Bourdin Direct - Jeudi 25 juin 2020
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 41 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:29OuverteRéponse partielle
6 milliards d'euros pour revaloriser les salaires des soignants, c'est suffisant ?
- 3:01RelanceÉludée
Didier Raoult a-t-il minimisé la crise du Covid-19 ?
- 3:47OuverteRéponse directe
Le chômage partiel longue durée sera-t-il efficace ?
- 5:42OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron a-t-il protégé Alexis Colleur ?
- 7:12OuverteRéponse directe
Les masques sont-ils supportables en période de canicule ?
- 8:51OuverteRéponse partielle
La limitation à 110 km/h sur autoroutes est-elle une bonne mesure ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14InvitéChiffre
« 6 milliards d'euros pour revaloriser les salaires des soignants, pas assez, répondent les syndicats mécontents. »
- 1:11InvitéChiffre
« Ils espèrent une hausse de 300 euros. »
- 3:05InvitéFait
« Didier Raoult a laissé entendre que l'épidémie de Covid-19 pourrait revenir à un niveau important en France l'hiver prochain. »
- 3:52InvitéFait
« Il entrera en vigueur le 1er juillet. »
- 26:25InvitéChiffre
« Ce dispositif permettra d'indemniser les salariés à 84% du salaire net, 100% pour les salariés au SMIC. »
- 26:40InvitéChiffre
« L'État prendra en charge le salaire jusqu'à 85%. »
- 33:02InvitéFait
« Ce virus n'est pas si méchant, ce n'est pas un meurtrier aveugle. »
- 33:09InvitéFait
« On est à moins de 500 morts. On va voir si l'épidémie arrive à en tuer 10 000. »
- 33:25InvitéFait
« Il est possible que d'ici un mois, il n'y ait plus du tout de cas dans la plupart des pays tempérés. »
- 39:34InvitéChiffre
« Le prix moyen d'une piscine installée en France, c'est 18 000 euros. »
- 1:08:52InvitéFait
« que l'exposition au soleil provoque des mélanomes qui sont des cancers très dangereux qui métastasent, qui peuvent tuer. »
- 1:10:10InvitéChiffre
« l'impact financier sera assez minime pour Facebook, c'est quand même 18 milliards de dollars de bénéfices l'an dernier en grande partie grâce à la pub »
- 1:13:20PrésentateurChiffre
« 6 milliards d'euros pour les salaires des soignants, une refonte de leurs primes, une enveloppe et une date. »
- 1:13:39PrésentateurFait
« Il décrit l'organisation des tests comme archaïques. »
- 1:13:41PrésentateurFait
« On n'a pas dit la vérité, lance le chercheur marseillais devant les députés. »
- 1:14:05PrésentateurChiffre
« 6 milliards d'euros qui pourraient être alloués aux hôpitaux, aux EHPAD publics et une partie au secteur privé. »
- 1:14:27InvitéChiffre
« Ils espèrent une hausse d'environ 300 euros. »
- 1:15:36PrésentateurFait
« Une faillite totale. Un conseil scientifique qui n'en est pas un, lâche Didier Raoult. »
- 1:15:47PrésentateurFait
« Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts pour le Covid-19. »
- 1:15:57PrésentateurFait
« On n'a pas dit la vérité. C'est un examen extrêmement simple, banal. Tout le monde est capable de le faire. »
- 1:16:05PrésentateurFait
« C'était indispensable de le faire parce qu'on ne connaissait pas la maladie. »
- 1:16:14PrésentateurFait
« Tout ce que l'on a déduit sur la maladie, on l'a déduit à partir de la grippe et ce n'était pas vrai. »
- 1:21:19InvitéChiffre
« 25 000 morts liées à la Covid-19 auraient pu être évitées en France si la combinaison hydroxychloroquine et azithromycine avait été prescrite massivement. »
- 1:24:22InvitéFait
« aucun bénéfice »
- 1:25:00InvitéFait
« il y a quatre études sur ces quatre études il y en a trois qui sont positives »
- 1:27:01InvitéFait
« la méthodologie ne m'intéresse pas. On n'est plus au stade de la science. »
- 1:28:00InvitéFait
« il suffisait de mesurer d'essayer un traitement et qu'on voyait si ça marchait »
- 1:28:55InvitéFait
« c'est calme et c'est même plus calme que ce qui avait été anticipé à la fin du déconfinement »
- 1:30:38InvitéFait
« maintenant qu'on sait que l'hydroxychloroquine ne fonctionne pas »
- 1:32:15InvitéFait
« on s'aperçoit qu'au bout du compte les gens vont aussi bien qu'ils aient reçu l'hydroxychloroquine ou pas de traitement »
- 2:03:59InvitéFait
« Certains médecins sont achetés par l'industrie pharmaceutique. »
- 2:09:01InvitéChiffre
« Il y a 20% de morts en moins dans le groupe hydroxychloroquine. »
- 2:09:16InvitéChiffre
« Ça faisait déjà 150 morts de moins. »
- 2:13:42InvitéChiffre
« Il y a 30% des gens qui sont passés en réanimation et qui en sont sortis. »
- 2:13:52InvitéChiffre
« Il y a 30% qui ont des fibroses et on sait pas jusqu'où ça va. »
- 2:16:24InvitéFait
« Les médecins qui travaillent dans le public en France sont parmi les moins bien payés de toute l'OCDE. »
- 2:16:48InvitéFait
« Si on diminue l'offre, on va diminuer la demande, ce qui est un fantasme. »
- 2:43:25InvitéChiffre
« Il y a 20% de morts en moins dans le groupe hydroxychloroquine. »
- 2:50:48InvitéFait
« Les médecins qui travaillent dans le public en France sont parmi les moins bien payés de toute l'OCDE. »
- 2:57:51InvitéChiffre
« Dans l'IHU, il est mort 38 personnes parmi les gens qui avaient un Covid et qui sont morts moins que partout ailleurs. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Invité6 %
- Invité 26 %
- Invité 33 %
- Invité 43 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, jeudi 25 juin, l'info sur RMC. Merci d'être avec nous, il est presque 6h, Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. 6 milliards d'euros pour revaloriser les salaires des soignants, pas assez, répondent les syndicats mécontents. Ils demandent au gouvernement de revoir sa copie. Je ne suis pas un pigeon de l'année, Didier Raoult a campé sur ses certitudes hier. L'infectiologue marseillais a été auditionné pendant 3h à l'Assemblée. Il est l'invité exceptionnel de RMC et BFM TV ce matin à 8h20. Et puis le chômage partiel de longue durée soutenu par l'État, il pourrait être mis en place dès le 1er juillet. Bienvenue à tous sur RMC. Gagner plus pour travailler mieux, les soignants réclament depuis des mois et des mois une revalorisation salariale.
Hier, une enveloppe a été mise sur la table par le ministre de la Santé Olivier Véran. 6 milliards d'euros au moins au Bécard-Grenier. Pour la première fois, Olivier Véran, le ministre de la Santé, est arrivé à la table des négociations avec une enveloppe et un calendrier. L'enveloppe, 6 milliards d'euros qui doivent servir à 3 choses. L'augmentation immédiate des salaires des agents publics du secteur hospitalier. Ils espèrent une hausse de 300 euros. Il y aura aussi des majorations supplémentaires plus ciblées pour certaines professions les moins bien payées, notamment les infirmiers, les aides-soignants ou encore les techniciens de laboratoire.
Cette enveloppe servira aussi à repenser le système des primes dans son ensemble. Et en plus d'un chiffre, les syndicats ont obtenu hier une date. Les hausses de salaire pourraient entrer en vigueur dès le 1er juillet. Et pourtant, les négociations sont toujours en cours. Les syndicats ne sont pas encore totalement satisfaits. La mauvaise surprise pour les syndicats hospitaliers, c'est de devoir partager cette enveloppe en partie avec le secteur privé. Ils demandent donc au gouvernement de revoir sa copie. La Fédération hospitalière de France estime à 5,5 milliards les besoins, mais uniquement pour l'hôpital public. Les négociations vont donc s'intensifier dans les jours à venir.
Et les représentants syndicaux disposent d'un moyen de pression dans ces échanges. Une nouvelle mobilisation dans la rue est déjà prévue le 30 juin, mardi prochain. Merci Mao. Comme un professeur face à ses élèves ignares, le professeur Raoult a distribué les bons et les mauvais points. Hier, face aux députés, l'infectiologue marseillais a été auditionné pendant trois heures devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Olivier Véran, mal entouré. Le conseil scientifique dit type qui se connaît, c'est travail entre eux. La politique de dépistage totalement archaïque. Il aurait fallu déclencher des tests à grande échelle.
Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts pour le Covid-19. Il y avait les moyens dans ce pays de le faire. On n'a pas dit la vérité. C'est un examen extrêmement simple, banal. Tout le monde est capable de le faire. Ça peut être fait dans les labos privés. C'était indispensable de le faire parce qu'on ne connaissait pas la maladie. Mais à partir du moment où le test n'était pas fait, on ne pouvait pas étudier la maladie. Tout ce que l'on a déduit sur la maladie, on l'a déduit à partir de la grippe. Et ce n'était pas vrai.
À la question de savoir si l'épidémie allait repartir à un moment, Didier Raoult a laissé entendre que l'épidémie de Covid-19 pourrait revenir à un niveau important en France. L'hiver prochain, il s'est appuyé pour ça sur l'exemple de la Nouvelle-Zélande où l'hiver débute puisque le pays est situé dans l'hémisphère sud. Je vous rappelle donc que le professeur Raoult répondra aux questions de Jean-Jacques Bourdin à partir de 8h20 sur RMC et BFM TV. Bientôt 10 millions de cas dans le monde OMS parlent d'une tendance continue et préoccupante. Beaucoup de pays ont connu des augmentations de 25 à 50% au cours de la semaine dernière. Près de 1200 morts en 24 heures au Brésil.
Et 11 personnes ont succombé au Covid en France. On en reparlera évidemment avec le professeur Raoult. L'annonce concerne potentiellement plusieurs millions de personnes. Le nouveau dispositif de chômage partiel longue durée sera indemnisé à 84% du salaire net. Il entrera en vigueur le 1er juillet. On connaîtra les chiffres du chômage pour le mois de mai à la mi-journée. Sans surprise, ils ne seront pas bons. Eux ont été licenciés il y a un an. Les 136 ex-salariés de Luxfer à Gersad dans le Puy-de-Dôme se mobilisent aujourd'hui. Leur usine produisait des bouteilles d'oxygène pour le secteur médical et les pompiers.
Ils réclament la relocalisation de leur usine et dénoncent l'inaction du gouvernement. Le reportage pour RMC de Florence Donjon. Derrière les grilles scellées de l'usine, Axel Perronzic, ancien délégué CGT, a du mal à cacher sa frustration.
Ça fait mal au cœur d'avoir une friche alors qu'on a des machines qui sont prêtes à démarrer.
Il y a un an, le groupe basé en Angleterre fermait l'usine de Gersad, pourtant bénéficiaire. Une aberration pour ce syndicaliste.
Il y a quand même eu deux crises ces deux dernières années. Les incendies et de l'autre côté, la crise du Covid-19. Nous, on est équipementiers pour les deux. On est les derniers du territoire. Et on a un groupe qui fait exprès de maintenir à l'arrêt cette usine pour forcer l'Europe à payer plus cher ses produits.
Le ministère de l'économie et le groupe Luxler ont entamé des négociations pour la vente du site il y a maintenant deux mois. Frédéric Vigier, ancien délégué CFDT, appelle l'État à prendre ses responsabilités.
Il y a quand même des lois qui ont été votées pour réquisitionner. Donc l'État a tout à fait les possibilités d'utiliser les moyens juridiques pour faire céder le groupe.
André Chesseigne est député du Puy de Dôme et soutient les ex-salariés depuis la première heure. Il plaide pour l'intérêt national.
Il arrivera à un moment où notre dépendance fera qu'on ne pourra pas se fournir un bouteille. Donc il faut travailler pour l'avenir. Et travailler pour l'avenir, c'est avoir la maîtrise de cet outil de production.
La manifestation qui se veut nationale espère rassembler un millier de personnes sur le site. Le monde de la nuit dans le nez en les professionnels soutenus par une soixantaine de députés ont lancé un appel hier pour la réouverture dès le 1er juillet de l'ensemble des discothèques en France. Les établissements sont fermés depuis plus de trois mois. Et pour l'instant, le gouvernement les maintient fermés au moins jusqu'à septembre. Nouveau rebondissement dans l'affaire Alexis Colleur. Des investigations sur le secrétaire général de l'Élysée soupçonnées de conflits d'intérêts vont reprendre. Une première enquête avait été classée sans suite par le parquet national financier en août 2019.
Selon Mediapart, Emmanuel Macron est intervenu pour disculper Alexis Colleur. Paul Barcelone. C'est une lettre qui a peut-être fait basculer l'affaire Alexis Colleur. A l'été 2019, Emmanuel Macron écrit au parquet national financier pour disculper celui qui est son bras droit, le secrétaire général de l'Élysée. Alexis Colleur, visé par une enquête pour conflits d'intérêts et prises illégales d'intérêts, est en fait soupçonné de ne pas avoir rendu public ses liens familiaux avec la famille Aponte, principal actionnaire du groupe MSC. Le groupe est le premier client des chantiers navals de l'Atlantique et reçoit donc beaucoup d'argent public.
Alexis Colleur est alors soupçonné d'être doublement impliqué dans les négociations. Mais dans son courrier, Emmanuel Macron écrit noir sur blanc qu'il avait bien connaissance des liens familiaux d'Alexis Colleur et que de toute façon, les négociations entre l'État et MSC n'étaient pas dans ses attributions. Un mois après ce courrier, l'enquête a été classée sans suite. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine s'entretiendront demain après-midi par visioconférence, faire le point sur le dialogue stratégique engagé entre la France et la Russie notamment.
Des températures parrendront encore caniculaires aujourd'hui en France et des masques toujours obligatoires à porter dans les transports notamment. Pour les restaurateurs et cafetiers également, ils sont contraints d'être masqués face aux clients. Reportage à Toulouse de Jean-Wilfrid Forkès.
Dans ce café-restaurant de la place du Capitole, les serveurs multiplient les allées et venues entre la terrasse et le bar. Selon Mehdi, pas facile de travailler avec un masque en période de forte chaleur. Chaleur, machine à café, machine à laver plonge, frigo pour tenir les bouteilles au frais. Ça crée beaucoup, beaucoup de chaleur et on a du mal à respirer avec le masque au bout d'un moment. Et voilà, on est obligé de sortir, de se ventiler et c'est très difficile. Et on a de fortes chaleurs, c'est très dur, très très dur. Et pour ceux qui travaillent en cuisine, il faut ajouter des fortes températures provoquées par les fours notamment.
C'est pour cela que le responsable local de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, Aïvodanaf, milite en faveur de modifications.
Qu'on garde les masques pour le personnel du service, pour protéger les clients, nous sommes d'accord.
Mais par contre, au niveau du personnel de cuisine qui vivent ensemble, qui sont toujours à proximité les uns des autres, je crois que ça mériterait un assouplissement et donc l'abandon du masque éventuellement. Et ici à Toulouse, jusqu'à la fin de la semaine, on attend des températures comprises entre 33 et 35 degrés.
Et puis restriction de circulation aujourd'hui dans l'agglomération parisienne. Pollution, à cause de la pollution, pardon, seules les voitures munies d'une vignette critère de 0 à 2 sont autorisées donc à circuler aujourd'hui.
Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure. Anaïs Castagna est avec nous. Bonjour Anaïs. C'est Charles Magnin aussi. Salut Charles. Alors, alors, alors, alors, nous allons parler du professeur Didier Raoult, évidemment, qui sera avec moi tout à l'heure sur RMC et BFM TV. Vous voulez en parler, vous n'hésitez pas, 3216RMC.fr. En attendant, parlons d'un autre sujet, les 110 km heure sur autoroutes. C'est l'une, vous le savez, c'est l'une des 149 propositions rendues par la Convention citoyenne pour le climat.
Le passage de la limitation de 130 à 110 sur les autoroutes, une mesure qui pourrait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre sur les trajets autoroutiers, selon les membres de la Convention citoyenne. Une proposition qui cristallise les mécontentements et provoque la levée de colère des associations d'automobilistes et de nombreux particuliers. Écoutez le reportage de Florian Chevalet dans les rues de Paris.
Des autoroutes limitées à 110 km heure pour Sacha, chauffeur de taxi depuis 8 ans, l'idée est très mauvaise.
Ça ne passera pas, il y aura à nouveau des gilets jaunes ou rouges ou verts, donc qu'ils arrêtent avec ces 110, qu'ils changent autre chose. Ce n'est pas 110 km heure, 130 à 110 qui va faire changer le climat sur cette planète.
Americano est du même avis, ce Parisien traverse la France plusieurs fois par an, 700 km pour rejoindre sa maison dans le Tarn.
On ne s'en prend qu'au bagnole, on ne s'en prend qu'à la voiture. Il y en a marre, on essaie de tout contrôler. À un moment, les gens, le peuple explose.
L'association 40 millions d'automobilistes va même plus loin et parle d'une idée potentiellement accidentogène. Selon Daniel Cairo, son président, elle pousserait les automobilistes à utiliser les nationales et les départementales.
Quand vous prenez l'autoroute que vous payez pour reprendre un autoroute et qu'on vous réduit la vitesse de 20 km heure, vous perdez du temps. Donc est-ce qu'on ne va pas être tenté de reprendre l'autre réseau routier ? Donc c'est déjà très mauvais pour la sécurité routière.
Autre argument, selon lui, une large part de la population serait opposée à cette mesure.
On est dans un pays déjà qui est clivé. On va vers une crise économique. Est-ce qu'on peut se permettre ce luxe de diviser encore les Français alors qu'il y a tant d'autres choses à résoudre ?
Une pétition en ligne a d'ailleurs été lancée, baptisée non aux 110 km heure sur autoroute. Selon l'association, elle aurait déjà rassemblé plus de 600 000 signataires.
Il est 6h10. Lundi, Elisabeth Borne a déclaré être favorable à cette mesure à titre personnel. Et hier, Richard Ferrand n'était pas très favorable à cette mesure. Vous voyez, il y a débat, même au sein de la majorité. Passer à 110, est-ce que cela ferait de la France une exception en Europe, Quentin Vinet ?
La réponse, tout de suite je vous la donne, c'est non. La vitesse est déjà limitée à 110 en Suède et au Royaume-Uni. Il y a même des pays où il faut rouler encore moins vite.
Sur autoroute 100 à Chypre, 90 en Estonie, seulement 80 sur certains tronçons en Finlande.
130 km heure, c'est la norme, c'est vrai quand même. En Europe, Autriche, Croatie, Danemark, Roumanie, dans ces pays, on roule à 130. Beaucoup d'autres pays fonctionnent comme la France. 130 quand il fait beau, 110 quand il y a de la pluie. C'est le cas en Hongrie, en Grèce, au Luxembourg aussi.
Il y a l'Allemagne, bien sûr, on en parle souvent. Aucune limitation de vitesse, même si les 130 km heure sont recommandés. Et puis, il y a le cas de la Lettonie et de Malte. Dans ces deux pays, en fait, la question est réglée parce qu'il n'y a pas du tout d'autoroute. Il est 6h11. Merci, Quentin. 6h11. Allez, vous réagissez comme Richard, qui est à Caen, dans le Calvados. Bonjour, Richard. Oui, bonjour, Jean-Jacques. Vous m'entendez ? Oui, je vous entends bien, là, Richard. Alors, allez-y. Alors, d'abord, bravo, bravo à vous. Merci, Richard. Bonjour à toute l'équipe, à Anaïs et puis toute l'équipe. Alors, très vite. Toute l'équipe est là, bien solidaire. Allez-y, Richard.
Donc, pour nous, en tant que routiers, ça ne nous concerne pas parce que les camions sont brisés aux alentours de 85 km heure. Mais c'est vrai que le gain de temps, alors, ça ne va pas se jouer à beaucoup.
Mais par contre, il y a eu une levée de bouclier quand le périphérique à Paris est passé à 70. Il y a eu les 80 km heure. Donc, je pense que, pour moi, il y a d'autres préoccupations plus importantes que les limitations de vitesse. Bien, nous verrons si le président de la République retient ou pas cette mesure préconisée par le Conseil environnemental, le Conseil de citoyens.
Tout à fait. Mais bon, je pense que la convention va être négative.
Ben, nous verrons. Alors là, Richard, je ne peux pas vous dire. Bien, merci, Richard, dans tous les cas.
Merci. Bonne journée à vous.
Et puis encore un grand bravo à toute votre équipe et à vous. Vous aimez RMC le matin, Richard ? Oui, Jean-Jacques. Je l'écoute pratiquement toute la journée. Bon, ben, c'est génial. J'en suis content. Merci, Richard, vous avez raison. Merci à vous, Jean-Jacques. Au revoir. Il est 6h12. Bonne journée, 6h12. Je vous rappelle que je reçois le professeur Didier Raoul tout à l'heure entre 8h20, je crois que c'est 8h20 le début de l'interview jusqu'à 9h. J'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions à lui poser. Vous, vous voulez en parler ? Eh bien, vous, n'hésitez pas à vous appeler. Il est déjà à 8h13. 8h13, 6h13. Il est déjà à 6h13.
Bah tiens, allez, Fabien, qui est à Marignane, dans les Bouches-du-Rhône. Bonjour, Fabien. Bonjour, Jean-Jacques. Comment ça va, Fabien ? Ça va impeccable, merci. Bon, très, très bien. Alors, qu'est-ce que vous vouliez dire à propos du coronavirus ? Alors, écoutez, j'ai quelques petits trucs à dire. J'ai entendu ce matin, par exemple, sur votre chaîne, là, vous disiez que le professeur Raoul craignait une nouvelle vague, une nouvelle épidémie pour la saison prochaine. Donc, déjà, ça serait bien de préciser les choses. Il n'a pas dit exactement ça, en fait. Quand on écoute bien au niveau de son audition, il dit simplement qu'en fait, il va falloir vérifier au niveau de l'hémisphère sud.
Il explique bien que les saisons sont inversées là-bas, donc c'est l'hiver, et qu'en fait, si là-bas, il n'y aura pas une pandémie, ça voudra dire que le virus continuera à circuler, et donc avec un risque de contamination pour nous sur la prochaine saison, à partir d'octobre, il me semble. Donc, voilà. En fait, il ne dit pas qu'il craint une seconde vague, il dit simplement qu'il faudra vérifier, qu'il faudra être attentif là-dessus. C'est quand même deux choses différentes, parce qu'après, c'est sûr, on dira, regardez, il s'est trompé, il n'y a pas de seconde vague. Bon, enfin, voilà. C'est bien d'être précis là-dessus. Mais d'ailleurs, tout le monde dit la même chose.
Oui, oui, oui, bien sûr. Tous les spécialistes disent la même chose, disent qu'il faut surveiller. Il faut rappeler aussi, Fabien, professeur Aout ou pas, ce n'est pas le sujet, il faut rappeler que l'épidémie est toujours là. Voilà, même si elle circule beaucoup moins, même, il faut rappeler que l'épidémie est toujours là.
Oui, alors, il est vrai qu'il y a encore des cas.
Oui. Après, voilà, je pense qu'il ne faut pas non plus rentrer dans la psychose et faire peur à tout le monde. Vous avez raison. Non, non, mais vous avez raison. Parce que là, on parle, j'entends souvent à la télé, notamment sur BFM, on parle souvent de clusters. Oh, mon Dieu, regardez, là, tant de cas, tant de cas, tant de cas. Mais il faut regarder un petit peu plus près parce qu'en fait, quand on regarde réellement, il y a un collectif de médecins, notamment avec le professeur Ménab, qui explique bien qu'en fait, sur tous les nouveaux clusters qu'on voit, 200 cas en Guyane, machin, bon, en fait, on se rend compte que les cannes ne sont plus du tout graves, quoi.
Il n'y a pas d'hospitalisation derrière. On a des cas positifs, effectivement. Il y a en France, Fabien, des hospitalisations. Oui, non, mais c'est beau, c'est vraiment très peu par rapport... Beaucoup moins. Ah, ben, c'est beaucoup moins par rapport à ce qu'on a connu. Oui, parce qu'apparemment, c'est une étude italienne. Alors, vous faites checker, vous regarderez, je ne sais plus le nom de l'étude exacte, mais bon, il faudra vérifier. Il y a une étude italienne qui précise bien qu'en fait, ils ont fait... Ils mesurent la charge virale des nouveaux contaminés, d'accord ?
