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interviewLCI (sur YouTube)· 6 mai 2026 66 min

Le Grand Dossier - Iran : la paix ou le retour des bombes ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI avec aujourd'hui cet enjeu Iran la paix ou le retour des bombes. Prenons l'option paix pour commencer.

La guerre bientôt finie. fini parce que Trump dans un revirement XXL calme le jeu dans le V3 d'ormose pour favoriser un accord avec l'Iran parce qu'un projet d'accord serait sur la table parce que Marco Robio parle de fin de l'opération militaire américaine. Pas si simple bien sûr prenons les choses les unes après les autres.

Que 10 projets d'accord sur la table ? Alléger les sanctions contre l'Iran gelèle de l'uranium à long terme. Est-ce crédible ?

Est-ce faisable ? Et parlons du fait de suspendre l'opération d'escortes de navire. Ces revirements sont-ils synonymes de défaites de la Maison Blanche ?

Nous vous raconterons aussi l'histoire de ce navire français. Escé, attaqué par les Iraniens, symbole d'une stratégie Trump mise en échec. Côté retour des bombes maintenant, les États-Unis confirment la fin de la phase offensive du conflit, mais l'Armada n'a cessé de grossir.

On parle de paix mais Trump prépare toujours la guerre. L'armada américaine ne cesse de se renforcer et ça on va vous le montrer. Est-ce une ruse ?

Tout ça n'estce qu'un un apaisement mais reculer pour mieux frapper à quoi joue le président américain ? On en parle notamment avec nos équipes qui sont sur le terrain toujours direction les États-Unis, Iran, DOA, Tel Aviv également. Et puis euh donc ce thème c'est parti Iran la paix ou le retour des bombes.

Écoutez, regardez. Je vais vous dire une chose. L'Iran veut passer un accord.

Ils ont voulu jouer mais qui va gagner et comment gagner lorsqu'on a plus d'armée, plus de militaire ? Il est tout à fait naturel que nous menions les négociations dans un climat de méfiance et de suspicion extrême à l'égard des États-Unis. Pourquoi ?

Parce qu'en moins d'un an, ils ont attaqué l'Iran sans raison alors même que nous étions en pleine négociation. Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau Ellisabeth Cheartam. Bonjour.

Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maîtresse de conférence à l'université de Tour. Vous êtes spécialiste des questions de défense et de sécurité.

Bonjour à vous Lucas Manger. Bonjour. Merci également d'être avec nous.

Vous êtes grand reporter spécialiste des relations internationales. Gwendoline de Bonau. Je suis ravi de vous retrouver bien évidemment.

Vous êtes vous êtes grand reporter TF1 LCI. Bonjour à vous colonel Père Deyong. Merci beaucoup d'être avec nous également.

Vous êtes consultant en défense et géopolitique sur LCI. Dans quelques instants, nous serons rejoints sur ce plateau par Jean-François Bureau qui est ancien secrétaire général adjoint de de l'OTAN. Une image à vous montrer qui fait clairement l'actualité, hein.

Le Charles de Gaulle, notre porte-avion français se rapproche actuellement du D3 d'Ormouse. Le porte-avion Charles de Gaulle et le reste des navires du groupe aéronaval français se déploient en Mer Rouge et dans le golfe d'Aden. C'est ce que détaille le ministère des armées qui précise que cette opération doit notamment permettre d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région et de contribuer à la réassurance des acteurs du commerce maritime pour toutes les images, pour toutes les explications.

Et bien on se retrouve un tout petit peu plus tard dans cette émission. Bien évidemment, nous y reviendrons. Mais d'abord, très important, très important le message de Donald Trump il y a quelques heures.

Je résume. Si l'Iran accepte de respecter les engagements pris, l'opération militaire prendra fin et le blocus aussi. Dans le casre contraire, les bombardements à nouveau et d'une intensité et d'un niveau bien supérieur à ce des années précédentes.

Sonia Dridi, merci beaucoup d'être avec nous en direct de la Maison Blanche. Vous êtes correspondante accrédité sur place. Sonia Donald Trump parle d'engagement pris par Teran.

Les termes d'un accord ont-ils été effectivement convenu ? Sommes-nous plus proches de la fin de la guerre ou plus proche d'un retour des bombes ? Alors, on sent un Donald Trump qui reste encore prudent.

Il a dit donc sur son message publié sur son réseau social Truce, "Si l'Iran accepte de donner ce qui a été convenu, alors l'opération fureur épique sera terminée." Dans cette même salle de presse, hier, son secrétaire d'État assuré que cette opération fureur épique était déjà terminée et que désormais c'était le le projet liberté et donc que les États-Unis entraient dans une phase défensive. Euh Donald Trump a décidé hier soir de suspendre son projet euh liberté pour donner une chance aux négociations.

Donc il y a en effet un président euh qui est pressé d'afficher euh une victoire diplomatique auprès de sa population, qui on le sent a envie euh d'obtenir un accord mais qui ne veut pas perdre la face. Il a euh il il y a quelques jours rencontré le chef du centrecom euh l'amiral Cooper qui a lui a proposé plusieurs options militaires. Donc l'option militaire reste sur la table et tout à l'heure lorsqu'il a parlé à une journaliste du euh de New York Post pour lui dire qu'il était trop tôt pour envisager euh une rencontre entre les États-Unis et l'Iran au Pakistan, il a dit qu'il devait raccrocher parce qu'il allait s'entretenir désormais avec des généraux.

Merci beaucoup Sonia Dridi. On se retrouve un peu plus tard en direct depuis la Maison Blanche. Alors c'est le média Axios qui a fait les les grandes révélations de ce jour.

Washington et Teran sont maintenant selon le média plus proche d'un apport d'un accord qu'à n'importe quel moment depuis le début de la de la guerre. Quel accord a la clé ? Quels sont les éléments qui sont en discussion ?

Faire descendre la pression à Hormose, le nucléaire. On voit tout cela avec vous. Gwendoline de Bonau.

Je vous emmène avec moi devant devant l'écran. Gwendoline, on parle d'un protocole d'accord en une page, 14 points et les États-Unis attendent des réponses iraniennes dans les 48 heures. Le cœur de l'accord, c'est le nucléaire.

Ben oui hein, parce que Donald Trump, il l'a répété à mre reprise, l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire. Donc pour qu'il y ait un accord, il faut qu'il y ait des avancées sur la question et non des moindres. D'abord, c'est la première condition que les Iraniens rendent les 440 kg d'uranium enrichi à 60 % donc de qualité militaire.

Ensuite, un moratoire sur l'enrichissement. Ça voudrait dire que les Iraniens euh s'engagent et bien à ne plus enrichir du tout d'uranium à minima entre 12 et 15 ans. Qu'il se plie à un régime d'inspection renforcé et puis enfin qui démantellent leurs installations souterraines.

On pense notamment euh à le site de la montagne de la pioche ce site que la EA n'a pour l'instant jamais visité. Quelles seraient les contreparties américaines ? Alors d'abord Trump Donald Trump sur son compte Trus il le dit.

Si l'Iran, je cite, accepte de donner ce qui a été convenu, d'abord il y a une levée du blocus américain sur les ports iraniens. Donc ce qui a été convenu sous-entendu, les 440 kg d'uranium enrichi. Ensuite, si la négociation avance, et bien levée progressive euh des sanctions sur l'Iran euh et peut-être accès aux avoirgelés, mais on en est encore très très loin.

Le projet d'accord prévoit aussi la fin du blocage du D3 d'Ormose. Oui, ben dans le cadre de d'un accord, euh il y aura de nouveau une liberté de circulation dans 3 DO. L'Iran n'installera pas de péage de checkpoint et les États-Unis n'imposeront plus eux leur blocus sur les ports iraniens.

Donc sur Hormous, on revient en fait à la situation d'avant-guerre. Mais encore une fois, il s'agit, on l'a dit, d'informations qui sont rapportées par le site Axios qui expose qui est sur la table, mais on s'en souvient 10 jours avant le lancement de l'opération Epic Fury. Axios disait aussi et bien qu'il y avait de vrais progrès dans les discussions entre américains et iraniens.

Merci Gwendoline. Le président américain vient de dire à un reporter du New York Post que c'était trop tôt pour penser à des discussions en face-àface avec l'Iran et il affirme qu'il l'est pas tant pour le moment encore d'envoyer des reporters du côté du Pakistan. le voilà qui qui temporise.

Euh, faisons simple, on y croit, on y croit cet accord. Alors, avec le sourire que vous affichez Élisabeth Cheartelam, c'est pour vous forcément la première question. Alors, je je reviens à un tweet de Bravite justement d'Axio, ce qui rappelle quand même le nombre de fois où les Américains ont montré un optimisme à à tout va et que on n' pas eu d'accord.

Donc moi, je pense que prudence et de mise comme toujours. Si on regarde bien ces ces points que Gwendoline vient de présenter, on se rappelle quand même qu'il y a un certain nombre de lignes rouges que les Iraniens déjà font bruit de dire que c'est inacceptable. Donc je pense notamment à l'uranium qui serait exporté à l'étranger.

Euh je moi je je j'y crois pas en tout cas pour l'instant et je ne partage pas l'optimisme d'un certain nombre. Les les Iraniens parlent de leur méfiance. Alors vous me direz, ils vont pas dire "Mais oui, bien sûr, c'est super bien parti.

On vous assure que vraiment ça se passe très très bien." Mais est-ce que cette déclaration, ces informations, elle ravivent pour vous l'espoir d'une issue diplomatique portée du côté d'Islam Abad ? S'il y a une issue diplomatique, il faut que les Américains comprennent qu'ils peuvent pas prendre des négociations à la légère et à coup de de d'annonces comme le fait Trump.

