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interviewÉlysée· 18 juin 2026 54 min

Conférence de presse du Président Emmanuel Macron à l'issue du Sommet du G7 à Evian.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour messieurs dames, merci beaucoup pour votre présence à l'issue de ce G7 51 ans après rembouillé Ce sommet était un moment important et permettez-moi de commencer par remercier toutes celles et ceux qui l'ont rendu possible. Évidemment la commune et ses habitants. Et viant, nous étions très heureux.

Je remercier madame la maire, l'ensemble de ces équipes, l'ensemble des communes d'ailleurs qui ont accueilli les différents événements, les services de l'État dans le département qui ont été largement évidemment sollicité sous l'autorité de madame la préfete. l'ensemble de nos forces de sécurité intérieure, de nos militaires, de nos douiniers, de notre sécurité civile, de nos sapeurs pompiers, de nos soignants et beaucoup de bénévoles aussi des équipes qui ont rendu cet événement possible dans toutes ces composantes. Nous étions très fiers d'accueillir ce G7 à Éviant, très fier d'être 23 ans après en haute sa voie pour un tel événement et de pouvoir mettre à l'honneur aussi la beauté de nos paysages, notre jeunesse hier soir, notre culture et tout ce qui fait la richesse de notre pays.

Permettez-moi aussi d'avoir un mot pour l'ensemble des équipes qui ont travaillé sur ces textes ardemment, les équipes de Sherpa et l'ensemble des équipes de négociatrices et de négociateurs. cabinet au ministère des affaires étrangères, au ministère de l'économie, des finances, dans tous les ministères qui ont été sollicités, les ministres qui ont aussi eu à mener des G7 dans leur format, le protocole, le secrétariat général de ce G7 qui a eu à a piloter l'ensemble des opérations et l'ensemble des équipes qui ont rendu ce travail possible et puis évidemment tel qui nous a accueilli et et l'ensemble du groupe. Là, je tenais à le dire parce que de tels événements ne sont possibles et ne sont des succès que quand des femmes et des hommes s'engagent et mettent toute leur énergie.

C'est ce qui a été fait durant ces derniers jours de manière plus visible mais pendant des mois. Donc bravo à tous. Et je dis bravo parce que il n'a échappé à personne que ce G7 se tenait dans un contexte extrêmement difficile de fragmentation du monde, de crises multiples, de conflits et que beaucoup peut se jouer lors de nos échanges et que ces derniers mois avaient été marqués plutôt par de la fragmentation, des divisions ou des désaccords et nous les avions assumés.

Ce G7 a permis et c'est ce qui constitue pour un tel sommet un élément de son succès. Donc c'est pourquoi je peux vous dire que ce G7 est objectivement un succès, c'est qu'il a été un moment d'unité, de discussion de qualité et de vraie coopération entre les dirigeants qui se retrouvaient ici. Ce sommet en effet nous a permis de nous coordonner de manière très étroite pour répondre aux crises et de travailler au grands défi de notre temps avec d'abord une méthode, c'est qu'on a associé évidemment très étroitement les pays membres du G7, mais ce qu'on a appelé les pays partenaires du G7 plus, l'Inde, le Kenya en tant qu'il avait coprésidé le sommet Africa forward, la Corée du Sud, le Brésil et l'Égypte avec aussi quelques dirigeants d'organisation internationale et donc c'est vraiment ce G7 plus qui a qui a piloté ce travail de bout en bout qui a permis d'arriver à ces textes.

Nous avons également associé le président Zelinski, j'y reviendrai dans ses conclusions sur un moment une discussion importante sur l'Ukraine. Et au côté évidemment du président Siss, nous avons associé l'émire du Qatar et le président des Émirats arabes unis pour une discussion sur l'Iran, le D3 d'Ormous et toute la les conséquences sur le golf. Évidemment, les organisations internationales ont aussi été associées à nos travaux FMI, Banque mondiale, banque africaine de développement et OCDE pour des sessions spécifiques.

Neuf déclarations ont été adoptées de manière unanime par les leaders du G7 et avec d'ailleurs sur plusieurs de celles-ci des euh soutiens du G7+. Mais tous les leaders du G7 ont adopté la déclaration géopolitique, je vais y revenir. Un appel des chefs d'État et de gouvernement sur la lutte contre le cancer, un appel des chefs d'état et de gouvernement à une réponse coordonnée à l'épidémie d'Ébola, une déclaration des chefs d'état et de gouvernement sur des partenariats internationaux mutuellement bénéfiques.

La déclaration sur les chaînes d'approvisionnement en minerais critique. la déclaration pour une croissance plus équilibrée, durable et résiliente et ensuite celle contre le trafic de migrants, contre les trafics de drogues et la dernière sur un espace numérique plus sûr pour les mineurs. Neuf déclarations donc unanimes.

Je voudrais maintenant revenir sur les accords que nous avons pu dégager sur chacun des sujets les plus importants. l'Ukraine le premier. La participation du président Zelinski nous a permis d'avoir une discussion en profondeur sur l'Ukraine qui pour la première fois en ces termes nous a permis de dégager des éléments d'accord importants.

D'abord le soutien indéfectible à l'Ukraine, la solidarité à son peuple dont les infrastructures essentielles, le patrimoine culturel ont été attaqué après les multiples attaques contre la population civile. Les Ukrainiens ont été incroyablement résistants et tous les membres du G7 étaient d'accord pour dire la nécessité de ce soutien, ce soutien à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, mais aussi le fait que le rapport de force avait profondément changé dans les derniers mois. L'Ukraine avance, résiste, la Russie recule.

C'est pourquoi nous sommes tous convenus d'accroître la fourniture de capacités de défense aérienne, de systèmes et d'intercepteurs supplémentaires ainsi que de capacités de longue portée. sur ces volets. Président américain d'ailleurs a insisté pour dire la mobilisation de l'industrie de défense américaine, la capacité à fournir de tels équipements et nous avons été plusieurs à insister à la demande d'ailleurs des Ukrainiens ces derniers mois à sur l'importance justement du licensing et de la production sur le sol ukrainien pour aller encore plus vite.

Nous sommes aussi convenus unanimement d'apporter un soutien supplémentaire à l'Ukraine pour permettre au pays de faire face à l'hiver prochain avec une initiative du G7 de soutien aux infrastructures énergétiques et donc évidemment la reconstruction de beaucoup de choses qui ont été détruites et ont plongé dans le froid et l'obscurité beaucoup de populations civiles. En même temps que nous sommes en train de finaliser aussi un financement par les pays du G7 plus nos partenaires principaux de la mise en évidemment en pleine sûreté et sécurité des équipements de Ternoby. Enfin, nous nous sommes engagés à accroître les pressions y compris par un renforcement de nos sanctions et cette remobilisation du G7 pour accroître la pression sur la Russie est extrêmement importante.

