Julien Odoul : "Les Français veulent rompre avec le macronisme !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 59 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:41OuverteÉludée
Sur la dissolution, votre réponse, Richard Amos ?
- 2:13OuverteRéponse directe
On verra l'avis des Français dans ce sondage exclusif que nous publions tout à l'heure à 22h, et votre réponse ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Les réactions succèdent. Celle de Manuel Bompard, vous êtes avec nous en direct, coordinateur de la France Insoumise, député des Bouches-du-Rhône. Un premier mot de réaction, d'abord, c'était tout à l'heure sur TF1. Olivier Faure dit, il est temps pour la gauche de gouverner ce pays. Ils sont prêts. Votre premier commentaire.
- 4:50OuverteRéponse directe
Est-ce que vous accepterez... Il y a une forme de deal qui vous est proposée par le PS qui dit que si nous sommes au pouvoir et les filles ne nous censuraient pas parce que si nous menons une politique un peu plus sociale que celle du gouvernement qui précédait, vous ne pourrez pas nous censurer. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
- 5:55OuverteRéponse directe
Julien Audoul, vous réagissez.
- 7:06OuverteRéponse directe
M. Bompard ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05PrésentateurFait
« Les idées qui sont majoritaires dans le pays, elles sont aujourd'hui portées par Marine Le Pen et Jordan Bardella. »
- 0:22PrésentateurFait
« nous avons fait le bon constat sur la situation de notre pays, que ce soit sur le volet sécuritaire, économique, budgétaire »
- 0:43PrésentateurChiffre
« Nous avons une immigration de guichet social qui nous coûte un pognon de dingue. »
- 1:13PrésentateurFait
« Ça a été toujours plus d'impôts, ça a été toujours moins de services publics, ça a été toujours plus de matraquage fiscal pour les Français qui travaillent »
- 1:43Invité politiqueFait
« Non, la dissolution, pour le Rassemblement National, pour la Mme Le Pen, c'est pour son agenda personnel. »
- 1:49Invité politiqueFait
« Une dissolution, elle pourrait vouloir aller aux législatives, le préfet le refuserait, ça lui permettrait d'aller poser la question au Conseil constitutionnel, et avoir une chance au loto, une deuxième chance au loto de pouvoir faire la présidentielle. »
- 3:28InvitéFait
« C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'un gouvernement chute au moment où il demande la confiance. »
- 3:39InvitéChiffre
« seul un tiers des députés à l'Assemblée nationale ont voté la confiance à M. Bayrou, et c'est la preuve, s'il en avait besoin, que sa politique est très largement minoritaire dans le pays. »
- 3:56InvitéFait
« les deux jours fériés ne seront pas supprimés, que les volontés de revenir, par exemple, sur les remboursements des médicaments ou d'augmenter les franchises médicales tombent avec le gouvernement. »
- 6:02PrésentateurFait
« M. Bompard veut faire croire qu'il est un opposant, alors qu'il est aussi un bloqueur comme M. Macron. »
- 6:30PrésentateurFait
« M. Bompard a appelé à voter Macron deux fois en 2017, en 2022. »
- 7:27InvitéFait
« M. Bayrou a, par exemple, été responsable de l'augmentation du prix de l'électricité, le prix des abonnements du gaz, de l'électricité qui ont augmenté au 1er août. »
- 7:57InvitéChiffre
« environ 2 tiers des Français au deuxième tour des élections législatives ont fait des choix très difficiles parce qu'ils ne voulaient pas de vous au pouvoir. »
- 10:16Invité politiqueFait
« Et donc, moi, j'en appelle notamment à ce que... C'est une crise parlementaire. Donc, moi, je pense que la présidente de l'Assemblée nationale doit commencer à l'Assemblée nationale et non pas qu'à l'Elysée à dire à des gens... »
- 25:14InvitéFait
« Il n'y a pas l'abrogation de la réforme des retraites. »
- 28:49PrésentateurFait
« Les députés socialistes ont été élus dans une alliance avec la France insoumise comme des députés d'opposition. »
- 28:55PrésentateurFait
« Ce serait une trahison qu'ils aillent à la gamelle et qu'ils entrent au gouvernement. »
- 28:58PrésentateurFait
« Ce serait également une trahison qui maintiendrait ce gouvernement en place. »
- 29:03PrésentateurFait
« C'est vous qui avez refusé de voter six fois la censure. »
- 29:10InvitéFait
« Vous avez voté en 2017-2022 pour Emmanuel Macron. »
- 29:13InvitéFait
« Vous avez fait alliance avec eux en 2024. »
- 30:52InvitéFait
« Les Français sont paradoxaux. »
- 31:06InvitéFait
« La défiance à l'égard du monde politique est immense. »
- 31:13InvitéFait
« Pour l'instant, ces solutions, on ne les a pas. »
- 31:43InvitéFait
« Il n'a pas respecté le résultat de ces élections. »
- 32:13InvitéChiffre
« 80% d'entre eux voulaient voir M. Bayrou partir. »
- 32:16InvitéChiffre
« 67% d'entre eux veulent voir M. Macron partir. »
- 40:15InvitéChiffre
« Vous avez 40 milliards d'aggravation de la dépense publique entre les hausses d'impôts et les conditions de dépense. »
Temps de parole
- Présentateur22 %
- Invité16 %
- Invité 215 %
- Julien Odoul14 %
- Invité 312 %
- Invité 411 %
- Invité 55 %
- Invité 63 %
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L'avenir, c'est le rassemblement des Français autour des idées qui sont majoritaires dans le pays. Les idées qui sont majoritaires dans le pays, elles sont aujourd'hui portées par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Et d'ailleurs, dans toutes les études d'opinion, que ce soit pour les sondages, pour les élections législatives anticipées, nous sommes largement en tête. Pourquoi ? Parce que nous avons rencontré le peuple français à la fois sur le constat, nous avons fait le bon constat sur la situation de notre pays, que ce soit sur le volet sécuritaire, économique, budgétaire, et nous avons les bonnes solutions sur la lutte contre le gaspillage, sur la réduction du train de vie de l'État.
Nous avons un État obèse qui consomme énormément d'argent public pour un résultat en termes de services publics qui est proche du néant. Nous avons une immigration de guichet social qui nous coûte un pognon de dingue. Nous avons également tout un tas de comités théodules, d'agences inutiles, le millefeuille territorial qui paralyse l'action des services publics. Tout cela, évidemment, doit être remis à plat, et il faut rendre de l'argent aux Français, et j'allais dire, leur rendre la possibilité aussi de maîtriser leurs services publics. Et très clairement, on voit bien que les orientations qui ont été prises, y compris par M. Bayrou et par ses prédécesseurs, ont fait tout l'inverse.
Ça a été toujours plus d'impôts, ça a été toujours moins de services publics, ça a été toujours plus de matraquage fiscal pour les Français qui travaillent, et qui tiennent le pays, c'est-à-dire la classe moyenne. Aujourd'hui, vous avez une classe moyenne en France qui se désespère, d'une, parce qu'elle porte tout le pays sur ses épaules, et de deux, parce qu'on lui inflige toujours plus de punitions, de sanctions, en lui disant qu'il faudra faire toujours plus d'efforts. Donc je pense qu'aujourd'hui, il faut évidemment revenir aux urnes, c'est la seule manière de débloquer la situation politique et institutionnelle. Sur la dissolution, votre réponse, Richard Amos ?