C'est que Trump a une volonté de de négociateur de annoncer les choses pour qu'elles se produisent. Les Ianiens quand ils négocient et ils négocient depuis longtemps sur ces questions du nucléaire, ils se déplacent à 90 ou 100 personnes et ils discutent point par point des choses. Trump a une volonté affichée de faire que les accords se se passent comme ça en 24 heures et que d'une certaine manière on annonce quelque chose et on négocie on négociera ensuite les détails.

Les Iraniens, de ce qu'on en sait ne voient absolument pas les choses de cette manière-là. Quand ils vont parler d'uranium, s'il négocient sur l'uranium, moi je doute qu'ils acceptent de rendre les 440 kg. Mais mettons que ce soit sur la table de discussion, ils envoient des ingénieurs, des stratèges, des spécialistes du nucléaire.

C'est pas en face Wov et Jarette Kuchner qui vont comprendre ces enjeuxl. Je dis pas que ce sont des gens qui comprennent pas, mais il les Iraniens vont aller dans des détails extrêmement techniques. Et les Américains, ils parlent avec qui ?

Ceci dit, du côté des Iraniens, on parle avec qui ? On ne cesse de parler, on le fait régulièrement dans cette émission, des divisions au sein du régime avec le le patron des gardiens de la révolution qui serait très en colère régulièrement contre Pesquian et réciproquement parce que les deux n'ont pas du tout la même vision. Donc avec qui on négocie concrètement si vraiment on négocie ?

Ouais, c'est c'est ça la question aujourd'hui que même Trump a ses conférences de presse a dit parfois on a un peu du mal à savoir à qui on avec qui on discute. Ce que disait Lucas est très juste. Eux, ils envoient beaucoup de monde.

Maintenant, aujourd'hui, on a cette impression que c'est plus les gardiens de la révolution qui parlent. Et ça, c'est très important parce que c'est quand même des durs à cuire, entre guillemets. De côté américain, je je rajouterai quand même qu'ils ont renforcé leur équipe avec Nick Stuart qui est un expert sur l'Iran pour le coup.

Heureusement. Heureusement. Euh ce qui montre que les Américains ont peut-être compris aussi qu'il fallait surtout sur ces sujets-là renforcer une équipe de négociation avec des experts sur la région.

Ouais. La grande question c'est de savoir si ce qui est sur la table est aussi crédible et faisable. Très concrètement parlant et là sur le nucléaire, je me tourne vers Gwandoline de Bonau mais c'est vrai que c'est un peu votre votre sujet, vous le connaissez très bien.

Vous l'avez mis sur la table d'ailleurs dans votre explication. Le nucléaire récupérer l'uranium et l'envoyer potentiellement aux Étud aux États-Unis. Ça à ce point-là par exemple, c'est faisable.

Moi, je voyais que dans ce domaine, les Américains ont une expérience puisque en 94, il ils avaient retiré 600 kg d'uranium enrichi du Kazakhstan. Preuve que c'est faisable. Ah bah, il y a aucun problème pour aller prendre de l'uranium.

Il y a aucun problème technique pour que les États-Unis récupèrent les 440 kg d'uranium enrichi. Sauf que le problème, c'est que les 440 kg d'uranium enrichi, c'est un problème politique pour le régime. Vous imaginez ?

Là, on parle effectivement d'Armad Vaidi, le commandant des gardiens de la révolution qui est quelqu'un de très dur. ce que ça signifie politiquement pour le régime iranien d'aller remettre les joyaux de la couronne dans les mains euh des Américains. Donc le problème sur l'uranium enrichi euh il est là.

Euh est-ce qu'ils peuvent euh le donner aussi vite que Trump le souhaiterait ? À peu près 48 he ? Euh on peut on peut largement en douter, même si techniquement évidemment c'est faisable.

Colonel, vous savez une négociation c'est un cycle lent. Donc en fait qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? On va trop vite aujourd'hui.

Je pense que parler de nucléaire de 440 kg effectivement c'est c'est la l'objectif final. Par contre, pour y arriver, il va se passer un certain temps. Qu'est-ce que je constate après cette, comment dire cet arrêt globale des combats puisque'en fait Trump a décidé de cesser l'opération comment dire épic fury ou freedom, tout dépend où se place.

Donc le problème est le suivant, c'est qu'en fait il il y a une masse de choses qui ont été mis en place et et le point important c'est que les Iraniens ont accepté d'en parler parce que je pense que la condition synéquanon du débat de commencer le débat c'est d'arrêter les combats. Donc clairement Trump aujourd'hui accepte d'arrêter les combats pour entamer une discussion. Il y a un point très important au-delà des midterm qui est une échéance de de moyen terme, on oublie quelque chose.

Vous allez vous avez la coupe du monde de foot qui commence le 15 juin. L'équipe d'Iran, je vous rappelle, elle va jouer elle va jouer aux États-Unis. Donc, vous avez un environnement extrêmement important mondial, plusieurs milliards de de de spectateurs et ça peut pas se passer comme ça.

Donc évidemment, il a cette aux États-Unis quand même. Alors, une partie au Canada, une partie au Mexique, une partie aux États-Unis. Et moi, je sais par les Américains que c'est une donnée extrêmement importante et que Trump ne veut pas rater ce moment-là.

Donc en fait Trump est plutôt sur un modèle je dirais euh négociateur al on verra le temps que ça prendra. Jeis rappelé que les négociations sur la guerre du Vietnam ont duré presque 10 ans. Donc ça peut peut-être durer un peu un un peu moins mais assez longtemps.

Donc on en est là aujourd'hui, on est aux prémise de quelque chose. Je pense c'est trop tôt pour déterminer des chances de moyen et de court terme. On a quand même une petite curiosité essayer de comprendre ce qui s'est passé ce salto arrière de la diplomatie américain hierère puisque Donald Trump dit stop au projet liberté.

Donc ce projet d'escorte de navire américain dans les trois d'Ormouse pour essayer de favoriser un accord. Mais j'ai envie de dire presque le pauvre Pitex, lui était devant les médias du monde entier quelques heures plus tôt pour dire que il confirmait ses ses projets, ses opérations. Regardez, le président n'a capitulé sur rien.

C'est lui qui a les cartes en main. Nous avons la main haute et notre projet liberté ne fait que renforcer les cartes que nous avons. Mais alors, mais que s'est-il passé ?

Est-ce que un coup de fil entre-temps aurait pu changer la donne ? Ça prouve une grande désorganisation probablement à la Maison Blanche et le fait que dans Trump lui-même manie l'ambiguité stratégique au plus haut point c'estàd compris dans son entourage il semble qu'il y a des gens qui soient pas au courant des revirements de de ses revirements à lui. Alors Pitzek est pas réputé pour on va dire c'est pas le j'ais dire quelque chose de de désagréable mais c'est peu importe c'est c'est pas le on va dire c'est c'est pas le plus grand intellectuel de la Maison Blanche.

Il y a des gens pas très agréable quand même. Ouais, il y a des gens beaucoup plus il y a des gens beaucoup plus compétents que lui, y compris sur les questions militaires. Donc je pense que ces gens-là étaient au courant. lui visiblement n'était pas en ce moment il est beaucoup envoyé au front médiatique Pitzek mais pas tellement on a l'impression qu'il est pas au cœur des discussions les plus importantes mais ça prouve qu'il y a une désorganisation et qui est qui est très dommageable aux Américains vis-à-vis des vis-à-vis des Iraniens aussi parce que dans entamer une négociation avec des discours comme ça qui sont un peu éparpillés où on a l'impression qu'en face de vous avez des gens qui ont pas le même niveau d'information ça ça inaugure rien de bon pour l'équipe qui si elle doit arriver à Islamabad pour négocier euh sera sera en position de difficulté.

On peut imaginer un petit partage des rôles, c'est-à-dire toi Pit Tex, tu dois incarner le retour des bombes et moi quelques heures plus tard, je vais incarner la paix puis on changera s'il faut dans les prochaines heures. Bien évidemment avec Peter Exet dans ce rôle un peu de porte-parole un peu guerrier parce que c'est aussi le rôle qu'il joue plus généralement on se rappelle quand même qu'il était commentateur Fox News et que la communication plus que la guerre c'est c'est un peu son métier. On peut imaginer que c'est une stratégie.

Néanmoins, je rejoins Lucas. On a cette impression si on compare Peter Exet et des gens comme Marco Rubio par exemple qui est beaucoup plus à la fois présent et plus connaisseur de ce type de dossier notamment le dossier iranien qui a une sorte de communication chaotique en interne. Après on sait aussi que Donald Trump parfois parle que à un cercle assez restreintte et que ça peut aussi être effectivement ça peut être une stratégie mais ça peut être aussi cette désorganisation dont parlait Lucas.

Cette question également, est-ce que les États-Unis ont perdu cette guerre ? Question très directe encore une fois, on la met sur la table justement pour pour réveiller les consciences, mais mettre fin à l'escorte militaire de navire dans le D3, annoncer la fin des opérations militaires par la voix de Marco Rubio parce que c'est également l'un des grands volets de ces dernières heures. Est-ce synonyme de défaite ?

