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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 juillet 2025 15 min

Éric Coquerel : “Bayrou ne peut plus être premier ministre“

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Écrel, tout le monde est gentil alors que Boem Sansal a été condamné en appel à 5 ans de prison. Alors que on en parlait à l'instant, il y a un autre journaliste français Christophe Glaz qui a été condamné à à 7 ans en Algérie. Euh faute politique de la part de ce député.

Alors déjà, je l'entends parler du peuple algérien. C'est vrai. Donc il parle pas du gouvernement, il dit tout le monde.

Et vis-à-vis Oui, enfin vis-à-vis du peuple algérien, je pourrais avoir les mêmes mots. Bon, mais dans ce contexte, je vais vous répondre. Voilà, on a fait hier un vous le savez, on a réagi en tant que français insoumise en disant que les paroles de de Sébastien de Logu représentaient Sébastien Lugu et pas France insoumise pour plusieurs raisons.

C'est une rare prise de distance vis-à-vis de la parole de nouveaux députés. Oui, mais parce que euh en général nos déplacements à l'étranger, on les coordonne ensemble dans si on peut les faire parce qu'il y a des moments où ça où c'est ça ça ne convient pas de partir dans certains pays et puis de ce qu'on dit. Bon, donc là, ça a pas été le cas.

Donc on le condamne pas mais ça représente lui-même. Vous ne l'auriez pas dit pareil ? Non, parce que par exemple, moi je suis d'accord avec le le cadre général qui est l'idée de dire que notamment avec Bruno Rotaillot, je l'ai dit ici même, je pas changer d'avis, depuis maintenant 1 an, vous avez une tension vis-à-vis de l'Algérie qui est alimentée en plus qui s'appuie en France sur un discours vis-à-vis de l'immigration et cetera et qui est alimenté, qui n'est pas bon parce que je pense qu'il faut pas, j'allais dire surenchérir dans la tension vis-à-vis de l'Algérie et que cette ligne ferme et forte que défend les ministres de l'intérieur est une erreur. avec une politique où en gros et ça quand vous demandez au qu d'ors ils en conviennent très bien vous obtiendrez pas par exemple la libération de BBsensale que je réclame de manière très claire et en évidemment celle de Christophe Glaise votre collègue journaliste qui n'a rien à faire en prison.

Bon donc on l'obtiendra pas j'allais dire par une espèce de de pression avec LG. Ça marche pas comme ça. Bon, surtout quand il y a eu pas mal de de d'antécédents de dossiers par exemple l'histoire des des EQTF soi-disant ou Alger se comportait de manière différente.

C'est parce qu'en réalité il y a pas beaucoup de différence avec le Maroc, la Tunisb. Alors je je termine donc làdessus on peut le dire, on peut le dire là-dessus on peut le dire. C'est-à-dire qu'on ne faut pas entretenir mais ça équivaut pas soutien au gouvernement algérien.

D'accord. Voilà, on a nous par exemple quand il y a eu des grandes manifestations en Algérie, vous le savez, on les a soutenu des de mouvement démocratiqu et de même je pense très difficile aujourd'hui d'aller en Algérie et de ne pas avoir un mot pour Bolem Sansal et Christophe Glaise mais là carrément pardon alors là carrément vous dénoncez une faute politique de la part de non je vous dis ce que moi si nous nous allions demain en Algérie, nous n'oublierons pas cette question sans considérer pour autant qu'il faut alimenter une tension sans considérer qu'il faut aller là-bas avec une espèce de posture néocoloniale où on estime qu'on donne toujours des leçons aux Algériens. Donc il y a il y a quelque chose à tenir qui est à la fois d'envoyer un message même y compris amical au peuple algérien et au gouvernement algérien.

Mais ce message il faut aussi l'envoyer pas le bon timing et n'était pas le bon timing pour aller en Algérie de la part de députés de la France. Même si là, j'entends encore une fois que Sébastien a bien parlé du peuple, du peuple. Absolument.

Mais je le répète, une prise de distance comme ça de la part d'un responsable national de la France insoumise vis-à-vis d'un des députés, c'est assez exceptionnel. Doncte question Betaram Camille, question Bam, question ce que vous voulez d'ailleurs. Moi je lis bêtement ma feuille mais euh aujourd'hui euh c'était donc la remise du rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire. 50 recommandations ont été faites pour agir contre les violences à l'encontre des enfants.

Le Premier ministre a été également pointé du doigt, François Bairou. On écoute Fatia Kello Hi, la députée socialiste et présidente de la commission. A priori, le Premier ministre est dans un monde qui est différent du nôtre.

