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interviewBFM TV (sur Dailymotion)· 10 juillet 2026 114 min

L'intégrale de BFM Non-Stop du vendredi 10 juillet 2026

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:11
Présentateur

Bonjour à tous, il est 14h, je suis ravie de vous retrouver dans BFM Non-Stop. A la une, ce mot d'ordre, mettre les plus vulnérables à l'abri. Avec cette troisième canicule en un mois, le gouvernement déclenche un plan inédit, le plan hors sec chaleur extrême. Il permet de mettre à l'abri les plus vulnérables alors que les passages aux urgences ont à nouveau augmenté de 20%. 25 000 hectares brûlés, deux fois plus que l'année dernière. C'est tout le territoire français qui est en vigilance pour les feux. Des dizaines de départs de feux, très fortes inquiétudes dans la Drôme, nous serons sur place.

Le bilan dramatique en Espagne, au moins 12 morts dans l'incendie qui ravage une forêt près d'Almeria en Andalousie. Des personnes ont été prises au piège en leur voiture ou à pied en tentant de fuir le feu. Un bilan qui pourrait encore s'alourdir, une vingtaine de personnes sont portées disparues. Et puis la France, rouge et noire, pour les départs en vacances sur des routes surchauffées, soyez prudents. Du côté de la SNCF, c'est le plus gros week-end de l'année, 1,9 million de voyageurs attendus. Pas d'annulation en programme, la compagnie assure avoir fait le nécessaire face aux fortes chaleurs.

Mettre les plus vulnérables à l'abri, c'est l'absolue priorité face à cette troisième canicule en un mois. Vous voyez, ces villes, les températures extrêmes qui s'affichent. Neuf départements en vigilance rouge pour le moment, 24 demain. Le gouvernement a donc déclenché un plan inédit, le plan hors sec, chaleur extrême, qui permet l'ouverture de centres de rafraîchissement pour les personnes les plus fragiles. Et justement, on vous retrouve, Antoine Guillet, vous êtes dans l'un de ces centres dans Paris. Il se trouve dans la mairie de Paris Centre, dans le troisième arrondissement. Alors racontez-nous comment il s'organise et quelles sont les personnes accueillies.

1:50
Invité

On est dans une salle rafraîchie ici, dans la mairie de Paris Centre. Et puis vous voyez, on accueille quelques personnes. Alors on a quelques retraités. Et puis on a aussi M. le maire qui nous a fait l'honneur d'être ici. M. Ariel Veil, bonjour. Alors expliquez-nous un petit peu, présentez-nous cette salle. Qu'est-ce qu'on peut y trouver ? Comment vous l'avez aménagée ? Bien sûr. Alors nous sommes dans une salle qu'on a disposée depuis plusieurs années. Ça faisait moins d'intérêt les années précédentes. Mais on a toujours une salle rafraîchie. Dès lors qu'il fait chaud, on n'attend pas la canicule. Cette année, elle a connu un immense succès. Les jours de canicule, elle était pleine.

Pleine de tout un tas de gens, vous l'avez dit, tout venant. Des gens qui vont à l'administration, des gens qui sont en attente d'un mariage. Des enfants, des femmes enceintes, des mamans, des papas. Et puis des gens, des seniors. J'ai vu il y a dix jours une salle totalement remplie. On a nos agents aussi. Donc là, c'est bien, il y a du public. Et puis derrière les bureaux, les agents qui viennent travailler ici avec leur ordinateur portable. Parce que c'est une salle rafraîchie. A tel point d'ailleurs qu'on en a ouvert une deuxième dans la mairie. Et on en a un tout petit peu partout dans le territoire, disséminé.

Tous les anciens bâtiments de mairie, par exemple, accueillent un dispositif rafraîchi. On a une résidence senior. Vous savez que dans les résidences senior, on a des salles rafraîchies. Elles sont ouvertes au public. Et on ouvre de plus en plus de dispositifs pour les gens qui ont trop chaud chez eux. Et qui viennent, qui dans nos cours d'école, qui dans nos salles rafraîchies d'administration. On fait un effort sur les horaires pour les ouvrir, évidemment, à toutes les heures d'ouverture. Mais pousser un petit peu au-delà. Par exemple, le 13 juillet, il y aura le bal. Devant la mairie, vous êtes les bienvenus pour le bal des pompiers. On l'organise avec les pompiers devant la mairie.

Évidemment, ce jour-là, la mairie sera ouverte. Et évidemment, la salle rafraîchie aussi. Et cette salle rafraîchie, qui on le rappelle, est rafraîchie. Et grâce à ce climatiseur, grâce à ce papier qui est tapissé sur les fenêtres, pour gagner quelques degrés. Il fait quoi ? Il fait une vingtaine de degrés, là, on peut le dire, dans cette salle. Et donc, on le sent. Il fait quand même beaucoup moins chaud qu'à l'extérieur.

3:36
Locuteur

Oui, c'était le défi du jour.

3:38
Présentateur

Merci, merci Antoine Guy. Et donc, à la mairie de Paris-Sondes, dans le troisième arrondissement. C'est un plan inédit, qui est appliqué pour la première fois aux chaleurs extrêmes. On en parle avec vous, Marguerite Dumont. Bonjour Marguerite. Marguerite, concrètement, qu'est-ce que ça change ? Alors, ce nouveau plan Orsec Chaleur Express s'appuie sur les retours d'expérience des précédents épisodes caniculaires, avec un objectif très clair, éviter que des personnes vulnérables ne meurent seules, chez elles ou dans la rue. Concrètement, des centres de protection pourront être ouverts dans chaque département, sous l'autorité du préfet.

Ils accueilleront les personnes les plus fragiles dans des lieux climatisés ou rafraîchis, avec des lits, des sanitaires, des kits de première nécessité et du personnel dédié. À leur arrivée, par exemple, un contrôle de leur état de santé sera systématiquement réalisé. Ce dispositif pourrait être activé dans les départements placés en vigilance rouge, canicule, 24 dès demain. Et les personnes concernées seront identifiées en amont. Alors, comment ? Des listes existent déjà dans des mairies, dans chacune des mairies. Mais depuis le 3 juillet, il y a quand même une nouveauté intéressante.

Les personnes âgées ou en situation de handicap vivant à domicile sont inscrites automatiquement sur le registre des personnes vulnérables, à condition qu'elles perçoivent des prestations versées par les conseils départementaux ou les caisses de retraite. Ainsi, avec ce plan Orsec, la prise en charge doit être plus rapide cette fois-ci et plus efficace. – Merci beaucoup, Marguerite. On va en parler en plateau avec vous, Ludovic Pagano. Bonjour, consultant gestion de crise BFMTV. Il était temps, troisième canicule en un mois. On n'a pas encore les chiffres réels de l'impact sanitaire. Il était temps de mettre en place quelque chose ?

5:22
Invité

– Oui, alors, quelque chose, effectivement, puisque ce plan Orsec, chaleur extrême, ressemble quand même deux gouttes d'eau au plan canicule. Et sachant que, heureusement que les maires n'ont pas attendu ce plan pour mettre en œuvre un certain nombre de mesures pour protéger leurs populations les plus vulnérables. Les maires qui disposent d'un plan communal de sauvegarde, qui est à l'origine, ce sont des plans qui sont prévus en cas d'exposition à des risques naturels ou à des risques technologiques, ont élargi le champ de compétence de ces plans pour faire face l'hiver au grand froid et l'été aux fortes chaleurs.

Donc, il y a déjà des choses qui existent, mais maintenant, c'est quelque chose qui est coordonné au niveau national. On donne du sens. Et ça, effectivement, c'est plutôt pas mal. Maintenant, c'est avant tout, il ne faut pas raconter n'importe quoi. C'est une opération de com'. Moi, ça me rappelle Coluche, avec la lessive qu'il veut laver plus blanc que blanc. Donc, c'est quelque chose de nouveau. Ça se met en place. Maintenant, encore faut-il qu'on ait les moyens de le faire. Ce n'est pas forcément évident. Et ce n'est pas d'un simple claquement de doigts suite à une réunion en cellule intermédicale de crise et une annonce du Premier ministre que tout va s'arranger.

D'ailleurs, on attend les chiffres de ces phases de canicule qui sont toujours inquiétants. Juste aussi un point pour le rappeler. Cette conduite du retour d'expérience, elle est prévue dans la loi de modernisation de sécurité civile qui date de 2004 et qui, déjà, changeait l'acronyme du plan ORSEC en l'appelant Organisation de la réponse de sécurité civile. Donc, ces retours d'expérience doivent être conduits par les préfets depuis le décret d'application qui date de 2005. On est en 2006. On aura compris que les choses ne se sont pas mises en place ces dix derniers jours. Ça aurait été plutôt pas mal de le faire et de commencer tout ça il y a 21 ans.

6:53
Présentateur

– Alors, on l'a vu, avec ce plan ORSEC Chaleur Extrême, la priorité, c'est d'aller chercher les personnes qui risquent tout simplement de mourir seules chez elles ou dans la rue. Il faut savoir que le système hospitalier est à nouveau sous tension. Il y a une hausse de 20% aux urgences au niveau national. Écoutez.

7:08
Invité

– Au niveau national, les indicateurs d'activité hospitalière et le volume d'appels au SAMU sont en légère hausse en cette fin de semaine

7:18
Présentateur

et de premiers signaux d'impact sont perceptibles localement. Santé publique France rapporte une légère augmentation pour les consultations SOS médecins liées à la chaleur. Le nombre de passages aux urgences est également en légère augmentation, plus de 20% par rapport au début du mois de juin. Et au 8 juillet, le nombre de passages aux urgences est également en légère augmentation chez les publics les plus fragiles. – L'impact sanitaire, on en parle tout de suite avec vous, docteur Pierre-Marie Tardieu. Bonjour, merci d'être en direct sur BFM TV. Vous êtes chef de Pôle des urgences de Nice. Plus 20% au niveau des urgences, au niveau national, déjà en ce moment pour cette troisième canicule.

Vous n'êtes pas étonné ?

8:02
Invité

– Non, on n'est pas étonné. C'est ce qu'on vous avait annoncé à peu près au début de la canicule. C'est que les corps sont désormais fatigués de toutes ces personnes âgées vulnérables qui ont résisté malgré tout à la première semaine de canicule. Là, on va entamer le 20e jour de canicule. Donc si vous voulez, les corps se fatiguent. Et donc les décompensations chroniques, des maladies chroniques dont elles sont atteintes, commencent à toucher toutes les personnes âgées, polypathologiques à domicile. Et donc on a une augmentation de nos entrées sur toutes les urgences de France.

8:35
Présentateur

– Et très concrètement, au niveau de Nice, vous le constatez aussi ?

8:38
Invité

– Alors au niveau de Nice, on a été un petit peu protégé en région PACA par rapport à d'autres régions de France. On a été protégé parce qu'on est un petit peu plus habitué aux fortes chaleurs, qu'on a des mois d'août qui peuvent ressembler à ce qu'on a actuellement. Maintenant, dans la durée, que ce soit de jour ou de nuit, effectivement, cette chaleur a affecté tout le monde. Donc on est toujours, comme vous l'avez dit juste avant, au niveau hors-sane, donc au niveau sanitaire, dans tous nos hôpitaux, en vigilance extrême. Donc ce qui nous permet de nous mobiliser pour avoir des lits d'aval, pour hospitaliser les personnes âgées qui rentrent par les urgences.

Mais bon, c'est vrai qu'au niveau de notre capacitaire en lit, ça va être très compliqué de tenir ce niveau encore longtemps, puisqu'on a augmenté de 20 à 30 % nos entrées. Et que donc, il faut hospitaliser un petit peu tous ces patients et que ça va être relativement compliqué.

9:29
Présentateur

Difficile de tenir parce qu'il y a la question de la capacité de l'hôpital. Il y a aussi la fatigue des médecins, des infirmiers ?

9:35
Invité

Alors, il y a la fatigue des médecins. Bon, ce qu'il y a, il faut savoir que le métier d'urgentiste, c'est de s'adapter. Parce qu'en même temps que cette canicule, comme vous nous en parlez aussi sur les médias, il va y avoir le 14 juillet. Il y a eu le match France-Maroc hier. Donc, on a plein de situations sanitaires qui peuvent se déclencher un petit peu au milieu de tout ça. Donc, nous, urgentistes, on s'adapte. Après, il faut trouver la bonne combinaison entre les lits disponibles la journée sur nos hôpitaux, le nombre de patients qui affluent aux urgences. C'est toute cette coordination en intra-hospitalier avec nos directions et nos ARS qui permet un petit peu de garder ces lits.

Maintenant, c'est vrai, vous avez raison, chez les soignants aussi, bien qu'on puisse les mobiliser quand on est en plan blanc. On a des vacances, donc les personnels diminuent et donc la charge est un peu plus forte sur ceux qui restent au travail.

10:24
Présentateur

Merci, merci d'avoir été en direct sur BFM TV. Dans ce contexte de chaleur extrême, sachez aussi que c'est rouge et noir aujourd'hui sur les routes avec les départs en vacances. C'est un week-end important de départs en vacances. On vous retrouve, Noemi Ouira. Vous êtes sur l'A10 à hauteur de Limours. Dispositif particulier pour prendre soin des automobilistes ? Exactement, Karine. Ici, sur l'A10, où nous sommes avec Adrien Fèche, l'axe très fréquenté vers le sud-ouest. L'air d'autoroute a mis en place des espaces ombragés. Mais au final, il y a beaucoup d'air de pique-nique. Ils sont en plein soleil par manque de place. Nous sommes avec Elsa, Pierre et leur famille.

Ils sont partis de Lens ce matin pour aller jusqu'à Chinon. Alors, j'imagine que vous auriez aimé peut-être un parasol. Oui, en effet, ça aurait été plus pratique, surtout avec la petite, mais aucune place de libre à l'ombre. Donc, on fait comme on peut. Comment on se prépare à affronter la canicule par cette chaleur quand on a autant d'heures de route ? On prévoit les glacières dans le coffre, les boissons fraîches. Et on essaye de s'arrêter assez régulièrement à l'intérieur. Merci beaucoup à vous. En tout cas, on souhaite bon déjeuner, bonne route. Et surtout, hydratez-vous. Et oui, c'est ça les conseils. Multipliez les pauses, s'hydrater.

Et regardez, par manque de place, il y a beaucoup de vacanciers qui se sont installés ici, par terre, à l'ombre, par manque de place justement sur cette autoroute. Merci beaucoup, Naomi. On va faire le point avec vous, Anthony Ferry, sur ce qui nous attend côté météo. 24 départements rouges demain, c'est ça ?

11:57
Invité

Exactement. Alors, on va pouvoir distinguer deux grandes zones.

12:00
Présentateur

D'abord, les neuf départements qui sont déjà en vigilance rouge actuellement et qui se trouvent sur la façade ouest du pays. Sur ces départements, on attend jusqu'à dimanche 38, 39, voire même dimanche 41 degrés très localement. À partir de ce soir, sur ces neuf départements, les températures vont aussi augmenter. Au minimum la nuit, Karine, 22 à 25 degrés. Et quand je dis la nuit, ce n'est pas à minuit quand on va se coucher. Non, ce sera à 5 heures, voire 6 heures du matin au lever du soleil.

12:27
Invité

Donc, il va faire vraiment très chaud lorsque l'on ira au lit, malheureusement, sur ces territoires-là. Ensuite, il y a donc les 15 autres départements qui vont s'ajouter demain,

12:36
Présentateur

avec le total 24, à savoir le centre-val de Loire, l'Orne et toute l'Île-de-France. Et sur ces territoires-là, c'est un plateau caniculaire que l'on attendra, avec localement 39, voire 40 degrés. Jusqu'à quand ? Jusqu'au mardi 15 juillet, jusqu'au mercredi pardon, 15 juillet possiblement. Avec là aussi des nuits qui seront très chaudes. Et c'est ça, malheureusement, qui est dangereux. C'est vraiment ce plateau qui pourrait, à terme, peser vraiment sur nos organismes, sachant que l'on est déjà dans notre troisième canicule en deux mois. Merci beaucoup, Anthony. Je retiens le 15, possiblement. Ça fait un peu frémir, on va en reparler.