Je vous vois réagir déjà, mais je vous laisse juste écouter ce que disait le colonel Goya parce que pour lui, oui, en effet, c'est le cas. un échec quand on est en situation asymétrique euh c'est bah c'est c'est une défaite hein quand vous avez un budget de la défense qui est 50 fois plus supérieur à celui de votre adversaire et que vous arrivez pas au bout de de plus d'un mois de de combat vous arrivez pas soumettre à votre volonté et ben le vainqueur c'est c'est c'est c'est le plus faible he c'est un échec on peut aujourd'hui dire le mot échec le prononcer moi je crois qu'on est encore dans une phase des opérations. Et il y a quelque chose de très intéressant qui s'est passé avec Marco Rubio quand il dit l'opération Epic Fury, allit terminé le contexte dans lequel il dit ça, c'est qu'il est en train de revenir sur ce qui s'est passé au Congrès.

Qu'est-ce qu'ils ont fait les Américains ? Ils avaient l'échéance du Congrès parce que on était à 60 jours avec une opération qui était commencée. Là, Marco Rubio dit cette opération elle est finie.

Donc il y a plus besoin de congrès qu'aurait pu aussi être un moyen de de pression pour les Iraniens. Ils avaient qu'à attendre que les les Américains se confrontent au Congrès. Marco Robio dit "C'est fini, il y a plus Épic Fury." Pourquoi on irait devant le Congrès pour demander la Val du Congrès pour Epic Fury ?

Donc qu'est-ce qui va se passer s'il y a une autre opération ? Parce que ça veut pas dire du coup qu'il y en aura pas une autre. Ça veut dire que celle-ci est terminée, il en décréter une autre.

S'il y en a une autre et ben il y a ils ont encore 60 jours devant eux. Donc à la rigueur en fait ils se donnent de l'air pour une autre opération. Formidable.

C'était ma question d'après. Est-ce qu'il se Non mais est-ce qu'il s'offre du temps ? Effectivemental.

Moi je crois qu'on est rentrant dans une phase extrêmement intéressante où on mélange en fait les menace et puis les avant on avance et on recule. C'est toujours comme ça d'ailleurs et le mot échec est beaucoup trop beaucoup trop rapide. On saura on verra s'il y a échec dans un mois, 2 mois, 3 mois.

Aujourd'hui, on en sait strictement rien. Aujourd'hui, on est dans une phase, comment dire ? Encore une fois, je pense que les Américains, ils essayent d'être attirants.

On sait que depuis le 28 février, on suit que Trump, il veut arrêter puisqu'il le dit quasiment tous les jours que ça va s'arrêter, que ça se passe bien, que les Iraniens veulent discuter. Donc on est sur un modèle mou et un modèle dur. Le problème, c'est que les Iraniens n'envoient jamais de message positif.

Jamais. Ça jamais arrivé où en disant il disait voilà, c'est une bonne idée, on pourrait jamais. Au contraire, il y a distorsion à à la tête de l'Iran.

Mais on peut pas dire à l'heure où on parle que c'est un échec. J'en suis absolument convaincu. Maintenant, ce qui est intéressant, c'est plutôt malin de leur part parce qu'on voit bien que l'opération Freedom était impossible à faire.

Comment mettre en place des escortes, vous avez en face un pays immense, mettre trois bateaux dans le golfe persic et comment empêcher comment dire des attaques queles qu'elles soi sur des bateaux. Alors, on peut limiter bien évidemment, mais on peut pas l'empêcher. Donc en fait, je pense qu'ils ont fait le constat de tout ça.

Le le comment dire leur modèle dissuasif n'a pas fonctionné parce que ce qui a pu fonctionner, c'est que les Iraniens disent "OK, ils mettent des gros bateaux dans le golfe Persique à ce moment-là, il y a il y a il y a un problème pour nous". Non, pas du tout. Ils ont continué à attaquer des bateaux des bateaux de la gamme marchande qui passaient dans le golf Persque.

Donc, on voit qu'aujourd'hui, on est dans une phase de recul et d'avancé. Mais encore une fois, je pense pas que le mot échec soit soit le mot adapté pour cette première séquence. Allez- vous soumer une autre hypothèse.

Le président américain se rend à l'évidence. S'il a sous-estimé les Iraniens, ce sera beaucoup plus compliqué que prévu. Il l'a compris dans la dernière ligne droite.

Votre hypothèse que je vous soumets. Oui, mais il va il suspend les il suspend tout ça aussi parce qu'il a des urgences internes. Il y a plusieurs choses.

D'abord la semaine prochaine, il est en Chine si le voyage est maintenu. Il peut pas aller en arriver à Pékin dans une telle position de faiblesse. Donc ce que disait Gwendoline à l'instant, c'est une sorte de suspension des opérations et il se donnent de l'air pour dans quelques semaines ou quelques mois relancer les choses.

Il faut à l'intérieur du pays, aux États-Unis, lancer la campagne officiellement des midterms qui vont avoir lieu en octobre avec pour l'instant des sondages qui sont catastrophique pour les Républicains. Donc il faut qu'il redonne un petit peu confiance, il faut qu'il se concentre sur le le la campagne intérieure américaine. Donc peut-être que tout ça n'est qu'une effectivement une sorte de brouillard militaire qui permet de suspendre les choses et peut-être que ça va permettre des discussions mais c'est ni un succès ni un échec dans la mesure où il y a il y a pas de gagnant et il y a pas de perdants.

La guerre, elle est en cours. Elle est pas elle est pas terminée. C'est pas parce qu'on déclare souvenez-vous de de de George Bush sur le porte-avion annonçant en 2004 mission accomplie qui était et ça les Américains s'en souviennent bien et ça a duré ensuite 20 ans.

Je viens vers vous Élisabeth mais d'abord la réaction du côté des Iraniens faut qu'on regarde ce qui se dit. Ceux qui parlent de la retraite de Trump ce sont bah les médias iraniens, les médias d'État. Et on a demandé à SV Gazi évidemment qui est en ce moment à Tabris dans le nord-ouest du pays.

Comment réagit-on du côté de l'Iran face à la fin annoncée du projet liberté et de l'opération épique ferie d'une manière générale ? Si Gazi correspondant France 24 RFI depuis l'Iran. Cette nouvelle reculade de du président Trump n'est pas une surprise en l'Iran.

C'est pas la première fois que le le président Trump publie des tweetes pour menacer l'Iran de destruction de sa de sa civilisation. de de ramener l'Iran à la à l'âge de pierre. Et donc c'est une cette nouvelle reculade de la part du président américain n'est pas une surprise.

L'Iran est très clair. L'Iran ne cherche pas la guerre selon les solités iraniennes, mais veut avoir donc des garanties de non agression de la part des États-Unis euh mais aussi donc un contrôle total sur le DE3 d'Ormose euh désormais. Donc aucun navire étranger ne peut passer le D3 euh sans l'autorisation de l'Iran.

Il faut aussi que tous les sur tous les fronts il y ait un arrêt de la guerre. Ce qui veut dire que les Israéliens doivent également arrêter d'attaquer l'esbola et les régions à chit au Liban. Et autre autre condition pour l'Iran, c'est que aucun navire militaire américain ou israélien n'a le droit de traverser le détroit de brus pour aller dans le golf.

Ce sont les conditions iraniennes et se sont assez forts aujourd'hui euh pour vouloir imposer ces conditions. Merci beaucoup Si Gazi depuis euh depuis l'Iran, depuis Tabris précisément et regardez comme les Iraniens se moquent du président américain. L'ambassadeur iranien au Pakistan se se moque de la décision du président Trump de suspendre l'opération liberté avec ses mots chaud des craintlopes.

Ils ont raison d'être triomphant après tout les les Iraniens ou alors attention en fait les Américains n'ont pas gagné mais n'ont pas n'ont pas perdu. Pareil du côté de terra d'ailleurs je je justement les Américains n'ont ni gagné ni perdu on a encore du temps et je pense que les Iraniens ont besoin de créer victoire aussi en interne. Il faut il faut occuper le terrain montrer qu' qui qu' qui contrôle encore le pays que le régime est encore là.

C'est très différent aux États-Unis et et Gwendoline a très enfin a très bien souligné en interne, il y a des enjeux euh dans une démocratie euh légal que cette administration doit respecter notamment euh et donc ils doivent jouer en jeu qui les oblige que ça soit Marco Groubi, on a entendu Pet aussi devant le Congrès dire c'est fini, on passe à autre chose parce qu'il faut jouer avec l'opinion publique, avec les les statutes aux États-Unis que les Iraniens n'ont pas besoin. C'est pas forcément un recul parce que il a peur, c'est une recule parce qu'il y a d'autres facteurs qu'on est pays démocratique. Je rajouterai aussi et aujourd'hui on a vu à Raki ce matin à Beijing.

C'est quand même quelque chose en Chine. Je pense qu'il y a aussi des pressions qui font par ailleurs avec cette visite aussi du président qui arrive des des des pressions que ça soit de la Chine, que ça soit du Pakistan, d'autres pays avec lesquels les États-Unis son soient alliés, en tout cas ils discutent qui font qui rentrent dans la danse et qui font que ils ils mettent fin à à cela. Je pense que les États-Unis réfléchissent beaucoup à ce qui va être la suite.

Ça veut pas dire que les Iraniens ont gagné. Oui, il pourrait fortement miser sur les Chinois qui ont un intérêt économique à ce que la situation se décoince dans le D3 d'Ormous en particulier. On y reviendra un peu plus tard d'ailleurs, Gwendoline de Bonau et et les Iraniens, ils ont euh un sujet, c'est que euh Donald Trump n'a pas levé euh le blocus américain sur les ports iraniens et aujourd'hui on est à à peu près on est à 2 millions de rial pour 1 dollar.