Et en fait, sur toutes les nouvelles personnes qui sont contaminées, il y a une charge virale qui est beaucoup moins importante, avec un risque de contamination vers d'autres personnes beaucoup moins importante. C'est-à-dire qu'en fait, ils prouvent, ils arrivent à prouver grâce à leur étude que le virus a quand même beaucoup perdu en intensité. Alors après, voilà... En vrai, dans tous les cas, ce qu'on peut dire... Oui. Ce qu'on peut dire, il faut aussi regarder ce qu'il fasse ailleurs dans le monde, parce que c'est bon de savoir, en Amérique du Sud, en Amérique... En Australie, le virus redevient très présent. En Amérique du Sud, c'est catastrophique.
Et en Amérique du Nord, ce n'est pas bon non plus. Donc, on verra. C'est aussi saisonnier. Moi, je ne veux pas faire de prévisions. Non, mais... D'abord, je ne suis pas médecin, donc... Il ne faut pas trop faire peur aux gens non plus, parce que, par exemple, on parle du cluster dans les abattoirs en Allemagne. Mais il faut quand même préciser que c'est des conditions bien particulières, que c'est dans un endroit... Oui, Fabien, c'est peut-être des conditions. Mais moi, je ne veux pas paniquer. Je veux paniquer personne.
Je veux paniquer et froid, et le profiteur Raoult, sans vouloir toujours faire référence à lui, mais il expliquait bien, par exemple, au niveau de l'audition, qu'en fait, il y avait un lien entre le froid et... Oui, c'est ce que tous les médecins ont dit. Des médecins nasales, par exemple. Oui, oui. Ce que tous les médecins ont dit, Raoult et les autres. Voilà. Bon, ben merci, merci, Fabien. Merci, c'est vrai que c'est reconnu. C'est vrai que c'est reconnu. Bien, ben merci, 97, nouvelle hospitalisation pour Covid-19 en France hier. Il est 6h17, vous êtes sur RMC. Merci, allez-y, vous appelez 3216rmc.fr. A tout de suite.
RMC. RMC, 6h-9h. Vos dans direct.
Allez, il est quelle heure ? 6h21. Tiens, si je prenais Marie, qui est à Bordeaux, en Gironde. Bonjour Marie.
Oui, bonjour.
Vous êtes infirmière libérale, ma chère Marie. Merci d'être là le matin.
Avec plaisir.
Vous êtes à la radio ou à la télé le matin, Marie ?
Oh là, non, je suis dans ma voiture.
Non, ben déjà, infirmière libérale, vous êtes déjà au boulot, là.
Ah, parce que c'est debout, oui, depuis 5h, là.
Depuis 5h, ben vous êtes comme nous. Dites-moi, il faut continuer à être prudent avec le coronavirus, non ?
Alors, ouais, voilà. Franchement, j'ai écouté votre radio pendant... Ben, j'ai travaillé pendant toute la période du coronavirus. J'ai écouté votre radio tous les matins. Et en fait, moi, j'avais l'impression qu'il n'y avait que des gens qui n'ont pas perdu des membres de leur famille qui passaient à la radio. J'entendais tout le temps des gens se plaindre du port de gants, se plaindre du masque, se plaindre, se plaindre. Et en fait, j'ai l'impression que ces gens-là ne se remettent jamais en question. Et je trouve ça vraiment limite irrespectueux de passer à la radio et de dire ça, alors qu'il y a des personnes qui ont perdu mère et père, enfants.
Enfin, moi, franchement, ça me rend presque folle. Par exemple, l'ancien auditeur, là, qui vient de passer et qui dit, oui, il faut arrêter d'être parano. OK, il ne faut pas être parano, mais il faut se rendre compte, comme vous le précisez si bien, que le virus continue encore. Et qu'au Brésil, il y a des gens encore qui meurent en Guyane, territoire français. Des gens qui meurent encore. Mais par centaines, donc, il faut arrêter...
Pas par centaines en Guyane, mais par centaines, et même par milliers au Brésil, oui.
Exactement. Donc, moi, il faut arrêter de... Moi, je trouve ça complètement irrespectueux de passer à la radio et de dire ça. Est-ce qu'on pense aux gens qui ont perdu père et mère, qui n'ont même pas pu aller les voir ? Des mamans qui ont perdu leurs enfants, ils vivent vers ça ? Enfin, juste, moi, ça me rend vraiment folle d'entendre ça. Et j'avais envie de le dire.
Marie, je sentais que vous aviez envie ce matin.
Oui, ça m'agace beaucoup.
Merci, allez, allez, vous gardez le sourire, je vois, hein, Marie ? Marie, il le faut. Passez une très, très belle journée. Merci d'être avec nous. Merci beaucoup. Et merci. Tous les matins, au revoir, Marie. Tous les matins, trois histoires et trois images avec Charles Magnin. Le professeur Didier Raoult est donc mon invité ce matin, 8h29, notez bien le rendez-vous. Un professeur devenu une icône à Marseille. Mais oui, une véritable Raoult mania dans la cité phocéenne avec des produits dérivés à son effigie.
On a vu des t-shirts, des mugs, mais aussi des bougies. Et oui, BFM TV a rencontré les créateurs de la bougie Saint Raoult qui assure que le succès de cette bougie a sauvé leur boutique marseillaise. C'est Saint Raoult. Vous avez la chloroquine dans la main, en fait le symbole de la chloroquine et le coronavirus au milieu, à la place du cœur sacré. Elle a énormément de succès et sans cette bougie, vraiment, nous, on serait peut-être fermés aujourd'hui. Et Saint Raoult est en train de sauver notre petite entreprise. Voilà, Saint Raoult qui fait des miracles aussi pour les commerces marseillais.
Mais pour lui rendre hommage à Marseille, certains vont encore plus loin. C'est le cas d'Hugo qui s'est fait tatouer le visage du professeur Raoult sur la cuisse et qui est très fier de son tatouage. Il y en a qui m'ont dit « Ah, si la chloroquine, ça ne marche pas, tu vas avoir l'air malin. » C'est pas le même si ça ne marche pas, la chloroquine. Déjà, ça marche. Mais même si tant est que ça ne fonctionne pas, il a quand même eu le courage de tenir tête à ses détracteurs. C'est surtout, vous savez, moi j'ai dit en rigolant une fois, c'est le Che Guevara sans armes. Mais c'est un peu ça pour nous surtout. C'est quelqu'un qui fait tomber les masques.
Ça me rend fier parce que c'est vrai qu'après, de toute façon, c'est un peu dans l'ADN de Marseille.
L'arrogance, les grandes gueules comme on dit dans le Nord. Et ça nous ressemble bien.
Voilà, Che Guevara sans armes à 8h. Voilà, sur RMC. Oui, sans armes, ça c'est sûr. Che Guevara, on verra. L'histoire du jour à Tarbes pour forcer son locataire à régler des loyers impayés. Un propriétaire l'invite à un faux rendez-vous galant. Mais oui, c'est la crainte de tous les propriétaires. Le locataire qui ne paye plus ses loyers, c'est ce qui est arrivé à ce propriétaire à Tarbes.
Son locataire l'esquivait. Impossible de le joindre au téléphone ou de le rencontrer en face à face. Alors, le propriétaire a imaginé un stratagème. Il a demandé à sa femme d'organiser un rendez-vous galant avec cet homme en se faisant passer pour une femme célibataire.
Le locataire ne s'est douté de rien, visiblement très intéressé par l'invitation. Il se rend au lieu de rendez-vous, mais sur place. Ce n'est pas une femme seule, mais un couple qui l'attend. Le propriétaire contraint le locataire à se rendre avec lui au distributeur le plus proche pour lui régler les impayés. Évidemment, cette méthode est parfaitement illégale. C'est le couple de propriétaires qui devra d'ailleurs en répondre devant la justice. Et puis, question importante en cette fin juin, quel sera le tube de l'été ?
Mais oui, Jean-Jacques, quelle sera la chanson qu'on écoutera le plus sur la route, dans les campings, sur les plages, dans les écouteurs ? Eh bien, Spotify, le géant du streaming, pense avoir la réponse en se basant sur les algorithmes, sur les écoutes
et surtout sur les titres que les Français ajoutent le plus en ce moment à leur playlist personnelle. Eh bien, Spotify a publié un classement des titres qui vont cartonner cet été. Dans le top 5, on trouve le dernier tube de Vianney. N'attendons pas, c'est Vianney, c'est le dernier Vianney.
Pourquoi pas, c'est sûr que ça va marcher. À la deuxième place du classement, un petit nouveau, le jeune rappeur Attic.
Dites-moi, c'est pas...
C'est un tube des années 90 et ça cartonne numéro 1 sur YouTube et Spotify en ce moment. Mais le titre numéro 1, celui qui a tout pour être le tube de l'été en France, selon Spotify. On le doit à des spécialistes en la matière, des récidivistes, les Américains de Black Eyed Peas
avec leur dernier single, Mamacita.
Mamacita, Mamacita, que bonita, Mamacita.
Tout les étés avec la même recette et tous les épais, ça cartonne. Mamacita, les Black Eyed Peas, c'est très fort. D'ailleurs, pas c'est ça. Oui, pourquoi pas, pourquoi pas, copinez votre chorégraphie pour l'été. Ça serait sympa. Bon allez, il est 8h28 et la machine à casser. 6h28, j'en j'ai décidé. Quand t'es encore ? Nicolas va nous parler de Didier Raoult, après le journal de 6h30. Nicolas qui est à Abbeville, dans la Somme. La machine à café, 32-16, la touche 5. Quentin. Et le bon matin par SMS au 7-32-16. Il est 6h28. Qu'allons-nous faire ?
Après le journal, on parlera du boom, des piscines. Depuis le confinement, les Français se ruent sur les piscines hors sol ou creuset. Il y en a pour tous les budgets. Vous saurez tout avec Gilles Mouchirou, le président de la Fédération des Professionnels de la Piscine et du Spa. À suivre, juste après le journal.
Est-ce que l'admise à quelques secondes près ? Rémi Nk est là pour les informations. Rémi, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Le gouvernement espère à tout prix limiter la casse sociale dans les prochains mois. Explication dès le début de ce journal. Didier Raoult devant les députés. Hier, le professeur marseillais très critique sur la gestion de la crise sanitaire par les autorités. Des mots durs et une crainte que le virus revienne en France cet hiver. 6 milliards d'euros pour le secteur hospitalier. L'enveloppe est là. Le calendrier aussi.
Il ne reste plus qu'un accord avec les syndicats. Et pour ça, il va falloir se mettre d'accord justement sur la répartition de cette enveloppe financière. Trois semaines après le lancement d'une concertation pour sauver l'emploi. Emmanuel Macron a reçu les leaders syndicaux et patronaux hier. Il aura fait part des premiers arbitrages sur le très attendu nouveau dispositif de chômage partiel. Bonjour Benjamin Smadjar. Bonjour. Un nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée a donc été dévoilé. Qu'est-ce qui est prévu ?
Alors, il s'adresse aux entreprises qui connaissent une baisse importante de leur activité. On pense à l'aéronautique, à l'automobile ou le tourisme. Dès le 1er juillet, ce dispositif permettra d'indemniser les salariés à 84% du salaire net, 100% pour les salariés au SMIC. L'État prendra en charge le salaire jusqu'à 85%. L'entreprise, de son côté, prendra en charge les 15% restants. Et ce dispositif peut s'étaler sur deux ans maximum. Mais attention, pour qu'il soit mis en place, il faut qu'un accord collectif majoritaire ou de branche soit signé.
Pendant cette période, les suppressions d'emplois sont possibles. Mais elles devront bel et bien figurer dans cet accord d'entreprise. C'est donc un dispositif un peu plus généreux que le chômage partiel dit classique. Chômage partiel dit classique dont les règles vont changer.
Oui, et même drastiquement, à compter du 1er octobre, le salarié touchera non plus 84% de son salaire net, mais 72% pour la prise en charge. Pareil, l'État se montre moins généreux.
Il finance 60% et l'entreprise devra donc compléter les 40% restants. Pour ce dispositif classique, pas besoin d'accord d'entreprise. En revanche, l'employeur devra imposer le maintien de l'emploi pendant toute la durée de ce chômage partiel. Benjamin Smadja, merci. Le professeur Didier Raoult devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale hier sur la gestion de la crise sanitaire par les autorités. Plus de trois heures d'audition, les questions des députés. Didier Raoult qui dénonce une organisation archaïque sur les tests ou qui dénonce également un conseil scientifique qui n'en est pas un.
Didier Raoult qui est revenu également sur les risques d'un retour de l'épidémie dans notre pays. Un pays à observer de près, c'est la Nouvelle-Zélande. L'hémisphère sud a une inversion des saisons. Donc l'hiver, c'est maintenant dans l'hémisphère sud. Et comme la Nouvelle-Zélande a une latitude qui est la même que la nôtre sur l'hémisphère sud, eh bien s'il y a une épidémie de coronavirus actuellement en Nouvelle-Zélande qui débute, on peut se dire, mon Dieu, il est bien possible que nous en en reprenions et qu'elle devienne saisonnière l'année prochaine pendant la saison froide. Le professeur Raoult qui sera votre invité ce matin, Jean-Jacques, rendez-vous dès 8h20.
On l'entend donc, cette crainte, celle d'un retour du coronavirus. Où en est l'épidémie justement dans notre pays ? En France, dans le Rhône, le nombre d'hospitalisations repart très légèrement la hausse. Cette nouvelle hospitalisation, par exemple, ce mardi dans le département. De nouveaux foyers épidémiques qui sont surveillés de très près par les autorités. Le reportage d'Éloïsia Patricio.
En Auvergne-Rhône-Alpes, on dénombre 12 foyers épidémiques actuellement en cours d'investigation. L'un des plus importants est à Aubenas, en Ardèche. Pour l'Agence régionale de santé, il ne faut pas s'inquiéter pour autant. Anne-Sophie Renaud-Baron, médecin responsable de la veille sanitaire. Nous suivons ces foyers épidémiques ou clusters. Et nous sommes vigilants pour éviter que ces foyers épidémiques ne s'étendent. Respect des mesures barrières, c'est là le leitmotiv pour encore davantage limiter la propagation du virus et casser les chaînes de transmission. L'apparition de ces nouveaux foyers épidémiques est la preuve que le virus circule toujours.
En Auvergne-Rhône-Alpes, le taux de reproduction du coronavirus est désormais supérieur à 1. Cela signifie qu'un sujet infecté peut contaminer plus d'une personne dans son entourage.
Les chiffres, justement, ce matin, 11 décès supplémentaires liés au Covid-19 au cours des 24 dernières heures. 29 731 personnes sont mortes du coronavirus depuis le début de l'épidémie dans notre pays. 6 milliards d'euros pour les salaires hospitaliers, annoncé hier du ministre de la Santé Olivier Véran, un mois après le lancement du Ségur de la Santé. 6 milliards d'euros donc pour augmenter les salaires des soignants à partir du 1er juillet. Une refonte des primes. Cette somme qui sera à partager entre hôpitaux et EHPAD publics. et puis aussi pour partie avec le secteur privé. Cette répartition, c'est désormais la grande question pour Frédéric Bizarre, économiste de la Santé.
On peut penser qu'on peut avoir un accord avec les principaux syndicats. Maintenant, la question, c'est de savoir comment ces 6 milliards vont être répartis. Est-ce qu'ils vont être répartis de façon juste parmi les quelques 900 000 salariés de l'hôpital public ? Est-ce qu'ils vont être concentrés sur quelques salariés, en tout cas quelques catégories ? Donc la répartition de ces 6 milliards va être absolument essentielle pour tenter d'avoir un accord. RMC 6h35, le CIDAction en appel au soutien des Français aujourd'hui. Le traditionnel week-end de mobilisation avait été annulé en avril dernier à cause de la crise sanitaire.
La grande soirée a donc lieu à partir de 21h05 sur France 2 ce soir avec de nombreux artistes. La grande soirée donc ce soir et 4,5 millions de promesses de dons avaient été enregistrées l'an dernier pour financer la recherche. Et le CIDAction souligne encore cette année sans inquiétude. Florence Thune, directrice générale de CIDAction.
C'est pour nous une occasion effectivement unique et une grande chance de pouvoir de nouveau avoir une journée de mobilisation. C'est important de ne pas oublier qu'aujourd'hui, il y a par exemple en France 173 000 personnes qui vivent avec le VIH. On est effectivement très inquiets pour nos engagements financiers à partir de 2021. On est aussi dans un contexte difficile. On est bien conscients qu'en ce moment, c'est aussi compliqué pour les Français qui ont aussi des difficultés économiques. Mais on sait aussi qu'on peut compter sur leur générosité et leur envie de continuer ensemble à lutter contre le VIH.
Florence Thune, directrice générale de CIDAction et donc cette grande soirée ce soir et cet appel à la mobilisation pour tous les Français. Ça se passe sur France 2, rendez-vous à 21h05. Et puis c'est un symbole, la réouverture de la Tour Eiffel aujourd'hui. La Dame de Fer était fermée depuis le 13 mars dernier en raison de la crise sanitaire. Les visiteurs qui pourront y monter à nouveau ce matin à partir de 10h. Pour le moment, seules les visites par l'escalier sont possibles jusqu'au deuxième étage. Et le port du masque est obligatoire. La Tour Eiffel, rappelons-le, c'est 7 millions de visiteurs par an. Les courses, Anaïs, à Paris-Lonchamp.
Paris-Lonchamp, 13h50. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC, le favori numéro 4. Sous les nuages, Outsider numéro 13, Wiventador.
Il est 6h36, merci d'être avec nous. Alors, le professeur Didier Raoul sera donc avec moi tout à l'heure. Est-ce qu'il dit toujours la vérité ? Il fait, c'est vrai, la leçon à beaucoup de monde. J'ai raison, dit-il bien souvent. A-t-il toujours dit vrai ? Sans prendre parti, sans esprit partisan. J'ai des questions à vous poser. Quentin Vinet, vous êtes allé voir ses déclarations. Alors, a-t-il minimisé la crise, oui ou non ? Alors, au moment où il était interrogé sur le sujet, on peut dire que oui. On peut dire aussi qu'il n'était pas le seul. Il disait début février dans le JDD,
ce virus n'est pas si méchant, ce n'est pas un meurtrier aveugle. Sceptique aussi sur le bilan, mi-mars dans la Provence. On est à moins de 500 morts. On va voir si l'épidémie arrive à en tuer 10 000. Mais ça m'étonnerait. Je vous donne le dernier bilan de Santé publique France. 29 731 morts.
Avaient-ils anticipé le tracé des courbes ?
Alors ça, on ne peut pas encore le dire. Mais voilà quand même ce qu'il a affirmé fin avril sur sa chaîne YouTube. Il est possible que d'ici un mois, il n'y ait plus du tout de cas dans la plupart des pays tempérés. Mais on est deux mois plus tard.
Et certains pays comme l'Allemagne reconfinent à échelle locale après la découverte d'importants clusters. Concernant la seconde vague, la présidente de la commission à l'Assemblée hier lui a fait remarquer
qu'il avait changé d'avis entre fin avril et mi-juin. Il disait ceci, fin avril,
des secondes vagues pour des infections respiratoires. Il n'y en a pas. Je ne vois pas pourquoi il y en aurait pour celle-là. Hier, il ne s'est pas démonter. Il assure qu'il n'a pas prononcé le mot seconde vague et qu'il parle même d'un fantasme journalistique. Bien, Nicolas est avec nous à Ville. Bonjour Nicolas. Oui, bonjour Jean-Jacques. Bonjour tout le monde. Bonjour, merci Nicolas d'être avec nous. Qu'est-ce que vous vouliez dire Nicolas ce matin ?
Je vous appelle un peu professeur Raoul. Je ne suis pas pour, je ne suis pas contre. Mais pour moi, les Français sont vachement jaloux quand même.
Mais jaloux de quoi Nicolas ? Parce que par exemple, je vais donner une comparaison. Par exemple, je joue au football. J'ai un coéquipier, il est devant avec moi. Il met un photo. Je vais lui dire, ce n'est pas grave. Tu auras l'ouverture la prochaine fois. Tu le mettra la prochaine fois. C'est bien, continue comme ça. Alors que là, le professeur Raoul, c'est un médecin qui bosse, qui se creuse vers la mémoire, qui essaie de trouver quelque chose pour nous. Et dès qu'il trouve quelque chose, on le critique, on le juge par le gouvernement, par les autres médecins.
Au lieu de s'entraider, au lieu de lui dire, on peut essayer de savoir, on peut essayer de trouver une solution, d'arranger la chose, d'améliorer des choses que tu as trouvées. Plutôt que de, comme je vous dis, de se mettre à la tronche à qui est le meilleur, qui va gagner la Ligue des Champions. Oui, vous avez raison. Mieux vaut jouer collectif que jouer individualiste. On est bien d'accord. Mais je trouve ça dommage. Que rester seul. Oui. Et voilà. Oui. Je trouve ça dommage. Oui. Il s'agit pas de critiquer. Il s'agit pas de prendre parti. Et moi, personnellement, j'ai pas les compétences pour prendre parti.
Ceux qui sont à fond derrière Raoult, ceux qui sont à fond contre Raoult, personnellement, je peux pas. J'ai pas les moyens. Je pense qu'il faut rester équilibré. Et poser les questions. Je pense qu'il faut rester équilibré et poser les questions. Ça me paraît logique. Ça me paraît logique. Mais il porte souvent... Il porte souvent quand même de grosses accusations et de graves accusations. Et ça fait réagir. Non, mais oui. Oui, ça c'est vrai. Oui, oui, bien sûr. Oui, ça fait aussi réagir la communauté scientifique. Bon, écoutez. Écoutez. Moi, je veux pas prendre parti. Merci, Nicolas, de nous avoir appelés. De toute manière, nous serons là pour poser des questions. Moi, c'est mon rôle.
Et puis, ça s'arrête là. Après, les réponses ne m'appartiennent pas comme je le dis toujours. Je pose des questions et mon invité, eh bien, a des réponses à apporter. Elles plaisent, elles satisfont ou pas. Ça, c'est son problème. Il est 6h40, 7h moins 20. Allez, à tout de suite. On va parler des piscines dans deux minutes. RMC.
RMC, 6h, 9h.
Vaud en direct. Si nous parlions des piscines, les piscines avec Gilles Mouchirou, qui est le président de la Fédération des Professionnels de la Piscine et du Spa. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin, Gilles Mouchirou. Les piscines, on n'a jamais vu autant de demandes de piscines. Gilles Mouchirou, c'est vrai ? Effectivement, nous avons une grosse demande de piscines depuis ce printemps. Après, donc, une bonne année 2019, sur lequel la profession avait un chiffre d'affaires de plus 11%. Les devis étaient à plus 6% en début d'exercice 2020. Et on a pu voir que pendant le confinement, les Français ont rêvé piscine. Oui. Ils étaient chez eux et ils ont... Ils ont rêvé d'une piscine.
Dès qu'on a un peu de terrain, on rêve d'une piscine. Dites-moi, 2 700 000 piscines privées en France. Le deuxième pays le plus équipé au monde juste après les Etats-Unis. Gilles Mouchirou. Alors, il y a piscines et piscines. Bien sûr, il y a les piscines dans le sol et les piscines hors sol. Premier prix pour les piscines hors sol, combien, Gilles Mouchirou ? En fait, c'est comme une voiture. Il y a un budget pour chaque piscine, il y a un budget pour chaque revenu. Donc, le premier pas avec une piscine hors sol, ça va être quelques centaines d'euros jusqu'à 5 000, 10 000 euros selon l'équipement de cette piscine hors sol. Quel diamètre ? Quel diamètre à 700, 800 euros, par exemple ?
Ce sont des petites piscines qu'on trouve en grande surface de distribution ou chez les professionnels de la piscine. Oui. Il doit se faire intérieur à 3 mètres. Intérieur à 3 mètres de diamètre, oui. Ensuite, on a les kits pour les piscines enterrées qui sont prêtes à poser à partir de 5 000 euros jusqu'à 10 000, 15 000 euros. Voilà. Jusqu'à entre 5 000 et 15 000 euros, vous avez une piscine enterrée. C'est une coque, en fait, non ? Non, c'est un kit piscine. Ça peut être, c'est un kit piscine que le client va installer lui-même. Que le client va installer lui-même. Il suffit de faire le trou, hein ? Exactement. Et l'appareillage ? Et l'appareillage ?
L'appareillage est fourni avec le kit piscine. Oui. Donc, tous les éléments sont prêts pour être installés. Ils arrivent sur palette avec guide de montage, assistance technique, coordination, de façon à ce que le client puisse avoir le meilleur conseil possible. Alors, entre 5 000 et 15 000 euros, quelle surface de piscine ? Quelle dimension ? C'est un kit. Aujourd'hui, la dimension standard en France, c'est 37 mètres carrés. Une piscine, ça fait 40 mètres cubes. Ça fait quoi ? Ça avait quoi comme dimension ? Longueur, largeur ? 8,4. 8,4 ? Voilà. C'est classique. Après, il y a les plus petits bassins puisqu'il y a les plus petits terrains. On peut avoir 6,3, 7,3,5 ans, des escaliers d'accès.
