Diplomatie climatique : audition de Laurence Tubiana
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous avons aussi un plaisir de de vous recevoir aujourd'hui madame puisque vous êtes un grand nom de la politique climatique au niveau mondial et au niveau également européen. Vous avez été l'un des l'une des principales artisanes ou architectes de ce tour de force diplomatique de l'accord de 1900 de 2015 pardon et donc nous sommes heureux de vous accueillir aujourd'hui et que vous avez pu vous vous présenter avec là. Vous êtes aujourd'hui actuellement présidente de la fondation européenne pour le climat.
Vous demeurez donc très actif sur ces questions et ne vous pas recouvrir à des images très percutantes comme le titre de votre livre puisque par ce que vous l'appelez climat est un sport de combat. Donc ce sera intéressant de de voir et de comprendre pourquoi ce ce parallèle avec ces c'est entre le climat et le sport de combat qui a une image derrière cela. Donc comme je disais, l'accord de 19 de pardon de Paris a été salué comme un véritable exploit de la diplomatie climatique.
Beaucoup nous ont dit un accord historique qui a changé radicalement à la fois notre conception, notre vision et puis les mesures prises depuis pour pour sur la question du climat. Nous aurons également aussi le plaisir de recevoir le président de la convention donc Laurent Fabus dans quelques temps et puis 10 ans après, vous pourrez certainement nous faire un rappel des conditions d'émergence de ce de cet accord, mais aussi à la fois le bilan et peut-être aussi nous éclairer sur votre vision de ce qu'est la diplomatie climatique ou ce qu'elle devrait être la diplomatie climatique française parce que je crois que c'est important à la fois sur les questions de climat, la question de modèle économique de développement qui sont importants. propose d'avoir un un propos liminaire de 7 8 minutes et puis ensuite nous avons et je le rappelle notre collègue Teva Rofrit qui est rapporteur qui est à l'origine de cette mission d'information au nom de son groupe mais en nom personnel et puis il y aura avec mes collègues un questions en vous rappelant que nous sommes donc captés et donc diffusés sur le site du Sénat à l'heure actuelle.
On vous remercie encore une fois pour votre présence et pour le travail que vous effectuez. Je vous laisse la parole. Merci beaucoup.
Merci beaucoup de cette invitation. Euh je suis vraiment ravie que ce sujet fasse partie de votre travail. Je je comprends que vous avez déjà auditionné un certain nombre de personnes et évidemment de façon encore plus solelle le François Hollande qui a présidé effectivement à ce grand rassemblement de chefs d'état.
Euh je partagerai la parole en tout cas au moins pour les réponses aux questions avec Emmanuel Guérin qui est mon co-auteur euh qui est aujourd'hui euh vous savez aujourd'hui on a lancé une école de climat sciences qui va démarrer en septembre 2000 2026 et Emmanuel Guérin, j'en suis la doyenne. Emmanuel Guérin est le vice-doyen. Donc on n'arrête pas de de s'occuper du du sujet.
Alors, une première question, c'est effectivement toutes les questions qui se sont posées sur la pertinence aujourd'hui de l'accord de Paris effectivement salué comme historique. Et je dois dire que il y a un avant et un après clairement, on le voit dans les dans beaucoup d'éléments. D'abord la pente, on a cassé l'accord de Paris a clairement cassé la courbe de hausse des températures. 10 ans, la décennie d'avant Paris, c'est l'augmentation 18 % des émissions globales.
Après Paris, on tombe à 1,8 % dans la décennie qui suit, c'està-dire celle qui nous qui vient de s'achever. Et je crois que les les récents chiffres produits par l'Agence Internationale de l'énergie pointent que les la croissance des émissions mondiales, elle est en dessous de 0 %. Donc on est on a vraiment cassé cette courbe.
Évidemment, c'est pas du tout assez puisque on devrait être à - 40 ou moins 35 % ou moins 40 en 2030 et que c'est dans très peu de temps. Il y a eu aussi une évolution dans les les trajectoires de de hausse des températures. Avant Paris, on va vers un réchauffement global de 4°gré comme vraiment invivable. enfin on peut pas s'adapter globalement hein puisque ça fait des moyennes très différentes en particulier en Europe où on est à plus du double hein du réchauffement mondial euh et euh et et par ailleurs on on voit le les grandes les grands changements euh qui en dehors de cette courbe des températures où on est entre 2.5 et 2.7 7 de réchauffement global à l'heure actuelle et on sait pas évidemment si notamment les évolutions des émissions chinoises en particulier indienne aussi vont nous amener vers vers quelque chose plus proche de 2 degrés.
Mais on est de toute façon dans un scénario pour l'instant qui est très au-delà des objectifs de Paris, très en dessous de degrés et si possible 1° 5. Donc on va vers un un dépassement de ce de ces seuils. En tout cas dans le dans la récemment.
Cela dit, on a quand même réchauff évité du réchauffement. Il est évident que les investissements dans les énergies renouvelables aujourd'hui, c'est deux fois les investissements chaque année maintenant dans les énergie fossile. Donc le trâ de l'économie réelle, il est il est clair.
Euh et c'était c'était à parité il y a 5 ans. Aujourd'hui, chaque année, c'est le double vers les donc là la la baisse spectaculaire du coût des énergies solaires éoliennes dans une moindre mesure, batterie surtout. Euh c'est ça qui a fait évidemment qui aujourd'hui fait gagner le match.
Et on a aujourd'hui même en Europe, qui est pas encore vraiment là où elle pourrait être, plus d'électricité générées par le solaire et l'éolien que par les énergies fossiles. Alors, cela dit, en même temps, euh le multilatéralisme est en vraie crise. Euh bon, il y a pas besoin de beaucoup de de description, c'est malheureusement évident.
Euh et euh face à cette urgence climatique où il faut qu'on trouve parce que le climat ne malheureusement personne ne peut faire tout seul. Euh il faut faire avec ce qu'on a aujourd'hui avec les États-Unis qui sont qui ont choisi un niveau d'agressivité euh inattendu et enfin peut-être attendu mais en tout cas différente de celle du premier mandat de de Donald Trump. Et et du coup, on se retrouve plutôt en essayant de regarder qu'est-ce qui se peut se passer aujourd'hui de coalition en plus petit nombre de pays ou d'acteurs.
Euh des le rôle des des sous des des autorités locales en général, région, euh mairie sous-état dans les fédérations qui ont joué un rôle vont jouer un rôle croissant dans le système international. euh les vraiment il y a des moments régionaux très importants aujourd'hui qui n'existaient pas avant Paris. euh il y a des choses qui se passent, je regarde Ron à Nant euh il y a des choses qui se passent dans beaucoup de villes et de pays du monde euh pour se rassembler et réfléchir localement aux actions sur le changement climatique.
Donc alors je je discutais à déjeuner de qu'est-ce qu'on pouvait espérer à l'institut Aspen. Et c'est vrai que il y a eu d'autres moments dans l'histoire où on a commencé par des traités qui concernaient peu de pays qui se sont étendus. Euh bon, les traités de libre échange en sont un bon exemple hein lorsque on est arrivé finalement à la création de l'OMC.
Mais le traité de non prolifération nucléaire, il est venu aussi à très peu de pays au début et on a créé des donc il faut pas du tout se dire le multilatéralisme mort, il y a plus que des relations transactionnelles. On peut revenir vers un monde de règles en repartant de de problèmes plus spécifiques peut-être de plus petites coalitions qui vont définir des principes et des règles qui pourront me semble-t-il en avec leur la redevabilité qu'il faut créer faire un certain nombre de choses et il y a des innovations. L'assemblée citoyenne pour le climat je crois qu'il faut pas le négliger. encore une fois la dynamique quand même des autorités locales qui est pour préparer la COPE de Bélè qui a été absolument exceptionnel euh et euh des initiatives privées et publiques dont on voit que elles essayent de d'aller beaucoup plus vite.
On a de fait une redéfinition géopolitique. les les pays qui ont choisi qui choisissent l'électrification et évidemment il faut l'espérer de l'électrification propre euh elle il se différencie aujourd'hui dans leur vision du développement de ceux qui veulent rester attachés pour des raisons de ressources hein au au pétrole et au gaz et et de fait cette tension elle traverse les groupes de négociation dont l'Europe en partie regardez la position on le voit encore dans la position polonaise, mais elle a quand même beaucoup changé, mais la position hongroise par exemple dans le cas européen ou même italienne où effectivement la présence de ressources importantes ou de d'options hein vers le pétrole et le gaz gêne évidemment la progression vers une idée que en fait l'avenir économique qui réside dans la consommation d'énergie sous la forme d'électricité qu'on peut décarboner complètement. Donc cette ID Petrostate contre électrostate qui est un peu caricaturale, elle elle interroge quand même l'Europe parce que euh la Chine aujourd'hui, la Corée du Sud, le Japon sont à des niveaux d'électrification de leur consommation d'énergie très supérieur à celle de l'Europe et l'Europe, elle est à peu près au niveau américain, ce qui est donc, on a beaucoup de progrès possible devant nous et c'est tout à fait important.
Alors évidemment, je voudrais faire mais je pense que le président l'ancien président de la République l'a fait. Laurent Fabus le fera encore mieux quand il vous il se présentera devant vous. Euh on a aujourd'hui évidemment des un peu des regrets sur l'évolution de la diplomatie climatique européenne.
Alors il y a des raisons à ça. Euh il y a eu quand même l'invasion de l'Ukraine qui a focalisé la diplomatie sur ces sujets majeurs. la le conflit naissant et qui s'accroit avec les États-Unis qui a mis le la diplomatie du climat un peu en arrière de l'agenda politique des différents gouvernements mais aussi d'ailleurs de la Commission européenne et c'est assez flagrant.