Non, la dissolution, pour le Rassemblement National, pour la Mme Le Pen, c'est pour son agenda personnel. Une dissolution, elle pourrait vouloir aller aux législatives, le préfet le refuserait, ça lui permettrait d'aller poser la question au Conseil constitutionnel, et avoir une chance au loto, une deuxième chance au loto de pouvoir faire la présidentielle. Donc elle est dans cette affaire-là, dans un agenda qui est un agenda personnel, et elle s'ouvre une deuxième voie que la voie judiciaire.
On verra l'avis des Français dans ce sondage exclusif que nous publions tout à l'heure à 22h, et votre réponse ?
Non, mais c'est tout l'inverse. Encore une fois, si Marine Le Pen pensait à son mandat, à son siège, et à sa situation personnelle, évidemment qu'elle aurait réfléchi à deux fois, et évidemment, comme le pensent nos adversaires, nous n'aurions pas insisté pour avoir une dissolution, un retour aux yeux.
C'est une prise de risque pour elle, mais Marine Le Pen ne fait pas de la politique pour elle, elle est bien au-dessus de cela, et elle, ce qu'elle voit, c'est que le pays va très mal, c'est que les Français sont dans une situation extrêmement préoccupante, et vous en rencontrez comme moi, Richard Ramos, sur le terrain, ils vous le disent, et qu'il y a un besoin de changement, et nous ne pouvons pas attendre, parce que certains nous disent qu'il faudrait attendre 2027, qu'il ne faudrait pas prendre le pouvoir tout de suite. Nous nous disons que le pouvoir, ça ne se refuse pas, et que la situation qui est extrêmement préoccupante, nécessite que nos idées arrivent aux responsables.
Les réactions succèdent. Celle de Manuel Bompard, vous êtes avec nous en direct, coordinateur de la France Insoumise, député des Pouches-du-Rhône. Monsieur le député, bonsoir, merci beaucoup d'être là. Un premier mot de réaction, d'abord, c'était tout à l'heure sur TF1. Olivier Faure dit, il est temps pour la gauche de gouverner ce pays. Eux, ils sont prêts. Votre premier commentaire. D'abord, je voudrais quand même dire que la décision, le vote qui a eu lieu cet après-midi est un moment historique. C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'un gouvernement chute au moment où il demande la confiance.
Je voudrais souligner quand même que seul un tiers des députés à l'Assemblée nationale ont voté la confiance à M. Bayrou, et c'est la preuve, s'il en avait besoin, que sa politique est très largement minoritaire dans le pays. Et moi, je veux dire que pour beaucoup de Françaises et de Français, ce soir, c'est un soulagement. C'est un soulagement parce que les propositions qui étaient contenues dans le plan de M. Bayrou ne s'appliqueront pas, que les deux jours fériés ne seront pas supprimés, que les volontés de revenir, par exemple, sur les remboursements des médicaments ou d'augmenter les franchises médicales tombent avec le gouvernement.
Et je crois que c'est le résultat d'une mobilisation populaire. Et je veux souligner, saluer la première victoire de cette mobilisation populaire qui aura lieu mercredi le 10 septembre, mais qui, avant même qu'elle ait eu lieu, a déjà obtenu une première victoire. C'est la chute du gouvernement aujourd'hui. Quand on reste, je vois bien que tout le monde va se livrer dans les prochains jours aux combinaisons, aux manœuvres, aux magouilles pour permettre à M. Macron de rester au pouvoir encore pendant deux ans. Moi, je crois que la chute du gouvernement de M. Bayrou doit se traduire par la chute de la politique de M. Bayrou et de M. Macron.
Et que ça, ça passe par le départ du président de la République. Et que le pays, il a besoin d'un moment de respiration démocratique. Et qu'il faut, le plus rapidement possible, avoir une élection présidentielle anticipée pour proposer aux Françaises et aux Français ce moment de respiration démocratique. Est-ce que vous accepterez... Il y a une forme de deal qui vous est proposée par le PS qui dit que si nous sommes au pouvoir et les filles ne nous censuraient pas parce que si nous menons une politique un peu plus sociale que celle du gouvernement qui précédait, vous ne pourrez pas nous censurer. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
Mais bon, je vois bien et je ne sais pas pourquoi tout le monde veut à tout prix que le PS soit nommé comme Premier ministre. Si vous voulez, on peut faire de la politique fiction. La réalité, c'est que si le PS veut être nommé aujourd'hui au gouvernement, pour avoir une quelconque chance de pouvoir tenir, il doit engager une négociation et une discussion pour mettre en place une forme de coalition, une grande coalition allant des LR aux macronistes, aux socialistes. Et donc évidemment, il s'agirait pour cela de faire un programme qui est un programme qui s'inscrit dans la continuité de la politique qui a été mise en place par Emmanuel Macron.
Et lorsqu'il y a eu des élections législatives l'année dernière, le programme que nous avons défendu, le programme du nouveau Front populaire, était un programme qui s'inscrivait dans la rupture avec la politique macroniste. Donc évidemment que si le PS devait être nommé pour mettre en place la même politique qu'Emmanuel Macron, non seulement ça se ferait sans nous, mais en plus ça se ferait contre nous.
Julien Audoul, vous réagissez. Oui, M. Bompard veut faire croire qu'il est un opposant, alors qu'il est aussi un bloqueur comme M. Macron. Vous avez le syndicat des bloqueurs. M. Macron veut bloquer le pays d'un point de vue institutionnel en refusant le retour aux urnes. M. Bompard et ses amis d'extrême-gauche veulent bloquer le pays, le bordéliser, semer le chaos pour mettre à bas nos institutions. C'est exactement le même syndicat du chaos et du blocage. D'ailleurs, on comprend bien qu'ils ont fait alliance aux dernières législatives, main dans la main, en se désistant les uns pour les autres. C'est le même système. M. Bompard a appelé à voter Macron deux fois en 2017, en 2022.
Ils ont fait alliance en 2024. Donc très clairement, LFI est une escroquerie politique, en plus d'être un parti, évidemment, extrêmement dangereux, avec une idéologie détestable. Mais très clairement, ces gens-là partagent le même objectif qui est enlever la possibilité aux Français de décider de leur avenir. Bloquer le pays, bloquer les Français qui travaillent, bordéliser, semer la violence dans les rues pour les amis de M. Bompard et empêcher, justement, que les Français puissent retourner aux urnes et constituer une nouvelle majorité pour un nouveau cap politique.
M. Bompard ? Oui, bon, écoutez, je vois bien que M. Odoul parle maintenant comme M. Bayrou et comme M. Macron, c'est-à-dire qu'il veut dénigrer la journée de mobilisation qui va avoir lieu le 10 septembre prochain et qui est très largement soutenue dans la population. Pour le reste, vous savez, les leçons de M. Odoul, si M. Bayrou a pu rester en place pendant 8 mois, depuis le mois de janvier, c'est parce que M. Odoul et ses collègues ont refusé de le censurer au mois de janvier. Et depuis, M. Bayrou a, par exemple, été responsable de l'augmentation du prix de l'électricité, le prix des abonnements du gaz, de l'électricité qui ont augmenté au 1er août. Et ça, c'est de la faute de M.
Odoul et de ses amis. Donc, plutôt que M. Odoul, attendez, plutôt que M. Odoul cherche, en quelque sorte, à essayer de s'exonérer de ses propres responsabilités, il devrait plutôt s'intéresser à ses propres turpitudes. Quant à ce qui s'est passé l'année dernière, je vous confirme qu'environ 2 tiers des Français au deuxième tour des élections législatives ont fait des choix très difficiles parce qu'ils ne voulaient pas de vous au pouvoir. Et ils ont bien fait. Vous avez fait élire Mme Borne, effectivement, et d'autres députés macronistes. Moi, je n'ai fait élire personne, M. Odoul. Vous savez, moi, je n'ai fait élire personne.
