🔴 La colère est dans le pré ! En direct avec Christophe Bex
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Chiffre
« Puis la hagaron, c'est vrai que c'est on vit de l'agriculture. Il faut savoir que le produit de l'agriculture haut Garon est plus important que celui d'Airbus. »
- 3:00Chiffre
« 15 % haute garon 15 % des agriculteurs haute garon ils ont un revenu à la fin de l'année c'est nul ou négatif »
- 6:00Fait
« l'Ukraine, c'est le premier producteur mondial de tournesol »
- 19:00Chiffre
« entre le prix du blé et le prix de la baguette le coefficient de 1 à 20 »
- 23:00Chiffre
« on est passé de 1 million et demi à 400000 agriculteurs en l'espace de de 20 ans »
- 26:00Fait
« en décembre 2022, on a voté un texte de loi qui fait qu'au lieu de prendre toute la carrière, vous prenez les 25 meilleures années »
- 27:00Chiffre
« ça a ajouté 60 70 balles en moyenne aux pensions »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Puis la hagaron, c'est vrai que c'est on vit de l'agriculture. Il faut savoir que le produit de l'agriculture haut Garon est plus important que celui d'Airbus. Mais on a un département qui exporte beaucoup et qui qui transforme très peu.
C'est pour ça que la valeur ajoutée, elle est plus faible. Et puis il y avait aussi le problème de la MHE, l'épidémie qui avait les bovins, le problème de l'eau et puis bon le on va dire les revendications sur sur le fioule. Mais il y a une particularité là Garon, c'est que la chambre d'agriculture est tenue par des jeunes agriculteurs qui s'est un petit peu affranchi de la FNSA qui a fait une liste à part pour lesélection.
Donc ils ont gagné la chambre d'agriculture avec un jeune président qui a 33 ans. On va dire qu'il y a une vision du monde agricole à l'horizon 2030 2040 qui a compris beaucoup de choses, les demandes sociétales donc qui qui bougent, qui évolue et puis la FNSCA qui était deuxème mouvement puis après il y a la conf et tout. Donc il y a une particularité en plus de Gueron avec euh ces jeunes agriculteurs qui poussent justement qui boussent qui poussent le mouvement.
Mais les agriculteurs comme on par on va on va parler de normes et tout mais les agriculteurs, ils sont prêts à ils sont prêts à s'adapter, ils savent ce qu'il faut faire et tout sauf qu'ils sont un peu perdus. Ils ne connaissent pas vraiment ce qui un jour on va leur dire il faut mettre en jacher un coup il faut produire c il faut produire ça et donc ça manque de ligne politique. Quel qu'est-ce qu'on en fait des trois questions essentielles que je pose toujours qu'est-ce qu'on veut produire ?
Comment on produit ? Dans quelles conditions ? Conditions salariales conditions environnementales et où on le produit ?
C'est quoi la vision politique agricole de la France ? C'est ça la question. Et eux, ils sont prêts à faire tout ce qu'il faut, mais qu'on les rénumère au juste enfin au fruit de leur travail et puis qu'ils puissent dégager une marge parce que je discutais avec un éleveur là que je suis allé voir la semaine dernière, je dis si on retire ce que tu touches de la PAC, combien tu dégages en fin d'année ?
Ouais, la personne il a quand même 100 100 beauovin, c'est des limousines et il a 160 hectares. C'est quand même c'est belle exploitation quand même. 160 hectares, c'est Et on rappelle que Bruno Leer ne sait pas ce qu' un hectare.
Oui. Oui. Voilà.
Ça fait toujours rigoler. 10000 m² 100 m sur 100 m. Mais le jeune là, tu vois que c'était il y avait le grand-père, le père lui reprend l'exploitation super exploitation vu sur les Pyranées et je dis à la fin de l'année combien tu dégages ?
Ouais mo- 20000 il travaille toute l'année 60 70h 80h et il dégage moins c'estd il travaille à perte donc c'est la seule activité je pense en France où des gens travaillent enfin ouais des heures incroyables pour dégager une perte et c'est 15 % haute garon 15 % des agriculteurs haute garon ils ont un revenu à la fin de l'année c'est nul ou négatifà voilà donc c'est pas seulement qu' bossent pour leur banque parce qu'il y en a plein ils sont endettés jusqu'au coup donc en fait ils remboursent des crédit donc en réalité ils sont salariés de leur banque hein malheureusement. Mais alors c'est pas juste qu'il dégage une marche que d'autres bouffent, c'est qu'ils ont même pas la marche quoi. Et donc d'une année à l'autre, heureusement qu'ils ont pu mettre un peu de côté parfois parce qu'ils s'endettent et ils ont pas réussi à mettre de côté et ben ils vivent avec un crédit.
Donc les gars, ça veut dire que on leur prête de quoi finir l'année, de quoi faire une espèce de soudure financière. En fait ça la soudure en question, on vient de la rechercher avec 3 4 % d'intérêt derrière. Donc on t'étrangle.
Et en plus tout à l'heure, tu disais un truc qui qui est je pense est assez spécifique aussi à notre département, c'est le côté faible valeur ajoutée sur la la nature de ce qui est produit. Et ça veut dire aussi que les agriculteurs en Haaron, ils sont vraiment hyper exposés aux enjeux européens. C'est ça.
Notamment la question de l'élargissement à l'est qui est un peu le sujet qui revient pour les élections du 9 juin. Il y en a une partie, il y a des gens qui veulent intégrer l'Ukraine, des gens qui veulent intégrer la Moldavie et cetera. Et en fait, on sait que par exemple l'Ukraine, c'est le premier producteur mondial de tournesol.
Et le tournesol, c'est un truc qui est extrêmement produit en en haute garonne pour les différents usages qu'on peut avoir. Et donc la conséquence de ça, c'est qu'on se retrouve vraiment avec une une espèce de concurrence à bas coup où les agriculteurs en haut de Garonne bah vont être les premiers qui vont être frappés par tout élargissement parce que dans un marché unique, on a déjà suspendu les droits de douane à l'import pour le tournesol ukrainien. Et donc c'est ça la menace aujourd'hui, c'est d'inonder enfin on leur a dit faites des choses à faible valeur ajouté, on en a besoin pour de l'huile et cetera.
