Les 4 vérités - Catherine Vautrin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
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- 0:00ComplaisanteRéponse partielle
C'est l'heure des 4V. C.Vautrin est votre invitée.
- 0:15OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de l'action des écologistes contre la réindustrialisation ?
- 0:43RelanceRéponse partielle
Le Premier ministre a dressé un constat sans annonce. Est-ce un budget impossible ?
- 1:27RelanceRéponse partielle
Les Français savent déjà que le déficit existe. Pourquoi en reparler ?
- 2:09FerméeÉludée
Faut-il supprimer les 10 % d'abattement fiscal des retraités ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Le coût de la dette va bientôt être le 1er budget du pays. Que faire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:52C.VautrinChiffre
« Le montant du coût de la dette. Il est de 63 milliards. Ca va bientôt être le 1er budget du pays. »
- 4:12C.VautrinFait
« Tous les jours, il y a une menace de censure. Nous sommes dans un monde politique nouveau avec 11 groupes à l'Assemblée nationale. »
- 4:54C.VautrinChiffre
« L'an dernier, les arrêts-maladies représentaient 17 milliards d'euros. C'est 8 % d'augmentation par rapport à 2024. »
- 7:48C.VautrinFait
« Si nous avions le taux d'emploi de l'Allemagne, nous n'aurions pas de problème de modèle social. »
- 7:48C.VautrinChiffre
« Le sujet, c'est d'un côté les jeunes... 34 % sur les 18-24 ans. Les seniors restent un sujet. Aujourd'hui, on est à 56 %, quand on est à 74 en Allemagne. »
- 7:04C.VautrinChiffre
« Depuis le covid, il y a eu des revalorisations de salaires extrêmement importantes. C'est le fameux Ségur. Surtout, il y a eu 15 milliards d'investissements pour améliorer les conditions de travail. »
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- F.Flament: Merci. C'est l'heure des 4V. C.Vautrin est votre invitée. Bonjour et bienvenue. - J.Arnaud: Merci d'être là, au lendemain de cette fameuse conférence sur le budget. D'abord, une réaction sur ce que vient d'expliquer Axel. On dit qu'on veut réindustrialiser la France, mais des mairies et des élus n'en veulent pas. Que pensez-vous de cette action des écologistes? - C.Vautrin: Je pense que c'est un enjeu de souveraineté majeur, quand on voit la situation industrielle et la situation politique mondiale. Si la France veut être souveraine, il lui faut des usines. Ca crée de l'emploi.
Quand on crée de l'emploi, on crée de la richesse. - J.Arnaud: Le Premier ministre, hier, a dressé un constat. Il a eu des mots forts. Finalement, aucune annonce sur les mesures. Ca ressemble à un budget impossible, pour reprendre le titre des "Echos" de ce matin. Est-ce que vous préparez les esprits au pire? - C.Vautrin: Je crois qu'il est important que nous partagions avec les Français la situation financière de notre pays. - J.Arnaud: Les Français la connaissent déjà. - C.Vautrin: Pas autant qu'on veut bien le dire. Effectivement, à longueur de JT, on explique le déficit. Il y a des générations qui sont nées avec le déficit. Pour autant, quand on regarde les conséquences de ce déficit
sur notre vie, c'est là qu'il faut que chacun le mesure. Chacun doit mesurer qu'il peut être un acteur. Dans la santé, si vous faites de la prévention, vous êtes moins malade. C'est basique mais indispensable. Il y a tout le sujet de comment chacun freine la dépense, comment on est prêts à adapter le modèle. - J.Arnaud: Les Français aimeraient savoir comment ça va se passer quand on va rentrer dans le dur. La question des retraites est dans l'air. Il y a les fameux 10 % d'abattement fiscal dont bénéficient les retraités. Il faut les supprimer ou pas? - C.Vautrin: Je crois qu'il faut tout regarder. - J.Arnaud: Vous ne dites pas non? - C.Vautrin: Je dis non à rien. Notre travail, aujourd'hui, est d'examiner toutes les pistes.
Les fameux 10 %, c'est une déduction à l'abattement fiscal de 4200 euros que peuvent avoir certains de nos concitoyens au moment où ils font leur déclaration de revenus. C'est une des pistes sur lesquelles on peut travailler. Ce qui est certain... - J.Arnaud: Ce serait une hausse d'impôt. - C.Vautrin: On n'a pas dit qu'on allait le faire. Le constat, c'est un déficit extrêmement important. Surtout, ce qu'il faut avoir en tête, c'est le montant du coût de la dette. Il est de 63 milliards. Ca va bientôt être le 1er budget du pays. Comme dans n'importe quel ménage, au moment où vous avez des emprunts plus importants que le reste de vos dépenses,
il y a un problème. - J.Arnaud: Vous ne dites pas non à la suppression de cet abattement. Est-ce que vous ne dites pas non non plus à une désindexation des retraites sur l'inflation? - C.Vautrin: Aujourd'hui, il faut que nous passions en revue pas uniquement la fiscalité. Nous sommes déjà le pays le plus défiscalisé. On doit se demander comment créer de la richesse. Créer de la richesse, c'est travailler sur notre taux d'emploi. - J.Arnaud: La désindexation, c'est oui ou non? - C.Vautrin: Je dis non à rien.