Ceci d'ailleurs quelques semaines après l' raisonnement d'un bateau de la Shadow Flit par les autorités française et quelques jours après la même opération avec notre coopération des autorités britanniques. Donc nous continuons, nous nous coordonnons dans un environnement en matière de prix du pétrole et du gaz qui a changé ces derniers jours. Ça c'est pour l'Ukraine.

C'est la première fois que nous avons une telle convergence en G7 et c'est la première fois que nous portons des conclusions aussi claires parce que nous savons aussi au sein du G7 les désaccords les différences qui pouvaient y avoir et donc c'est à mes yeux un vrai progrès et c'est aussi une condition de notre efficacité collective au succès de la guerre de résistance ukrainienne. Nous avons ensuite abordé la situation au Moyen-Orient avec comme je le disais le Qatar, l'Égypte, les Émirats arabes unis. Et là aussi, nous avons en G7 des conclusions très claires.

Nous avons unanimement salué le très bon accord conclu entre les États-Unis d'Amérique et l'Iran et obtenu par le président Trump. C'est un accord que nous soutenons parce que c'est un accord qui met fin à une situation de très grande instabilité dont les conséquences pour nos économies était terrible. Chacun le voit dans sa vie de tous les jours.

On le voit sur nos entreprises, nos compatriotes le voi et donc c'était une bonne chose d'y mettre un terme. Nous avons réaffirmé que le droit de passage en transit sans entrave, sans redevance à travers le D3 d'Ormous était la pierre angulaire justement de début de cet accord. Il commence dès maintenant.

Nous avons convenu que l'initiative multinationale et indépendante en matière de défense qui a été combattie par la France et le Royaume-Uni était disposé à jouer un rôle important pour faciliter la reprise du trafic maritime dans le D3 d'Ormous en protégeant les navires marchands. C'est évidemment une offre qui est faite mais tout ça dépend des accords passés entre l'Iran, les États-Unis d'Amérique avec l'accord aussi d'Oman qui est de l'autre côté de ce D3. En tout cas, c'est une disponibilité que nous avons confirmé et on a plusieurs pays qui sont dans la région et prêts à réagir très vite si la demande était faite, dont la France et nous avons une vingtaine de pays qui ont d'ors et déjà indiqué leur engagement ferme de contribution à une telle opération.

Dans cet accord, nous n'avons pas oublié de souligner l'importance du Liban et notre soutien aussi unanime au CC le feu qui a été obtenu pour le Liban. C'est c'est le feu solide et immédiat qui est une urgence absolue et la nécessité de défendre l'intégrité territoriale, la souveraineté du Liban et de l'ensemble des autorités politiques et militaires. Dans la bande de Gaza, nous nous sommes aussi engagés à accélérer les efforts humanitaires et de reconstruction de la mise en œuvre rapide des mesures politiques et de sécurité pertinente. et nous avons appelé à mettre un terme aux violences en 6 Jordanie, ce qui était là aussi une nécessité rappelée par tous et endossé par tous.

Nous nous sommes aussi engagés dans la diversification des voies d'approvisionnement énergétique pour réduire nos vulnérabilités internationale lié au D3 d'Ormous, c'est-à-dire financer ensemble des voies alternatives de circulation du gaz, du pétrole pour sortir justement de la région et rejoindre les routes internationales. Notre déclaration commune a aussi réaffirmé les positions du G7 sur l'Indo- Pacifique. elles sont des positions historiques et constantes.

Mais l'importance de ce point sur le proche et Moyen-Orient, c'est le fait que tous les pays du G7 ont soutenu cet accord, mais surtout réinsister sur l'importance de la question d'Ormous, du Liban et évidemment de la finalisation de discussion nucléaire balistique et sur la question des déstabilisations régionales qui est une condition de la stabilité de toute la région. sur les autres sujets, sur les partenariats internationaux, sur le sujet sur lequel nous sommes, vous le savez, beaucoup battus ces dernières années, nous avons aussi là marqué une avancée concrète à travers les débats qui sont tenus, les ministériels et l'accord qui a été obtenu. Pour cela, nous avons eu une réunion de travail avec les pays partenaires, le Brésil, la Corée du Sud, l'Égypte, l'Inde et le Kenya, ainsi que la Banque mondiale et la banque africaine de développement.

Le G7 est pertinent est pertinent à cet égard parce qu'il continue de représenter environ 70 % de l'aide publique au développement. Et notre réflexion vient de loin parce qu'elle s'est construit sur l'initiative que la France avait bâti justement pour les nouveaux financements pour l'Afrique des 2021, le nouveau pacte financier en 2023 qui avait conduit à la création du partenariat pour la prospérité des peuples et la planète et le sommet Africa forward. de 2026 que nous avons coprésidé avec le président Routau.

Et au fond, ce que nous avons conduit à faire advenir ces dernières années et qui a été consolidé, endossé dans ce G7 plus, c'est d'abord un changement de philosophie profonde. Nous défendons un concept d'investissement solidaire, de partenariat respectueux avec les pays, de construction ensemble des solutions de financement et non plus d'une aide verticale qui est fait par des donateurs qui décident des priorités avec des récipienta d'air qui ont peu leurs mots à dire. Donc le système traditionnel change de philosophie et c'est tacté.

Ensuite, c'est la mise en œuvre d'outils là aussi modernisés avec un travail accru de l'ensemble des acteurs de la finance internationale. Et c'est ce que nous avons btu bâti ces dernières années à travers l'initiative de du qu d'Orsé de du ministère des finances et de l'AFD à travers finances en commun. Mais nous avons consolidé en dossé la le travail de finances en commun et nous avons aussi consolidé des instruments pour améliorer la complémentarité des financements publics et privés.

Et à ce titre, je vous renvoie la déclaration pour ne pas être trop long. Nous avons rappelé l'importance de la solidarité envers les pays, les populations dans les domaines de santé, de nutrition, d'éducation qui sont des véritables investissements nécessaires pour tous. Mais nous avons aussi acté du soutien des mécanismes de garantie des premières pertes qui sont la condition pour que par exemple sur le continent africain des investissements privés puissent être réalisés.