Il y a cette chaleur extrême et il y a bien évidemment aussi ces incendies. Plus de 25 000 hectares ont déjà brûlé en France. Le double par rapport à l'année dernière. 8 000 départs de feu l'été 2016 entre tristement dans les records. Et nous sommes début juillet. Vous voyez ces images de la Drôme au-dessus de 10. Le feu semble difficilement contrôlable. Ce sont des images de l'Espagne, visiblement. 3 700 hectares parcourus depuis 10 jours. 400 personnes évacuées. La particularité de ces feux, c'est que toute la France est concernée. Il y a un incendie dans l'Indre. Il y a aussi ces incendies dans les Pyrénées-Orientales. 5 000 hectares brûlés.

Les habitants de 9 communes ont été autorisés à retourner chez eux parce que la situation semble à présent sous maîtrise. Mathéo Rivière a suivi ces personnes qui retournent chez elles. Un retour forcément très angoissant.

14:01
Invité

Oui, après cet incendie historique ici dans les Pyrénées-Orientales, c'est l'heure de la constatation des dégâts, notamment pour Alexandra. Bonjour, vous allez nous parler notamment des dégâts que vous avez constatés au niveau des véhicules d'abord. Oui, donc on a perdu deux véhicules. Un autre véhicule de loisir où on partait tous les week-ends, de temps en temps les week-ends pour promener avec les enfants. L'autre, c'était le bien de mes grands-parents qui m'avaient donné ce véhicule. Pareil, il est parti dans les flammes. Là, du coup, juste à côté, on arrive sur le hangar qui était le dépôt professionnel de mon conjoint qui était artisan-maçon dans le village.

14:37
Présentateur

Il a perdu tout son matériel professionnel. Il doit recommencer tout à zéro. Est-ce que vous avez pu chiffrer justement les pertes ? Oui, là, ce week-end, on a bossé sur ça pour les assurances. Il y en a pour environ 40 000 euros de matériel professionnel, juste le matériel professionnel.

14:51
Invité

Vous aussi, vous aviez du matériel à l'intérieur, vous me disiez.

14:53
Présentateur

Oui, du coup, parce qu'on est sur une rénovation depuis 4 ans.

14:56
Invité

Donc, on avait stocké pas mal de meubles, de familles. Donc là, c'est une perte sentimentale énorme. J'avais tous les jouets de mes enfants. Enfin, voilà, les poussettes, leurs habits. Il y avait nos affaires de vêtements parce que je faisais le transfert chaque été. Enfin, voilà, on a perdu beaucoup d'affaires personnelles. Oui, effectivement.

15:15
Présentateur

Également des conséquences au niveau de votre maison que l'on voit juste ici. Vous habitez au rez-de-chaussée. On voit la façade à Noircy, juste à côté.

15:22
Invité

Oui, voilà. Nous, on est parti au moment où il y a eu les flammes. On est parti au dernier moment. Mais là, le lendemain, quand on est arrivé, on a trouvé que ça nous a brûlé toutes les gouttières.

15:33
Présentateur

Et ça a touché de très, très près la maison. Bon, voilà.

15:36
Invité

Derrière, on a pu observer également un jardin Noircy par les flammes avec votre piscine qui a également subi des dégâts. L'été, j'imagine que vous ne le voyez pas comme ça.

15:48
Présentateur

Ah non, là, c'est sûr que là, ça a cramé la piscine. On avait une caravane au fond. Non, cet été, là, ça va être un peu compliqué pour les enfants et même pour nous d'avoir cette vue quotidienne. Voilà, la piscine, elle est brûlée. Là, j'ai le carreau qui est fissuré. Heureusement, parce que je pense que les flammes seraient rentrées et m'auraient vraiment brûlée toute la maison. Voilà.

16:10
Invité

Merci, merci beaucoup, Alexandra, vous l'aurez compris. Donc, l'heure est à la constatation des dégâts, les réclamations auprès des assurances.

16:19
Présentateur

Mais en tout cas, eh bien, tous les habitants, ce soir, devraient regagner leur logement puisque les six dernières communes concernées par des ordres d'évacuation vont pouvoir regagner leur maison. Alors, voilà pour les Pyrénées-Orientales côté français. On va aller côté espagnol, à présent, avec un bilan dramatique. Au moins, 12 morts dans l'incendie qui ravage une forêt près d'Almeria, en Andalousie. Des personnes qui ont été prises au piège dans leur voiture ou à pied en tentant de fuir le feu. On vous retrouve, Pierre Chaperon, correspondant pour RFI en Espagne. Pierre, un bilan qui pourrait encore saloudir. Il y a quelques 20 personnes, c'est ça, qui sont portées disparues ?

23 personnes, exactement, toujours disparues. À l'heure où je vous parle, parmi les victimes, il ne pourrait y avoir que des ressortissants étrangers. C'est ce qu'indiquent, en tout cas, les autorités régionales. Il faut dire que nous sommes ici à quelques kilomètres des plages de Méditerranée. Cette zone du sud-est de l'Espagne, dans la province d'Almeria, est très touristique. Beaucoup de Britanniques, beaucoup de Belges y séjournent à cette période de l'année. Alors, comment expliquer un tel bilan humain ?

Selon les pistes avancées par les autorités, les victimes auraient été piégées dans leur voiture par l'avancée des flammes après avoir emprunté des routes autres que les itinéraires recommandés sur le terrain. Les évacuations se poursuivent. Un camping de 400 personnes a été évacué. Trois quartiers de Los Gallardos ont été, eux aussi, évacués vers les communes avoisinantes. L'incendie n'est toujours pas, d'ailleurs, maîtrisé. Le vent complique la situation. Merci beaucoup, Pierre Chaperon. Voilà pour ces derniers chiffres. 12 morts et à présent, 23 disparus dans cet incendie en Espagne. On fait le point sur vos transports, les transports en temps de canicule.

Tout de suite, c'est la Chronique Éco. Votre rendez-vous avec la Banque Postale, la banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle. La Banque Postale, citoyenne. Une bonne journée commence avec de bonnes infos. Votre rendez-vous avec Ikea pour les pros. Toute l'offre et les services d'Ikea dédiés aux pros. Ikea ! C'est un des plus gros week-ends de l'année pour la SNCF. Bonjour Gaëtan Mélin. 1,9 million de voyageurs attendus dans les gares sous cette très très forte chaleur. Est-ce qu'ils sont certains de pouvoir prendre leur train ? En tout cas, la SNCF se veut rassurante et indique aujourd'hui qu'il n'y a aucune annulation prévue sur les TGV.

Justement, pourquoi cet optimisme ? Eh bien tout simplement puisque depuis la dernière canicule, sur les deux dernières semaines, la SNCF a allégé son plan de transport pour réviser un certain nombre de trains qui vont justement circuler ce week-end. Alors les points sensibles Gaëtan, c'est les vieux trains et les TER ? Oui, c'est là où ça se complique effectivement. Sur certaines lignes intercitées, encore équipées des vieux corails, vous savez, des années 70, notamment Paris-Clairemont, Paris-Limoges-Toulouse. Et puis bien sûr, la transversale sud sur ces axes. Eh bien, un train sur trois sera supprimé aux heures les plus chaudes, par mesure de sécurité tout simplement.

Mais là aussi, la SNCF a pris les devants et indique aujourd'hui que neuf passagers sur dix pourront toutefois prendre ces trains. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce qu'ils ont été allongés. Alors le vrai enjeu, c'est le réseau. Eh bien oui, parce qu'au-delà des trains eux-mêmes, la chaleur met à rude épreuve les infrastructures caténaires qui peuvent se lidater, postes électriques fragilisés, risque d'incendie au bord des voies qui obligent à interrompre les circulations. C'est là que se situent finalement les aléas les plus difficilement prévisibles, même avec des plans de canicule préparés en amont.

Selon la SNCF, il faudrait 4,7 milliards d'euros pour réaménager l'ensemble du réseau SNCF. Merci beaucoup Gaëta. Il est 14h30 si vous nous rejoignez. Ce titre et ces informations, 25 000 hectares brûlés, deux fois plus que l'année dernière. C'est tout le territoire français qui est en vigilance pour les feux. Des dizaines de départs de feux, très fortes inquiétudes dans la Drôme où l'incendie est reparti de plus belle, nous serons sur place. Ce bilan dramatique en Espagne, au moins 12 morts dans l'incendie qui ravage une forêt en Andalousie. Des personnes ont été prises au piège dans leur voiture ou à pied en tentant de fuir le feu.

Un bilan qui pourrait encore salourdir 23 personnes portées disparues. Mettre les plus vulnérables à l'abri avec cette troisième canicule en un mois. Le gouvernement déclenche un plan inédit, le plan hors sec, chaleur extrême. Théoriquement, il permet de mettre à l'abri les plus vulnérables alors que les passages aux urgences sont à nouveau augmentés de 20%. L'Iran cherche-t-il à assassiner Donald Trump ? Des médias américains font état d'un nouveau projet visant à éliminer le président américain. C'est Israël qui a averti Washington à quel point cette nouvelle menace est prise au sérieux. Nous serons en direct de Washington. Un chiffre qui en dit long.

Plus de 25 000 hectares ont déjà brûlé en France. C'est le double par rapport à la même période de l'année dernière. 8 000 départs de feu l'été 2026 entrent tristement dans les records. Et nous ne sommes que début juillet. On prend la direction de la Drôme au-dessus de Dix où le feu semble devenu incontrôlable. 3 700 hectares parcourus depuis deux jours. 400 personnes ont dû être évacuées hier. On fait le point avec Romain Etuin. Vous le voyez juste derrière nous. Il y a une évacuation qui est en cours ici. Route d'Ausson. Il faut savoir que l'incendie progresse beaucoup à Ausson. On a déjà eu des évacuations hier. Et aujourd'hui, on rejoint Louis. Vous avez votre voiture qui est prête.

Comment ça s'est passé ?

22:00
Auditeur

On nous avait demandé il y a déjà trois jours de préparer les affaires en vue d'une évacuation. Et puis là, ils nous ont demandé de partir en urgence.

22:11
Présentateur

Justement, vous avez dû prendre la voiture pour aller récupérer. Brigitte, vous étiez à l'intérieur. Vous avez vu les flammes autour de vous ? Non, on ne voit pas les flammes. On est entouré d'une haie. On ne voit pas les flammes. On avait l'impression d'être dans un petit cocon parce que le feu est à l'entrée de dix et à la sortie. Nous, on était enfumés, mais on ne voit pas les flammes d'où on est. Et voilà, mon mari est arrivé en catastrophe. Brigitte, Brigitte, on évacue. Nos valises étaient prêtes. Après, j'ai pris deux, trois trucs que j'avais sous la main. Qu'est-ce qu'on prend quand on est évacué comme ça en quelques minutes ? Les valises étaient prêtes.

On prend quelques habits de rechange. On a pris nos médicaments, on a pris quoi ? Moi, j'ai pris trois, quatre albums de souvenirs de cette maison de la famille. Je pense que la maison ne va pas brûler, mais on ne sait pas. Il y a forcément cette crainte.

22:59
Locuteur

Voilà.

23:00
Présentateur

Et voilà quoi. On était prêts. On attendait. On attendait l'évacuation. On ne l'espérait pas, mais on l'attendait. Merci beaucoup. Donc, vous voyez ces habitants qui sont en train d'évacuer, ce qui porte tout de même à plus d'un millier de personnes qui sont déplacées à cause de cet incendie qui continue de progresser. Plus de 3 700 hectares parcourus ici dans la Drôme. Alors voilà pour la Drôme. En revanche, ça va mieux du côté des Pyrénées-Orientales. 5 000 hectares ont brûlé tout de même, mais les habitants de neuf communes supplémentaires ont été autorisés à retourner chez eux. Des retours à la maison qui peuvent être très angoissants.

Vous verrez ce reportage dans l'édition de 15h, ce que découvrent les sinistrés quand ils rentrent chez eux, puisque des fois, il ne reste plus rien de leur maison. Ludovic Pagano, un mot sur ces feux. 25 000 hectares brûlés. Nous sommes le 10 juillet. C'est le double de l'année dernière. Le gouvernement a annoncé, par exemple, que d'ici 10 à 15 jours, il y aurait l'A400M, cet avion militaire qui pourrait intervenir sur les feux. Vous y croyez ?

23:59
Invité

C'est une solution qui est envisagée depuis pas mal de temps maintenant. Maintenant, ce n'est pas l'A400M qui va sauver les forêts françaises. Il ne faut pas raconter n'importe quoi. C'est une mesure qui peut être intéressante. Maintenant, l'A400M, d'abord, ce n'est pas un avion bombardier d'eau. C'est un avion militaire sous lequel on va positionner un réservoir qui permettra de larguer à peu près 20 000 litres d'eau. On va savoir qu'un Canadair, c'est 6 000 idons. La quantité d'eau est intéressante, elle est importante. Pour autant, ce n'est pas un avion suffisamment agile pour travailler, intervenir sur des zones avec des reliefs très accentués.

C'est un avion qui peut éventuellement intervenir en pleine. Encore faut-il avoir des pilotes qui soient formés pour la lutte contre le feu de forêt parce que ça reste un métier à part entière. Ce n'est pas la solution. De toute façon, l'A400M, on ne va pas mettre des A400M dans tous les départements de France. Ça ne règlera pas le problème. 25 000 euros, c'est considérable. Moi, je suis beaucoup plus inquiet par les ruptures capacitaires qu'on va pouvoir rencontrer. D'abord en personnel. La lutte contre les feux de forêt, elle est assurée en grande majorité par des sapeurs-pompiers volontaires qui ont déjà consommé beaucoup de leur disponibilité. On n'est même pas à la mi-juillet.

Et puis également, nos avions, les aéronefs de la sécurité civile, les Canadair, les DASH, surtout aux Canadair, 30 ans d'âge en moyenne, qui sont très sollicités et qui, progressivement, risquent de rencontrer des problèmes techniques et donc de plus être opérationnels. Donc la fin de saison, ça s'annonce difficile et surtout inquiétante.

25:19
Présentateur

Anthony Ferry, un mot sur cette vigilance aux incendies, feux de forêt. Ça touche quasiment tout le territoire. En fait, c'est ça la nouveauté de cet été. Nous n'avions, Karine, jamais vu ça. Jamais nous n'avions autant de départements qui étaient concernés par ce risque. Alors dans le détail, aujourd'hui, on en a 63 en alerte orange, c'est-à-dire risque sévère. La Haute-Daronne est d'ailleurs en alerte rouge. Alors à partir de demain, ça devrait se calmer car, justement, le vent marin va apporter vraiment pas mal d'humidité. Mais ça, c'est seulement sur le pourtour méditerranéen.

Car ailleurs, eh bien, on aura toujours ces départements en vigilance, que ce soit en Meurthe-et-Moselle, dans le Morbihan, dans la Creuse. Il va falloir vraiment être extrêmement attentif, notamment parce qu'aussi on approche de la saison des feux d'artifice. Merci beaucoup, Anthony. Des incendies aussi, bien évidemment, chez nos voisins européens, notamment en Espagne, avec un bilan dramatique au moins. 12 morts dans l'incendie qui ravagent une forêt en Andalousie. Des personnes qui ont été prises au piège dans leur voiture à pied alors qu'elles tentaient de fuir le feu qui ravage une forêt. Il y a 23 personnes qui sont portées disparues. On fait le point avec Valentin Demé.

Un village encerclé par les flammes. C'est ici. Et ici aussi. Et des riverains forcés d'évacuer. C'est très compliqué. Nous ne savons pas si la maison a brûlé ou non. Et la femme dont je m'occupe est handicapée. À la mi-journée, les pompiers sont toujours très inquiets. Des maisons brûlent sans que l'on sache si des habitants sont pris au piège. Plusieurs personnes sont déjà décédées.

26:48
Invité

Parmi les victimes, les autorités mentionnent des personnes prises au piège dans leur voiture, sur des chemins qui n'appartenaient pas aux itinéraires d'évacuation signalées par les autorités. Et ce sont en partie, très probablement, des ressortissants britanniques parce que le volant de plusieurs véhicules était à droite.

27:07
Présentateur

L'incendie s'est déclaré hier en fin d'après-midi dans la province d'Almeria, une région au sud de l'Espagne. Il semblerait que l'incendie ait débuté au niveau d'une ligne électrique. Au départ, il s'agissait d'un feu de bas côté, mais il a fini par se propager très rapidement, poussé par un vent très violent, à une vitesse extraordinaire. Plus de 3 000 hectares ont déjà été ravagés. De nombreux ravins et des maisons à flanc de coteaux rendent le travail des pompiers particulièrement compliqué. Vous l'avez vu, il y a ces incendies, il y a aussi les chaleurs extrêmes avec un objectif affiché par le gouvernement, mettre les plus vulnérables à l'abri.