Euh par ailleurs, les divisions, les les pressions aussi de l'extérieur, hein. Et on connaît la force de la désinformation russe et américaine sur ces questions du climat qui ont fait que euh les pays réticents ont bloqué quand même euh euh de façon assez forte hein, la conclusion d'une d'une proposition européenne à la COP 30 à temps et suffisamment ambitieuse. On a fini par le faire mais juste avant le début le vraiment le jour avant du début de la COP si je me trompe pas du jour.
Donc il y avait pas de stratégie réellement de l'Europe et bon la France a pas vraiment aidé sur avait une divergence de vue. Le gouvernement français ne voulait pas d'un engagement sur le la contribution 2040. Alors pourquoi on en avait besoin alors que les NDC de tous les autres pays du monde portent sur 2035 ? 2040, c'est ça qui est inscrit dans les lois climat.
C'est ça qui a une portée juridique en Europe. Et il fallait discuter 2040 pour éventuellement voir la trajectoire entre 2030 pour lequel nous avons évidemment un engagement et 2040. Et donc de ce point de vue, on est arrivé en Europe à la COP 30 assez désarmée sans avoir préparé pour des raisons justement d'une diplomatie climatique qui n'était pas privilégiée pour toutes sortes de raisons très compréhensibles de la géopolitique et en même temps pas de capacité d'avoir remplacé les États-Unis dans le dialogue avec la Chine pour essayer de trouver une position un peu plus ambitieuse pour la COP 30.
Donc finalement, la COP 30, elle a été euh sous le leadership clairement bien sûr du Brésil, mais aussi des pays arabes euh qui avaient euh une intention, c'était d'effacer tous les progrés sur euh la transition hors des fossiles obtenu notamment à la COP 28 à Dubaï. C'était assez frappant de voir d'ailleurs le rôle des des acteurs ambitieux traditionnels, notamment des petites îles, du Pacifique ou de la Caraïbe, euh sous pression américaine d'une façon extrêmement violente qui a fait que tous étaient vraiment extraordinairement prudents sur leur position, leur proposition parce qu'il y a eu des menaces très directes soit dans le cadre de la négociation du transport maritime à l'Organisation mondiale maritime parce qu'ils étaient tous pour la taxation du carbone du transport, ce qui a occasionné des conflits très violents avec les États-Unis. Euh et aussi parce que ils dépendent pour desfend en particulier les les îles Caraïbes de de leurs relations très proches hein, y compris enfin de transport, de voyage, de euh de de relation avec euh euh avec les États-Unis.
Et du coup euh un manque quand même de capacité de ceux qui d'habitude par leur autorité morale si je puis dire pousse quand même les négociations à des niveaux d'ambition plus importants. Cela dit, il y avait pas non plus grand-chose à négocier à la COP 30, il faut le reconnaître. Sinon, tirer les conclusions du de ce qu'on appelait le bilan mondial, le premier bilan mondial de l'accord de Paris qui a montré qu' a eu des conclusions très intéressantes et qui montraient qu'il fallait accélérer l'action. et c'est ça qui a été bloqué à la COP 30.
Malheureusement, on en a pas tiré les conclusions opérationnelles de mise en œuvre de cette de ce bilan global. Par ailleurs, il faut reconnaître que du point de vue de la diplomatie européenne et française sans doute aussi puisque c'est évidemment pas le premier point de l'agenda diplomatique aujourd'hui, c'est le manque de relation plus fréquente et plus fluide sur ce sujet euh avec nos partenaires et que au fond on est arrivé avec pas beaucoup de préparation. J'ai parlé de la Chine, on pourrait parler de l'Inde, on pourrait parler de beaucoup d'autres pays euh euh pour lequel euh en réalité il y a pas eu de mais je dirais toutes les épisodes précédents, le Covid puis euh l'invasion de l'Ukraine ont quand même éloigné les Européens de leur partenaire des pays en développement.
C'est assez clair, mais le y compris quand même le je trouve qu' on aurait quand même pu faire plus euh notamment avec tout l'ensemble des États insulaires qui encore une fois c'est eux l'autorité morale de de l'ambition de l'accord de Paris. Il faut le reconnaître. Le 1 degré 5 c'est les petites îles qui l'ont porté et qui ont montré pourquoi ça faisait une énorme différence.
Alors qu'est-ce qui a changé par rapport à la COP 21 ou la COP 28 ? que on a des nouveaux sujets maintenant dans la diplomatie internationale du climat qui avait été qui n'était pas là ou qui avait été bloqué très particulièrement celui du commerce. On a évidemment beaucoup de pression pour les mesures protectionnistes européennes sur les problèmes de concurrence notamment des empreintes de carbone des produits qu'on importe.
Euh il y a une accusation assez fréquente euh disons les Européens au fond hypocrites euh finalement quand même beaucoup d'approvisionnement fossil qui continuent euh le fait de au fond euh de dire on sait pas très bien ce que l'Europe veut aujourd'hui. Alors que évidemment il y a beaucoup de clarifications très complexes à faire, notamment dans la relation avec la Chine qui détient quand même les grands éléments de cette transition vers les énergies propres parce que elle la Chine a investi avant l'Europe, bien avant l'Europe et donc c'est c'est elle aussi qui a aujourd'hui toute la panoplie, toute la chaîne de valeur de la technologie verte, y compris sur la transformation des minéraux critiques qu'elle produit pas nécessairement elle-même mais qu'elle transforme et on n pas d'autres options. aujourd'hui et donc il y a une au fond des beaucoup je suis très frappé de voir que souvent l'argument en Europe c'est mais les émissions mondiales les émissions européennes c'est très faible et donc ça change pas grand-chose et c'est vraiment une erreur d'appréciation parce que ce qu'on voit c'est que dès que l'Europe recule ou hésite il y a immédiatement une question sur est-ce qu'au fond on va pouvoir le faire ou pas et ça le l'influence européenne le côté de on fixe la norme dans la transition, il est considérable. il est considérable et y compris vis-à-vis y compris de de la grande puissance chinoise qui peut évidemment avoir d'autres marchés mais rappelons-nous que c'est quand même le principal marché chinois pour pour la Chine et évidemment encore plus pour les pour les énergies propres et toute la chaîne de valeur qui est liée.
Et donc il y a beaucoup de de réflexions à faire sur comment qu'est-ce que l'Europe veut collectivement, qu'est-ce que les différents pays de l'Europe veulent collectivement d'une façon ou d'une autre parce qu'il y a beaucoup évidemment des diplomatie bilatérale économique évidemment très forte et de fait en particulier on voit que les différentes parties du gouvernement chinois s'interrogent régulièrement sur ce que veut faire l'Europe et et je pense que le flou qui est aujourd'hui euh bon les craintes de contrôle euh les problèmes de sécurité euh beaucoup de sujets qui sont complètement légitimes n'ont pas donné lieu euh à une position claire qui est difficile à tenir collectivement et d'une négociation qui serait équilibrée avec la Chine sur ce sujet en même temps alors qu'on en a besoin. Alors c'est dommage parce que la France elle a c'est un bon sujet pour la décarbonation. On a la sortie du charbon en 2030, euh la sortie du pétrole en 2040- 2045, du gaz fossile en 2050.
Euh je crois que c'est très bien que le que le gouvernement ne veuille pas revenir sur la le l'interdiction de l'exploration fossile en outre mer. Je pense que c'est important que la France, me semble-t-il, on a quand même fait de l'accord de Paris qui est reconnu quand même mondialement comme quelque chose auquel un les gens ne croyaient pas. et euh et où on a fait la différence encore une fois il y a un avant et un après-paris.
Et donc je crois que ce serait vraiment dommage que la France perde cet héritage et la façon de faire c'est quand même de d'accélérer la transition en France et de pousser la transition en Europe et je m'arrêterai là. Merci beaucoup à la fois pour ce panorama et puis l'identification d'un certain nombre d'enjeux, je crois qu'ils seront très importants pour le suite de nos travaux. Je vais maintenant laisser la parole à notre rapporteur.
Merci monsieur le président, chers collègues et et merci de prendre le temps euh à tous les deux pour venir à cette audition qu'on attendait avec impatience, je dois vous le dire. Euh alors, vous avez répondu déjà à plusieurs questions en fait que nous souhaitions vous adresser, mais je voudrais revenir un peu plus particulièrement sur vous avez évoqué en début de votre propos sur ces notions de coalition nouvelle. Euh on a beaucoup parlé de la Chine effectivement.
Est-ce que vous voyez euh dans une stratégie française des pays avec lesquels euh on pourrait davantage travailler en supposant qu'on ne le fait pas suffisamment aujourd'hui bien entendu. Euh ce qui amène à la à la réflexion un peu plus large sur la définition nord-sud qu'il y avait à l'époque de l'accord de Paris. Est-ce que vous pensez qu'elle est toujours pertinente ou est-ce qu'il faudrait revoir euh ces regroupements de pays qui avaient été faits à l'époque ou est-ce qu'on est toujours quand même dans les grandes dans cette grande dualité, on va dire ?
Euh on pense notamment bien entendu aux pays émergents et et aussi à certains pays du golf qui peut-être ont ont joué différemment plus récemment euh mais aussi à l'Argentine ou d'autres mais enfin je vais pas faire la réponse. On on vous attend autour de ces questions-là. dans votre livre, vous avez appelé une à une refonte nécessaire de l'accord de Paris.
Est-ce que vous pouvez nous en parler plus ? C'estàd que vous pensez qu'il faut tout remettre sur la table. Comment voyez-vous cette refonte ?