Mais là, le prix, c'est le prix du kit. Après, il y a d'autres modèles avec les coques polyester, les structures industrialisées, les piscines béton. On peut avoir une piscine par budget et le prix moyen d'une piscine installée en France, c'est 18 000 euros. C'est 18 000 euros le prix moyen d'une piscine installée en France. Ensuite, si on veut une piscine, il y a des coques, il y a des coques en plastique, il y a des coques en inox aussi qui sont magnifiques. Il y a de très beaux matériels aujourd'hui par tous les fabricants de piscines, que ce soit les coques, les structures industrialisées ou les piscines béton.
Il suffit de faire appel à un professionnel qualifié qui soit capable de faire une belle piscine. Oui. En fait, pour avoir une très belle piscine de quoi ? De 12, 10 mètres sur 5 ou 12 mètres sur 6 en béton, il faut compter 30, 40 000 euros quand même, non ? On sera un peu au-dessus sur ce type de modèle. Aujourd'hui, on va plus vers des piscines plus petites, mieux équipées, plus éco-responsables, qui consomment moins d'eau, moins d'électricité, moins d'électricité. Bien sûr. Des piscines basse consommation. Des piscines basse consommation et pour protéger. Combien coûte un volet roulant sur une piscine ? Bâche ou volet roulant, d'ailleurs ? On a les deux, on a le choix.
Depuis le 1er janvier 2004, il existe une législation qui impose à tout propriétaire de piscines enterrées d'installer un des systèmes de sécurité normalisé qui peut être une alarme, une bâche, un rideau, un abri. Donc après, les prix vont être variables. Évidemment, les prix seront variables. Bien. Eh bien, merci. Je vous en prie. Merci beaucoup. Vous avez chez vous une piscine, vous en profitez. Il paraît qu'on loue les piscines, c'est bien ça, Quentin ? Il paraît, c'est gros succès. Beaucoup de propriétaires louent leur piscine.
Oui, c'est ça. Vous avez un voisin qui a une belle piscine, vous, vous n'en avez pas, vous voulez aller vous baigner chez lui. Vous pouvez passer par un site de location jusqu'à 60 euros par personne la mi-journée en région parisienne. Donc, ça peut grimper vite. Chiffre d'affaires qui a été multiplié par 10 pour une plateforme de location avec piscine. Et pareil pour les locations, les maisons de vacances, les locations, elles s'arrachent sur le littoral, d'accord ? Parce qu'il y a la proximité de l'océan ou de la mer.
Du simple double avec piscine.
Surtout dans les départements où il y en a un petit peu moins, on est quand même sur des tarifs en hausse de 90%
dans l'Aveyron et dans l'Orne. Bon. Et puis une piscine, il faut l'entretenir. Et puis une piscine, attendez-vous à aussi avoir quelques petits problèmes de temps à autre parce que ce n'est pas toujours évident. Bon. Allez, il est 6h49. Merci d'être avec nous. Merci. 6h49, vous êtes sur RMC. Vous êtes sur RMC Découverte. Anthony Morel sera là dans un instant. Pour nous parler justement
des fortes chaleurs. Oubliez votre vieux ventilateur. Anthony Morel a de meilleures solutions pour rester au frais, pour réussir à dormir. C'est vrai que ce n'est pas facile en ce moment. C'est déjà demain dans un instant.
RMC. RMC.
RMC, c'est déjà demain.
Anthony Morel. Anthony, alors que le pic de chaleur de la semaine devrait avoir lieu aujourd'hui, vous avez déniché pour nous quelques innovations. Par exemple, un lit qui reste frais en toutes circonstances. C'est le gros problème. Comment on fait ? On se met sur la couette, sous la couette, une jambe au-dessus, une jambe en dessous, on retourne l'oreille, on ne sait jamais comment faire. C'est le drame de l'été. Et donc,
la solution ou l'une des solutions, c'est qu'on peut se déshabiller. Alors, on peut se déshabiller, mais parfois, ça ne suffit pas. Si on ne dort pas nu.
C'est avoir une couette qui est reliée à une appli
sur votre téléphone, avant d'aller vous coucher, vous ouvrez l'appli, vous choisissez la température du lit, côté gauche et côté droit, parce que vous n'avez peut-être pas forcément les mêmes références avec votre conjoint, tous vos conjoints. D'accord. Donc, vous choisissez la température et pendant que vous brossez les dents, en attendant d'aller vous coucher, le lit va se rafraîchir automatiquement. En fait, c'est une pompe cachée sous le lit qui va délivrer un flux d'air frais à l'intérieur de la couette et qui va vous rafraîchir tout au long de la nuit. Alors, vous avez la couette, vous avez aussi des oreillers thermorégulateurs qui sont en train d'arriver.
Même chose, qu'on n'a pas besoin de retourner toutes les 5 minutes. Ils vont apprendre vos habitudes de sommeil et au cours de la nuit, ils vont se rafraîchir puis se réchauffer. Cela dit, un oreiller bien frais, c'est pas mal. C'est super agréable. C'est super agréable. Mais il faut qu'il se réchauffe un tout petit peu. C'est une entreprise française
qui conçoit... Exactement. Ça s'appelle Mouna. M-O-N-A. On peut déjà le commander aujourd'hui. Et donc,
en fait, l'intérêt, parce que c'est quand même d'améliorer la qualité du sommeil aussi parce que mine de rien, tout ça, ça crée des micro-coupures. On se réveille plusieurs fois pendant la nuit. Là, on va avoir un sommeil plus fluide et plus réparateur.
Autre innovation. Écoutez bien. Un micro-ondes inversées. Un frigo. Mais non ! Je savais le dire. Je savais que vous alliez dire ça. Un frigo. Mais non !
Vous rentrez là. Vous avez fait les courses avec vos canettes, vos bouteilles. Vous n'avez qu'une envie, c'est d'avoir une canette bien fraîche. Vous la mettez au frigo, il vous faut combien de temps avant qu'elle soit fraîche ? C'est vrai.
Il faut du temps. Vous la mettez au congèle. Même au congèle. Mais vous allez exploser. En moins d'une minute, vous allez rafraîchir une canette. En deux minutes, une bouteille. Les copains qui arrivent à l'apéro, ils portent la bouteille et elle est chaude. On ne peut pas la boire pour l'apéro. C'est quand même dommage. C'est pas vrai.
C'est quand même voilà. Les copains, ils n'ont pas le droit d'arriver avec la bouteille chaude. Oui, c'est compliqué parfois. Vous mettez ça dans cette grosse boîte. C'est un effet qui s'appelle l'effet pelletier. Je ne vais pas me lancer dans des explications techniques dont je serais bien incapable. Mais en gros, la bouteille est plongée dans un fluide et grâce à un courant électrique, ça va réaliser un transfert de chaleur très rapide. Vous allez vous retrouver avec une canette bien fraîche en l'espace de moins d'une minute. C'était présenté au dernier CES de Las Vegas. Je l'ai vu dans les allées du salon. Je n'ai pas pu la tester en vrai. J'attends de tester le produit final
pour me prononcer. Mais je trouve que la promesse est assez intéressante en tout cas. Et puis un bracelet qui fait office de thermostat corporel. Il permet d'avoir froid. Même en plein soleil. C'est ça. C'est un truc américain. C'est des chercheurs du MIT. Ils sont toujours très brillants. Le fameux MIT de Boston. Exactement.
École de H7. Tout à fait. C'est des ingénieurs brillants. Ils ont mis au point ce bracelet qui ressemble à une grosse montre connectée. Vous appuyez sur un bouton et ça va envoyer des ondes de chaleur, de fraîcheur plutôt, ou de chaleur en hiver si vous voulez, et qui vont irradier le long de votre corps. Un peu comme quand vous mettez les poignets sous de l'eau froide. Vous avez des frissons un peu partout parce que c'est une zone très thermosensible. Là, c'est un petit peu le même principe. Ça va tromper votre cerveau alors qu'il fait 40 degrés, t'es dans le métro, il fait super chaud et tu peux ne pas transpirer.
Exactement. Il est fort. C'est pas mal. Il est très fort. C'est tout malin. Super. Merci Anthony. Aurélie. Aurélie.
Vous m'entendez ?
Oui Aurélie, je vous entends. Bonjour M. Bourdin. Bonjour Aurélie, vous êtes dans le Rhône.
Alors je suis très émue
C'est pourquoi Aurélie ?
d'être à l'antenne. Parce que voilà, j'ai entendu la chronique de M. Morel, il va falloir qu'il investisse dans les refroidisseurs pour les auditeurs et auditrices, je pense. Voilà que RNC sorte le chéquier parce que nous sommes tous, enfin de mon point de vue à moi et moi-même, très choqués de ce qu'on a entendu de tailler dans les fictifs. Vous avez été là, tous et toutes, toute l'équipe, vous avez été là présents tous les jours avec nous. Moi, vous bercez mon enfance, c'est mes grands-parents qui m'ont piqué à Bourdin direct. Voilà. Donc je tremble, je suis désolée, mais je trouve dégoûtant.
Franchement, vous avez soutenu les restaurateurs, vous avez soutenu tout le monde et je pense que maintenant, c'est à notre tour de vous soutenir parce que voilà, vous méritez tous votre place, vous vous êtes sacrifiés tous, vous avez toujours été à l'antenne, qu'on soit ou qu'on soit pas d'accord avec vous. Moi, des fois, vous me faites fulminer derrière et fustiler derrière ma télé. Mais des fois, je suis tout à fait d'accord avec vous. Voilà.
Aurélie, je voudrais préciser, il y a des négociations qui sont en cours entre les syndicats et la direction de l'entreprise. On va les laisser se dérouler. Je ne vais rien ajouter. simplement vous dire, Aurélie, qu'on est heureux que vous soyez là avec nous. Tous les matins, quelle que soit la situation de l'entreprise, on sait que vous êtes là avec nous. Notre plaisir, notre plaisir, c'est de vous offrir et on se bat aussi tous les jours pour cela, vous offrir le meilleur programme possible et vous offrir ce que vous attendez et vous écouter, être à votre écoute, à votre disposition, être avec vous, évidemment Aurélie. Voilà,
mais notre plaisir à nous, c'est d'être que vous soyez avec nous. Et tout ce dont vous êtes. Vous savez,
vous êtes avec nous, nous sommes avec vous depuis, pendant tout le confinement. J'ai répété ça sans cesse, sans cesse, parce que c'est important. Merci Aurélie.
Merci à vous.
Merci, au revoir Aurélie. Il est 6h58, Valérie est là aussi. Valérie est dans l'Isère. Bonjour Valérie.
Bonjour Jean-Jacques.
Oui, Valérie, vous avez gagné ? Oui, pareil, oui. Vous avez gagné quoi ? Une machine à café. Eh ben, bravo Valérie. Vous avez gagné votre machine à café, les capsules qui vont avec, évidemment Valérie.
Merci bien.
Et merci d'être avec nous le matin, dans l'Isère.
À vous, merci.
Ben non, merci Valérie. À tous. Merci, il est 6h59.
Jeudi 25 juin,
l'info sur RMC. Elle est là pour vous, pour les dernières informations. Céline Kalman est là, il est 7h01. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le professeur Didier Raoult, invité exceptionnel ce matin de RMC et BFM TV à 8h20. Hier devant l'Assemblée, l'infectiologue a dénoncé la politique des tests mise en place au début de l'épidémie de Covid en France. Un système archaïque. 6 milliards d'augmentation de salaire et de primes pour les soignants, annonce du ministre de la Santé. Hier soir, les médecins ne sont pas concernés. Un régime exceptionnel longue durée. Le nouveau dispositif du chômage partiel a été présenté hier par Emmanuel Macron. Il pourrait être mis en place dès le 1er juillet. Bienvenue sur RMC. Un discours sur le ton de l'évidence, des certitudes à toute épreuve.
Un show à la Raoult. L'infectiologue marseillais Didier Raoult a été auditionné hier pendant 3h devant la commission d'enquête sur le coronavirus à l'Assemblée nationale. Devant des députés peu bavards. Caroline Philippe. Première critique, les tests de dépistage. Organisés à ses yeux de façon archaïque, le professeur Raoult estime que la technique de test mise au point par l'Institut Pasteur à Paris n'a pas été déployée assez vite partout en France et il regrette que ces tests n'aient pas été généralisés.
Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts. Il y avait les moyens dans ce pays de le faire. On n'a pas dit la vérité. C'est un examen extrêmement simple, banal. Tout le monde est capable de le faire. Ça peut être fait dans les labos privés. C'était indispensable de le faire parce qu'on ne connaissait pas la maladie.
Didier Raoult a également attaqué le conseil scientifique qui n'en est pas un selon lui et qu'il a donc préféré quitter après une brève apparition.
J'étais un ovni. Il n'y avait pas de compatibilité génétique entre nous. Ce n'était pas possible. Je pense que c'est le président qui a souhaité que je fasse partie de ce groupe alors que je suis arrivé secondairement dans un groupe de gens qui avaient l'habitude de travailler ensemble, qui avaient des idées très précises, qui avaient déterminé ce qu'il fallait faire avant que j'arrivais. Je n'étais pas d'accord.
Quant à l'hydroxychloroquine, Didier Raoult a une nouvelle fois dénoncé des conflits d'intérêts. Les détracteurs de cette molécule seraient selon lui financièrement liés à un laboratoire qui fabrique un autre médicament également testé contre la Covid-19. À propos de l'épidémie, Didier Raoult a émis deux hypothèses. Soit elle disparaît complètement, soit elle devient saisonnière. Il va falloir surveiller la Nouvelle-Zélande où s'élivère actuellement. Le professeur Raoult, qui je vous le rappelle, sera donc l'invité exceptionnel de Jean-Jacques Bourdin à 8h20 sur RMC et BFM TV.
Concernant les tests, Didier Raoult a parlé, vous l'avez entendu, d'une organisation archaïque et l'appel du gouvernement il y a deux mois à se faire tester massivement. N'a semble-t-il pas été entendu. Les laboratoires privés qui ont beaucoup investi se retrouvent désormais avec des tests sur les bras, des tests périssables. Martin Juret. En moyenne,
dix fois moins de tests que prévus sont réalisés chaque jour. Les laboratoires biogroupes sont en sous-régime, constate Arthur Denoël,
responsable du plateau de microbiologie à Saint-Denis. Nous, on s'était équipé
sur le groupe au niveau national pour réaliser 50 000 tests et actuellement, on en fait 5 000. Les écoulions, les emballages, ça peut être réutilisé aussi pour autre chose. Et par contre, les réactifs,
on était plus inquiets parce qu'il y a une date de péremption qui est assez courte. Les premiers coffrets pour nous périment septembre et les derniers dans un an à peu près.
Ces surplus de stocks sont coûteux. Deux solutions sont envisageables pour les écouler, explique François Blanchecotte, président du syndicat national des biologistes. C'est d'abord de voir avec les confrères qui en ont besoin peut-être dans certaines régions, avant tout, mais aussi de voir si nous ne pouvons pas céder ou revendre en tout cas ces stocks à des pays étrangers qui en ont besoin plus que nous aujourd'hui. L'Amérique du Sud, l'Afrique en particulier, encore l'Angleterre, sont des endroits où évidemment on teste en grande quantité.
Ces biologistes espèrent que l'organisation sera plus efficace à la rentrée pour faire face à une éventuelle seconde vague et donc de nouveaux tests à réaliser. Le gouvernement prêt à injecter 6 milliards d'euros pour augmenter les salaires des soignants. C'est le montant de l'enveloppe annoncée par Olivier Véran, le ministre de la Santé hier soir. Une somme que devront se partager les hôpitaux, les EHPAD et une partie du secteur privé. Didier Birig est secrétaire fédéral du syndicat FO Santé. Il ne s'attendait pas à moins. C'est le choix des Français qui nous ont applaudi
tous les soirs à 20h que d'avoir un système de soins à la hauteur de leur espérance, c'est-à-dire avec des soignants qui travaillent dans de bonnes conditions et des malades qui sont pris en charge dans de bonnes conditions. Donc il faudra peut-être y mettre de l'argent mais je pense que c'est le choix des Français ce soir de se dire que ça va peut-être coûter des sous mais ça sert à tout le monde et c'est quand même bien pratique lorsque l'hôpital peut recevoir dans de bonnes conditions les Français et les malades.
Comment stopper l'hémorragie des licenciements dans les prochains mois en France ? Le gouvernement mis sur le chômage partiel longue durée. Les nouvelles modalités ont été dévoilées hier aux partenaires sociaux. Le dispositif s'adresse aux entreprises qui connaissent une baisse importante de leur activité comme l'aéronautique, l'automobile ou le tourisme. Jérémy Trottin. Dès le 1er juillet toutes les entreprises qui verront leur activité baisser pourront en bénéficier à plusieurs conditions seulement. Avoir d'abord signé un accord avec les syndicats ou au niveau de la branche.
Ainsi un salarié de l'automobile, du tourisme ou de l'événementiel qui verra son temps de travail limité jusqu'à 60% de son activité normale pour avoir son salaire compensé en grande partie par l'État. Jusqu'à 100% pour le personnel payé au niveau du SMIC, 84% pour les hauts revenus. Ce dispositif qui selon le gouvernement doit assurer au maximum le maintien de l'emploi jusqu'à la reprise ne pourra en revanche éviter l'ensemble des suppressions de postes, prévient déjà l'Élysée. 10 milliards de dollars. Bayer s'apprête à débourser cette somme astronomique pour indemniser des plaignants américains, des plaignants victimes de cancer.
Ils affirment être tombés malades à cause du round-up un puissant pesticide. Marion Fournay. Oui, depuis 2018 et leur achat de Monsanto, producteur du round-up, Bayer est confronté à des milliers de plaintes, 125 000 au total. Le géant allemand de l'agrochimie va donc payer entre 8,8 et 9,6 milliards de dollars pour résoudre les litiges existants et un peu plus d'un milliard de dollars pour d'éventuels futurs litiges. Bayer espère ainsi mettre un terme aux trois quarts des procédures, un effort salué par les parties plaignantes. C'est un règlement qui rend justice à nos clients selon une avocate des victimes. Pas de quoi néanmoins éteindre la polémique autour du round-up.
Bayer précise que ces accords ne contiennent aucune reconnaissance de responsabilité ou de faute. Le produit, lui, est toujours commercialisé malgré son classement en cancérigène probable par le Centre international contre le cancer en 2015. Dans l'actualité, également, forte perturbation sur le RERB. Aujourd'hui, hier soir, vers 19h, un train qui ne transportait pas de voyageurs a déraillé après avoir quitté la gare d'Enfer-Rochereau. Sauf qu'il ne sera peut-être pas possible non plus de prendre sa voiture dans l'agglomération parisienne à cause de la pollution à l'ozone. Seules les voitures munies d'une vignette critère de 0 à 2 sont autorisées à circuler.
Et justement, on reparle ce matin de l'une des 149 propositions rendues par la Convention citoyenne pour le climat. C'est sans doute celle qui fait le plus réagir. Le passage de la limitation de vitesse de 130 à 110 km heure sur les autoroutes, cela permettrait de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre. Roulez moins vite ? Non merci, ont répondu les automobilistes que nous avons interrogés. Florian Chevalet. Des autoroutes limitées à 110 km heure pour Sacha, chauffeur de taxi depuis 8 ans, l'idée est très mauvaise.
Ça ne passera pas, il y aura à nouveau des gilets jaunes ou rouges ou verts donc qu'ils arrêtent avec ces 110
qui changent autre chose. Americano est du même avis, ce Parisien traverse la France plusieurs fois par an, 700 km pour rejoindre sa maison dans le Tarn.
On s'en prend qu'au bagnole, on a marre qu'on essaie de tout contrôler. À un moment, les gens, le peuple explose.
L'association 40 millions d'automobilistes va même plus loin et parle d'une idée potentiellement accidentogène. Selon Daniel Quero, son président, elle pousserait les automobilistes à utiliser les nationales et les départementales.
Quand vous prenez l'autoroute que vous payez pour reprendre une autoroute et qu'on vous réduit la vitesse de 20 km heure, vous perdez du temps. Donc, est-ce qu'on ne va pas être tenté de reprendre l'autre réseau routier ? Donc, c'est déjà très mauvais pour la sécurité routière.
Autre argument, selon lui, une large part de la population serait opposée à cette mesure.
On est dans un pays déjà qui est clivé. Est-ce qu'on peut se permettre ce luxe de diviser encore les Français alors qu'il y a tant d'autres
choses à résoudre ? Une pétition en ligne a d'ailleurs été lancée, baptisée non aux 110 km heure sur autoroute. Selon l'association, elle aurait déjà rassemblé plus de 600 000 signataires. Puis la réouverture partielle de la Tour Eiffel, aujourd'hui, après plus de 3 mois de fermeture, vous pourrez vous rendre uniquement jusqu'au 2e étage avec port du masque obligatoire pour les adultes et des bonnes jambes puisque ce sera uniquement par les escaliers 674 marches, très exactement. Merci. Avec cette chaleur, je ne suis pas sûr que ce soit une idée.
Oui, mais enfin, plus on monte, plus il fait frais. Non, peut-être pas. En montagne, oui, sur la part. Sur la Tour Eiffel, je ne sais pas. Bien, il est 7h10. Merci Céline, Anaïs et toute l'équipe Cantavinet. Tout le monde est là ce matin pour vous, évidemment. Jérémy est dans l'Isère. Bonjour Jérémy. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à toute l'équipe. Jérémy, vous êtes les piscines. Alors, vous vouliez une piscine pendant le confinement ?
Eh bien, alors moi, je suis livreur de béton prêt à l'emploi.
Oui, ah ben ça tombe bien.
Je n'ai pas arrêté pendant le confinement d'en faire pour certains maçons qui ont continué à travailler. Donc moi, mon rythme de travail n'a pas changé. Et du coup, je me suis dit, les vacances, pour rattraper les chiffres d'affaires perdus, il va falloir travailler double et les vacances, ça risque d'être compliqué. Donc, je voulais une piscine. J'ai dit, ma femme, tu vas voir, les piscines, tout le monde va vouloir en acheter. Parce que, c'est que les gens ne vont pas pouvoir partir en vacances faute de moyens ou à cause des entreprises qui ne voudront pas lâcher les salaires. Et alors ? J'avais un budget de 1 000 euros, mais à la place, on a acheté un Dyson et un Thermomix.
Donc, du coup, la piscine, cette année, je change de boulot. On ne va pas pouvoir partir en vacances. Ça aurait été pas mal d'en profiter. On a fait un achat plus intelligent. Mais on voulait une piscine hors sol à la base. Avec ce budget-là, on avait une bonne piscine qui est limite. Hors sol, 1 000 euros, oui. 1 000 euros, c'était à peu près 8 mètres par 4. Oui, c'est pas mal. C'est très grand barge. Et à savoir aussi, parce que tout à l'heure, vous avez parlé des piscines en serré et tout. Le souci, c'est qu'aussi, les impôts, il faut y penser. Parce que l'hiver, il faut en revenir. L'eau, le prix, tout ça, ça coûte vite un budget.
Puis l'équiper pour la protéger parce que maintenant, c'est obligatoire. Le hors sol, pour tous les gens
qui ont envie d'une piscine, c'est la meilleure solution. Bien. Merci beaucoup, Jérémy. Merci, Jérémy. Il y a un endroit où il y a beaucoup de piscines, même s'il y a la mer, c'est Saint-Tropez. Évidemment. Et à Saint-Tropez, nous sommes en direct avec Jean-Roch. Bonjour, Jean-Roch. Bonjour, Jean-Jacques. Propriétaire du VIP Room à Saint-Tropez. Vous connaissez ? Vous connaissez, Anaïs ? Vous connaissez ?
Non, je n'ai pas eu la chance.
Un jour, vous irez. Je suis persuadé. Jean vous recevra sans problème. Avec joie. Avec joie. Bon, dites-moi, vous allez rater cette saison, Jean-Roch ?
Non, non, non.
On n'a pas le droit de la rater. On ne peut pas tenir cette promesse par rapport à toutes les équipes, à tous les gens qui vivent de la saison. Jean-Jacques, il y a deux métiers. Les gens parlent beaucoup des clubs, mais on doit surtout, ce matin, si vous êtes d'accord, parler des saisonniers. Une saison, c'est très court.
Et beaucoup de gens,
beaucoup de familles attendent après cette saison.