C'est-à-dire que la monnaie iranienne continue de se cracher quasiment. On est c'est 25 % plus d'effondrement qu'en janvier. en janvier, vous savez, c'est ça qui avait déclenché euh la vague de manifestation.

Donc, ils ont des vrais problèmes euh économiques. Pour l'instant, ils ont pas de solution parce que plus ils s'entêtent, ils se perçoivent depuis des années comme un pouvoir de nuisance, très bien, il continue. Mais là, économiquement, ça va être compliqué.

C'est pas euh une économie libérale l'Iran, donc il y a des fonctionnaires à payer, il y a des policiers à payer évidemment les bassiches, les gardiens de la révolution, mais il y a aussi les employés du public à rémunérer. Ça c'est difficile pour eux. Et c'est un régime qui marche par la peur et l'argent.

À un moment donné, quand vous avez plus d'argent, ça peut aussi commencer à être compliqué en interne. C'est quelque chose que les Iraniens redoutent. Les preuve queils n'ont pas non plus totalement confiance en leur base populaire.

Je crois que Internet est toujours coupé partout en nous. Nous reprenons donc le fil de ce grand dossier la paix ou le retour des bombes et donc toujours ravi d'en parler avec Ellisabeth Chepardam, avec Gwendoline de Bonau, avec le colonel Père Deong, avec Lucas Manger et avec vous Jean-François Bureau. Merci encore une fois d'avoir accepté l'invitation, c'est précieux.

Vous êtes ancien secrétaire général adjoint de de l'OTAN. Donc je le rappelle à nos téléspectateurs, dans quelques instants, nous vous reparlerons du porte-avion français le Charles de Gaulle qui se rapproche du D3 d'Ormous. Pour quelle mission ?

Pour escorter, pour frapper ? On se posera toutes les questions. Mais je le disais, les interrogations, elles sont aussi renforcées par cette histoire.

Un porte-conneur de l'armateur français CMA CGM, a été attaqué des dégâts. On parle de plusieurs blessés. Il était pourtant sous escorte américaine.

On va plus loin pour nos téléspectateurs ensemble. Lucas manger, on va tout leur expliquer. Lucas, que s'est-il passé ?

On apprend que le bateau, je le rappelle, je le martelle, était sous escorte américaine quand il a été touché. Alors, escorte, ça veut pas forcément dire que c'était une escorte maritime. Il y a un petit doute là-dessus parce que les Américains ont aussi un système d'escorte par hélicoptère, c'estàd qu'il surveillent autour, ils survolent les bateaux.

Il y avait un convoi de de bateaux qui avait été de con bateaux commerciaux qui avaient été négociés pour passer effectivement, on le voit ici au nord d'Omane. Les bateaux étaient ont été identifiés à Dubaï pour la dernière fois à midi et ensuite ils ont coupé leur transpondeur. C'est ce qu'on appelle les systèmes AIS.

Du coup, ils deviennent invisibles sur les cartes marines. On le voit là. Voilà, il quitte de Dubaï et l'ensemble des bateaux, il y en avait entre 2 et 10 d'après les informations qu'on a aujourd'hui qui ont eu cette autorisation de sortie sous escorte américaine.

Et donc le bateau de la CMA CGN qui s'appelle le San Antonio, il est il est là, on le voit ici, c'est un énorme porte-conteneur. C'est un équipage donc un armateur français, CMACGM, un pavillon mal, un équipage filippin. Et donc si on en croit le le récit et qu'on commence à avoir de plus en plus d'informations à 2h après sa sortie du canal, tir domicile depuis la côte ianienne.

Et c'est à ce moment-là que voilà le un missile qui est tiré, missile comment on appelle ? Pardon ? Un missile de croisière, je cherchais le mot.

J'ai justement pas un missile balistique, un missile de croisière qui est tiré sur la sur l'arrière du bateau. Et à ce moment-là, la salle des machines a été très sérieusement endommagé par ce missile. Pour ça qu'on a parlé d'un drone, d'après les informations que j'ai, seul un missile pouvait faire autant de dégâts.

La salle des machines est complètement détruite sur le navire et il y a eu entre 4 et h blessés dont un blessé assez grave. Tous les blessés ont été évacués par hélicoptère et transportés vers des hôpitaux d'Oman. Et pour l'instant, le navire est ce qu'on appelle à la dérive.

C'est-à-dire qu'il ne peut plus fonctionner. Donc il va être récupéré par d'autres bateaux qui vont probablement mais là aussi ça représente un danger. Mais ce navire est aujourd'hui à la dérive.

Quelques heures après ce tir de missile et bien Donald Trump a annoncé la fin de l'opération de liberté dans le D3 d'Ormouse. Merci beaucoup Lucas Manger. Parfait.

Jean-François Jean-François Bureau. Est-ce que pour vous oui ce navire c'est le symbole de l'échec de la stratégie américaine dans le détro d'Ormouse et peut-être même plus globalement mais ça vous allez nous le dire. Contrôler le D3 d'Ormose, c'est probablement impossible, sauf avec des systèmes qui qui reviennent à un blocus.

C'est-à-dire que on a aujourd'hui plus de 900 bateaux qui sont qui sont bloqués dans le D3 depuis 2 mois qui ne peuvent ni sortir ni rentrer. Les Iraniens bloquent le D3 d'Ormous autant que les Américains. Et donc la vérité c'est que aujourd'hui la situation est figée.

Je sais pas si c'est un échec américain, mais probablement un échec par rapport aux annonces qui avaient été faites par les Américains sur le thème on va permettre d'où l'intitulé de l'opération, on va permettre la liberté de navigation. Bon, on n'y est pas, on n'y est pas et en vérité je crois qu'aujourd'hui il y a peu de marins ayant l'expertise de ce genre de situation qui pensent qu'on puisse débloquer le D3 d'Ormous avec des moyens militaires. C'est par la négociation que ça pourra se faire.

C'était un échec annoncé en fait. B, c'était probablement une prétention euh inaccessible et effectivement euh aujourd'hui je crois il est curieux que les Américains mais d'ailleurs les militaires américains n'ont jamais montré une ardeur euh exceptionnelle pour aller euh dans le sens du discours du président. Euh donc euh je pense qu'il y avait de l'affichage politique, il y avait de la probablement la tentation de laisser croire aux Iraniens que on allait changer de dans la gamme des moyens mis en œuvre, on allait changer d'échelle.

Bon, tout ça n'a pas abouti à grand-chose, sauf à un chaos assez considérable euh sur le prix du pétrole, sur l'inflation aux États-Unis, sur la situation en Iran et globalement euh à 8 jours de sommet à Pékin, je crois que euh nos euh les les Chinois n'ont jamais été dans une position aussi forte pour pouvoir jouer un rôle dans l'issue de cette crise. Je pense qu'il faut préciser pour ceux qui n'auraient pas suivi l'actualité aujourd'hui que c'est un navire français qui a été touché mais l'Élysée a fait savoir que ce n'était pas la France qui était visée puisque comme le disait Lucas, il s'agissait d'un cortège de navire qui passait à cet endroit. Reste que euh pensez-vous que si dans les heures qui ont suivi, juste après cette attaque, Donald Trump a a donc stoppé le projet liberté d'escorte de navire dans la zone, c'est parce qu'il a jugé, il a compris que les risques étaient trop élevés, des bénéfices trop peu élevés. en revanche avec des conséquences importantes sur les négociations en cours et qu'il fallait donc pour sauver ces négociations en urgence stopper cette affaire.

Je pense que par rapport à ce qui se prépare pour la semaine prochaine aujourd'hui, je pense que tous les esprits ont en tête l'échéance de la négociation avec les Chinois et la rencontre de Xy à Pékin. C'est ça l'enjeu maintenant qui domine le reste. Et par rapport à cette échéance, bah arriver dans une posture un peu moins béliqueuse que ça n'était le cas la semaine dernière.

C'est pas forcément une mauvaise posture, mais pour autant est-ce que ça va impressionner les Chinois ? J'en suis pas totalement sûr. Et par ailleurs, tout ça montre que l'Iran qui joue avec le temps et qui pense pouvoir gagner sur le terrain de la guerre de longue durée a a peut-être un raisonnement qui est qui qui effectivement sera probant.

Je me tourne aussi vers le colonel Père de parce que la mer c'est votre domaine également de par votre expérience professionnelle. La Bretagne également mais c'est un autre sujet. colonel Père Deyong, on est on est nombreux là, il y a il y a comme un gant de breton, je vous l'accorde.

Euh bon, mais effectivement, ce sera l'objet d'une autre émission sur cette affaire, votre regard sur ce qui s'est passé, sur ce que ça symbolise de la fragilité de la situation, voire de l'échec de toute une stratégie. Alors, ce qui é assez ambigu en fait, c'est l'opération Freedom a commencé il y a même pas une semaine. Comment avoir une lecture de d'une opération en 3 jours ?

C'est presque impossible. Donc en fait, il s'est passé quelque chose. J'imagine que la fermeté iranienne a démontré aux Américains que l'opération militaire d'mous était inutile.

Probablement évidemment que le le la pression chinoise a dû jouer et toute une série d'autres de d'autres critères. Mais c'est vrai qu'on a le sentiment que les Américains considèrent que cette opération militaire était totalement décalée par rapport aux objectifs qui étaient et de négocier avec les Iraniens dans le domaine du nucléaire. Point final.

Donc je pense qu'encore une fois et je pense encore une fois vraiment que les Iraniens ont envoyé des messages assez clairs aux Américains en disant débrancher un petit peu et puis on verra plus tard quoi. Alors je renverse la question là. On a vu la question de l'échec de Trump mais est-ce que l'Iran a fait la démonstration encore une fois de sa de sa puissance ?