On a aujourd'hui beaucoup de pays dont les notations ou l'absence de notation ne permettent pas au secteur privé de se déployer. C'est tout le consensus qu'on a construit au sommet Africa forward. On a décidé d'élargir à l'ensemble du continent un mécanisme qui existait qui s'appelle Atidi qui garantit les premières pertes.

Il a été endossé par la banque africaine de développement et les pays africains et nous sommes plusieurs pays du G7 à entrer à son capital, à accepter d'apporter des garanties et à soutenir son action en la coordonnant aussi avec l'action de la Banque mondiale, l'importance évidemment de Miga et du fond que construit la Banque mondiale pour permettre de prendre les deuxièmes pertes. C'est une avancée importante et on va veiller à la mise en œuvre de ces travaux avec un point de rendez-vous qu'on a donné en marge de l'Assemblée générale des Nations-Unies. Outre ce texte évidemment très important, nous avons aussi adopté une déclaration en réponse à l'épidémie d'Ébola.

Cette déclaration au-delà des pays du G7 a été aussi soutenue par l'Inde, l'Égypte, la Corée et le Kenya. Sur Ebola, le message de soutien est clair. Aider la RDC, l'Oganda et tous les territoires qui pourraient être touchés afin de faire face à l'épidémie.

Cela passe par le développement rapide d'un vaccin, du traitement efficace, par la mise en place de procédures adéquates en ligne avec les standards de l'OMS. Le G7 s'est engagé à consacrer plus d'un milliard en réponse d'urgence au travers de cette déclaration. Ce qui est là aussi important avec un engagement très fort des Européens et des Américains derrière cette ce mécanisme et un travail étroit avec CDC Africa.

Nous avons également cette fois en matière de coopération scientifique et de santé acté d'un texte important sur la lutte contre le cancer pour la première fois dans l'histoire du G7. Et là aussi c'est un moment de reconvergence très important sur les questions de santé. qui avait parfois pu donner lieu à des désaccords ou des divisions.

Cette priorité reflète une réalité universelle. Le cancer tue près de 10 millions de personnes chaque année. D'ici 2050, le nombre de nouveaux cas devrait bondir de 80 % à l'échelle mondiale du fait du vieillissement démographique des risques environnementaux et comportementaux.

Et donc cette déclaration ambitieuse place au cœur de la lutte contre le cancer des mécanismes de coopération à travers trois grandes priorités. Cancer pédiatrique où là nous promouvons le partage de données, cancer de mauvais pronostics pour mon foie prend créa et accès universel à des soins de qualité dans les pays riches comme dans les pays en développement. Ce sommet au-delà de ces sujets nous a également permis de faire de vrais progrès sur la question des grands déséquilibres macro-économiques mondiaux en vue de construire une croissance partagée notamment grâce à tout le travail préparatoire que nous avions fait au rapport d'experts qui avait été rendu au printemps dernier et aux discussions que nous avons pu tenir.

Au fond, nous avons tous acté d'un texte qui défend une vision de la croissance équilibrée. Nous connaissons les grands déséquilibres mondiaux. La Chine doit traiter le problème des surcapacités, des sursubventions et du manque de consommation domestique.

Les Européens doivent investir davantage et moderniser et simplifier leurs économies et les États-Unis doivent traiter la question des déficits jumeaux. Le consensus s'est établi autour de ces éléments. En amont de ce G7, nous avons réussi là aussi de manière inédite à réunir de manière virtuelle un sommet des convergences et nous avons tenu en effet une visionférence le 11 juin avec les membres du G7 Plus et la Chine, ce qui est une première depuis plus de 20 ans qui a permis de mettre si je puis dire sur la table ce constat pour engager à une meilleure coordination.

Mais au sein du G7 et du G7+, nous avons vraiment construit commencé à construire des éléments de coordination très claire, c'est-à-dire bâtir l'unité et acter que les divisions, tout ce qui fracture nos économies ne permet pas de régler de manière efficace ces déséquilibres. Et donc au-delà du sommet des convergences qui va en quelque sorte enclencher une dynamique qu'on va poursuivre en vue du G20 où là la Chine sera autour de la table avec beaucoup d'autres. Nous avons affirmé de manière très claire là aussi des mécanismes de coopération au sein du G7+.

D'abord en actant le rôle du FMI et la consolidation de celui-ci. en demandant à nos ministres là aussi de travailler pour septembre sur des éléments clés en terme de coopération sur la question des engrais sur la question de l'alimentation qui est absolument clé parce que c'est là où les déséquilibres sont les plus frappants et touchent les populations les plus vulnérables. Et nous avons également acté de textes importants sur la résistance de nos chaînes de valeur et en particulier les minerais critiques. sur ce sujet où nous avions commencé la discussion l'année dernière sous présidence canadienne.

Jusqu'alors, nous n'avions jamais réussi à bâtir des réponses concrètes et nous avions même plutôt des risques de division face à une Chine qui a parfois accumulé des réserves stratégiques et ça n'est pas un reproche que je leur fais, c'est une stratégie qui a été bâtie depuis plus de 15 ans. Nous sommes tous face à des risques de surdépendance et donc de vulnérabilité de nos chaînes de valeur. Si nous y allons en ordre dispersé, nous créerons des surraaccidents et des déséquilibres encore plus graves.

Et donc nous avons acté d'y aller ensemble en G7 et même en G7+ et donc ensemble de bâtir des projets de coopération et c'est des projets très concrets qui ont été adoptés d'ailleurs en annexe de la déclaration que j'évoqué, c'est-à-dire réduire ensemble nos sources de dépendance, diversifier ensemble nos sources d'approvisionnement. 195 projets concrets, 64 milliards d'euros d'investissement conjoints ont été bâtis à travers ce texte et c'est comme ça une dynamique qu'on va continuer. C'est à mes yeux un point clé pour améliorer la résistance de nos chaînes de valeur, réduire leur dépendance mais le faire de manière coopérative.

Enfin, nous avons tenu une discussion à l'instant sur le numérique et l'intelligence artificielle avec l'ensemble des dirigeants du G7 Plus et douzaines de dirigeants de tous les pays d'ailleurs du G7 de du numérique et de l'intelligence artificielle. Et qu'est-ce qui ressort de cette discussion ? D'abord, la nécessité de protéger l'enfance en ligne.

On voit le consensus qui monte et du Canada au Britannique en passant évidemment par l'Union européenne, le Brésil, l'Australie n'était pas là, mais je veux saluer son rôle aux avant-postes. Nous sommes plusieurs à avoir déjà pris des initiatives concrètes et de finaliser des lois. Nous avons adopté une déclaration pour nous accorder sur la nécessité d'agir et l'importance d'appeler les plateformes à la responsabilité.