Et on ne peut pas... Depuis trois mois, on a fait patienter. Quatre mois, on a fait patienter tout un métier, toute une profession autour d'une attente que l'on a espérée, que l'on a espérée. Et nous sommes la seule profession, aujourd'hui, qui n'a pas le droit de redémarrer à travailler. Tous ces gens qui viennent à Saint-Tropez aussi, à Saint-Tropez sur toutes les côtes,
dans les campings, partout en France, pendant l'été, pour s'amuser, ces gens qui attendent cette saison, les visiteurs, les gens qui y travaillent, je ne peux pas imaginer qu'on puisse aujourd'hui réouvrir les cavarés, réouvrir les écoles, tout réouvrir et pas réouvrir les clubs. Je ne peux pas comprendre. Oui, nous non plus, nous ne comprenons pas. Alors, vous essayez, évidemment, d'infléchir la position du gouvernement. Plusieurs députés vous soutiennent. Oui, oui. Encore une fois, il y a les salariés des discothèques, mais il y a aussi les employés de sociétés extérieures, ceux qui assurent la sécurité, par exemple, et tant d'autres.
Ça représente des dizaines et même des centaines de milliers de personnes qui se retrouvent sur le carreau, Jean-Roch. Oui, ces gens-là. Et puis surtout, il n'y a pas de séance de rattrapage.
Quand on parle des clubs dans les villes, alors j'entends bien que certains prennent un peu de recul et se disent, bon, finalement, on va attendre, on va être patient. septembre, mais nous, une saison, c'est sur trois mois, c'est juin, juillet, août. On oublie juin puisque maintenant, on s'est consommé et on a été patient et on a usé vraiment d'une grande patience. Là, il reste juillet, août.
On peut affronter une petite saison, on ne peut pas affronter une non-saison. Donc, il faut absolument ouvrir le 1er juillet, c'est vital. Alors, vous lancez un appel, vous avez lancé un appel, un appel au gouvernement, un appel à la raison, c'est ce que vous dites à Jean Roque.
Il faut qu'il faut, en fait, il ne faut pas jeter la pierre au gouvernement. Ils ont traité beaucoup de cas en urgence et on s'est retrouvé face à un monstre qu'on ne maîtrisait pas, on ne savait pas où ça commençait, où ça terminait, on n'avait aucune information. Mais là, je pense que maintenant que tout a été remis en marche, que tout redémarre progressivement, on peut faire un protocole sécurité. On le fait déjà en restauration, on le fait déjà dans les bars, on le fait déjà dans plein de lieux, plein d'endroits.
Ce qui est grave, Jean-Jacques, c'est qu'aujourd'hui, on va se retrouver face à quelque chose que le gouvernement ne pourra plus maîtriser, c'est-à-dire une fête sauvage, une fête dans les maisons, une fête sur les bateaux, une fête sur les plages, dans des coins, dans des recoins. Et là, il n'y a pas de professionnel pour encadrer cette fête.
Vous êtes capable, Jean Roque, aujourd'hui, d'accueillir du public tout en assurant le minimum sanitaire indispensable ? 100%. On est tout à fait capable d'encadrer ça. On est capable de contrôler quand après quelques verres, les gens perdent la distanciation.
On est capable de tout faire. On est capable de réduire un petit peu la quantité de monde pour justement continuer à vivre cet espacement, continuer à encadrer. On est capable de mettre des serveurs comme on le fait dans les restaurants avec des masques, à les protéger. on est capable de protéger le public mais protéger également les équipes. On se doit d'accompagner cette fête.
Nul autre que les professionnels du métier ne peuvent faire ça. Nul autre. Jean-Roch, restez avec nous un petit peu parce que Christelle nous appelle du Morbihan. Bonjour Christelle.
Bonjour Jean-Jacques. Vous dirigez vous aussi une discothèque.
Jean-Roch, Christelle dirige une discothèque dans le Morbihan. Oui, c'est ça.
Moi, je tiens une discothèque dans le Morbihan.
Dans le Morbihan. Et vous êtes comme Jean-Roch. Vous demandez la réouverture. Vous ne comprenez pas.
C'est exactement la même chose. Le même souci qu'on a quel que soit l'endroit en France où l'on se trouve. Nous, nous sommes allés avec neuf autres discothèques du Morbihan. Hier soir, il y avait une réunion à Paris avec un député qui nous soutient depuis le début qui a réussi à fédérer 59 autres députés. Ils nous soutiennent tous et on milite pour une réouverture début juillet parce que la jeunesse française est en danger aujourd'hui avec toutes les fêtes sauvages qui se multiplient et dans des endroits qui ne sont pas faits pour avec des gens qui ne sont pas capables d'encadrer. Nous, c'est le cœur de notre entier. On sait le faire. On sait contrôler les gens.
On fait de la prévention tous les week-ends. Et c'est à nous de le faire.
Vous avez rendez-vous, Christelle Jean-Roch ? Je crois que vous avez rendez-vous avec le ministre de la Culture. Jean-Roch, vous confirmez ?
Écoutez, il y a un rendez-vous qui se profile aujourd'hui. On est en contact avec son cabinet. Et il y a un rendez-vous qui se profile dans les heures à venir. On devra en savoir plus. mais M. Riester s'intéresse à tout notre sujet malgré qu'il ait voté je ne sais pas sous quelle contrainte ou dans quelle situation cet arrêté qui aujourd'hui n'est pas actif. Donc, il a encore temps de bien faire. Il a encore temps de rectifier le tir. Il a encore temps de faire du discernement.
Bien, merci Jean-Roch. Merci, je sais que vous êtes un auditeur fidèle d'RMC. Ça me fait plaisir. Absolument. Toujours. Merci Jean-Roch. Merci Christelle. Merci. On va suivre évidemment ce dossier d'extrêmement près. Il est 7h18. Anaïs, qu'allons-nous faire avec Marie Dupin ?
Il fait chaud. Attention à votre peau. On va parler crème solaire avec Marie Dupin pour savoir ce qui est le plus efficace évidemment mais aussi le moins nocif pour l'environnement. Marie Dupin, dans un instant. RMC.
RMC. Dupin quotidien. Marie Dupin est avec nous. Ça va Marie ? Ça va et vous ? Il fait chaud. Ça va Marie ?
Oui, très chaud. Il fait chaud.
Il va falloir ressortir les crèmes solaires dans son magazine qui sort en kiosque jeudi. L'UFC Que Choisir. Jeudi, c'est-à-dire aujourd'hui ? Oui, ce matin. Oui, je vois. Oui, oui. D'accord. L'UFC Que Choisir publie un test des crèmes les plus efficaces.
Exactement. Les plus efficaces pour protéger la peau mais aussi pour protéger la mer et l'océan. parce qu'on sait que les crèmes solaires...
Est-ce que vous avez vu ? Je fais juste une petite parenthèse. Est-ce que vous avez vu ? À demain, Marie. Je m'adresse à Charles Magnin aussi à toute la table. Est-ce que vous avez vu ce pot de yaourt retrouvé sur une plage ? 76, quelque chose comme ça ? 40 ans après. Il est intact. Intact. Absolument intact. C'est des centaines d'années. 40 ans après, un pot de yaourt. Parfait. Yoplait, je crois, à la marque. Vous l'avez vu ? Yoplait. Pour les JO. Pour les JO. C'est plusieurs centaines d'années
pour se dégrader dans la nature, le plastique.
Le thème du jour
étant les crèmes solaires, on va se recentrer.
Là aussi. Mais tous les flacons sont en plastique.
Oui, ce n'est pas faux. Mais l'idée, ce n'est pas de les jeter sur la plage. Et de les jeter à la poubelle. En tout cas, à l'intérieur des crèmes solaires, il y a des filtres qui menacent l'écosystème marin et notamment les coraux. Puisqu'on sait que les coraux sont menacés de disparition. Il y a plusieurs régions d'ailleurs dans le monde, notamment Hawaï, Key West en Floride ou les Palahos dans le Pacifique qui ont interdit plusieurs substances particulièrement problématiques.
Du coup, les fabricants de crèmes solaires, des substances qui sont à l'intérieur, que contiennent...
Suppriment, oui. Il y a certaines substances dangereuses. Suppriment des substances dangereuses des fabricants. On voit sur les crèmes solaires de beaux logos bleus mettant en avant la protection de l'océan. Sauf qu'un logo ne fait pas tout. En fait, c'est très compliqué de savoir si une crème solaire est efficace pour la peau, ne nuit pas trop à l'environnement. Donc, l'UFC Que Choisir a fait tester ça en laboratoire. C'est le résultat de ce test qui ressort aujourd'hui. Il y a quand même deux crèmes que je voudrais mettre en avant parce qu'elles sont à la fois très protectrices pour la peau et pour l'environnement. Donc, elles sont au top.
c'est la Biotherm Water Lover et la Catier, le spray solaire de protection solaire Catier et Biotherm. Les Biotherm Water Lover. Water Lover. Water Lover. Ah, d'accord. On ne se moque pas de mon anglais. Et voilà, il y a d'autres produits qui protègent bien la peau dans le panel mais qui sont moins protectrices de l'environnement.
D'accord, d'accord. Il y a un grand nombre de crèmes testées qui ne protègent pas suffisamment la peau.
Et là, c'est vraiment, vraiment embêtant selon l'UFC de nombreuses crèmes solaires affichent des indices de protection qui ne sont pas respectées. C'est au total soit un tiers de la sélection. Certaines ne protègent ni des UVA ni des UVB. Ce sont donc des produits qui sont à proscrire puisqu'on rappelle que l'exposition au soleil provoque des mélanomes qui sont des cancers très dangereux qui métastasent, qui peuvent tuer. Donc, vraiment faire très attention à la crème qu'on choisit et puis globalement ne pas s'exposer pour bronzer. On met de la crème solaire en complément.
Merci Marie. Merci. Il est 7h25, Charlemagne, l'actu des réseaux sociaux. RMC.
RMC. Hashtag Mania.
Plusieurs grandes entreprises vont boycotter Facebook dans le cadre d'une campagne de lutte contre les propos haineux. Stop hate for profit. Non à la haine pour les profits. C'est le slogan de cette campagne lancée par plusieurs associations aux Etats-Unis, en particulier les défenseurs des droits des Afro-Américains. Objectif, dénoncer l'inaction, la passivité de Facebook face aux propos haineux et aux contenus violents. Concrètement, ils reprochent à Facebook de ne pas assez lutter, on le sait, contre les fake news, mais aussi de laisser la haine et le racisme prospérer au sein de certains groupes sur Facebook.
Alors, pour se faire entendre, ces assos ont lancé un appel aux annonceurs en leur suggérant d'arrêter leur campagne de pub sur Facebook. Deux grandes marques de vêtements, Patagonia et The North Face, ont immédiatement répondu favorablement et stoppé pendant un mois toute leur campagne publicitaire sur Facebook et Instagram qui appartient à Facebook. Et puis, hier,
c'est la célèbre marque de glace Ben & Jerry's qui a rejoint le mouvement. Alors évidemment, l'impact financier sera assez minime pour Facebook, c'est quand même 18 milliards de dollars de bénéfices l'an dernier en grande partie grâce à la pub, mais cette campagne s'inscrit dans un mouvement plus global.
Tous les réseaux sociaux cherchent en ce moment la bonne réponse au mouvement Black Lives Matter, éviter de devenir des espaces où la haine se propage tout en évitant de tomber dans la censure pure et simple. Pour l'instant, aucun n'a trouvé la formule magique, Jean-Jacques. Autre conséquence inattendue de ce mouvement Black Lives Matter, les voitures de police ont disparu du jeu vidéo Fortnite. Mais oui, dans la nouvelle version du jeu sorti la semaine dernière, plus de véhicules des forces de l'ordre. On va rappeler que Fortnite, c'est le jeu vidéo en ligne le plus populaire sur la planète en ce moment.
Les joueurs sont sur une carte et doivent accumuler des armes, des ressources pour éliminer les autres. Et jusqu'à présent, dans l'univers du jeu, on pouvait croiser des voitures de police qui ont donc disparu dans la dernière mise à jour. Aucune explication officielle. Les créateurs du jeu s'expriment de manière anonyme dans la presse américaine.
C'est notre manière d'être sensible aux problèmes que rencontre une grande partie de notre public, dit l'un d'eux sous couvert d'anonymat. On comprend mal le sens de ce geste en retirant les voitures de police. D'ailleurs, certains pensent que le studio qui a créé le jeu a voulu surtout s'éviter une polémique avec des joueurs qui se serviraient des voitures de police pour tuer d'autres joueurs car tous les géants du jeu vidéo sont très vigilants vis-à-vis de cette actualité américaine. Par exemple, Electronic Arts a repoussé d'une semaine la présentation de son jeu de foot FIFA 21 afin, je cite, de laisser la primauté de l'actualité au mouvement Black Lives Matter.
Yannick vit à Los Angeles aux Etats-Unis et est en direct avec nous. Bonjour Yannick. Bonjour Jacques. À propos du coronavirus, qu'est-ce que vous vouliez dire ? Écoutez, ici, tout réouvre et c'est vrai que dans des Etats comme la Californie, l'Arizona, le Nevada, la Floride, il fait très chaud. Et le professeur Raoul parle beaucoup d'une périodicité hivernale et j'ai du mal à m'expliquer ça avec ces Etats qui sont en plein pic d'épidémie alors qu'il fait très chaud. Oui, en plein pic d'épidémie alors qu'il fait très chaud. Ben oui, Yannick. Non mais vous posez une bonne question. Comment se fait-il que l'épidémie se poursuit alors qu'il fait très chaud ? Hein Yannick ? Oui.
C'est ce que vous voulez dire ? C'est la question que vous posez ? Oui, oui. Exactement, oui. Comment expliquer cela ? On dit que c'est une épidémie saisonnière. Moi, je veux bien tout ce qu'on veut mais effectivement, vous avez raison Yannick de le souligner. C'est une question que je vais poser au professeur Raoul tout à l'heure. Évidemment. Merci Yannick dans tous les cas. De rien. Et merci d'être avec nous. Il est 7h29 à suivre.
On reviendra justement sur l'audition de Didier Raoult hier par les parlementaires. On va y revenir avec deux spécialistes qui vont nous aider à y voir plus clair, voir s'il a été convaincant. Pierre Tadevin, président de la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française et puis Alain Ducardonnay, médecin cardiologue et surtout spécialiste santé à BFM TV. C'est à suivre juste après le journal.
Merci d'être là. Il est 7h30. Vous êtes sur RMC. C'est Rémi Hink qui est là pour les dernières informations. Rémi, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. 6 milliards d'euros. 6 milliards d'euros pour les salaires des soignants, une refonte de leurs primes, une enveloppe et une date. Mais il reste à trouver un accord avec les syndicats sur la répartition de cet argent, le secteur privé pouvant en bénéficier. Didier Raoult, très critique hier sur la gestion de la crise sanitaire par les autorités. Il décrit l'organisation des tests comme archaïques. On n'a pas dit la vérité, lance le chercheur marseillais devant les députés. Et puis un symbole dans le puits de Dôme.
Les salariés d'une usine qui travaillait pour le secteur médical ont perdu leur emploi. Usine déplacée en Roumanie. Les salariés qui se battent aujourd'hui pour incarner la relocalisation en France. Emmanuel Macron avait promis un plan d'envergure pour l'hôpital en pleine crise du coronavirus. Hier, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a annoncé une première proposition chiffrée. 6 milliards d'euros qui pourraient être alloués aux hôpitaux, aux EHPAD publics et une partie au secteur privé. Pour la première fois depuis le début de la concertation, ce Ségur de la Santé, les syndicats sont fixés. Au Bécard-Granier, Olivier Véran propose aujourd'hui une enveloppe et un calendrier.
L'enveloppe, 6 milliards d'euros qui doivent servir à trois choses. L'augmentation immédiate des salaires des agents publics du secteur hospitalier. Ils espèrent une hausse d'environ 300 euros. Il y aura aussi des majorations supplémentaires plus ciblées pour certaines professions les moins bien payées, notamment les infirmiers, les aides-soignants ou encore les techniciens de laboratoire. Cette enveloppe servira aussi à repenser le système des primes dans son ensemble. En plus d'un chiffre, les syndicats ont obtenu hier une date. Les hausses de salaire pourraient entrer en vigueur dès le 1er juillet.
Une enveloppe, une date, Mao, mais les négociations qui sont encore en cours, les syndicats qui ne sont pas encore totalement satisfaits. Oui, la mauvaise surprise pour les syndicats hospitaliers c'est de devoir partager en fait cette enveloppe avec le secteur privé. Ils demandent donc au gouvernement de revoir sa copie.
La Fédération hospitalière de France estime à 5 milliards et demi les besoins, mais ça c'est uniquement pour l'hôpital public. Les négociations vont donc s'intensifier dans les jours à venir et les représentants syndicaux disposent d'un moyen de pression dans ces échanges. Une nouvelle mobilisation dans la rue est déjà prévue le 30 juin mardi prochain.
Mao Becker, Granier, merci. Le professeur Didier Raoult devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale hier, commission d'enquête sur la gestion par les autorités de la crise du coronavirus. Trois heures d'audition et les critiques du chercheur marseillais, notamment sur le conseil scientifique chargé d'épauler le gouvernement. Une faillite totale. Un conseil scientifique qui n'en est pas un, lâche Didier Raoult. Le professeur qui dénonce également une organisation archaïque des tests, la France qui aurait pu tester massivement plus vite selon lui. Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts pour le Covid-19.
Il y avait les moyens dans ce pays de le faire. On n'a pas dit la vérité. C'est un examen extrêmement simple, banal. Tout le monde est capable de le faire. Ça peut être fait dans les labos privés. C'était indispensable de le faire parce qu'on ne connaissait pas la maladie. Mais à partir du moment où le test n'était pas fait, on ne pouvait pas étudier la maladie. Tout ce que l'on a déduit sur la maladie, on l'a déduit à partir de la grippe et ce n'était pas vrai. Didier Raoult face aux députés hier. Didier Raoult face à vous. Jean-Jacques Bourdin ce matin à 8h20. Rendez-vous tout à l'heure. RMC 7h33.
Le chômage partiel longue durée qui sera indemnisé à 84% du salaire net avec un reste à charge de 15% pour les entreprises pour une durée maximale de deux ans. Annonce hier de l'Elysée après une rencontre après les partenaires sociaux. Nouveau dispositif qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain après un accord collectif. Volonté de l'exécutif de limiter évidemment au maximum la casse sociale ces prochains mois. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi à la fin du mois dernier doit être d'ailleurs publié aujourd'hui à midi. Journée de mobilisation aujourd'hui pour les anciens salariés de Luxfer à Gerza dans le Puy-de-Dôme.
Une usine qui produisait des bouteilles d'oxygène pour le secteur médical et pour les pompiers. Usine délocalisée en Roumanie. Licenciée il y a un an 136 personnes réclament aujourd'hui la relocalisation de leur usine et dénoncent l'inaction du gouvernement. Les salariés qui veulent devenir un symbole du monde d'après celui donc de la relocalisation en France. Reportage de Florence Donjon.
Derrière les grilles scellées de l'usine Axel Perronzic ancien délégué CGT a du mal à cacher sa frustration.
Ça fait mal au cœur d'avoir une friche alors qu'on a des machines qui sont prêtes à démarrer.
Il y a un an le groupe basé en Angleterre fermait l'usine de Gerza pourtant bénéficiaire. Une aberration pour ce syndicaliste.
Il y a quand même eu deux crises ces deux dernières années les incendies et de l'autre côté la crise du Covid-19 nous on est équipementiers pour les deux. On est les derniers du territoire et on a un groupe qui fait exprès de maintenir à l'arrêt cette usine pour forcer l'Europe à payer plus cher ses produits.
Le ministère de l'économie et le groupe Luxler ont entamé des négociations pour la vente du site il y a maintenant deux mois. Frédéric Vigier ancien délégué CFDT appelle l'État à prendre ses responsabilités.
Il y a quand même des lois qui ont été votées pour réquisitionner donc l'État a tout à fait les possibilités d'utiliser les moyens juridiques pour faire céder le groupe.
André Chesseigne est député du Puy-de-Dôme et soutient les ex-salariés depuis la première heure. Il plaide pour l'intérêt national.
Il arrivera à un moment où notre dépendance fera qu'on ne pourra pas se fournir en bouteille donc il faut travailler pour l'avenir et travailler pour l'avenir c'est avoir la maîtrise de cet outil de production.
La manifestation qui se veut nationale espère rassembler un millier de personnes sur le site.
Un immense nuage de sable et de poussière venu du désert du Sahara circule au-dessus des Caraïbes et a même commencé à frapper la Floride. Qualité de l'air dégradée à Miami. Les responsables sanitaires conseillent d'ailleurs aux habitants souffrant de problèmes respiratoires de rester chez eux. Ça risque de durer jusqu'à la semaine prochaine. Le phénomène n'est pas rare en soi mais il est exceptionnel par son intensité cette année. Forte chaleur qui s'installe chez nous aujourd'hui sur la France. Plus de 30 degrés partout jusqu'à 35 degrés à Lyon et à Paris. 37 degrés dans le sud-ouest.
Avec ces températures pas facile de porter un masque notamment pour les professionnels de la restauration cafetiers aux restaurateurs. Reportage à Toulouse de Jean-Wilfrid Forkes. Dans ce café-restaurant de la place du Capitole les serveurs multiplient les allées et venues entre la terrasse et le bar. Selon Mehdi pas facile de travailler avec un masque en période de forte chaleur. Chaleur, machine à café machine à laver plonge frigo pour tenir les bouteilles au frais ça crée beaucoup beaucoup de chaleur et on a du mal à respirer avec le masque au bout d'un moment et voilà on est obligé de sortir de se ventiler et c'est très difficile et on a des fortes chaleurs c'est très dur très très dur.
Et pour ceux qui travaillent en cuisine il faut ajouter des fortes températures provoquées par les fours notamment c'est pour cela que le responsable local de l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie Aïvodanaf milite en faveur de modifications.
Qu'on garde les masques pour le personnel du service pour protéger les clients nous sommes d'accord mais par contre au niveau du personnel
de cuisine qui vivent ensemble qui sont toujours à proximité les uns des autres je crois que ça mériterait un assouplissement et donc l'abandon du masque éventuellement. Et ici à Toulouse jusqu'à la fin de la semaine on attend des températures comprises entre 33 et 35 degrés. Des chaleurs qui renforcent la pollution à l'ozone circulation différenciée mise en place aujourd'hui dans l'agglomération parisienne seules les voitures munies d'une vignette critère 0 à 2 seront autorisées à circuler aujourd'hui. Les courses Paris-Lonchamp Anaïs
Pronostics de la Dream Team des courses CRMC favoris numéro 4 sous les nuages Outsider numéro 13 Riven Tador
Merci Anaïs Allez vous savez que tout à l'heure je reçois le professeur Didier Raoult et je vous conseille de regarder cet interro parce que j'ai plein de questions à lui poser sans encore une fois sans parti pris je lui poserai des questions et les questions qui doivent être posées je lisais le communiqué de presse de nombreux médecins et Pierre Tadevin est avec nous le professeur Tadevin qui est président de la société de pathologie infectieuse de langue française bonjour professeur Tadevin bonjour vous co-signez ce communiqué je lis nos instances représentant les médecins spécialisés en maladies infectieuses en France souhaitent dénoncer les affirmations sans fondement qui ont été diffusées sur des chaînes de radio-télévision au cours des derniers jours elles sont d'autant plus graves quelles sont l'oeuvre d'un médecin le professeur Raoul selon ses propos 25 000 morts liées à la Covid-19 auraient pu être évitées en France si la combinaison hydroxychloroquine et azithromycine avait été prescrite massivement ces affirmations sont mensongères et même diffamatoires professeur bonjour alors pour pour rectifier en fait le médecin qu'on avait pour lequel on avait fait la tribune c'était suite aux affirmations du professeur Perron oui d'accord oui effectivement c'était quelque chose c'est le professeur Perron qui parlait de 25 000 morts parce que si j'ai bien compris Didier Raoul n'a pas donné de nombre de morts non non mais c'était un peu le même propos et finalement c'est le même problème c'est à dire qu'on sait maintenant au bout de 3 mois que l'hydroxychloroquine n'apporte aucun bénéfice c'est l'organisation mondiale de la santé qui l'a dit c'est l'agence européenne du médicament c'est les instances américaines
donc maintenant on en est certain donc on espérait que maintenant qu'on le sait qu'on allait un peu apaiser la polémique qu'on allait arrêter de donner ce médicament à tous les patients et surtout qu'on n'allait pas se retrouver
avec ce genre d'affirmation c'est grave parce que les gens sont en train de se remettre d'une crise qui a été difficile il y a eu beaucoup de morts les 25 000 ont existé et d'aller dire après aux patients ou à leur famille si vous aviez eu l'hydroxychloroquine ça ne serait pas passé comme ça c'est vraiment très catastrophique que les gens puissent penser qu'ils ont été maltraités et que c'est pour ça ça veut dire quoi ? ça veut dire qu'on laisse entendre professeur Raoult et le professeur Perron laissent entendre que des français auraient été abandonnés n'auraient pas été soignés c'est cela ? mais oui ce qui est... des médecins seraient presque des criminels ?
