« J’aurais souhaité qu’Emmanuel Macron propose un référendum sur la réforme des retraites. »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Olivier. Un défi pour commencer. En quelques mots, comment résumeriez-vous la prestation d'Emmanuel Macron hier ?
Un grand soupir et le sentiment d'un président qui était venu commenter sa propre impuissance. Je prends quelques exemples. Gaza, il dit "C'est honteux" et alors ?
Donc ça suffit pas. Que prend-il comme décision ? Il aurait pu annoncer hier que justement face à l'épuration ethnique qui est en cours et bien il décidait de reconnaître un état palestinien et de mettre la pression sur le gouvernement de Benjamin Netanyaho sur la question des référendums.
Il aurait pu dire quels sont les thèmes sur lesquels il entend véritablement poser des questions françaises et aux français justement sur les référendums. Est-ce que vous y participerez sur ces consultations à choix multiples le jeu ? Je suis un citoyen donc effectivement j'irais voter si j'étais appelé à voter.
Mais sur quoi ? Quelles sont les questions vous la priorité aujourd'hui ? Moi, j'aurais souhaité par exemple hier qu'il annonce que sur cette question des retraites qui est une question lancinante depuis depuis en réalité le premier qu'un canad d'Emmanuel Macron et bien qu'il dise je proposerai aux Français plusieurs choix possibles.
Celui que j'ai déjà imposé par la voie du 493 donc le maintien de la réforme borne ou la réforme proposée par le monde syndical ou par le monde politique. On aurait pu là avoir l'expression d'un choix multiple. Il a fermé la porte.
Il a fermé la porte. Ferm la porte. C'est aujourd'hui un pas de plus pour vous vers une censure du gouvernement Baou.
Ah mais sur la question des retraites, j'ai toujours dit que je serais intransigeent. Nous n'avons pas censuré le budget de François Beirou en échange de ce que Beirou a appelé lui-même un conclave qu'il a en réalité lui-même conclu en expliquant qu'on ne bougerait rien. Et bien si le parlement n'avait pas le dernier mot comme il l'a comme il s'est engagé par écrit et bien effectivement je demanderai j'appellerai à ce que ce gouvernement soit censuré parce que on ne peut pas avoir un gouvernement qui s'engage qui promet et puis ensuite qui revient sur ses propres décisions alors même que c'est un sujet qui est enquisté qui détruit la crédibilité même de la politique.
Parce que quand la politique, quand la démocratie donne le sentiment d'être bafoui en permanence sans que jamais les Françaises et les Français ne soient entendu, c'est un problème et c'est un problème qui conduit éventuellement y compris à des décisions graves avec la montée. Attendez, la censure, pardonnez-moi, la censure, ça pourrait être dès cet été si le conclave se vous envisagez cela. Bien sûr, bien sûr.
Il y a une possibilité dès lors que en fait le gouvernement considère que il peut réécraser les pieds des Françaises et des Français et des parlementaires puisque il y avait un engagement pris qu' l'engagement n'est pas tenu. Je ne vois aucune raison particulière de considérer que nous allons laisser passer. Moi, je ne suis pas de ceux qui expliquent que jusqu'en 2027, François Beou ne sera jamais censuré.
Hm, ça ne me paraît pas et d'abord d'ailleurs ce serait une très mauvaise manière faite aux syndicats eux-mêmes qui continuent à négocier qui cherchent un accord et expliquer que ils sont désarmés et qu'il n'y a pas de pression possible sur un patronat qui lui-même considère qu'il n'y a pas parvient sur la réforme borne. Non, c'est non. Olivier Fort évoqué hier, celui d'Arcelor Mital qui envisage de supprimer 600 postes.
Là aussi, Emmanuel Macron a tranché. Pas de nationalisation, a-t-il affirmé. Il promet tout de même que les sites de Dquerque et de Fusse Surmer seront sauvés les yeux dans les yeux, dit-il.
Que doit-il faire concrètement aujourd'hui ? Ben, par exemple, il aurait pu annoncer que la nationalisation la nationalisation pardon temporaire est possible. Vous avez entendu ces arguments sur le coût pour les contribuables sur le le l'état des finances publiques et sur le fait que cela ne résout pas les problèmes sur le plan de la concurrence.
P l' fait, d'autres pays, l'Italie par exemple et c'était une nationalisation temporaire. Ensuite, on peut remettre sur le marché l'entreprise. Mais moi, ce que je ne comprends pas, c'est qu'on ne peut pas avoir un président qui nous dit "Je veux une France et une Europe souveraine.
Je veux en fait que nous puissions même y compris nous réarmer." Mais comment voulez-vous vous réarmer ? construire des avions, des tanks, des missiles sans acier européens, sans acier français et dépendre exclusivement de l'acier chinois, de l'acier américain, il y a quelque chose qui cloche.
