Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueSud Radio (sur YouTube)· 6 mars 2025 5 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprises

Retour sur l'allocution d'Emmanuel Macron - L'édito de Françoise Degois

Au micro : Françoise DegoySource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 33 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    Alors, vous avez entendu, vu des États-Unis, c'est pas tout à fait la même chose.

  • 3:01OuverteÉludée

    Est-ce que ça veut dire qu'on est dans une économie de guerre ?

  • 4:11OuverteRéponse partielle

    Qu'en pensez-vous, justement, autour de ce qu'a dit Emmanuel Macron hier, cette économie de guerre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30InvitéChiffre
    « 53% des Américains considèrent que l'économie va plus mal. »
  • 1:51InvitéFait
    « Emmanuel Macron est resté sobre et ne nous a pas gratifiés de son numéro habituel d'acteur. »
  • 3:31InvitéChiffre
    « 40 milliards de supplémentaires pour la défense, passer de 60 à 100 milliards. »

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Présentateur34 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

— Françoise Degoy, bonjour. — Bonjour. — Alors, vous avez entendu, vu des États-Unis, c'est pas tout à fait la même chose.

0:08
Invité

— Oui, je voudrais simplement rappeler à Denis Jacquet que ce qu'il dit sur les sondages est absolument faux. C'est un cassage de gueule. Ah ben non. — Ah ben si, le Washington Post... — Mais pas tout.

0:15
Présentateur

— Pas tout. Non, mais sur hier soir...

0:17
Invité

— Pas avant-hier soir, en fait... — Peut-être que le Washington Post sort un sondage IFOP, notre partenaire, où Trump est en dégringolade, avant-hier, où Musk est en dégringolade.

0:26
Présentateur

Donc moi, je veux bien... — Non, il était par rapport, en fait, à ce qu'ils étaient auparavant, mais sur, en fait, l'intervention d'avant-hier. — 53% des Américains considèrent que l'économie va plus mal.

0:34
Invité

Donc moi, je sais pas si c'est IFOP, hein, donc on a pas les mêmes sondages avec Denis Jacquet.

0:38
Présentateur

C'est pas grave. C'est pas grave. On va se battre. — Non, mais bon, tout de même, on voit bien, en fait, et il a sorti d'autres enquêtes. L'allocution, donc, d'Emmanuel Macron hier, elle était attendue parce qu'il y a le Conseil européen aujourd'hui à Bruxelles. C'est la raison pour laquelle, sans doute, il a voulu s'exprimer dès hier soir. Un quart d'heure et une phrase essentielle à retenir, Françoise.

0:57
Invité

— Oui, c'est ça. La patrie a besoin de vous. D'ailleurs, on a retenu la même, Patrick, vous et moi. Je pense que quelques millions de gens ont retenu la même parce qu'on verra les audiences, mais elles seront certainement assez importantes, non pas par la qualité, mais parce que quand le président de la République s'exprime, c'est toujours comme ça. Alors je me suis un peu pincé, hein, je dois dire, car je crois n'avoir jamais entendu ce mot « patrie » dans la bouche d'Emmanuel Macron. J'ai entendu « nation », j'ai entendu « peuple », mais « patrie », non, parce que la patrie, bien sûr, c'est tous les gens qui composent une nation, mais avec en plus le sentiment d'appartenance.

Et dans les temps troublés, on n'utilise pas patrie pour rien parce que ce sentiment, c'est aussi un sentiment derrière d'engagement pour son drapeau. Donc vraiment, hier, patrie, ça avait un sens. C'est dire la solennité de l'intervention. Et pour une fois, Emmanuel Macron est resté sobre et ne nous a pas gratifiés de son numéro habituel d'acteur, vous savez, avec le sourcil en accent circonflexe et les scories habituels. Il y avait de la gravité, pas de dramaturge pour dire les choses telles que lui. Il les voit, en tout cas. D'abord, c'est un soutien absolu à Volodymyr Zelensky, qui sera d'ailleurs l'invité d'honneur du Conseil de l'Europe cet après-midi.

L'Europe ne lâchera pas, en tout cas pas pour le moment, le président ukrainien, qui pourrait d'ailleurs refaire le voyage à Washington, cette fois accompagné de Keir Starmer, le Premier ministre britannique, et d'Emmanuel Macron. Deuxième certitude pour lui, eh bien la Russie est une menace qui ne s'arrêtera pas. Il faut donc réarmer l'Europe. Il a d'ailleurs été très dur avec la Russie, mais aussi assez dur avec les États-Unis, sans fermer la porte, mais en dénonçant notamment leur charge contre la liberté d'expression, qui n'est pas, selon lui, la liberté de dire n'importe quoi.

On avait un Macron assez pédago, qui a rappelé la mise à disposition de la dissuasion nucléaire française, et en rappelant surtout que, si tel était le cas, le bouton resterait français. Ça, c'est une façon, si vous voulez, de lever le doute et les doutes émis, notamment par le Rassemblement national, sur ces questions. Alors, hier, il était à nouveau au centre du jeu. Pour combien de temps ? Je n'en sais absolument rien. Mais les oppositions étaient assez ternes, j'ai trouvé, dans leur opposition, dans leur réaction. Je les ai trouvées assez tièdes, que ce soit le Rassemblement national, le Parti socialiste. C'est assez difficile d'aller contrer le président dans un moment pareil.

Mais, moi, je vous pose la question, Patrick, on s'est posé d'ailleurs la même question ce matin. Est-ce que ça veut dire qu'on est dans une économie de guerre ?

3:07
Présentateur

Bah oui, alors, économie de guerre, ça veut dire quand même qu'il y a un choix prioritaire, très fort, et qui va payer. Comment fait-on ?

3:16
Invité

C'est le grand mystère. Alors là-dessus, le président de la République, que ce soit en ligne ou en off, il ne répond pas. Là, il n'y a plus personne pour répondre. Il a garanti une chose, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. Mais vous savez très bien que c'est un peu jésuitique, ça, Patrick. Ça ne peut pas être suffisant. Il va bien falloir trouver cet argent. Je rappelle, 40 milliards de supplémentaires pour la défense, passer de 60 à 100 milliards, sans parler du budget de l'Europe. Parce qu'on n'en parle jamais. Mais ce budget, il faut l'abonder. C'est 9 milliards en plus. Alors l'inquiétude, bien sûr, ce sont les coupes franches dans le budget. Vous avez raison de le dire.

L'économie de guerre, c'est ça. C'est-à-dire qu'on fait des choix, et des choix drastiques. Coupes franches dans le budget, les services publics, la transition écologique, pourquoi pas les retraites ? Est-ce qu'on ne va pas avoir le chantage ? Ma guerre et mon armée contre tes retraites.

4:02
Présentateur

Vous avez entendu Nicolas Dufour hier, de la Bébé, qui dit à un moment donné, il faut savoir ce qu'on veut.

4:06
Invité

Voilà, il faut savoir ce qu'on veut. Donc, guerre, échange, industrie d'armement contre retraite, je ne suis pas sûre que ça plaise aux Français.

4:11
Présentateur

Bon, on va les écouter dans un instant. Qu'en pensez-vous, justement, autour de ce qu'a dit Emmanuel Macron hier, cette économie de guerre ? La patrie, puisqu'il a utilisé ce terme. J'aimerais vous entendre. 0826 300 300. Vous avez la parole. Et puis tout à l'heure, mon invité politique sera Clémentine Autun. Ce sera à 8h30. C'est parti.

Retour sur l'allocution d'Emmanuel Macron - L'édito de Françoise Degois · Pourquijevote