Et maintenant que vous avez fait ça, on va aller chercher encore moins cher dans d'autres pays parce que vous vous êtes payé 400 balles par mois mais il y en a qui sont payés 200 balles par mois et donc c'est sur cette petite marge là qu' vont aller chercher de quoi les sacrifier pour acheter de l'huile de tournesol moins cher. Moi je trouve pas ça normal non plus. Donc moi, tu vois ce que j'ai peur enfin tous ces petits producteurs enfin ces petits producteurs quand je vois quand même ils ont 160 200 300 hectar c'est c'est énorme mais par rapport au monstres qui peut y avoir en Ukraine au Brésil et tout j'ai peur enfin j'ai peur qu'on sacrifie l'agriculture comme on a sacrifié comme je disais tout à l'heure je viens de la leurine mais la leurine il y avait les vauges avec le textile.
Ouais textile. Ben le textile dans les vauges ça n'existe plus. Ça a été sacrifié et puis la sidérurgie qui avait en Moselle et en Mertoselle.
Bon laameuse ça reste rural. Moi j'étais c'était vraiment rural mais on a ben sacrifié la sidérurgie sur l'hôtel de délocalisation et qu'est-ce qu'on a mis à la place ? On avait mis un pack d'attraction schtroup flang en moselle.
Donc moi, j'ai pas envie que la France devienne euh la France des bases logistiques, des plateformes logistiques euh avec tout le commerce qui vient et puis des parcs d'attraction ou des Jeux Olympiques, c'est le tournesol ou c'est Amazon quoi. Voilà, c'est ça. Donc j'ai peur qu'on sacrifie toutes ces petites exploitations.
Je dis entre guillemets parce queavant les exploitations la moyenne je crois qu'elle est de 60 hectares en France et en haut de Garante, je crois que c'est ça. Mais maintenant tu vois le le le patron de la FNCA, c'est une exploitation de 700 hectares. Mais je regardais la plus grande exploitation au monde.
C'est en Chine. Ouais. Et ça fait 9 millions d'hectares.
C'est 9 million d'hectares, ce qui fait 80 90000 km², c'est la superficie du Portugal. Bon, ça c'est l'exemple démesuré de de la Chine, mais voilà comment on peut euh concurrencer enfin être compétitif parce que je discutais avec des jeunes agriculteurs, il disent "Nous notre mission c'est de nourrir le monde parce que bon, ils vont au lycée agricole, on leur enseigne ce qu'on leur enseigne et puis puis le niveau de savoir et de connaissance, il est extraordinaire. Les agriculteurs aujourd'hui, ils ont ils ont étudié leur trucs pendant des années.
C'est Et tu reçois dans ta boîte aux letr, tu reçois la vie agricole et on te tout ça tuas il y a tout un travail qui est fait par les parents, par le lycée, par l'environnement et tu dois nourrir le monde, donc ouvrir au marché et on y va. Alors si tu nourris le monde, envoie à l'extérieur, tu reçois aussi de en importation et c'est là que tu te fais comment éventrer sur on parle du poulet, on parle on parle de tout. On est on importe des fruits et légumes, on importe on importe beaucoup beaucoup de choses.
On exporte quoi maintenant ? De l'alcool grâce aux champagnes et au cognac. Ouais.
Ça appartient à qui ? LVMH. On exporte du blé et on exporte du lait.
Mais tout le reste de l'or de l'orge et du sucre je crois aussi. Mais voilà, c'est un peu près c'est on se fait éventrer, on se fait éventrer sur sur tout le sur ces productions là. Donc ces jeunes, ces jeunes ou c'est moins jeunes producteurs, ils ont une sacrée responsabilité.
Parce que tu vois quand je suis allé visiter cette ferme, il y avait le papa qui était là, il va partir en retraite, enfin qui allait partir en retraite puis il y avait le grand-père qui avait donc il y a une responsabilité, tu reprends la succession de ton père, de ton grand-père voir ton arrière grand-père. Donc tu as pas le droit de te rater. Tu as intérêt à réussir, à innover tout ça.
Et tu vois le mal-être paysan qui a un paysan tous les deux jours qui se suicide, c'est bien plus ça après les statistiques parce qu'ils ne peuvent pas, tu vois, ils ont trahi leur famille. Enfin, il y a une tu vois, il y a une pression, ils sont prêts et c'est terrible ce qu'on leur fait porter parce que c'est l'héritage de toute une tradition paysane qui remonte à la nuit des temps parce que on Moyen Âge 80 % des gens étaient étaient paysans et ils peuvent plus s'en sortir parce que comment veux-tu t'en sortir ? Et le gouvernement ne peut pas leur répondre.
C'est impossible de répondre aux demandes des paysans et des agriculteurs parce que le gouvernement qu'on a actuellement, il est dans l'ordre néolibéral. il est là pour justement le libre marché, les les traités de libre échange. Donc il peut pas leur apporter une protection. il peut pas protéger nos agriculteurs comme il a pas pu protéger notre industrie comme il peut pas protéger nos petits commerce.
Donc ils ont éteint le feu avec quelques mesurettes, enfin quelques mesurettes pour les pays. Ça va faire du bien on va dire sur le rouge mais sur le rouge ou sur la la MHE, l'épidémie 90 % 80 % quelque mesure. Mais le problème de fond, il n'est pas abordé parce qu'ils n'ont pas idéologiquement ils ne peuvent pas y répondre.
Et puis en plus euh par ailleurs euh il y a il y a aussi l'importance je pense pour nous quand on faisait de la politique de dire que ça fait des gagnants cette histoire. C'est-à-dire que il y a des agriculteurs qui se suicident, il y a le poids euh que tu évoques, il y a la concentration des terres parce qu'en fait maintenant euh il y a deux agriculteurs qui partent, il y en a queun qui est disponible pour les remplacer. pas forcément le cap ou le foncier pour reprendre les deux exploitations.