C'est l'absolue priorité avec cette troisième canicule en un mois. Neuf départements en vigilance rouge pour le moment, 24 demain. Le gouvernement a déclenché ce qu'il veut être un plan inédit, un plan hors sec chaleur extrême, qui permet en théorie d'aller chercher les personnes les plus vulnérables. L'explication à l'issue de la cellule de crise, à Beauvau. Je souhaite avant tout remercier l'ensemble des acteurs qui se sont mobilisés sans relâche depuis le début de la saison estivale pour faire face aux canicules successives qui ont été d'une intensité et d'une sévérité sans précédent.

C'est bien la mobilisation de tous ces acteurs qui permet quotidiennement d'assurer l'accès aux soins sur l'ensemble du territoire et pour l'ensemble de notre population. Alors dans la pratique, on vous retrouve, Saskia Junier-Dubinsky, vous êtes à Rennes, en Ile-et-Vilaine. Vous êtes dans un EHPAD à Rennes qui ouvre ses portes aux non-résidents, en fait. Oui, c'est ça. Je suis à la maison Saint-François à Rennes avec le directeur de l'établissement, Gilbert Frangeul. Alors c'est maintenant la troisième vague de chaleur ici dans l'Ouest. Une attention particulière est donc donnée d'abord aux résidents de l'EHPAD. Ici, vous en avez 102.

Qu'est-ce qui est mis en place, en fait, pour les rafraîchir ?

29:03
Invité

Ce qui est mis en place, en fait, c'est, comme vous dites, c'est la troisième vague de chaleur. On commence à connaître les plans canicules. Donc nous, au niveau des EHPAD, on a mis en place le plan bleu, ce qu'on appelle le plan bleu, c'est-à-dire un renforcement au niveau des équipes pour solliciter les personnes à baisser leur volet roulant parce que souvent, en fait, les personnes âgées ne ressentent pas trop la chaleur. Donc elles ont tendance à ouvrir les fenêtres pour aérer, en fait, et ce n'est pas ce qu'il faut faire. Donc nous, on baisse les volets roulants, on ferme les volets, les fenêtres, et puis on va aussi les stimuler pour boire.

Donc ça, on a pris justement quelqu'un en renfort, ce qu'on appelle un renfort hydratation, qui va, lui, aller voir les résidents et puis donc être avec eux pour leur dire, ben voilà, buvez un petit peu avec... En général, si vous voulez, la personne va essayer de boire avec elle pour justement la stimuler et le faire en sorte qu'elle boive. Donc voilà un petit peu les mesures. Et puis donc, nous, ce qu'on a mis, bien sûr, c'est ventilateurs, climatiseurs. J'ai voulu commander des climatiseurs, mais je n'en ai pas reçu. Donc là, je devrais avoir une nouvelle commande en mois d'août.

Et donc, c'est climatiseur, c'est aussi des couvertures de survie qu'on a mises sur tous les couloirs pour baisser la température.

30:19
Présentateur

Et s'il n'y a pas que les résidents qui peuvent venir se rafraîchir, il y a aussi des personnes extérieures, c'est ça ?

30:24
Invité

Oui, tout à fait. En fait, l'établissement est ouvert. Justement, moi, j'ai mis des flyers pour que les personnes âgées qui sont sur les territoires de proximité puissent venir à l'EHPAD. Et donc, ils nous appellent. Et puis, on va les accueillir. On a plusieurs salles rafraîchies, comme on dit. J'ai la chance d'avoir pu faire des travaux pour climatiser plusieurs espaces. Donc, c'est l'activité, c'est l'animation, c'est la manger et plus des couloirs parce que, justement, l'établissement est exposé au soleil.

30:56
Présentateur

Merci beaucoup. Oui, ici, il est très important d'avoir des îlots de fraîcheur puisque la température va monter jusqu'à 36 degrés cet après-midi. Et le département d'Ile-et-Vilaine est en vigilance rouge canicule. Merci beaucoup, Saskia, en direct de Rennes. Ludovic Pagano, on le répète, la France, Paris ne sont pas prêtes à faire face à ces vagues de canicule. Le gouvernement, en théorie, met en place ce plan. Dans la pratique, il faut encore pouvoir identifier où sont les personnes vulnérables pour aller les chercher et les mettre dans ces espaces. Comment ça se pratique ailleurs ? Quel est le type d'appel que portent les autres pays ?

Est-ce qu'il y a des procédures qui sont plus identifiées que chez nous ?

31:36
Invité

Alors, oui, effectivement, la France n'est absolument pas préparée à faire face à ces canicules, notamment pour prendre en charge ces personnes vulnérables âgées, malades, à domicile. Alors, souvent, on entend, oui, mais comment se fait-il que c'est comme ça ? En France, en Espagne, ça se passe bien. Au Maroc, ça se passe bien. Oui, effectivement, ça se passe mieux qu'en France, beaucoup mieux qu'en France, pour une raison simple, c'est qu'on ne laisse pas les personnes vulnérables ou les personnes âgées vivre seules dans des bouilloires thermiques. Donc, on les accueille chez soi et on a des maisons qui sont adaptées à ce type de climat. Ce n'est pas du tout le cas en France.

Et on n'a pas appris, et ça, c'est un vrai problème. Ce n'est pas en mettant un nouveau plan hors sec, chaleur extrême, que ça va changer grand-chose. Il y avait le plan canicule, il y a aujourd'hui le plan chaleur extrême, et puis si ça ne marche pas, l'année prochaine, on fera un plan chaleur très extrême. Donc, à un moment donné, il faut rentrer un peu dans le concret. Il y a des maires en France qui se sont préparés à faire face à ce type d'événements qui ont ce qu'on appelle un plan communal de sauvegarde.

Vous savez, Karine, ce sont ces plans qu'on active lorsqu'il y a des inondations, par exemple, parce que ce sont des plans qui sont prévus pour faire face à des événements naturels ou des événements technologiques. Et les maires ont ouvert le champ de compétence de ces plans pour justement faire face à des épisodes climatiques, comme la canicule ou comme le grand froid. Ces maires tiennent à jour une liste des personnes les plus vulnérables sur leur commune et effectivement les prennent en charge, vont les visiter et les accueillent dans des salles climatisées ou réfrigérées. Ça, c'est du concret. Vous savez, moi, j'ai un ancien sapeur-pompier.

Quand une personne est en danger de mort immédiate, on appelle ça faire des sauvetages. C'est-à-dire qu'on va les chercher et on les sort d'où ils sont pour les sauver. Et quand on a un petit peu plus de temps, quand on anticipe suffisamment les choses, on fait ce qu'on appelle des mises en sécurité. C'est exactement ce qui se passe en ce moment sur les feux de forêt quand on décide où de confiner ou d'évacuer les gens. Eh bien, on doit avoir le même raisonnement aujourd'hui pour faire face à ces canicules et pour pouvoir protéger ces personnes qui sont seules et qui ne vont pas. Il faut juste vivre sur le terrain, dire coucou, moi, je suis chez moi, j'ai chaud et il faut venir me chercher.

Ça ne se passe pas comme ça. Donc, on l'imagine peut-être comme ça dans un bureau à Paris, mais ce n'est pas comme ça que ça se passe dans la vraie vie.

33:41
Présentateur

Merci beaucoup, Ludovic Pagano. On s'intéresse à ce qui se passe maintenant au Moyen-Orient avec un retour des tensions et notamment ces nouvelles menaces de l'Iran qui menacent de frapper Israël en cas d'attaque contre ces infrastructures. On vous retrouve en direct, Stéphane Amard. Stéphane, quelle réaction du côté d'Israël et pourquoi maintenant ?

34:04
Invité

Eh bien, parce que les Israéliens eux-mêmes se sont dit prêts à une troisième guerre, une troisième vague d'intervention contre l'Iran, après celle de juin dernier, après celle du printemps dernier, mars-avril. Eh bien, les Israéliens, eux, se disent prêts à reprendre les hostilités. On le sait qu'ils n'étaient pas pour se cesser le feu déclaré unilatéralement par Donald Trump. Et ils affirment également qu'ils se tiennent prêts à parer à une attaque iranienne, cette menace qui vient d'être brandie par l'Iran.

Hier, le responsable du système antimissile israélien a affirmé que le stock avait été reconstitué, le stock des antimissiles, et que le pays pourrait parer à une éventuelle attaque de missiles iraniennes. Il faut savoir que lors de la précédente vague d'attaques, donc au printemps dernier, 90% des missiles iraniens ont été interceptés ici, dans le sol israélien. C'est donc un état de guerre latente qui règne ici,

35:03
Présentateur

en tout cas où l'on se dit prêt, éventuellement, à affronter une nouvelle guerre contre l'Iran. Stéphane Amar, en direct de Jérusalem, merci à vous. Un état de guerre latente. Et cette question, l'Iran cherche-t-il à assassiner Donald Trump ? Des médias américains font état d'un nouveau projet visant à éliminer le président américain. On vous retrouve Axel Monnier, en direct de Washington. Axel, Donald Trump a fait l'objet d'au moins trois tentatives d'assassinat depuis deux ans. À quel point cette nouvelle menace est-elle prise au sérieux ?

35:31
Invité

Vous savez, il y a eu cette affaire de Air Force One lors de son retour d'Ankara vers Washington. Les services secrets ont voulu changer le nouvel avion, qui n'est pas encore optimisé en matière de défense et de sécurité. Ils ont préféré prendre l'ancien, justement à cause de potentielles menaces. C'est pour ça, d'ailleurs, que les passagers avaient été invités à fermer les hublots, que les transpondeurs de l'avion n'ont pas été activés avant son départ de l'espace aérien turc. Bref, ce sont des menaces qui sont prises très au sérieux. Elles émanent effectivement des services de renseignement israéliens. C'est une information du Wall Street Journal. Les Israéliens ont prévenu Washington.

Il n'y a pas beaucoup d'autres détails, si ce n'est que c'est une nouvelle tentative, en tout cas un nouveau complot pour une éventuelle tentative d'assassinat. Pas de commentaire pour l'instant de la part de la Maison-Blanche, qui renvoie aux déclarations de Donald Trump. Et c'est vrai qu'à bord d'Air Force One, justement, avec les journalistes qui le suivaient lors du sommet de l'OTAN, le président américain a estimé qu'il était la cible numéro 1 des Iraniens, qu'il était en danger permanent, avait-il dit. Bref, c'est une nouvelle fois une possible tentative, effectivement, d'assassinat contre Donald Trump par les Iraniens.

Il y en a eu plusieurs dans le passé, notamment après l'assassinat de Kessab Soleimani en 2020.

36:45
Présentateur

Axel Monnier, en direct de Washington, Clémence Dibout, grand reporter BFM TV. Bonjour, merci d'être là. Que ce soit sur cette menace, c'est une alerte transmise par le renseignement israélien au moment où s'accentue l'isolement de l'État hébreu. Donc on peut se poser de savoir si c'est une fuite intéressée. Plus ce regain de tension de l'Iran qui menace de frapper Israël, si Israël frappe ses infrastructures. Israël clairement au centre du jeu ? Ça tombe à point nommé, effectivement, mais s'il n'y a eu aucune confirmation officielle côté israélien, et la fuite, elle vient, Axel Monnier l'a redit, de médias américains et non pas israéliens.

Mais c'est vrai que ça sert un peu le narratif israélien, Benjamin Netanyahou qui a perdu l'oreille de Donald Trump. Donald Trump qui aurait été un peu fâché par le fait que la façon de gagner l'Iran aurait été un peu surestimée par Benjamin Netanyahou. Là, aujourd'hui, les fuites dans la presse américaine, jusque-là, elles étaient sur les coups de fil houleux qu'il y aurait pu avoir entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou. Ça arrange Israël, ça arrange le gouvernement israélien, que ce soit sur des fuites, sur la sécurité.

L'idée, c'est de dire qu'en cas de reprise de la guerre en Iran, nous, l'armée israélienne, pour assurer la sécurité, le renseignement dans la zone, et assurer les arrières en cas de reprise des combats. D'ailleurs, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a expliqué ce matin qu'en cas de reprise, l'armée israélienne était évidemment prête à soutenir les Etats-Unis. En tout cas, tout ça, ça intervient à un moment donné où l'accord de Cécel-Fort entre l'Iran et les Etats-Unis est mis à rude épreuve. Il y a eu une reprise des frappes entre les deux parties cette semaine. C'est extrêmement tendu.

On sait que le canal diplomatique continue, bon an, mal an, notamment avec les intermédiaires Qatari et Pakistanais. D'ailleurs, c'est ce qu'avait dit Donald Trump. Ils peuvent bien continuer de discuter, même si je sais que ça ne sert à rien, mais ils peuvent quand même continuer de discuter. Il n'y a pas eu de frappe massive cette nuit. On peut imaginer qu'on va être comme ça pendant quelques semaines sur des frappes sporadiques, puis des discussions. Donald Trump semble agacé. On l'a déjà vu être agacé un jour et le lendemain revenir à la table des négociations.

En fait, ce qu'on comprend, c'est que surtout que ça n'avance pas, qu'il n'y a pas forcément de volonté que ça avance côté iranien. Et c'est donc ça qui irrite Donald Trump. Le canal diplomatique continue, malgré tout. Merci beaucoup, Clémence, pour cette analyse de la situation. Dans quelques instants, on va revenir sur un nouvel incendie qui s'est déclaré aux portes de Marseille. Vous allez voir ces images. C'est dans le 11e arrondissement, assez près des habitations. Dans un instant, nous serons en direct de Marseille pour faire le point sur cet incendie aux portes de la ville. Il est 15h.

Si vous nous rejoignez, cette information, un incendie qui s'est déclaré tout près de Marseille et qui menace des habitations, ça se passe dans le 11e arrondissement. Nous serons sur place en quelques instants pour faire le point avec Anne Bouazis de manière plus large. 25 000 hectares ont brûlé en France, deux fois plus que l'année dernière. C'est tout le territoire français qui est en vigilance pour les feux. Un feu incontrôlable également dans la Drôme. Nous serons sur place. Le bilan dramatique, déjà en Espagne, au moins 12 morts dans l'incendie qui ravage une forêt en Andalousie. Des personnes prises au piège dans leur voiture ou à pied en tentant de fuir le feu.

Un bilan qui pourrait encore s'alourdir. Une vingtaine de personnes sont portées disparues. Les feux et la chaleur extrême mettent les plus vulnérables à l'abri avec cette troisième canicule en un mois. Le gouvernement a déclenché un plan qui se veut inédit, le plan hors sec chaleur extrême. Il faut savoir que les passages aux urgences sont à nouveau augmentés de 20%. Et puis la France rouge et noire pour les départs en vacances sur des routes surchauffées. Soyez extrêmement prudents du côté de la SNCF. C'est tout simplement le plus gros week-end de l'année. 1,9 million de voyageurs attendus. Pas d'annulation prévue. La compagnie assure avoir fait le nécessaire face aux fortes chaleurs.

Et on va commencer avec cette toute dernière information. Cet incendie qui s'est déclenché à Marseille. Vous voyez ces images. Il est aux portes d'habitation. Il touche le 11e arrondissement. Très peu d'informations pour le moment, Ludovic Pingano. Mais on le voit très menaçant aux portes de la cité fosséenne.

40:49
Invité

Oui, un incendie qui peut nous rappeler le feu de l'Estac l'année dernière qui avait brûlé. 40 maisons avaient brûlé suite à cet incendie. C'est toujours des incendies inquiétants comme ça qui sont à proximité de zones d'habitation. A priori, d'après les images, le feu monterait plutôt vers la ligne de Crète et ce serait à ce stade un feu de végétation. Mais on sait aussi que l'interface entre les zones boisées et les zones humaines sont en général très très très proches, voire inexistantes. Il n'y a pas de zone finalement qui permettrait au feu de ralentir en s'approchant des habitations. Donc voilà. Je pense que le bataillon des marins-pompiers de Marseille est à pied d'œuvre.

Peut-être renforcé par les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône. Mais ça reste effectivement un feu inquiétant.

41:27
Présentateur

Anthony Ferry, un mot sur la situation à Marseille en ce début d'après-midi. Alors, point positif pour ce feu, c'est que le vent, notamment le marin qui apporte de l'humidité, diminue justement le risque d'incendie.