Est-ce qu'il s'agit d'un nouvel accord ou une une prolongation, une amélioration de celui qui existe aujourd'hui ? Euh j'ai cru comprendre dans vos premiers propos quelques éléments de réponse parce que vous pouvez revenir sur ces deux ces deux sujets. Merci. peut-être répondre à la première quels pourrait être nos nos partenaires et puis en en dehors évidemment de la Chine et puis peut-être que Emmanuel Garin pourrait répondre sur comment on peut faire évoluer non pas refondre en fait mais faire évoluer cet accord de Paris qui est une dimension maintenant de de mise en œuvre puisque le les règles sont aujourd'hui approuvées ont été votées qu'il y a plus grandchose à faire sur ce ce cette élaboration de ce qui est les obligations, de ce que sont les obligations, pardon, dans le cadre de l'accord de Paris, il me semble et et particulièrement pour la France, on a un défi qui évidemment il faut reconnaître he le recul de notre partenariat avec beaucoup de pays africains euh avec qui on était traditionnellement plus en relation et au contraire, je trouve, il s'ouvre pour la diplomatie française notamment climatique, à part l'insistance que je mets sur euh euh la diplomatie vis-à-vis euh des petites îles et des États-Uliens Pacifiques et Caraïbes où je trouve que et et la et les pays latino-américains en général, j'y reviendrai tout à l'heure, il me semble qu'il y a quelque chose à jouer sur l'Afrique de l'Est sur lequel on n pas particulièrement d'abord on est on n pas on n'est pas dans une relation décoloniale et c'est aussi de ce côté de l'Afrique de l'Est qui a le plus d'innovation et de d'engagement vis-à-vis du climat.
Alors bon, je pense pas à la Tanzanie qui est évidemment aujourd'hui très intéressée par l'exploitation des fossiles, mais le Kenya, l'Éthiopie, l'Afrique du Sud aussi. C'est des partenaires avec lequel on a des relations mais qu'on pourrait je crois beaucoup développer. On a d'ailleurs le sommet bientôt au Kenya ou qui je mélange un peu les dates mais il est dans quelques semaines, je crois.
Euh je pense que c'est très important qu'on change un peu notre vision de l'Afrique parce que il y a maintenant un certain nombre de d'États africains. Pour répondre aussi à votre question, on a vu à la COP 30 un éclatement du groupe africain qui était toujours très aligné et qui s'est séparé entre ceux qui veulent continuer sur les fossiles et ceux qui veulent pas parce que ce soit le Ghana, encore une fois le Kenya ou l'Éthiopie, ils ont une vision différente de leur avenir et je pense qu'il y a quelque chose à faire de de différent. comme d'ailleurs avec l'Afrique du Sud où où on a d'abord l'Afrique du Sud est quand même très engagé sur cette question de décarbonation avec toutes les difficultés qu'il reconnaissent et je pense qu'il y a il y a quelque chose à faire avec ce pays dans une approche qui sera forcément différente de celle qu'on a eu avec les pays d'Afrique de l'Ouest ou les pays d'Afrique du Nord mais enfin et notamment avec nos partenaires traditionnels en Afrique au Sud du Saint-Arab y compris d'ailleurs des pays comme le Nigéria qui sont à mon avis une exploration intéressante.
Enfin, c'est un peu l'idée. Euh ces partenaires, je pense aussi notamment au pays latino-américain, il faut qu'on leur propose et là je trouve qu'il devrait y avoir des initiatives françaises parce que il faut aussi qu'on le joue en européen, notamment avec la Banque européenne des investissements. Qu'est-ce qu'on propose comme partenariat de développement ?
Il faut pas oublier que la France depuis je sais pas 50 ans, elle a beaucoup proposé le codéveloppement. On a eu plein de de d'épisodes, de moments où la politique de développement de la France, y compris la position et la politique de l'Agence française de développement que j'ai eu l'occasion de présider pendant plusieurs années, c'était de d'offrir un partenariat, donc un équilibre dans la chaîne de valeur, de partage de ses avantages. Et pour l'instant, on est un peu muéro l'Europe va y aller difficilement.
Euh et je pense qu'au plan européen, ce volet d'aide au développement, il est plus il fonctionne plutôt bien si on a une initiative et je trouve qu'il faudrait qu'il y a une grande initiative française encore une fois avec la Banque européenne, peut-être avec d'autres banques hein, je pense aussi la Berde où il y a aussi des possibilités de travail pour associer les instruments financiers avec une vision du développement sur la chaîne de valeur de la de la transition juste. Et je pense que l'Europe, elle a besoin d'idées là-dessus, de propositions, de modèles et ça serait, je crois, tout à l'honneur de la diplomatie française de le de le faire parce que je crois que vous pensiez justement au ces histoires de de finances innovantes, il y a il y a beaucoup de choses à faire de ce point de vue-là. Euh mais peut-être que sur le le volet de ce qu'on peut apporter maintenant en complément en fait de l'accord de Paris Emmanuel, tu peux euh compléter ce que je viens de dire.
Merci beaucoup. Euh oui, deux deux compléments à la réponse que vient de vous faire Laurence d'abord sur les partenariats et la diplomatie bilatérale. Bon, je crois que puisque l'intérêt de ces auditions est de pouvoir se parler, franchement, je crois que c'est important aussi de constater que quelque chose s'est dégradé d'une certaine manière dans l'efficacité de la diplomatie climatique française européenne.
C'est frappant de voir que la France et l'Europe en 2015 étaient au cœur du jeu diplomatique et pas uniquement parce que la COPE avait lieu à Paris, mais parce que la France et l'Europe avaient su construire les bonnes alliances et que la France et l'Europe se sont retrouvés être au fond assez périphérique pendant la COPE de BM, c'était assez frappant euh dans le jeu politique final. Euh la France et l'Europe étaient au centre du jeu en 2015, notamment parce qu'elles avaient su construire ce partenariat stratégique avec les États insulaires et en développement et avec les pays les moins avancés. Euh et ça n'était plus le cas à la COP à BM.
Il y avait même beaucoup de frustrations pour les avoir vécu personnellement avec Laurence Abellem qui s'exprimait aussi bien de la part euh des îles du Pacifique que des Caraïbes avec le sentiment que les Européens récitent une forme de catéchisme sur les nécessaires réductions d'émission la sortie des énergies fossiles et n'était pas attentif aux enjeux de financement de l'adaptation euh aux enjeux autour des océans qui exprimaient des États insulaires et en développement. Euh et euh la France et l'Europe n'étaient pas pour autant euh en train de discuter euh avec euh les gros acteurs, que ça soit la Chine ou des acteurs difficiles comme euh comme l'Inde et l'Arabie Saoudite. que il y avait quelque chose de euh franchement en tant que français fier de l'être et et européen convaincu, quelque chose de de difficile à vibre pendant la COP de Bem dont dont je crois qu'il faut qu'on on tire les leçons pour ce qui est de des ajustements à faire dans la gouvernance mondiale du climat et des compléments à apporter à l'accord de Paris plutôt que un substitut.
Bon, je crois qu'on en est tous au même point. On constate que le multilatéralisme est devenu une forme de plus petit dénominateur commun et qu'on sait devoir aller au-delà. Et c'est un peu la même chose que sur les autres sujets, y compris les sujets de défense et de et de sécurité plus classique.
Il faut savoir construire les coalitions de volontaires qui sont capables et ont envie d'aller plus loin sur certains sujets, sur certains secteurs, sur certains gaz en particulier. Euh mais que si on veut que euh ces coalitions de volontaires euh soient vraiment en avance, euh sur le reste, bon se pose la question des incitations à aller plus loin et de la protection aussi de l'avantage compétitif des uns et des autres. Mais il y a un sujet sur lequel avec Laurence et avec d'autres dont avec Laurent Fabius, on est convaincu qu'on peut aller plus vite et plus loin. c'est notamment sur le sujet des émissions de méthane qui ont un pouvoir de réchauffement très important et donc leur réduction rapide est vraiment indispensable pour limiter à la fois le niveau et et la durée du dépassement de cet objectif de limitation de la hausse de température à 1°gr 5. que penser que la France et l'Europe doivent être moteurs dans une coalition des volontaires qui réduirait les émissions de méthane à l'intérieur du cadre de l'accord de Paris est vraiment très important.
Mais mais vraiment pour insister sur votre point précédent, monsieur le président, les les partenariats du point de vue de la diplomatie climatique française et et européenne sont à reconstruire. Il faut le voir avec lucidité, avec détermination, je crois. Monsieur le rapporteur, je vous laisse poursuivre.
Oui, merci pour euh ces réponses. Est-ce que euh ça serait allé trop loin que de qualifier qu'on est finalement passé d'un accord historique à dans ce qu'on lorsqu'on vous entend euh à la recherche permanente maintenant de compromis fragile. Est-ce que c'est une affirmation qui qui selon vous est surfaite ou est-ce qu'on on en est pas loin tout de même ?
Parce que c'est un peu l'inquiétude qu'on peut avoir au fil des auditions que nous avons jusqu'aujourd'hui et et votre avis est très important sur le sujet. Euh je n'ai je n'ai pas du coup saisi dans votre mais pardonnez-moi, j'ai peut-être mal compris dans votre réponse, monsieur Guérin. Du coup, le les éléments de la refonte ou en tout cas de euh est-ce qu'on part vers un nouvel accord selon vous ?