Oui. Et de sa capacité à avoir la main et en plus quelques jours avant des discussions du côté de la Chine. Message extrêmement fort.

L'Iran a une joue sur la tactique. Je pense que ils sont évidemment quand on regarde le rapport des forces sur le papier, ils sont beaucoup plus faibles surtout avec les les opérations qui ont eu lieu depuis plusieurs semaines. Néanmoins, ils sont persuadés que l'image des États-Unis dans le monde, l'enlisement de la situation sont des facteurs qui leur profitent et effectivement qui les incitent à durer à survivre.

Je pense qu'ils vont pas lâcher dans la négociation leurs atouts. Il ils sont ils sont dans le temps et dans le temps éventuellement long. Je je me permets de de vous faire un petit signe parce que à l'instant, il y a une nouvelle déclaration de Donald Trump qui vient de tomber.

Vous me direz bon, il y en a régulièrement. Mais là, il dit que la guerre contre l'Iran a de très bonnes chances de se de se terminer. Mais ce qui m'amène à la question suivante, on a parlé dès le début de l'émission de cet accord qui serait sur la table avec des termes assez assez précis, des termes de discussion avec les Iraniens.

Vous croyez-vous à la possibilité d'un accord ? Et si oui, ce qui émerge depuis quelques heures vous semble être un bon ou un mauvais accord. Avoir un accord, vous savez l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, ça a duré des mois.

Euh quelqu'un tout à l'heure rappelait que la négociation euh au viet sur le Vietnam a duré 10 ans. Bon et je pense qu'effectivement les Iraniens, ils sont dans des échelles de temps extrêmement longs. Euh par ailleurs euh il y a une il y a un le vrai problème de lisibilité de la stratégie de Trump, il est aussi dans l'accumulation des de décisions et de déclarations qui se contredisent d'un jour à l'autre.

Et ça ça démonétise l'ensemble de ces discours. Pourquoi croire aujourd'hui plus fortement l'iminence d'un accord que le risque de la guerre avant-hier ? Je pense qu'il y a il y a de ce côté-là une perte de crédibilité qui est considérable et dont les Iraniens profitent même s'il y a pas de négociation sur le fond.

Donald Trump dit donc à l'instant la guerre a une bonne chance de de finir. Al je rappelle qu'il y a quelques heures, il disait que c'était la paix ou les bombes et des bombes beaucoup plus durement que par le passé. Encore une fois le chaud, le froid.

On va pas on va pas se refaire cette histoire là. Mais après tout, est-ce que Donald Trump a pas a pas prouvé ces dernières heures Wendoline Ellisabeth que en fait il ferait tout pour éviter la guerre ? Des destroyers ont passé la la zone d'ormous mais sous le feu iranien.

Pas de réaction. Les Émirats ont été touchés. Ah non non, ce n'est pas une violation du CC le feu.

Pas de pas de réaction. Il nous donne lui-même une information. À 111 reprises, les navires américains ont été ciblés.

Les missiles arrêté mais ont été ciblés. Pas plus de réaction que ça parce que de toute façon il est coincé. Il peut plus y aller militairement parlant, il peut plus.

Moi, je m'inquiéterai plutôt du du manque de réaction américain jusqu'à maintenant. Effectivement, les Iraniens ont pris le risque de frapper Fujir, de de frapper d'ailleurs le plus souvent les Émirats, ce qui a un risque assumé de nous, OK, on est prêt à reprendre la guerre. Pour l'instant, il y a aucune réaction américaine.

Général Danken hier a pris soin de rappeler toutes les capacités, tout l'historique de la 82e aéroporté. On est pour moi, hein, peut-être que je me trompe mais dans une situation d'attente et je vois mal, sauf si les Iraniens capitulent, rendent l'uranium enrichi, arrêtent d'enrichir de l'uranium, j'en doute. Mais on est plutôt dans une situation d'attente.

L'armada américaine, elle est elle est toujours là. Elle a pas fait a priori demi-tour. Faut se souvenir d'un d'un événement qui s'est passé en Irak.

À l'époque, c'était Cassem Soleimani, le le chef de la la force Alcods. En fait, il avait donné, il avait fait une réunion en octobre où il avait dit "Maintenant, on va s'en prendre aux bases américaines dans la région. Il y avait des attaques qui avaient commencé sur les bases américaines qu'il avait lui-même ordonné et puis un mois plus tard, de mois plus tard, en janvier, Donald Trump premier mandat avait donné ordre de l'assassiner." Donc je pense qu'il faut quand même s'attendre à une réaction américaine avec ce président qui assume le rapport de force.

Et bien c'est ce qu'on appelle dans notre langage un teasing puisqueeffectivement dans quelques instants on va voir que du côté militaire en fait les Américains continuent de préparer la guerre alors qu'il parlent ces dernières heure beaucoup de paix. Mais d'abord à 17h30 on voulait s'arrêter sur cette information de de la journée également c'est le porte-avion Charles de Gaulle et qui en ce moment même se rapproche du D3 d'Ormous et Charlie Nurel reporte TF1 chargé de défense qui connaît par cœur ce Charles de Gaulle puisqu'elle était sur ce Charles de Gaul au moment où il a été déployé. Vous allez nous expliquer Charlie Nurel, merci beaucoup de nous rejoindre sur ce plateau.

Vous allez nous expliquer ces toutes dernières informations. D'abord le Charles de Gaulle, où se trouve-til précisément à cette heure ? Alors si je sais pas si on va avoir des cartes, vous voyez déjà le le Charles de Gaulle en train de passer le canal de Suè.

Le Charles de Gaulle est déjà passé par le canal de Suè. Donc il a déjà fait un certain nombre de kilomètres. Vous le voyez, il est parti en réalité un peu plus haut de Cretz.

Il a passé donc il est passé par le canal de Suèze, il est actuellement en mer rouge et il attend pour se diriger vers le golfe d'Aden euh pour ensuite etth bien pouvoir naviguer dans cette zone derrière. Euh on sait très bien que le Charles de Gaulle, parce que une petite précision à Mélie, c'est que le Charles de Gaulle à chaque fois on voit le mastodonte. En réalité, le Charles de Gaulle, c'est surtout le groupe aéronaval, c'est-à-dire des frégat, un raviilleur, un sous-marin qui l'accompagne et c'est ce qui fait que le Charles de Gaulle n'est pas vulnérable lorsqu'il passe par exemple dans ces endroits qui sont tout de même un peu risqués.

Donc il arrive sur zone. Pour quelle mission ? Et bien sa mission ça va être alors pour l'instant c'est un prépositionnement.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on met en avance de face ce groupe aéronaval très loin des côtes évidemment pour que s'il y ait une décision si il y a des garanti de sécurité pour pouvoir entrer dans le D3 d'Ormous le Charles de Gaul qui lui ne rentrera jamais dans le D3 d'Ormous puisse assurer une coordination parce qu'il y a une coalition dont la France est à la tête avec le Royaume-Uni pour pouvoir assurer si jamais il y a la paix qui est décrétée s'il n'y a plus de guerre assurer la liberté de navigation dans le D3 d'Ormouse. Alors sa mission finalement on la connaît que très peu, c'est-à-dire assurer la liberté de navigation accompagné par exemple des navires commerciaux pour simplement aller faire leur objet de commerce, pouvoir procéder à des évacuations s'il y avait quelque chose qui se passait mal.

Bref, on est on est sur des organes de surveillance. La seule chose à savoir, c'est que pour avoir un organe de surveillance de cette manière-là, il faut d'abord qu'il y ait un accord de paix et surtout qu'il y ait de garanties de sécurité, que les navires qui procèdent à cette mission-là ne soient pas attaqués. Merci.

Elle est formidable, non ? Murel, merci beaucoup. Je vous en prie, rejoignez-nous sur ce sur ce plateau.

Jean-François Jean-François Bureau, je rappelle que vous êtes ancien secrétaire général adjoint de l'OTAN. Quand la France envoie son porte-avion Charles de Gaulle, elleimplique que la France, elle implique plus que la France. Et quel est le message qui est envoyé ?

Non, dans dans en en l'espèce, il est très clair que ce mouvement du Charles de Gaulle, il se il s'intègre dans les discussions qui ont déjà débuté, ça a été rappelé avec les Britanniques et avec je crois une cinquantaine d'autres pays pour euh proposer des solutions de sécurisation de la région une fois le un cesser le feu établi. Donc je crois que le le Charles de Gaulle, il il démontre sa présence va démontrer la pérennité de l'engagement de la France et de ses partenaires notamment européens pour euh assurer la circulation euh et la liberté de navigation dans la région. Mais c'est quand certains termes seront respectés, appliqués, quand la situation se sera paisée.

Encore une fois, faut rappeler qu'on n'est pas dans l'immédiaté. Le portavion dans tous les cas, il s'agit de d'agir dans un cadre sécurisé par un accord de cesser le feu. Allez-y colonel.

Il y a deux points qu'il faut qu'on peut rajouter en complément de ce que vous venez de dire. C'est un il y a une mission européenne qui est actuellement en place qui appelle la SPDES qui est dans en mer rouge donc qui préexiste et puis le deuxième point on a une base qui s'appelle Jiboutique extrêmement importante et j'imagine que le porte-avion va s'arrêter quelques jours pour faire des recomplètements des relèves et cetera et cetera parce que ce porteavion est est en est en mer depuis je crois début février. Il il a fait la mal Orion, il est parti comment dire en Norvège, il est redescendu vous voyez donc il un certain temps.