41:41
Invité

Cet incendie n'est pas attisé par le Mistral. Donc ça, c'est déjà important. En revanche, là où on pourrait avoir une inquiétude, c'est qu'on voit que ce feu s'est déclenché sur un massif calcaire escarpé.

41:51
Présentateur

Et la pente, malheureusement, accentue la vitesse des flammes. C'est extrêmement simple. Lorsque vous brûlez une feuille, la feuille va brûler bien plus vite si vous l'inclinez. Là, c'est exactement pareil pour la végétation. Et cette végétation, justement, se maquille, cette garide. Elle est chargée d'huiles essentielles qui, malheureusement,

42:09
Invité

protègent les plantes de la chaleur, mais sont très inflammables. Donc là, il y a vraiment un double point négatif pour cet incendie. C'est à la fois la pente, mais à la fois la végétation qui va très bien brûler. On le voit d'ailleurs aussi, Ludovic le sait et pourrait le détailler, la couleur du panache, assez sombre, semble marquer, semble montrer que cet incendie est en train de prendre de l'ampleur.

42:29
Présentateur

Et on retrouvera Anne Bouaziz, d'ici quelques minutes, pour faire le point sur cet incendie que l'on vient d'apprendre dans le 11e arrondissement de Marseille. Ce chiffre, à présent, ce sont 25 000 hectares qui ont brûlé en France, le double par rapport à l'année dernière, 8 000 départs de feu. Dans la Drôme, au-dessus de Dix, le feu semble incontrôlable. 3 700 hectares parcourus depuis 10 jours et il y a une reprise de feu cet après-midi. Romain Etuin, sur place. Vous le voyez juste derrière nous, il y a une évacuation qui est en cours ici, route d'Ausson. Il faut savoir que l'incendie progresse beaucoup à Ausson. On a déjà eu des évacuations hier et aujourd'hui, on rejoint Louis.

Louis, vous avez votre voiture qui est prête. Comment ça s'est passé ?

43:10
Auditeur

Écoutez, on nous avait demandé il y a déjà 3 jours de préparer les affaires en vue d'une évacuation. Et puis là, bon, ils nous ont demandé de partir en urgence.

43:21
Présentateur

Et justement, vous avez dû prendre la voiture pour aller récupérer. Brigitte, vous étiez à l'intérieur, vous avez vu les flammes autour de vous ? Non, on ne voit pas les flammes. On est entouré d'une haie, on ne voit pas les flammes. On avait l'impression d'être dans un petit cocon parce que le feu est à l'entrée de 10 et à la sortie. Nous, on était enfumés, mais on ne voit pas les flammes d'où on est. Et voilà, mon mari est arrivé en catastrophe. Brigitte, Brigitte, on évacue. Nos valises étaient prêtes. Après, j'ai pris 2-3 trucs que j'avais sous la main. Qu'est-ce qu'on prend quand on est évacué comme ça en quelques minutes ? Les valises étaient prêtes.

On prend quelques habits de rechange. On a pris nos médicaments. On a pris quoi ? Moi, j'ai pris 3-4 albums de souvenirs de cette maison de la famille. Je pense que la maison ne va pas brûler, mais on ne sait pas. Il y a forcément cette crainte.

44:09
Locuteur

Voilà.

44:10
Présentateur

Et voilà, quoi. On était prêts, on attendait. On attendait l'évacuation. On ne l'espérait pas, mais on l'attendait. Merci beaucoup. Donc, vous voyez ces habitants qui sont en train d'évacuer, ce qui porte tout de même à plus d'un millier de personnes qui sont déplacées à cause de cet incendie qui continue de progresser. Plus de 3 700 hectares parcourus ici dans la Drôme. Alors, en revanche, dans les Pyrénées-Orientales, ça va mieux. L'incendie ne progresse plus, mais il a brûlé 5 000 hectares. Les habitants de 9 communes supplémentaires ont été autorisés à retourner chez eux. On vous retrouve, Clémence Renard.

Vous êtes avec un propriétaire de Buggy qui organise des balades, en fait, dans la région. Lui, il a pu retourner sur place et constater l'ampleur des dégâts. Énormément de dégâts ici. On se trouve justement dans le garage avec, regardez, tous ces Buggy, une dizaine de Buggy complètement calcinés. Robert, c'est toute votre activité qui est partie en fumée, là, en quelques jours ?

45:03
Invité

En fumée, en l'espace de quelques heures. On a tout perdu, 16 ans d'activité. Et pour nous, c'est très, très dur parce que nous faisons notre budget annuel sur juillet et août.

45:15
Présentateur

80% de votre chiffre d'affaires.

45:16
Invité

80% du chiffre d'affaires. Et puis là, on ne fait plus rien. On ne peut plus rien faire puisque tout est détruit. Tout a brûlé. Les 8 Buggy, toutes les pièces de rechange, tout, les 2 4-4 dehors. Voilà, c'est Franck Lartigue qui est le gérant propre. Moi, je suis son associé. C'est également le cousin germain de Pierre Lartigue que tout le monde connaît. 4 titres champions du monde de Rally Raid. Et voilà, il n'y a plus rien.

45:44
Présentateur

Vous étiez complet jusqu'au 11 août, ce que vous me disiez tout à l'heure. Et vous avez essayé de venir samedi avant qu'il soit complètement fermé à circulation, avant qu'il soit évacué. Mais quand vous êtes arrivé sur place, c'était déjà trop tard.

45:55
Invité

Oui, nous sommes venus samedi soir pour essayer d'évacuer, puisqu'il n'y avait rien encore. Et malheureusement, on nous a interdit de rentrer. On est revenus dimanche matin, on est revenus dimanche après-midi. Toujours non, non, on ne peut pas passer, on ne peut pas passer. Et dimanche à 17h, tout est parti en fumée, alors qu'on pouvait tout sauver. Je n'incrimine personne. Les gendarmes ont fait leur boulot, les pompiers ont fait leur boulot. Mais je pense que les gens qui étaient en haut et qui ont mal géré la situation.

46:24
Présentateur

La ville a été évacuée par mesure de sécurité, avant tout pour la population. Vous avez fait la déclaration à l'assurance. Là aussi, ça va prendre du temps.

46:31
Invité

Ah là là, oui, ça va prendre du temps. On n'est pas prêts d'être indemnisés. Je suis agent général d'assurance, enfin avant d'être à la retraite. Et je connais malheureusement les assurances. Et ce n'est pas demain la veille que nous allons être indemnisés.

46:44
Présentateur

Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions. On voulait vous montrer une dernière image avec Laura Champion. C'est ce qui se passe aussi à l'extérieur. Vous vous en doutez, le feu a tout dévasté sur son passage. Il y a des maisons, des véhicules, des bâtiments aussi professionnels. C'est un garage qu'on vous montre, qui ont été complètement détruits par ces flammes. Clémence Renard avec Laura Champion. Merci à vous. Le gouvernement a communiqué bien évidemment, après la cellule interministérielle de crise. Général Pellistrandi, il a annoncé une nouveauté pour tenter de lutter contre ces feux. Alors que tous les effectifs sont déjà mobilisés depuis des jours et des jours.

Et très probablement encore pour des semaines. Ce serait l'utilisation potentielle de l'A400M.

47:20
Invité

Oui, l'A400M c'est un avion de transport militaire. C'est un avion très lourd, comme vous le voyez. Donc nous en avons actuellement 25. 41 sont prévus à terme. Et en fait, depuis 3 à 4 ans, Airbus, qui est le fabricant de l'avion, a fait des tests pour utiliser l'A400M comme bombardier d'eau. Et ces tests notamment ont été réalisés en Espagne, puisque l'armée de l'air espagnole va utiliser un A400M espagnol pour participer à la lutte contre les incendies. Alors l'idée, c'est que c'est un petit peu comme le Dash 8, cet avion. Donc on va mettre à l'intérieur de la soute des réservoirs. Alors bien entendu, l'A400M, il faut qu'il se pose.

Il faut charger en liquide, alors que ce soit de l'eau ou du liquide retardant.

48:13
Présentateur

20 tonnes d'eau liquide qui peuvent être transportées par l'appareil.

48:20
Invité

Et ensuite, il va aller larguer le liquide. La seule difficulté, c'est que c'est un gros avion. Et donc il ne peut pas faire n'importe quoi. On ne peut pas, par exemple, l'utiliser dans des zones montagneuses. Ce n'est pas un avion qui est fait pour ça. Néanmoins, par exemple, sur des feux comme dans l'Indre, il pourrait donc être utilisé. Alors maintenant, il y a l'annonce de ce qui a été fait ce matin. Et puis après, il va y avoir la concrétisation avec un point particulier. C'est que ce sont des équipages armés de l'air. Et donc, il y a tout un travail de mise en place, de coordination entre les pompiers qui sont au sol avec l'armée de l'air pour donc éventuellement utiliser cet appareil.

49:02
Présentateur

Merci, Général. Vous évoquiez l'Espagne. On en vient à ce bilan dramatique en Espagne. Au moins 12 morts dans l'incendie qui ravage une forêt en Andalousie. Des personnes qui ont été prises au piège dans leur voiture ou à pied en tentant de fuir le feu. Dont on voit les images aériennes absolument spectaculaires. On vous retrouve, Pierre Chaperon, correspondant à RFI en Espagne. Pierre, un bilan qui pourrait encore s'alourdir. 23 personnes, c'est ça, 23 personnes sont portées disparues. Oui, le bilan est d'ores et déjà tragique. Les gendarmes sont en train, comme ils le peuvent, d'inspecter les différentes maisons de la zone.

La zone, justement, se trouve dans un massif escarpé où plus de 30 000 hectares ont déjà brûlé. Le feu n'est pas fixé et le vent ne facilite pas la tâche des pompiers aidés par 200 militaires et 160 policiers. 1 400 personnes ont été évacuées vers les villages avoisinants. On se trouve là dans le sud-est de l'Espagne, dans la localité des Los Gallados, à une vingtaine de kilomètres de la mer Méditerranée. D'ailleurs, depuis la côte, on peut voir la colonne noire de fumée, une zone prisée par les touristes. D'ailleurs, selon les autorités d'Andalousie, les victimes pourraient être uniquement d'origine étrangère.

Des Britanniques en premier lieu, peut-être également des Belges nombreux à ce moment-là de l'année, alors que les vacances d'été commencent. Pour expliquer ce bilan humain, les autorités avancent l'hypothèse de victimes qui auraient été piégées dans leur voiture par l'avancée des flammes après avoir emprunté des routes autres que les itinéraires recommandés quant à l'origine du feu. Eh bien, elles restent inconnues. Les autorités auraient déjà écarté la piste d'une chute de lignes électriques. Une chose est sûre, cette région de l'Espagne a été frappée ces derniers jours par plusieurs vagues de chaleurs successives.

Et ce bilan dramatique dépasse déjà à lui seul celui de toute l'année dernière dans l'ensemble du pays. Merci beaucoup, Pierre. Correspondant RFI en Espagne, vous l'avez vu, ces incendies dramatiques, ces chaleurs extrêmes sur l'Espagne, mais aussi en France avec une priorité absolue, mettre les plus vulnérables à l'abri. On est face à une troisième canicule en un mois. Neuf départements en vigilance rouge pour le moment, 24 demain. Vous voyez les thermomètres qui s'affolent, le gouvernement qui a déclenché un plan hors sec, chaleur extrême, qui doit permettre l'ouverture de centres de rafraîchissement pour les personnes vulnérables.

Et c'est dans l'un d'eux que s'est rendu Antoine Guillet dans la capitale.

51:26
Invité

On est dans une salle rafraîchie ici, dans la mairie de Paris Centre. Et puis vous voyez, on accueille quelques personnels. On a quelques retraités. Et puis on a aussi M. le maire qui nous a fait l'honneur d'être ici. M. Ariel Veil, bonjour. Alors expliquez-nous un petit peu, présentez-nous cette salle. Qu'est-ce qu'on peut y trouver ? Comment vous l'avez aménagée ? Bien sûr. Alors nous sommes dans une salle qu'on a disposée depuis que je suis maire, depuis plusieurs années. Ça faisait moins d'intérêt les années précédentes. Mais on a toujours une salle rafraîchie. Dès lors qu'il fait chaud, on n'attend pas la canicule. Cette année, elle a connu un immense succès.

Les jours de canicule, elle était pleine. Pleine de tout un tas de gens, vous l'avez dit, tout venant. Des gens qui vont à l'administration, des gens qui sont en attente d'un mariage. Des enfants, des femmes enceintes, des mamans, des papas. Et puis des gens, des seniors. J'ai vu il y a 10 jours une salle totalement remplie. On a nos agents aussi. Donc là, c'est bien, il y a du public. Et puis derrière les bureaux, les agents qui viennent travailler ici avec leur ordinateur portable. Parce que c'est une salle rafraîchie. A tel point d'ailleurs qu'on en a ouvert une deuxième dans la mairie. Et on en a un tout petit peu partout dans le territoire, disséminé.

Tous les anciens bâtiments de mairie, par exemple, accueillent un dispositif rafraîchi. On a une résidence senior. Vous savez que dans les résidences senior, on a des salles rafraîchies. Elles sont ouvertes au public. Et on ouvre de plus en plus de dispositifs pour les gens qui ont trop chaud chez eux. Et qui viennent, qui dans nos cours d'école, qui dans nos salles rafraîchies d'administration. On fait un effort sur les horaires. Pour les ouvrir, évidemment, à toutes les heures d'ouverture. Mais pousser un petit peu au-delà. Par exemple, le 13 juillet, il y aura le bal. Devant la mairie, vous êtes les bienvenus pour le bal des pompiers. On l'organise avec les pompiers devant la mairie.

Évidemment, ce jour-là, la mairie sera ouverte. Et évidemment, la salle rafraîchie aussi. C'est une salle rafraîchie qui, on le rappelle, est rafraîchie grâce à ce climatiseur. Grâce à ce papier qui est tapissé sur les fenêtres pour gagner quelques degrés. Il fait quoi ? Il fait une vingtaine de degrés, là, on peut le dire, dans cette salle. Et donc, on le sent. Il fait quand même beaucoup moins chaud qu'à l'extérieur.

53:12
Présentateur

Alors, ce plan, ce plan hors sec, aux chaleurs extrêmes. Qu'est-ce que ça change concrètement ? C'est ce que vous allez nous expliquer, Marguerite Dumont. Ce nouveau plan s'appuie sur les retours d'expérience des précédents épisodes caniculaires avec un objectif très clair. Éviter que les personnes vulnérables ne meurent chez elles, seules ou dans la rue. Concrètement, des centres de protection pourront être ouverts dans chaque département sous l'autorité des préfets. Ils accueilleront donc les personnes les plus fragiles dans des lieux évidemment climatisés ou rafraîchis avec des lits, des sanitaires, des kits de première nécessité et surtout du personnel dédié, par exemple, à leur arrivée.

Un contrôle de leur état de santé sera systématiquement réalisé. Ce dispositif pourrait être activé dans les départements placés en vigilance rouge canicule. Ils seront 24 demain. Et les personnes concernées seront identifiées en amont. Alors, comment ? Des listes existent déjà dans les mairies, mais elles ne sont pas forcément mises à jour. Mais la bonne nouvelle, c'est que depuis le 3 juillet, donc assez récemment, les personnes âgées ou en situation de handicap vivant à domicile sont inscrites automatiquement sur le registre des personnes vulnérables à condition qu'elles perçoivent des prestations versées par les conseils départementaux ou des caisses de retraite.

Ainsi, avec ce plan hors sec inédit, la prise en charge doit être plus rapide et surtout plus efficace. Merci beaucoup, Marguerite. On l'a compris. La priorité, c'est d'aller chercher les personnes qui risquent de mourir seules chez elles ou dans la rue. Le système hospitalier est clairement sous tension à nouveau, plus 20% au niveau des passages des urgences. Au niveau national, les indicateurs d'activité hospitalière et le volume d'appels au SAMU sont en légère hausse en cette fin de semaine et de premiers signaux d'impact sont perceptibles localement. Santé publique France rapporte une légère augmentation pour les consultations SOS médecins liées à la chaleur.