C'est-à-dire que il reste dans un monde où on peut donner des claques aux enfants et il pensent que ce sont des claques éducatives. Il reste dans un monde, moi je crois que c'est en tout cas ça n'est pas le mien où une lanceuse d'alerte n'est pas entendue, n'est pas la seule adulte de l'établissement Betaram qui a lancé l'alerte, c'est madame Gulung. Or, il a il a passé 1 heure à détruire la réputation de madame Gulung.

Donc on est face à un premier ministre qui n'a pas été convaincant en tout cas à mon égard mais qui n'a pas clairement menti à ce moment-là, c'est-à-dire sous serment. Alors, il y a un différent entre Paul Vanier, votre camarade et les autres, lui souhaitait que cette idée de mensonge soit retenue. Indépendamment de ça, est-ce que selon vous, parce que les accusations vis-à-vis du premier ministre sont relativement graves, il aurait pu intervenir, il ne l'a pas fait.

Indépendamment du mensonge, est-ce que il peut rester premier ministre François Bairou après les rapports de cette commission d'enquête ? Vous me permettrez déjà de saluer l'excellent travail des deux rapporteurs de Paul Vanier et de Violette Spielbou sur cette question qui touche au-delà du premier ministre la question de la pédocriminalité. C'est peut-être une des affaires de pédocriminalité les plus graves dans une institution et avec manifestement un problème c'est que beaucoup de monde savait voilà et n'ont soit ont rien fait soit n'ont pas fait suffisamment.

Je pense que là-dessus je vais parvenir ça l'a largement montré sur le premier ministre. Le moins qu'on peut dire, c'est que rappelez-vous ces paroles de prononcer devant l'Assemblée nationale. Je ne savais pas, je n'étais pas au courant.

Et d'ailleurs, dit-il le meilleur exemple pour dire qu'il était pas au courant, c'est qu'il n'aurait pas mis ses enfants là-dessus. Tous les faits ont montré depuis Vous pensez qu'il a menti ? Ah bah tous les faits ont montré depuis que il était au courant.

Il l'a alors tous les faits ne montrent pas qu'il a menti au sein de la commission. Tout le monde n'est pas d'accord sur cette analyse. Alors ce qui ce qui ce qui contrebalance c'est le fait de parjure ou pas parjure d'accord ? notamment parce que si vous vous rappelez l'exercice qu'il a fait au moment de la commission, il s'est débrouillé à certains moment pour ne pas répondre à la question précise mais avoir des espèce de comme qui est une spécialité François Berérou où vous contournez les réponses et cetera et à la fin vous comprenez plus rien.

Mais ce que j'observe moi très clairement, c'est que j'ai j'étais là. Donc j'ai très clairement entendu François Verou dire je n'étais au courant de rien. Dire une deuxième chose après tout confirmer que en fait en réalité il savait et puis alors ce qu' a dit la présidente de la la commission, je suis d'accord avec elle le fait de s'en être pris à la seule personne qui a alerté qui a été une lanceuse d'alerte qui est quand même un très mauvais message envoyant la sauce d'alerte. gravissime la façon dont ça é mais du coup vous pensez qu'il peut rester premier ministre mais moi je pense que il y a il y a si vous voulez vous qui ne contournez pas les réponses comm François Berérou c'est pour l'ensemble de son œuvre qui peut plus être premier ministre voilà Betaram en fait partie il y a ce qui s'est passé j'allais dire sous le conclable des retraites avec le fait d'avoir utilisé ça pour essayer d'éviter la censure et on termine avec la réforme borne dont l'assemblée ne veut pas dont la population ne veut pas dont les syndicats ne veut pas toujour Il dit qu'il va peut-être y avoir une proposition de loi.

D'accord. Mais ce qui m'apporte surtout, c'est que il a il a fait une politique, il a gagné quelques mois pour emmener une politique qui est d'imposer une réforme dont les gens ne veulent pas. Donc vous me demandez si à mon avis il peut rester.

Moi je vous dis non. Parce que non seulement il avait le défaut originel qui était dû essentiel monsieur Macron d'avoir permis à des gens minoritaires de gouverner le pays. C'est le problème de fond qui se pose.

Et puis maintenant en plus il y a ajouté une certaine touche une certaine patte. Et cette façon de faire, de mentir à la représentation nationale. Cette façon de euh euh d'essayer un peu de s'appuyer beaucoup sur l'extrême droite pour essayer de survivre comme il l'a fait.

Il est pas à la hauteur du poste selon vous de ce qu'un premier ministre doit représenter dans la République. C'est ça. Mais c'est difficile d'être à la hauteur du poste quand vous êtes minoritaire.

