 1967 par le général de Gaulle. Donc elle est dans cette dans cette continuation là. Euh moi je pense que c'est quelque chose dont on ne parlera plus dans une semaine.
Il y aura pas de suite. B ça c'est c'est un geste sans effet. Mathieur, ça ne va pas changer l'attitude de monsieur Nataniaou.
Ça ne va pas arrêter la guerre. Ça ne va pas permettre la restitution des otages. Ça ne va rien ça ne changera rien sur le fond.
Je suis d'accord avec Yv mais je l'exprimerai pas du tout de la même façon. Évidemment euh c'est je ne dirais pas que c'est un geste 20 parce que il n'a pas vocation à très court terme à produire des effets. Je dirais que précisément c'est une démarche qui s'inscrit dans le long terme.
Rappelons quand même que près de 150 pays ont déjà reconnu en réalité hein l'état de l'état de Palestine. Geste vain. Non.
Alors ce geste n'est pas vin d'abord parce que quand même comme le disait Yve, c'est une reconnaissance symbolique du peuple palestinien au moment où sa reconnaissance physique le peuple on le ça fait longtemps qu'on l'a reconnu, c'est l'État. Oui, mais enfin précisément précisément il y a la cohérence que vous évoquez avec la position de la France depuis toujours, depuis 47 en l'occurrence et il y a la cohérence avec un certain nombre de principes fondamentaux auxquels nous adhérons, parmi lesquels il y a le droit des peuples à disposer d'eux-même. Et donc précisément puisque le peuple palestinien est reconnu, on peut dire que il était tant que d'une certaine façon son droit à disposer d'un état digne de ce nom soit lui aussi reconnu.
Donc et encore une fois, c'est quand même au moment où la la comment l'existence physique même du peuple palestinien est plus que contesté, remise en cause par le jusqu'au bouthisme guerrier du gouvernement israélien que cet acte fondateur est posé. Ça n'est pas rien. Nous assistons tous quasiment impuissant depuis 2 ans à un nettoyage ethnique dans la région.
Et c'est d'ailleurs une comment une tâche une tâche qui entachera durablement quand même la communauté internationale. Alors Dominique de Vilpin l'a dit de façon un peu vive et sans doute un peu politicienne vis-à-vis d'Emmanuel Macron ce ce weekend. Mais c'est vrai, la communauté internationale échoue depuis 2 ans.
Je ce qui s'est passé le 7 octobre est terrible mais ce qui s'est passé depuis le 7 octobre est absolument terrible. Et d'une certaine façon la réponse de la France qui embarque avec elle nos fautres pays dont l'Angleterre, dont l'Australie, dont le Canada, c'est pas rien. La la position de la France est d'une certaine façon une réponse à ce qui se passe depuis 2 ans au jusqu'au bouddhisme guerrier de de monsieur Netaniaou qui aujourd'hui conteste même l'idée que le peuple palestinien puisse disposer d'un état.
Moi, j'ai beaucoup de mal avec ce discours parce que tout manière, il y a il y a une condition primaire première, c'est la restitution des otages. Point. point.
C'est le Has qui est responsable de cette société, de cette situation. C'est le Has qui tient son peuple en la c'est le Hamas qui détruit la cause palestinienne. Et c'est le Hamas qui est responsable de tout ce qui se passe, de cette tragédie.
Même si côté israélien, il y a des jusqu'au bouthistes et des vat en guerre tout à fait condamnables qui existent. Mais je suis désolé, aujourd'hui il ne peut rien se passer. Et c'est bien d'ailleurs ce qu'il faut reprocher aussi Netaniao qui ne parle pas assez des otages qui a pas fait une condition prioritaire d'une certaine façon parce que ça a toujours été confus entre est-ce qu'il faut supprimer le Hamas et récupérer les otages mais le fait que des otages soient encore à Gaza est une honte planétaire planétaire.
On ne discute pas ça. Alors pour autant, contrairement à ce que disait Yve tout à l'heure qui disait qu'il n'y avait pas de conditionnalité à cette reconnaissance, au contraire cette reconnaissance est assortie d'un engagement de l'autorité palestinienne à non seulement organiser des élections mais à démilitariser la zone. On connait, on connaît, on connait.
Bah non, enfin on connaît. En tout cas, bah enfin c'est précisément la condition ou mais le problème c'est qu'il faudrait reconstruire complètement l'autorité palestinienne qui n'existe plus. On va juste voir ce qu'on dit le ministre des affaires étrangères des missionnaires Jean-Noel Barreau qui était l'invité ce matin de TF.
Notre conviction profonde, c'est que l'État de Palestine, c'est la fin du Hamas et c'est la sécurité pour Israël. Notre plan, le plan de la France qui vise la solution à deux États et qui à comporte des étapes concrètes pour préparer l'immédiate après-guerre. Euh c'était ce qu'on appelle le jour d'après pour qu'une mission internationale de stabilisation puisse euh venir à Gaza assurer la protection des Palestiniens comme des Israéliens.