Le nombre de passages aux urgences est également en légère augmentation, plus 20% par rapport au début du mois de juin. Et au 8 juillet, le nombre de passages aux urgences est également en légère augmentation chez les publics les plus fragiles. L'inquiétude envers les personnes les plus fragiles, l'impact sanitaire. On en parle avec Jérôme Marty. Bonjour. Vous êtes président de l'Union française pour une médecine libre. Merci d'être en direct sur BFM TV. Ces chiffres, tout d'abord, plus 20% à nouveau de passages aux urgences. C'est normal ? C'est ce qui était attendu ?

55:37
Invité

C'est attendu. Puis malheureusement, ça ne va faire qu'augmenter.

55:40
Présentateur

Vous l'avez dit, c'est la troisième canicule. Ça veut dire que cela va devenir de plus en plus difficile, après canicule, parce que les organismes n'ont pas le temps de se reposer, en particulier chez les patients les plus fragiles. Alors vous avez dit, il faut les recenser, il faut les mettre à l'abri. Malheureusement, il y a une quantité non négligeable de la population qui n'est pas « recensable », qui a coupé les liens avec le soin.

56:00
Invité

Et c'est eux qui sont le plus à risque.

56:04
Présentateur

Et ça va être difficile d'arriver à les protéger. Il va falloir que chacun fasse un effort. C'est le collectif. Vous savez, nous, on se réunit, on était encore avec la ministre hier, tous les responsables de la santé. C'est fait de façon tout à fait régulière, pour qu'on mette tout en œuvre, pour prendre en charge la population.

56:20
Invité

Mais de son côté, la population doit avoir une responsabilité collective de protection des plus fragiles.

56:26
Présentateur

Alors on n'a pas encore les chiffres des conséquences sanitaires de la première et de la seconde canicule. Il va falloir attendre. Mais on ne va pas se le cacher, la très forte inquiétude, vous l'avez dit, ce n'est pas finalement tant l'afflux à l'hôpital que les personnes qui sont seules chez elles, qui vont rester des fois un week-end entier sans voir personne. C'est ça, c'est la grande précarité. Il y a les personnes qui sont seules chez elles, et puis il y a les personnes qui n'ont pas de domicile. Je vous rappelle qu'on a une population assez importante de gens qui ont coupé le lien avec la société ou qui sont des migrants, etc. Ceux-là sont très fortement à risque.

Et là, on se doit de jouer la solidarité, encore une fois, et de protéger les plus fragiles. Et puis il y a ce phénomène dont vous avez parlé tout à l'heure, des immenses incendies qui nous font face. Et là aussi, on a tous une responsabilité collective par rapport à cela. Moi, ma région, elle brûle, l'Occitanie, chaque été. Alors déjà des incendies qui sont plus forts que l'an dernier. Ça, c'est la responsabilité de tous. Vous êtes inquiet, vous êtes inquiet en cet été 2006, vous êtes inquiet de ce qui va se passer dans les semaines à venir ?

57:24
Invité

Oui, je suis très inquiet. Pour tout vous dire, je suis très inquiet. Le personnel de santé, il est au point, il sait réagir par rapport à tout ça,

57:30
Présentateur

même si un certain nombre d'établissements ne sont pas encore assez fournis. Mais le gouvernement a mis en place un plan d'aide pour les climatisations, avec des priorisations pour obtenir les outils quand ils manquent. Mais je suis très inquiet par rapport à des organismes, encore une fois, qui sont très fatigués. Je suis très inquiet par rapport à une nature qui est très fragilisée, avec des véritables bombes incendies qui sont menaçantes et des morts par incendie qui risquent d'arriver, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Je suis très inquiet par rapport à une nation, en fait, qui n'est pas préparée à ce qui va devenir son quotidien demain.

Il va falloir que tous ont réfléchi, ça a changé nos habitudes, y compris les horaires de travail, sans doute. On ne peut pas accepter que des gens travaillent, par exemple, dans le BTP ou sur les toits, par 35, 40 degrés encore aujourd'hui.

58:11
Invité

Ils se mettent en danger. Il va falloir qu'on en tire les conséquences.

58:14
Présentateur

Merci. Merci beaucoup, Jérôme Marti, d'être intervenu en direct sur BFM TV. Les conséquences aussi sur les transports et les départs en vacances. C'est la chronique éco. C'est un des plus gros week-ends de l'année pour la SNCF. Bonjour Gaëtan Mélin. 1,9 million de voyageurs attendus dans les gares sous cette très, très forte chaleur. Est-ce qu'ils sont certains de pouvoir prendre leur train ? En tout cas, la SNCF se veut rassurante et indique aujourd'hui qu'il n'y a aucune annulation prévue sur les TGV. Justement, pourquoi cet optimisme ?

Eh bien, tout simplement, puisque depuis la dernière canicule, sur les deux dernières semaines, la SNCF a allégé son plan de transport pour réviser un certain nombre de trains qui vont, justement, circuler ce week-end. Alors, les points sensibles, Gaëtan, c'est les vieux trains et les TER. Oui, c'est là où ça se complique, effectivement. Sur certaines lignes intercitées, encore équipées des vieux corail, vous savez, des années 70, notamment Paris-Clairmont, Paris-Limoges-Toulouse. Et puis, bien sûr, la transversale sud sur ces axes. Eh bien, un train sur trois sera supprimé aux heures les plus chaudes par mesure de sécurité, tout simplement.

Mais là aussi, la SNCF a pris les devants et indique aujourd'hui que neuf passagers sur dix pourront toutefois prendre ces trains. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce qu'ils ont été allongés. Alors, le vrai enjeu, c'est le réseau. Eh bien oui, parce qu'au-delà des trains eux-mêmes, la chaleur met à rude épreuve les infrastructures caténaires qui peuvent se dilater, postes électriques fragilisés, risque d'incendie au bord des voies qui oblige à interrompre les circulations. C'est là que se situent finalement les aléas les plus difficilement prévisibles, même avec des plans de canicule préparés en amont.

Selon la SNCF, il faudrait 4,7 milliards d'euros pour réaménager l'ensemble du réseau SNCF. Merci beaucoup Gaëta. 15h30, si vous nous rejoignez, et cette dernière minute qu'on a appris il y a une demi-heure, un incendie qui s'est déclaré dans le 11e arrondissement, tout près d'habitation. Vous le voyez, les marins-pompiers sont sur place, c'est un feu de végétation. 6 hectares ont brûlé, mais le vent n'aide pas, nous serons sur place dans un instant. En tout, 25 000 hectares ont brûlé, deux fois plus que l'année dernière dans toute la France. C'est tout le territoire français qui est en vigilance pour les feux. Le bilan dramatique en Espagne.

Au moins 12 personnes ont péri dans l'incendie qui ravage une forêt en Andalousie. Des personnes ont été prises au piège en leur voiture ou à pied en tentant de fuir le feu. Un bilan qui pourrait encore s'alourdir. 23 personnes sont portées disparues, selon le journal El País. Mettre les plus vulnérables à l'abri. Avec cette troisième canicule en un mois, le gouvernement a déclenché un plan qui se veut inédit. Un plan hors sec, chaleur extrême, qui devrait permettre de mettre à l'abri les plus vulnérables. Les passages aux urgences ont à nouveau augmenté, plus 20%. On est extrêmement inquiets. Et puis l'Iran. L'Iran cherche-t-il à assassiner Donald Trump ?

Des médias américains font état d'un nouveau projet visant à éliminer le président américain. C'est Israël qui a averti Washington. À quel point cette menace est crédible et prise au sérieux ? Nous serons en direct de Washington dans un instant. Et tout d'abord, on va s'arrêter sur cet incendie qui s'est déclaré aux alentours de 14 heures aux portes de Marseille dans le 11e arrondissement. Selon les toutes dernières informations, c'est un feu de végétation dans le quartier de Val-Banel. Six hectares ont brûlé. Les marins-pompiers se sont déployés sur place. Il y a aussi des moyens aériens. Ludovic Pingano, six hectares brûlés en une petite heure.

Évidemment, les effectifs sont déployés sur place. Il y a aussi des moyens aériens. Mais c'est extrêmement inquiétant quand on voit des habitations aussi proches.

1:02:21
Invité

Oui, alors effectivement, un feu de végétation à proximité des habitations, c'est toujours inquiétant parce que le feu peut aller un peu n'importe où. Il va évoluer en fonction du sens du vent, de la direction du vent. Il va évoluer également en fonction du relief, en fonction du type de végétation. Donc ce sont des feux qui peuvent évoluer de façon très rapide. Et puis on se souvient du feu l'année dernière à l'Estac. Il y a quasiment un an, c'était le 8 juillet, où 40 habitations avaient brûlé. Donc effectivement, c'est un feu important. On le voit sur les images avec de la fumée, du vent. Donc tout cela, ça reste encore des conditions très difficiles pour les sapeurs-pompiers.

Du bataillon des marins-pompiers de Marseille, mais peut-être également en renfort déjà les sapeurs-pompiers du service départemental d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône. Et je voyais deux hélicoptères bombardiers d'eau engagés également sur cet incendie. Ce qui se comprend, puisque les hélicoptères ont la capacité de larguer de façon beaucoup plus précise que les avions. Alors il y a moins d'eau, certes, mais sur des zones comme cela qui peuvent être un peu plus sensibles, les hélicoptères apportent un soutien intéressant.

1:03:20
Présentateur

D'un mot, Ludovic, quand même, quand on voit ces images, il y a des images témoins BFM TV que nous ont transmises. Donc des gens qui n'habitent pas loin. C'est extrêmement inquiétant. Certes, 6 hectares, on a parlé, 25 000 hectares brûlés dans toute la France. On a vu les images spectaculaires des Pyrénées-Orientales au-delà de Drôme. Mais là, on est aux portes de la ville.

1:03:36
Invité

On est aux portes de la ville et c'est toute la stratégie du commandant des opérations de secours qui doit être mis en place. Là, on voit ce feu qui se propage et qui remonte vers ce qu'on appelle la ligne de crête, vers le sommet de la colline. Mais la priorité des sapeurs-pompiers, tout de suite, j'imagine, puisque vous doutez bien que je n'ai pas eu le commandant des opérations au téléphone, c'est de protéger ces habitations. C'est de mettre en place ce qu'on appelle des protections de points sensibles.

Donc ce sont essentiellement des moyens urbains qui vont être engagés et qui vont avoir pour objectif d'établir des moyens en eau autour des habitations pour que quand le feu se rapproche de ces habitations, de pouvoir effectivement agir sur l'incendie et éviter qu'il y ait une propagation de la zone boisée ou de la zone végétale vers la zone d'habitation.

1:04:17
Présentateur

Anthony Ferry, on a besoin de votre expertise. Quelle est la situation météo sur Marseille actuellement ? Alors, la situation météo est relativement favorable

1:04:26
Invité

parce qu'il n'y a pas énormément de mistral contrairement aux jours précédents. En revanche, là où l'on peut avoir une plus forte inquiétude, c'est que ce feu qui s'est déclaré dans le quartier sud de la Val-Barrelle, lorsqu'on le regarde justement sur les images, sur les réseaux sociaux, on voit qu'il est très actif. Et d'ailleurs, ça se voit justement sur nos images. Cette fumée noire, ça montre vraiment que le feu est en train de brûler activement la végétation. Et lorsqu'on regarde effectivement de plus proche, de plus près les images, on voit qu'en fait les espèces qui brûlent, ce sont des pins, des espèces pyrophytes qui contiennent à la fois de la résine, de l'écorce.

Et donc ça, c'est extrêmement inflammable. Au pied justement de ce massif, de cette pinède, on a toutes ces aiguilles de pin qui font favoriser l'avancée rapide du feu. Et surtout, vous le voyez aussi sur nos images en direct, nous sommes sur un massif escarpé. La pente va aggraver malheureusement la situation

1:05:20
Présentateur

en parfois doublant la vitesse de cet incendie. – Ludovic, quand on voit la fumée, parfois très noire, ça nous indique quoi sur cet incendie et sa puissance ?

1:05:30
Invité

– Plus la combustion est importante, plus le feu est virulent, plus la fumée sera noire, sombre, opaque. Au contraire, quand on voit une fumée qui blanchit, voire qui peut même devenir très blanche, en réalité c'est de la vapeur d'eau, c'est que les moyens en eau sont efficaces et effectivement l'eau s'évapore au contact de l'incendie et donc agit à son pouvoir d'extinction et son pouvoir refroidissant. Là, on est entre les deux. Alors on n'a pas les fumées très très très noires, mais enfin on voit que ça reste un incendie virulent.

1:06:05
Présentateur

– On va continuer à suivre bien évidemment ce qui se passe à Marseille de très près. On va aussi dans la Drôme, au-dessus de Dist, un incendie très puissant, quasiment 4000 hectares brûlés, 3700 en 10 jours, Victor Pérez-Boucheron. C'est un incendie qui reste incontrôlable. Il y a même eu une reprise cet après-midi.

1:06:28
Invité

– Oui, exactement, mais d'abord on voulait vous montrer cette image forte. Regardez, nous sommes au plus près de ceux qui travaillent pour empêcher le feu de pénétrer dans la commune de Dix qui se trouve finalement à quelques centaines de mètres de l'endroit où nous le trouvons. Il faut imaginer que derrière ce bulldozer qui s'affaire à travailler, a créé une tranchée, un chemin carrossable pour permettre au service de secours d'évoluer dans la pinette que vous voyez. Ce sont des arbres, j'entendais ce que disait le plateau. Ce sont bien des pins qui forment ici ce massif. On va faire un petit point effectivement sur ce feu dans la Drôme.

Le feu s'est réactivé sur ce massif-là, le massif qui donne face à la ville de Dix. Sur l'arrière du feu, lui, il est fixé. Ce sont les mots de la préfecture, mais en discutant avec les militaires engagés, les sapeurs-pompiers, ce n'est pas du tout le même son de cloche. C'est un feu qui est virulent, qui est violent et qui a été ravivé avec le vent. Et vous le voyez, ce bulldozer qui sert à créer des chemins pour pénétrer dans la brousse.

1:07:21
Présentateur

Victor Pérez-Boucheron avec Chloé Berthaud en direct de Dix dans la Drôme. On le rappelle, quasiment 4000 hectares qui sont partis en fumée. Anthony Ferry, risque maximum. Et sur tout le territoire, parce qu'il y a la zone méditerranéenne qui est habituée, mais on a vu des feux dans l'Indre, près de Poitiers. En fait, c'est vraiment la nouveauté de cet été et même sa spécificité. Jamais nous n'avions connu autant de départements en alerte pour les feux depuis le début de la météo des forêts, c'est-à-dire depuis 2023. Aujourd'hui, nous avons, Karine, 63 départements en risque élevé de feux de forêt, notamment aussi la Haute-Garonne qui est en alerte rouge. Je vous en donne quelques-uns.

La Meurthe-et-Moselle, le Morbihan,

1:08:01
Invité

la Charente-Maritime qui sont en alerte. Nous n'avions pas l'habitude de connaître de tels incendies sur ces territoires. Pourquoi est-ce que le risque, malheureusement, est important ? Parce qu'au printemps,

1:08:12
Présentateur

il y a énormément plus sur une grande partie du pays, ce qui a favorisé le développement de la végétation. Sauf que cette végétation, malheureusement, elle a séché avec la première canicule de mai. D'autant plus avec la suivante, celle de juin. Et par conséquent, c'est un combustible parfait sur l'ensemble du territoire. Et point de vigilance, puisque dans quelques jours, nous aurons les feux d'artifice sur une très large partie du pays qui, on le sait, évidemment, peuvent là aussi favoriser le risque de départ de feu.

Ludovic Pagano, un mot quand on voit ces feux et qu'on se dit qu'on est le 10 juillet, qu'on voit les pompiers mobilisés déjà depuis des jours et des jours, ne serait-ce que sur les incendies, mais aussi sur les secours aux personnes qu'il faut aller chercher à cause de la canicule. Ça fait déjà beaucoup.

1:08:53
Invité

C'est une charge opérationnelle qui est très intense, importante, beaucoup plus importante que les années précédentes. Et il y a effectivement un risque de rupture capacitaire à craindre. Alors, qu'est-ce que c'est une rupture capacitaire ? C'est qu'à un moment donné, les moyens disponibles ne permettront plus de répondre aux besoins. Et quand je parle de moyens, je parle bien sûr de moyens matériels. Les engins feu de forêt sont déjà très sollicités. Les avions sont très sollicités. Et on risque d'avoir des problèmes de maintenance à la fin de l'été.