Et donc cette dynamique va se poursuivre et le premier ministre Maudit a confirmé d'ailleurs ce qu'il avait commencé à annoncer lors du sommet de février dernier à Dél. Et donc là aussi l'Inde rejoint ce clan. Ce qui fait vraiment du G7 plus une plateforme et ce qu'il je dirais notre ADN G7, ce sont les démocraties libérales qui ont des économies développées.

Le G7+ associe d'autres démocraties et ensemble nous avons cette même approche qui est conforme à nos valeurs démocratiques protéger nos enfants. Mais c'était un moment très important et c'est un point d'avancée très important. Nous sommes plusieurs aussi à souligner l'importance de mieux réguler l'intelligence artificielle et son marquage.

Là aussi, il est important de bâtir des initiatives. Je vais le pousser au niveau européen, mais ce consensus est nécessaire parce qu'on voit l'impact que cela sur nos démocraties. C'était important d'avoir cette discussion avec des dirigeants du numérique et de l'alia.

Et puis sur l'intelligence artificielle, nous sommes tous confrontés à la même chose et c'était important qu'il y ait cette discussion commune. Nous voulons tous l'innovation. Nous voulons tous avoir des capacités de calcul, des centres de données.

Nous voulons tous développer les chances, la productivité, les transformations, les améliorations en matière de santé, de numérique que l'IA peut apporter. Mais nul ne peut plus ignorer, ni des dirigeants ni des responsables économiques l'impact sur nos démocraties, l'impact sur nos sociétés de l'IA. Et c'est pourquoi c'est la possibilité et la nécessité d'une régulation qui aujourd'hui s'impose.

Elle doit se faire à l'échelle internationale. On avait commencé en G7 par une initiative franco-canadienne du partenariat mondial pour l'intelligence artificielle à construire une première structure adossée à l'OCDE. On doit sur celle-ci aller plus loin maintenant et réussir à mieux réguler le défi qui est devant nous et on a eu beaucoup de discussions avec les dirigeants de l'IA et de la technologie comme avec l'administration américaine.

Le défi, ce sont ces fameux modèles frontières. On doit réussir à mieux les réguler pour éviter qu'il ne tombe dans la main de régimes autoritaires ou de gens qui pourraient menacer notre cybersécurité ou nos sociétés. Mais pour se faire, la réponse ne peut pas être de la non coopération entre démocraties.

Et donc, on est en train de bâtir au fond, et c'est ça ce qu'on va construire dans les prochains mois, et bien en quelque sorte une plateforme de discussion et de coopération entre quelques démocraties face au risque de l'intelligence artificielle. une plateforme de coopération pour définir ensemble des standards communs. Une plateforme de coopération pour partager aussi en matière de cybersécurité, plus largement de sécurité, les impacts et donc la bonne réponse.

C'est exactement cela que nous avons acté et ce sur quoi nous allons continuer le travail avec les uns et les autres. Et là aussi, un point de rendez-vous est donné en septembre pour que ce travail puisse être finalisé par l'ensemble de nos ministres et on se reverra avec quelques dirigeants. En tout cas, il y a un large consensus pour dire que là aussi la coopération internationale est nécessaire et refaire le point dans quelques mois.

Voilà, je ne veux pas être plus long, dire simplement qu'au-delà de ce que je viens de détailler, des déclarations importantes ont été aussi conclues pour combattre ensemble le narcotrafic travaille sur la mise en place d'une alliance des ports pour mieux lutter en renforçant la coordination. Vous voyez la synergie avec toute tout ce que fait le gouvernement aujourd'hui en France et pour lutter aussi contre le trafic de migrants avec un texte qui là aussi est dans la continuité des présidences italiennes puis canadiennes et permet d'améliorer nos mécanismes et en coordination et en si je puis dire en synergie avec la déclaration sur les nouveaux partenariats que je viens d'évoquer. Ce sommet n'est pas pour autant la fin de notre présidence.

Elle se termine à la fin de l'année et donc nous allons continuer les travaux dans les différents formats ministériels requis pour aussi finaliser certains points comme celui que je viens d'évoquer sur numérique mais il y a eu beaucoup d'avancées historiques dans le G7 sur les sujets que je viens d'évoquer et beaucoup d'avancées très concrètes que nous avons préparé ces derniers mois parfois ces derniers jours que je voulais ici clarifier et dont je voulais vous rendre compte. Je vais maintenant répondre à vos questions. Je vous remercie.

Monsieur le président, bonjour. Valérie Lerou de l'agence France Press. Vous avez beaucoup parlé de convergence.

Alors sur l'Ukraine, pour parler plus précisément, est-ce qu'on a assisté durant ce sommet à un tournant à la fois dans l'attitude et dans la position du président Trump concernant l'Ukraine ? Est-ce qu'il y aura un avant et un après éviant sur ce sujet ? L'avez-vous aussi convaincu qu'une négociation avec la Russie, ça doit commencer sur la ligne de front et non pas par des concessions territoriales sur le Donbas, ce qui ne figure pas dans la déclaration commune des sept dirigeants.

Et enfin, êtes-vous sûr de pouvoir faire confiance au président Trump alors même qu'il est arrivé ici en menaçant à la France de nouvelles de nouveaux droits de douane sur les vins français ? [raclement de gorge] Alors, d'abord, j'ai trois trois éléments. Premier élément, le le texte que nous avons en dossier, il est beaucoup plus fort que ce que vous venez de dire puisqu'il reconnaît l'intégrité territoriale ukrainienne.

Donc, il dit exactement ce qu'on soutient à 7. Ça n'est pas à nous de dire où commence et comment se structure la discussion sur les territoires. Nous l'avons toujours dit.

Serions-nous dans la situation des Ukrainiens, nous ne supporterions pas d'être que d'autres viennent stipuler pour nous ? Et donc en quelque sorte, c'est ce qu'on a tous endossé. La question des territoires, sont les Ukrainiens qui les discutent.

Par contre, ce qu'a dit très clairement le président Trump devrait être beaucoup plus dur. Les territoires devraient revenir au aux Ukrainiens, son leur territoire. Il a raison.

Et donc le soutien à l'intégrité territoriale ukrainienne dit dit la position du G7. Ensuite, on n' pas parlé de de discussion dans ce texte du G7 si vous regardez bien. Et c'est ça le tournant.