C'est les Françaises et les Français qui, au deuxième tour des élections, se sont massivement mobilisés pour empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir. Et ils ont bien fait de le faire quand on vous entend parler aujourd'hui. Dénigrer la mobilisation, être responsable de la continuité de la politique d'Emmanuel Macron au pouvoir. Et même tout à l'heure, je vous entendais dire d'ores et déjà que si M. Macron nomme à nouveau un macroniste, vous allez le laisser au pouvoir. C'est Mme Lavalette qui disait ça il y a quelques instants.
Donc, vous voyez, plutôt que d'essayer de pointer la responsabilité sur les autres, la réalité, c'est que vous avez trahi vos électrices et vos électeurs qui voulaient l'alternative au macronisme et certainement pas la continuité de cette politique. Emmanuel Bompard, s'il vous plaît, l'avenir, vous vous dites, souhaiter la dissolution et la démission de Président de la République. Mais s'il y a dissolution, on entendait tout à l'heure sur ce plateau Raphaël Glucksmann, il disait, plus jamais d'alliance avec LFI, donc plus de front républicain. Mais bon, M. Glucksmann, il est représenté, je crois, par deux députés à l'Assemblée nationale. Donc, M. Glucksmann, il peut dire ce qu'il veut.
Mais écoutez, d'abord, moi, les dissolutions de l'Assemblée nationale, pour quel résultat à la fin ? Si c'est pour qu'Emmanuel Macron, comme l'année dernière, n'en tienne pas compte, je ne vois pas vraiment l'intérêt. Maintenant, s'il doit y avoir une dissolution de l'Assemblée nationale, voilà ce que je vous dis. Moi, je n'ai pas déchiré le programme que j'ai défendu devant les électrices et les électeurs l'année dernière. Et donc, évidemment, avec la France Insoumise, nous chercherons à présenter partout des candidatures porteurs du programme du Nouveau Front Populaire. Et M.
Glucksmann, ou le Parti Socialiste qui manifestement déchire ce programme, eh bien, ils feront bien ce qu'ils veulent, peut-être des candidatures communes avec les macronistes, puisque manifestement, ils ont l'intention de discuter avec eux pour essayer d'assurer la pérennité d'Emmanuel Macron à l'Élysée pendant encore deux ans. Ben, moi, pardonnez-moi, mais je crois que ce pays, il a besoin de changer de politique et que ça, ça passe par le départ du président de la République. Et toutes celles et ceux qui se proposent pour lui offrir un sursis, à mon avis, seront responsables de beaucoup de souffrance pour les Françaises et les Français.
Richard Ramos ? Oui, on le voit bien là. Regardez même la photo sur l'image. On a deux extrêmes qui s'affrontent. Et de l'autre côté, on a, nous, la responsabilité de créer quelque chose pour que ni l'extrême droite ni l'extrême gauche arrivent au pouvoir. Et donc, moi, j'en appelle notamment à ce que... C'est une crise parlementaire. Donc, moi, je pense que la présidente de l'Assemblée nationale doit commencer à l'Assemblée nationale et non pas qu'à l'Elysée à dire à des gens... J'ai envie de dire que moi, j'ai appelé l'arc de Darmanin à Glucksmann de gens qui ne voudront pas aller dans l'église extrême. Et donc, c'est là-dessus qu'on a notre responsabilité. Qu'est-ce que ça veut dire,
pardon, quand Gabriel Attal c'est dans Le Parisien, tout à l'heure, il donne une interview très rapidement après les événements en disant il faut que négociateur ou une négociatrice à vous entendre, ce serait Mme Brounepivet, prenne son bâton de pèlerin et aille voir les partis pour discuter...
Pas les partis pour moi, pardon. Les Français détestent les partis politiques. Ah, là, c'est bien les partis. Non, c'est les députés. Pardon, c'est d'abord les députés qui votent. Non, c'est pas la même chose. S'enfermer à l'hôtel de Lassé sous l'égide de Yann Brounepivet pour négocier... Mais c'est pas parce que ça n'a pas marché. Aujourd'hui, ce qui ne fonctionne pas dans ce pays, le président de la République, il parle au Premier ministre et à quatre ministres. Les autres ministres, il parle au président de groupe et les présidents de groupe ne parlent à personne. Et donc, il faut changer ça.
Il faut que ça soit les députés qui, ensemble, à l'Assemblée nationale, décident de travailler ensemble. Richard Ramos,
avant de vous passer la parole encore, qu'est-ce qui reste ? Vous nous avez rejoint à Valérie Nataf. Merci beaucoup d'être là. Qu'est-ce qui reste du bloc central quand on lit les déclarations de Gabriel Attal qui dit, par exemple, le président de la République devra partager son pouvoir ? Oui, c'est la suite, si j'ose dire, de ce délitement du bloc central qu'on a vu à l'œuvre depuis l'erreur, la faute, chacun le jugera comme il voudra, de la dissolution l'an dernier. Et donc, à partir de là, le bloc central, peu à peu, perd ses forces. Il y a d'abord, il y a beaucoup de candidats à la présidentielle à l'intérieur de ce bloc central.
Il est lui-même en trois parties, au moins, quatre, trois, Modem, Horizons, Lyot, enfin peu, Renaissance, trois parties. L'Assemblée est divisée en trois et le bloc central est divisé en trois avec des trajectoires parfois contradictoires. Donc, le bloc central, il n'en reste pas grand-chose. Ce qui est intéressant, je n'ai pas lu l'interview de Gabriel Attal, elle vient de tomber, mais ce qui est intéressant, c'est qu'il propose quelque chose, François Langlais pourrait nous en parler, qui existe dans les entreprises quand il y a un conflit social. On réunit un certain nombre de gens et il y a un médiateur... C'est quand ça va vraiment mal en général. Oui, c'est avant le dépôt de bilan.
Oui, vous avez raison. C'est avant le dépôt de bilan. C'est plus moins ça. Merci de mettre de la bonne humeur.
Merci d'être venu, Valérie. Il n'y a pas en Belgique ce type de fonctionnement, c'est-à-dire une forme d'un négociateur... Ils n'ont pas eu le gouvernement pendant des mois. C'est l'habitude un médiateur. Oui, c'est ça. Le roi qui nomme un intermédiaire, une forme de facilitateur, on appelle ça. Facilitateur, exactement, qui va voir tous les partis et qui va essayer de trouver une solution, etc. Bon, ce n'est pas du tout la culture française, mais il faut bien évoluer. Pourquoi pas ?
Alors, partons vers l'Elysée, parce que, Christian Auger, vous nous attendez. Évidemment, c'est le point crucial. Ce soir, demain, il dit, dans les tout prochains jours, tous les regards seront tournés vers Emmanuel Macron. Est-ce qu'on a quelques éléments, quelques indices de ce qu'il va pouvoir dire ? Pas encore. Ses proches nous disent qu'il n'est pas exclu qu'il prenne la parole dans les jours qui viennent, mais rien de précis pour l'instant.