Mais je parle aussi et surtout des personnels qui interviennent, notamment des sapeurs-pompiers volontaires qui représentent la grande majorité des moyens engagés sur les feux de forêt et qui consomment petit à petit leur disponibilité. C'est aussi la raison pour laquelle des préfets ont d'ores et déjà appelé les chefs d'entreprise et qui emploient des sapeurs-pompiers volontaires et dire, libérez vos sapeurs-pompiers, donnez-leur la possibilité d'intervenir. Mais on comprendra bien que les chefs d'entreprise ne peuvent pas non plus libérer à temps plein leur personnel. Donc là encore, toujours ce sujet de l'anticipation.

Je pense qu'il faut qu'on essaye d'y réfléchir de la façon la plus rapide qui soit.

1:09:55
Présentateur

Merci beaucoup, Ludovic. Ces feux, on l'a vu un peu partout en France. Ces chaleurs extrêmes aussi, avec un objectif affiché par le gouvernement, mettre les plus vulnérables à l'abri. Troisième canicule en un mois. Neuf départements en vigilance rouge pour le moment. 24 demain. Le gouvernement a donc déclenché un plan inédit qui permet d'aller chercher les personnes les plus vulnérables pour les mettre dans des pièces rafraîchies. On vous retrouve, Saskia Junier-Dubinski, vous êtes à Rennes, en Ile-et-Vilaine. Vous êtes dans un EHPAD à Rennes qui ouvre ses portes à tous les plus vulnérables pour venir se rafraîchir. C'est ça.

Donc là, je suis à la Maison Saint-François à Rennes avec le directeur de l'église Gilbert Frangeul. Ce qui se passe ici, c'est qu'on essaye, avec la troisième vague de chaleur, de mettre le plus à l'abri déjà les résidents. Est-ce que vous pouvez nous expliquer, nous montrer un petit peu, comme on le voit à la fenêtre, ce que vous avez mis en place ?

1:10:48
Invité

Oui, bonjour à tous. Ce qu'on a mis en place, c'est des couvertures de survie. C'est vrai que c'est un petit peu amateur parce qu'on fait avec les moyens du bourge. J'ai passé des conditions de climatiseurs et de rafraîchisseurs d'air, mais malheureusement, rupture de stock. Donc voilà, on a mis des climatiseurs aussi mobiles qui nous permettent quand même de rafraîchir les circulations. Les chambres ne sont pas climatisées, bien évidemment. Donc néanmoins, nous avons plusieurs salles climatisées au sein de l'établissement. La maison de Saint-François s'est équipée de salles d'activité, de salles à manger, de salles du personnel aussi.

Vous voyez, on a plusieurs établissements dans l'établissement, plusieurs salles qui permettent aux résidents, aux professionnels aussi de se rafraîchir.

1:11:33
Présentateur

Et justement, il y a plusieurs salles qui peuvent en profiter si on est venu de l'établissement.

1:11:38
Invité

Une liaison difficile,

1:11:42
Présentateur

un rendu difficile puisqu'il faut le comprendre, le matériel souffre aussi de l'extrême chaleur et c'est parfois difficile. Mais on a compris le message de ce directeur d'EHPAD qui accueille chez lui toutes les personnes les plus fragiles pour faire solidarité, bien évidemment, avec ce qui se passe un peu partout. On va vous parler des conséquences, d'une autre conséquence de ces chaleurs extrêmes, de ces incendies. Il y a actuellement plus de 5 000 personnes essentiellement détourées qui sont bloquées dans des villages montagnards du Plané et de Pralognan, la Vanoise, à 1 400 m d'altitude parce que la route est coupée. Il y a eu un incendie qui a rendu les roches instables.

On va en parler avec la maire de Pralognan. Bonjour, Madame Martine Blanc, merci d'être en direct sur BFM TV. Est-ce que vous pouvez nous expliquer quelle est la situation dans votre commune ? Bonjour à tous. Effectivement, comme vous venez de le dire, la commune de Pralognan n'est pour le moment pas accessible des communes en aval de Pralognan. Sur la commune de Pralognan, la situation est plutôt en gestion avec les services de la préfecture et de tous les partenaires, gendarmerie, se disent et toutes les personnes, médecins, infirmières, donc sur Pralognan, on va dire qu'aujourd'hui, à l'instant T, la vie continue normalement.

Actuellement, il y a un héliportage qui est en train de se faire pour le côté alimentaire, donc on prévoit toutes les situations pour que les gens qui sont en vacances à Pralognan puissent les passer ou en tout cas les terminer du mieux possible. Donc ravitaillement par les aires pour la commune, ça va durer combien de temps ? Quand est-ce que la route sera à nouveau praticable ? Alors écoutez, en ce moment, il y a encore des discussions. tout est en train de se mettre en ordre. On n'a pas pour le moment la possibilité de vous donner une date précise sur la réouverture parce que ça nécessite beaucoup de mise en place et de mise en œuvre.

Tout autant, aujourd'hui, c'est vrai que le message principal que l'on passe, c'est que les gens qui sont sur la commune de Pralognan doivent rester sur Pralognan. il y a plus du moins une information que dès lundi, il y aura une réouverture. On ne peut pas l'assurer dans l'immédiat. Mais en fait, tous les services sont en train de se mettre en œuvre pour que la route ouvre le plus tôt possible. Après, comme je vous dis, on n'est pas sinistré, on n'est pas en train de mourir de faim. Tout se passe bien sur la collectivité. On gère la situation du mieux possible. bien évidemment qu'on comprend la situation des touristes.

Pour autant, je crois qu'en début de semaine, il y a eu un drame qui s'est passé et qu'il faut peut-être repositionner les choses là où elles doivent l'être. Aujourd'hui, je crois que quitter Pralognan ou y rester quelques jours supplémentaires, je ne crois pas qu'il y ait... Je suis peut-être un peu forte dans mes mots, mais je ne pense pas que ce soit une question de vie ou de mort. Donc là, je pense qu'il faut qu'on même repositionner et que la population, en tout cas, touristique est permanente, mais permanente, bon, ils comprennent la situation aisément, mais en tout cas, que les touristes qui sont sur la commune de Pralognan comprennent que aujourd'hui, voilà, il y a...

Tout est mis en œuvre pour qu'on les fasse repartir et que les nouveaux arrivent parce qu'aujourd'hui, dans cette situation, tout le monde est impacté économiquement, mais encore une fois, je crois qu'il faut aussi cadrer les choses et que la population reste calme. on va y arriver, tout va bien se passer. Aujourd'hui, chacun est abrité, ils sont tous dans des hébergements, on a de la nourriture, les pharmacies sont ravitaillées, les médecins sont là sur place, les pompiers, les gendarmes, tout est mis en œuvre pour que ça se passe du mieux possible.

Donc, on appelle quand même à une certaine, à ce que les gens restent un petit peu plus posés posés et que tout va rentrer dans l'ordre très rapidement. Merci et que finalement, ils profitent de leurs vacances tranquillement un peu plus longtemps avant de repartir. Merci beaucoup, Madame la maire, d'avoir été en direct sur BFM TV. On parle de la situation au Moyen-Orient, à présent, pour en parler sur ce plateau. Le général Jérôme Pellistrandi, consultant défense BFM TV, Igor Saïry, est à vos côtés. Igor, tout d'abord, cette dernière information, c'est ce regain de tension et ces nouvelles menaces en provenance de Téhéran qui menacent de frapper Israël si ces infrastructures sont touchées.

Décryptez-nous. Pourquoi maintenant ?

1:16:14
Invité

Pourquoi maintenant ? En réalité, les nouvelles frappes américaines, pendant que Donald Trump était au sommet de l'OTAN à Ankara, répondaient à des frappes iraniennes dans le Détroit. Ça a remis une couche de tension dans cette zone-là, alors qu'on est sur un mémorandum de 60 jours pour négocier une paix actée et longue. Ça ne fonctionne pas, clairement, parce que les intérêts des uns et des autres ne sont pas les mêmes. Si bien qu'avec les informations qu'on a eues sur les menaces de mort à l'adresse de Donald Trump, on réveillait un certain nombre de tensions, notamment de la part d'Israël qui n'attend qu'une seule chose, c'est de refrapper l'Iran et de faire tomber le régime de Téhéran.

1:16:55
Présentateur

Alors, Général Pellistrandi, justement, on va revenir sur ces informations. Donald Trump, il y aurait un projet d'assassinat pour éliminer le président américain, c'est ce que font savoir des médias américains, mais c'est une information fournie par Israël au moment où s'accentue l'isolement de l'État hébreu. Est-ce qu'on peut parler d'une fuite intéressée ?

1:17:14
Invité

Oui, certainement, sachant que le Mossad, donc le service secret israélien, travaille de façon étroite avec ses homologues américains. Il y a des échanges permanents. Bon, et qu'ils connaissent, le Mossad a une très bonne connaissance de la structure du pouvoir iranien. Il y a une chose qui est sûre, c'est que de toute façon, en Iran, un certain nombre de dirigeants parmi les plus durs, les plus extrémistes, n'ont qu'un seul souhait, c'est éliminer Donald Trump. Il déteste l'Amérique, il déteste Donald Trump. Donc, intellectuellement, ce n'est pas surprenant. Maintenant, ce qui est plus compliqué, c'est quelles seraient les modalités, quels seraient les modes d'action.

1:17:56
Présentateur

Ce qu'on ne maîtrise pas vraiment, c'est à quel point ce projet était, en quelque sorte, viable et abouti.

1:18:00
Invité

En réalité, ces informations-là qui proviennent d'Israël ont complété déjà des informations du renseignement américain qui laissaient entendre qu'il y avait des projets d'attentat contre Donald Trump, à tel point que le Secret Service, lorsque Donald Trump a dû quitter Ankara pour Washington, n'a pas pris le Air Force One avec lequel il est parti, le Air Force One offert par le Qatar, parce que sa sécurité n'était pas assez bien préparée, pas assez bien assurée dans cet Air Force One. Il a dû prendre le précédent, le fameux bunker Air Force One qui date de la guerre froide et qui est beaucoup plus armé en cas d'attaque de missiles.

Ça veut dire quelque chose, ça veut dire que Donald Trump, aujourd'hui, à Ankara, frontalier de l'Iran, à quelques heures à peine de frappes américaines, cette menace existait clairement. Et elle s'ajoute au renseignement israélien, si bien qu'aujourd'hui, on doit se poser la question de la sécurité de Donald Trump. Mais encore faut-il savoir quel est le degré d'honnêteté d'Israël qui, encore une fois, veut attaquer l'Iran plus que tout.

1:18:57
Présentateur

Ça nous dit quoi, Général, de la viabilité de ce mémo random, de ce cessez-le-feu ? On dit qu'en sous-main, les négociations se poursuivent.

1:19:03
Invité

Alors, négociations qui ont été suspendues pendant le temps des obsèques de Khamenei qui ont duré pratiquement une semaine, sachant qu'entre-temps, les qataris servent d'intermédiaire. C'est quand même, voilà, c'est très compliqué. Il y a des canaux formels, d'autres canaux moins informels, en théorie, puisque les obsèques se sont terminés, qu'il a été, qu'Ali Khamenei a été donc inhumé à Mahad. Normalement, il était prévu la semaine prochaine qu'il y ait de nouvelles discussions à un niveau technique. Alors, c'est ça la difficulté, c'est de définir qu'est-ce qu'on appelle le niveau technique. Est-ce que c'est des émissaires, qataris ?

En tout cas, normalement, ça devrait reprendre à condition que les Iraniens soient d'accord pour discuter. Et là, c'est plus compliqué apparemment.

1:19:49
Présentateur

Merci à vous de continuer d'en parler dans les prochaines éditions. Tout de suite, on va jeter un coup d'œil au trafic, vous le savez, avec ses fortes chaleurs. Soyez prudents, soyez patients, c'est rouge et noir sur les routes.

1:19:59
Invité

L'info trafic avec la nouvelle appli Coyote pour éviter les amendes et rouler à la bonne vitesse. Coyote, faire la route ensemble.

1:20:13
Présentateur

Alors, on jette un coup d'œil à vos prévisions de trafic, sans surprise. C'est un des plus gros week-ends de départ en vacances pour ce week-end qui va déboucher sur le 14 juillet. Vous le voyez, c'est rouge pour toute la France, c'est-à-dire très difficile. C'est noir pour une partie de la France. Le scénario est le même et l'empire même demain. Soyons donc extrêmement prudents. On vous le dit toujours, si vous pouvez différer à dimanche, ce sera plus facile. Sinon, soyez patients. Il est 16h, si vous nous rejoignez à la Une, ce dramatique incendie terriblement meurtrier en Espagne. Au moins 12 morts dans un feu qui ravage une forêt près d'Almeria en Andalousie.

Des personnes qui ont été prises au piège dans leur voiture ou à pied en tentant de fuir le feu. Un bilan qui pourrait encore se lourdir. Selon El Pais, 23 personnes sont portées disparues. En France, 25 000 hectares ont déjà brûlé deux fois plus que l'année dernière et vous voyez ces images d'un feu qui a parcouru 12 hectares aux portes de Marseille. Il est à présent fixé. Mettre les plus vulnérables à l'abri avec cette troisième canicule en un mois, le gouvernement a déclenché un plan qui se veut inédit, le plan hors sec chaleur extrême. Théoriquement, il permet de mettre à l'abri les plus vulnérables alors que les passages aux urgences sont à nouveau augmentés de 20%.

Et puis la France en rouge et noire pour les départs en vacances sur des routes surchauffées. Soyez prudents du côté de la SNCF. C'est le plus gros week-end de l'année. 1,9 million de voyageurs attendus, pas d'annulation prévue. La compagnie assure avoir fait le nécessaire face aux fortes chaleurs mais on n'est pas à l'abri d'un incident. Et tout d'abord, on prend la direction de l'Espagne avec cet incendie absolument dramatique. Au moins, 12 morts dans un feu qui ravage une forêt près d'Almeria en Andalousie. Des personnes, des touristes ont été prises au piège dans leur voiture ou à pied en tentant de fuir le feu. 23 personnes sont portées disparues.

On ferait le point avec Pierre Chaperon correspondant à RFI en Espagne. Oui, le bilan est d'ores et déjà tragique. Les gendarmes sont en train comme ils le peuvent d'inspecter les différentes maisons de la zone. La zone justement se trouve dans un massif escarpé où plus de 30 000 hectares ont déjà brûlé. Le feu n'est pas fixé et le vent ne facilite pas la tâche des pompiers aidés par 200 militaires et 160 policiers. 1400 personnes ont été évacuées vers les villages avoisinants. On se trouve là dans le sud-est de l'Espagne dans la localité des Los Gallardos à une vingtaine de kilomètres de la mer Méditerranée.

D'ailleurs, depuis la côte, on peut voir la colonne noire de fumée, une zone prisée par les touristes. D'ailleurs, selon les autorités d'Andalousie, les victimes pourraient être uniquement d'origine étrangère. Des Britanniques en premier lieu, peut-être également des Belges, nombreux à ce moment-là de l'année alors que les vacances d'été commencent. Pour expliquer ce bilan humain, les autorités avancent l'hypothèse de victimes qui auraient été piégées dans leur voiture par l'avancée des flammes après avoir emprunté des routes autres que les itinéraires recommandés quant à l'origine du feu. Eh bien, elles restent inconnues.

Les autorités auraient déjà écarté la piste d'une chute de lignes électriques. Une chose est sûre, cette région de l'Espagne a été frappée ces derniers jours par plusieurs vagues de chaleur successives et ce bilan dramatique dépasse déjà à lui seul celui de toute l'année dernière dans l'ensemble du pays. Anthony Ferry, on va parler de la situation en Espagne. Comme chez nous, il y a des températures extrêmes. En fait, le dôme de chaleur est axé sur la France mais déborde largement sur une très large partie de l'Europe, le Royaume-Uni mais aussi l'Espagne. une valeur à retenir. Hier, à Barcelone, on a relevé 40,9$. Alors, on pourrait se dire à Barcelone, 40,9$, c'est tous les étés.

Non, cette valeur n'avait jamais été mesurée. Et ça, ces étés chauds, ces étés longs, malheureusement, ils sont à répétition en Espagne. Et le problème sur les images que vous observez, c'est que la végétation qui brûle, un petit peu comme celle de Marseille d'ailleurs,

1:24:19
Invité

ce sont des pains, ce sont des espèces pyrophiques qui brûlent très facilement. Et en fait, l'Espagne, en quelque sorte, s'est presque piégée elle-même, car au début du XXe siècle, pour accélérer l'économie, l'Espagne a planté énormément de pains. Ce sont des arbres qui poussent très vite.