Donc c'est pas que François Berou à mon avis d'accord sur la politique mais en plus de ça c'est clair queil ajoute certaines choses. Moi je suis quand même Berlut certaines réponses en QAG ou euh il répond à côté, il répond de manière provocatrice et je vous dis il s'appuie beaucoup sur l'extrême droite. Sa majorité aujourd'hui ne tient que quand l'extrême droite vote pour les textes qu'il proposent parce que ou que ou que des parlementaires propos dans la même situation que Michel Barni.

Non, là c'est pire. C'est pire parce que ce qui se passe c'est que son socle gouvernemental qui à mon avis ne serait pas très triste pour la plupart d'entre eux que monsieur Berou s'en aille le sont quasiment absents de l'assemblée. Là il y a eu plusieurs élemps pressants où si le RN n'est pas là leur texte ne passe pas.

Donc un premier ministre qui est minoritaire dans le pays impose des des mesures sociales absolument injustes m devant l'Assemblée nationale et en plus gouverne avec l'extrême droite, vous comprendrez que moi je souhaite son départ. Alors, vous êtes président de la commission des finances et il se trouve que cette même commission va devoir enfin le gouvernement va devoir présenter un budget qui sera discuté devant votre commission. Là, vous avez dressé vraiment un constat de de vraiment très dur vis-à-vis du premier ministre.

Améline Monchalin, la ministre du budget vient de dire qu'elle souhaitait vouloir bâtir un budget de compromis pour 2026 et que donc elle va écouter un peu tout le monde. Le RN Horizon aujourd'hui, j'imagine que votre parti serait reçu. Aucun compromis n'est possible avec la ministre du budget sur la construction de ce budget.

On les connaît les compromis. Ils nous ont donné euh ils nous ont rappelé ce qui était un compromis. Je vous rappelle que bah parce que le gouvernement barnier qui est venu devant l'Assemblée nationale qui était minoritaire, il aurait pu faire un compromis avec l'Assemblée nationale, c'est Mais on parle d'un autre gouvernement.

Non non, écoutez-moi. S'il voulait faire un compromis avec l'Assemblée nationale, d'accord, il avait l'occasion de le faire parce qu'on a transformé son budget. On a été notamment chercher des recettes pour 50 milliards de recettes, ce qui même qu'on avait réussi à remonter.

Oui, mais je vous réponds, ils l'ont pas fait. Et qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils s et ils ont passé en force après je crois pas je ne crois pas au compromis sauf avec elle-même.

Voilà. Alors, elle fait des propositions, elle est Améline Monchalin dont on sait qu'elle est peut-être pas toujours d'accord, enfin que le président de la République n'est pas toujours d'accord avec elle propose, mais enfin elle est ministre du budget, elle fait valoir son opposition à une hausse généralisée des impôts. J'exclus toute hausse des impôts qui pèseraient sur les classes moyennes de manière indifférenciée.

Et je ne souhaite pas, je ne propose pas, je ne mets pas sur la table une hausse de la TVA. Voilà. Donc elle dit qu'elle est contre les impôts pour les plus faibles.

Elle ne dit pas qu'elle est contre une hausse des impôts même minor même mineur pour les euh classes aisée. Est-ce que sur cette déclaration de principe, il y a pas moyen de discuter ? Il y a pas de discussion là-dessus.

C'est-à-dire qu'on est tous le monde euh euh pense qu'il ne faut pas augmenter les impôts des classes populaires et des classes moyennes dans ce pays. Mais que la ministre du budget ça mais monsieur Barni le disait également. Mais en fait en réalité quand monsieur Barni dit ça disait ça et ça va être la même chose avec madame Chalin ça impliquait également de ne pas augmenter les impôts des ultra riches et des grandes entreprises là elle aurait pu dire je ne veux ni les là elle ne le dit pas que vous n'y voyez pas une voiture vous me permettrez de dire que je lis aussi ce que dit monsieur Lombard qui est son ministre de tutelle qui est le ministre de l'économie ministre du budget et monsieur Lombard dit très clairement qu'il sera hors de question il ne travaille pas aujourd'hui sur par exemple pérénisé la taxe qui avait été faite l'année dernière qui a rapporté beaucoup moins que prévue parce qu'elle était sur un an donc les gens l'ont contourné il ne comptèent pas par exemple il ne compte pas appliquer des politiques de taxation du patrimoine il ne compte pas en gros imposer l'ultra riche donc en réalité il y a une entourel loupe parce que derrière cette phrase nous n'augmenterons pas les impôts de tout le monde se cache la se cache le vrai problème c'est qu'ils n'iront pas toucher les impôts des dont nous a besoin par rapport le dit qu'elle dit sur la TVA.