Donc ce qui se passe c'est que en fait il y a de plus en plus de fonds de pension de grands groupes financiers qui achètent la terre et [raclement de gorge] on voit la concentration on voit que elles s'agrandissent les surfaces de chaque exploitation et après une grosse surface si elle est contrôlée par un type qui fait de la finance ben en fait elle sert à exporter elle sert pas du tout à répondre aux besoins alimentaires des gens on s'occupe de faire un seul produit sur la même terre et on on l'use à mort cette terre là tant que c'est rentable et tant que ça fait du bénéfice. Et d'ailleurs, c'est aussi un peu le cas en Haaron puisque vous savez qu'en Haaron, vous avez 5 % d'exploitation. C'est très petit, 5 % font un/art du chiffre d'affaires.
Donc c'est hyper concentré. Vous avez quelques-uns qui s'en sortent très bien et ça se fait au détriment et au dépend de tous les autres. Et on a une petite question là-dessus.
D'ailleurs, on a déjà une question qui est arrivée. Quelqu'un, il y a une personne tacking qui nous dit "Est-ce qu'il faudrait pas que les agriculteurs soient des fonctionnaires ?" Bon, d'abord, j'ai envie de dire, faudrait leur demander leur avis.
Je suis pas sûr qu'ils en aient envie. S'il y en a qui veulent, moi ça me paraît pas tout à fait absurde, mais le problème c'est que le sujet aujourd'hui c'est pas tellement ça. C'est que même si vous en faites des fonctionnaires et qu'ils ont une dette comme ça, ben en fait ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il va quand même falloir mettre de l'argent sur la table pour les désendetter. ce qu'on a proposé hein parce qu'on a fait la campagne en 2022, on défendait déjà ça à l'époque, on disait il faut une caisse de défaisance, c'estàdire une caisse où par pour l'agriculteur qui se convertit au bio entame différentes formes de transition, de bifurcation, envie de garder plusieurs types de cultures, un truc qui est utile quoi pour tout le monde et ben on lui reprend ses dettes. Plutôt que de faire des aides, des aides, des aides, et bien on lui retire les dettes pour qu'il puisse repartir avec un investissement, son capital et puis être étranglé par le truc au quotidien.
Enfin moi en tout cas, c'est vrai que j'ai pas vu grand grand monde dans le monde agricole rêver du du fait d'être fonctionnaire. Puis par ailleurs, tu as vu le temps de travail qu'ils ont ? Non, moi je pense que ils peuvent pas en fait être soumis à un statut et cetera.
C'est très compliqué je pense pour les aider dans leur tâes parce que beaucoup se plaignent de la paperace et je comprends les classeurs et tout, ils ont besoin d'uneadministration qui est présente humaine qui vient les aider justement. Il y a déjà des aides des formations tout ça. Mais je comprends que des fois moi je voyais mon beau-frère tout ça avec tous ces classeurs qu'il faut remplir.
Ils ont le suivi informatique tout ça, ils suivent leur béta et tout ça mais il faut remettre de l'humain fonction publique hein. Il faut faut mettre des services publics à la campagne et qui viennent au au plus près des agriculteurs pour les aider à remplir des dossiers parce que tout ça c'est compliqué je veux dire et ils ont besoin de ça. Voilà voilà voilà des demandes de subvention des demandes d'aide.
Ils ont besoin de ça comme tout enfin comme tous citoyens. Ils ont besoin d'avoir des des gens présents. Il faut de il faut plus de services publics pour les paysans mais aussi bien pour les petits commerçants pour les aider dans leur quotidien parce que eux avant tout ce sont des producteurs.
Et moi l'idée c'est de reconnecter les producteurs qui sont les agriculteurs au mangeurs et éviter ceux qui sont au milieu, enfin ce qu'on appelle l'agroindustrie, des distributeurs qui eux se gavent he se gavent. Je crois que leur marge est passé de 3 milliards à 7 milliards en un an. Alors on produit tout pareil, rien n'a changé.
Ils ont piqué 4 milliards d'euros mieux. 4 milliards en sachant que l'aide de la pâque c'est 9 milliards. Donc c'est c'est énorme.
Donc entre le prix du blé et le prix de la baguette le coefficient de 1 à 20. Donc si on reconnecte le producteur au consommateur, alors ce qu'il faut, il faut des producteurs, il faut des transformateurs, c'est-à-dire des des des coopératives qui transforme mettons les légumes en en bocau, euh faire des des petites usines de transformation de pâtes, de blé et puis après, il faut des distributeurs, des petits commerces qui de nouveau se s'ouvrent dans les campagnes et là tu recrées tout un tissu, tout un réseau, tu rembauches des gens parce que là forcément il va falloir du monde et tu courtcircuites la grande distribution parce que quand j'entends souvent dire les gens faut qu'ils arrêtent d'aller superm marché. Sauf que les gens ils vont des supermarchés parce qu'ils y vont pour acheter un prix.
Par contre, si tu remets en place tout un réseau de transformation, de distribution, ça va être long mais tu remets en place qu'il existait avant mais peut-être en optimisant tous les circuits, et ben les gens du coup parce que le prix il sera aussi enfin très compétitif par rapport à la grande distribution parce que tu supprimes des intermédiaires et de bien meilleure qualité. Ah oui, donc avec avec ça, tu permets justement de courtcircuuter la grande distribution et l'agroindustrie et tu refais du local et tu recrées de l'emploi. Enfin, ça ce que c'est l'idée que j'avais discuté avec un copain qui s'occupe d'une AMAP, Pierre Bess qui est agriculteur agronome et il me dit "Tu vois, moi au niveau légume, je nourris à peu près 100 personnes par semaine.
Bon, il y a 150000 personnes qui habitent dans la circo. Il faudra en gros 1500 AMAP, ce qui fait 3000 emplois de personnes par AMAP. Il faut que ça soit aidé par l'État.
Rien que pour les rien que pour les légumes. Après, tu imagines ça pour les fruits, pour le miel, pour la viande, pour les enfin pour pour plein de choses. Tu imagines le nombre d'emplois que tu peux récréer rien que dans la circo de du sud toulousain et tu multiplies ça à l'échelle de la France.