Donc vous allez voir que la base de Jibouti on va on va l'avoir joué un rôle fondamental dans le dispositif. Alors, c'est vrai que le le portte-avion, nous on était euh d'ailleurs sur le porte-avion lorsqu'il a changé de cap, on était en effet en Meri du Nord euh puis on s'est dirigé vers la Méditerranée orientale. Donc ça fait un certain nombre de de semaines, de mois maintenant qu'il est en navigation.

Ce qui s'est passé, c'est que euh tout cela s'est militairement millimétré. Il y avait en prévision, il y avait des discussions qui étaient déjà engagées. Donc le porte-avion a fait un arrêt par exemple en Crête où il y a eu les procédures de maintenance, il était àqu en Crête.

C'est très rare qu'on mette un porte-avion à qu c'est le moment où il est le plus vulnérable. Et donc c'est ensuite qu'il a pu se diriger vers le canal de Suèz. La région est quand même tendue donc il est peu probable que le porte-avion soit haqué à un moment donné quelque part.

Le but c'est qu'il soit vraiment toujours en mouvement dans une zone très grande. Alors justement vous dites la zone et la région et la situation tout ça est extrêmement tendu. Est-ce qu'on peut exclure ?

Alors je sais je vais verser un peu dans le catastrophisme mais peut-on exclure que le porte-avion soit impliqué soit dans une action défensive, soit dans une action offensive parce que présent dans la région. Défensive, il l'est déjà. C'est d'ailleurs les mots utilisés par le président, le chef des armées, Emmanuel Macron qui disait "Le porte-avion, le groupe aéronaval est là pour une mission défensive".

Ensuite, sur ce qu'il peut se passer, le risque est extrêmement limité que le Charles de Gaulle soit visé. On peut jamais exclure euh cela évidemment, mais tout le principe du groupe aéronaval et et je retiens ce mot, c'est-à-dire les frégotes qui sont autour, les sous-marins font que ça détecte, c'est comme une bulle qui est mis autour du Charles de Gaulle et la la moindre menace qui arrive est abattue immédiatement. Il y a jamais de risque zéro, on le sait, les pays, les armes sont en permanence dans des bons technologiques.

C'est ce à quoi on assiste et le risque est très limité. Donc, est-ce qu'il y a un scénario dans lequel il passe en version offensive ? C'est pas c'est pas prévu.

Euh le le chef des armées euh l'a redit défensif. Euh on imagine mal parce que si finalement cette mission si elle est prévu euh c'est justement parce que la France, le Royaume-Uni et les dizaines de pays euh qui seront dans cette coalition ne sont pas belligérants dans cette guerre. Et cela ne fonctionnerait que si euh les ces pays-là restent en dehors de la guerre.

Si un des pays rentre dans la guerre, alors on peut pas imaginer un des trit sécurisé par des personnes qui sont qui deviennent belligérant dans cette guerre. Jean-François Baureau, est-ce que ça vaut euh soutien aux États-Unis, soutien militaire, diplomatique et stratégique ? Non, je ça vaut d'abord euh par l'initiative que ces pays et notamment les Britanniques et les Français et donc les Européens prennent pour proposer une des solutions de sortie de crise et de sortie de guerre.

Je pense que c'est on le disait tout à l'heure, ça peut être dans l'intérêt des États-Unis, c'est surtout dans l'intérêt de la région. Et aujourd'hui, je pense que les Émiratis, les Séouiens, le fait que le canal de Suèse a été franchi par le porte-avion signifie simplement que les Égyptiens ont donné leur accord, sinon ça serait pas produit. Donc, il y a un environnement de la région qui peut être euh comment dire euh attentif à ce que euh cette initiative signifie et il voit de l'intérêt bien sûr.

Élisabeth Chepartelam surtout et je enfin pour cette question sur est-ce que ça porte, on va dire secours aux Américains aujourd'hui on on le sait de côté américain, c'est pas du tout vécu en tant que tel et au contraire, les Français comme les Européens sont assez critiqués. Le président français a était très clair sur le soutien à la fois enfin au au aux accords de défensif qui ont qu'à qu'à la France dans cette partie du monde et c'est vu je pense même de côté d'Américains comme pas assez mais effectivement c'est fait pour être circonscrit dans une situation dans un entre guillemets paix en tout cas c'est le feu très clair où la France ne se met pas justement en danger par rapport notamment aux iraniens le cas le but c'est aussi de montrer à tous les armateurs parce qu'il y a la question des armateurs qui de tous les bateaux qui sont coincés dans le D3 d'Ormouse que leur situation est prise en compte. C'està-dire que ça va pas se faire tout de suite.

Et ce que le message aussi politique qu'envoie le le Charles de Gaulle en étant sur la zone, c'est on vous laissera pas tomber parce que avec ce qui s'est passé hier dont on parlait avec le Antonio il écrit contribuer à la réassurance des acteurs du commerce maritime dans le communiqué de l' c'est le rôle de la c'est aussi un des rôles de la marine nationale d'assurer la libre circulation du commerce mondial. C'est le le rôle de la marine française comme de la marine britannique ou américaine. Ça fait partie des missions d'assurer le fait que euh la les bateaux puissent circuler.

Or, en ce moment, il y a plusieurs centaines de bateaux qui sont coincés dans le D3 d'Ormouse. Et ce qui s'est passé dont on parlait tout à l'heure avec le San Antonio, c'est des décisions que prennent les armateurs et les assurances de ces navires. pas c'est pas l'armée une armée qui leur dit allez-y vous pouvez franchir à un moment c'est des discussions entre armateurs et effectivement l'armée américaine qui dit bah voilà on peut essayer de faire une escorte on va on va essayer de faire un convoi de bateaux ça n'a pas fonctionné un bateau a été attaqué donc tout le monde se replie là il y a plus un armateur qui va tenter dans les heures qui viennent en tout cas de faire sortir un navire quelle que soit la route au nord au sud du dormous parce que c'est trop risqué en revanche la présence d'un d'un du porte-avion et du groupe aéronaval dans la région ça veut dire on est là au cas et un de ces quatre on va on va essayer de vous faire sortir de là vous savez la marine c'est la c'est de la gesticulation la gesticulation donc du point de vue militaire ça veut dire que la France que certains de vos collègues vont apprécier c'est un mot qui est totalement admit par le vocabulaire nous nous on dit que ce sont des tonnes de diplomatie sur ça je pense de dire j'ai pas redit non la gesticulation c'est c'est vraiment une attitude et et la marine elle dit montrer montrer le drapeau montrer le faagnon montrer le comment dire l'étandard la France est présente En fait, elle est en mouvement et c'est et d'ailleurs la meilleure preuve, c'est que l'armée française diffuse des images et vous en avez autant que vous voulez.

Première chose. Donc il y a il y a un message je dirais qui est la France revient dans un dispositif et là je vous rejoins à 100 %. Et un deuxième message qui indit qui est très intéressant que Jeanf vient de dire à l'instant c'est la relation de la France avec le Moyen-Orient.

On voit qu'il y a une vraie question autour de la relation des États-Unis avec le Moyen-Orient. Et là quelque part on se repositionne. Je sais pas où on va.

On va en tout cas vers le voyez vers le sud hein, on se dirige vers le vers le golf d'Aden, on descend tranquillement mais on affirme quelque chose et ça c'est extrêmement intéressant et je trouve que c'est formidable de voir ce moment décisif où en fait les Américains seraient peut-être prêts à nous laisser jouer un rôle encore une fois dans une situation un peu plus apaisée. Mais la question qu'on ne s'est pas posée, c'est comment ça peut être perçu par les Iraniens ? Et vous savez qu'à chaque fois qu'on parle de nos intérêts qui sont mobilisés dans une situation de guerre, la question se pose souvent chez nos téléspectateurs de savoir dans à quel point ça nous met en risque nous.

Si la situation se corse à nouveau et l'expression est faible, on peut être visé, on est dans le secteur, on est considéré comme cobligérant par euh par les Iraniens. On peut être considéré comme céléigérant, mais aujourd'hui euh on a un désaccordenariat stratégique avec les Émirats avec on est très actif pour essayer de faire en sorte que la situation au Liban s'améliore. On est très proche des Égyptiens par ailleurs pour pour des tas de sujets.

Donc c'est vrai que les alliances de la France dans la région, elles sont avec des gouvernements sunnites pour dire les choses très simplement. Bon, l'Iran n'est pas pour autant l'ennemi de la France, même si le programme nucléaire iranien, les activités de missile balistiques, le volat au Liban, tout le monde et en particulier Paris considère que l'Iran joue un rôle de déstabilisation depuis des années dans la région. Et donc c'est ce problème-là qu'il faut régler plutôt par la négociation si on en est capable et si les Iraniens veulent bien comprendre que c'est aussi dans leur intérêt.

Gendoline de Bon. Après, faut pas non plus oublier qu' au au début du conflit, il y a un militaire français qui est mort, Arnaud Frion, qui était en mission à Herbille du du 7e bataillon de chasseur alpin par une frappe de drone de milice chid pro iranienne qu' avait pas directement revendiqué mais ce qui avait été communiqué par l'ensemble de ses milices c'était que la France avait déployé le Charles de Gaulle alors même que le président français avait dit qu'il était dans une posture purement défensive. Donc en fonction des événements, les Iraniens savent aussi très bien trouver des prétextes pour engager le feu.