Ça fait des mois que les États-Unis ont pris l'initiative et d'ailleurs on salué. Ils ont dit "Nous, on va négocier avec la Russie parce que nous États-Unis d'Amérique, on peut construire la paix avec la Russie." Et d'arrache-pied, je veux saluer ici l'engagement américain dans différents formats.

Il y a une discussion des mains tendues à l'égard de la Russie. Quelle a été la réponse ? Rien.

Nous européens en train de s'organiser. On a dit on va se réengager pour discuter avec la Russie. Rien.

Le président Zelinski a dit "Moi, je vais me réengager. Je veux discuter, je suis prêt. Je suis même prêt à ce que le président Poutine vienne et on va discuter ensemble.

Je ne viens pas." Ou alors il faut signer votre rédition en bas. Donc le président Trump comme nous tous, on a juste acté qu'il n'y avait pas de volonté sérieuse de la Russie aujourd'hui de discuter la paix.

Et donc je ne sais pas vous dire s'il y aura un avant, un après, c'est pas à moi d'en juger. Ce sont les faits qui vous le diront, le sommet déviant. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a eu un pendant, il y a eu un moment éviant à coup sûr sur l'Ukraine.

Et ce moment c'est que tout le monde a écouté l'état de la situation par le président Zelinski avec beaucoup de respect que tout le monde a constater que l'Ukraine résistait beaucoup mieux que certains ne pouvaient le penser et que la Russie était dans une situation difficile et que tous nous avons dit on va accroître notre soutien à l'Ukraine, que tous nous avons dit nous allons accroître la pression sur la Russie et que nous tous nous avons dit nous devons tenir ce chemin. Ça c'est un vrai changement. C'est un vrai changement par rapport à tous les derniers mois. pas de la part des Européens mais de la part des membres du G7 et de tous c de toutes celles et ceux qui sont appelés à soutenir justement l'Ukraine.

Donc oui, je pense très profondément que ce sommet déviant est un changement très profond de l'approche. Une volonté des États-Unis d'Amérique de travailler avec les Européens en soutien de l'Ukraine. une volonté commune d'avancer sur ce dossier et ce qui a été acté en terme de soutien militaire sur les systèmes de défense, sur les capacités de longue portée et sur le licensing, c'est absolument clé. sur votre question sur la confiance.

J'ai toujours eu confiance pour ma part dans le président Trump parce que je lui ai toujours dit les choses. Quand nous avons des désaccords, nous les assumons mais quand il s'est engagé vis-à-vis de nous, il a toujours fait ce à quoi il s'engageait. Et là aujourd'hui, les États-Unis d'Amérique se sont engagés sur ce sujet et ça c'est important.

Il y a eu des articles qui ont pu dire que des droits de douanes pouvaient réapparaître ou des des propos un peu en importepèce. Moi, je sais, on a eu une discussion bilatérale au début de ce sommet. Cette discussion a été extrêmement claire et respectueuse entre nous et cette discussion nous a permis d'acter que il y avait un travail conjoint à mener sur l'ensemble des relations tarifaires pour continuer d'améliorer la copie.

Et donc qu'est-ce que ça veut dire ? Les Européens viennent de finaliser leur accord sur le texte qui avait été négocié il y a un an, élément de stabilité. S'il y a des points qui continuent à poser problèmes de part et d'autre, travail conjoint.

Mais en aucun cas entre partenaire, on ne doit s'imposer des tarifs ou s'imposer de l'instabilité. Et donc, je crois pouvoir vous dire que oui, cette ce G7 a permis une chose de manière très simple et très claire, c'est de discuter très précisément sur les points qui pouvaient être des points d'incompréhension et de développer ensemble des mécanismes de coopération. Donc, c'était positif.

Bonjour monsieur le président. Noémi Bisser du journal. La France et les autres pays du G7 ont-ils demandé au président Trump de permettre l'accès au dernier modèle à Tropique ?

L'Europe selon selon vous a-t-elle besoin de ces modèles les plus avancés ? Et si je peux revenir rapidement sur l'Ukraine, vous avez dit au président ukrainien hier matin, si on a bien entendu, que les discussions avec le président américain avaient été difficiles lundi soir. Pourquoi ?

Et est-ce que vous pouvez nous nous en dire un petit peu plus sur ce qui s'est passé ? Merci. Ben, je peux très clairement vous dire, on a eu des discussions qui ont permis de resynchroniser notre lecture de la situation.

Elles ont été extrêmement franches, je crois, extrêmement utiles et fructueuses puisque on a endossé en G7 quelque chose qui est une vraie avancée. Et donc moi, je suis très heureux des échanges qu'on a eu, de l'échange qu'on a eu ensuite avec le président Zelinski et vous savez bien que on a pu avoir des doutes ou des désaccords il y a maintenant un peu plus d'un an. On part d'une situation où il y avait des vrais désaccords même entre nous.

Quand on se réunit il y a 1 an pour le G7, la position était très différente. Donc on a fait évoluer les choses. Comment ?

Bah les Européens avec des grands partenaires, le Canada, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée ont bâti cette coalition des volontaires pour dire on apportera les garanties de sécurité. On a tenu avec constance au côté des Ukrainiens. Les Ukrainiens ont résisté, ont eu des bons résultats et les États-Unis d'Amérique ont avec nous regarder en conscience quelle était la situation, l'importance qu'on soit tous ensemble, le refus, comme je le disais à votre confrère de la Russie de discuter de manière sincère et l'impossibilité d'avancer sur des bases de discussion qui sont pas acceptables.

Et donc ce que qui a permis de dégager l'ensemble des discussions, celles qu'on avait eu en G7 puis celle avec le président Zelinski, ça a été au fond une ressynchronisation, une reconvergence, une coopération de tous dans notre approche de l'Ukraine et dans les décisions qu'on a pris et qui ont qui sont dans notre texte commun. C'est une très bonne chose. Ensuite, sur les modèles frontières d'intelligence artificielle, d'abord ce sont des des modèles qui par la puissance de calcul mobilisé marquent des avancées très fortes.

Aujourd'hui, ce sont les Américains qui les ont. Quelle est leur crainte ? Que ces modèles puissent être utilisés par d'autres pour venir les attaquer ou nous attaquer ?

Face à ça, il y a une décision très forte qui a été prise par l'administration il y a quelques jours. Alors bonne chose, prise de conscience, ça peut être dangereux. Jusqu'alors il y avait un discours ambiant qui consistait à dire faut rien réguler jamais.

Tout ça n'est pas dangereux. C'est une bonne chose qui a une prise de conscience. mauvaise chose, la réaction, elle est en quelque sorte strictement nationaliste.