ça a été dit comme ça et c'est totalement faux et c'est criminel de le dire par contre parce que les gens sont en train de se remettre de cette crise c'est pas le moment d'aller leur dire vous avez été mal soignés les médecins sont mal occupés de vous c'est... et c'est faux bien vous restez avec nous évidemment professeur Tadevin nous avons le docteur Alain Ducardonnay qui est aussi là qui a suivi hier la prestation du professeur Raoult hier devant l'Assemblée Nationale la commission de l'Assemblée Nationale nous en parlons juste après la pub il est 7h48 à tout de suite
RMC RMC 6h09
le professeur Pierre Tadevin qui exerce à Rennes d'ailleurs vous êtes infectiologue oui voilà à Rennes d'ailleurs à Rennes est-ce que vous avez eu beaucoup de cas est-ce que vous avez eu beaucoup de décès alors on a eu beaucoup de cas par rapport à une année normale et ça a été assez terrible mais beaucoup moins que le reste de la France et au niveau des décès comme à Marseille quoi si j'ai bien compris à peu près j'imagine par habitant c'était à peu près pareil à peu près comme à Marseille avec l'hydroxychloroquine ou pas alors on l'a pas utilisé on l'a utilisé dans le cadre des essais mais pas pour tout le monde et maintenant on l'utilise plus du tout maintenant qu'on sait que ça fonctionne pourquoi ?
est-ce que vous ne l'utilisez plus du tout ? il y a eu toute une série d'études bien faites où ils ont comparé les patients qu'on a reçu et ceux qu'on n'a pas reçu et qui montrent que ça n'apporte aucun bénéfice aucun bénéfice vous êtes formel ?
pas moi mais les études oui alors qu'a dit hier à propos de l'hydroxychloroquine j'ai trouvé j'ai trouvé en regardant le professeur Didier Raoult Alain Ducardonnay qui ne s'attardait pas trop quand même sur l'hydroxychloroquine non je ne peux pas la recommander dit-il oui globalement c'est un petit peu confus tout ça moi je suis resté sur ma fin je suis resté sur ma fin parce qu'il y avait des questions qui étaient au départ plutôt sympathiques qui étaient un petit peu plus tendues en fin d'interview si on peut dire des parlementaires et c'est vrai que les réponses globalement ont été assez décousues assez à l'emporte-pièce et sur le domaine de l'hydroxychloroquine moi j'étais très surpris parce que Didier Raoult dit il y a quatre études sur ces quatre études il y en a trois qui sont positives il faut vraiment qu'on ait les références qu'on nous les donne en fait il parle essentiellement des études marseillaises on a l'impression qu'il n'a pas lu ou pas regardé ce qui avait été fait ailleurs donc la question et les études marseillaises il faut quand même le dire lui qui est dans le conflit d'intérêts en disant mais attention etc elles ont quand même été publiées dans les revues dont ses collaborateurs sont justement les reviewers et rédacteurs en chef adjoint donc voilà tout ça était très confus j'ai trouvé et globalement sur le plan médical on n'a pas appris grand chose parce que dire que les tests PCR il fallait les faire oui bien sûr il fallait les faire mais comment lui a réussi à faire il a 100 fois raison il a 100 fois raison sur les tests je les trouvais très convaincants voilà et les allemands mais moi j'aurais bien aimé qu'ils nous disent comment est-ce qu'il a trouvé les réactifs comment est-ce qu'il a trouvé les écouvillons qu'on ne trouvait pas ailleurs bah dites-moi comment peut-être parce que un laboratoire finance sa fondation c'est un laboratoire qui travaille sur la santé animale oui mais peut-être sur les tests mais il fallait le dire clairement je dis ça j'ai pas la réponse de savoir comment il a réussi à en avoir autant au moment où on en manquait un peu en France mais oui enfin il a réussi lui en avoir et il a testé et il a eu raison de tester bah à ce stade-là c'était pas le plus important c'est plus important de tester maintenant où on essaye de repérer si ça repartait au moment où il y en avait partout en France et on teste pas assez aujourd'hui dites-moi on ne teste pas assez vous ne savez pas que c'est désolant pour le personnel soignant pour les patients c'est désolant ces querelles scientifiques absolument absolument c'est pour ça que jusqu'ici nous on n'était pas rentré dans la querelle c'est vraiment quand on a commencé à dire aux gens vous avez été très mal soigné vous êtes mort parce qu'on ne vous a pas donné le bon médicament qu'on est rentré effectivement dans la bataille alors qu'en tant que société savante c'était pas notre objectif d'aller encombrer les plateaux télé pour dire on n'est pas d'accord
avec un tel on n'est pas d'accord avec un tel
Alain ? je crois que oui le débat était tellement confus qu'on ne sait plus on ne sait plus moi je me mets mais enfin j'ai été frappé oui allez-y pardon j'ai été frappé par un moment on lui dit mais alors en fin de compte la méthodologie il y a quand même des études qui sont faites il répond la méthodologie ne m'intéresse pas on n'est plus au stade de la science c'est quand même très surprenant comme remarque pour balayer en fin de compte le fait que alors il conclut en disant ben voilà il y a 50% des médecins dans le monde qui donnent de l'hydroxychloroquine mais où ?
le problème de toute cette intervention je trouve c'est qu'il n'y avait pas malheureusement à mon sens c'est ce qui nous a manqué de questions précises de questions précises surtout de réponses précises pas documentées moi je m'attendais vraiment à ce qu'on ait des éléments précis M.
Bourdillon quand il a parlé des masques il a donné des dates il a donné des chiffres c'était extrêmement précis là j'ai trouvé qu'on manquait de références et j'espère que tout à l'heure vous allez pouvoir Jean-Jacques être un petit peu plus précis avec lui j'essaierai moi vous savez je ne suis pas médecin donc je vais essayer de poser des questions du grand public les questions que tout le monde se pose est-ce que l'intuition est suffisante pour imposer des choix thérapeutiques en médecine ?
alors ça c'est vraiment le point crucial parce que si on se met à accepter ça pour le Covid toute la médecine va se mettre à faire n'importe quoi il a dit hier à la fin de son audition que pour le sida il n'y avait pas eu besoin d'études randomisées qu'il suffisait de mesurer d'essayer un traitement et qu'on voyait si ça marchait alors que si on avait appliqué la méthode Raoult pour le sida je pense que les patients seraient encore en train de mourir c'est vraiment important de bien tester les médicaments de bien les évaluer avant de les imposer à tout le monde on ne peut pas faire ça sur l'intuition on va faire plein d'erreurs si on fait ça c'est un gros déchet est-ce que toute cette querelle autour de l'hydroxychloroquine c'est un gros déchet ?
c'est terrible parce que ça a occulté plein d'autres choses il y a quand on met en avant les conflits d'intérêts on sait c'est classique c'est connu mais là aussi il faut documenter il faut dire de quoi on parle est-ce que la fondation Mérieux qui aide l'IHU est aussi avec des laboratoires il y a plein d'éléments qui sont confusants et moi je regrette vraiment qu'on n'ait pas ici hier vu clairement les choses et qu'on n'ait pas documenté les réponses c'est mon vrai problème où en est-on de cette crise sanitaire professeur parce que vous êtes avec nous autant en profiter professeur un tas de vins où est-ce qu'on en est ?
pour la France pour l'instant c'est quand même c'est calme et c'est même plus calme que ce qui avait été anticipé à la fin du déconfinement donc il faut être très vigilant ça peut repartir vite mais pour l'instant
on a l'impression que la stratégie qui consiste à repérer vite les cas et à éviter les chaînes de transmission en isolant les contacts en les testant et en les isolant fonctionne bien
mais on a cru par exemple que la chaleur allait tuer le virus on l'a entendu dire et tout à l'heure j'avais un auditeur qui me disait en Arizona en Floride où il fait très chaud actuellement le virus prolifère
il y a un point important à rectifier dans ce que je viens de dire
c'est qu'il ne faut pas oublier la Guyane la Guyane est en train de se faire beaucoup alors quand on dit en France ça va bien c'est en métropole la chaleur on ne sait pas très bien
honnêtement et la Guyane est un exemple c'est quand même un pays plutôt chaud et ça ne les empêche pas d'être en train de subir une crise très difficile ce que souligne la Guyane par contre c'est qu'on a probablement trop réagi
pendant cette crise en tant qu'État c'est que par exemple la Guyane a été confinée pendant les deux mois où l'épidémie sévissait en Europe mais pas en Guyane et bien voilà et maintenant ils se sont déconfinés le 11 mai ils ont été obligés de se reconfiner parce que l'épidémie est en Amérique latine évidemment est-ce qu'il y aura des suites aux propos tenus par Didier Raoult ou le professeur Perron vous pensez ? pour ce qui est oui je pense qu'en tout cas il faut que même judiciaire ? il faut reconnaître qu'il y aura plein de déposés ?
le conseil de l'ordre le conseil de l'ordre national a décidé d'auditionner de voir le professeur Perron pour lui demander des explications parce que c'est vrai que c'est une accusation grave par rapport à tous les autres médecins professeur ?
oui je pense que ce serait vraiment le conseil de l'ordre de faire ça et je pense qu'ils y réfléchissent beaucoup ça s'est accéléré depuis quelques jours maintenant qu'on sait que l'hydroxychloroquine ne fonctionne pas que les gens sont éditionnés donc je pense que ça va se débloquer de ce côté là oui vous avez peur du comportement des français quand vous voyez le comportement des français les français qui organisent des réunions de famille qui portent moins le masque qui recommencent à s'embrasser ça vous inquiète ou pas franchement non je pense que les gens ont été globalement plutôt raisonnables quand même plus que ce qu'on aurait pu imaginer il y a trois mois et effectivement les gens se détendent un petit peu maintenant il faut faire attention mais je trouve que les français sont plutôt bien comportés globalement qu'est-ce que vous auriez envie de demander au professeur Raoult vous Alain Ducardonnay qu'il soit précis dans ses réponses c'est-à-dire ?
non mais c'est vrai que quand on dit il y a trois études qui sont a priori positives qu'on dise c'est les études que j'ai publiées moi-même à Marseille voilà ça c'est précis mais ne pas laisser entendre que les études internationales dites randomisées qui ne sont pas d'ailleurs le cas de celles du professeur Raoult à Marseille soyons précis il dit que les études randomisées plus personne n'en veut oui c'est ça c'est vrai ou faux ça ?
ah bah non c'est totalement faux vraiment on sait maintenant en médecine que si on ne veut pas expliquez-nous les études randomisées expliquez-nous parce que professeur en fait l'idée c'est que si on choisit qu'on donne un médicament à un groupe de patients un médicament à un autre groupe s'il y a des différences entre les deux groupes s'ils n'étaient pas pareils au début on ne peut pas savoir si c'est lié aux médicaments ou si c'est parce qu'ils n'étaient pas pareils donc la randomisation c'est que les traitements sont tirés au sort le patient est tiré au sort pour savoir s'il va recevoir par exemple l'hydroxychloroquine ou pas de traitement et quand on fait ça
on s'aperçoit qu'au bout du compte les gens vont aussi bien qu'ils aient reçu l'hydroxychloroquine
ou pas de traitement et c'est d'autant plus important qu'encore une fois l'évolution spontanée dans 85% des cas va vers la guérison donc vous ne pouvez pas savoir au bout de 8 jours si c'est le médicament ou si c'est l'évolution spontanée oui la guérison qui n'est pas toujours facile écoutez Carole qui est avec nous en direct Carole qui est à Perpignan bonjour Carole
bonjour bonjour Jean-Jacques bonjour professeur Raoul non professeur Raoul
il est là tout à l'heure pas encore c'est le professeur Talvin il est barbu et Alain Ducard moi je suis là oui oui je suis le trait d'union Carole vous avez fait 4 jours sous oxygène
jour et nuit
à cause du Covid
exactement ça m'est tombé sur la figure comme ça depuis je suis vidée exténuée je manque de souffle
ça fait combien de temps ça fait combien de temps Carole
ça fait 4 mois
4 mois
je suis 4 mois je suis exténuée et mon gros problème Jean-Jacques c'est que personne n'arrive à me donner de réponse je vais chez des pneumologues chez mon généraliste je fais de la kiné par moi-même parce que personne ne dit tiens on pourrait faire ça ou on pourrait essayer de faire ça c'est toujours dans des réponses un petit peu tremblantes on ne sait pas on ne sait pas ce qu'on peut faire on ne sait pas ce qu'on va vous donner mais moi je voudrais poser une question qu'est-ce qu'on peut me donner pour pouvoir me soulager j'ai une barre à la poitrine toute la journée voilà toute la journée à l'effort ou pas à l'effort similaire à un début d'infarctus je dois m'arrêter sur la route parce que j'ai des pics au niveau de la poitrine qui me transpercent recto verso j'ai des ces douleurs qui me qui deviennent complètement omniprésentes chez moi me font me font flipper complètement parce que je n'ai aucune réponse et j'avais une vie active j'avais une vie normale je n'ai que 55 ans j'ai l'impression de vivre dans un EHPAD et d'être une mamie
les conséquences les conséquences terribles qu'on a un peu oubliées complètement à un professeur ah oui ce qu'elle décrit effectivement retrouver chez peut-être 10 à 15% des gens y compris les gens
qui n'ont pas fait de forme grave on est en train c'est vrai elle a raison de dire que c'est difficile quand on n'a pas les réponses mais la plupart de ces patients ont tendance quand même petit à petit à s'améliorer petit à petit et surtout on a fait des tas d'examens pour rechercher les maladies dont elle parlait un peu s'assurer que ce n'est pas un infarctus que ce n'est pas une embodie pulmonaire que les poumons ne sont pas en train de fibroser etc et tous les bilans jusqu'ici chez ce genre des patients sont plutôt rassurants donc on a l'impression que c'est la queue de la maladie qui a dû être
Carole peu à peu d'après ce que nous dit le professeur Tadvin Alain Ducardonnay vous aussi vous avez entendu ces témoignages on sait que dans les maladies virales souvent il y a une espèce de fatigue de symptômes un petit peu polymorphe et c'est vrai que malheureusement il faut être patient car ce que vous venez de dire le professeur est important
je n'entends que ça excusez-moi je n'entends que ça soyez patient
je sais bien mais c'est parce qu'on ne connait pas l'évolution spontanée mais complètement il ne faut qu'être humble on ne sait pas et donc on ne peut que vous encourager malheureusement parce qu'en tous les cas ce qui est rassurant c'est qu'il n'y a pas de maladie comme on vient de le dire qui sous-tendent ces symptômes moi dans tous les cas je vais réagir en vraiment un auditeur lambda j'aime les médecins qui doutent je n'aime pas les médecins qui sont pleins de certitude vous aussi professeur ?
oui je pense que surtout devant un nouveau virus il faut savoir douter un médecin doit douter particulièrement quand un virus vient d'arriver et qu'on ne connait pas oui on ne sait pas tout de ce virus on ne sait pas ce qu'il va devenir merci messieurs merci professeur Tatevin merci Alain Ducardonnay tout à l'heure donc Didier Raoul sera avec moi à partir de 8h20 sur RMC et BFM TV il est 7h57
on va parler après le journal de la condition animale imposer un certificat de connaissance minimale pour ceux qui veulent adopter un chien ou un chat ça fait partie des propositions qui figurent dans un rapport parlementaire qui vient d'être remis au gouvernement Loïc Dombreval député La République En Marche des Alpes-Maritimes et président du groupe d'études qui a travaillé sur ce sujet sera avec Jean-Jacques Bourdin à 8h10 sur RMC
RMC
jeudi 25 juin
l'info sur RMC il est 8h02 Céline Calman est là pour les dernières informations Céline bonjour
bonjour à tous Didier Raoul face à Jean-Jacques Bourdin l'infectiologue qui déchaîne les passions et sur BFM TV et RMC à 8h20 ce matin en direct en studio a-t-il convaincu lors de son audition à l'Assemblée le professeur a dénoncé l'organisation désuète et les conflits d'intérêt dans la gestion de la crise après les applaudissements les hausses de salaire une enveloppe de 6 milliards d'euros va être débloquée pour les soignants et les médecins ne sont pas concernés et puis les règles du chômage partiel vont changer à partir du 1er juillet l'Elysée annonce la mise en place d'un système longue durée un démisant à 84% certains salariés sur deux ans explication d'un journal bienvenue sur R1C le professeur Raoult droit dans ses bottes hier face à la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale une audition qui ressemblait parfois à s'y mépendre à un cours magistral un professeur qui a distribué les bons et surtout les mauvais points se plaçant au-dessus de la mêlée Caroline Philippe des tests organisés à ses yeux de façon archaïque le professeur Raoult estime que la technique de tests mis au point par l'Institut Pasteur à Paris n'a pas été déployée assez vite partout en France et il regrette que ces tests n'aient pas été généralisés
dès le début de mars l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts il y avait les moyens dans ce pays de le faire on n'a pas dit la vérité c'est un examen extrêmement simple banal tout le monde est capable de le faire ça peut être fait dans les labos privés c'était indispensable de le faire parce qu'on ne connaissait pas la maladie
un avis partagé par certains médecins le professeur Bruno Mégarban chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière à Paris le reconnaît il fallait tester plus
il a été vraiment novateur avec une intuition c'est-à-dire mettre très rapidement avant tous les autres au point les tests RT-PCR en se procurant la matière première pour pouvoir les faire en mettant au point les tests à grande échelle et en proposant à la population de Marseille de les tester et je crois que c'était la bonne stratégie
en revanche le professeur Mégarban ne cautionne pas les critiques de Didier Raoult sur le conseil scientifique qui n'en est pas un à ses yeux ce matin l'armée australienne annonce le déploiement dans les prochains jours d'un millier de soldats à Melbourne après l'apparition d'un foyer épidémique de Covid-19 ils aideront notamment à surveiller l'évolution de l'état de santé des voyageurs placés en quarantaine dans des hôtels plus que quelques minutes donc avant l'interview du professeur Raoult qui sera en direct en studio pour répondre à vos questions Jean-Jacques rendez-vous à 8h20 après les gros efforts peut-être un peu de réconfort du moins des hausses de salaire hier une enveloppe a été mise sur la table par le ministre de la santé Olivier Véran 6 milliards d'euros que devront se partager les hôpitaux les EHPAD et une partie du secteur privé nous venons de joindre Rémi Brancardier membre du collectif Interhôpitaux il affirme que le montant est très loin d'être suffisant j'ai plus l'impression que c'est un geste positif pour calmer la pression et la colère qui monte ces chiffres c'est énorme certes mais on est totalement à côté de la plaque moi j'invite M.
Véran à sortir la calculatrice 300 euros net pour 2 millions de salariés ça fait quasiment le double les 200 000 emplois nécessaires dans les EHPAD ce sont au minimum 8 milliards d'euros alors où trouver une telle somme moi j'envoie la question au gouvernement qui a su sortir des milliards et des milliards pour les différents secteurs RNC 8h05 l'annonce concerne potentiellement plusieurs millions de personnes le nouveau dispositif de chômage partiel longue durée sera indemnisé à 84% du salaire net il entrera en vigueur dans très peu de temps le 1er juillet on va essayer d'y voir plus clair avec vous Benjamin Smadja concrètement que prévoit ce nouveau dispositif alors il s'adresse aux entreprises qui connaissent une baisse importante de leur activité on pense à l'aéronautique à l'automobile ou le tourisme dès le 1er juillet ce dispositif permettra d'indemniser les salariés à 84% du salaire net 100% pour les salariés au SMIC l'Etat prendra en charge le salaire jusqu'à 85% l'entreprise de son côté prendra en charge les 15% restants et ce dispositif peut s'étaler sur 2 ans maximum mais attention pour qu'il soit mis en place il faut qu'un accord collectif majoritaire ou de branche soit signé pendant cette période les suppressions d'emplois sont possibles mais elles devront bel et bien figurer dans cet accord d'entreprise et c'est donc un dispositif un peu plus généreux que le chômage partiel classique d'ailleurs les règles vont considérablement être modifiées effectivement à compter du 1er octobre le salarié touchera non plus 84% de son salaire net mais 72% pour la prise en charge pareil l'Etat se montre moins généreux il finance 60% et l'entreprise devra donc compléter les 40% restants pour ce dispositif classique pas besoin d'accord d'entreprise en revanche l'employeur devra imposer le maintien de l'emploi pendant toute la durée de ce chômage partiel merci Benjamin participation très faible attendue pour le second tour des élections municipales c'est dimanche dans les communes évidemment où les maires n'ont pas été élus dès le premier tour selon un sondage Odoxa réalisé pour l'Express 22% des personnes interrogées ont décidé de ne pas aller voter et 30% ne sont même pas au courant qu'il y aura un second tour reportage à Venve dans les Hauts-de-Seine où Romain Poiseau a pu constater que les habitants ne se sentent pas franchement concernés par ces municipales
dimanche rendez-vous dans les urnes c'est affiché partout sur les panneaux de la ville pour autant Ibrahima n'est toujours pas au courant de ce qui se passe le 28 juin c'est lié à quoi ? la musique ? la politique ? de toute façon pour lui voter n'a plus aucun sens je ne fais plus confiance aux politiques en fait on dirait qu'ils sont guidés par l'émotion parfois on ne raisonne pas dans le calme en fait Coralie elle n'a pas la tête à voter elle a d'autres préoccupations que les élections municipales
parce qu'à l'heure actuelle il y a le Covid mais il y a aussi les emplois non c'est pas l'essentiel
le Covid-19 grand perturbateur des municipales Laura n'ira pas voter à cause de la crise sanitaire
je dois m'occuper de mes grands-parents du coup je ne veux pas prendre le risque d'y aller même si je suis masquée qu'on apporte le stylo que c'est super bien géré
je... non selon un sondage Odoxa 30% des électeurs ne seraient pas au courant de l'existence d'un second tour et un quart aurait décidé de ne pas aller voter il faut s'attendre à une abstention record pour Gail Slimen présidente d'Odoxa
on a vu la politique passer au second plan des priorités des français c'est déjà ce qui s'est passé au moment du premier tour qui avait consacré un record d'abstention ça leur apparaissait tellement secondaire cette question électorale qu'ils n'avaient pas voulu se déplacer c'est triste mais ce n'est pas très étonnant
au premier tour des élections municipales plus d'un français sur deux n'est pas allé voter
l'île de France le trafic des RER est très fortement perturbé aujourd'hui à cause d'un déraillement d'un train hier il n'y avait pas de voyageurs pas de blessés donc température caniculaire attendue à Paris 35 degrés chaleur plus pollution égale restriction de circulation dans l'agglomération parisienne seules les voitures munies d'une vignette critère de 0 à 2 sont autorisées à circuler aujourd'hui le couturier Jean-Paul Gauthier nommé ambassadeur de CIDAction l'association se mobilise aujourd'hui elle aurait dû annuler son traditionnel elle avait dû annuler son traditionnel événement en avril dernier une soirée avec de nombreux artistes est organisée ce soir sur France 2 Florence Thut directrice générale de CIDAction espère que les dons seront nombreux c'est pour nous une occasion effectivement unique une grande chance de pouvoir de nouveau avoir une journée de mobilisation c'est important de ne pas oublier qu'aujourd'hui il y a par exemple en France 173 000 personnes qui vivent avec le VIH on est effectivement très inquiets pour nos engagements financiers à partir de 2021 on est aussi dans un contexte difficile on est bien conscient qu'en ce moment c'est aussi compliqué pour les Français qui ont aussi des difficultés économiques mais on sait aussi qu'on peut compter sur leur générosité et leur envie de continuer ensemble à lutter contre le VIH un numéro vert contre la maltraitance animale un fonds pour aider les refuges au total 120 recommandations pour améliorer la condition animale en France c'est très concernant un Français sur deux possède un animal de compagnie on a choisi de s'intéresser ce matin à la lutte contre l'abandon le rapport propose de mettre en place une attestation de connaissance minimale obligatoire pour détenir un chien ou un chat dispositif que la SPA a déjà mis en place reportage de Thomas Chupin à Compiègne dans l'Oise et parmi la centaine de chiens dans ce refuge SPA
Snoop en est à sa troisième famille adoptive en quelques mois Anthony est l'un des salariés du refuge alors ils n'étaient effectivement pas prêts à accueillir un chien qui ne peut pas rester seul cinq minutes parce que même sous la douche le chien il commence à pleurer d'où l'intérêt d'avoir des adoptants responsables qui viendront pour adopter Snoop une vraie sélection des adoptants s'est donc installée ici
parce qu'Anthony a croisé de nombreux pseudo amoureux des animaux
effectivement les gens quand ils arrivent ici ils veulent un chien dit clé en main que l'animal il soit directement éduqué qu'il sache rester seul et c'est vrai qu'il faut être prêt à ça il est donc obligatoire de remplir un long questionnaire pour que l'adoption soit acceptée Christelle dirige
ce refuge SPA on demande les conditions d'accueil jardin pas de jardin balcon qui sait qui le promènera combien de balades par jour et il y a aussi d'autres questions par exemple le comportement à avoir lors d'une bagarre entre chiens la SPA vient aussi vérifier au domicile des adoptants que tout se passe bien quand ça ne correspond pas on leur dit non des fois les gens ils comprennent ah bah oui on n'avait pas réfléchi à ça que l'animal sera malheureux avec eux
et en moyenne c'est un visiteur sur dix ici qui se voit refuser une adoption voilà la condition animale on en parle justement avec Loïc D'Ambreval qui est député de la République En Marche des Alpes-Maritimes bonjour vous êtes président du groupe d'études de conditions animales de l'Assemblée Nationale vous faites des propositions donc pour améliorer la condition animale alors il y en a beaucoup mais par exemple interdiction de la vente de chiens et de chiens en animalerie foire et exposition et sur les sites internet généralistes très important ça oui je sais les sites internet généralistes c'est le bon coin où c'est Facebook il y a là un marché de l'animal de compagnie absolument extraordinaire avec achat d'impulsion qu'est-ce qu'il est mignon j'en veux je me rends compte ensuite que c'est pas le bon animal pour moi surtout avant l'été surtout avant l'été et derrière je l'abandonne donc ce type d'achat comme on achète un frigo en fait il faut qu'on l'arrête et il faut que ce soit des éleveurs professionnels ou amateurs mais des éleveurs dont c'est le travail ou des refuges comme la SPA ou comme plein d'autres refuges parce que la SPA c'est 60 refuges il y en a quand même près de 900 en France et bien met à disposition ces animaux pour faire en sorte que le mariage parce que c'est un mariage ça va durer des fois 10, 15, 20 ans et bien il se passe bien et qu'il n'y ait pas un divorce après bien réglementation des élevages professionnels ça aussi c'est important chez un chat il y a des fermes à chiots en France c'est des milliers de chiens qui sont produits tous les ans avec des chiots qui sont sans contact avec des êtres humains qui ne sont pas socialisés qui sont sevrés extrêmement tôt pour pouvoir être vendus plus vite je ne dis pas que c'est l'ensemble des éleveurs ce n'est pas du tout le cas mais ça, ça existe et ça il faut y mettre fin également parce que derrière c'est des problèmes de socialisation c'est derrière de l'agressivité parfois des animaux en tout cas des troubles de comportement première cause d'abandon des chiens et des chats en France Loïc D'Ambreval l'identification des animaux comment pourrait-on améliorer les choses ?