Pour le moment, avant de recevoir François Bayrou demain, tôt dans la journée, pour accepter, officiellement sa démission, le chef de l'État se contente d'un bref communiqué qui a été publié tout à l'heure pour prendre acte du vote des députés et pour dire que le futur prochain Premier ministre sera nommé dans les prochains jours. Mais en fait, ça fait déjà plusieurs jours qu'Emmanuel Macron consulte, qu'il réfléchit au profil de son futur Premier ministre. Ce que l'on peut vous dire, selon ce que nous confie ses proches, c'est qu'a priori, son idée, ce n'est pas de renverser la table, c'est plutôt de garder une configuration à peu près similaire à celle qui était jusqu'à présent.
C'est-à-dire un gouvernement principalement composé du centre et de la droite LR. Alors, vous allez me demander, Darius, dans ce cas-là, si c'est la même configuration, comment peut-on obtenir la stabilité ? Eh bien, l'espoir du camp présidentiel, c'est que, par peur d'une dissolution, les socialistes acceptent de négocier. On nous dit quand même dans le camp présidentiel, pour cela, il faudra quand même qu'Emmanuel Macron accepte de vraies concessions, pourquoi pas, par exemple, sur la taxation sur les plus hauts revenus.
Vous le voyez, en fait, plus que le nom du futur prochain Premier ministre, c'est surtout ce que le président sera prêt à concéder ou pas, qui risque d'être déterminant dans cette quête de stabilité, même si, pour le moment, dans les prochaines heures, c'est bien le casting qui va occuper le chef de l'État et ses proches. En général, quand on nous dit que ça va être rapide, ça prend plus de temps que prévu. Parole d'expert. Merci beaucoup, Bastien Auger. C'est très intéressant. Les choses avancent. Merci, Clémence Guettet, nous avons rejoint. Merci beaucoup. Merci à vous. Vous êtes député LFI du Val-de-Marne. On commence à avoir dans la bouche de Bastien Auger, disons, un scénario.
C'est un gouvernement, le président de la République, tenter un gouvernement avec, pas si loin de ce qu'est le gouvernement Bayrou, mais avec des offres sociales, notamment en direction de la gauche, peut-être en direction de l'URN aussi pour éviter une censure. Est-ce que vous accepterez cette tentative ? Pour ma part, non, c'est évident. Et pour la part des insoumis, non, parce que ça veut dire qu'on fait tous le constat qu'il y a une crise politique, qu'Bayrou aujourd'hui n'a pas eu la confiance du Parlement et très, très, très largement. Et Macron commence à s'exprimer, en tout cas à faire bruisser des choses. Il nous dit qu'il ira vite pour le Premier ministre, on attend de voir déjà.
Et il nous dit grosso modo que rien ne va changer. Je veux dire, c'est quand même absolument déplacement. J'entendais par ailleurs les commentaires que vous faisiez juste avant que j'entre sur ce plateau, sur la grande offre de M. Attal, d'un négociateur à Matignon. Je rappelle quand même que le cirque des négociations avec M. Bayrou, ça a duré pendant des mois. On l'a déjà eu sur le budget. Et les négociations, ça a donné, pour le Parti Socialiste qui a accepté déjà à l'époque d'y aller, le conclave bidon sur la réforme des retraites qui n'a pas permis ni l'abrogation ni la suspension de cette réforme odieuse.
Donc, pour notre part, nous sommes très clairs, nous ne nous ferons absolument pas avoir pour le cirque qui risque d'avoir lieu encore pour les prochains jours. Même question à vous, s'il vous plaît, Julien Oudoul, si demain, un Darmanin, un Lecornu, mais aussi des voix plus à gauche, un Cazeneuve, un Le Drian, un Moscovici, arrivent en disant qu'on refait un gouvernement pas si loin de ce que c'est M. Bayrou, mais avec davantage, disons, de concessions dans vos domaines respectifs.
Mais ce n'est pas la question du casting. En fait, on se moque des acteurs et je pense que les Français se moquent de la composition du gouvernement. Eux, ce qu'ils veulent, c'est un changement de politique. Ça n'a pas changé. C'est vrai que la démocratie, c'est un peu bête. Les Français se sont exprimés en 2024, ont voulu une rupture avec le macronisme. On leur impose toujours, d'une manière ou d'une autre, la continuité du macronisme. Ils veulent en finir avec le matraquage fiscal, avec les impôts pour ceux qui travaillent, avec l'immigration de l'église sociale.
Et aujourd'hui, très clairement, que vous ayez un président de la République qui pense encore qu'il va s'en sortir avec un Premier ministre sorti du chapeau, qui va continuer pour ou pour la même politique qui a fait du mal à la France depuis 40 ans, mais il ira dans le mur. Donc si, encore une fois, nous c'est très clair, si c'est pour continuer à prendre les Français pour des imbéciles en leur disant on va changer, on va vous écouter, je rappelle que les macronistes, ça fait des années qu'ils nous disent qu'ils écoutent tout le monde, ils ont multiplié les 49-3, ils n'ont écouté qu'eux-mêmes.
Voilà, c'est peut-être le parti qui est le plus auto-centré, qui pense avoir la parole divine et avoir la science infuse. Là-dessus, le bilan, il est terrifiant.
La réaction des éditorialistes, vous avez rejoint aussi Guillaume Roquette, est-ce que le président de la République a cette marge ? Est-ce qu'il peut nommer quelqu'un qui lui soit encore relativement proche en disant, voilà, formellement, il le peut, il nomme qu'il veut. Oui, bien sûr, il peut essayer, mais je ne vois pas pourquoi les mêmes causes ne produiraient pas les mêmes effets. Alors on nous dit, ah, mais c'est quelqu'un de plus accommodant et de plus gentil qui caline les députés, ça va aller mieux. Mais M. Barnier était d'une courtoisie parfaite, c'est ça qu'on reconnaît un homme de droite aussi et pourtant, ça ne l'a pas empêché de chuter au bout de quoi ? Deux mois, trois mois ?
Donc je ne vois pas en quoi est-ce qu'un casting, en quoi est-ce que l'imam caché permettrait de sortir de cette crise. Ça peut permettre de gagner deux mois, trois mois, le temps que tout s'ajuste, mais il va y avoir un budget. Un budget, ça veut dire faire des choix, ça veut dire aller dans une direction, faire des économies, lesquelles ? Est-ce qu'on augmente ou est-ce qu'on baisse les impôts ? Et je pense qu'il y a un moment où l'habileté tactique ça n'est pas en appui. L'habileté tactique ça va quand vous avez une majorité, vous pouvez faire de la conduite sur glace à condition que vous ayez une bonne voiture, mais là, les zigzags à mon avis ça ne suffira pas. Pascal Péry.
Écoutez, il n'y a pas de bonne solution pour sortir de la crise. La petite voie de passage que j'imagine effectivement c'est une entente à minima, peut-être avec des sociodémocrates, une partie du centre et de la droite sur un budget, qui introduirait par exemple de la fiscalité sur ce qu'on appelle les super-riches, les centimillionnaires, sur les très hauts revenus, qui reviendraient sur les franchises médicales, sur les jours fériés, à l'évidence. Bon, est-ce que ça va très loin ? La réponse est vraisemblablement non. Est-ce que c'est suffisant ? Je pense que non, ça n'est pas suffisant.
Je poserai tout à l'heure la question à Mme Guettet, est-ce que même avec un minimum de progrès social, vous auriez... Est-ce que vous voteriez contre ? Ou est-ce que vous abstiendriez ? Mais, si on va un peu plus loin, je vous laisse répondre juste après, si on va un petit peu plus loin, imaginons que l'Assemblée soit dissoute. On partage la vie de Guillaume depuis longtemps. Les mêmes causes produiront les mêmes effets. La tripartition du pays, elle est profonde. On verra. On va nouser en notre sondage là-dessus. Non, non, non. Moi, je vous le dis, la tripartition du pays, elle est durable, de mon point de vue. Une élection présidentielle anticipée, très bien.