Je crois que les discussions techniques qui se sont tenues entre les dirigeants de la technologie de l'IA et les gouvernants, entre nous ont permis d'éclairer les enjeux et de dire au fond, quel est votre enjeu, notre enjeu ? C'est que on est tous accès entre démocraties à ces technologies. C'est bon pour vos compagnies parce que sinon elles n'ont plus de marché parce que sinon on n'achètera plus aucun modèle qui est fait par une de ces compagnies si du jour au lendemain vous pouvez tourner l'interrupteur parce que la stratégie non coopérative fait que ça tue en quelque sorte le business model de tout acteur de l'IA américain.

Si du jour au lendemain il peut être interdit au reste de la planète ça reverra les reval on va pas avoir les mêmes valorisations. Donc le même capital donc les mêmes capacités de calcul donc c'est pas bon pour vous. Ensuite c'est idiot pour nous.

Enfin, ce que vous voulez, c'est que des régimes autoritaires ou des tiers n'acceptent pas à cela. Donc, allons-y ensemble et avançons. Et donc, la réponse à ça, c'est on a commencé la discussion, on a des vraies ouvertures, on va coopérer.

Il faut que nos agences compétentes déjà coopèrent pour que sur le plan de la sécurité, de la cybersécurité, on ait de gouvernement à gouvernement une relation fluide. Je suis très confiant dans les prochains jours. Et ensuite, je pense qu'entre membres du G7, en tout cas avec quelques pays clés, il faut une politique beaucoup plus ouverte, y compris du secteur privé.

Là aussi, je suis confiant pour les prochaines semaines, je dirais. Puis en parallèle, qu'est-ce qu'on fait ? Bah, on va accélérer les investissements et la mobilisation des capacités de calcul pour nos propres modèles.

Vous savez, il y a très peu de pays au monde qui hors États-Unis et hors Chine, peuvent avoir peuvent être dans la compétition des modèles frontières. La France a la chance avec Mistral de faire partie de ce club. C'est le seul, c'est la seule compagnie en Europe.

C'est sans doute l'une des deux trois hors États-Unis et Chine à pouvoir le faire. Ça veut dire qu'on doit aller beaucoup plus vite pour les aider à mobiliser les financements et les capacités de calcul accru pour pouvoir justement rattraper ce retard le plus vite possible dans les 6 12 mois qui viennent. La clé, elle est là.

Mais je crois que l'importance du débat qu'on a eu aujourd'hui ces derniers jours, c'est au fond de dire tout ça ne peut se faire de manière intelligente que si on coopère entre les quelques démocraties clé. Sinon, on fracture le monde et sinon on n' pas une réponse efficace. Bonjour monsieur le président Bastian Get pour TF1 LCI.

Sur l'Iran, vous avez une nouvelle fois parlé d'un très bon accord alors qu'on entend aussi beaucoup d'inquiétude sur sa solidité. Alors concrètement, est-ce que vous pouvez nous dire qu'est-ce qui vous fait dire que cet accord est un bon accord ? Est-ce que vous estimez qu'il y a assez de garantie de la part des Iraniens ?

Et est-ce que vous pensez qu'il peut déboucher sur un accord de long terme aussi satisfaisant que celui de 2015 ? Et juste pour compléter, le président Trump tout à l'heure a menacé de bombarder à nouveau l'Iran. Est-ce que c'est à prendre sérieux selon vous ?

Et est-ce que ça traduit aussi une forme de fragilité de la situation ? Je pense que parfois il y a des mots qui sont pris ou des formules moi dont je comprends le sens parce que je connais le caractère qui qui est au fond de de restaurer sa crédibilité en disant qu'il y a des capacités de dissuasion. C'est ça ce que veut dire le président Trump quand il dit ça de la même manière que quand il peut dire des choses sur les tarifs.

C'est c'est pour rappeler que les États-Unis ont une capacité de dissuasion. Nous le savons. Je pense qu'il faut pas l'interpréter comme une menace de court terme.

Voilà. Donc c'est important. Il y a un accord qui a été signé.

Il y avait beaucoup de gens pour dire qu'il fallait pas signer d'accord. Moi, je pense cet accord est une bonne chose et c'est pourquoi nous le soutenons. Et d'ailleurs, c'est pourquoi il a été soutenu par tous les pays du G7+.

Est-ce qu'il règle tout tout de suite ? Non. Mais continuer le combat, c'était quoi ? avoir pour des mois hors mousse fermé prendre le risque de détruire des capacités de pétrole et de gaz qui là auraient tout déséquilibrer pour des mois voir des années continuer la perte de vie et la situation qui est inacceptable au Liban et l'effondrement de toute la région.

Donc on a une responsabilité humanitaire, politique, économique. Donc cet accord qui met fin au combat partout du D3 d'Ormous au Liban, c'est une bonne chose. Donc moi, je le soutiens.

Je pense qu'il est nécessaire et c'est très bien que c'est il se soutient du G7+ derrière la décision américaine. Elle est sage. Deuxième chose, bah il faut que tout le monde suive cet accord.

Et donc au premier chef l'Iran qui a pris l'engagement y compris durant les 60 jours de la première phase de rouvrir sans péage le D3 d'ormous évidemment d'arrêter les combats et que derrière toutes les parties prenantes aussi ne reprennent pas les combats au Liban et ça c'est clé. L'Iran, le Esbola et derrière aussi Israël. Je mets pas un signe égal mais enfin je dis juste que qui que ce soit les combats ne doivent pas reprendre.

ça doit être la paix. Et ensuite, la clé c'est en effet de finaliser un bon accord sur le nucléaire, les activités balistiques et les risques régionaux. Et donc c'est exactement ce sur quoi le travail va se concentrer dans les prochaines semaines avec un rôle important de de l'Agence internationale énergie atomique avec un rôle important des quelques pays qui sont les garantes du GCPO et des sanctions internationales et la France y jouera son rôle.

Donc moi je suis euh je pense que c'est vraiment la meilleure situation possible qu'on peut avoir aujourd'hui. Est-ce qu'elle règle tout ? Non.

Est-ce qu'il y a des risques ? Oui, comme dans toute situation. Mais c'est important nous de mettre la pression pour la soutenir parce que c'est celle qui permet le plus sûrement d'avoir la paix et le plus sûrement de retrouver un chemin de prospérité.