il faut que les vétérinaires qui sont les seuls professionnels habilités en France à identifier un animal plus électronique et également plus de pouvoir pour faire en sorte de signaler celles et ceux qui refuseraient d'identifier identifier son animal de compagnie c'est obligatoire par la loi oui et oui c'est obligatoire mais est-ce que tout le monde le fait ?
non il y a à peu près 70% des chiens qui sont identifiés et 40 ou 50% des chats et là ça c'est un vrai problème il faut qu'on augmente ce taux et donc il faut qu'on donne plus de pouvoir aux vétérinaires qui devra signaler les propriétaires qui disent moi je veux pas ça c'est important stérilisation obligatoire des chats libres des animaux non destinés à la reproduction oui parce qu'on a en France et dans plein de communes c'est une véritable plaie pour les pour les mères et une plaie également pour les animaux qui sont en situation de mal-être des îlots de chats libres qui se multiplient ça crée des problèmes de voisinage des problèmes sanitaires des problèmes de bien-être de l'animal et ça effectivement le chat c'est un couple de chats au bout de 4 ans c'est 20 000 chats combien ?
un couple de chats au bout de 4 ans c'est 20 000 chats potentiellement potentiellement 20 000 chats c'est extrêmement prolifique le chat et donc ça veut dire que là sur le chat il faut agir pour faire en sorte qu'il n'y en ait pas comme ça dans les temps augmentation du nombre de chiens et de chats donc vous l'avez dit il faut renforcer le pouvoir des vétérinaires et la maltraitance animale la maltraitance animale là aussi le renforcement des sanctions j'imagine et de la répression vous savez il y a un article du code civil de 2015 qui dit que l'animal est soumis au régime des biens mais il n'est même pas soumis au régime des biens en réalité puisque en fait je casse un réverbère sur la place de la consorde 70 000 euros 100 000 euros d'amende 70 000 euros de pardon 7 ans de prison 100 000 euros d'amende oui je coupe un chien en deux vivant 2 ans de prison 30 000 euros d'amende allez d'accord donc en fait un bien public culturel ou un bien public si je le dégrade c'est plus sanctionné que si je tue un chien vivant voire que je je réalise des actes de cruauté ou des sévices sexuels alors dernière question Loïc d'Ambreval ce texte ce texte va être discuté à l'Assemblée alors ce texte pour l'instant il est entre les mains du ministre qui va pendant plusieurs mois analyser qui va analyser ce texte c'est 120 propositions 300 pages de rapports et qui décidera à la rentrée des mesures qui seront conservées bon et bien merci Loïc d'Ambreval nous vous recevons à nouveau pour défendre la condition animale allez je suis avec Didier Raoult dans quelques minutes 8h20 sur RMC bien sûr et sur BFM TV
RMC Bourdin direct
Jean-Jacques Bourdin il est 8h20 juste à la seconde près professeur Didier Raoult bonjour bonjour vous êtes infectiologue professeur de micro biologie merci d'avoir accepté d'être ici en direct vous savez combien je tiens au direct fête de la musique rassemblement manifestation vous avez vu ça manifestation en plein air sans distanciation sociale moins de masques portés nous recommençons à nous embrasser à organiser des barbecues des fêtes de famille est-ce que ce relâchement est dangereux professeur ?
je ne sais pas s'il est dangereux et puis globalement encore une fois vous arriverez difficilement à me faire prédire quelque chose parce que ce n'est pas le fond de ma nature donc il témoigne d'une chose c'est que la bouffée épidémique est passée derrière nous ce qui se passera à l'avenir je n'en sais rien du tout et que donc il est naturel que la vie normale reprenne son cours donc elle se fait plus ou moins rapidement là elle s'est fait progressivement la vie doit reprendre son cours on peut bien parce que je lisais votre livre votre dernier livre qui a été revu d'ailleurs et je vois à la page 107 l'épidémie est en train de se terminer est-ce que l'épidémie est en train de se terminer oui ou non ?
ah celle-là oui si vous voulez il y a j'ai expliqué plusieurs fois au début d'une épidémie on ne sait jamais quelle forme elle va avoir mais les épidémies elles finissent toujours par s'arrêter même les pires simplement la forme qu'a l'épidémie est variable en fonction des différents microbes qui la causent la forme de cette épidémie-là c'est une forme que l'on a vu que l'on voit dans toutes les infections à coronavirus saisonnières c'est-à-dire une courbe en cloche qui est assez commune c'est celle qu'on voit pour la grippe c'est celle qu'on voit donc on peut très bien donc elle ressemble à la grippe elle est saisonnière comme la grippe on ne peut pas dire pour l'instant qu'elle soit saisonnière elle deviendra peut-être saisonnière pour l'instant elle a été synchronisée à une saison qui a été le printemps en l'occurrence et ce qu'elle deviendra ultérieurement on n'en sait rien le virus on ne sait pas on ne sait pas ce matin j'avais un auditeur qui m'appelait qui me disait qui était à Los Angeles qui me disait dans l'Arizona en Floride il y a une recrudescence de l'épidémie alors qu'il fait une chaleur folle il fait 40 degrés à l'ombre oui ça c'est une illusion assez européenne si vous voulez c'est de penser les maladies que nous avons décrites ou que nous avons découvert à l'époque beaucoup de sciences étaient inventées en Europe et qui étaient saisonnières l'hiver on a fini par penser que c'était des maladies liées au froid ce qui n'est pas vrai parce qu'il y en a en Afrique la grippe il y en a toute l'année en Afrique et c'est plutôt pendant la saison chaude qu'il y en a le plus donc si vous voulez le paramètre juste simple c'est parce qu'il fait froid que le virus de la grippe est une fantaisie c'est pas vrai c'est une fantaisie c'est une observation limitée par les Européens de la zone tempérée du nord de l'hémisphère nord bien si retour de l'épidémie possible vous dites moi je ne fais pas de prévision je ne sais pas si l'épidémie va revenir s'il y aura une deuxième vague ou pas de deuxième vague d'ailleurs tous les chercheurs tous les médecins tous les infectiologues disent à peu près la même chose vous l'avez remarqué vous dites comme les autres les autres disent comme vous Didier Raoult si retour de l'épidémie faudra-t-il reconfiner ?
je ne sais pas sur le confinement je suis très j'allais y venir je suis très réservé parce que le confinement est une mesure politique oui et que en tant que tel les facteurs qui déterminent que l'on va confiner ou pas confiner ne sont pas que des facteurs scientifiques et médicaux donc il y a des éléments dans le confinement qui est coûté c'est meilleur pour la société plutôt que les gens soient affolés le lien de causalité ce que nous on appelle le lien de causalité la démonstration que le confinement généralisé permet de mieux maîtriser l'infection n'est pas claire même la question est plus simple professeur est-ce que le confinement a sauvé des vies en France ?
c'est possible je n'en sais rien parce que vous ne le savez pas dedans moi je rappelle souvent mais comme je l'ai dit il y a longtemps je ne peux le répéter personne ne doit s'en souvenir vous savez le désastre de 40 la panique en 40 en juin 40 a fait que les deux tiers des parisiens sont partis sur la route et qu'il y a eu 100 000 morts dans la débâcle plus que les 58 000 soldats qui étaient morts jusqu'à ce moment-là et donc la peur panique a des conséquences qui sont dramatiques et ça c'est la gestion du politique de faire qu'il n'y ait pas une peur panique donc les politiques ont eu peur les politiques ont cédé à la peur pendant cette période je ne sais pas s'ils ont cédé à la peur ou géré la peur je n'en sais rien vous ne savez pas gérer la peur éclairée par qui ?
éclairée par des scientifiques Didier Raoult oui et non parce que ce conseil scientifique n'était pas composé de scientifiques si vous voulez les choses sont parties sur une surréaction au départ chinoise sur quelque chose dont si les gens veulent bien regarder les chiffres être lucides si vous voulez 6000 morts en Chine dans l'année si vous voulez c'est totalement invisible sur cette population donc si vous voulez d'un coup il y a eu une surréaction par rapport à l'épisode d'épidémique précédent où la Chine avait été accusée de dissimuler le début de l'épidémie du SARS et je pense qu'ils ont voulu montrer qu'ils ont effectivement une approche extrêmement méthodique et pragmatique de la gestion des nouvelles épidémies ils ont voulu montrer qu'il y avait une énorme épidémie qui l'avait parfaitement géré donc les choses ont commencé à affoler la planète avant même qu'il y ait le cas en dehors de Chine et donc ici il y a eu effectivement une espèce d'excitation autour de ce domaine là pour une maladie qui dans si on l'analyse paisiblement et surtout si on la gère correctement a eu une mortalité qui est de même nature que celle des infections virales respiratoires d'été c'est-à-dire que en Europe par exemple il y a 10% des morts qui avaient moins de 65 ans et donc 90% qui avaient plus et 50% qui avaient plus de 85 ans donc c'est pas quelque chose qui est radicalement différent de ce qu'on avait l'habitude de voir sauf qu'il n'y a pas eu de morts chez les enfants oui très peu ou très très peu Didier Raoult vous avez dit hier moi je vous ai regardé hier je vous remercie non comment l'avez-vous trouvé d'ailleurs c'est intéressant moi je trouve que c'est ce moment à l'Assemblée je pense que là je sais pas je pense que là les politiques font leur métier là c'est vraiment leur métier c'est bien c'est bien j'étais un ovni avez-vous dit dans ce conseil scientifique c'est vrai c'est vrai vous étiez un ovni pas de vrai sachant dans ce conseil vous l'avez dit vous l'avez dit écoutez moi j'ai mes mesures à moi si vous voulez j'ai un conseil scientifique que j'ai monté si vous voulez c'est pas le même niveau vous êtes d'un autre niveau à Marseille vous êtes collectivement d'un autre niveau d'abord dans les manières c'est vrai on nous le fait payer là j'ai mes collaborateurs qui ont été sanctionnés hier au conseil national des universités pour ça ce que je regrette c'est pas bien une victime vous êtes une victime dites écoutez quoi qu'il m'arrive de toute manière jamais personne ne m'a plaint je veux pas commencer à mon âge bon on n'avait pas commencé à vous plaindre non moi je me plains jamais les autres ne me plaident pas non plus mais vous avez dit vous avez dit si on n'avait pas peur on aurait eu deux fois moins de morts c'est ce que vous avez dit si on m'avait écouté on aurait eu deux fois moins de morts est-ce de la fanfaronnade ça je ne sais pas si j'ai dit ça je ne crois pas c'est rare que je qualifie les choses comme ça hier sûrement pas non la chose pas hier non non pas hier un autre jour ce qu'on peut mesurer si vous voulez dans les éléments qui sont neutres si vous voulez qui ne dépendent pas de l'épidémie ou qui ne dépendent pas de choses annexes on peut mesurer la mortalité chez les gens de moins de 65 ans ça c'est très très bon Marc oui il est clair que chez nous la mortalité des moins de 65 ans est très en dessous de celle de la moyenne européenne et que dans la France elle est supérieure à celle de la moyenne européenne donc ça doit vous faire poser question chez vous à Marseille à Marseille mais à Bordeaux mais à Rennes alors à Bordeaux mais je ne sais pas ailleurs en France il faut les regarder il n'y a pas que Marseille Paris Paris Marseille non mais ce qui était intéressant c'est nous on a des données assez précises on avait alors bien sûr nous les stratégies thérapeutiques qu'on a mis en place sur le plan du traitement ont été utilisées beaucoup sur le plan des tests malheureusement les gens n'avaient pas le choix donc il y avait chez nous qui pouvaient faire des tests c'est comme ça donc on a cette donnée là après on a comparé les grandes régions donc la région Île-de-France il faut que vous soyez lucide vous savez il y a eu plus de morts dans la région Île-de-France que dans toute la Chine quand même donc ça va leur poser question c'est beaucoup de morts il y a eu dans le Grand Est il y a eu beaucoup de morts aussi en Lombardie il y a eu beaucoup de morts dans le Grand Est oui mais la structure de la mortalité beaucoup de morts à New York dans le Grand Est et dans la région parisienne est très différente parce que dans le Grand Est il n'y a pas de surmortalité par rapport à l'Europe chez les sujets jeunes alors qu'ici il y en a et que donc ça ça doit poser une question d'autre part nous on peut comparer quand même la mortalité déjà hospitalisée la comparabilité on peut comparer la mortalité des gens en réanimation on peut comparer et ça il y a des différences qui sont significatives alors vous avez dit justement pour corroborer ce que vous venez de dire on n'a pas soigné les gens c'est un choix qui a été fait on n'a pas soigné les gens c'est-à-dire que vous affirmez que des médecins ont tué des patients s'ils n'ont pas soigné non non gardez vos déductions pour vous mais ce ne sont pas des déductions si si si vous faites des déductions ce que je vous dis globalement quand on dit aux gens si vous êtes malade restez à la maison et prenez du doliprane on ne soigne pas les gens c'est le point final après les déductions donc on risque de les tuer ils risquent de mourir en tout cas oui on risque de les tuer les médecins qui prennent ces décisions que les gens meurent ou que vous les tuer c'est un point différent moi j'assume très bien ce que je dis chez moi les gens que j'ai soignés il y a 0,5% de mortalité c'est la plus basse au monde vous avez dit aussi pardon pardon Didier Raoult vous avez dit aussi ici à Paris on comptait les morts moi je comptais les positifs vous l'avez dit c'est vrai c'est vrai mais n'est-ce pas insultant quand même à l'égard des soignants de France des familles de victimes je vous pose franchement ça a choqué vous comprenez que ça a choqué vous croyez je vais vous dire allez-y ici à Paris je ne viens pas souvent à Marseille je suis extraordinairement populaire mais je ne savais pas comment les choses ça n'a rien à voir vous croyez que les gens vous croyez que les gens c'est pas la popularité qui soigne Didier Raoult non c'est moi qui soigne c'est pas vous non plus qui soignez vous avez choisi quelqu'un dans votre vie vous avez sauvé quelqu'un dans votre vie calmez-vous calmez-vous non mais Didier Raoult écoutez calmez-vous m'expliquez pas la médecine mais m'expliquez pas ce que c'est soigner les gens je n'ai fait que soigner les gens j'ai fait soigner les gens mais si vous ne faites pas le diagnostic des gens vous ne pouvez pas les soigner je ne mets pas en doutes vos qualités de médecine ce que je vous ai dit et ce que je vous répète n'en faites pas de déduction foireuse je vous ai dit quand on dit aux gens ne faites pas de diagnostic restez à la maison et que le message du SAMU des gens on ne tue pas des gens écoutez vous allez me le répéter je vais me lever et m'en aller donc vous écoutez ce que je vous dis ce serait une erreur non je m'en fiche je te vous fiche je m'en fous donc si on s'en fout on peut partir tous les deux je m'en fous bon alors allez-y vous l'avez bien compris allez-y allez-y allez-y de nombreux professeurs de médecine allez-y partez ne partez pas j'ai des questions à vous poser posez-moi des questions intelligentes et arrêtez de me répéter les choses alors est-ce que vous avez tué des gens ça n'est pas intelligent ne me dites pas que je ne pose pas des questions intelligentes je vous le dis bon vous n'êtes pas journaliste je ne suis pas journaliste je suis un humain normal moi je ne suis pas médecin vous n'êtes pas journaliste on est d'accord ne me donnez pas de leçon de médecine je change de sujet de nombreux professeurs de médecine des femmes des hommes médecins infectiologues sont-ils achetés par l'industrie pharmaceutique oui ou non ?
non mais vous posez des questions qui sont trop simples je suis désolé c'est pas acheté est-ce qu'ils ont des conflits d'intérêts ? est-ce qu'il y a des conflits d'intérêts ? mais c'est évident qu'il y a des conflits d'intérêts c'est vrai ? bien sûr quand vous avez quand les objectifs de l'essai majeur étaient de faire exclusivement du Redem-Sivir alors qu'on savait exactement au même moment que le seul qui avait fait la preuve de son efficacité c'est l'hydroxychloroquine et qu'on ne parle absolument pas de l'hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques mis en France mais pourquoi ça ? parce que c'est un laboratoire Gilead qui fabrique qui propose ce traitement ?
oui c'est le médicament de Gilead c'est pour ça certains médecins sont achetés par l'industrie pharmaceutique je sais que vous êtes journaliste mais arrêtez de dire il est acheté arrêtez de dire on l'a tué c'est pas des termes que j'emploie non mais je sais que vous ne les employez pas c'est vrai gardez-les pour vous parce que la troisième fois je vais me lever et m'en aller parce qu'on ne me parle pas comme ça et n'essayez pas de me faire dire qu'il y a des gens qui sont achetés et qu'il y a des gens qui ont tué je ne dirai pas ça c'est indigne de dire chose pareille personne n'a t'acheté je n'ai pas dit ça j'ai dit encore une fois qu'il y avait des conflits d'intérêts j'ai dit que quand on était on recevait de l'argent ce qui est une règle générale d'une industrie dont on va parler des produits on doit un le mentionner ce qui souvent n'est pas fait et deuxièmement on doit renoncer à faire partie d'un groupe qui est le conseiller de l'état sur des médicaments avec qui on a des relations et ça n'est pas que des relations financières ça peut être des relations personnelles c'est à dire que si on est marié avec quelqu'un qui est directeur de l'industrie pharmaceutique et bien on n'est pas qualifié pour parler de ça parce qu'on a des liens et vous avez d'ailleurs justement parlé de conflits d'intérêts en débutant hier votre intervention à l'Assemblée Nationale alors vous vous avez une fondation je ne vous accuse pas de conflits d'intérêts professeur Raoul que les choses soient claires une fondation qui gère votre institut qui est un institut qui fait un travail remarquable tout le monde s'accorde à le dire vous avez donc une fondation et dans cette fondation évidemment il y a des laboratoires c'est normal il n'y en a plus il n'y en a plus du tout aujourd'hui ?
on avait essayé c'était au moment où les fondations ont été créées un des objectifs du grand emprunt avait été de faire ce qu'on appelle la recherche transnationale c'est-à-dire de mettre un pont entre la recherche fondamentale la recherche médicale et le développement économique et donc on avait fait le tour et parmi les gens qui auraient pu devenir qui n'ont pas été fondateurs mais qui ont été partenaires j'avais rencontré à l'époque les gens de Sanofi qui ont beaucoup de drogues anciennes sur lesquelles on réfléchissait déjà à faire du reposition le Doliprane parmi les drogues le Plaquenil qui sont enfin c'est pas Sanofi c'est des drogues il y a 32 laboratoires qui vendent le Plaquenil dans le monde c'est des drogues génériques et donc on a commencé les discussions ça ne les a pas intéressés au bout de 3 ans au bout de 4 ans ils sont partis ils ont donné 50 000 euros par an à la fondation et pour que les choses soient claires on ne peut pas utiliser quand on donne de l'argent à une fondation en dehors de contrats passés avec la fondation lorsqu'on finance une fondation il ne peut pas y avoir de lien plus de lien avec Mérieux si c'est un de nos fondateurs Mérieux qui travaille sur les vaccins et sur les tests de dépistage Mérieux ne travaille pas sur le vaccin pourtant que je sers c'est un laboratoire C'est un laboratoire C'est un laboratoire qui est un laboratoire de santé animalière c'est cela ?
Non avec Céva il y a un contrat d'un de mes collaborateurs avec Céva pour évaluer l'efficacité de un vaccin pour les chemins et aux séchères je crois D'accord ce qui vous a permis peut-être de tester plus facilement aussi non ? parce que c'est un choix que vous avez fait un choix qui s'est avéré judicieux Didier Raoult c'est-à-dire que vous avez beaucoup reproché finalement aux responsables politiques en France de ne pas avoir testé plus tôt en avait-on les moyens d'ailleurs ? Oui Oui ?
Oui Bien sûr Non ce qu'on a développé si vous voulez parce que je pense que c'est la biologie moderne c'est à laquelle il va bien falloir se mettre si vous voulez c'est qu'il y a une explosion du diagnostic moléculaire qui est absolument colossal c'est-à-dire qu'on a les moyens facilement maintenant de tester les 20 virus qui donnent des infections respiratoires et que donc c'est une chose qui doit rentrer dans les mœurs devenir systématique et que donc nous on a des outils qui permettent en particulier de fabriquer nous-mêmes nos réactifs ce qui fait que ça coûte 10 ou 100 fois moins cher et qu'on a l'habitude de faire ça donc on a une organisation pour le faire et on considère bien entendu que c'est critique c'est-à-dire que le diagnostic des maladies infectieuses actuellement la plupart du temps est moléculaire donc c'est des outils qu'on a développés alors l'hydroxychloroquine si l'on avait administré ce traitement à tous les patients atteints du coronavirus combien de décès aurait-on pu éviter ?