Sur la TVA, beaucoup étaient quasiment d'une augmentation de la TVA. Ça elle le dit, je ne mets pas sur la table une enfin vous en prenez acte. Mais oui, d'accord.

Mais elle met pas sur la Ça fait à peu près 3 semaines que la TVA sociale a été mis de côté, je le rappelle. Donc, elle a été remplacée par une année blanche, c'est-à-dire qui sera une année de non augmentation des budgets. Ce qui veut dire que par rapport à l'hase tendantielle des budgets, pour bien comprendre la hausse tendantielle, c'est qu'est-ce qu'il faudrait augmenter des budgets pour qu' qu'il répondent aux mêmes besoins.

D'accord, en tenant compte de l'augmentation de la population, de l'inflation et cetera. Bon, donc une année blanche va être une année d'austérité. il propose euh euh tout un ensemble de mesures manifestement qui vont très peu peut-être s'attaquer au revenus des retraités en indexant pas leur pension et cetera et cetera.

Donc pour le moment, dans ce que je regarde du macroéconomique, on va faire en sorte d'appliquer une politique qui va prendre sur les dépenses publiques, sur les pensions et non pas d'aller chercher ce qui explique le déficit dans ce pays de manière massive depuis 2017 puisque vous savez que c'est les recettes qui ont baissé et non pas les dépenses publiques qui ont augmenté. Contrairement à ce qui est dit, et bien ils n'ont pas décidé d'aller mener la politique nécessaire pour aller rechercher des marges financières pour réduire la déficite mais surtout pour nous permettre d'investir. Vous allez avoir vous allez avoir un rendez-vous avec François Bairou parce que donc il va proposer son budget en octobre devant l'Assemblée nationale mais avant cela, il y a un rendez-vous mi-juillet et il lui il affirme vouloir mettre les partis politiques devant les responsabilités.

On l'a déjà entendu plusieurs fois dire ça. Il y a 40 milliards d'économies à trouver. Très bien aux partis politiques aussi de me faire leur proposition.

Et il dit, je vais leur demander que face à chaque nouvelle dépense, il m'indique des nouvelles recettes. Est-ce que vous allez avec votre partie jouer le jeu arriver mi-juillet en proposant en effet ce genre de vulgire ? Est-ce que vous savez que ça ce que vous citez là, ça fait 3 ans que ça dure ?

Madame Borne avait fait la même chose, elle nous avait interrogé. Moi j'étais un des seuls à avoir répondu en tant que président de la commission des finances. Qu'est-ce que vous verriez comme piste d'économie ?

Donc j'avais dit bah c'est les dépenses fiscales par exemple 90 milliards de niches don et cetera. J'avais dit voilà rien été suivi. Rien n'a été suivi pour la bonne raison c'est qu'en fait le premier ministre dit quoi ?

Il dit il y a 40 milliards à trouver dit-il. On pourrait le discuter parce que moi je pense que quand les Allemands mettent 85 milliards de plus d'investissement cette année dans l'industrie et que nous on va mettre zéro au niveau de l'industrie, on devrait peut-être réfléchir au décrochage avec l'Allemagne qui va y avoir encore de manière plus importante. Autrement dit, on pourrait revenir sur la base même de cette politique.

Et la deuxième chose, c'est que ce que dit en gros François Berou, s'il y a 40000 à trouver, entendez-vous entre vous pour dire où vous allez chercher les qui le dit. La Cour des comptes aujourd'hui dit la France va devoir consentir à des efforts très exigeants. Voilà.

Je ne suis pas d'accord avec ce que dit la Cour des comptes. Je l'ai dit tout à l'heure à Pierre Moscovici. Je pense que la Cour des comptes la tire des conclusions qui sont en réalité une orientation budgétaire avec laquelle je ne suis pas d'accord.

Globalement, ça fait 2017 qu'on a une politique de l'offre et de la compétitivité. Offre et compétitivité, c'est simple. C'est on estime que le travail coûte toujours trop cher.

On va chercher, on va essayer à tirer les capitaux pour produire de l'investissement, de l'emploi. C'est pas ce qui se passe. Tout est rouge en terme de donc il faut peut-être changer de politique, passer une politique de la relance et ça c'est pas ce que propose François Berou.

Merci de vouloir une autre orientation budgétaire ce que je défendrai dans les ann dans les semaines à venir. Merci beaucoup Éric Crel député fin cette saint président de la commission. du retard mais ça arrive et puisque c'était pour auditer la cour des comptes