Et donc si nous voulons maintenir cette souveraineté, il faut que les entreprises, je pense à Vancorex hier, je pense aujourd'hui à Arcelor Mital, je pense à entreprises qui sont indispensables à notre propre décision, à notre propre souveraineté et ça suppose qu'on en prenne les moyens. Et ce que je vois, c'est un président qui l'a aussi explique qu'il est impuissant et surtout qu'il ne faut pas déranger à aucun moment ni les multinational, les multinationales ni euh les super riches parce que ce serait problématique. Sur la conférence sociale, sur le financement du modèle social, vous vous encouragez aujourd'hui les syndicats à y participer ?
Mais je ne sais pas si les syndicats vont longtemps vouloir se prêter à des mises en scène parce que si à chaque fois qu'il y a une conférence sociale au milieu de la conférence, on a un premier ministre qui sort et qui explique que de toute façon on fera pas du tout ce qui est retenu, quel est l'intérêt d'y participer ? Donc moi, je suis pour la démocratie sociale, je suis pour le dialogue social, je suis pour le compromis qui est envisagé sur le financement du modèle social. Il y a pas de dogme au départ, c'est qu'est-ce qu'on fait ?
Comment on fait ? Bien sûr, il y a pas de donnée. Est-ce que c'est nécessaire selon vous une de se pencher sur le financement du modèle social ?
Mais bien sûr qu'il faut se pencher sur le modèle social et sur son financement, mais cela suppose que à chaque fois les D ne soi pas pipée pour l'instant. Qu'est-ce que c'est la conférence sociale sur les retraites ? Oui.
Oui. Ben oui. Non mais enfin c'est un exemple.
C'est c'est une autre un autre sujet. C'est un autre sujet. Non mais lancer des sujets, ça on a compris que ils étaient capables de le faire.
Mais c'est pas lancer des sujets en l'air, c'est aussi d'accepter l'idée que ce dialogue doit conduire à des solutions et accepter que le dialogue conduise à des compromis auxquels ensuite on se réfère. Pour l'instant, je vois un gouvernement qui dit "En fait, je veux amuser la galerie avec des mises en scène de conférences, de dialogue et cetera, mais je n'en tiendrai pas compte." Alors, quel est l'intérêt ?
Vous avez remarqué hier qu'il n'a pas prononcé le mot de TVA associale mais qu'il y a référence. Ce serait une ligne rouge là aussi pour vous ? Mais je crois que cette question-là a été tranchée il y a longtemps et qu'on ne peut pas faire payer aux Français modestes ce qu'on ne fait pas payer aux entreprises soit par le biais de cotisation sociale patronale qui je rappelle sont un salaire différé.
Ça n'est pas enfin la différence entre le brut et le net c'est simplement que tout ce qui n'est pas prê directement accordé au salariés laisse sous d'autres formes. C'est la protection sociale par exemple. Olivier Fort dans l'actualité aujourd'hui François Baotou c'est sera auditionné tout à l'heure par la commission d'enquête à l'Assemblée nationale.
S'il s'avère qu'il a menti, il devra partir démissionner. Ce qui s'est passé à Betaram est extrêmement grave. Et si d'une manière ou d'une autre François Beou avait participé à l'omerta, s'il avait lui-même couvert l'institution pour la protéger au détriment des élèves, effectivement, il devrait partir et il devrait lui-même d'ailleurs démissionner.
J'ai une dernière question pour vous. Hier à votre place, Jordan Bardella expliqué qu'il était pour que pour retourner devant les devant les urnes, il faut une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale pour dépasser tous ces blocages dont on vient de parler. Bah c'est une possibilité.
L'autre possibilité vous la souhaitez mais je souhaite moi que nous puissions avancer et si la seule solution pour avancer c'est la dissolution, il y aura une dissolution mais je n'en suis pas maître. C'est un un pouvoir qui appartient au président seul. Et vous ne la craignez pas ?
Mais je ne la crains pas. Et l'autre possibilité c'est d'accepter l'idée que ce parlement fonctionne et que ce parlement procède par des compromis. Pour l'instant, nous sommes face à un gouvernement qui fait comme s'il avait gagné toutes les élections depuis 2022.
Or, la réalité c'est que depuis 2022, le président n'a obtenu à aucun moment la majorité et même qu'il a perdu les élections européennes et les élection législatives. Il ne s'y résout pas. Et c'est tout le problème, c'est que quand on ne respecte pas la démocratie et bien à un moment on finit par favoriser y compris les offres les plus folles.
Je pense là évidemment à l'offre réactionnaire de l'extrême droite. Merci beaucoup Olivier Fort. Vous avez évoqué l'impuissance du président la fin de son mandat approche.
Êtes-vous candidat à la présidentielle ? Mais c'est ça me paraît tout ça me paraît loufo à un moment où pour l'instant nous devons nous concentrer sur la capacité de la gauche à offrir une alternative et non pas ne pas en laisser le privilège à l'extrême droite qui aujourd'hui caracolle en tête. Merci beaucoup Olivier Fort.
Merci. C'est ça.
Emmanuel Macron