J'imagine Charlie Nurel que la France assume le risque inhérent au fait d'envoyer le porte-avion dans la région et donc apparaître comme une cible pour les Iraniens complètement. Alors le porte-avion reste encore une fois assez loin quand même des côtes. Donc la la seule manière pour que que cette mission se fasse vraiment c'est qu'il y ait des garanties de sécurité.

Franchement, on imagine qu'on est quand même assez loin de la mission là pour le moment. Euh, c'est simplement que on se positionne, si jamais l'ordre est donné, on est capable de réagir en une journée. Mais le porte-avion reste loin.

Comme disait Gwendoline, le porte-avion est là depuis maintenant un petit moment. Si un groupe proiran voulait s'en prendre à la France, il pourrait le faire de cette même manière. Mais aujourd'hui, peut-être information assez que j'ai trouvé intéressante dans ce qu'on m'a donné euh c'est que pour dans la liberté de navigation, dans le D3 d'Ormouse, euh les armateurs, les ces bateaux euh ont des assurances et en fait cette mission aurait un organisme dans lequel c'est tous ces bateaux, les assurances auraient confiance.

En fait, il y a aussi une grosse question économique autour de cela, c'est-à-dire que ce serait un organisme désigné avec des pays qui ne prennent pas part à cette guerre et c'est pour cette raison qu'on enverrait cette pays ces pays-là dans cette missionlà. Donc moi, j'ai trouvé ça intéressant et c'est pour cela que la France a tout intérêt à rester en dehors de cette guerre. Merci beaucoup Charlie, c'était précieux de vous avoir sur ce plateau.

Je rappelle que Charline n'était il y a pas si longtemps sur le Charles de Gaul au moment d'ailleurs de son déploiement, on était en direct avec vous. Merci beaucoup pour l'éclairage Charlie Nurel, c'est pas du tout fini du côté du grand dossier. On revient sur cette phase offensive qui serait terminée.

Les mot Marco Robio, le secrétaire d'État américain hier qui annonce que la phase offensive vous savez les pic feries serait terminée. Mais est-ce reculer pour mieux frapper ? Gwendoline de Bonau a commencé à mettre le sujet sur la table il y a quelques instants.

On réécoute les mots de Marco Ruio. On en reparle juste après. L'opération Epic Fury est terminée.

Nous avons atteint les objectifs de cette opération. Alors, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il n'y aura plus d'opération.

C'est pas si simple. Ça veut dire qu'ils ne vont plus frapper. C'est pas si simple.

Surtout que jusqu'à la dernière minute et bien les Américains se sont renforcés militairement encore dans la zone. Sonia Drid, merci beaucoup d'être avec nous en direct une nouvelle fois depuis la depuis la Maison Blanche. Sonia, que font-ils comprendre des mots de Marco Rubio ?

Sachant que je rappelle qu'on a eu quand même trois ambiances différentes entre Pitec sur les opérations lancées Rubio qui annonce et Pic Fury terminé et Donald Trump qui annonce la fin du projet liberté terminé aussi. C'est terminé, c'est fini. fini la guerre du côté des Américains.

Alors, on a quand même l'impression d'un Donald Trump tellement pressé d'obtenir un accord, d'afficher une victoire quelle qu'elle soit devant sa population, et bien qu'il multiplie les gestes envers l'Iran, même s'il il continue de brandir la menace des bombardements et il change aussi rapidement d'avis. Je dois vous dire qu'hier, il y a eu beaucoup de surprises à Washington lorsque il a annoncé la suspension du projet liberté parce que de 3 heures avant seulement dans cette salle de presse, on avait écouté Marco Rubio vraiment s'étendre sur cette nouvelle phase de de de du conflit avec ce projet de liberté. Il insistait la nouvelle phase défensive.

Le chef du Pentagone un peu plus tôt avait également beaucoup parlé de ce projet liberté. Mais que ce soit le secrétaire à la défense, le secrétaire d'État ou le président depuis le début de la semaine, on a aussi des responsable de cette administration qui assurent que le cesser le feu n'est pas terminé malgré les tirs iraniens contre des navires américains. Donc, on a l'impression d'une administration qui donne encore une nouvelle chance à l'Iran.

Euh le président américain qui vient de déclarer à une journaliste de PBS euh qu'il y avait qu'il pensait qu'il y avait de bonnes chances de conclure à un accord, même si euh il reste euh prudent. et euh il a euh selon une source régionale citée par CNN et bien Donald Trump serait en train de simplifier euh les points euh pour euh un accord pour tenter euh de ramener euh les plus modérés euh à la table des négociations. Merci infiniment Sonia Dripuis euh la Maison Blanche.

Donc les Américains par la voix de Marco Rubyoot annoncent que la phase militaire offensive est terminée. Mais là encore, vous l'avez compris, il est permis de douter douter du fait que l'opération militaire soit terminée quand on voit l'armada renforcé jusqu'au bout. Là, c'est le colonel Père Deyong qui m'accompagne.

Colonel, on parle de paix. Euh, mais Donald Trump prépare toujours la guerre. Racontez-nous comment cette armada s'est renforcé encore.

En fait, ça n'a pas arrêté. Je veux dire que les décisions politiques de hier et d'avant-hier euh confirment enfin n'ont pas changé le dispositif militaire qui est extrêmement important. Très concrètement, on voit un porte-avion derrière nous, il y en a deux, il y a deux groupes aéronavales, ça reste une puissance de feu majeure.

Et que je sache, le président de le président américain n'a pas annoncé le le départ. Et on voit ce dispositif qui est extrêmement important avec les deux groupes aéronavales et surtout également avec des éléments de comment dire du corps des marines avec l'USS boxer l'USS Tripoli. Donc vous avez de fois 2500 hommes qui sont à bord des bateaux.

On les voit s'entraîner, ils s'entraînent donc en fait ils sont prêts. Donc la force euh comment dire la force mobile, ce qui est en mer, ce qui est prêt à intervenir encore une fois et en situation littéralement intacte. Donc enfin il y a un outil qui est puissant et puis puis quand on veut négocier ce que ce que veut faire le président Trump Trump, on sent bien que quelque part il faut que le gros bâton existe toujours parce que il pourra pas être humilié par une opération quelle qu'elle soit iranienne.

Donc il faut qu'il y ait un retour. Donc là, il attend un retour des Iraniens. S'il l'a pas, ben il continue de se présenter, je dirais, de façon consistante pour faire cour.

Et eux sont même prêts à sauter des parachutistes de la 82e division aéroportée de l'armée américaine. Et c'est Dan Kan, le chef d'étatmajor des armées, qui en a parlé encore hier. Regardez, aujourd'hui, je voudrais vous parler des parachutistes de la 82e division aéroportée de l'armée américaine.

Si le président a besoin d'une puissance de combat immédiate et redoutable, ils répondront à l'appel. La 82e division est notre force de réaction rapide et prête à se déployer en quelques heures. Ces parachutistes sont capables d'accomplir n'importe quelle mission dans n'importe quel environnement.

Ils s'entraînent sans relâche et sont toujours prêts à sauter depuis des avions pour engager le combat au sol et s'emparer de positions stratégiques si l'ordre leur en est donné. On fait savoir à l'instant que Benjamin Netaniaou est en ligne avec le président américain. Donc on va suivre ça avec beaucoup d'intérêt.

Euh colonel, je reviens vers vous. On a constaté aussi d'importants renforts matériels tout au long de ces derniers jours. Alors ça c'est l'indicateur le plus important parce que la force aéronavale existe, préexiste, les marines ça existent, la carte deè existe, ils sont là depuis plusieurs semaines.

Par contre les renforcements c'est du mobile, c'est du mouvement. Donc il y a il y a plusieurs niveaux. Il a un les renforcements la logistique majeure actuellement les États-Unis principalement en Israël puisque l'aéroport Bengorion aujourd'hui c'est une espèce de de grand centre de transit avec des moyens roues des comment dire des je connais bien l'armée américaine hein vous avez les 15 m de haut ou 30 m de haut de comment dire de containers vous avez des grues partout à mon fou donc encore une fois on peut considérer que le mois d'avril a été utilisé par les Américains pour se renforcer massivement et pour être prêt éventuellement à répondre éventuellement à une reprise des combats.

Merci beaucoup, colonel. C'était très clair. Euh Jean-François Mureau, je je le disais, Marco Robio dit que l'opération Épic Fury est terminée.

Euh està dire pour autant qu'on est plus près de la paix que des bombes ou inversement ? Non, je crois que dans les paramètres qui guident le président, parce que euh en vérité l'entourage et les ministres euh ont eux-mêmes doivent trouver leur leur place, mais dans ce qui guide euh l'action de Trump, il y a plusieurs paramètres et notamment des paramètres internes. Bon, en terme de popularité, ça a été évoqué évidemment depuis 2 mois, euh toutes les opérations menées par le président Trump sont perçues de façon de plus en plus négative.

L'inflation est vraiment l'obsession des Américains aujourd'hui et tout cela n'a fait que renforcer l'inflation. Et aujourd'hui l'échéance, pardon parce que je me répète mais l'échéance elle est à 8 jours dans l'esprit de Trump. C'est quelle est la meilleure posture pour moi pour arriver à Pékin dans une dans une capacité à faire jouer au Chinois un rôle utile, un rôle utile de pression sur les Iraniens ?

Tout ça est très est très difficile et incertain en vérité. Et donc effectivement que Trump se ménage une solution de reprise d'hostilité, c'est fort possible parce que euh l'état de la négociation, personne ne sait vraiment ce qu'il en est. Et en réalité, peut-être que la négociation à la Trump, comme on l'a connu sur d'autres sujets, pour l'instant, c'est pas grand-chose.