On aurait pu éviter beaucoup franchement beaucoup de décès en France non mais globalement il y a un travail qui vient de sortir de l'assistance publique de Paris qui a comparé le groupe sur 4500 personnes le groupe de ceux qui avaient reçu l'hydroxychloroquine au groupe de ceux qui n'y avaient pas reçu il y a 20% de morts en moins dans le groupe hydroxychloroquine c'est pas mes données à moi c'est les données faites ici à Paris donc on a calculé que sur leur échantillon et bien si cette donnée-là qui était très significative était généralisée ça faisait déjà 150 morts de moins mais pourquoi pourquoi est-ce que ce médicament ce traitement je préfère l'hydroxychloroquine pourquoi est-ce que ce traitement n'a pas été administré sur toute la planète puisqu'il était si efficace je ne comprends pas parce que vous ne regardez pas la planète parce que je vous dis il y a 4,5 milliards de personnes dans le monde qui vivent dans des pays dans lesquels l'hydroxychloroquine est recommandée pour le traitement du Covid au Brésil aux Etats-Unis au Brésil aux Etats-Unis en Inde en Chine où il y a beaucoup de morts au Brésil aux Etats-Unis aux Etats-Unis elle n'est pas recommandée de manière générale et globalement vous savez c'est ce débat oui oui non mais moi je vous parle le pays dans lequel c'est recommandé donc pas d'extrapolation hasardeuse en Inde en Chine dans tout l'extrême-orient dans tous les pays du Maghreb la moitié des pays d'Afrique nord une grande partie de l'Amérique du Sud donc vous savez quand vous comptez tout ça ça fait 4,5 milliards de gens oui donc c'est pas parce que vous vous focalisez d'abord sur Paris et ensuite sur l'Europe de l'Ouest c'est pas le centre du monde je ne suis pas parisien c'est pas le centre du monde oui donc c'est pas parce que je suis bien d'accord vous n'avez aucun doute sur l'efficacité de ce traitement là je vous le dis je vous le dis vous n'avez aucun doute sur l'efficacité de ce traitement vous savez chacun doit rester dans son métier oui moi nous on a détecté massivement les gens on a fait 5000 diagnostics de Covid on en a traité 4000 sur les 4000 c'est la publication est online aujourd'hui sur les 4000 il y a 3700 qu'on a rapporté sur les 3700 il y a je crois 3200 qu'on a traité par hydroxychloroquine et azithromycine et on a une mortalité de 0,5% après vous pensez un peu ce que vous voulez je vous pose une question vous ne croyez pas que je pense la question moi je n'ai pas de question sur les travaux scientifiques des autres on a décidé de diagnostiquer les gens de les prendre en charge de les traiter dans les éléments de ce traitement il y avait l'hydroxychloroquine et l'azithromycine mais il n'y a pas que ça il y avait tout le soin les conditions de diagnostic qui avaient été données après peut-être l'opinion du conseil scientifique je n'en sais rien étaient des conditions diagnostiques qui ne s'appliquaient pas à cette maladie parce que cette maladie personne ne la connaissait quand on a commencé à faire des recommandations est-ce qu'on la connait d'ailleurs vraiment encore bien moi oui vous vous la connaissez bien vous vous la maîtrisez vous la connaissez bien en tout cas mieux que les autres mieux que les autres mais vous faites tout mieux que les autres ou pas non mais écoutez je m'en fous attendez j'ai une série mondiale personne n'a autant de données personne n'a testé autant de gens personne n'en a vu autant et personne n'a les données que nous avons maintenant sur les séquelles dont vous n'avez même pas encore entendu parler donc oui la réponse est parlait des séquelles malheureusement à travers des témoignages d'auditeurs sur RMC par exemple comme ce matin comme ce matin une auditrice 4 mois après son Covid qui souffre qui souffre de problèmes cardiaques qui souffre qui a l'impression d'avoir un infarctus tous les deux jours qui est essoufflé en permanence je sais que savez-vous justement sur ces séquelles puisque vous connaissez cette maladie que savez-vous sur ces séquelles sur ces séquelles effectivement on se rend compte qu'y compris chez des gens qui n'étaient pas considérés que nous nous avons diagnostiqué chez qui on a fait des scanners on a fait beaucoup de scanners pas autant que ce qu'on pouvait mais on a déjà fait 2300 ce qui est plus que les autres donc on a analysé dedans on a trouvé des lésions y compris des lésions sévères on a trouvé 65% des gens qui n'avaient pas de signe respiratoire donc à qui on disait au SAMU c'est pas la peine de venir 65% d'entre eux avaient des lésions au scanner dans ces 65% il y a dans ces gens il y avait 11% des gens qui avaient des lésions sévères au scanner et qui n'étaient pas considérés comme devant être s'ils avaient téléphoné au SAMU on leur aurait dit de ne pas venir c'est les consignes qui étaient données dans ces gens là nous les avons reconvoqués on a reconvoqué 200 pour voir ce que devenait ça pour savoir parce que les chinois il fallait la littérature chinoise aussi les chinois ont décrit des fibroses pulmonaires c'est à dire que il y a des espèces de cicatrices envahissantes qui se mettent au niveau des poumons et effectivement on trouve ça donc il y a 30% des gens qui sont passés en réanimation et qui en sont sortis qui maintenant c'est pas la deuxième vague d'infection c'est la deuxième vague de la maladie il y a les séquelles il y a 30% qui ont des fibroses et on sait pas jusqu'où ça va en Chine il y a des gens donc là on ne le sait pas non non on ne sait pas on regarde les choses évoluer à notre niveau on sait qu'il y en a qui peuvent évoluer peu mais il y en a qui peuvent évoluer très mal parce que les chinois ont fait trois greffes pulmonaires ce qui veut dire qu'on ne sait pas tout loin de là non bien sûr pour l'instant on est à ce sable là nous ce qu'on est en train de découvrir qui n'a pas été décrit par les chinois mais parce qu'on utilise beaucoup un appareil d'exploration du cerveau qui s'appelle le PESCAL on est en train de voir les modifications cérébrales qui ont été associées en particulier avec la perte de l'eau d'orat et on est en train de comprendre pourquoi il y a des gens qui ont des troubles de concentration des troubles de mémoire et on voit on voit les images qui nous permettent de savoir où c'est et qu'est-ce que c'est je reviens sur les politiques certains nous ont menti franchement je sais pas c'est pas du mensonge bon j'oublie le mot Emmanuel Macron vous consulte toujours vous téléphone toujours je lui fais parvenir toutes les informations que j'ai régulièrement régulièrement il en tient compte écoutez non mais il vous répond je veux dire il en tient compte il vous répond j'ai vu c'est un nombre de choses que je lui avais dit qui ont été utilisées les médailles pour les soignants c'est vous on dit que c'est vous c'est vrai racontez-moi non mais vous les médailles les médailles de l'épidémie il y avait une médaille des épidémies qui existait et ça fait partie des choses qui ont été remaniées et sous Pompidou et tout ça a été regroupé avec l'ordre du mérite et toutes ces médailles spécifiques ont disparu à cette époque là et je trouve que c'est bien de marquer symboliquement pour les gens qui ont investi beaucoup il y en a eu beaucoup des gens qui ont investi beaucoup c'est bien de marquer symboliquement que l'état l'aurait reconnaissant oui vous avez vu l'hôpital public et privé d'ailleurs les derniers chiffres annoncés là Olivier Véran qui est prêt à injecter 6 milliards je dis bien 6 milliards d'euros pour augmenter les salaires à l'hôpital hôpital public EHPAD et aussi dans le privé 6 milliards c'est indispensable c'est indispensable parce que si vous voulez encore une fois je trouve qu'on ne regarde pas suffisamment les données réelles les chiffres pour la santé c'est assez simple il y a quelque chose qui est produit par l'OCDE tous les ans qui s'appelle Human Health at Grants et donc si vous regardez les médecins qui travaillent dans le public en France sont parmi les moins bien payés de toute l'OCDE on manque de médecins les infirmières aussi les infirmières aussi on manque de médecins vous êtes soignantes on manque d'équipements en radiologie on est un des plus mal placés on manque de scalaires on manque de trucs et ça a été une vraie volonté politique qui il y a des décennies qui était un mécanisme intellectuel qui disait si on diminue l'offre on va diminuer la demande ce qui est un fantasme et donc moins de médecins moins de machines pour diminuer l'offre est-ce que vous regrettez de vous être exposé médiatiquement comme vous l'avez fait non ?
je vous dis ça parce que certains disent ou peut-être le dites vous je suis le professeur du peuple contre les mandarins non mais c'est les autres ils ont des raccourcives non mais je m'en fous un peu de ce qu'on dit vous en foutez complètement ce qu'on dit de vous vous en foutez on m'en fout complètement c'est pas mon problème ouais quel est votre problème ?
je n'ai pas de problème du tout je fais très bien non mais je vous dis ça comme ça vous savez moi l'un des choses qui m'intéresse c'est l'estime de moi-même c'est un point très important donc j'essaie d'être en accord avec moi-même et pas avoir honte de moi je fais ce qu'il faut pour et je suis prêt à prendre des risques pour être effectivement en accord avec moi-même et l'estime des miens c'est déjà bien oui ça c'est important et le reste nous avons un point commun vous voyez et le reste si vous voulez c'est pour avoir l'estime de moi-même je dois faire ce que je pense devoir faire mais est-ce que vous quand même des contradictions j'ai relevé je ne vais pas faire la liste parce que je ne vais pas vous pousser à partir mais des contradictions j'en ai relevé des quantités de vos déclarations non mais écoutez il n'y a pas d'abord plus on parle plus on a de chance de dire des bêtises oui ça c'est vrai c'est partagé arithmétique oui deuxièmement l'idée que les humains moi je ne suis pas un disque l'idée que les humains ont et disent et expriment les choses de la même manière ou même pensent la même chose à tous les moments est un fantasme c'est pas vrai donc bien entendu moi j'ai l'habitude de dire les humains sont des bons en fonction de l'évolution de la virus oui oui et puis en fonction de la perception qu'on a des choses vous savez notre perception des choses n'est pas du tout une perception objective on a une perception des choses qui évolue avec la connaissance la réaction que l'on perçoit on interagit avec le monde dans lequel on est donc bien entendu mais vous vous rendez compte aujourd'hui de l'importance médiatique de l'importance médiatique que vous avez pu prendre ces dernières semaines oui mais c'est pour moi ça vous satisfait ou pas mais c'est peu importe je m'en fous non mais je m'en fous et qu'est-ce que vous voulez que ça m'a rapport mais vous avez vu les politiques qui se sont écharpées à votre propos vous avez vu ça vous avez vu les soutiens ceux qui vous soutenaient ceux qui vous je vais vous dire moi je ne crois pas que ce soit moi du tout moi je pense que je suis l'objet qui révèle quelque chose c'est pas vous c'est pas moi c'est ce que je répète souvent je m'excuse de le répéter vous savez c'est les russes de la raison de Hegel c'est à un moment il y a un problème de fond dans cette société et il s'exprime comme il peut et vous le voyez bien ce tâtonnement existe partout dans toutes nos sociétés il y a vous voyez bien ces choix y compris celui d'un outsider improbable qui était Macron comme président ou Trump aux Etats-Unis vous voyez bien ces changements voté Macron ça c'est ma vie privée ça ne vous regarde pas et puis à Marseille pour qui allez-vous voter parce que là vous êtes sollicité aussi à Marseille ça ne vous regarde pas j'ai vu Martine Vassal qui venait vous voir très bien elle vient me voir écoutez tout le monde a le droit ils viennent tous vous voir d'ailleurs non ?
oui d'autre manière j'ai eu et j'ai vu tous les gens qui me demandaient parce que je trouve que c'est mon rôle d'informer les gens je ne l'informe pas qu'à travers notre média à nous j'informe les gens quand ils me le demandent et qui sont des responsabilités je leur parle oui la politique ne vous fascine pas particulièrement ? non non c'est pas mon métier je trouve que c'est extrêmement difficile vous n'en ferez jamais ? non jamais ? écoutez j'ai dû en faire ça fait longtemps je n'ai pas commencé à mon âge à changer de métier franchement oui il y a un temps pour tout nous avons un point commun c'est-à-dire ?
que nous ne ferons jamais de politique ni vous ni moi dites-moi Didier Raoult pourquoi avez-vous dit il est vraisemblable parce que ça ça m'a surpris quand même il est vraisemblable qu'une partie de l'activité humaine ait aidé à générer le réchauffement du climat mais je suis sceptique et le futur est imprévisible vous êtes sceptique ? bien sûr je suis même sidéré mais je suis sidéré que ce soit devenu une insulte d'être sceptique enfin on vit dans un monde de fous mais on ne dit pas je vous demande vous êtes sceptique pourquoi êtes-vous sceptique ?
mais sinon je ne serais pas un scientifique sur la climatologie vous êtes sceptique vous pensez que l'activité humaine je pense alors allez-y précisez votre pensée parce que c'est qu'il y ait les gens deviennent plus raisonnables qu'il y ait des changements climatiques c'est vrai il y a des changements climatiques qu'il y ait que nous devions faire attention à ne pas détruire l'endroit dans lequel nous vivons c'est une évidence et donc en plus moi je suis écologiste par nature puisque toutes les maladies infectieuses ne sont que des maladies d'écosystème en soi d'accord après je ne suis pas je n'aime pas si vous voulez les simplifications extrêmes ni les discours qui deviennent des discours de propagande en particulier j'étais particulièrement irrité par Al Gore qui a fait fortune en se déplaçant dans les quatre coins du monde pour raconter qu'il n'y aurait plus de banquise et qu'il n'y aurait plus d'ours blanc et il faut regarder les déclarations d'Al Gore et ce qu'il a fait et ce qu'il nous a prédit pour 2012 et ce qui s'est passé donc je n'aime pas les faux prophètes je n'aime pas les gens qui donnent des caricatures de l'histoire et ça n'empêche pas les gens d'être raisonnables mais il y a des moments où être raisonnable c'est comme au temps de l'Inquisition le fait d'être raisonnable devient justifie le bûcher donc le scepticisme c'est la nature même des scientifiques si vous cessez d'être sceptique si vous cessez vous doutez de tout bien sûr bien sûr bien sûr sauf de l'hydroxychloroquine et de son efficacité c'est pas quand vous êtes mesquin mais je ne suis pas mesquin mais non je vous explique une chose que vous ne voulez pas entendre c'est la différence j'ai beau l'expliquer à tous les journalistes manifestement vous avez un problème avec ça parce que c'est votre écosystème vous pensez que la question est une question vous pensez que la question est de vous vous pensez ça et lui pense ça c'est pas la question c'est moi je ne vous parle pas de ce que je pense je vous parle de ce qui est ma pratique ce que je vois peut-être que mes sens l'efficacité donc de ce que vous voyez de ce que je fais donc il y a une différence entre dire et faire vous faites et vous ne doutez pas du résultat de ce que vous avez fait non mais écoutez moi dans le vous l'assumez très bien mais ça a changé dans l'IHU il est mort 38 personnes parmi les gens qui avaient un Covid et qui sont morts moins que partout ailleurs et je sais exactement de quoi ils sont morts donc vous pouvez toujours me raconter les falaises en me disant qu'hydroxychloroquine les tue par truc vous me demandez si je le crois non non non c'est une généralité d'accord merci beaucoup non non c'est toujours je vous le dis beaucoup plus directement vous avez compris j'imagine et donc si vous voulez vous pouvez me dire oui mais lui dit ça mais qu'est-ce que vous voulez que ça me fiche sauf si mes sens me trompent ce qui est toujours possible c'est pas ce que j'ai vu mais comme je ne suis pas tout seul on est très nombreux à travailler là-dedans et qu'on regardait tous les jours deux fois par jour tous les patients qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui arrive est-ce qu'on doit passer en réanimation est-ce qu'ils peuvent sortir est-ce qu'ils sont encore contagieux moi je vous parle pas vous savez des études qui sont faites actuellement et qui sortent dans lesquelles on saisit sur le plan informatique les dossiers qui ont été remplis plus ou moins bien on fait des analyses avec ça qui personnellement ne m'émeuvent pas donc je vous parle donc je vous parle d'expérience et l'expérience ça n'est pas c'est une autre forme de savoir que la littérature c'est une autre forme de perception du monde c'est l'expérience physique bien merci professeur Raoult d'être venu ici en direct je dis bien en direct ce matin sur RMC et BFM TV il est 8h54
RMC Bourdin Direct
Jean-Jacques Bourdin il est 8h20 juste à la seconde près professeur Didier Raoult bonjour vous êtes infectiologue professeur de microbiologie merci d'avoir accepté d'être ici en direct vous savez combien je tiens au direct fête de la musique rassemblement manifestation vous avez vu ça manifestation en plein air sans distanciation sociale moins de masques portés nous recommençons à nous embrasser à organiser des barbecues des fêtes de famille est-ce que ce relâchement est dangereux professeur ?
je ne sais pas s'il est dangereux et puis globalement encore une fois vous arriverez difficilement à me faire prédire quelque chose parce que ce n'est pas le fond de ma nature donc il témoigne d'une chose c'est que la bouffée épidémique est passée derrière nous ce qui se passera à l'avenir je n'en sais rien du tout et que donc il est naturel que la vie normale reprenne son cours donc elle se fait plus ou moins rapidement là elle s'est fait progressivement la vie doit reprendre son cours on peut bien parce que je lisais votre livre votre dernier livre qui a été revu d'ailleurs et je vois à la page 107 l'épidémie est en train de se terminer est-ce que l'épidémie est en train de se terminer oui ou non ?
ah celle-là oui si vous voulez il y a j'ai expliqué plusieurs fois au début d'une épidémie on ne sait jamais quelle forme elle va avoir mais les épidémies attendez c'est pas grave les épidémies elles finissent toujours par s'arrêter même les pires simplement la forme qu'a l'épidémie est variable en fonction des différents microbes qui la causent la forme de cette épidémie-là c'est une forme que l'on a vue que l'on voit dans toutes les infections à coronavirus saisonnières c'est-à-dire une courbe en cloche qui est assez commune c'est celle qu'on voit pour la grippe c'est celle qu'on voit donc on peut très bien donc elle ressemble à la grippe elle est saisonnière comme la grippe on ne peut pas dire pour l'instant qu'elle soit saisonnière elle deviendra peut-être saisonnière pour l'instant elle a été synchronisée à une saison et qui a été le printemps en l'occurrence oui et ce qu'elle deviendra ultérieurement on n'en sait rien le virus oui on ne sait pas on ne sait pas ce matin j'avais un auditeur qui m'appelait qui me disait qui était à Los Angeles qui me disait dans l'Arizona en Floride il y a une recrudescence de l'épidémie alors qu'il fait une chaleur folle il fait 40 degrés à l'ombre oui ça c'est c'est une illusion assez européenne si vous voulez c'est de penser les maladies que nous avons décrites ou que nous avons découvert à l'époque où beaucoup de sciences étaient inventées en Europe et qui étaient saisonnières l'hiver on a fini par penser que c'était des maladies liées au froid oui ce qui n'est pas vrai parce qu'il y en a en Afrique la grippe il y en a toute l'année en Afrique et c'est plutôt pendant la saison chaude qu'il y en a le plus donc si vous voulez le paramètre juste simple c'est parce qu'il fait froid que le virus de la grippe est une fantaisie ce n'est pas vrai c'est une fantaisie oui c'est une observation limitée par les européens de la zone tempérée du nord de l'hémisphère nord bien si retour de l'épidémie possible vous dites moi je ne fais pas de prévision je ne sais pas si l'épidémie va revenir s'il y aura une deuxième vague ou pas de deuxième vague d'ailleurs tous les chercheurs tous les médecins tous les infectiologues disent à peu près la même chose vous l'avez remarqué vous dites comme les autres les autres disent comme vous Didier Raoult si retour de l'épidémie faudra-t-il reconfiner ?
sur le confinement je suis très réservé parce que le confinement est une mesure politique et qu'en tant que tel les facteurs qui déterminent que l'on va confiner ou pas confiner ne sont pas que des facteurs scientifiques et médicaux donc il y a des éléments dans le confinement qui est coûté c'est meilleur pour la société plutôt que les gens soient affolés le lien de causalité ce que nous on appelle le lien de causalité la démonstration que le confinement généralisé permet de mieux maîtriser l'infection n'est pas claire la question est plus simple professeur est-ce que le confinement a sauvé des vies en France ?
c'est possible je n'en sais rien parce que vous ne le savez pas dedans moi je rappelle souvent mais comme je l'ai dit il y a longtemps je ne peux le répéter personne ne doit s'en souvenir vous savez le désastre de 40 la panique en 40 en juin 40 a fait que les deux tiers des parisiens sont partis sur la route et qu'il y a eu 100 000 morts dans la débâcle plus que les 58 000 soldats qui étaient morts jusqu'à ce moment là et donc la peur panique a des conséquences qui sont dramatiques et ça c'est la gestion du politique de faire qu'il n'y ait pas une peur panique donc les politiques ont eu peur les politiques ont cédé à la peur pendant cette période je ne sais pas s'ils ont cédé à la peur ou géré la peur je n'en sais rien vous ne savez pas gérer la peur éclairée par qui éclairée par des scientifiques Didier Raoult oui et non parce que ce conseil scientifique n'était pas composé de scientifiques si vous voulez les choses sont parties sur une surréaction au départ chinoise sur quelque chose dont si les gens veulent bien regarder les chiffres être lucides si vous voulez 6000 morts en Chine dans l'année si vous voulez c'est totalement invisible sur cette population donc si vous voulez d'un coup il y a eu une surréaction par rapport à l'épisode épidémique précédent où la Chine avait été accusée de dissimuler le début de l'épidémie du SARS et je pense qu'ils ont voulu montrer qu'ils ont effectivement une approche extrêmement méthodique et pragmatique de la gestion des nouvelles épidémies ils ont voulu montrer que là il y avait une énorme épidémie qui l'avait parfaitement géré donc les choses ont commencé à affoler la planète avant même qu'il y ait le cas en dehors de Chine et donc ici il y a eu effectivement une espèce d'excitation autour de ce domaine là pour une maladie qui dans si on l'analyse paisiblement et surtout si on la gère correctement et à une mortalité qui est de même nature que celle des infections virales respiratoires d'été c'est à dire que en Europe par exemple il y a 10% des morts qui avaient moins de 65 ans et donc 90% qui avaient plus et 50% qui avaient plus de 85 ans donc c'est pas quelque chose qui est radicalement différent de ce qu'on avait l'habitude de voir sauf qu'il n'y a pas eu de mort chez les enfants oui très peu ou très très peu Didier Raoult vous avez dit hier moi je vous ai regardé hier je vous remercie non comment l'avez-vous trouvé d'ailleurs cette c'est intéressant moi je trouve que c'est ce moment à l'assemblée je pense que là je sais pas je pense que là les politiques font leur métier là c'est vraiment leur métier c'est bien c'est bien j'étais un ovni avez-vous dit dans ce conseil scientifique c'est vrai c'est vrai vous étiez un ovni pas de vrai sachant dans ce conseil vous l'avez dit vous l'avez dit écoutez moi j'ai mes mesures à moi j'ai un conseil scientifique que j'ai monté si vous voulez c'est pas le même niveau vous êtes d'un autre niveau à Marseille vous êtes collectivement d'un autre niveau d'abord dans les manières affectueuses c'est vrai on nous le fait payer là j'ai mes collaborateurs qui ont été sanctionnés hier au conseil national des universités pour ça ce que je regrette c'est pas bien mais enfin vous êtes une victime vous êtes une victime dit écoutez quoi qu'il m'arrive de toute manière jamais personne ne m'a plaidé je veux pas commencer à mon âge bon vous n'avez pas commencé à vous plaindre non moi je me plains jamais et les autres ne me plaignent pas non plus mais vous avez dit si on n'avait pas peur on aurait eu deux fois moins de morts c'est ce que vous avez dit si on m'avait écouté on aurait eu deux fois moins de morts est-ce de la fanfaronade je ne sais pas si j'ai dit ça je ne crois pas avoir dit ça c'est rare que je qualifie les choses comme ça hier souvent pas non la chose j'ai bien traité pas hier pas hier non non pas hier un autre jour ce qu'on peut mesurer si vous voulez dans les éléments qui sont neutres si vous voulez qui ne dépendent pas de l'épidémie ou qui ne dépendent pas de choses annexes on peut mesurer la mortalité chez les gens de moins de 65 ans voilà ça c'est très très bon il est clair que chez nous la mortalité des moins de 65 ans est très en dessous de celle de la moyenne européenne et que dans la France elle est supérieure à celle de la moyenne européenne donc ça doit vous faire poser des questions chez vous à Marseille à Marseille mais à Bordeaux à Rennes alors à Bordeaux mais je ne sais pas ailleurs en France il faut les regarder il n'y a pas que Marseille Paris Paris Marseille non mais ce qui était intéressant c'est nous on a des données assez précises on avait alors bien sûr nous les stratégies thérapeutiques qu'on a mis en place sur le plan du traitement ont été utilisés beaucoup sur le plan des tests malheureusement les gens n'avaient pas le choix donc il y a ex chez nous qui pouvaient faire des tests c'est comme ça donc on a cette donnée là après on a comparé les grandes régions donc la région Île-de-France il faut que vous soyez lucide vous savez il y a eu plus de morts dans la région Île-de-France que dans toute la Chine quand même donc ça doit poser question c'est beaucoup de morts il y a eu dans dans le Grand Est il y a eu beaucoup de morts aussi en Lombardie il y a eu beaucoup de morts dans le Grand Est mais la structure de la mortalité beaucoup de morts à New York dans le Grand Est et dans la région parisienne est très différente parce que dans le Grand Est il n'y a pas de surmortalité par rapport à l'Europe chez les sujets jeunes alors qu'ici il y en a et que donc ça ça doit poser une question d'autre part nous on peut comparer quand même la mortalité des gens hospitalisés on peut comparer la mortalité des gens en réanimation on peut comparer et ça il y a des différences qui sont significatives alors vous avez dit justement pour corroborer ce que vous venez de dire on n'a pas soigné les gens c'est un choix qui a été fait on n'a pas soigné les gens c'est à dire que vous affirmez que des médecins ont tué des patients s'ils n'ont pas soigné non non non gardez vos déductions pour vous mais ce ne sont pas des déductions si si si vous faites des déductions ce que je vous dis globalement quand on dit aux gens si vous êtes malade restez à la maison et prenez les dédures ils prennent on ne soigne pas les gens point final après les déductions donc on risque de les tuer ils risquent de mourir en tout cas oui on risque de les tuer les médecins qui prennent ces décisions que les gens meurent ou que vous les tuer c'est un point différent moi j'assume très bien ce que je fais chez moi les gens que j'ai soignés il y a 0,5% de mortalité c'est la plus basse au monde vous avez dit aussi pardon pardon Didier Raoult vous avez dit aussi ici à Paris on comptait les morts moi je comptais les positifs vous l'avez dit c'est vrai c'est vrai mais il n'est pas insultant quand même à l'égard des soignants de France des familles de victimes je vous pose franchement ça a choqué vous comprenez que ça a choqué vous croyez alors je vais vous dire allez-y ici je ne viens pas souvent oui tant mieux à Marseille je suis extrêmement populaire mais je ne savais pas comment les choses ça n'a rien à voir si si donc vous croyez que les gens vous croyez que les gens c'est pas la popularité qui soigne Didier Raoult non c'est moi qui soigne c'est pas vous non plus qui soignez vous avez déjà soigné quelqu'un dans votre vie vous êtes sauvé quelqu'un dans votre vie alors calmez-vous calmez-vous non mais Didier Raoult d'accord non écoutez calmez-vous non mais m'expliquez pas la médecine mais m'expliquez pas ce que c'est soigner les gens je n'ai fait que soigner les gens je n'ai fait soigner les gens mais si vous ne faites pas le diagnostic des gens vous ne pouvez pas les soigner donc ce que je vous ai dit et ce que je vous répète et n'en faites pas de déduction foireuse je vous ai dit quand on dit aux gens ne faites pas de diagnostic restez à la maison et que le message juste amus on ne tue pas les gens écoutez vous allez me le répéter puis je vais me lever et m'en aller donc vous écoutez ce que je vous dis d'accord ce serait une erreur non je m'en fiche de vous moi aussi je m'en fous donc si on s'en fout on peut partir tous les deux je m'en fous bon alors allez-y vous l'avez bien compris allez-y allez-y allez-y de nombreux professeurs de médecine allez-y partez ne partez pas j'ai des questions à vous poser posez-moi des questions intelligentes et arrêtez de me répéter les choses alors est-ce que vous avez tué des gens ça n'est pas intelligent ne me dites pas que je ne pose pas des questions intelligentes si je vous le dis bon vous n'êtes pas journaliste je ne suis pas journaliste je suis un humain normal moi je ne suis pas médecin vous n'êtes pas journaliste on est d'accord ne me donnez pas de leçon de médecine je change de sujet de nombreux professeurs de médecine des femmes des hommes médecins infectiologues sont-ils achetés par l'industrie pharmaceutique oui ou non ?