Je ça c'est énorme. Alors on lui dire mais si on est on va plus importer les autres produits donc si on importe plus, on va avoir du mal à vendre nos voitures parce que les traités de libre échange, tu importes à condition que tu vends tes voitures, tu vends de l'armement aussi. Faut voilà, tu vendes tout.
Donc ça, il faut il faudrait sortir les produits agricoles des traités de libre échange. Mais par ailleurs, on a aussi parfois des trucs qui coexistent. C'està-dire qu'il y a des produits, on les produit en massif et en même temps les importe.
Ouais. Donc c'est pas toujours non plus incompatible. Ça dépend aussi territoire, comment on fait le truc et puis c'est un peu le débat autour de la sécurité sociale alimentaire.
Oui, c'est c'est l'idée de se dire en fait, il faudrait qu'on mutualise, c'estàd qu'on met tous en commun d'argent pour que on assure à la fois le droit de manger à tout le monde. C'est dire que si si tout le monde met un peu en proportion de ses moyens, vous êtes sûr que ceux ceux qui ont quasiment rien, ben ils ont accès à l'alimentation et ceux qui ont un peu plus, ils ont cotisé. Et en plus, ça assure un débouché.
D'ailleurs, les cantines scolaires pendant longtemps, ça ça visait à ça. Ça visait à dire au producteurs du coin, vu qu'il y a une cantine scolaire, vous êtes sûr que vous aurez un achat sur plusieurs années. Mais tu peux investir, tu peux euh tu peux laisser une terre enanger, tu peux perdre un peu en sachant que tu as une sécurité sur 5 6 ans derrière de production.
Enfin, tout ça en fait se joue dans c'est la planification en fait, l'alimentation, c'est la planification. Si tu donnes une ligne, si les paysans les agriculteurs savent ce qu'il faut faire, ils vont le faire. Ils vont très très bien faire.
C'est pour ça qu'on a organisé un débat la semaine dernière. Euh tout simplement aussi pour sortir des caricatures qui peut y avoir entre les les citadins, on va dire les citadins, les écolos et les agriculteurs qui bien souvent on les oppose hein forcément quand il y a des manifestations de la FN à Toulouse mais bah ça clive, c'est contreproductif mais ça c'est la presse généralement qui s'occupe de mettre les uns contre les autres. Par contre quand les gens sont face à face des écol à la réion il y avait des agriculteurs, j'aurais préféré qu' encore plus de monde mais au moins les gens se parlent et discutent et s'aperçoivent que oui, on a des intérêts communs.
Des intérêts communs, c'est de vivre de mon métier et c'est de produire. Les agriculteurs, ils ont envie de produire des bons produits. Ils ont envie de manger les produits qu'ils font.
Donc et ça l'idée c'est de créer un grand débat. Comment on manque de débat en France ? c'était de créer ce débat et que on sorte des clichés des clichés sur l'agriculteur bourrin qui qui tue les gens qui qui avec ses pesticides avec ses gros tracteurs et puis lescolo qui qui tu vois d'autant plus que l'agriculteur c'est souvent la première victime des pesticides en c'est pas quelqu'un qui tue les autres c'est quelqu'un qui subit les tous les produits et cetera mais tout à l'heure tu évoqué supermarché on a une question il y a quelqu'un qui dit et pourquoi pas une obligation de fournir en priorité les supermarchés avec des produits français n'est-ce pas possible.
Bah possible. Moi je pense que alors ça parce que la centrale d'achat, il faut des critères. La petite difficulté qu'on a, c'est que le droit européen, c'est c'est le problème, on en viendra, mais le droit européen nous interdit d'avoir des des critères de distance parce que ça voudrait dire que tu privilégies un pays sur un autre machin.
Alors qu'en fait, faudrait des critères de distance, faudrait dire bah si c'est produit à moins de 50 bornes, on le vend en priorité ou on l'achète en priorité. Mais mais techniquement oui, il faudrait une législation où on pourrait trouver des des critères. Après la chance qu'on a c'est que souvent quand tu mets des critères de qualité, c'est une manière en fait de promouvoir l'agriculture française parce que elle est un peu plus elle est mieux disante.
Les produits sont de bonne qualité par rapport à d'autres produits importés depuis très loin. Donc c'est une manière de faire mais [grognement] euh enfin parce que tu évoqué tout à l'heure la question de supermarché. Après le souci c'est pas tellement est-ce qu'on vend français ou pas dans ce marché ? souci, c'est combien on paye les producteurs français pour vendre parce que s'ils sont payés euh 1 % du prix de vente à la fin, c'est pas parce qu'ils ont vendu à proximité que ils seront bien payés.
Ouais ouais ouais. Pour ça qu'il faut réinventer, il faut réinventer toute une toute une chaîne de transformation. Alors ce qui ce qui manque en haut de Garon parce que il y en a qui me disaient il y a un jeune qui justement allait mettre en place une mettre en place une fabrication faire des pâtes va transformer sa farine.
J'ai rencontré un un producteur de céréales mais il fournit déjà toutes les en farine tous les boulangers du coin qui font qui font ses baguettes et il fait des pâtes. Il fait des pâtes et puis après il a d'autres idées. Donc petit à petit ça réoriente.
Après, il faut faut pas que tous les producteurs se c'est un autre métier transformateur et et commercial parce que tous les producteurs ne sont pas là pour aller vendre sur le marché. Puis il faut quand même nourrir enfin, il faut faire ça à une grande échelle parce qu'il faut quand même nourrir tout le monde qu dire c'est il faut une production énorme. Donc ça il faut une planification.
Il faut une planification qu'est-ce qu'on on a besoin de bras, on a besoin aussi de de mécanisation pour arracher les mauvaises herbes. Enfin, il y a il y a tout ça à repenser. Et c'est pour ça que quand j'ai discuté avec le président de la chambre d'agriculture, il a bien compris que la demande sociétale était où on va on va manger moins de viande.