1:24:36
Présentateur

Le problème, c'est que ces pains sont extrêmement inflammables à cause des hydrocarbures qu'ils contiennent. Et aujourd'hui, c'est ça que nous voyons, ces végétations, ces monocultures de pains ne sont plus entretenues car elles ne rapportent plus d'argent, elles brûlent. Et aussi, autre point important, c'est que l'Espagne, comme la France, a un relief très escarpé qui favorise malheureusement les incendies aériennes. Ludovic Pagano, un feu qui s'est déclaré dans une forêt près d'Almeria, en Andalousie. On est là où les températures sont les plus extrêmes avec des touristes qui étaient dans la zone.

Ce sont eux qui se sont retrouvés piégés en tentant de fuir le feu dans leur voiture ou à pied. Les pompiers, on le voit sur ces images aériennes qui font face à une situation absolument dantesque.

1:25:17
Invité

Une situation dramatique en Espagne et qui nous rappelle aussi d'autres événements qui sont passés dans d'autres pays comme la Grèce, comme le Portugal. Je rappelle des événements dramatiques. Le Portugal, 2017, 62 personnes périssent dans un feu de forêt en ayant voulu quitter leur domicile et fuir en voiture. 2018, en Grèce, entre les décès directs et indirects, 92 personnes périssent à cause de cet incendie. Je dis incendie direct parce que les gens étaient pour beaucoup à proximité de la mer, ont été pris par le feu. Certains ont voulu fuir par la mer et sont morts noyés. Donc vous voyez que ce sont des situations particulièrement dramatiques.

L'Espagne, qui est très concernée par les feux de forêt, avec la plus grande flotte de Canadair en Europe, c'est 25 Canadair à l'Espagne, 25 CL415, les mêmes que ceux qu'on a en France, avec les mêmes problématiques, c'est que ce sont des avions vieillissants et qu'eux aussi commandent des avions au Canada et espèrent les avoir. Mais comme tous les pays d'Europe espèrent avoir des Canadair, quand on annonce des chiffres en disant je veux recevoir le mien en 2028 ou en 2029, on peut légitimement se poser la question de savoir si les dates de livraison vont être respectées.

1:26:26
Présentateur

Un bilan potentiellement terrible, 12 morts, 23 disparus. Emmanuel Macron qui s'est exprimé sur les réseaux sociaux, pensé ému pour les victimes des terribles incendies qui frappent l'Espagne et pour leurs familles. J'exprime la solidarité de la France qui lutte aussi contre les flammes, hommage à tous les pompiers mobilisés quand il y a des feux. Comme ça, on voit souvent la solidarité d'un pays avec l'autre. Mais là, le problème, c'est que la France est elle-même en prise avec ses propres incendies. Difficile d'aller prêter main forte.

1:26:55
Invité

C'est effectivement toutes les limites du système. C'est les limites du système en France où des départements apportent leur soutien à d'autres départements concernés. Comme la majorité des départements français sont concernés par le feu de forêt, engager des renforts au profit d'autres départements, c'est difficile. Et puis, c'est la même chose en Europe. À partir du moment où les pays sont concernés par les feux de forêt, il devient beaucoup plus difficile de mettre à disposition des moyens terrestres et encore plus des moyens aériens parce que forcément, ils fragilisent leurs réponses opérationnelles et ça devient extrêmement compliqué.

Donc, une fois de plus, ce qui marche sur le papier, c'est toujours facile. On a des avions ici, on en a là. Je prends ceci, je les mets là, puis eux, je les mets là. Sur le papier, on fait absolument tout. Les plans fonctionnent toujours dans nos rêves mais pour autant, dans la vraie vie, c'est beaucoup, beaucoup plus compliqué à mettre en œuvre.

1:27:41
Présentateur

Anthony Ferry, est-ce que l'Espagne est dans la même situation que la France avec ce plateau caniculaire ? Oui, l'Espagne effectivement est confrontée à ces chaleurs extrêmes depuis plusieurs jours et va encore les connaître parce que nous sommes effectivement sous le même couvercle et donc tant que ce couvercle ne se décale pas, eh bien tout le monde en dessous suffoque. Alors, quand ce couvercle va-t-il enfin pouvoir se décaler de l'Espagne, de la France et mais aussi du Royaume-Uni, eh bien il va falloir attendre encore plusieurs jours malheureusement.

Le problème, c'est que non seulement l'atmosphère est chaude mais aussi les mers et les océans qui sont bien plus chauds que la normale et ça, ça cause un problème grave. C'est le terrain parfait pour une future canicule car si une nouvelle masse d'air chaud arrive, l'air et l'eau sont déjà chauds et par conséquent, ce sera bien plus simple de voir à nouveau une vague de chaleur arriver sur l'Espagne mais aussi chez nous.

Ludovic Pagano, quand on voit ce qui s'est produit dans cette forêt près d'Almeria en Andalousie, des touristes qui étaient dans cette forêt pour les vacances qui se sont retrouvés piégés, ça rappelle un peu ces feux qu'on a connus en France dans la région bordelaise en fait, avec des personnes qui sont en vacances dans des copings et ça va très très vite en fait, ces feux se propagent très très vite.

1:28:53
Invité

Ça va très vite et puis on n'est pas du tout préparé à cela, c'est-à-dire qu'on part en vacances, l'idée c'est de passer un moment sympa en famille, avec des amis et puis d'un seul coup on est confronté à ce risque de feu de forêt auquel on n'est absolument pas préparé.

Quand vous arrivez d'un département même de Paris ou d'un département du nord de la France, vous n'êtes pas habitué à ces feux de forêt et vous n'imaginez pas à quel point ces feux peuvent être violents, virulents, à quel point ils peuvent avancer très vite en mesure des vitesses de propagation de feu qui sont très élevées, 4-5 km heure, c'est la vitesse de quelqu'un qui marche déjà à vive allure et on a même eu dans certains cas des feux et on les a calculés après bien sûr sur des vitesses de 10 km heure donc c'est considérable, c'est lié à la vitesse du vent, c'est lié au type de végétation, c'est lié au relief et donc il est important également quand on est en vacances de se renseigner également aux risques auxquels on peut être soumis.

1:29:42
Présentateur

Mais justement quand on voit ce type d'image qu'on se retrouve pris comme ça dans un brasier, dans un pays qui n'est pas le nôtre, avec une langue qui n'est pas forcément la nôtre, est-ce qu'il y a des conseils à avoir en tête ?

1:29:53
Invité

Alors tout d'abord c'est s'informer sur ces risques mais c'est vrai que c'est toujours facile à dire depuis un plateau télévision quand on va quelque part on ne dit pas bon j'arrive ici à quel risque je suis soumis mais il existe aujourd'hui des moyens techniques qui peuvent nous prévenir en France on a le dispositif FR Alert qui est déclenché par les préfets et qui a pour objectif de donner les consignes de sécurité aux populations qui sont soumises à un risque particulier on en parle très souvent sur les inondations mais c'est quelque chose qui peut être et qui est parfois utilisé sur les feux de forêt pour inviter les populations soit à se confiner soit à évacuer c'est un dispositif aujourd'hui qui est amené encore à évoluer et les alertes qui sont transmises sur les téléphones à partir du moment où notre téléphone est allumé ou en veille pas éteint mais allumé ou en veille les informations viennent au-dessus de vos applications vos SMS et tout ce que vous pouvez avoir dans votre téléphone et c'est aussi une solution qui peut vous transmettre des messages de bonne conduite dans la langue du téléphone c'est-à-dire que vous êtes anglais le message vous l'aurez en anglais

1:30:51
Présentateur

Merci à vous voilà ce qu'on pouvait dire sur ce dramatique incendie en Andalousie dont le bilan s'annonce extrêmement lourd on va prendre la direction de Marseille parce qu'il y a à présent deux heures un incendie s'est déclaré aux portes de Marseille dans le 11ème arrondissement on vous retrouve sur place Anne Boisise le feu est fixé c'est ça ? Oui c'est ça vous l'avez dit le feu est désormais fixé je suis justement avec le commandant des opérations de secours bonjour est-ce qu'on peut avoir un point sur la situation s'il vous plaît ?

Oui donc aujourd'hui on a été appelé vers 13h40 pour un départ de feu de végétation nous sommes arrivés rapidement avec une centaine d'hommes et une cinquantaine de moyens terrestres accompagnés de Canadair qui ont fait plusieurs passes et un Milan le feu a été fixé à 16h et actuellement on procède aux dernières extinctions et foyers résiduels ce qu'il faut savoir c'est qu'aucune habitation n'a été touchée et aucune personne de la population ou marin-pompier n'a été blessée au cours de cette intervention et justement c'était ça la priorité c'était de protéger les habitations parce que c'était vraiment proche de plusieurs tours d'immeubles donc les deux priorités nos deux objectifs c'était un que le feu ne parte pas dans les habitations et deux qu'il ne passe pas la crête pour partir derrière dans la colline et faire plusieurs hectares dans le parc national Merci beaucoup donc vous l'avez entendu le feu est désormais fixé mais les marins-pompiers continuent d'intervenir et de surveiller le secteur pour des opérations de noyage Anne Boisizan en direct de Marseille 12 hectares qui ont été parcourus par les incendies on va retrouver Clémence Renard dans les Pyrénées-Orientales 5000 hectares ont brûlé 5000 ont été parcourus la situation maintenant est sous contrôle en revanche les personnes rentrent chez elles et constatent les dégâts Clémence c'est le cas d'un apiculteur vous êtes à ses côtés les dégâts sont très lourds les pertes aussi Oui regardez on est dans le stock enfin le hangar de stockage de cette mêlerie regardez il n'y a même plus de toiture tout a été calciné dans ce hangar de stockage les motos les véhicules qui étaient présents ici Dominique on voit juste à côté de vous il y a une centaine de fûts également qui ont été calcinés et dedans il y avait des dizaines de litres de miel des dizaines il y avait à peu près 30 000 kilos de miel oui puisqu'il y a 97 fûts qu'on brûlait avec un peu plus de 300 kilos de moyenne par fût

1:33:13
Invité

et là vous voyez les abeilles qui sont en train de manger je ne sais pas si c'est très bon pour leur santé

1:33:17
Présentateur

elles ont l'air déboussolées elles aussi

1:33:18
Invité

elles mangent le miel caramélisé mais on ne peut pas les empêcher parce que c'est à ciel ouvert donc c'est comme ça j'espère qu'elles ne s'empoisonnent pas avec mais c'est clairement du miel qui est perdu

1:33:27
Présentateur

30 tonnes de miel ça représente combien en perte pour vous ?

1:33:31
Invité

250 000 euros

1:33:32
Présentateur

et ça c'est uniquement pour le miel on l'a dit il y a vos véhicules de livraison vous aviez une livraison qui était prête à partir ce week-end lundi matin à première heure le véhicule devait sortir pour aller livrer prendre des commandes

1:33:44
Invité

chez nos clients et puis après il y a tout le matériel apicole derrière le hangar qui a brûlé aussi les ruches les hausses alors évidemment il n'y avait pas d'abeilles dedans parce que les abeilles elles sont dans la montagne

1:33:52
Présentateur

vous attendiez de les repeupler entre 100 et 200 ruches juste derrière qui étaient en bois et donc qui ont brûlé

1:33:57
Invité

oui forcément c'est tout le matériel des ruches c'est tout en bois et donc tout a brûlé

1:34:01
Présentateur

alors vous me disiez vous étiez là dimanche matin avant l'évacuation de I sur tête vous avez essayé d'ouvrir le hangar justement pour peut-être essayer de sauver ce qu'il y avait à l'intérieur mais à aucun moment vous pensiez que votre exploitation allait être touchée ah bah non je ne pensais pas parce que le feu

1:34:15
Invité

avait l'air sous contrôle les fumes étaient blanches ce n'était pas à proximité et en l'occurrence il n'y avait pas d'électricité donc on ne pouvait pas lever le rideau métallique donc bon je suis parti assez confiant et quand j'ai vu comment ça tournait dimanche après-midi par contre j'ai eu très peur et j'ai su par mon voisin que j'avais un bâtiment au feu mais je ne savais pas si c'était je ne savais pas ce que c'était

1:34:37
Présentateur

les abeilles

1:34:37
Invité

qui rentrent dans votre polo

1:34:39
Présentateur

et en l'occurrence moi je suis arrivé lundi matin au lever du jour j'ai vu que la mielerie était intacte heureusement c'est l'outil de travail et donc bon je savais qu'on était sauvés quoi quelque part après bon c'est évidemment traumatisant de voir tout ce qu'on a perdu mais l'outil de travail est intact et on peut reprendre notre activité c'est l'essentiel derrière effectivement elle est intacte donc plus d'un million d'euros de pertes pour vous mais il est quand même important de préciser que la mielerie reste ouverte et qu'il y a toujours du miel à vendre oui il y a toujours du miel à vendre et on va pouvoir livrer nos clients merci Clémence Renard merci à votre invité et bon courage bon courage à lui mettre les plus vulnérables à l'abri c'est l'absolue priorité face à cette troisième canicule en un mois neuf départements actuellement en vigilance rouge demain ça sera 24 vous voyez ces différentes villes avec le thermomètre qui s'affole un peu partout un plan hors sec chaleur extrême permet l'ouverture de centres de rafraîchissement priorité au direct on va suivre un déplacement de la ministre des sports à Maison-Alfort décédé des suites de noyade alors sur ces 131 personnes il faut bien comprendre donc l'objet aujourd'hui de cette visite c'est aussi de rappeler les consignes de sécurité et de faire beaucoup de prévention puisque 75% de ces décès pour 55% ce sont des zones de baignade qui ne sont pas surveillées et pas autorisées et pour 20% ce sont dans des lieux de baignade privée notamment des piscines et ce que nous observons c'est que sur les tranches d'âge concernées c'est beaucoup sur les moins de 18 ans et ensuite sur les plus de 60 ans et malheureusement sur les moins de 18 ans c'est dans les zones de baignade non surveillées ou non autorisées et pour les plus de 60 ans ce sont dans les piscines privées que souvent des accidents arrivent mais pour autant vigilance absolue quel que soit les publics quel que soit l'âge etc.

donc les messages de prévention que nous sommes venus rappeler aujourd'hui avec les collectivités vraiment que je remercie d'être à nos côtés puisque c'est un travail collectif que nous faisons ensemble collectivités mouvements sportifs j'ai le vice-président de la Fédération Française de Natation qui est à mes côtés Voix Navigable de France qui a aussi lancé une campagne de prévention sur le sujet c'est les messages de vigilance on ne va pas quand on n'est pas sur une zone autorisée d'autant qu'on a regardé un peu la cartographie de ces accidents et il nous est apparu qu'à moins de 5 km de ces zones d'accidents il y avait des zones de baignade surveillées et autorisées c'est dire si la responsabilité de chacun est grande donc on va sur des zones surveillées on se mouille avant de rentrer dans l'eau parce que par de telles températures bien évidemment il y a un risque d'hydrocution qui est évident on ne consomme pas d'alcool avant de se baigner puisqu'on le sait sport et alcool ça fait très mauvais ménage d'une manière générale mais d'autant plus quand on est sur des phases de caniculaire comme nous connaissons on ne laisse jamais un enfant sans surveillance vraiment on veille de nos enfants comme le lait sur le feu on ne laisse pas même 5 minutes un enfant sans surveillance dès lors qu'on est à proximité d'un point d'eau et surtout pour les adultes on ne surestime pas ses forces je ne vais pas très loin de la rive même si je suis en zone surveillée si je ne me sens pas à la capacité à revenir derrière il faut faire attention en fait sur l'apprentissage de la natation c'est ce que nous disions tout à l'heure avec le vice-président de la fédération française de la natation on a des bons taux d'apprentissage de la natation en France les enfants qui sortent de 6ème à plus de 80% mais entre nager dans une piscine où on a des bords à proximité des bouées etc.

impersonnel ou nager en eau vive c'est pas la même chose et il faut avoir reconnaissance des risques donc c'est pour ça aussi que nous sommes venus voir comment des enfants apprennent à nager avec des consignes de sécurité et puis une culture aquatique qui leur est transmise aujourd'hui sur des points de baignade qui sont différents quand on est dans un lac quand on est dans une rivière quand on est à la mer quand on est à l'océan avec des baïnes des formations de baïnes c'est tout à fait différent donc il faut apprendre aussi à connaître le milieu à évaluer le risque avant de s'engager