Madame Tubiana parlait d'une prolongation, mais est-ce que formellement c'estàd qu'on s'engagerait sur la une grande négociation à nouveau ? Certaines ONG nous ont fait pas de d'inquiétude par rapport à la réouverture de tout le livre sur le climat. et je se disait attention euh euh il y a des enjeux plus de financement et et l'enjeu majeur que j'ai pu entendre jusqu'aujourd'hui mais je n'ai pas prétention à à tout connaître sur le sujet évidemment euh c'est que la Chine accepte d'être contributeur à son tour euh et c'est l'enjeu parce que les États-Unis ont quitté la table, il y a un gros souci de financement et on peut pas accélérer ou faire mieux ou même continuer à faire autant si on n pas les financements.
Voilà, on a l'impression d'être un carrefour ou un tournant, je ne sais pas. Mais est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui on est malheureusement tombé de l'accord historique au compromis fragile ? Non, mais il y a des rythmes différents, c'est-à-dire que l'accord de Paris euh comme nous l'avons dit, ça ça a tracé une ligne dans le sable et il y a un avant et un après et il reste et à tel point que euh enfin personne ne veut sortir malgré les pressions de Trump hein, c'est quand même euh bon le témoin de cette volonté, y compris quand on discute avec nos collègues saoudiens, ils veulent pousser un peu le plus possible, ralentir d'ailleurs, ils le disent très explicitement, ils veulent ralentir ils veulent pas casser.
Euh cela dit dans le court terme euh il y a quand même des effets de paralysie puisque ça fonctionne quand même par consensus. D'où l'idée que qu'évoquait Emmanuel qu'au fond il faut se saisir des des des initiatives qui sont d'ailleurs inscrites dans la logique de l'accord de Paris. d'aller à un plus petit nombre, un peu notre coopération renforcée européenne si on peut dire, à un plus petit nombre, on va vers des engagements par exemple sur la transition hors des énergies fossiles.
Donc c'est moins le fait d'avoir des espèces de compromis fragiles que de garder le cap pour le moment où on pourra retravailler en consensus plein. Sachant qu'il y a un peu des ennemis de l'intérieur quand même comme et comme l'expriment les Saoudiens de façon très enfin très directe. On sait bien que ce cycle de l'ambition du climat il va revenir.
Ce que on essaie de faire c'est de freiner les choses mais on sait bien que ça va revenir et à ce moment-là on veut pas être hors du jeu. Et d'ailleurs eux-mêmes dans leur économie nationale, il ils veulent ne pas être encore en dehors du jeu. Donc cette espèce de et et c'est vrai que là où il y a une chose à faire pour le enfin le disons accélérer la mise en œuvre puisque encore une fois l'accord de Paris il est là, personne ne conteste les obligations la revue tous les 5 ans finalement l'Inde entraînant les pieds et là redonner sa contribution nationale qui est pas si mauvaise que ça.
C'est quand même l'idée, il faut il faut peut-être avoir aujourd'hui un partenariat plus explicite avec la Chine sur la défense et la solidité de l'accord de Paris et son élargissement du point de vue des acteurs qui sont actifs. C'est pour ça que ça fait longtemps qu'on discute avec Ronand sur comment on va faire pour que les autorités locales elles aient une place à la table. C'est plutôt euh apporter les nouvelles forces qui en sont pour l'instant resté à l'extérieur de l'accord de Paris du point de vue formel puisqu'ils ne sont pas des partis mais qu'ils ont aligné leur politique, leurs engagements au rythme de l'accord de Paris tous les 5 ans avec des objectifs de neutralité carbone au milieu du siècle ou souvent avant.
Il faut que cela il rentre dans la dynamique de mise en œuvre de façon plus visible, plus et qu'il fasse partie de la dynamique parce que la mise en œuvre, c'est une question de confiance. C'est une question de penser que l'économie réelle, elle va vers là. Et là, les signaux des acteurs économiques mais surtout des autorités locales, ils sont très importants.
Et c'est là que moi j'étais un c'est vrai, on aurait pu faire mieux à la COP 30 de d'intégrer parce qu'il faut le faire. Donc on a des propositions qu'on fait dans ce livre et qu'on fait maintenant de façon régulière que les autorités locales elles fassent partie de la CNUC au sens formel, au sens qu'elles aient un un moment où elles rapportent sur ce qu'elles font, elle montrent qu'elles font plus vite et que ce soit un moment où les gouvernements ne peuvent pas ignorer la rapidité de la mise en œuvre dans ces dans ces terrains, dans ces territoires. Et c'est vrai à mon avis pour les acteurs économiques qui ont pris des engagements ambitieux et qu'on entend plus trop pour différentes raisons politiques, je crois qu'il faut avoir un moment où les banques aussi multilatérales de développement viennent dire ce qu'elles font auprès de la CNNUC.
Euh non pas parce que la CNNUC a un rôle de gouvernance de ces institutions, mais ils doivent pouvoir venir pour montrer en quoi ils contribuent euh pour de pour de vrai. Donc c'est plutôt ça, c'est plutôt dans la phase de mise en œuvre dansquelle on est de la Gor de Paris. de créer les mécanismes d'incorporation de toute cette dynamique de l'économie réelle dans cet accord de parier et ne pas s'en tenir juste à à des négociations entre diplomates et notamment en particulier sur les questions financières.
Donc oui, les ONG ont raison, il faut surtout pas rouvrir l'accord. Il faut même pas rouvrir l'accord sur les températures. Ça serait il y a des positions euh qui ont été exprimé qui n'ont je pense qu'ils n'ont pas d'intérêt.
Donc il faut pas rouvrir ça. Il faut se dire comment on accélère la mise en œuvre et euh et en introduisant à mon sens d'autres d'autres acteurs. Moi, je on soutient l'idée d'une assemblée mondiale du climat des citoyens.
Il y en a eu maintenant deux. Euh et encore une fois à l'issue du sommet d'Oriot, je pense qu'il y a des propositions à faire sur l'incorporation vraiment formelle parce que pour l'instant c'est à côté quoi et ça n'a plus trop de raison d'être. Peut-être dernière question avant avant le tour de table.
Pardonnez-moi. Euh ces questions que je je posé aussi hier à l'ancien président de la République. Du coup euh on a pu aussi entendre des questions autour du rythme des copes et on a entendu deux écoles, on va dire, celles qui consiste à dire il y en a trop tous les ans parce qu'on recherche à chaque fois euh à des trophées finalement et quand on les a pas, on est déçu, même si on n pas reculé, on n pas avancé.
Et donc euh parce qu'on a pu entendre deux deux avis sur Bélhem en disant "Mais ça n'est pas ce que nous en attendions". Mais à l'inverse, on nous a dit "Oui, mais nous n'avons pas reculé, on a protégé l'accord." Euh, est-ce que vous pensez que du coup ça pourrait aller jusqu'à remettre en cause ce rythme annuel ?
Alors, on nous a parlé aussi de de grandes copes et de petites copes. Euh al comment les qualifiés, ça c'est autre chose. Ou alors de copes thématiqu, ce que j'entends peut-être qui pourrait faire écho à ce que vous disiez.
C'est-à-dire que dès lors qu'on on choisit des plus petits regroupements ou des plus petites causes à l'intérieur de la grande cause, on pourrait en faire un point aussi intermédiaire si les grandes CES devaient être toutes les tous les 5 ans. Est-ce que vous avez quel est votre avis voilà sur ce sujet qui est un sujet formel mais on sait que sur ces questions là la forme conditionne parfois le fond. Alors, je suis sûre que Emmanuel voudra compléter.
Ce qui se passe, c'est que quel ça soit des avancées grandes ou petites, surtout dans le contexte actuel, on n pas d'autres endroits où on parle climat aujourd'hui. On en parle même de moins en moins quand même. Donc il y a cet aspect là, c'est complété de façon à mon avis intéressante par le fait que il y a aujourd'hui avec des résultats plus ou moins intéressant, il y a quand même aujourd'hui des ancrages régionaux qui me paraissent vraiment importants.
Euh dans l'idéal, si on regarde une modernisation ou une évolution du système descopes, on pourrait très bien avoir ce que vous proposez. D'ailleurs, je crois que on avait dans d'autres articles avec Emmanuel Guin proposé justement qu'il y ait des préparations, des négociations préparatoires, peut-être thématique ou sectorielle qui arriverait devant la COP. C'était un peu l'idée d'ailleurs de la du sommet d'Oriot pour euh Sao Polo pour les entreprises, ça a été moins moins convaincant et qui viendrait déposer des résultats.
Mais il faut à ce moment-là qu'on crée l'espace institutionnel qui aujourd'hui c'est plutôt il y a deux agendas. l'agenda de des négociateurs qui ont quand même plus grand-chose à négocier quand même hein et puis parce que c'est vrai, il y a plus grand-chose et puis tout ce qui est autour et qui n'est pas réintégré dans les dans la l'ambition et la préparation d'ailleurs de ce deuxième bilan mondial qui va être vraiment important. C'est là je pense qu'il y a des espaces d'innovation.
Euh pour l'instant, c'est vrai que vu le vu l'intérêt international sur le climat qui est quand même un très très bas point, euh je pense qu'il faut quand même tenir la réunion de tous les ans au moins pour se rappeler que ça va pas bien, que les catastrophes elles coûtent de plus en plus cher euh et et et montrer que sur il faut bien sûr travailler sur l'adaptation, la résilience par rapport au changement climatique qu'il faut échanger, qu'il faut se savoir comment on va faire et qu'il faut décoincer. ces questions financières sur lequel il y a quand même des avancées. Vous savez que en particulier nous proposons qu'il y ait des des secteur qui soient taxé qui ne comp qui contribuent à la pollution et qui contribuent pas au financement des même des réparations.
