Lycées : "Je ne suis absolument pas d’accord avec ces violences" (Jean-Pierre Farandou)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Est-ce que vous entendez les revendications des jeunes dans les lycées ?
- 0:33OuverteRéponse directe
Est-ce que vous condamnez les violences dans les lycées ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Est-ce que ce cas de violence vous choque ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Pour vous, ministre du travail, est-il temps que les entreprises augmentent les salaires ?
- 2:09OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y aura d'autres dispositifs qui vont être alignés sur l'inflation ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Est-ce que la prime d'activité sera alignée sur l'inflation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:09Jean-Pierre FarandouFait
« Je pense que les entreprises qui le peuvent, qui ont le carnet de commande bien rempli, qui ont des perspectives de développement économique, je pense et je souhaite qu'elle puisse effectivement accompagner la la progression des salaires. »
- 3:15Jean-Pierre FarandouPromesse
« Les allocations les plus fondamentales comme le RSA, comme le minimum vieillesse ou comme la location adulte handicapée seront indexé à 100 %. »
- 4:22Jean-Pierre FarandouChiffre
« 24 millions d'euros supplémentaires, c'est 15 % de personnes supplémentaires qu'on pourra aider. »
- 4:56Jean-Pierre FarandouFait
« La notion d'effort, elle sera largement répartie. »
- 5:27Jean-Pierre FarandouPromesse
« Il y aura pas de baisse des aides aux apprentissages. »
- 5:27Jean-Pierre FarandouChiffre
« Les aides nationales sont maintenues. C'est très important. C'est quand même 800000 jeunes qui vont pouvoir rentrer dans l'apprentissage. »
- 6:35Jean-Pierre FarandouFait
« Les retraites perdent de l'argent chaque année. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Maya, bonjour à tous et bienvenue dans les cas de vérité. Mon invité donc Jean-Pierre Farandou. Bonjour du travail des solidarités. On va parler des blocages dans les lycées. Il y en a eu hier, il y en aura encore aujourd'hui et probablement demain aussi. Les jeunes dénoncent des classes surchargées, des bâtiments VTUS, des profs absents. Est-ce que vous les entendez ? Oui, moi j'entends tout à fait que les jeunes expriment des des revendications, des constats de choses qui ne leur vont pas dans la manière dont l'éducation est organisée. Vous savez, moi je suis ministre du travail, j'ai un passé quand même social que l'on connaît. Et vous avez en partie les lycées professionnels sous votre couple ? Vous vous avez un droit de regard sur les lycées professionnel.
Oui, tout à fait. Tout à fait. Mais général, moi je je serai toujours en faveur de la liberté de manifester quand on a des choses à dire. Par contre, ce que je peux pas défendre, voire que je condamne, c'est les violences. Ça c'est pas possible. Les violences faites aux gens, il y a quand même 38 blessés hier et et gravement. Il y a aussi des dégradations. Enfin, je veux dire, on parle d'argent public, on parle de lieux public. Ça par contre, je suis absolument pas d'accord avec cette violence. Alors, des violences justement 440 interpellations aux abords des lycées hier, c'est du jamais vu, hein, quoi qu'il en soit et des blessés. Il y a un élève du lycée professionnel de Saint-Touone dans le Valdoise qui a été touché par un tir de grenade. Il est défiguré, une enquête de l'IGPN a été
ouverte. Est-ce que ça ça vous choque ? Non, mais je l'ai dit, c'est toutes les violences bien évidemment. Mais là, en l'occurrence cette ce caslà un élève d'un lycée professionnel. Oui, je vois bien, mais j'ai j'ai une pensée pour tous les gens qui sont blessés, y compris pour pour ce jeune homme. Voyez, voyez, c'est quand même grave ce qui s'est passé. Donc là-dessus, il y a une enquête, laissons faire l'enquête. Voilà, je vais pas me lancer dans les commentaires sur l'enquête, mais on voit bien où la violence mène. C'est pour ça que je la liberté de manifester, oui, bien sûr, mais c'est peut-être aux organisations syndical de canaliser ces ces revendications, mais pas de violence et pas de dégradation des biens publics. Vous renvoyez au syndicat qui hier était