non mais vous posez des questions qui sont trop simples je suis désolé c'est pas acheté est-ce qu'ils ont des conflits d'intérêts ? est-ce qu'il y a des conflits d'intérêts ? c'est évident qu'il y a des conflits d'intérêts c'est vrai ? bien sûr enfin quand vous avez quand les objectifs de l'essai majeur étaient de faire exclusivement du Redem-Sivir alors qu'on savait exactement au même moment que le seul qui avait fait la preuve de son efficacité c'est l'hydroxychloroquine et qu'on ne parle absolument pas d'hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques mis en France mais pourquoi ça ? parce que c'est un laboratoire Guilède qui fabrique qui propose ce traitement ?
oui c'est le médicament de Guilède oui c'est pour ça et ces médecins certains médecins sont achetés par l'industrie pharmaceutique écoutez arrêtez je sais que vous êtes journaliste mais arrêtez de dire il est acheté arrêtez de dire on l'a tué c'est pas des termes que j'emploie non mais je sais que vous ne les employez pas c'est vrai gardez-les pour vous parce que la troisième fois je vais me lever avant de l'aller parce qu'on ne me parle pas comme ça et n'essayez pas de me faire dire qu'il y a des gens qui sont achetés et qu'il y a des gens qui ont tué je ne dirai pas ça c'est indigne de dire la chose pareille personne n'a tacheté et personne n'a acheté je n'ai pas dit ça j'ai dit encore une fois qu'il y avait des conflits d'intérêts j'ai dit que quand on était on recevait de l'argent ce qui est une règle générale d'une industrie dont on va parler des produits on doit un le mentionner ce qui souvent n'est pas fait et deuxièmement on doit renoncer à faire partie d'un groupe qui est le conseiller de l'état sur des médicaments avec qui on a des relations et ça n'est pas que des relations financières ça peut être des relations personnelles c'est à dire que si on est marié avec quelqu'un qui est directeur de l'industrie pharmaceutique et bien on n'est pas qualifié pour parler de ça parce qu'on a des liens et vous avez d'ailleurs justement parlé de conflits d'intérêts en débutant hier votre intervention à l'Assemblée Nationale alors vous vous avez une fondation je ne vous accuse pas de conflits d'intérêts professeur Raoul que les choses soient claires une fondation qui gère votre institut qui est un institut qui fait un travail remarquable tout le monde s'accorde à le dire vous avez donc une fondation et dans cette fondation évidemment il y a des laboratoires c'est normal il n'y en a plus il n'y en a plus du tout aujourd'hui non on avait essayé c'était au moment où les fondations ont été créées un des objectifs du grand emprunt avait été de faire ce qu'on appelle la recherche transnationale c'est à dire de mettre un pont entre la recherche fondamentale la recherche médicale et le développement économique et donc on avait fait le tour et parmi les gens qui auraient pu te dire qui n'ont pas été fondateurs mais qui ont été partenaires j'avais rencontré à l'époque les gens de Sanofi qui ont beaucoup de drogues anciennes sur lesquelles on réfléchissait déjà à faire du reposition le Doliprane parmi les drogues le Plaquenil qui sont enfin c'est pas ça c'est des drogues il y a 32 laboratoires qui vendent le Plaquenil dans le monde c'est des drogues génériques et donc on a commencé les discussions ça ne les a pas intéressés au bout de 3 ans au bout de 4 ans ils sont partis ils ont donné 50 000 euros par an à la fondation et pour que les choses soient claires on ne peut pas utiliser quand on donne de l'argent à une fondation en dehors de contrats passés avec la fondation lorsqu'on finance une fondation il ne peut pas y avoir de lien plus de lien avec Mérieux si c'est un de nos fondateurs Mérieux Mérieux qui travaille sur les vaccins et sur les tests de dépistage Mérieux ne travaille pas sur le vaccin pourtant que je le sers c'est un laboratoire Céva aussi je crois Céva qui est un laboratoire de santé animalière c'est cela non avec Céva il y a un contrat d'un de mes collaborateurs avec Céva pour évaluer l'efficacité d'un vaccin pour les chemins et aux séchères je crois D'accord ce qui vous a permis peut-être de tester plus facilement aussi non ?
Parce que c'est un choix que vous avez fait un choix qui s'est avéré judicieux Didier Raoult C'est-à-dire que vous avez beaucoup reproché finalement aux responsables politiques en France de ne pas avoir testé plus tôt En avait-on les moyens d'ailleurs ?
Oui Oui Oui Bien sûr Non ce qu'on a développé si vous voulez parce que je pense que c'est la biologie moderne c'est à laquelle il va bien falloir se mettre si vous voulez c'est qu'il y a une explosion du diagnostic moléculaire qui est absolument colossal c'est-à-dire qu'on a les moyens facilement maintenant de tester les 20 virus qui donnent des infections respiratoires et que donc c'est une chose qui doit rentrer dans les mœurs devenir systématique et que donc nous on a des outils qui permettent en particulier de fabriquer nous-mêmes nos réactifs ce qui fait que ça coûte 10 ou 100 fois moins cher et qu'on a l'habitude de faire ça donc on a une organisation pour le faire et on considère bien entendu que c'est critique c'est-à-dire que le diagnostic des maladies infectieuses actuellement la plupart du temps est moléculaire donc c'est des outils qu'on a développés alors l'hydroxychloroquine si l'on avait administré ce traitement à tous les patients atteints du coronavirus combien de décès aurait-on pu éviter ?
on aurait pu éviter beaucoup franchement beaucoup de décès en France non mais globalement il y a un travail qui vient de sortir de l'assistance publique de Paris qui a comparé le groupe sur 4500 personnes le groupe de ceux qui avaient reçu l'hydroxychloroquine au groupe de ceux qui n'y avaient pas reçu il y a 20% de morts en moins dans le groupe hydroxychloroquine c'est pas mes données à moi c'est les données faites ici à Paris donc on a calculé que sur leur échantillon et bien si cette donnée-là qui était très significative était généralisée ça faisait déjà 150 morts de moins mais pourquoi pourquoi est-ce que ce médicament ce traitement je préfère l'hydroxychloroquine pourquoi est-ce que ce traitement n'a pas été administré sur toute la planète puisqu'il était si efficace je ne comprends pas parce que vous ne regardez pas la planète parce que je vous dis il y a 4,5 milliards de personnes dans le monde qui vivent dans des pays dans lesquels l'hydroxychloroquine est recommandée pour le traitement du Covid au Brésil aux Etats-Unis au Brésil aux Etats-Unis en Inde en Chine où il y a beaucoup de morts au Brésil aux Etats-Unis mais aux Etats-Unis elle n'est pas recommandée de manière générale et globalement vous savez il y a eu un débat oui oui il y a eu un débat non mais moi je vous parle de pays dans lequel c'est recommandé donc pas d'extrapolation hasardeuse en Inde en Chine dans tout l'extrême-orient dans tous les pays du Maghreb la moitié des pays d'Afrique noire une grande partie de l'Amérique du Sud donc vous savez quand vous comptez tout ça ça fait donc 4,5 milliards de gens oui donc c'est pas parce que vous vous focalisez d'abord sur Paris et ensuite sur l'Europe de l'Ouest c'est pas le centre du monde je ne suis pas parisien c'est pas le centre du monde oui donc c'est pas parce que je suis bien d'accord vous n'avez aucun doute sur l'efficacité de ce traitement là je vous le dis je vous le dis vous n'avez aucun doute sur l'efficacité de ce traitement vous savez chacun doit rester dans son métier oui moi nous on a détecté massivement les gens on a fait 5000 diagnostics de Covid on en a traité 4000 sur les 4000 c'est la publication à Air Online aujourd'hui sur les 4000 il y a 3700 qu'on a rapporté sur les 3700 il y a je crois 3200 ou 3300 qu'on a traité par hydroxychloroquine et azithromycine on a une mortalité de 0,5% après vous pensez un peu ce que vous voulez je vous pose une question vous ne croyez pas que je pense la question moi je n'ai pas de question sur les travaux scientifiques des autres on a décidé de diagnostiquer les gens de les prendre en charge de les traiter dans les éléments de ce traitement il y avait l'hydroxychloroquine et l'azithromycine mais il n'y a pas que ça il y avait tout le soin les conditions de diagnostic qui avaient été données après peut-être l'opinion du conseil scientifique je n'en sais rien étaient des conditions diagnostiques qui ne s'appliquaient pas à cette maladie parce que cette maladie personne ne la connaissait quand on a commencé à faire des recommandations est-ce qu'on la connait d'ailleurs vraiment encore bien moi oui vous vous la connaissez bien vous vous la maîtrisez vous la connaissez bien en tout cas mieux que les autres mieux que les autres mais vous faites tout mieux que les autres ou pas non mais écoutez je m'en fous attendez j'ai une série mondiale personne n'a autant de données personne n'a testé autant de gens personne n'en a vu autant et personne n'a les données que nous avons maintenant sur les séquelles dont vous n'avez même pas encore entendu parler donc oui si j'ai entendu parler des séquelles malheureusement à travers des témoignages d'auditeurs sur RMC par exemple comme ce matin comme ce matin une auditrice 4 mois après son Covid qui souffre qui souffre de problèmes cardiaques qui souffre qui a l'impression d'avoir un infarctus tous les deux jours qui est essoufflé en permanence je sais que savez-vous justement sur ces séquelles puisque vous connaissez cette maladie que savez-vous sur ces séquelles sur ces séquelles effectivement on se rend compte qu'y compris chez des gens qui n'étaient pas considérés que nous nous avons diagnostiqué chez qui on a fait des scanners on a fait beaucoup de scanners pas autant que ce qu'on pouvait mais on a déjà fait 2300 ce qui est plus que les autres donc on a analysé dedans on a trouvé des lésions y compris des lésions sévères on a trouvé 65% des gens qui n'avaient pas de signe respiratoire donc à qui on disait au SAMU c'est pas la peine de venir 65% d'entre eux avaient des lésions au scanner dans ces 65% il y a dans ces gens il y avait 11% des gens qui avaient des lésions sévères au scanner et qui n'étaient pas considérés comme devant être s'ils avaient téléphoné au SAMU on leur a dit de ne pas venir c'est les consignes qui étaient données dans ces gens-là nous les avons reconvoqués on a reconvoqué 200 pour voir ce que devenait ça pour savoir parce que les chinois il fallait la littérature chinoise aussi les chinois ont décrit les fibroses pulmonaires c'est-à-dire que il y a des espèces de cicatrices envahissantes qui se mettent au niveau des poumons et effectivement on trouve ça donc il y a 30% des gens qui sont passés en réanimation et qui en sont sortis qui maintenant c'est pas la deuxième vague d'infection c'est la deuxième vague de la maladie il y a 30% qui ont des fibroses et on sait pas jusqu'où ça va en Chine il y a des gens donc là on ne le sait pas non non on ne sait pas on regarde les choses évoluer à notre niveau on sait qu'il y en a qui peuvent évoluer peu mais qui peuvent évoluer très mal parce que les chinois ont fait 3 greffes pulmonaires ce qui veut dire qu'on ne sait pas tout loin de là non bien sûr pour l'instant on est à ce salle là nous ce qu'on est en train de découvrir qui n'a pas été décrit par les chinois mais parce qu'on utilise beaucoup un appareil d'exploration du cerveau qui s'appelle le PESCAL on est en train de voir les modifications cérébrales qui ont été associées en particulier avec la perte de l'eau d'orat et on est en train de comprendre pourquoi il y a des gens qui ont des troubles de concentration des troubles de mémoire et on voit les images qui nous permettent de savoir où c'est et qu'est-ce que c'est je reviens sur les politiques certains nous ont menti franchement je ne sais pas c'est pas du mensonge bon j'oublie le mot Emmanuel Macron vous consulte toujours vous téléphone toujours je lui fais parvenir toutes les informations que j'ai oui régulièrement régulièrement il en tient compte écoutez non mais il vous répond je veux dire j'en tient compte il vous répond j'ai vu certaines choses que je lui avais dit qui ont été utilisées les médailles pour les soignants c'est vous on dit que c'est vous c'est vrai parce que racontez-moi non mais vous les médailles les médailles de l'épidémie il y avait une médaille des épidémies qui existait et ça fait partie des choses qui ont été remaniées et sous Pompidou et tout ça a été regroupé avec l'ordre du mérite et toutes ces médailles spécifiques ont disparu à cette époque là et je trouve que c'est bien de marquer symboliquement pour les gens qui ont investi beaucoup il y en a eu beaucoup des gens qui ont investi beaucoup c'est bien de marquer symboliquement que l'état l'aurait reconnaissant oui vous avez vu l'hôpital public et privé d'ailleurs les derniers chiffres annoncés là Olivier Véran qui est prêt à injecter 6 milliards je dis bien 6 milliards d'euros pour augmenter les salaires à l'hôpital hôpital public EHPAD et aussi dans le privé 6 milliards c'est indispensable c'est indispensable parce que si vous voulez encore une fois je trouve qu'on ne regarde pas suffisamment les données réelles les chiffres pour la santé c'est assez simple il y a quelque chose qui est produit par l'OCDE tous les ans qui s'appelle Human Health at Glance et donc si vous regardez les médecins qui travaillent dans le public en France sont parmi les moins bien payés de toute l'OCDE on manque de médecins les infirmières aussi les infirmières aussi on manque de médecins vous êtes soignantes on manque de on manque de d'équipements en radiologie qu'on est un des plus mal placés on manque de scalaires on manque de trucs et ça a été une vraie volonté politique qui a des décennies qui était un mécanisme intellectuel qui disait si on diminue l'offre on va diminuer la demande ce qui est un fantasme et donc moins de médecins moins de machines pour diminuer l'offre est-ce que vous regrettez de vous être exposé médiatiquement comme vous l'avez fait non ?
je vous dis ça parce que certains disent ou peut-être le dites vous je suis le professeur du peuple contre les mandarins non mais c'est les autres écoutez ils ont des raccourcifs non mais je m'en fous un peu de ce qu'on dit vous en foutez complètement vraiment ce qu'on dit de vous vous en foutez on me fout complètement c'est pas mon problème ouais quel est votre problème ?
je ne fais pas de problème du tout je fais très bien non mais je vous dis je vous dis ça comme ça vous savez moi la seule chose qui m'intéresse c'est l'estime de l'estime de moi-même c'est un point très important j'essaie d'être en accord avec moi-même et pas avoir honte de moi je fais ce qu'il faut pour je suis prêt à prendre des risques pour être effectivement en accord avec moi-même et l'estime des miens c'est déjà bien oui ça c'est important et le reste nous avons un point commun vous voyez oui et le reste si vous voulez c'est pour avoir l'estime moi-même je dois faire ce que je pense devoir faire mais est-ce que vous quand même des contradictions j'ai relevé je ne vais pas faire la liste parce que je ne vais pas vous pousser à partir mais des contradictions j'en ai relevé des quantités dans vos déclarations non mais écoutez il n'y a pas d'abord plus on parle plus on a de chance de dire des bêtises oui ça c'est vrai c'est partagé arithmétique oui deuxièmement l'idée que les humains moi je ne suis pas un disque l'idée que les humains disent et expriment les choses de la même manière ou même pensent la même chose à tous les moments est un fantasme c'est pas vrai donc bien entendu moi j'ai l'habitude de dire les humains sont des bons en fonction de l'évolution de l'évolution d'un virus oui oui et puis en fonction de la perception qu'on a des choses vous savez notre perception des choses n'est pas du tout une perception objective on a une perception des choses qui évolue avec la connaissance la réaction que l'on perçoit on interagit avec le monde dans lequel on est donc bien entendu vous vous rendez compte aujourd'hui de l'importance médiatique de l'importance médiatique que vous avez pu prendre ces dernières semaines pour moi ça vous satisfait ou pas peu importe je m'en fous je m'en fous et qu'est-ce que vous voulez que ça me rappelle mais vous avez vu les politiques qui se sont écharpées à votre propos vous avez vu ça vous avez vu les soutiens ceux qui vous soutenaient ceux qui vous je vais vous dire moi je ne crois pas que ce soit moi du tout moi je pense que je suis l'objet qui révèle quelque chose c'est pas vous c'est pas moi c'est ce que je répète souvent je m'excuse de le répéter vous savez c'est le c'est les russes de la raison de Hegel c'est à un moment il y a un problème de fond dans cette société et il s'exprime comme il peut et vous le voyez bien ce tâtonnement existe partout dans toutes nos sociétés il y a vous voyez bien ces choix y compris celui d'un outsider improbable qui était Macron comme président ou Trump pour aux Etats-Unis vous voyez bien ces changements j'ai voté Macron ?
ça c'est ma vie privée ça ne vous regarde pas oui mais d'accord et puis à Marseille pour qui allez-vous voter d'ailleurs parce que là vous êtes sollicité aussi à Marseille ça ne vous regarde pas non parce que j'ai vu Martine Vassal qui venait vous voir très bien elle vient me voir écoutez tout le monde ils viennent tous vous voir d'ailleurs non ? oui d'autre manière j'ai eu et j'ai vu tous les gens qui me demandaient parce que je trouve que c'est mon rôle d'informer les gens je ne l'informe pas qu'à travers notre média à nous j'informe les gens quand ils me le demandent et qu'ils ont des responsabilités je leur parle la politique ne vous fascine pas particulièrement ?
non non non c'est pas mon métier je trouve que c'est extrêmement difficile vous n'en ferez jamais ? non non jamais ? écoutez j'ai dû en faire ça ferait longtemps je n'ai pas commencé à mon âge à changer de métier franchement nous avons un point commun c'est-à-dire ?
que nous ne ferons jamais de politique ni vous ni moi dites-moi Didier Raoult pourquoi avez-vous dit il est vraisemblable parce que ça ça m'a surpris quand même il est vraisemblable qu'une partie de l'activité humaine ait aidé à générer le réchauffement du climat mais je suis sceptique et le futur est imprévisible vous êtes sceptique bien sûr je suis même sidéré mais je suis sidéré que ce soit devenu une insulte d'être sceptique on vit dans un monde de fous je vous demande vous êtes sceptique pourquoi êtes-vous sceptique ?
sinon je ne serais pas un scientifique sur la climatologie vous êtes sceptique vous pensez que l'activité humaine je pense alors allez-y précisez votre pensée parce que c'est difficile qu'il y ait les gens deviennent plus raisonnables qu'il y ait des changements climatiques c'est vrai il y a des changements climatiques qu'il y ait que nous devions faire attention à ne pas détruire l'endroit dans lequel nous vivons c'est une évidence et donc en plus moi je suis écologiste par nature puisque toutes les maladies infectieuses ne sont que des maladies d'écosystème en soi d'accord après je ne suis pas je n'aime pas si vous voulez les simplifications extrêmes ni les discours qui deviennent des discours de propagande en particulier j'étais particulièrement irrité par Al Gore qui a fait fortune en se déplaçant dans les quatre coins du monde pour raconter qu'il n'y aurait plus de banquises et qu'il n'y aurait plus d'ours blanc et il faut regarder les déclarations d'Al Gore et ce qu'il a fait et ce qu'il nous a prédit pour 2012 et ce qui s'est passé donc je n'aime pas les faux prophètes je n'aime pas les gens qui donnent des caricatures de l'histoire et ça n'empêche pas les gens d'être raisonnables mais il y a des moments où être raisonnable c'est comme au temps de l'inquisition le fait d'être raisonnable devient devient justifie le bûcher donc le scepticisme c'est la nature même des scientifiques si vous cessez d'être sceptique si vous cessez vous doutez de tout bien sûr bien sûr bien sûr sauf de l'hydroxychloroquine et de son efficacité c'est pas quand vous êtes mesquin mais je ne suis pas mesquin mais non vous êtes tellement mesquin mais non je vous explique une chose que vous ne voulez pas entendre oui c'est la différence j'ai beau l'expliquer à tous les journalistes manifestement vous avez un problème avec ça parce que c'est votre écosystème vous pensez que la question est une question vous pensez que la question est de vous vous pensez ça et lui pense ça c'est pas la question c'est moi je vous parle pas de ce que je pense je vous parle de ce qu'est ma ce qu'est ma pratique ce que je vois peut-être que mes sens l'efficacité donc de ce que vous voyez de ce que je fais donc il y a une différence entre dire et faire vous faites et vous ne doutez pas du résultat de ce que vous avez fait non mais écoutez moi dans le il faut l'assumer très bien mais ça ne me gêne pas dans l'IHU il est mort 38 personnes parmi les gens qui avaient un Covid et qui sont morts moins que partout ailleurs et je sais exactement de quoi ils sont morts donc vous pouvez toujours me raconter des falaises en me disant qu'hydroxychloroquine les tue par truc vous me demandez si je le crois je ne comprends pas non non non je le sais c'est une généralité d'accord merci beaucoup non non c'est toujours je vous le dis beaucoup plus directement vous avez compris j'imagine et donc si vous voulez vous pouvez me dire oui mais lui dit ça mais qu'est-ce que vous voulez que ça me fiche sauf si mes sens me trompent ce qui est toujours possible c'est pas ce que j'ai vu mais comme je ne suis pas tout seul on est très nombreux à travailler là-dedans et qu'on regardait tous les jours deux fois par jour tous les patients qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui arrive est-ce qu'on doit aller passer en réanimation est-ce qu'ils peuvent sortir est-ce qu'ils sont encore contagieux moi je ne vous parle pas vous savez des études qui sont faites actuellement et qui sortent dans lesquelles on saisit sur le plan informatique les dossiers qui ont été remplis plus ou moins bien on fait des analyses avec ça qui personnellement ne m'émeuvent pas voilà donc je vous parle d'expérience et l'expérience ça n'est pas c'est une autre forme de savoir que la littérature c'est une autre forme de perception du monde c'est l'expérience physique bien merci professeur Raoult d'être venu ici en direct je dis bien en direct ce matin sur RMC et BFM TV il est 8h54 donc those
vous êtes School of배 mek en direct le même fait bon c'est centre contre c'est active sur les ans social ils yникrennt on se demande les gens et on se demande on se demande et aussi sur les autres on se demande les gens et on se demande mais on se demande on se demande et on se demande