Je pense au secteur aérien évidemment sur lequel moi je suis partie prenante de de l'idée que les les vols en classe affaire ou première ou les jets privés de ce qui est taxé en France he les jets privés on les taxe euh contribue vraiment davantage parce qu'on a besoin de ressources publiques. Enfin il y a des ressources il y a les cryptoonnaies qui consomment énormément d'énergie euh l'intelligence artificielle aussi qui se trouve en concurrence maintenant avec les consommations des ménages ou même d'autres industries. Il y a bien il y a bien des secteurs aujourd'hui qui ne contribuent pas la solution du problème.
Et donc là, je trouve aussi qu'il y a des ressources qu'il faudrait mobiliser. Peut-être tu veux ajouter quelque chose ? Effectivement la distinction petite COPE grande COPE est utile je crois tout en rappelant comme vient de le faire Laurence que une COP chaque année ça reste indispensable parce que on a besoin de mettre le sujet à l'agenda politique chaque année et sinon ça disparaît.
Et puis parce que je rejoins tout à fait votre opinion suivant laquelle la forme est politique, il y a quelque chose à changer, je crois dans la façon dont on organise la chorégraphie même des COPS parce que la façon dont ça se passe aujourd'hui est insatisfaisante du point de vue du signal politique qu'on envoie à travers les médias et à travers la communication puisque ce qui se passe au fond est un peu toujours la même chose, c'est pendant la première des deux semaines, c'est une espèce de feu d'artifice d'engagement volontaire et on a un petit peu du mal à distinguer le bruit et le signal. Enfin, on en retient souvent plutôt le bruit que le signal. Euh et puis les COP se terminent toujours euh par cette négociation de la décision de la COP elle-même entre gouvernement qui un peu par définition euh est acrimonieuse et et porte sur des virgules.
Euh et et donc la couverture médiatique de la fin de la COP, c'est toujours ça. C'est toujours finalement un peu décevant et c'est sans aucune espèce de rapport avec ce que disait Laurence qui est au fond ce qui devrait nous intéresser, c'est-à-dire le signal qui est envoyé par l'économie réelle et qui est envoyé par la société aussi éventuellement par le biais d'une assemblée citoyenne mondiale ou par le biais de la mobilisation des collectivités territoriales. Donc il y a quelque chose je crois à changer dans l'organisation même des COPES parce que sinon elles ne peuvent pas se terminer autrement. euh que par une certaine forme de déception alors que l'essentiel du signal est envoyé ailleurs.
Sur lequel je voudrais qu'on réfléchisse, c'est qui a été l'évolution du style de présidence ? pas pour dire qu'on a fait beaucoup mieux que les autres, mais ça fait trois copes au moins où en réalité il y a plus tellement de discussion entre les parties et et c'est le moment où quand même les gens se voient parce qu'il y a pas toujours des préparations très très importantes avant. Et il se trouve que depuis trois trois copes ou quatre maintenant euh il y a un drôle de jeu où c'est la présidence qui fait les consultations bilatérales euh porte fermée en général et qu'il y a pas de moment où on voit où en sont les uns et les autres et je pense que je sais pas comment faire.
Enfin, je il y a des groupes de travail sur la gouvernance que le secrétaire exécutif de la de la CNNUC a lancé et euh j'aimerais euh que passe l'idée que il y a des responsabilités en étant président. La présidence française, elle a fait énormément l'effort de transparence. Il y avait pas de porte fermée.
Euh il y avait pas de moment où les partis pouvaient pas discuter entre elles sans que la présidence impose une solution. Euh et là c'est ce qui ça s'est passé à Charmelcher, ça s'est passé à Dubaï, ça s'est passé évidemment en Azerbaïdjan et ça s'est repasser au Brésil. Et donc là, c'est le groupe le plus influent qui d'une certaine façon peut prendre en otage la présidence et on ne sait pas pourquoi ni comment.
Et ce manque de transparence, je pense que là, il est vraiment dangereux et qu'il faut arrêter, il faut que ça soit transparent, que y compris d'ailleurs hein la société civile puisse peut-être avec des écrans ce qu'on a fait à Paris hein, les les ANG étaient pas dans la salle mais elle voyait ce qui se passait avec les télévisions internes. Il y a rien à cacher là-dedans et les pays doivent assumer leur position. Donc je trouve que c'est une mauvaise évolution euh et qu'il faut arrêter ça parce que ça ça nous ramène à à vraiment des manques de transparence qui ont caractérisé des fois beaucoup de négociation internationales et sur un problème comme ça, c'est vraiment impossible.
Sinonf voilà les présidences, elles peuvent être prises en otage par tel ou tel ce qui s'est passé à la COP 30 où le groupe des pays arabes a conduit la négociation du début jusqu'à la fin. Donc je pense qu'il y a des procédures pour éviter ça et on va en discuter prochainement. Merci pour vos paroles relativement libre, j'allais dire ou totalement libre et notamment c'est la dernière qui je crois effectivement est importante.
Je vous propose maintenant de passer la parole à Martha de Sidrac d'abord puis ensuite nous aurons Renand. Martha. Merci président.
Euh merci à notre rapporteur d'avoir déjà posé un certain nombre de questions. Non non mais c'est tu es là pour ça TA. Euh je souhaitais vous interroger sur deux points que vous avez évoqué à l'occasion de vos propos.
Euh le premier lorsque vous avez évoqué que l'Europe était en fait un marché pour la Chine mais pas que pour la Chine donc un marché potentiellement convoité. Et donc en plus nous avons une économie qui est basée quand même sur la consommation aussi. Donc j'ai envie de dire là il y a quelque chose qui peut aussi nous interroger et mes questions vont être très praticop pratiques en fait en tant que tel.
On voit je je prends l'exemple des petits colis en ce moment. Vous voyez en fait on a en France on a eu des débats là-dessus on s'est interrogé on s'était dit pour des questions de que ce soit d'environnement d'économique importe. Je je ne vais pas relancer le débat. euh on va les taxer mais finalement on voit qu'il y a une espèce de contournement puisque maintenant il nous arrive malgré tout par la route.
Euh donc à un moment donné, je voulais vous poser la question euh quel euh comment euh pouvons-nous nous européens et nous Français nous prémunir pour qu'à un moment donné nous puissions avoir un même discours vis-à-vis d'un certain nombre de comportements de de d'entités de pays pour lesquels nous sommes à marché. C'est très bien, hein. Je porte je porte pas de jugement de valeur, hein, qu'on se comprenne bien.
Mais euh véritablement, comment faire pour que tout cela puisse fonctionner correctement au bénéfice évidemment de ce que nous portons et aussi au bénéfice évidemment de de l'Union européenne et de la France ? Euh évidemment, première question. Deuxème question, vous avez évoqué aussi l'intérêt pour nous d'avoir des partenariats tissés avec des pays en dehors de l'espace européen et je ne peux que souscrire à à vos propos.
Et je me disais, l'Union européenne a des espaces partout dans le monde et je pense évidemment à nos autres ma. Euh vous avez évoqué la côte est de l'Afrique, en face pas très loin. Nous avons la Réunion, nous avons Mayotte.
Euh et je là encore question très praticopratique. Est-ce que la diplomatie française aujourd'hui au sein de l'Union européenne est suffisamment forte pour faire entendre cette voix-là qui peut-être au bénéfice de l'ensemble de l'Union européenne par rapport au sujet qui nous anime aujourd'hui ? Mais aussi question très pratique, je prends l'exemple des déchets.
Quand on sait que à cause de nos réglementations autour des déchets, bah nos outre mè doit ne peuvent pas exporter les déchets en dehors de l'espace européen. Et on se retrouve depuis la Réunion avec des cargos et des containers avec des déchets réunionnés qui doivent arriver en Europe pour être traité, recyclé, enfin que sais-je ? Or, nous pouvons parfaitement nous tourner.
Vous avez évoqué le Kenya, vous avez évoqué la Tanzanie, des pays qui souhaitent en plus aller vers je dirais des des développements en transition. Pourquoi ? Pourquoi notre diplomatie française au sein même de l'Union européenne n'a pas un discours suffisamment fort et porté de manière à tisser ce type de partenariat ? bien sûr au bénéfice de nous français mais au bénéfice de l'ensemble de l'Union européenne en en laissant cette liberté même sujet pour nos entillos Antill aujourd'hui se retrouvent avec des à devoir avoir des comportements environnementaux je parle même pas économique mais environnementaux qui ne tiennent pas la route.
Or quelque part, je pense que l'Union européenne devrait pouvoir entendre la voix de ces de cette France là ultramarine qui peut-être véritablement un ambassadeur merveilleux pour l'Union européenne sur les sujets environnementaux mais y compris économique dans le monde. Voilà, je voulais que vous partagiez avec nous vos réflexions sur ces deux questions, sur ces deux sujets. Je vous remercie.
Allez-y. Sur ces aspects commerciaux, c'est très intéressant évidemment de voir nos émissions importées, d'où elles viennent et et de d'essayer de traiter le problème à la source. Enfin dans dans la discussion, je dis ça parce que les émissions européennes elles sont relativement faibles.
Quand on intègre les émissions importées, on a produit un rapport récemment, elles sont évidemment beaucoup plus élevées et en fait nos émissions importées, c'est les émissions chinoises. Enfin, je caricature. Donc, il y a quelque chose à faire de des deux côtés.
Et bon, c'est pas encore quelque chose qu'on est habitué à faire de de voir bah comment on gère ce cette relation bilatérale là. C'est vrai que il y a une force du marché européen, c'est le marché où il y a les marges économiques les plus importantes notamment pour les exportateurs chinois. Après effectivement, il y a les détournements, il y a tout ce qu'il faut ce qu'il faut évidemment régler et on voit qu'on est que au début hein de cette politique commerciale qui intègre les aspects d'environnement.