Bonjour monsieur le président d'Al Mawad Alarabi TV. Je reprends un peu la question de mon confrère sur l'accord avec l'Iran. Pour être plus précise, avez-vous eu des garanties de la part du président américain sur l'élimination du stock d'iranium enrichi ?

Et s'il y a des garanties, quelles sont ces garanties ? Parce que Donald Trump affirme qu'il n'y a pas d'urgence sur ce sujet. Et puis sur le Liban, l'Iran menace de se retirer de l'accord si Israël ne respecte pas le cesser le feu ou se retire.

Donc encore une question, quelle garantie les États-Unis vous ont donné à cet égard ? Merci. sur l'uranium enrichi.

Ce sera évidemment un des sujets clés de l'accord sur le nucléaire qui doit être finalisé au plus tard sous 60 jours. Nous connaissons les modalités soit de la dilution sur place, soit du transfert sous l'autorité de de l'AIEA. Il y a plusieurs modalités techniques, mais la question évidemment fera partie des questions qui doivent être résolues pour qu'il y ait un accord sur le nucléaire. simplement elle se fera à l'issue de ces 60 jours et du processus qui s'ouvre.

Ce que je pense voulais dire le président Trump, c'est que aujourd'hui c'est la question du cesser le feu, de la réouverture d'Ormouse et de la paix au Liban. Mais donc les de mois qui viennent sont des mois durant lesquels on va régler cette question. Elle ne peut pas être laissée ouverte évidemment de même que la surveillance sur les activités de d'enrichissement potentiel à venir, de surveillance de tous les sites et de remise en ordre d'un travail exhaustif de la sur le Liban, nous connaissons la situation et donc on sait exactement ce qu'il faut faire.

C'est très compliqué. Ça ne se fera pas du jour au lendemain. Faut plus que l'Iran frappe le territoire.

Il faut plus que le Esbola lance des activités sur le sol libanais ou depuis le sol libanais contre Israël. Il faut plus qu'Israël réagisse immédiatement. Donc c'est un appel au calme de tous pour arrêter les frappes et ce qui touche la population civile.

C'est c'est le feu. Ensuite la clé c'est le soutien au président Aou, au premier ministre Salam, alors à son gouvernement et aux forces armées libanaises. Et c'est de leur permettre de mettre en œuvre ce à quoi ils se sont engagés avec beaucoup de courage et de constance, c'est-à-dire le monopole des armes aux forces armées libanaises et la restauration de leur autorité sur tout le territoire.

Et donc il faut absolument que cessent ces bombardements pour que progressivement sur déjà tout le territoire au nord l'itanie les forces armées libanaises et repris la totalité du contrôle tiennent les choses et que le calme revienne. progressivement qu'on ait un mécanisme à travers des zones progressives comme on l'avait fait il y a 2 ans sans doute nous puissions avoir des forces armé libanaises qui reprennent progressivement le contrôle de leur propre territoire et que la communauté internationale fasse respecter la souveraineté du Liban. Voilà.

Donc à court terme en tout cas on connaît les protagonistes et on c'est un appel à leur responsabilité. L'Iran évidemment a une responsabilité imminente. C'est elle qui doit veiller en fait que ni elle-même directement ni le Esbola ne viennent dégrader la situation.

Et Israël aussi a une responsabilité en respectant ce cesser le feu pour ce qui la concerne. Et je sais que ça a été l'objet aussi de beaucoup de discussions entre le président Trump et le premier ministre Netaniao. Président Trump en tout cas été très clair sur ce point avec notre plein soutien. [grognement] [raclement de gorge] Bonjour monsieur le président, géniener du journal La Voie du Nord.

Certains français s'interrogent sur la manière dont vous déroulez le tapis rouge à Donald Trump. Vous l'avez rappelé vous-même, vous le citez trois fois dans cette déclaration commune pour le féliciter pour un accord dont les contours sont plus qu'incertains et dont le risque est qu'il nous ramène à une citation une situation bien pire qu'avant la guerre. Il y a ce dîner à Versailles que vous justifiez par l'anniversaire des 250 ans de l'indépendance sans que certains là aussi en France ne puissent s'empêcher d'y lire une nouvelle entreprise de séduction.

Monsieur le président, n'en faites-vous pas trop à l'égard d'un président qui peut changer d'avis dans l'heure voir menacer la France de rétorsion économique ? Monsieur le président, est-ce que c'est l'idée que vous faites d'un rapport de force ? Merci. [grognement] Merci pour votre question.

Vous savez, si je n'avais pas tenu de manière constante les positions qui ont été les miennes durant les derniers mois, vous pourriez avoir un doute sur les rapports de force, forchure. Mais quand il s'est agit de la sécurité du Danemark et de la question du Groenland, quand il s'est agit de l'intégrité territoriale de l'Ukraine et de la paix et de la sécurité en Europe, quand il s'est agi de nos producteurs, je n'ai jamais été ambigu ni faible et j'ai toujours été clair dans l'expression de mes désaccords, très clair, soit à Washington, soit à Davos ou ailleurs. Mais j'ai toujours maintenu le dialogue parce que c'est ça la diplomatie.

Si la diplomatie ça n'est que recevoir des gens avec qui vous êtes totalement d'accord, la question que poseront vos successeurs c'est au fond à quoi sert ces réunions ? Vous savez que vous êtes d'accord avec ces gens, ça sert à rien de les voir. Regardez tous les sujets que j'évoque depuis tout à l'heure.

Si nous n'avions pas vu aujourd'hui le président Trump, son équipe, si pendant les deux derniers jours, on n'avait pas tenu ce G7, où en serions-nous sur l'IA ? Un clash constant. parce que sinon ce monde ne se parle que par tweet ou par déclaration de presse interposée.

Et donc quand on reconverge, quand on arrive à dire on est d'accord sur les J'ai été le premier à dire quand je pensais que c'était pas approprié de faire des frappes unilatérales sans objectif clair. Il y a une paix qui est signée avec des objectifs clairs, le Liban qui est dedans, la dénucléis, enfin en tout cas des garanties claires sur le nucléaire. Je suis d'accord.

Je soutiens sur l'Ukraine. On soutient l'intégrité territoriale. On soutient avec force leur rééquipement des sanctions sur la Russie.

On se réengage. Quelque chose se passe sur l'intelligence artificielle. On reconverge.

Oui, quelque chose se passe. Chacun a son style ensuite et je ne le commande pas mais je pense que le rôle de la France c'est de tenir tête et d'assumer sa voix quand il y a des désaccords que ses intérêts ne sont pas pris en compte. Mais c'est aussi d'être accueillante, de savoir honorer ses invités et je le fais somme toutes du premier ministre indien en passant par le président indonésien au président du Kenya ou du Nigéria jusqu'au président américain parce que je pense que la force de la France c'est aussi cela et nos grandes actions diplomatiques se sont aussi tenues par des capacités à bien accueillir le monde ou les autres grands dirigeants.