Quel que soit l'élu, aurait-il une majorité ? La réponse, c'est non. C'est d'ailleurs, au passage d'Arius, laisse-moi dire deux mots d'économie, ce qui inquiète les marchés. Plus que la situation budgétaire de la France, la trajectoire... Je vous rappelle qu'au mois de juin, Bruxelles considérait la trajectoire française comme plutôt bonne. On a levé 11 milliards d'euros dans d'assez bonnes conditions la semaine dernière. Non, ce qui inquiète, c'est l'instabilité, c'est-à-dire l'incapacité que nous aurions à trouver une voie de sortie acceptable. Question politique sur ce plateau. Je veux bien répondre quand même à la question qui m'a été posée. Juste pour poursuivre ce que vous disiez.
Vous voyez l'esprit. Oui, oui, oui. Je comprends très bien. La première chose, c'est que ce qui inquiète les marchés financiers, c'est aussi le discours catastrophiste de M. Bayrou, qui nous a imposé sa présence sur tous les plateaux de télévision pendant son pot de départ un peu traînant en longueur depuis 15 jours. S'il n'avait pas fait ça, peut-être que les marchés, dont la nouvelle note doit tomber justement en fin de semaine, auraient vu comment la France aujourd'hui peut emprunter, c'est-à-dire qu'aujourd'hui il y a un titre de dette pour trois acheteurs encore, qu'on emprunte toujours moins cher que les États-Unis, que ça n'est finalement pas si catastrophique. Ça va à peu près.
Que la réalité, c'est que ce sont des choix politiques qui doivent désormais être faits. Parce que si la Macronie a creusé le déficit et a fait des dettes supplémentaires, c'est principalement parce que comme vous le dites, aujourd'hui l'effort national n'est pas réparti entre ceux notamment avec ceux... J'y arrive. Vous allez voir. J'y arrive. Est-ce que vous pensez de voter contre un budget qui présentait quelques progrès ? Aujourd'hui, ce qui cristallise la colère, c'est notamment le fait que cet effort national n'est pas partagé équitablement.
Et que tout le monde a bien remarqué, quel que soit le camp politique d'ailleurs, ça a été dit sur tous les bords de l'Assemblée nationale aujourd'hui, que les super riches aujourd'hui ne contribuent plus suffisamment pour qu'on ait des services publics. La coalition, la grande coalition dont vous parlez, si on regarde le périmètre qu'il lui faut pour tenir, et je partage ce qui a été dit par Guillaume Roquette, excusez-moi, en effet, sur le fait que de toute façon, ce sera de la petite gestion. Qu'en réalité, il n'y aura pas de grande politique qui sera menée dans cette configuration à l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui.
Et donc, une grande coalition, grosso modo, qui devrait aller des sociodémocrates en passant par la Macronie jusqu'à la droite. Il y a très peu de compromis possibles dans cette configuration-là. La taxe du Kman, la droite, n'en veut pas, par exemple. Les macronistes, pour une bonne part d'entre eux, n'en veulent pas non plus. Donc ça, ça passe pas, par exemple, à l'Assemblée nationale. Mais ça, c'est vraiment un négo. Oui, mais... Après, ça me fait trop de choses. Ce que je veux vous dire, c'est qu'on peut se faire plaisir avec de la politique fiction, mais que, un, un scénario socialiste à Matignon, je n'y crois pas une seconde.
Je pense que Macron se rit des socialistes depuis deux semaines, qu'il les balade, qu'il leur a fait visiter Matignon sous toutes les coutures, mais qu'il n'a aucune attention de nommer un socialiste à Matignon. Ils sont prêts à gouverner. Je pense... Olivier Faure l'a dit tout à l'heure sur le téléphone. Ils sont prêts à gouverner. Ils le disent absolument sur tous les plateaux, mais ils ne gouverneront pas dans cette situation. Est-ce que vous les censurerez, pardon, madame ? J'y arrive. M. Macron, au bout de huit ans, ne veut pas défaire toute sa politique. Donc, il veut tenir jusqu'à la fin. Mme Guéthé, c'est quand même un point précis. Nous censurerons tout gouvernement.
Est-ce que vous les censurerez dans tous les cas ? Nous censurerons tout gouvernement qui ne respectera pas le programme sur lequel nous avons été élus. Nous ne voulons pas de petits bouts, d'un peu moins d'austérité. Et je crois que c'est d'ailleurs pas ce que les Français non plus veulent. C'est pour ça d'ailleurs, je vais au bout de mon raisonnement, c'est pour ça d'ailleurs qu'à mon avis, le problème ne se situe pas. L'Assemblée nationale, la tripartition du champ politique français, elle existe, à mon avis, et vous savez, nous le disons avec les Insoumis, le problème, il est à l'Élysée, c'est M. Macron.
Parce que c'est lui à nouveau, c'est le fait du prince là qu'on va à nouveau commenter pendant des jours et des jours. Et c'est lui qui veut continuer sa politique. Mais comment, de votre point de vue, allez-vous forcer ? Emmanuel Macron est élu, c'est la démocratie, il a été élu jusqu'en 2027. Comment est-ce que vous voulez le forcer à démissionner ? Ce qui, bon, déjà, il pourrait de lui-même acter le fait qu'on est dans une situation... Non, mais d'accord, il y a les Insoumis, d'accord, nous on le dit, voilà, vous vous êtes habitués, on a déjà déposé deux motions de destitution, on en dépose une nouvelle demain. Mais il y a M.
Copé, Mme Pécresse, donc des hommes et des femmes politiques de droite, il y avait M. Decourson, qui d'ailleurs est membre du groupe Liotte, centriste, relativement centriste. Bref, de plus en plus de gens s'accordent à dire le problème maintenant est un peu à l'Élysée et c'est là que ça coince. Alors, il y a cette motion de destitution, dont nous verrons bien si cette fois le Rassemblement National peut-être de précipiter les choses pour avoir une élection présidentielle et que les gens puissent trancher. Guillaume Roquette. Oui, moi il y a une chose que je ne comprends pas très bien parce que j'ai vu le programme budgétaire du Parti Socialiste.
Alors, certes, ce n'est sans doute pas assez pour vous mais il y a quand même, sauf erreur de ma part, 27 milliards d'euros d'impôts en plus. Il y a une vingtaine de milliards de dépenses publiques, 19 pour être exact, 19 milliards de dépenses publiques supplémentaires. Il y a un abandon de la réforme des retraites. Vous trouvez que ce n'est pas encore assez à gauche ? Je vais vous dire ce qu'il y a dans ce contre-budget. Il y a 22 milliards d'austérité au lieu des 44 que va chercher M. Bayrou. C'est-à-dire moitié moins d'austérité mais je le dis, les Français vont souffrir à peu près toujours autant. Il manque des choses assez majeures pour nous dans ce contre-budget.
D'abord, c'est une ambition globale. C'est-à-dire qu'en fait, c'est un petit budget de réformisme mais après tout, ce sont des sociodémocrates, ça n'est pas très surprenant. Il n'y a pas l'abrogation de la réforme des retraites. Il y a une suspension temporaire dans ce contre-budget. Il n'y a pas l'héritage maximal, par exemple. Donc on ne s'en prend pas au système de reproduction sociale. Il n'y a pas d'ISF climatique. Il n'y a pas une seule mesure en faveur de la bifurcation écologique. Il n'y a pas de hausse ni du SMIC ni des pensions des petites retraites. Richard Ramos, vous réagissez. Non mais attendez, ça me paraît important parce que c'est un niveau de renoncement.