dans la rue derrière les fonctionnaires et qui n'exclut pas une extension des mouvements pour les salaires. Pour vous, ministre du travail, est-il temps que les entreprises augmentent les salaires ? Vous savez, moi j'ai été chef d'entreprise donc je vois bien comment ça se passe. Alors moi j'ai pu quand j'étais président de la SNCF avoir des négociations àel obligatoire je pense qui ont fonctionné qui ont été d'ailleurs signé par plusieurs syndicats qui ont permis en gros d'accompagner l'inflation pendant toute la période où l'inflation était très forte. Mais donc ça c'est un exemple à suivre pour les entreprises. Ben ça dépend des entreprises. Je pense que les entreprises qui le peuvent, qui ont le carnet de commande bien rempli, qui ont des perspectives de
développement économique, je pense et je souhaite qu'elle puisse effectivement accompagner la la progression des salaires. Donc augmenter les salaires. Mais il y a peut-être d'autres entreprises qui sont plus serrées, c'est plus compliqué la mais celles qui le peuvent doivent augmenter les salaires. Bah c'est pas le mot doiv. Moi je met je me substitue pas, je veux dire au patron d'entreprise mais c'est important qu'ils écoutent les revendications salaires qui s'expriment. On a d'ailleurs donné un instrument à la prime carburant. Je rappelle qu'il peut aller jusqu'à 1000 € là le brut égale le net. Donc si un patron donne 1000 € à ses salariés, il y aura 1000 € dans la poche des des salariés concernés pour aller au travail pour aller au travail. Par exemple, le RSA, la location aux
adultes handicapés, le minimum vieillesse vont suivre le rythme de l'inflation qui est prévu de 1,8 % cette année. Est-ce qu'il y aura d'autres dispositifs qui vont être alignés sur l'inflation ? Attends on peut revenir là-dessus. On a voulu que dans le budget, il y a un bouclier anti-inflation pour les gens les plus démunis. Ça se traduit comment ? effectivement les allocations les plus fondamentales comme le RSA, comme le minimum vieillesse ou comme la location adulte handicapée seront indexé à 100 %. On sait aussi on sait que il y a en terme de principe les petites retraites aussi seront indexées à 100 %. Voilà donc les gens les plus diminunis seront protégés par ce budget puisqu'on va coller à l'inflation. Mais le reste le reste ça fait partie du débat. C'est que
l'intention du gouvernement n'est pas forcément les indexer à 100 %. Il y aura débat au Parlement pour savoir de combien ils font revaloriser ta dispositifs qui vont être augmentés et qui vont suivre l'inflation. Ben ça, on verra pour le moment dans la copie copie initiale qui sera présentée au budget. Il y a il y a il y a il y a pas de il y a pas d'indexation mais on sait qu'au parlement il y aura des débats et des amendements. C'est une copie initiale. On verra comment elle vit quand elle arrivera au Parlement. On va prendre une un exemple. La prime d'activité par exemple, vous avez été flou là-dessus il y a quelques jours. Est-ce qu'elle sera parce qu'elle est versée à 4 millions et demi salariés aligné sur l'inflation ou pas ? Alors pour le moment, dans la copie initiale,
la pr d'activité n'est pas indexée. Voilà, donc on rentre comme ça. Euh il y aura du débat mais euh je le rappelle pourquoi on fait ça ? C'est pas de guetter de cœur. Je rappelle que l'enjeu c'est de restaurer les comptes de ce pays qui que dans les déficits dérapes, dans la dette s'envole. Donc il faut une forme de courage. Vous clarifier ce matin aujourd'hui elle n'est pas indexée. C'est Oui. Ce que je vous dis c'est que on fait preuve de sérieux, de courage et de priorité. Donc on a donné la priorité au plus démunis. Donc on est c'est le RSA, c'est laallocation handicapée, le minimum vieillesse, les petites retraites et tout le reste débat. Les aides alimentaires, on va les augmenter. C'est important. Ça fait partie aussi de la lutte contre la pauvreté. C'est 24