Il y a des secteurs où on sait mieux le faire comme les pesticides quand même sur les produits agricoles encore que euh mais peut-être pas enfin sur le carbone, on est juste en train de le faire. Donc c'est un gros chang de d'investissement intellectuel politique qui me paraît être encore très débutant. On se demande comment on va mettre en place le marché enfin la le pardon la taxe carbone aux frontières.
On sait pas encore très bien comment on va le faire parce que c'est compliqué. Donc ça m'étonne pas beaucoup qu'on ait pas encore d'idée bien clair, mais c'est un champ qu'on va être obligé de d'explorer peut-être dans le cas de club plus restreints pour essayer de comprendre les dynamiques de production et l'empreinte carbone de de chacun. Euh en tout cas, c'est ce point en pla de notre côté et ravi de vous envoyer les rapports qu'on a fait récemment si si ça vous intéresse sur l'idée euh euh les la France extra métropolitaine.
Vous avez tout à fait raison hein, il y a enfin mais on je pense pas qu'on les fait en tout mais je peux me tromper. Il y a eu quand même, j'ai j'ai vu dans d'autres contextes euh notamment évidemment à l'Agence française de développement les Antill, la Guyane, la Réunion proposer des choses vraiment intéressantes. Il y a des choses localement mais l'idée de les intégrer même la Guyane qui est quand même un enfin c'est encore un absorbeur de climat de carbone la forêt Guyanaise, mais c'est vrai que ça fait pas partie de de l'image de la de la diplomatie. on est et du coup pas d'influence européenne forte.
Donc c'est très intéressant notamment parce que comme le le disait Emmanuel Guérin tout à l'heure, on a besoin de de ce témoignage des des notamment des petites îles. C'est les plus affectés, c'est souvent les plus ambitieuses. Ils ont fait vraiment des choses intéressantes à tout point de vue et ça devrait être un peu nos nos champions d'une certaine façon et euh et on les met pas en avant.
Alors sur un autre puis je vais m'arrêter parce que je suis intarissable sur le sujet. Euh quand je m'occupais de la convention biodiversité, quand j'étais au cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, euh je voyais bien que nous avions des trésors euh d'innovation euh des populations locales puisque c'est la notre terminologie habituelle euh qu'on exploitait pas à tel point que les personnes, les communautés de Guyane, de des Antilles de la Réunion euh euh ils étaient dans les dans les délégations des pays nordiques parce queon voulait pas leur donner une place à nous euh particulière. alors qu'en fait il pouvait faire des propositions sur la biodiversité complètement innovante sur les savoirs locaux.
Donc il y a quelque chose qui euh qu'il faut vraiment creuser et surtout en ce moment on a besoin de petites îles qui se sentent peut-être plus conforté ou de territoires extramarins qui se sentent confortés parce qu'ils sont sous la protection européenne pour ne pas céder aux pressions américaines, y compris avec leurs voisins. Enfin, en tout cas, ça serait une possibilité ce gar. Alors, je propose de passer la parole monsieur Dantec au nom.
Merci monsieur le président. C'est pareil, je pourrais être un peu intarissable aussi donc je vais essayer de de réduire mon propos. Euh peut-être quand même bon redire à quel point l'accord de Paris est robuste.
Comme il est fondé quand même sur des engagements volontaires, il peut y compris absorber des périodes euh où plus personne n'a d'ambition en attendant des gens meilleurs. Ce qui est à peu près ce qui se passe aujourd'hui. Donc je pense que effectivement il n'est pas nécessaire de se lancer dans un long débat sur sa réforme en profondeur.
D'abord, on n'y arrivera pas, mais tel qu'il est conçu, une partie des artisans de cette architecture, il va tenir. Il va tenir. La négociation climatique, c'est une négociation globale.
Tous les enjeux de développement de de choix énergétiques, des pays, des modèles de développement sont là. Et pourtant, il y a un paradoxe, je le connais bien, de la nooc climat notamment desc. C'est une espèce de bulle du ce que j'appelle le climate World Circus Tour.
Euh ce qui fait qu'on a certainement eu y compris après Paris peut-être une cope un peu en bulle euh qui s'éloignait progressivement d'un monde qui partait lui dans dans d'autres sens. Donc je pense que notre première question en terme diplomatique, c'est c'est comment finalement la COP va rerentrer dans le monde tel qu'il est. Et je pense que les tensions de Bélhem sont un peu là-dessus et notamment quand on voit tout le y compris l'évolution du discours européen vers des choses de plus en plus transactionnel.
Trump l'a mis sur la table et aujourd'hui finalement c'est logique de d'accord avec qui est globalement my money back c'est à peu près ça euh et un peu et en train de se généraliser. Moi, ma première question, c'est de dire est-ce que on peut imaginer d'autres stratégies euh climatiques euh dans les COPES et en dehors des COP ou finalement les bilatéraux ou les accords entre grands grandes régions du monde sur des enjeux partagés et des gains partagés sont mis au service quand même de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Je pense que cette question est vraiment sur la table. pose la question évidemment de de du lien entre la Chine et l'Europe où on peut pas non plus continuer avec une Chine qui a un une balance commerciale aussi favorable.
D'où la tension d'où la tension sur le MACF avec probablement des pays qui sont entre guillemets un peu payés pour porter le fer à la place des principaux euh pays qui pourraient en pâtir. Donc voilà, moi moi j'ai une vraie question là-dessus de savoir est-ce queon n'est pas en train de de changer de euh de modèle de négociation et et derrière d'imaginer une diplomatie qui joue à la fois le transactionnel et quand même l'objectif euh global d'émission de gaz épic. Rien qu'une question comme ça, on peut y passer la semaine sans sans difficulté.
Mais je pense que cette question est vraiment euh euh aujourd'hui sur la sur la table. Ensuite, un peu en en lien avec ça euh et Laurent Sub en a un peu parlé, on a la question quand même des flux financiers internationaux générés dans le cadre de l'accord de Paris ou dans le cadre du marché européen euh ETS, ETS2, enfin ce qu'on veut. euh qui sont aussi des leviers diplomatiques importants.
Si l'Europe va au bout du 5 % d'ETS acheté au sur les marchés enfin sur les marchés internationaux à certains pays, c'est un outil diplomatique y compris dans le lien avec l'Afrique parce que je suis assez constant pour vous le dire un des grands enjeux y compris avec l'Afrique de l'Ouest. N'oublions pas l'Afrique de l'Ouest. Euh c'est quand même cette cette idée de pack de mutualité et de de projets partagés avec euh l'Afrique.
Donc est-ce qu'on utilise ces flux financiers, Corsira, le TS, tout ce euh au service d'une diplomatie euh climatique euh ambitieuse ? Le dernier point donc je remercie Laurence de rappeler que moiême aussi j'ai une empreinte carbone absolument insoutenable du temps où j'étais le porte-parole des villes dans l'année mondiale mais pour moi il y a une montée en puissance progressive on y a passé du temps et de l'énergie il y a quand même un coup d'arrêt lors de la cop dans le postcop fidji après le dialogue de talanoa qui justement cassait un peu les hiérarchies entre les états et les acteurs noniqu et on a vu quand même une reprise prise en main derrière. Donc je suis pas sûr de partager totalement le l'optimisme sur le fait que les États acceptent vraiment des acteurs non étatiques directement à la table.
Et du coup, est-ce qu'il ne faut pas envisager ce qui était un peu la possibilité de l'agenda de l'action à Paris des choses qui évidemment seront en lien avec la COP mais peut-être plus dégagé ? C'est toujours la position que j'ai tenue de de l'architecture onusienne parce qu'on voit bien quand même les États et notamment les États non démocratiques ne souhaite quand même pas donner à leurs autorités locales plus de pouvoir que nécessaire. Ces trois questions nous permettent d'y passer le weekend.
Alors on fera pas le weekend puis qu'il nous reste 20 minutes maintenant et puis moi j'ai aussi une ou deux questions mais je vous laisser d'abord répondre. Merci. Mais c'est vrai que tu as raison.
On va faire ça en binôme, je pense. Euh donc euh et peut-être pas forcément dans l'ordre dans le dans lequel tu les as posé. Oui, il y a un instrument financier de ces crédits carbone qui peut être très intéressant.
Moi, j'étais pas contre du tout, même si il y a peut-être des gens vertueux qui voudraient que toutes les émissions soient nationales, enfin les réductions d'émission soit nationale. Je pense que c'est une manière de renouer quand même avec beaucoup de pays qui nous regardent qui ont plus confiance quoi. Euh donc je et qui attendent hein ça et et donc et puis d'une certaine façon ça manifeste un prix du carbone aussi dans les pays concernés ce qui est quand même un objectif.
Donc bien fait euh parce que les marchés volontaires n'ont pas marché, ont été décrédibilisés assez fortement pour des très bonnes raisons, hein. Euh et puis les les ressources sont jamais arrivées à ceux qui en avaient enfin pour à qui c'était en théorie destiné. Euh je pense que là euh alors je sais pas comment on va faire hein pour que ça soit bien fait mais euh c'est un outil je pense que c'est l'essentiel de l'outil qu'on a aujourd'hui avec me semble-t-il les partenariats sur la transition et donc un peu la chaîne de valeur plus propre.
Bon donc là c'est là que je trouve qu'il faut besoin d'idées, besoin de débat, besoin de propositions qui sont pas encore finalisé loin de là. Bon, c'est vrai que j'insiste beaucoup sur les flux financiers des de ceux qui aujourd'hui contribuent pas, quoi, parce que c'est quand même bon. Alors, c'est pas une vieille c'est pas une nouvelle idée, hein.