Partageons un peu la parole. On m'interroge.
C'est un acte de choses. La chute du gouvernement Bayrou et là, pour le coup, entre M. Bompard et vraiment le schisme entre les sociodémocrates, les socialistes et LFI. C'est-à-dire que là, on a entendu sur tous les plateaux, que pour LFI notamment, il n'y aurait pas de discussion possible avec les socialistes au pouvoir. Ça veut dire que ce nouveau Front Populaire... C'est dans une coalition avec vous, non ? C'est-à-dire que le nouveau Front Populaire qui était à un moment donné en nombre à l'Assemblée, il n'existe plus. Il a également éclaté ce soir. C'est-à-dire que ce soir, on a les sociodémocrates par M.
Glucksmann, par les gens des LFI qui nous disent « Je n'irai pas et je ne soutiendrai pas un gouvernement socialiste. » On a acté également une scission sur cette affaire-là. Il n'y aura pas de gouvernement socialiste, M. Rameau. Ça n'existera pas. Moi, pour ma part, je pense que les socialistes ne veulent pas aller au pouvoir. Alors, ne commentons pas des scénarios qui n'existent pas. Est-ce que l'heure... Passons toutes les hypothèses. Arrêtons-nous. Il faut résoudre nos problèmes des Français. Il faut arriver et arriver à l'Assemblée nationale à trouver un axe. Arrêtons-nous, s'il vous plaît.
À l'hypothèse du RN. On a entendu hier sur ce plateau Laurent Wauquiez dire pour la première fois qu'il souhaite une grande union des droites qui aille de Gérald Darmanin jusqu'à Sarah Knafow. J'aimerais votre réaction là-dessus. C'est-à-dire au-delà de ce qui se passera demain, après-demain... Moi, c'est le plus mal à Darmanin. Vous dites le plus mal à Darmanin.
Chacun a son périmètre. J'ai mon périmètre et je le dis très clairement. Darmanin ferait aujourd'hui un candidat qui, à mon avis, pourrait essayer de réunir un certain nombre de gens. Pourquoi lui ? Parce qu'il a quelque chose de populaire. Parce qu'il est dans la Macronie. Il est respecté par une partie de la droite. Et il a quelque chose chez lui de populaire. On l'a vu à Tourcoing quand il a été maire avec les classes populaires. Il a divisé le Rassemblement national par deux. Et donc, il peut être celui-là. Et donc, je pense qu'il faut aller chercher cet axe entre M. Glucksmann et M. Darmanin.
Sur les Républicains, il faut regarder, c'est intéressant, la répartition des votes sur le vote de confiance. Vous avez un tiers des Républicains qui votent macronistes, qui sont totalement macronisés, qui ont soutenu le gouvernement Bayrou. Vous avez un autre tiers qui a rejeté la confiance. Et puis, vous avez un ventre mou qui ne sait pas trop, qui a peur, qui ne sait pas trop où se situer, qui n'a pas de courage, comme on le connaît depuis longtemps. C'est un canard sans tête, les Républicains. Ça n'a pas de colonne vertébrale, ça n'a pas de boussole, ça n'a plus de leader.
Et ce qui est espérant, c'est que vous avez des électeurs, et nous, nous appelons les électeurs sincères des Républicains, des patriotes, des souverainistes, qui sont attachés à l'entreprise, à la valeur travail, au mérite. Nous les invitons à nous rejoindre, à rejoindre Marie-Le Pen et Jordane Bardella, parce qu'eux, ils ont des convictions sincères et leurs convictions peuvent arriver au pouvoir. Après, il faut bien dire, moi je vais rejoindre une fois n'est pas coutume, c'est peut-être historique, mais je vais être d'accord avec Mme Guettet, sur un point. Les députés socialistes, C'est souvent. Non, non, non. Arrêtez. Vous n'êtes d'accord. Avec Mme Guettet, jamais.
Mais très clairement, les députés socialistes ont été élus dans une alliance avec la France insoumise comme des députés d'opposition. Donc, c'est une trahison. Ce serait une trahison qu'ils aillent à la gamelle et qu'ils entrent au gouvernement. Ce serait également une trahison qui maintiendrait ce gouvernement en place. C'est vous qui avez refusé de voter six fois la censure. Madame Guettet, Notre accord s'arrêtera là.
Vous avez sauvé Bayrou pendant un an.
Vous avez voté en 2017-2022 pour Emmanuel Macron. Vous avez fait alliance avec eux en 2024. Pourquoi vous avez refusé que la destitution soit à l'ordre du jour ? Nous, on respecte les institutions. On n'est pas pour des destitutions de carnaval. Vous avez vu dans la Constitution, M. O'Doul. Vous avez une décision de carnaval. Il faut la lire au moins une fois. La véritable destitution, ce n'est pas de voter pour lui au moment des élections. Ça, c'est quand même le principe élémentaire. Mais je vous apprendrai la démocratie. Mais très clairement, aujourd'hui, les députés socialistes qui veulent entrer au gouvernement, je le dis, renient leurs électeurs, leurs valeurs et leurs alliances.
Et leurs alliances, parce que je le répète, ils ont été élus comme des députés d'opposition. On peut changer de l'alliance dans la vie. Ah oui, mais dans ce cas, il faut se représenter dans les électeurs. Vous croyez ? Ah oui, ben oui, mais c'est pour ça qu'ils ont peur de la dissolution. Les députés socialistes savent très bien que sans alliance, sans alliance avec l'extrême-gauche, les trois quarts d'entre eux ne seraient pas réélus. Et c'est pour ça qu'ils tremblent à l'idée qu'ils soient les réélus.
On a entendu tout à l'heure M. Bompard, le coordinateur de la France Insoumise, nous dire que les Français étaient dans un immense soulagement de voir partir François Bayrou, les apéros, les pots de départ pour Bayrou se sont déroulés, se déroulent encore dans plusieurs régions de France. Et dans le même temps, on sait que les Français, ce qu'ils veulent, c'est quoi ? Vous vous dites un changement de politique, vous vous dites la même chose. Mais ce qu'ils veulent, c'est qu'on trouve des solutions. C'est pour ça qu'ils vont voter. C'est pour avoir des solutions.
La seule solution que vous leur proposez, c'est d'être chacun dans votre couloir, malgré les accords ponctuels que vous pouvez avoir comme ce soir. Est-ce que c'est vraiment cela que veulent les Français ? Il y a un paradoxe. Pardon, je vais aller finir. J'essaye de parler depuis tout à l'heure, donc je vais juste finir ma phrase. Mais ils n'ont pas voté pour M. Bayrou. Donc, ce que je voudrais dire, c'est que les Français sont paradoxaux. Ils sont peut-être, comme vous le dites, soulagés de voir partir le Premier ministre François Bayrou. Mais dans le même temps, ils vous en veulent.
La défiance à l'égard du monde politique est immense parce qu'ils veulent que vous leur trouviez des solutions. Et pour l'instant, ces solutions, on ne les a pas et qu'il faut quand même un budget. Et ce n'est pas Pascal qui le dira le contraire. Un budget à la France. C'est mieux. Quand il y a un budget, c'est quand même plus simple. Voilà. Moi, j'ai plusieurs choses à répondre à ça. La première chose, quand même, c'est que le nœud de la crispation, c'est les élections législatives que M. Macron a lui-même convoquées l'année dernière. Je le rappelle, ce n'était pas spécialement une demande populaire. Il a décidé de le faire parce qu'il estimait qu'il était dans une situation de blocage.