millions d'euros supplémentaires. C'est 15 % de personnes supplémentaires qu'on pourra aider. Ça c'est un acte concret qui montre qu'on a donné une priorité au plus démunis dans ce pays. Sébastien Lecnu présentera les pistes de son budget 2027 demain et d'après des indices questions de presse, même si ça ne fait pas plaisir au premier ministre qui a porté plainte là-dessus dans les échos, votre ministère en particul en particulier France travail serait touché par de nouvelles suppressions d'emploi l'année prochaine alors que le chômage augmente. Vous confirmez ? B je vais pas encore dévoiler le détail du budget qui sera présenté demain. Donc voilà. Donc je pourrais pas répondre à précision à la question. général. Vous savez la notion d'effort, elle sera
largement répartie. Cet effort, il doit d'abord démarrer par l'État d'ailleurs. Et dans l'État, ben il y a les ministères et il y a les agences de l'État. Donc il y a un effort qui sera apporté par l'État et par ses agences pour toutes les agences et pour tous les ministères. Vous savez que le mien d'ailleurs est participe à cette volonté de plus beaucoup d'ailleurs presque plus que d'autres. Alors que je le disais, le chômage augmente. Oui, mais on le fait avec des priorités. J' dit priorité pour la jeunesse. Vous savez qu'on va maintenir les forces de l'apprentissage dont les aides aux entreprises seront conservées. La le les financements des formations dans les centres de formation des d'apprentissont conservés. Tous les contrats d'engagement jeune qui viennent les
jeunes dans la difficulté 270000 contrats seront aussi préservés. Donc il y aura pas de baisse des aides aux apprentissages. Non, il y aura pas de baisse des aides aux apprentissages. Elles sont maintenues. Les aides nationales sont maintenues. C'est très important. C'est quand même 800000 jeunes qui vont pouvoir rentrer dans l'apprentissage. Donc c'est considérable pour bien former ces jeunes et qu'il puissent s'insérer dans la vie professionnelle. Un mot sur Stellenti, ce groupe qu'on connaît qui construit des voitures. Il y a quatre usines qui vont fermer pendant 5 à 15 jours en France parce que pour faire des voitures électriques, il faut des batteries et Stellentis n'a pas assez de batterie électrique. C'est un paradoxe. B moi, je laisse Stellentis gérer ses
problèmes de production. Voilà. Donc on voilà donc je on peut regretter qu'il y a des problèmes de logistique. On sera très attentif d'ailleurs si on était sollicité pour l'activité partielle, pourquoi pas ? On sera très attentif à vérifier que les causes et et les critères sont bien respectés. Une dernière question sur la retraite. Édouard Philippe, candidat à la présidentielle, a fait ses propositions hier. 45 ans de cotisation et 65 ans âge de départ. Ça vous paraît crédible ? Ben moi, je peux partager bien sûr avec Édouard Philippe la volonté de de trouver une réforme qui stabilise les comptes de la branche vieillesse parce qu'on sait bien que les retraites perdent de l'argent chaque année. Il faut qu'on puisse garantir aux jeunes générations que quand ils arriveront eu
même à la retraite, on soit capable de financer leur retraite. Là-dessus, moi je pense qu'il faut s'inspirer des travaux qui ont été menés par une convention sociale, une conférence sociale travail emploi retraite. Les recommandations sont sorties il y a pas très longtemps. Moi, si j'étais les candidats, je regarderai parce qu'il y a des choses très intéressantes là-dessus notamment sur la pénibilité. C'est-à-dire que après 10 mois de dialogue social, je pense que les partenaires sociaux sont parvenir à surmonter le blocage du conclable. Vous vous souvenez, ils avaient pas réussi à s'entendre sur comment on prend en compte la pénibilité. Je pense que là, il y a un matériau très utile qui est peut-être la bonne réponse. Conclusion sur la Oui, il y a une conclusion. C'estàd
qu'en fait, vous avez une une réforme qui est préparée qui est préparée qui est préparée pour le candidat du bloc central par exemple. Merci Jean-Pierre Ferandou d'avoir accepté notre invitation dans les cas de vérité. Vous nous avez dit euh aujourd'hui que les aides alimentaires notamment allaient augmenter à vous Maya.
Jean-Pierre Farandou