1:38:23
Invité

Est-ce que se réduire le nombre de baignades ça passe uniquement par la prévention est-ce qu'il faut aussi peut-être voir l'angle sanction ou peut-être l'augmentation de nombre de zones de baignades dont on sait qu'il y a notamment des zones où il n'y a pas forcément

1:38:37
Présentateur

un très grand nombre de zones de baignades pour les écoles C'est tout cela c'est tout cela en même temps d'abord c'est tout ce que nous faisons aussi en lien avec l'éducation nationale avec les collectivités sur l'apprentissage de la natation parce que par exemple dans le cadre de Paris 2024 déjà vous le savez et nous travaillons encore là-dessus avec les collectivités avec la région notamment avec le département avec la métropole du Grand Paris nous investissons dans le cadre du boni des jeux de Paris sur des actions de savoir nager c'est tout le travail que nous faisons aussi avec la fédération et que le ministère finance via l'agence nationale du sport toutes ces actions qui visent aussi à développer l'apprentissage de la pratique ça c'est une chose ce sont les équipements vous avez raison donc là ici nous sommes sur une aire de baignade qui a été aménagée sur la marne et ça peut être les piscines quand on est par exemple en ruralité ou les piscines quand nous sommes dans le tissu en général sur nos territoires sur lesquels nous nous engageons très fortement bien évidemment avec les collectivités qui sont à la fois les premiers financeurs l'Etat vient les aider dans ces investissements mais aussi il faut le dire ceux qui payent le fonctionnement aujourd'hui de ces établissements et on sait que ça coûte cher aujourd'hui d'entretenir une piscine donc c'est pour ça que nous sommes en train de travailler notamment pour réorienter certains financements de l'Etat en priorité sur l'entretien d'abord des piscines puisqu'on a un parc de piscines qui vieillit en France donc il faut absolument qu'on rénove ces établissements et puis de construction de nouvelles piscines aussi là où le besoin se fait sentir avec peut-être des équipements plus légers donc bassins d'apprentissage de natation ou alors piscines mobiles qui se développent de plus en plus également et puis ensuite vous l'avez dit voilà pour ce chiffre donné par la ministre des sports et de la jeunesse un chiffre absolument effroyable on en parle ensemble Margot Pouvé chef du service santé 131 décès dans des noyades depuis le 19 juin c'est-à-dire en trois semaines en trois semaines ça fait plus de six par jour Karine si on fait une moyenne de noyades mortelles si on regarde les bilans des années précédentes ça conforte le principe selon lequel les fortes chaleurs contribuent à une augmentation de ces noyades forcément l'envie de se rafraîchir les zones de baignade qui n'étaient pas forcément aussi surveillées troisième vague de chaleur et on voit ce bilan qui est bien plus lourd à titre de comparaison par exemple l'an dernier on avait eu trois semaines et franchement une intensité bien moindre par rapport à celle d'aujourd'hui entre le 19 juin et 8 juillet on avait eu une centaine on avait eu 106 décès là on est déjà à 130 en trois semaines donc vigilance et un aveu aussi un peu d'impuissance parce qu'à part répéter les messages de prévention et de surveiller évidemment les enfants point de vigilance notamment sur les ados qui se baignent volontiers sur les plans d'eau non surveillés et chez les plus âgés aussi qui ont parfois tendance à oublier que ça peut présenter un danger la ministre qui a rappelé qu'on sait nager mais que la baignade dans nos vifs c'est pas la même chose en fait et qu'on n'ait jamais voilà il faut vraiment extrêmement faire attention on a vu des cas de noyade aussi groupés de personnes qui voulaient porter secours on rappelle la nécessité d'appeler systématiquement les secours d'alerter avant de vouloir aider ça c'est quelque chose de très très important et de parfois qu'on oublie dans la panique merci merci beaucoup Margot à suivre on ira à nouveau en Espagne d'ici quelques minutes avec ce bilan absolument terrible 12 victimes dans un incendie de forêt en Andalousie 23 personnes portées disparues c'est une forêt qui s'est embrasée 16h30 si vous nous rejoignez et tout d'abord direction l'Espagne avec l'un des plus graves incendies de l'histoire de ce pays avec un bilan absolument dramatique au moins 12 morts dans ce feu qui ravage une forêt près d'Almeria en Andalousie des personnes qui ont été prises au piège dans leur voiture ou à pied en tentant de fuir l'incendie un bilan qui pourrait encore s'alourdir 23 personnes sont portées disparues le feu n'est toujours pas contenu très forte émotion en Espagne vous voyez cette minute de silence respectée par le roi la reine et leurs enfants à Murcie à 150 km de là où s'est déclaré l'incendie forte réaction également de la France qui fait part de son émotion et de solidarité au plus haut niveau de l'Etat 131 morts par noyade 131 décès depuis le 19 juin c'est le chiffre terrible donné par la ministre des sports 131 décès par noyade en 3 semaines ça coïncide bien évidemment avec les épisodes de canicule en France tout d'abord on prend la direction de l'Espagne avec ce bilan terrible qui pourrait être l'un des plus graves de l'histoire de ce pays 12 morts déjà des personnes qui ont tenté de fuir à tout prix cet incendie dans une forêt près d'Almeria en Andalousie en voiture ou à pied qui ont été prises au piège par le feu il y a aussi 23 personnes qui sont portées disparues les dernières images les toutes dernières informations avec Eléa Morel un village encerclé par les flammes c'est ici et ici aussi et des riverains forcés d'évacuer c'est très compliqué nous ne savons pas si la maison a brûlé ou non et la femme dont je m'occupe est handicapée à la mi-journée les pompiers sont toujours très inquiets des maisons brûlent sans que l'on sache si des habitants sont pris au piège plusieurs personnes sont déjà décédées

1:43:45
Invité

parmi les victimes les autorités mentionnent des personnes prises au piège dans leur voiture sur des chemins qui n'appartenaient pas aux itinéraires d'évacuation signalées par les autorités et ce sont en partie très probablement des ressortissants britanniques parce que le volant de plusieurs véhicules était à droite

1:44:04
Présentateur

l'incendie s'est déclaré hier en fin d'après-midi dans la province d'Almeria une région au sud de l'Espagne il semblerait que l'incendie ait débuté au niveau d'une ligne électrique au départ

1:44:19
Invité

il s'agissait d'un feu de bas côté mais il a fini par se propager très rapidement poussé par un vent très violent

1:44:24
Présentateur

à une vitesse extraordinaire plus de 3000 hectares ont déjà été ravagés de nombreux ravins et des maisons à flanc de coteau rendent le travail des pompiers particulièrement compliqué 3200 hectares ont brûlé on l'a dit un bilan humain absolument terrible et pas définitif le roi la reine d'Espagne et leurs deux filles ont observé une minute de silence ça se passait sur une base militaire à Murcie à 150 kilomètres de l'endroit où se déroule l'incendie vous voyez cette minute de silence un feu absolument terrible on en parle ensemble Ludovic Pagano on voit ces images ce que disent les pompiers en Espagne concernant ces 12 personnes qui ont trouvé la mort c'est que des consignes avaient été données en fait vu l'ampleur du feu de rester confinées et que ces personnes n'ont pas respecté les consignes qu'elles ont eu peur et qu'elles ont à tout prix décidé de sortir en fait de la zone

1:45:18
Invité

c'est la raison pour laquelle il faut absolument respecter les consignes des autorités ce sont d'abord des consignes qui sont données par le commandant des opérations de secours l'officier sapeur-pompier l'expert du feu de forêt qui lui a des éléments qui lui permettent de proposer telle ou telle décision c'est-à-dire la vitesse du feu son sens de propagation et au bout de combien de temps le feu pourra atteindre ses habitations et il y a une vraie différence entre se confiner et évacuer dans certains cas quand la décision est prise trop tard l'évacuation devient difficile c'est la raison pour laquelle on peut demander aux gens de rester confinés l'autre cas plus classique c'est qu'on sait qu'a priori le feu ne passera pas par la zone d'habitation et que pour des raisons de sécurité il vaut mieux rester enfermé chez soi plutôt que d'emprunter la route et éventuellement de gêner les secours qui viendraient être engagés mais là on est vraiment sur une situation extrême on a compris que ce feu s'était propagé à une vitesse extrêmement rapide que finalement sur une première demande de confinement il n'était plus possible de demander une évacuation et qu'en l'occurrence la seule façon pour ces gens d'espérer rester en vie je suis tenté de dire était de rester confinés prendre la voiture c'est toujours toujours difficile et malheureusement ces gens en ont fait la triste expérience

1:46:28
Présentateur

nous sommes également en direct avec Dimitri Carbonell expert en adaptation au changement climatique auteur du livre 2050 crash ou renaissance quand vous voyez ces images de ce qui se passe actuellement en Espagne et ce bilan absolument dramatique qui pourrait être un des plus graves des incendies touchant l'Espagne quelle est votre réaction ? Tout d'abord évidemment c'est vraiment tragique et comme vous le disiez sur le plateau on voit qu'on peut être frappé extrêmement rapidement à tout moment et que notamment

1:46:56
Invité

les sécheresses et les canicules font que la moindre petite allumette ou la moindre petite comment dire électricité ou plutôt câble électrique peut déclencher vraiment des ravages ce qui signifie aussi qu'on a de moins en moins le temps aussi pour se préparer

1:47:13
Présentateur

et que comme vous le disiez aussi il est essentiel de suivre vraiment les recommandations de personnes qui ont vraiment une vision générale de la situation On est en plus sur une topographie apparemment très compliquée dans cette zone évidemment c'est une forêt il y a beaucoup de ravins c'est très difficile pour les pompiers de contenir ce feu

1:47:31
Invité

Oui et en fait c'est l'association d'un certain nombre de phénomènes donc difficulté pour les pompiers évidemment pour ce qui est sécurité civile de faire quelque chose et d'intervenir ce qui veut dire aussi c'est que dans certains cas il va peut-être falloir interdire certains c'est ce qu'on commence à faire d'ailleurs interdire certains massifs vu le risque en fait que l'on a

1:47:56
Présentateur

et donc par anticipation on sera sans doute obligé de fermer certains sites En France c'est assez fréquent que dans les périodes de très forte chaleur ou de risque élevé des feux de forêt les massifs forestiers soient fermés vous pensez que c'est une des mesures de précaution à étendre ? Oui malheureusement on n'a pas trop le choix surtout qu'environ 90% en fait

1:48:16
Invité

des incendies sont d'origine humaine et entre guillemets un faux pas ou une cigarette ou autre chose et tout à coup c'est une catastrophe pour à la fois pour les personnes c'est ce qui est tragique et puis après pour les biens pour les locaux donc oui malheureusement on n'a plus trop le choix

1:48:32
Présentateur

Reste avec nous Dimitri Carbonel Anthony Ferry on va parler des conditions en Espagne qui sont proches de celles qu'on vit en ce qui concerne à la fois la vigilance pour les feux mais aussi les températures extrêmes

1:48:41
Invité

Oui on a par exemple le relevé hier à Barcelone 40 degrés 9 alors on pourrait se dire bon bah

1:48:46
Présentateur

40 degrés en Espagne c'est habituel c'est l'été non ça n'était jamais arrivé dans la région de Barcelone de relever 40 degrés 9 l'Espagne est comme nous malheureusement sous cet énorme dôme de chaleur en fait sous cet anticyclone qui va bloquer et maintenir l'air chaud qui nous est envoyé du Sahara et malheureusement et bien c'est pour cela que l'Espagne suffoque aussi ça remonte jusqu'en Angleterre jusqu'en Angleterre on relève des températures exceptionnelles mais malheureusement le problème en Espagne et bien c'est que ces températures chaudes extrêmes elles sont là de plus en plus souvent ce qui assèche de plus en plus la végétation une végétation qui d'ailleurs n'est pas favorable pour les incendies car c'est notamment des massifs de pin c'est ce qui donne malheureusement ce que l'on voit sur ces images ces dramatiques feux On a vu la mine du silence respectée par la famille royale en Espagne Emmanuel Macron aussi qui s'est exprimé sur les réseaux sociaux qui a fait part de sa solidarité bien évidemment pensée émue pour les victimes des terribles incendies qui frappent l'Espagne et pour leurs familles j'exprime la solidarité de la France qui lutte aussi contre les flammes hommage à tous les pompiers mobilisés Ludovic Pagano c'est là qu'on atteint aussi les limites de notre système européen parce que nous la France faisons face à des départs de feu un peu partout sur le territoire pas moyen d'aller prêter main forte à l'Espagne en ce moment

1:50:02
Invité

Non c'est difficile de mettre à disposition des moyens nationaux qui sont aujourd'hui très mobilisés sur le territoire national et on atteint justement les limites de cette coopération internationale de ce qu'on appelle le mécanisme européen de protection civile qui consiste effectivement à ce que les pays membres puissent se prêter provisoirement des moyens pour répondre à un besoin très spécifique et là on le voit malheureusement l'Espagne est très concernée par les feux de forêt la France aussi le Portugal plus au sud ou à l'ouest de l'Espagne également et donc personne aujourd'hui ne prendrait le risque de dire on va vous donner on va vous prêter des moyens parce que nous aussi on en a besoin et nous aussi on est confrontés à ce risque donc oui il va falloir qu'on raisonne de façon bien plus large parce que très clairement aujourd'hui les plans les dispositifs tels qu'ils ont été pensés il y a maintenant 20 ou 30 ans atteignent leurs limites ce changement climatique aujourd'hui perturbe toutes les prévisions il va absolument falloir qu'on essaye d'avoir un coup d'avance sur ce changement climatique parce que qu'on le veuille ou non on est en retard on est en retard et j'ai même le sentiment que ce changement climatique prend de plus en plus de l'avance sur nos capacités opérationnelles

1:51:12
Présentateur

Dimitri Carbonel l'un des plus lourds bilans d'incendie de l'histoire de l'Espagne alors qu'on est en 2026 et qu'on se dit qu'on devrait savoir gérer ces périodes et de fortes chaleurs et d'incendies quelles mesures on doit prendre vous disiez bien évidemment fermer les massifs forestiers il y a des décisions à prendre comme ça quelles autres mesures pourraient être appliquées ?

1:51:32
Invité

Alors effectivement d'un côté il y a des mesures qui vont effectivement pour éviter que les personnes aillent là ou aussi faire en sorte que les personnes ne commencent pas à utiliser la cigarette et peut-être interdire carrément la cigarette à certains endroits ou le barbecue on le fait déjà des broussaillages aussi et donc là être beaucoup plus sans doute sévère lorsque ce travail n'est pas réalisé et si parfois il y a des problématiques du qui fait quoi c'est de trouver des solutions Deuxième chose évidemment c'est en concernant les moyens un autre problème qu'on va avoir c'est que les incendies ne sont pas uniquement dans la partie sud de la France mais s'étend de plus en plus vers le nord donc on va même être en difficulté partout en France donc on peut avoir à la fois les canadaires au sud de la France en Bretagne et puis ailleurs c'est bien compliqué donc ça signifie aussi mettre beaucoup plus de moyens bien sûr pour résoudre éviter effectivement et éteindre aussi ces incendies et puis après il y a une question après c'est comment est-ce qu'on fait pour reconstruire par la suite et sans doute pas reconstruire nécessairement de la même manière mais en mettant en place un certain nombre de mesures de prévention d'adaptation peut-être aussi à éviter de construire des endroits où c'est trop risqué par exemple

1:52:49
Présentateur

merci merci Dimitri Carbonel d'être intervenu merci à vous sur ce terrible bilan en Espagne l'un des pires bilans d'un incendie en Espagne on le redit 12 morts 23 personnes disparues un feu qui continue à faire rage dans une forêt d'Andalousie on y reviendra bien évidemment dans nos prochaines éditions tout de suite on jette un coup d'oeil au trafic

1:53:08
Invité

on regarde vos routes

1:53:25
Présentateur

des chaleurs extrêmement intenses qui vont perdurer vous le voyez le trafic aussi rouge et noir pour aujourd'hui ça ne sera pas mieux demain ce sont exactement les mêmes couleurs prenez vos précautions des bouteilles d'eau dans la voiture hydratez-vous faites des pauses et si vous le pouvez attendez dimanche merci