Donc à la place, il faut on va faire pousser des lentilles, on va faire pousser du soja, on va vous faire pousser du pois chiche. Sauf que le soja a besoin de beaucoup d'eau. Donc il aussi il y a le problème le même problème que le maïs on sort pas. problème de l'eau.
Donc c'est tous ces sujets là qui me permettent de dire ah oui ce qu'il dit moi ça ça m'a plus ça m'a plu d'y aller de discuter même si je connaissais un peu mais d'être au contact et c'était très intéressant parce que les gens ont demandé à discuter discuter avec les anciens qui venaient voir leur fils et puis leur fils qui étaient là aussi et qui étaient très très en colère mais je trouve que c'était enfin c'est pas fini mais c'est une super séquence. Il y a des séquences comme ça qui arrivent, on va dire, il y a les gilets jaunes, il y a les styles rouges, il y a tout ça. Et puis ce mouvement des agriculteurs qui s'étaient fixés sur une autoroute et c'est par pas par rien une autoroute parce que tu bloqu tu bloques justement les camions qui viennent d'Espagne qui viennent c'est la l'autoroute, c'est le lieu du capitalisme, c'est la logistique quoi.
C'est les transports, les tous les colis Amazon, ils passent par la route, les produits de l'autre bout du monde, ils passent par la route. Et mais sur ce que tu disais là, sur le sens du travail, moi c'est un truc qui m'a marqué dans les gens qu'on a pu rencontrer qui étaient dans dans le mouvement. c'est que vraiment un truc qui revient souvent, c'est que il y a une liquidation programmée quand même du monde paysan aujourd'hui.
C'estàd qu'il y a une planification, il y a un objectif. On est passé de 1 million et demi à 400000 agriculteurs en l'espace de de 20 ans. Et ça ça a été volontairement organisé et ça continue.
Regarde ce qu'on voit enfin moi ce que je vois souvent en Haaronne et je pense que tu as les mêmes, j'imagine qu'il y a des variations mais c'est qu'en fait les agriculteurs, ils viennent te voir et ils te montrent leur exploitation. Alors souvent ils sont fiers de ce qu'ils font parce que c'est ce que tu dis, ils aiment bien bah ils ont envie de nourrir, de bien produire, de faire au mieux. C'est comme plein de gens qui bossent quoi.
Les gens, ils aiment bien bosser. C'est quand même un plaisir de d'être heureux quand on bosse. Donc c'est ce qu'il cherchent les gens.
Mais moi, j'en vois plein qui me disent "Ben aujourd'hui, on me dit que ce qu'il va être rentable, c'est par exemple de produire de l'énergie, d'avoir un métaniseur." Ce qui est rentable, c'est d'ouvrir une espèce de maison, d'ouvrir une maison d'Ere. Et en fait, on te transforme de de producteur agricole, c'estàdire, [raclement de gorge] tu fais des fruits, des légumes, ce que tu veux à tu es quasiment un semi local parce que tu accueilles des citadins qui veulent se ressourcer, je sais pas quoi la campagne, mais c'est pas le même boulot.
Enfin, par ailleurs, il y a des gens qui font le boulot qui font des diplômes tourisme, hôtellerie et cetera. Enfin, c'est un vrai boulot de faire ça. Et pareil [grognement] pour l'énergie, c'est un vrai boulot de d'être producteur énergéticien mettre des panneaux sur les toitures.
Enfin, il y a tout ça. Voilà. Ouais.
Et en fait, on essaie aussi de d'abattre le travail agricole lui-même et faire de l'agriculteur finalement la personne a tout faire qui va être presque le gestionnaire quoi. Local, c'est la personne qui gère la terre. Mais non, c'est quelqu'un qui produit à bouffer, qui va aménager, on va dire, qui va aménager les petites fleurs, qui va aménager les bois pour que justement les touristes, parce qu'on on nous a dit par un temps la France sera une France touristique, la France des services, la France des parcs d'attraction et des Jeux Olympiques, je reviens à ça.
Et eux non, ils disent non, nous on est producteur, on veut produire de l'alimentation, je veux dire faire sortir les fruits de la terre. Enfin, tu vois le sel de la terre, enfin il y a quelque chose, tu les vois, ils ont les yeux qui qui pétit quand ils ont c'est des un métier passion, c'est un métier qui est qui est très très vieux, qui a plus de 10000 ans et que c'est transmis par leur père. Alors beaucoup ont abandonné ce métier parce que justement avec la concentration des exploitations bah une personne avec 200 hectares et ben tu arrives à faire vivre et encore une personne c'est qu'avant tu pouvais vivre à beaucoup puis il y a des concentrations.
Même mon beau- frère quand il a vendu son exploitation qui faisait je crois 200 hectares, bah c'est un gros qui faisait déjà 300 du coup ça fait 500 et puis et puis voilà tu vois. Et quand tu parlais de maladie maladie que touchent les agriculteurs, ben pendant les vacances de j'ai perdu ma belle-mère qui était agricultrice, elle est morte de la maladie de Parkinson. Bon maladie Parkinson, ça cause quand même quand tu touches et puis on sait qu'il y a une prévalence plus grande de ce type de maladie en milieu agricole.
Donc c'est les premières victimes de ce qu'on leur impose et qu'on leur dit bah c'est si il faut y aller, il faut que tu produises, tu produises, tu produises à fond et parce que c'est comme ça que tu s tuas il faut exporter. Donc ils sont à fond là-dedans. Quand je discutais avec mon beau-frère, il était convaincu ce qu'il faisait c'était bien.
Je veux dire oui oui tu voilà c'est ben il essaie de faire au mieux qu'il peut dans le cadre qu'on lui donne quoi. Tuas le gros tracteur, tu reçois la vie agricole, tu es dans un truc, tu as été au lycée agricole et tu fais le truc, tu reprends l'exploitation de tombe beau père. Alors, il avait abandonné les les vaches litières parce que ça c'était astron malgré que c'est qui a rapporté quand même un petit peu d'argent et puis c'était mis dans les vaches vache avion et puis les céréales voilà comme beaucoup et avec des gros tracteurs des investissements hyper lourds et puis bien entendu le crédit agricole parce qu'on oublie aussi le crédit agricole première banque d'Europe je crois non c'est ça je sais pas moi c'est ma banque depuis que je suis gosse le géant vert enfin ben c'est c'est énorme le cri agricole et puis la chambre d'agriculture et le syndicat maison et la finesse tout un système làdessus mais tout à l'heure tu bah tu évoqué un instant les concentration, il y a Pi Trouchka, enfin franchement arrêtez vos pseudos hein.