Pour ceux qui nous rejoignent en cours d'émission, Wendoline de Bonou, est-ce que vous pouvez nous rappeler pourquoi il ne faut pas prendre comme un point final les propos de Marco Robio ? Vous nous disiez tout à l'heure pourquoi dire que cette opération était terminée ne voulait pas dire qu'on pourrait en déclarer une autre à tout moment parce que l'administration américaine devait passer devant le Congrès parce que ça fait un peu plus de 60 jours que cette opération est engagée. Donc il faut passer devant le Congrès.

Or Marco Rubio dit cette opération et Picfury elle est terminée, elle est finie. Donc il y a pas besoin de passer devant le Congès. Ça s'appelle contourner un peu le Congrès par ailleurs.

Mais en tout cas, c'est la stratégie euh choisie par l'administration américaine. Ce qui fait que si les Américains relancent une autre opération ce soir, demain, après-demain, qui a un autre nom aux yeux de l'administration américaine, ils ont à nouveau 60 jours en réalité 60 jours plus 30. On va pas rentrer dans les détails.

Donc il se redonne de l'air en tout cas dans le dans le cadre juridique américain. Donc la probabilité d'une guerre à plus large échelle encore puisque il promet également des bombes plus intensément si tout échou Donald Trump. C'est tout à fait possible.

C'est tout à fait possible et notre contournement du Congrès a eu lieu à à travers des enfin des ventes de munition notamment au Qatar, aux Israliens, aux autres pays du golf à travers une déclaration d'urgence. Donc ils ont pas voté au Congrès, mais l'exécutif a envoyé notamment des munitions pour se protéger. Donc on peut imaginer qu'il se prépare aussi à cette éventualité en se en protégeant aussi ses alliés euh non seulement Israël mais aussi les pays du golf qui pourraient être visés comme on l'a vu même ces derniers jours.

Le cas les opérations de contournement du du Congrès dont dont parlait Gwendoline tout à l'heure, elles ont quand même un peu agacé au Congrès. Donc Trump doit est prudent aussi. C'est dans un très rare communiqué commun les présidents des commissions des forces armées du Sénat et de la chambre, alors c'était pas sur l'Iran, mais on vertement reprocher à Donald Trump son annonce de retrait de 5000 soldats d'Allemagne sur un autre dossier mais qui est quand même lié aux affaires militaires et très sensibles.

Et ce communiqué dimanche après-midi publié aux États-Unis de deux, ce sont deux républicains, j'ai oublié de préciser, des républicains très pro Trump enfin qui ont dire qui sont pas du tout de la branche Maga mais qui sont des des républicains durs. Donc il y a quand même aussi aux États-Unis des tensions qui qui montent au sein du parti républicain, au sein des commissions des forces armées qui peuvent être des points de blocage giganes. Donc il contourne mais en contournant s'il faisait cette opération dont parlait Gwendoline, il il risque quand même de se mettre en danger politique aux États-Unis.

Alors une information, je le disais il y a quelques instants qui vient de tomber en ce moment même le premier ministre israélien est en ligne avec le président américain Donald Trump. C'est très important mais ça allait d'autant plus puisque l'armée israélienne quelques minutes avant le début de cette émission s'est dite prête à reprendre une opération forte et puissante en Iran. La question qui monte depuis quelques heures, c'est de savoir si Israël serait prêt à reprendre des rennes massifes et sans le président américain s'il s'arrêtait en quelque sorte au milieu du gay.

Betab Salem depuis Tela Aviv. Bien, je vous rassure, ici aussi en Israël, on a du mal à comprendre Donald Trump. C'était d'ailleurs l'un des grand titres ce matin d'un des principaux sites d'information.

Euh et vous avez cet après-midi en revanche comme si de rien n'était et bien le chef d'état-majoral Zamir qui s'est adressé à ces troupes. Alors il était au sud Liban mais il a parlé de la situation en Iran et il a affirmé et bien qu'il y avait en Iran, je cite, des cibles prêtes à être attaquées, que l'armée était prête à lancer une attaque de grande verdure d'envergure, pardonnez-moi, ou encore que cette attaque permettrait d'affaiblir davantage le régime iranien. Donc il y a carrément un décalage, on le voit bien, entre ces déclarations béliqueuses, en tout cas déterminé, et puis ces rumeurs bien sûr d'avancé dans les négociations entre Washington et Tran.

Et en fait, ça pourrait être expliqué par le fait qu'il y ait eu apparemment pas mal de surprises à Jérusalem. Dans les dernières déclarations de Trump à Jérusalem, on pensait et bien que Trump était plus près d'une escalade que d'un accord. Et euh bien sûr, toute cette situation est suivie de près ici avec pas mal d'inquiétude parce que même s'il y a peu d'optimisme ici quand la possibilité d'un accord, et bien euh l'idée qu'il puisse avoir un mauvais un mauvais accord, c'est-à-dire qu'il ne réglerait pas la question du nucléaire, ça voudrait dire que Israël se retrouverait seul face à cette cette menace du nucléaire mais aussi les mains liées puisque s'il y a un accord entre Washington et Teran, c'est évident qu'Israël ne pourrait plus mener d'attaque contre le terriss histoire les territoires iraniens.

Merci beaucoup. Merci Betab Salem. Depuis Tel Aviv, déjà quelques heures avant, Israël se disait prêt à déployer toute l'armée de l'air contre les rangs si nécessaire.

Jean-François Bureau, imaginez-vous Israël prêt à reprendre les reines massifes si Trump n'y retourne pas ? Les Israéliens ont pris l'initiative au mois de juin l'année dernière euh éventuellement contre les Américains et et la campagne aérienne, elle a été enclenchée par les Israéliens. Il y a donc une, je pense, une forme d'autonomie euh dans l'appréciation des risques et l'appréciation de la situation de la part des Israéliens qui reste grande.

Par contre, là aussi à 10 jours d'un rendez-vous majeur à Pékin avec avec Xi, faire monter le risque d'un réengagement militaire et des Israéliens et des Américains, c'est de bonne c'est de bonnes postures, si j'ose dire, dans une négociation, il est bien évident qu'il faut aussi montrer ou affirmer qu'on a la force et la détermination si on veut qu'il y ait des concessions en face. Toute la question est de savoir si les Chinois parviendront à faire pression sur les Iraniens. C'est pas si sûr.

C'est pas si sûr parce que la discussion de février qui avait lieu au Pakistan, elle devait déjà atteindre cet objectif, il a pas été atteint. Bon donc euh montrer la force et affirmer la volonté de s'engager, c'est dans une posture de négociation euh je pense assez logique. Ellisabeth Shepardsam la première chose au mois de juin, on l'a vu par exemple Donald Trump dire euh 10 jours, il avait donné 10 jours, je je crois de discussion et au bout de 48, on a vu les Israéliens frapper.

Alors c'était clairement, on va dire organisé. Il y a il y a eu un discussion sur le sujet. On peut imaginer aussi qu'il utilise Israël un peu comme un un outil.

Il faut se rappeler et les Émiratis ont dit la même chose que les Israéliens. Si il y a pas un accord aussi enfin tout ce qui est balistique, tout ce qui est proxy, ça implique aussi toutes les pays de la région et donc il faudrait peut-être y retourner et il y a un inquiétude dans cette partie du monde aujourd'hui que les Américains négocient un accord qui en fait les mett pas en sécurité et ça c'est une véritable inquiétude et donc on voit Israël rappeler aussi ces réalités qui sont pas les réalités de Donald Trump et sont pas la réalité des Américains. Oui colonel.

Oui, puis concrètement, il y a Israël a des échéances électorales de de de très court terme et j'imagine que Netanyw n'a pas du tout envie en fait de se retrouver dans avec une situation apaisée au Moyen-Orient. Il a besoin absolument que son armée soit enfin soit à l'offensive en tout cas qu' elle soit active parce que je pense que l'opinion publique israélienne reprocherait en fait à Netaniaou une forme d'échec. Donc il peut pas il peut pas trop reculer.

Donc c'est compliqué pour les Israéliens aujourd'hui. Ouais. Benjamin Netaniaou a quand même construit l'essentiel de son retour dans la vie politique.

Je rappeler que c'est le dirigeant israélien qui a la plus grande longévité mais dans une lutte contre existentielle contre l'Iran. C'estàd qu'il a promis aux Israéliens de les débarrasser pour toujours de la menace iranienne. Et là, s'il y avait un accord et qu'il y avait pas l'uranium euh et donc la menace nucléaire de dans l'accord, Netaniau est coincé d'une certaine manière et il est il est coincé, il est il est mis en échec vis-à-vis de sa propre stratégie par son allié principal qui est Donald Trump.

Mendoline. Et il peut même y avoir une crainte s'il y avait un accord notamment dans l'appareil sécuritaire israélien que les Iraniens, pardonnez-moi l'expression, essayent d'entourlouper. C'estàdire ah, on avait 440 kg d'uranium en mais on en a trouvé que 438 désolé et le reste c'est les bombardements, on sait plus où c'est et ça c'est une vraie peur pour l'appareil sécuritaire Israël.

Merci beaucoup. Merci à vous Jean-François Bureau, merci beaucoup à vous Élisabeth Chepartelam, Gwendoline de Bonau, merci Lucas Manger, colonel Père de Young, j'espère que vous avez apprécié ces échanges. Moi je les ai trouvé passionnants.

Merci à vous nous avoir regardé et puis vous pouvez nous écouter. C'est l'heure du QR code que vous pouvez scanner, flasher en bas de l'écran et vous nous retrouvez sur toutes les plateformes habituelles.