Et ensuite, il n'a pas respecté le résultat de ces élections. Donc, on peut nous dire que les Français sont à la fois soulagés mais exaspérés parce qu'ils veulent ce pour quoi ils ont voté, que des politiques et des changements soient mis en place. Ils n'ont certainement pas voté ni pour M. Barnier qui avait fait moins de 5% à l'élection juste avant qu'il soit nommé et certainement pas non plus pour M. Bayrou qui n'a qu'un petit groupe à l'Assemblée nationale. Donc, les Français, j'ai envie de... Ils ne dégagent pas de majorité. Non, mais les Français sont cohérents dans leur comportement politique et leurs attentes depuis deux ans.
Et ils nous disent aussi très clairement, ils nous disent deux choses. 80% d'entre eux voulaient voir M. Bayrou partir. 67% d'entre eux veulent voir M. Macron partir. Ça tombe très bien. Jeudice, c'est mercredi. Il y a un mouvement de mobilisation sociale, d'ampleur. Et le mot d'ordre, c'est quand même de faire partir M. Macron. Arrêtons-nous un instant. Entrons dans le concret. Avec là, vous voyez quelques-unes des hypothèses en matière de Premier ministre. C'est vrai, votre avis de la semaine notamment Guillaume Roquet. Quand on voit, il y a l'hypothèse, si on veut, gauche, gauche, un peu technique, rassurante, enfin, tout dépend d'où on se place, avec Cazeneuve, Lombard, Le Drian.
Il y a l'hypothèse de Xavier Bertrand. Il y a Mme Yelbron-le-Pivet. Elle a été convoquée ce matin, je crois, qu'elle était à l'Élysée. Et puis, il y a Sébastien Le Cornu dont on parle depuis si longtemps. Mme Vautrin et votre favori, Gérald Darmanin. Ce que je remarque, c'est qu'il y a effectivement quelques socialistes, mais c'est plutôt des socialistes historiques. Ce ne sont pas des socialistes actifs, ce sont des socialistes réservistes. Honoraires. Comme on dirait. Oui, plutôt honoraires, c'est ça. Non, mais je dis ça sans aucune ironie. Non, pas du tout. Ce n'est pas votre genre.
Un homme comme Jean-Yves Le Drian, par exemple, jouit d'une respectabilité et d'une estime qui traverse les banques politiques. Et c'est justement parce que lui, il n'est pas actif, il n'est pas comme Olivier Faure ou Boris Vallaud cet après-midi qui demandaient quasiment le scalp de M. Bayrou. Donc, ce qui est intéressant, c'est qu'en gros, tous ces candidats, ils sont de centre-gauche à droite. Je ne sais pas s'il y a vraiment des gens de droite, là. Alors, peut-être que vous aviez Bertrand, mais vous aviez Bertrand, c'est une droite sociale et c'est un homme qui disait qu'il fallait briser les mâchoires du règlement national. Est-ce qu'il y a une voix, là, pardon ?
Est-ce qu'il y a une voix ? Est-ce que ces hommes-là ou cette femme ou ces femmes peuvent, disons, arriver à naviguer de telle façon que ce sera difficile de les censurer, en tout cas dans un premier temps ? Je pense qu'ils peuvent essayer. Je pense qu'ils ont un certain nombre de dispositifs qui peuvent utiliser. Par exemple, s'ils n'arrivent pas à faire voter un budget tout de suite, faire des ordonnances pour repousser le problème un petit peu plus tard. Donc, oui, ils peuvent tenir, en fait. Ils peuvent essayer de durer encore un petit peu. Mais ça ne s'est pas gouverner. Je me pose la question. Est-ce que c'est souhaitable pour le pays ?
C'est-à-dire que moi, je me demande s'il ne faudrait pas plutôt revenir aux urnes et dire aux Français « Regardez, nous sommes dans une impasse ». Alors, certes, on n'est pas du tout sûr de s'en sortir parce que le problème des Français, Valéry Latta, vous disiez, ils sont paradoxaux. Mais je trouve qu'ils sont surtout divisés. Ils ne sont pas d'accord entre eux. Et donc, tant que vous avez ces trois tiers et qu'il n'y a pas de coalition soit du côté gauche soit du côté droit, je ne vois pas
comment on s'en sort. Julien Audoul ? Non. Déjà, ce qu'on nous présente, c'est quand même le musée grévin des fautifs et des coupables de ces 20 dernières années. Ils ont tous une responsabilité écrasante, chacun à leur niveau. Alors, certains plus que d'autres, évidemment, dans la situation désastreuse dans laquelle nous sommes, c'est triste, en fait, de voir ces visages comme seuls alternatifs pour durer un petit peu. Et moi, je rejoins, effectivement, Guillaume Roquette. À quoi ça sert de faire perdre aux Français et aux pays encore quelques semaines pour le même résultat, pour la même politique, pour la même censure, pour la même chute du gouvernement ?
Richard Ambrose, répondez, là, c'est les vôtres qui sont attaqués. Ils vont, effectivement, en revenir aux urnes et expliquer aux Français que nous sommes, excusez-moi, j'ai terminé d'une phrase, nous sommes dans une situation de blocage et que c'est les Français qui ont la clé pour constituer une nouvelle majorité. Sans trucage, sans désistement, ils auront la clé. Mais je pense qu'ils ont retenu la leçon. Richard Ambrose, M. Grévin, vous devez répondre.
M. Grévin, s'il y en a un qui est ministre, il sera obligé de les appeler Sire. Oh, très. Ah, c'est les grosses têtes. Bravo. Pardon. Mais M. Roquet disait qu'il n'y a pas de gens de droite. Ce n'est pas tout à fait vrai. Le parcours de Mme Vautrin, de M. Lecornu, il me semble, ou de M. Darmanin, c'est quand même un parcours... Ou de M. Bertrand. Ou de M. Bertrand, pardon, de droite. Avec des droites différentes. Mais, pardon.
Ils se sont ralliés au macronisme, ce qui est d'ailleurs tout à fait estimant. Ils ont quitté leur parti d'origine. Oui, mais, pardon. Mme Vautrin vient de porter... Mme Vautrin vient de porter... Je vous dis juste en 20 secondes, Mme Vautrin vient de porter une réforme sociétale qui est la légalisation de l'euthanasie en France. Je ne pense pas que ce soit dans l'univers culturel de la droite. En tout cas, pas de celle que je connais.
En tout cas, vous ne pouvez pas dire que ces gens-là ne sont pas d'une culture de droite. C'est pas... C'est pardon. Ce n'est pas vrai. En tout cas, encore une fois, et quand on voit, par exemple, je pense à... Moi, je ne crois pas que M. Cazeneuve, pour ce coup, pourrait être dedans. Parce que M. Cazeneuve, il a déjà fait son pas de côté, j'ai envie de dire, contre LFI. Je pense que le PS, lui, pour essayer de pouvoir trouver un accord, aura besoin, encore une fois, de se dégager d'LFI. Parce que M. Fort, je pense, il l'a dit, c'est pour ça qu'on a acté ce soir la séparation entre le PS et LFI. M. Fort, il a besoin, lui, d'avoir quelqu'un qui permette, je dirais, un peu cette ouverture.