Bon, il y a Pio Trouchka qui demande est-ce qu'il faudrait pas un démembrement, éclater le foncier, les super exploitations pour installer les jeunes ? Donc Pie Trouka qui va à la Serpe, mais c'est plutôt c'est plutôt intéressant cette idée de l'accès à la terre. Bah ouais, de redistribuer elle où il a raison.
Il y a beaucoup beaucoup de jeunes en fait. Moi je vois à Pierre et qui a formé des générations de jeunes qui veulent se réinstaller soit prendre des AMAP ou des petites exploitations. Ils ont face à un problème, c'est récupérer du foncier, récupérer de la terre.
Ils veulent pas grand-chose. Ils veulent des fois un ou 2 hectares ou 3 hectares pour faire du maréchage des choses comme ça. C'est plus facile de d'acheter 200 hectares, enfin quand tu as les moyens que de trouver 3 hectares.
Je veux dire c'est c'est c'est plus vite disponible les grosses superficies même pour les nouveaux entrant en fait quand tu arrives dans quand tu rentres dans le game. Ouais. agriculture, tu as pas les moyens de démarrer sur une très grosse exploitation.
Et donc en fait ce pourquoi tu as les moyens est pas disponible et est uniquement disponible pourquoi tu as pas les moyens. Voilà et tu es tu es vachement coincé. Mais c'est un peu normalement le rôle des saires qui s'occupent un peu de ça, de leur redistribution du foncier et de toute façon on est on est tout à fait favorable à ça.
Bah pareil he dans les campagnes qu'on a mené à chaque fois on disait que une des urgences c'est la redistribution des terres. c'est de faire euh de de relancer une réforme agréaire dans ce pays et de faire en sorte que les très gros les très gros céréaliers, les très gros betteravier et ben ouais, il va falloir que une partie de leur terre soit redistribuée. On va les compenser.
Non mais si jamais il y en a qui nous écoutent qui tombent pas dans les pommes directement, on les compensera. vous donner un petit peu mais euh euh on les compensera mais il faut redistribuer un peu cette terre parce qu'il y a plein de jeunes qui veulent bosser et c'est le seul moyen d'enrayer la la disparition du monde et des du travail agricole parce que derrière si jamais il disparaît si on passe de 400000 à 200000 ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on dépend totalement de l'étranger pour bouffer.
Ouais. Ouais. Les grosses exploitations et puis on dépend complètement des importations.
Et moi j'ai pas envie que dans la situation alimentaire on a la même situation que les masques par exemple durant les différentes crises et épidémies. Vous imaginez le truc ? Ça veut dire que le jour où il y a une crise de production, je sais pas, il y a une tension sur le blé, l'orge ou maïs, ben on mange plus. non va pas pouvoir attendre 4 mois sans manger s'il y a une crise de spéculation mondiale.
Il va bien falloir qu'on ait de quoi avoir des réserves et tenir. C'est aussi une question de sécurité de tout le monde. Alors ce que disaient aussi beaucoup les agriculteurs ou les paysans, le reproche qu'il faisaient, il disait ben moi j'ai essayé de faire de de vendre de faire de la petite production et les consommateurs ne jouent pas le jeu.
Alors c'est vrai que pendant l'épidémie les gens se sont retrouvés dans les circuits courts, les marchés tout ça ça a bien marché et il reprochent au consommateurs de pas acheter leurs produits parce qu'ils sont un peu plus chers. Après, c'est toujours la la même chanson, on culpabilise le consommateur et on remet pas en cause le système de production. Et bien souvent, ils oublient quand même les intermédiaire qu'il y avait entre eux producteurs et le consommateur.
Parce que je dis mais oui, mais le consommateur tu sais qu'il va dans un supermarché et quand il voit de l'agneau qui vient de Nouvelle-Zélande et qui va vendre je sais pas 10 € de kilo ou le port qui vient de Pologne 1,70 € la côtelette de kilo et ben lui il achète un prix hein. Je veux dire tu peux pas culpabiliser. Moi je suis pas là pour culpabiliser le consommateur parce que forcément une histoire de pouvoir d'achat.
Et je lui disais justement ça tombe bien parce que dans 2 jours, il va y avoir une manife des enseignants et qui demande quoi ? Des meilleures conditions de travail, une augmentation des salaires. Donc si tu augmentes tes salaires forcément ça permet aux gens d'acheter toi tout le dit tout est lié.
Vous êtes pas dans un monde fermé, vous vivez avec des gens autour de vous et ça c'est difficile. Par contre quand des copains me parlent de convergence des luttes, c'est compliqué de faire converger des luttes sur là c'était tu vois les paysans bah ils habitent dans un village des fois ils connaissent pas les paysans qui sont dans l'autre vallée. C'est très très fermé, très clasonné et donc nous on est là.
Et par ailleurs, de toute façon, il faut être prêt par la condition pays et agricole, c'est de jamais s'éloigner trop parce que tu peux pas en fait, tu peux pas partir en congé à 15 bornes de de tes bête. Mais je trouve que ça été une bonne une bonne expérience parce que ça permet aussi à la gauche enfin nous la France insoumise de parler à une population à une corporation qui nous est rarement favorable mais je sais très bien que même s'ils sont ils vont pas voter pour nous même pas on éétait même pas là pour faire du la récupération loin de là mais c'était surtout pour les écouter et donc ils s'aperçoivent que beaucoup beaucoup apprendre beaucoup à apprendre moi j'ai beaucoup appris en discutant en échangeant sur les réalités qui ne sont plus les mêmes que celles que j'ai connu tant gamin comme je disais quand j'étais gamin des agriculteurs les pays Ils ont ils arrivaient à vivre du fruit de leur travail. Il y avait beaucoup de vaches laitières, les conditions de travail étaient difficiles.