Elle est une très vieille idée. Elle revient, la France a quand même été un des acteurs hein des des taxes sur les billets d'avion, sur Etil faut revenir là-dessus parce que de toute façon, il y a pas de miracle. On n pas de on peut pas retaxer davantage l'économie nationale. vu les problèmes de dette qu'on a et il y a des acteurs aujourd'hui, je pense notamment à l'impact énergétique de l'intelligence artificielle qui en tout cas à court terme fait une vraie concurrence à la consommation énergétique d'autres acteurs et dans un enfin on a vu d'ailleurs le renversement de l'alliance entre les le secteur de la technologie numérique et l'administration américaine parce qu'il voulait de l'énergie à n'importe quel prix. et quelle que soit sa source et c'est comme ça qu'on a vu, je sais pas si tu t'en souviens mais je me rappelle des propos de la mère de Phenniix au sommet de Rio disant bon j'ai qu'elle avait été obligée de renoncer à ses objectifs cohérents avec l'accord de Paris parce que Google et une autre entreprise de technologie lui avait forcé à à remettre en service des centrales à charbon euh et à gaz pour l'électricité.
Donc là, il y a vraiment un sujet, je trouve, il y a aucune raison que ces énormes concentrations de demande soient pas, c'est c'est pas seulement unité électrique par unité électrique, c'est un énorme volume de demande qui s'exprime dans un réseau particulier et ça fait peser un poids considérable sur l'économie énergétique d'une d'un endroit. D'illeurs, c'est pour ça qu'il y a des protestations dans plusieurs états américains sur sur ça. Je trouve que ça c'est vraiment important.
Franchement, les cryptoonnaies, c'est c'est ça n'a pas de sens. Euh un secteur qui fait de l'économie parallèle pour échapper à l'impôt et qui en fait a une consommation énergétique considérable, en tout cas pour l'instant. Euh bon, je puis c'est plutôt l'inverse d'ailleurs, on essaie de les stabiliser euh en leur donnant une base plus solide.
Enfin, je trouve que ça n'a pas de sens. Sur le dialogue euh enfin sur l'aspect euh est-ce qu'on peut ou est-ce qu'on peut pas. mettre les autres acteurs dans le dans le jeu.
Je sais pas, je suis peut-être un peu plus optimiste, mais bon, je peux me tromper. Je sais pas. Qu'est-ce que tu en penses ?
Je pense qu'il faut qu'on y arrive sur cette histoire des acteurs euh non étatiques. Tu connais ça mieux que personne. Mais pour avoir travaillé avec Laurent Fabius, non seulement à la COP 21, mais l'an dernier dans son rôle de président du cercle des anciens présidents de COP, c'était frappant pour moi de voir une forme de consensus parmi les politiques qui se saisissent du sujet politiquement sur le fait que il y avait là dans la dans la mobilisation des acteurs infraétatiques. sans doute la plus grande source d'énergie positive possible pour arriver à une autre forme d'accord.
Et de l'autre côté, tu les connais aussi bien que moi. Ceux qui font du plaidoyer au sein de la négociation et au sein des COPES sur la prise en compte des collectivités territoriales, elles sont souvent en train de proposer des réformes un peu infinitécimales du processus des COP. Et donc il y a une espèce de d'incompréhension entre le niveau politique et le niveau technique qui n'est pas capable de porter euh cette très grande énergie politique.
Donc là franchement s'il y a bien un sujet en plus alors je suis parfaitement d'accord sur le fait que la France ultramarine soit visiblement mieux représentée dans la diplomatie climatique française européenne on c'est je suis vous avez des propositions concrètes sur je dirais la France océanienne mais bah je je pense que ça se joue aussi sur sur la question des personnes. C'est pour ça que je dis visiblement, je suis très clair là-dessus, ça se joue dans le fait que visiblement dans l'équipe de négociation et l'équipe politique française, on mette en avant des gens qui viennent de la France ultramarine. Je pense à ça parce que je viens de la croiser en en venant jusqu'ici mais il se trouve que Annig Gérardin à l'époque de la COP 21 portait ce sujet et et voilà à partir de son territoire à elle mais ça a fait une différence enfin elle elle était sensible aux enjeux de son territoire et elle avait du coup une compréhension euh qui était plus proche des enjeux de négociation pour pour nos partenaires. et et sur cette question euh de la mobilisation des acteurs infraétatiques, là aussi il faut y arriver.
Enfin, il faut il faut pas baisser les bras. C'est pas parce qu'on a du mal à trouver la connexion entre le niveau politique et le niveau technique. Euh je suis de ton avis, je pense que c'est pas à travers la création d'un groupe de travail à la COP sur les acteurs infraétatiques qu'on va pouvoir s'en saisir, mais il faut que ça fasse partie beaucoup plus visiblement là aussi de la façon dont on organise les COP.
Aujourd'hui, on y a toute tout à y gagner. Monsieur, une relance rapide. Tout à fait, monsieur le président. euh sur la sur l'évolution de l'Europe parce que là vous avez moins répondu vers des des pratiques diplomatiques plus transactionnel.
Vous avez une vision qui me semble quand même une question importante. Pardon là-dessus, je l'ai pas fait. Alors, c'est un peu le problème, c'est que c'est une chaîne de valeur sur lequelle il faut négocier.
Donc, il y a plein de points. Euh, et on le voit pour l'instant, la négociation européenne sur les véhicules électriques chinois, c'est un pourcentage euh puis une baisse des droits de douine sur un un paquet. Euh mais après euh les entreprises européennes, elles rebasculent une partie de la fabrication de leur voiture électrique en Chine pour les ramener.
Enfin, il y a quelque chose à regarder sur la chaîne de valeur. Où sont les emplois ? Quel est le prix des différentes parties ?
Je pense que si l'Europe se donnait alors c'est compliqué son des 27 mais au moins alors les Allemands ont une idée, la France a peut-être une autre idée, l'Espagne en a sûrement et l'Italie aussi d'autres mais regarder quand même qu'est-ce qu'on veut garder. Enfin, il y a d'une part pour les choses sur lequelles on est en retard technologiquement. Euh il nous faut des investissements chinois mais il faut des règles.
Euh alors des contenus européens, enfin tout ce que les Chinois ont fait il y a 15 ans avec nous. Bon, on n pas encore enfin ça commence à revenir mais le cadre, qu'est-ce que c'est le le cadre réglementaire et de contenu euh qu'il faut proposer aux Chinois comme c'est ça la règle. Euh après effectivement euh euh il faut regarder sur quel sujet on va investir et sur quel sujet on a renoncé à ça.
Euh mais c'est vrai que cette approche chaîne de valeur, elle est quand même maintenant nouvelle et donc au fond on a il manque de données, on manque de savoir quelles sont la nature des contrats. Euh c'est c'est un peu une élaboration de qu'est-ce que ça veut dire un un accord équilibré, mais il faut le faire hein. Alors, je sais que dans le secteur automobile, il y a des gens qui proposent des choses.
Il faut regarder ça à de près. Dans le secteur de tout ce qui sont un peu les technologies de bon justement de transformation, l'électrolyse, les batteries, il y a maintenant des entreprises françaises he qui ont fait un accord. Il faudrait voir au fond la viabilité de ces accords avec les les investisseurs chinois qui sont venus.
Euh, il y a eu des mauvaises expériences et il y a eu des bonnes expériences. à ce que je comprends, ça ça vaudrait le coup de de d'élaborer quelque chose à partir de ça et peut-être de commander des études à des centres de recherche qui pourraient faire une proposition. Si la France venait avec une proposition au plan européen, ça changerait les choses, hein.
Merci. Alors, d'abord vous dire que nous sommes très demandeurs de tous vos rapports rentrer à vos propositions. Alors, je vais essayer de faire un petit exercice.
Euh, vous pouvez pas obligé de me répondre maintenant, peut-être plus tard, mais trois questions à chaque fois si vous avez une proposition concrète. En tout cas, l'idée c'est que quand même et la première chose, c'est sur vous l'avez évoqué vous-même sur finalement il faut relancer, renforcer redynamiser nos diplomaties climatiques. Donc est-ce que vous aurez une proposition concrète ?
Alors bien sûr chacun entend à la fois ce qui ce que sont devenus les diplomates, l'écelppement, mais est-ce qu'il y a une proposition pour dynamiser cela ? Ma deuxième question en terme de proposition, c'est vous l'avez évoqué mais d'utres évoquer avec vous la question du rapport au sud. Donc comment concrètement ces coalitions là mais vous l'avez dit, vous l'avez dit, il faut que chacun s'y retrouve.
Ronalch évoque cette logique de mutualisation mais je dire concrètement qu'est-ce que ça peut comment on peut faire concrètement une proposition concrète. Et la troisième qui moi me me semble aussi essentielle, vous l'avez dit, vous avez parlé de votre l'Assemblée mondiale de citoyens et je vous le dis souvent dans toutes les coalitions qui existent, il manque les gens ou les citoyens. Euh donc j'entends une coalition mondiale citoyenne, ce qui peut paraître loin et comment finalement une parce qu'aujourd'hui pour beaucoup de nos concitoyens la transition c'est d'abord des coûts avec un thé avant d'en voir des avancées concrètes et réelles.
Donc là aussi comment concrètement on peut faire en sorte que les habitants se disent finalement Paris ça vaut le coup, Paris ça a valu le coût, Paris ça fait avancer et Paris c'est mieux pour vivre demain. Donc voilà trois trois thématiques et si à chaque fois vous une proposition qui peut arriver plus tard mais ça me semble important qu'on puisse comme ça avoir trois idées concrètes. Merci.