Je sais que les Français adorent la politique, parfois, même les politiques agrées, mais est-ce que vous croyez que le problème, c'est ces visages ? Ah non. Ce n'est pas les personnes. La question, c'est on peut faire quoi ? Un, moi, je pense qu'on n'a plus de temps à perdre. C'est le premier point. Deuxième point, bon, très bien, c'est une galerie de portraits, des gens tout à fait honorables, socialistes honoraires pour certains, toujours élus pour d'autres, etc. Il faut mieux Premier ministre. Il faut quand même Premier ministre, pardon, mais... Mais non, il faut d'abord...
Mais c'est le problème français, Darius, vous qui découvrez progressivement la culture française, vous devriez voir que le problème, c'est précisément... Dans tous les pays, il faut quand même un chef de gouvernement. Vous pouvez dire ce que vous voulez. Non, ce n'est pas vrai. Dans tous les pays, on ne fait pas ça. Non, on pense qu'il y a un homme ou une femme... La constitution de la cinquième, elle est faite comme ça. Un homme ou une femme providentiel, ce n'est plus le cas. Enfin, on devrait avoir compris ça dans ce pays, qu'il faut se mettre d'accord sur un programme politique de gouvernance du pays. Ensuite, on trouve le casting. Mais ce n'est pas...
Mais la constitution n'est pas faite pour ça. Ce que nous ont demandé les Français, c'est...
Mais ça ne marche plus. Pascal, ça fait depuis 2022...
Moi, je veux une sixième république, donc je suis d'accord avec vous. Mais en fait, ce que nous ont demandé les Français,
c'est que les gens qui ne pensent pas la même chose puissent travailler ensemble. C'est ça. Et on n'a pas réussi. C'était un cul-de-sac. C'était un cul-de-sac. Pardon. Et on n'a pas réussi. Là, on est face à l'Himalaya. Est-ce qu'on va être capable, des gens qui ne pensent pas tout à fait la même chose sur un accord gouvernemental de travailler ensemble ? Si on n'y arrive pas, alors on aura l'autre choix qui seront les deux extrêmes. C'est ça qui est devant nous. Et donc, il faut faire un accord de gouvernement. On sait que dans la cinquième, on attendra la présidentielle. Un accord de gouvernement avec des gens qui ne pensent pas la même chose. Alors, allons-y. Attendez, attendez.
Richard Ramon,
soyons précis. Vous dites qu'il faut effectivement, et c'est ce qu'a introduisé Pascal Péry, il faut un accord de gouvernement, une discussion comme les Allemands le font, par exemple. Il y a un accord de coalition. Avec les gens vont trop. Alors, qui est-ce que vous aurez autour de la table ? Ils vont continuer à être dégoûtés de la politique.
Dans le groupe de Gabriel Attal, il l'a annoncé, dans Horizon avec Édouard Philippe, dans le groupe... Mais il y a été déjà, il est tombé. C'est exactement la même chose. C'est exactement la même chose. C'est les macro-verses. Et on rajoute ce qui vient de se passer, c'est-à-dire le décrochement des sociodémocrates de nos pays à LFI et mon arc de Luxman à Darmanin. J'y reviens tout le temps. Et donc, soit on est capable de faire ça... Glucksmann, c'est deux députés. Soit ce sera... Non, c'est aussi un état d'esprit. C'est au-delà de ça. Aux Européennes, Glucksmann, il était devant vous. Oui, mais il a fait deux députés à l'Assemblée nationale. On parle de l'Assemblée nationale.
Il a fait des millions de Français. Donc ça veut dire que vous voulez aller du PS au Républicain. Il a fait des millions de Français aux Européennes. Si on n'arrive pas à créer cet arc-là de chances qui ne pensent pas tout à fait la même chose, on aura le choix entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Mais pourquoi avoir fait des 49-3 sur tous les budgets
si jamais c'était pour faire du compromis et de la grande coalition ? C'est quand même un changement de pied intéressant en Macronie. Moi, je voudrais faire un tout petit point de doctrine sur ce que M. Rameau s'appelle et j'aimerais partager son optimisme, le virage social-démocrate des socialistes. Mais je suis désolé, mais le contre-budget socialiste, c'est mes 81 ans pire. C'est tout sauf social-démocrate. Vous avez 40 milliards d'aggravation de la dépense publique entre les hausses d'impôts et les conditions de dépense. Alors, peut-être que vous arriverez à aller... C'est cruel, parce qu'il y a un axe. Je remarque qu'il y a un axe.
Clémence Guettet, Guillaume Roquette pour des raisons opposées vous tapez sur les socialistes. C'est pas bien. Non, mais moi, encore une fois, j'avoue que je suis tombé de ma chaise quand j'ai vu ce contre-budget socialiste. Les sociodémocrates... Vous lirez le nôtre la semaine prochaine. Les sociodémocrates dans toute l'Europe... Ça va vous plaire. C'est ça, dans les pays du Nord en particulier, ce sont des gens raisonnables en économie. Ce sont des gens qui ont fait depuis longtemps leur révolution guépernicienne consistant à dire qu'il faut d'abord créer la richesse avant de la redistribuer.
Et les seuls qui créent la richesse, je ne suis peut-être pas d'accord là-dessus avec la réalité, ce sont les entreprises. Ce sont les entrepreneurs. Et s'ils sont riches, tant mieux. Et surtout, on ne les a pas. Ceux qui créent la richesse,
c'est les entreprises. Mais l'entreprise, vous dites... Les travailleurs... Ça intéresse quelqu'un, les travailleurs de ce pays ? Les entreprises, ça n'est pas les patrons. L'entreprise, c'est quatre composantes. Le capital... Pardon. C'est quatre composantes, l'entreprise. En fondamentalement. C'est un, le patron, deux, les actionnaires, trois, les salariés et quatre, le client. C'est-à-dire que quand on défend les entreprises, il n'y a pas d'entreprise sans client. Et donc, quand on défend l'entreprise, on défend aussi les travailleurs.
Mais quand les gens n'ont pas de pouvoir d'achat, il n'y a plus de clients. Pour être très concret sur l'hypothèse que vient d'émettre Richard Ramos quand il dit « Voilà, il y a quand même une voie, c'est-à-dire un programme de gouvernement, tous ceux qui étaient déjà dans le socle commun, plus les PS. »
Non, mais ce programme de gouvernement n'existe pas. Ça va être la répétition des mêmes erreurs et des mêmes échecs. On le sait. D'ailleurs, on l'a bien vu avec François Bayrou qui a reçu multiples alertes qu'il allait dans le mur, qu'il fallait changer de cap, qu'il fallait faire des bonnes économies et non pas toujours les mêmes. Mais ils en sont incapables. Ils en sont incapables parce qu'ils ont cette idéologie, ce logiciel qui est plus fort qu'eux, qui est cette soumission aussi à l'Europe de Bruxelles, qui est sur la perte de souveraineté, qui est un mantra permanent qui accompagne Emmanuel Macron. Donc ils en sont incapables.
Le seul changement, je le redis, ne pourra intervenir que d'un changement de majorité et donc d'orientation politique. Voilà, on ne pourra pas... Et alors, encore une fois, il y a deux éléments bloquants. C'est effectivement le manque de majorité à l'Assemblée et c'est aussi, il faut bien le dire, un président qui aujourd'hui, pour un Français sur deux, et c'est énorme et c'est une idée dans la Ve République, est un élément perturbateur de la vie politique et un Français sur deux souhaite sa démission. de la vie politique.
C'est un élément perturbateur de la vie politique.
Julien Odoul