Vous n'y croyez pas ce jour d'après, Yve ? Mais attendez, on va pas être naïf quand même. C'est quand le jour d'après ?
Vous croyez que vous allez le voir le jour d'après ? Non mais attendez, il faut être faut être Bon, on peut pas le jour d'après. Très bien.
Mais monsieur Barreau sera pas là pour le construire le jour d'après. Monsieur Macron non plus. Euh le jour d'après euh le le problème c'est pour vous mais mais qu'on puisse être sceptique c'est une chose mais quelle est l'alternative en face ?
L'alternative en face encore une fois c'est le jusqu'au boutisme de monsieur de monsieur Netaniaahou soutenu d'une certaine façon par Donald Trump qui ne le gère pas qui ne le maîtrise pas mais qui propose avec lui une opération immobilière sur la Riviera enfin sur Gaza rebaptisé en Riviera. Quelle est l'alternative ? alternative, c'était de d'avoir une une politique vis-à-vis du Hamas qui soit beaucoup plus pregnante, beaucoup plus présente et beaucoup plus volontaire.
Mais ça on peut le dire après. Et on sait que monsieur Netaniaou lui-même en réalité avait pour allié objectif la Je parle pas de je parle pas d'Israël, je parle de la France. On va écouter un un dernier France a beaucoup pesé sur Y Rafa c'est Lailla Cha l'ancienne déléguée générale de la Palestine en France.
était ce matin sur terre juridiquement vous reconnaissez ou vous ne vous reconnaissez pas mais vous ne pouvez pas reconnaître avec des conditions parce que demain l'anglais dira moi j'ai une autre condition et le portugais moi une autre condition le la loi le droit international dit on reconnaît un état après bien sûr c'est à nous de faire libérer et nous on le veut plus que vous parce que tout toute la toute la guerre est est justifiée par monsieur Netania en disant c'est pour libérer les otages elle n'a pas raison non mais d'accord D'accord. Mais il faut, si vous voulez, il y avait un tas d'intermédiaires avec lesquels il fallait aller plus beaucoup plus loin. Le Qatar, enfin c'est c'est je l'aime enfin je je je comprends madame Shaid que je connais depuis 50 ans avec qui j'ai eu des débats passionnés et enflammés mais euh d'accord mais tout tout tout ça c'est de la gesticulation.
ça ne changera rien et ça ne change rien. Euh encore une fois on peut être sceptique face à une situation euh face à à comment à à une équation diplomatique extrêmement complexe que nous ne parvenons pas à solutionner depuis longtemps. Ce qui est sûr, c'est que il y a une mécanique d'événement qui s'est enclenché le 7 octobre.
Rappelons effectivement que le 7 octobre est un truc absolument fou. Ramener, rapporter à la population française, ce serait 8000 morts d'un coup. Donc le 7 octobre, c'est une fracture majeure dans l'imaginaire collectif israélien.
Et donc ce 7 octobre a produit derrière encore une fois une cascade de violence que nous payons aujourd'hui. Et donc de ce point de vue-là, il va raison. Cette boule de violence, on ne va pas la détricoter très vite.
Pour autant, encore une fois, même quand la situation est complexe, on peut en revenir à des principes simples, en particulier le droit d'un peuple à disposer de soi-même. H Yve, pour terminer, on va regarder la une du Figaro, état palestinien. Le paris risqué d'Emmanuel Macron.
Oui. Ben donc tout est dit hein dans cette dans cette effectivement c'est ça revient à notre conversation c'est-à-dire que c'est un paris euh qui qui engage. C'est ben risqué.
Oui. Risqué au sens où s'il n'a pas d'effet d'Emmanuel Macron pour lui-même même euh c'est un paris risqué parce que ça peut échouer. Euh je lui je lui souhaite tout le tout le succès possible.
Néanmoins ça serait ça serait le bonheur de tout le monde d'ailleurs. On va terminer par l'histoire du jour. Tout autre sujet, rien à voir, mais elle est aussi dans le Figaro.
C'était ce weekend et elle incite à la prudence quand vous téléphonez dans le train. C'est un passager du train entre Marseille et Paris qui a surpris une conversation confidentielle entre deux salariés d'une entreprise problème. Il parlait du licenciement à venir d'un certain Sylvain à son retour de vacances.
Alors le Sylvain n'était pas informé par son entreprise, mais il a été par une oreille indiscrète dans le train qui a écouté la conversation et a posté un message sur les réseaux sociaux. Une vidéo qui a tout de même cumulé 2,6 millions de vues. Et la conclusion de cette histoire et bien elle nous vient de la SNCF qui a commenté la publication de l'oreille indiscrète, elle a commenté la vidéo.
On vous a pourtant dit passez vos appels téléphoniques depuis les plateformes. Voilà, c'est la conclusion. Merci beaucoup.
Merci, merci Mathieu. Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain.
Très bonne journée sur Public Sénat. Ah.
Gabriel Attal