Bon, il faut sûrement réfléchir avant de dire avant de dire des bêtises, mais euh il me semble que sur la diplomatie climatique, enfin Laurent Fabis en parlera vraiment beaucoup mieux que que nous, mais ce qu'il y a eu de de d'extraordinairement efficace, ça a été que les ambassades françaises dans tous les pays en fassent un sujet de discussion et que c'est pas seulement le centre qui peut le faire, c'est pas seulement le ministre d'affaires étrangères ou le la ministre de l'environnement. Euh il me semble que ce qu'il y a d'intéressant vraiment ce qui a été novateur le fait que toutes nos ambassades elles et parfois je prends toujours l'exemple du Pakistan, la seule réunion qu'il y a eu avant la COP 21 sur le climat au Pakistan, ça a été à l'ambassade de France. Donc refaire des ambassades, c'est pas l'ambassadeur en tant que tel nécessairement, mais un lieu où on discute de ces problèmes globaux et il y a pas que le climat, ça me paraît quand même de revenir.
Et moi je vois, bon mes anciens collègues sont très gentils, donc quand quand je visite un pays, évidemment, ils organisent des conférences, mais ça leur manque d'être un lieu de débat. Donc moi, je dirais ça rapport au sud. Mais c'est un petit peu ce que je j'ai essayé de répondre à à Renan.
Euh il faut un modèle quoi parce qu'on sait plus. Il nous faut des données et il faut savoir qu'est-ce que ça coûte, qu'est-ce que ça rapporte, qu'est-ce qu'on Il y a des beaux exemples, hein. Quand on a au Parlement européen interdit les exportations illégales de cobalt de République centrafricaine, les l'exploitation des villages, des gens, des enfants a cessé.
Ça a recommencé quand le le cobalt est repassé par le Rwanda. Mais enfin, il y a quand même des choses à faire sur et je trouve que avoir une perspective droit humain aujourd'hui, impact sur l'environnement euh quitte à ce que ben on paye plus cher peut-être qu'on surveille. Regardez l'histoire des diamants quand on a arrêté de d'importer des diamants dans n'importe quelle condition, ben on a pu sortir au Caléon de l'horrible chose qui se passait.
Donc je pense que il y a un aspect moral je trouve dans le rapport au sud qui est qui est pas négligeable hein. Je trouve que bon ça c'est un peu mais mais donc un il nous faut beaucoup de données pour savoir qu'est-ce qui serait un bénéfice et après il faut une négociation avec les gens bonne et du forme. Bon la Chine c'est une autre c'est un autre sujet hein.
C'est plus qu'est-ce qu'on veut et qu'est-ce qu'on met sur la table. Et puis pour l'assemblée citoyenne sur lequel mais Emmanuel doit plus travailler que moi là-dessus sur la l'Assemblée mondiale euh moi j'y crois vachement. Enfin, j'y crois beaucoup.
Pardon. Euh je sais pas qu'est-ce que tu en dirais. peut-être sur les deux premiers points avant d'arriver sur l'Assemblée citoyenne mondiale, redynamiser notre diplomatie, je crois que c'est vraiment très important que notre diplomatie soit active sur le sujet d'aujourd'hui qui est celui de la désinformation, de la désinformation climatique que objectivement je suis admiratif de la façon dont la diplomatie française a su être à la fois innovante et efficace pour se saisir du sujet de l'ingérence étrangère. rapport ben enfin je c'est euh enfin en tant que français je me sens fier de de faire partie d'un pays qui a su prendre le sujet à bras le corps et pour une maison aussi vénérable que le Kedors savoir le faire avec intelligence et créativité et je pense que on a besoin de faire la même chose sur la désinformation climatique que c'est pas c'est C'est pas le sujet classique pour la diplomatie climatique, mais je suis absolument convaincu que c'est l'un des sujets sur lesquels il faut qu'on redynamise notre diplomatie climatique sur le rapport au sud.
Encore une fois, pour moi, ce dont on a discuté précédemment sur la France ultra marine, c'est c'est pas une petite chose. C'est c'est fondamental parce que c'est changer notre rapport au sud aussi de manière générale, changer le regard qu'on porte. arrêter de penser parce que c'est assez insupportable he parfois de d'entendre les Européens dans la négociation climat penser que tous ces pays du sud global ne sont là que pour une chose, c'est de faire passer les pays riches au tiroir caisse.
C'est pas ça qui demande et en particulier la question de l'adaptation au changement climatique. pays du sud global, ils ont une expérience et une expertise euh à faire valoir euh qu'on pourrait avoir envie d'écouter euh de temps en temps. Donc je pense que ça se joue aussi dans des choses euh comme ça qui sont des des changements de posture, des changements de regard.
Il y a aussi des choses, bon je crois très précises à importer, hein, notamment sur la suspension euh du paiement de la dette en cas de catastrophe naturelle par exemple et pays qui porte ça très clairement dans les Caraïbes et dans le Pacifique. Et je pense qu'on s'onorerait à porter aussi clairement cette cet enjeu là. Euh donc voilà des choses assez concrètes sur comment redynamiser notre diplomatie et comment comment changer de de rapport avec le sud global.
Bon, sur l'assemblée citoyenne, ça ça mériterait de de long développement mais peut-être pour vous dire que les outils sont là, ils se voit pas forcément mais on a notamment des anciens collègues de l'équipe COP 21, je pense à l'un d'entre eux qui s'appelle David Levaille qui est très actif dans l'Assemblée citoyenne mondiale et absolument tous les tuyaux sont là pour faire des choses formidables et encore une fois voilà c'est ça fait partie de l'héritage de de la COP 21. On a on a des Français qui portent ça aujourd'hui. Donc il faut qu'on se serve de cet outil là.
Merci beaucoup. Euh monsieur le rapporteur. Est-ce que vous avez un dernier mot ?
Non. Allez-y, allez-y. Merci parce que je ça fait du bien de parler de ça parce qu'on a plus beaucoup de quand même d'endroits de des institutions françaises qui sont en train d'y réfléchir et c'est le moment je pense que c'est le moment de rebâtir beaucoup de choses étant donné que comme vous l'avez dit ça reste là on a on a cet accord on est il faut quand on a l'occasion de voyager la les remerciements quels que soient les pays he sur ce qu'on a fait à Paris c'est incroyable Euh c'est historique de ce point de vue euh que ça soit les négociateurs indiens en disant ben quelque chose comme ça c'est formidable que vous allez fait enfin il y a quelque chose comme une reconnaissance sur ce sujet même si on peut avoir évidemment des désaccords sur d'autres choses.
Après, c'est un petit détail, mais quand j'étais au ministère des affaires étrangères avant d'être nommé ambassadrice, j'avais proposé l'idée que on crée qu'on installe des postes comme on l'a fait dans certains S tanks internationaux. Classiquement à la Brokings par exemple, il y a toujours un poste ouvert à un chercheur français. Euh je trouve que on l'a fait à ma à ma suggestion à ma demande, on a mis dans des singt qui s'occupaient de ces questions de biens publics mondiaux et ça a eu beaucoup de d'effets positifs.
On l'a fait en Chine, on l'a fait au évidemment aux États-Unis, on l'a fait en Afrique du Sud, on l'a fait en Inde et on a comme ça recueilli cette vision de l'intérieur qui est indispensable. Il faut qu'on comprenne l'économie politique de nos partenaires beaucoup plus finement. C'est une règle de la diplomatie, mais euh si on les on la connaît pas, ben on comprend pas ce qu'ils disent et on comprend pas ce qu'on peut leur proposer.
Il faut leur faire le crédit que eux aussi ils ont des conflits, eux aussi ils ont des agriculteurs, des industriels, des citoyens qui ont pas tous la même vue. Il faut qu'on les comprenne. Et je pense que ça c'est très important et je trouve que c'est pour ça que les ambassades ont joué un rôle incroyable, c'est que bah ils voyaient bien avec les militaires, avec les parlementaires un peu tout ce qui pouvait se passer.
Donc j'espère qu'on va retrouver ce cheminlà. Voilà. Merci.
Merci beaucoup pour vos mots, vos présences. Juste par rapport à monsieur Guérin, c'est vrai qu'on a fait alors je le dis parce que j'étais rapporteur de la commission d'enquête sur les ingérences étrangères et on a vu à quel point c'était phénoménal ce qui se passait et c'est vrai qu'on est maintenant heureux parce que le le le secrétaire général de la défense sécré nationale a édité enfin une stratégie et on envoie effectivement les premières mesures concrètes avec ce que fait l'excellent travail du Kor et on peut même saluer également celui parfois du compte de l'Élysée qui est aussi donc je pense que c'est intéressant avec toujours cette cette quasiment une dérision mais en tout cas de montrer de montrer concrè concrètement qu'il faut mener cette bataille, il faut être plus volontariste pour effectivement contrer toute la désinformation qui touche à la fois venant de l'étranger mais malheureusement aussi dans notre propre pays. Je si je prends un exemple, c'est quand le premier République avait indiqué ces mesures postraine en disant s'il y avait une payurit possiblement des militaires français.
Ça se transformait dans beaucoup de médias français par nous allons faire la guerre contre Russie. Je le dis parce que et je le dis d'autant plus là, c'est que c'est extrêmement important pour notre position, pour notre diplomatie. Donc encore une fois, merci beaucoup et nous allons poursuivre cela et puis on essaiera d'être un peu à la hauteur en faisant des propositions concrètes en le rapporteur en tout cas à l'issue de cette mission d'information.
Merci à vous. Merci beaucoup. Merci.
Vous êtes venu avec des petites choses Très pas m de démarrer. Ah.
Teva Rohfritsch