Mais là, c'est plus possible. Je veux dire quand tu vois les ils ont il leur faut 200 hectares et sans bête pour tout ça dégager une perte. Mais c'est c'est fou quo dégager une perte.
Alors que moi quand j'étais gamin, non c'est pas vrai. C'était il y a 20 ans. Alors mais ce que euh ce que ce que tu évoques là sur les revendications, ça rejoint une question de Ikram qui dit "Est-ce que vous pouvez nous rappeler les revendications des agriculteurs ?
Parce qu'avec les médias, on est un peu perdu. C'est vrai qu'on entend pas très bien et qu'il y a eu un peu un grand flou. Les médias ont vachement insisté.
Enfin, moi j'ai vu ça partout. C'était regardez, il critique les normes, les obligation de prairie de Jer alors qu'à chaque fois que moi j'ai rencontré les paysans, les paysanes, agriculteurs, agricultrices en lutte, c'était jamais ça. Moi j'ai entendu dire on narrive pas à vivre notre travail, il y a pas un prix rémunérateur garanti.
Premier truc, c'est Et puis se bagarrer sur accord de libre échange aussi. C'est ça. C'est la première revendication arrivée à vivre du fruit de son travail.
C'est la première. Et si le gouvernement si nous on arrive à répondre à cette questionlà, tout le reste y tombe. Je veux dire au moins ils auront une direction, ils auront des prix planché qu'on va assurer.
Encadrer les marges de la grande distribution et de l'agroindustrie, surtout encadrer les marges et ça permet aussi au consommateurs d'acheter des bons produits. Enfin, tout est li est. Le reste, alors la revendication sur le rouge, ce qu'on appelle le GNR, le gasoile non routier, euh le fait que bon maintenant, ils auront la déduction en bas de la facture.
Euh je dis pas que c'est accessoire, mais bon, il l'aurait payé quand même. Et puis euh sur l'épidémie bovine, bah ça ça vient de l'importation. Mais bon, les frais de remboursement, enfin les remboursements on passé de 80 90 %.
Et puis il y a le problème de l'eau. Ça l'eau c'est un vaste problème he je veux dire ça après il y a eu Sensoline qui est dans toutes les mémoires mais ça les méga bassines tout ça les mégaabassines et tout ça ça c'est c'est pour moi et puis le barrage de de Stevens ça en plus en Occitanie on a été fortement marqué par ces combats là ces luttes là et donc ça c'est un vaste problème c'est pour ça que c'est intéressant que les gens débattent tu vois moi j'ai pas de réponse toute faite loin de là et c'est c'est les paysans les agriculteurs en discutant qui vont apporter eux-mêmes justement des solutions et puis la question sur les fonctionnaires. Est-ce que les agriculteurs devraient être fonctionnaires ?
Je le pense pas. Par contre, qu'ils aient une sécurité sociale. Alors là ça, s'ils avaient une sécurité sociale, ça leur permettrait d'avoir une retraite digne parce que ils comptent beaucoup sur la revente de leur outil de travail ou la transmission à leurs enfants.
Mais s'ils avaient une sécurité sociale qu'ils ont refusé à l'époque comme les petits commerçants hein, je veux dire c'est pareil, et ben ça leur permettra aussi d'avoir une assurance et une retraite Oui. Correcte. Et en plus, je sais pas si vous vous souvenez, on s'est battu un peu là-dessus au début du mandat.
Il y a eu un moment où a été rediscuté mais c'est passé hyper vite. En vrai, les médias tout le monde s'en foutait. On a un peu essayé d'écrire partout mais ça pas intéressé.
Euh à la commission des affaires sociales, on avait eu la réforme des retraites agricoles qui est passé en décembre 2022. Ça ça remonte un peu. Mais il s'est passé quoi ?
C'était des députés de droite, des républicains comme quoi l'épiphanie qui disait il faut calculer différemment. Alors jusqu'à 2022 là la retraite agricole c'était calculé sur toute votre carrière. Ça prenait en charge en fait, ça prenait vos revenus et ça faisait une proportion à la fin de la carrière, tu vois.
Et en fait en décembre 2022, on a voté un texte de loi qui fait qu'au lieu de prendre toute la carrière, vous prenez les 25 meilleures années. Ce veut dire que quand tu as une sécheresse, un accident de production, tu as un pépin, une catastrophe naturelle, la mauvaise année, elle saute. Donc en gros, ça permet d'enlever les mauvaises années quoi, pour éviter de les payer deux fois parce que la mauvaise année, ça veut dire que tu la payes parce que tu produis pas, donc tu tu perds de l'argent et en plus quand tu pars à la retraite, on te le refacture une deuxième fois en disant bah vous souvenez, c'est cette année-là, on vous la viire de la pension.
On s'est battu là-dessus. Il faut bien avoir en tête ce qui s'est passé, c'est qu'en commission des affaires sociales à l'époque, c'était LR LFI, on était d'accord et les macronistes ont essayé de le bloquer en disant ça va coûter trop cher, ils ont pas besoin de ça, bla bla bla bla bla bla et les gars étaient déconnectés total quoi. Ils sont battus contre un nouveau calcul favorable de la retraite agricole, c'est vous dire où ils en étaient.
Et une fois que c'est arrivé en hémicycle, on avait déjà à l'époque fait un peu de Ramdam qu'on avait parlé aux copains des syndicats euh agricoles. Quand ça arriva en hémicycle, les gars avaient tout changé, changé d'opinion ça en faisant "On a toujours été pour finalement va le voter." Donc truc voter à l'unanimité.
Donc ils essayent de toujours de le torpiller quand tu es en coulisse et dès que tu arrives dans la scène un peu publique où c'est filmé, ou c'est vu ou tout le monde écoute, tout le monde note un peu ce qu'il se dit, alors là ils oublient totalement leur hostilité de la veille et puis en fait ils ont lâché. C'est important parce que ça montre que euh dès l'époque, on s'est rendu compte qu'il y avait une capacité de de d'intimidation un peu de de les de les amener à changer d'avis et à gouverner dans avec un minimum de sens de l'intérêt public quand on le mettait la pression. Et ça c'est important parce que ça montre que ce monde agricole, il sait faire ça aussi.