Nous sommes en train d'examiner toutes les pistes. Qu'est-ce que nous pouvons travailler comme richesse? Travailler plus, par exemple. D'un autre côté, comment dépenser moins? - J.Arnaud: Vous êtes prudente car il y a un risque de censure permanent. - C.Vautrin: Tous les jours, il y a une menace de censure. Nous sommes dans un monde politique nouveau avec 11 groupes à l'Assemblée nationale. Le contexte international est particulièrement nouveau. Vous avez vu combien le coût de la dette a augmenté parce que le contexte international, l'arrivée de Trump en janvier... Tous ces éléments ont généré des données nouvelles
qui nécessitent de travailler l'ensemble des sujets. - J.Arnaud: Sur la santé, il y a des pistes. D'abord, les arrêts-maladies ont explosé. La ministre du Budget en a parlé hier. Ce n'est plus tenable. Comment mettre fin pour de bon à cette hausse exponentielle des arrêts-maladies? - C.Vautrin: L'an dernier, les arrêts-maladies représentaient 17 milliards d'euros. C'est 8 % d'augmentation par rapport à 2024. Chacun d'entre nous est doté d'un capital de santé. On a une responsabilité: l'entretenir. Il y a l'hygiène de vie, le sport... Il y a aussi la vaccination.
Si vous voulez éviter d'être malade, vous vous faites vacciner contre la grippe. C'est très simple. Pour autant, c'est autant d'arrêts de travail en moins. - J.Arnaud: Si vous êtes malade mais que vous n'êtes pas vacciné, vous ne serez pas indemnisé? - C.Vautrin: Nous n'en sommes pas là. Chaque Français a une responsabilité sur sa consommation et sur ses usages. Quand je parle d'usages, il y a aussi tout ce qu'on appelle le gaspillage. Qui n'a pas, dans son armoire à pharmacie, des boîtes de médicaments... - J.Arnaud: Ca fait des décennies qu'on entend ça. - C.Vautrin: Qui a signé un arrêté pour que l'ensemble des produits qui servent aux pansements soient limités à une durée de 7 jours?
C'est moi, il y a un mois. C'est concret, simple, mais ça évite de sortir de chez le pharmacien avec des boîtes de pansements et de bandes. Ca commence par cela. C'est l'effort de chaque Français. Ce n'est pas un renoncement aux soins mais une responsabilisation de l'usage. - J.Arnaud: Autre mesure qui serait explosive: la mise sous condition de ressources de certains remboursements de la Sécu. C'est dans les tuyaux? - C.Vautrin: Vous faites allusion au rapport rendu par la Cour des comptes. Il a besoin d'être examiné et regardé. Nous sommes dans une situation où on ne peut pas se dire
qu'on va éliminer telle ou telle piste. - J.Arnaud: Une plainte a été déposée à la Cour de justice de la République contre vous et E.Borne à la suite de suicides d'enseignants ou à l'hôpital. Vous réagissez comment? - C.Vautrin: D'abord, je réagis vis-à-vis des familles. Toutes mes pensées vont vers les familles. Il n'y a rien de pire que de perdre un proche, et a fortiori à cause de la vie professionnelle. Je voudrais quand même rappeler que, depuis le covid, il y a eu des revalorisations de salaires extrêmement importantes. C'est le fameux Ségur. Surtout, il y a eu 15 milliards d'investissements pour améliorer les conditions de travail, investir et travailler.
L'hôpital est un joyau national. Il faut continuer à investir pour les professionnels et les patients. - J.Arnaud: Il y a la question de la santé et du travail. Hier, le Premier ministre a dit: "Le problème numéro 1, c'est que les Français ne travaillent pas assez." Il y a l'emploi des seniors, déjà... Est-ce qu'il faut lever certaines contraintes qui pèsent sur les employeurs? - C.Vautrin: Je pense qu'il faut surtout avoir un taux d'emploi qui se rapproche de la moyenne européenne. Si nous avions le taux d'emploi de l'Allemagne, nous n'aurions pas de problème de modèle social. Le sujet, c'est d'un côté les jeunes...
34 % sur les 18-24 ans. Les seniors restent un sujet. Aujourd'hui, on est à 56 %, quand on est à 74 en Allemagne. Il faut être incitatif pour les seniors. Travailler un an de plus alors qu'on a ses années, c'est une rémunération qui peut intéresser. - J.Arnaud: Il y a des gens qui sont empêchés de travailler. Les boulangers aimeraient ouvrir le 1er mai, mais ils ne peuvent pas. Est-ce qu'il faut changer les règles? Certains ont été mis à l'amende l'an dernier.
- C.Vautrin: Il faut changer la loi. Le pain, c'est une tradition française. Ca s'achète tous les jours. Je regarderai la proposition de loi qu'un certain nombre de députés sont en train de préparer. Il faut que les boulangers puissent travailler. Le 1er mai 2025, un boulanger qui est entrepreneur peut travailler. Par contre, ses salariés... Le 1er mai est le seul jour chômé payé. - J.Arnaud: Rien ne change pour ce 1er mai? S'il y en a qui ouvrent, ils ne seront pas mis à l'amende?
- C.Vautrin: Je ne peux pas dire ça. C'est la responsabilité des inspecteurs du travail. Je ne peux pas prendre le pas sur eux. Ils contrôlent l'application de la loi. Je peux dire aux boulangers que mon engagement,
Catherine Vautrin