Carburants : les aides de l'État sont insuffisantes, estime Grégoire Béthery, dirigeant d'une société de transport
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« On a fait une demande d'aide. On l'a reçue cette semaine. Ça représente 500 euros par véhicule, par carte grise moteur. »
- 1:53InvitéFait
« aujourd'hui, en France, les transporteurs ont un mécanisme qui fait que si on a un transport qui coûte 1000 à la base, demain, si le gasoil augmente et nous coûte 100 euros de plus, on peut facturer 1100 euros, grosso modo. »
- 4:02InvitéFait
« C'est sous condition, ces aides. C'est-à-dire qu'il y a un mécanisme qui est basé sur l'excédent brut d'exploitation de la société, qu'elle a créé en 2025. »
- 4:25InvitéFait
« Moubréjon, porte-parole du gouvernement, a annoncé hier la prolongation des aides pour les professionnels jusqu'à la fin octobre. »
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Ici
matin, des produits pétroliers, du carburant, toujours trop élevé en raison du conflit au Moyen-Orient. Le gouvernement a donc renouvelé des aides exceptionnelles aux entreprises de transport notamment, qui pouvaient déposer un dossier jusqu'à mercredi. On en parle ce matin avec Grégoire Bétry, directeur de la société de transport du même nom, situé à Lichière-Pré-Aigremont, c'est dans le Chablisien. Bonjour Grégoire Bétry.
Bonjour
à tous. Alors, votre entreprise comprend une quarantaine de véhicules de transport. Le carburant, c'est une de vos plus grosses dépenses et encore plus ces derniers mois. Ça représente quoi
? Ça
représente une quarantaine de véhicules. Donc, ça représente plusieurs milliers de litres et quelques centimes de plus. Effectivement, c'est une grosse charge supplémentaire pour nous. Alors, vous avez fait une demande d'aide exceptionnelle pour le carburant. que vous venez juste de recevoir en début de semaine. Ça représente combien par camion
? Alors,
tout à fait. On a fait une demande d'aide. On l'a reçue cette semaine. Ça représente 500 euros par véhicule, par carte grise moteur. Ça veut dire que cette aide ne couvre pas l'intégralité de la hausse du carburant
?
Non, du tout. Du tout. Ça couvre une légère partie. Ça nous aide pour notre trésorerie, mais ne couvre pas l'intégralité de la hausse. Est-ce qu'elle évite pourtant cette aide qu'on se retrouve justement dans le rouge ? Alors, je parle pour vous, pour certains de vos collègues. Cette aide n'évite pas qu'on se retrouve dans le rouge. Ça va être plus un autre mécanisme qui va être l'indexation carburant.
Alors,
ce qu'il veut dire
? En
fait, aujourd'hui, en France, les transporteurs ont un mécanisme qui fait que si on a un transport qui coûte 1000 à la base, demain, si le gasoil augmente et nous coûte 100 euros de plus, on peut facturer 1100 euros, grosso modo. D'accord. Alors, vous êtes spécialisé dans le vrac, on va dire, vous travaillez avec l'agroalimentaire, les céréaliers, les agriculteurs notamment. Est-ce que vous avez pu répercuter le reste des hausses, justement, sur vos clients
?
En majorité, oui. Oui, en majorité, nous avons pu répercuter à nos clients. Ça se passe de quelle manière ?
Grâce à cette
indexation. Donc, c'est ça, c
'est
un mécanisme
?
Grâce à cette indexation. D'accord. Un mécanisme d'indexation. Ça permet d'ajuster vos prix selon le cours du gazole ?
Tout
à fait. Est-ce que pour autant, vous avez perdu des clients ?
Alors,
effectivement, nos clients se retrouvent avec des coûts de l'énergie tellement importants et des coûts de transport et de logistique qui augmentent, qui, en fait, ne pourront plus faire affaire. Et de ce fait, nous perdons des flux. Donc, vous perdez, effectivement, quoi qu'il arrive, au niveau de vos transports, vous perdez des choses. Et vous n'avez pas fait de nouvelles demandes d'aide. En l'occurrence, il y avait cette aide qui s'est arrêtée mercredi dernier, alors que vous pouviez déposer un dossier jusqu'à mercredi. Pour quelles raisons ? Est-ce que c'est la complexité ? On parle souvent de la complexité, effectivement, de ces aides. Alors, oui, tout à fait.
En définitive, il y a deux mécanismes d'aide qui ont été mis en route. Et nous, suite à une incompréhension, nous avons demandé l'aide sur un seul mécanisme. Donc, il y a une aide qu'on ne pourra plus avoir, puisque la clôture a été faite, comme vous l'avez dit, il y a peu de temps. Et vous dites également que les aides qui sont reçues, peut-être qu'il faudra les redonner. Comment ça se fait, ça
? Alors,
tout à fait, c'est sous condition, ces aides. C'est-à-dire qu'il y a un mécanisme qui est basé sur l'excédent brut d'exploitation de la société, qu'elle a créé en 2025. Et si l'excédent brut d'exploitation de 2026, pour faire simple, est plus élevé que celui de 2025, la société de transport devra redonner l'aide. Dernière chose, Grégoire Bétry. Moubréjon, porte-parole du gouvernement, a annoncé hier la prolongation des aides pour les professionnels jusqu'à la fin octobre. Alors, cela concerne notamment les pêcheurs, les agriculteurs, le secteur du BTP. En revanche, les transporteurs ne seront pas concernés. Vous comprenez cette décision
?
Je comprends tout à fait que les agriculteurs, les pêcheurs continuent à avoir ces aides, puisqu'ils ont également de fortes hausses et de fortes problématiques du même acabit que nous. Cependant, non, il y a une légère incompréhension de notre part, du fait que nous, nous ne pouvons plus les avoir. Merci Grégoire Bétry. Je rappelle que vous êtes directeur de la société de transport du même nom, situé à Lichière-Pré-Gremont dans le Chablisien. Très bonne journée à vous. Très bonne journée, merci. Au revoir.
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