Ça passe par là aussi. Et n'ayons pas honte de ce que nous sommes. Versailles est un instrument diplomatique et un instrument de puissance.

Et vous savez quoi ? Je l'ai utilisé dès juin 2017. Il y a eu des choses qu'on a obtenu puis après on en a ça s'est pas aussi bien passé que ça avec le président que j'ai accueilli en juin 2017.

En tout cas, je l'assume totalement parce qu'à chaque fois en tenant une position de fermeté ou en réengageant et en accueillant avec chaleur, je défends les intérêts de mon pays. C'est ça ce qui compte. Et quand je défends les intérêts de notre pays, de la France, j'ai à cœur de le faire en accueillant bien les gens, en faisant en sorte que ils soient bienveillants avec nous et que derrière ils prennent les bonnes décisions pour nous.

Je crois que c'est ce que les Français attendent de moi et au fond je suis comme les bleus que je joue à l'extérieur ou à domicile, mon but c'est de marquer des buts. Voilà. Et quand j'accueille des équipes, j'essaie de bien les accueillir.

Nous arrivons à la fin de cette conférence de presse. Merci beaucoup. Une toute dernière question.

OK. Je n'ai pas le Merci président. Monsieur le président.

Oui. Euh c'est avec plaisir que je suis là et je pose des questions au nom aussi des autres journal journalistes de mon pays, le Brésil. Je suis correspondante en Europe pour Globo, chaînes télévision de Brésil.

Euh votre équipe m'a dit déjà que vous voyez président Loua comme un interlecteur important avec les sudes globales, avec les bricks spécialement, mais le Brésil n'a pas signé la majorité des déclarations de ces sommets des de ces G7. Euh il y a une interprétation selon laquelle euh c'était tout euh pour avoir l'unité avec président Donald Trump et avec un discours d'antagonisme contre la Chine et aussi en laissant à côté des questions très importants. les rôles des la crise climatique.

Qui respondez-vous à ces critiques ? Êtrez-vous déçu avec la position du Brésil ? Et juste pour finir, est-ce que vous avez discuté avec Loua aussi l'interdiction des importations des viandes brésiliennes par l'Union européenne ?

Merci. Alors sur votre deuxième question, c'est une décision ponctuelle du commissaire européen et qui fait bien son travail, c'est-à-dire queen fait il contrôle si les règles sanitaires pour protéger le consommateur européen sont respectées. Quand elles sont pas respectées, il interdit où il refait des contrôles.

C'est ce que j'ai toujours défendu parce que vous êtes dans une région aussi qui a une un gros potentiel agricole. Comment vous voulez moi que je dise à mes producteurs tu as pas le droit d'utiliser tel ou tel antibiotique pour produire de la viande ou du lait ? On va importer des de la viande ou du lait qui vient du bout du monde qu'il utilise dire vous êtes fous.

Et le président Loula c'est un grand leader social et environnemental. Nous aussi mais nous on le fait. Donc le commissaire européen a raison et on contrôle.

Après votre deuxième question, j'ai envie de dire c'est plutôt au président Loua qu'il faut la poser. C'est à lui de dire s'il s'engage moi je vais vous dire de manière très pragmatique ce qu'on a fait. Soit on dit on veut aller sur tous les sujets où on sait qu'on n'est pas d'accord avec les États-Unis d'Amérique.

Sur le climat, on sait qu'on n'est pas d'accord. Sur le rôle de l'ONU du board of peace, on sait qu'on n'est pas d'accord. C'est aussi un des sujets sur lesquels j'ai tenu tête.

Bon ça, on a essayé de les ouvrir. Quand ça marche pas, on va pas faire du 6 + 1, sinon ça sert à rien de faire un G7. Et là, on fait même un G7 plus.

Par contre, moi je pense ça a beaucoup de valeur d'avoir les États-Unis d'Amérique qui signent avec nous un texte sur les mineries critiques et les chaînes de valeur. Énorme valeur. Et c'est l'intérêt du Brésil de le signer avec les États-Unis d'Amérique.

Pas faire de mauvaise politique en la matière parce que là on est beaucoup plus fort. Et je vous dis une chose, ce G7 n'a jamais été à aucun moment antiichinois parce que ce n'est pas la position de la France. Ça c'est inacceptable de dire ça.

Nous sommes conscients des différences que nous avons avec la Chine, particulier nos rapports aux valeurs démocratiques, des désaccords qu'on peut avoir là aussi, mais il y a toujours une politique de respect. On veut simplement réduire nos dépendances, mais il y a pas de conflit. C'est pas un G7 antiichinois du tout.

Ça pas été du tout l'esprit d'ailleurs, mais on avance. Et donc moi je trouve que signer un texte avec les États-Unis d'Amérique sur les mineries critiques, sur le cancer, sur Ébola, sur les partenariats internationaux, sur le commerce sur l'IA, ça a beaucoup de valeur et mieux que ça. On avait des doutes en commençant est-ce qu'on sera d'accord sur le proche et Moyen-Orient ?

Est-ce qu'on sera d'accord sur l'Ukraine ? C'est pour ça qu'il y ait pas de rédaction antérieure. Tout le travail qui a été fait avanthier soir et hier, bah ça a été de recréer les convergences, d'où cette atmosphère positive.

Et ces convergences, on les a mis dans le dur. Et on a signé avec les États-Unis un texte de paix au proché Moyen-Orient, d'exigence de paix pour le Liban, pour empêcher le nucléaire iranien et un texte de soutien à l'Ukraine inédit. ça énormément de valeur.

Donc je défends cette méthode parce qu'elle produit des résultats, elle est bonne. Voilà mesdames et messieurs, je remercie une fois encore toutes les équipes qui ont permis cela et ces avancées pour moi très importantes. C'était un grand honneur d'être d'être là au n de la France pour ce 2è G7 que nous avions organisé ces dernières années.

Je veux aussi avoir un mot pour nos amis voisins suisses qui nous ont aidé à organiser ce G7 et qui ont eu aussi beaucoup de logistique à assurer et des éléments divers et variés à tenir. Et donc je voudrais vraiment leur dire un très grand merci pour cette coopération. Voilà mesdames et messieurs, un grand merci.

Bon courage. [applaudissements]