Il sait leur mettre la pression, il sait avoir accès à ses élus aussi au niveau local, les Angolais leur dire en fait pourquoi tu t'es pourquoi tu votes contre mes retraites agricoles ? Donc ça a démarré à l'époque, évidemment ça va pas assez loin parce que on a beau faire cette réforme, ça a ajouté 60 70 balles en moyenne aux pensions. C'est ça de prix dire tant mieux mais c'est un tout petit bout du chemin.
On va pas se contenter de ça alors que les gens ils tirent la langue et qu'ils ont du mal. Et tout à l'heure sur la question des accords de libre échange, tu mentionnais la Nouvelle-Zélande, tu disais on importe les trucs du monde entier. Ça c'est typiquement un truc qu'il faut que tout le monde ait en tête alors que bientôt il y a des débats sur les questions européennes.
On sait qu'il y a des élections européennes le 9 juin mais c'est vraiment un gros sujet pour nous à la fois parce qu'on est militant politique pour le monde agricole et puis parce qu'on est en Haaron. Je veux dire la haute Garon c'est un territoire où on produit vraiment beaucoup en beau vin en novin et c'est exactement ce qui nous menace avec la Nouvelle-Zélande. Nouvelle, il y a le lait mais il y a aussi les productions au vin beau vin et en fait vous savez bien en Haaron on a même des prix on a même des concours, le concours du beau vingras, le concours de l' ving gras et cetera qui ont lu régulement et en fait tout ça c'est menacé parce qu'on peut faire venir à bas prix de l'autre bout du monde euh des ovins et des beauovins qui ont été produits dans des ferm usines quoi, dans de la gros buiness absolue.
Donc on met en danger à chaque fois qu'on signe ce type d'accord pour la Nouvelle, vous mettez en danger tous les producteurs qui vont avoir de la viande à cheminée produite en énorme quantité et vendu pour pas cher sur le marché haut de Garon. Évidemment, il y a des gens, ils ont pas les moyens, ils s'en sortent pas. Bah oui, donc une fois que vous avez baissé les revenus des gens qu's arrivent plus à faire leur course, vous leur fourguez de la viande de mauvaise qualité et donc vous avez réussi à la fois à geler les salaires des gens donc pour dans l'intérêt du grand distributeur et à la fois à pas rémunérer l'agriculteur ou l'agricultrice.
Donc en fait la grande distribution ne paye pas la personne à la caisse mais va lui vendre de la viande de merde pour pas cher. Ça c'est le sens du livre échange. Et en plus les Nouvelle-Zandes, ils vendent le mouton, c'est c'est juste enfin ils font du mouton, c'est rien que pour la laine, les carcasses, ils s'en débarrassent à l'export.
Ouais, mais ça c'est vrai qu'il faudrait se poser la question est-ce que tous ces produits agricoles ne devraient pas sortir des traités de libre échange comme on parlait de d'exception culturelle française, on fait une exception agriculturelle et que justement la marchandise ne doit pas faire l'objet de libre échange. Il doit y avoir des protections pour protéger tous les paysans du monde. Parce que nous avec nos notre agriculture subventionnée, on a inondé le marché les marchés africains avec du poulet, avec du beurre, avec du lait et on a détruit les marchés locaux dans tas de pays d'Afrique.
Et après, faut pas s'étonner quand les gens n'ont plus rien à bouffer, ils ne peuvent plus s'en sortir et ben qu'est-ce qu'ils font ? Et ben, ils quittent ils quittent leur pays pour aller dans le nord. Donc tout ça c'est lié ces grands mouvements.
C'est c'est alors nous on a connu l'exode rural quand je parlais de mon arrière-gr-père qui avait quitté son cantal qui avait pu s'en sortir. Bah cet exode rural il est au niveau planétaire quoi. Et les gens vont mourir dans la Méditerranée ou arrivent en Italie et nous en pendant ce temps-là on vote enfin on nous fait voter enfin il votent des lois asilimmigration hyper restrictives.
Donc tout ça c'est lié si on permet aux gens justement de protéger leur agriculture, ils vont ils vont rester chez eux produire enfin tout paysans du monde s'accord pour dire on veut produire, avoir les fruits de notre travail et vivre près de chez nous. Enfin voilà, c'est ça c'est c'est un je pense que cette exception agriculturelle alors ça il faudrait voir si ça peut se faire si ça peut se jouer mais protéger il demande de la protection et comme je parlais de cinéma je voudrais juste faire un petit clin d'œil au film de Gilles Peré avec la ferme la ferme des Bertrand qui parle justement d'une ferme qui a 800 m de chez lui. C'est une histoire qui a été filmée par Marcel Tri en 72.
Lui, il a fait un film il y a 25 ans puis un film il y a 2 ans. Donc tous les 25 ans, l'histoire de de paysans qui produisent du lait. Hm hm.
Mais eux, ils s'en sortent parce que le lait il le vendent pas 40 centimes à la société qui fait du fromage qui s'appelle le Reblochon, le super Roblochon. C'est un lait qui est protégé. C'est une AOC, enfin une AOP, je veux dire.
Et le lait, il le vend 80 centimes le litre. Donc au double du du moyen quoi. Dou, il y a des normes.
Il faut sortir les animaux, je sais plus 150 jours dans l'année, les nourrir enfin d'une telle façon. Enfin, il y a tout un cahier des charges mais eux bah ils sont modernisés mais eux ils arrivent [raclement de gorge] à travailler, ils produisent un bon produit parce que tout simplement c'est protégé et c'est pas inondé par le lait qui vient de Pologne et cetera. Et puis par ailleurs Nouvelle-Zélande, on évoquait l'accord libre échange he vous avez suivi bah c'est la question du lait aussi.
Vous avez en haut de Garon, on est à peu près 60 millions un peu plus 60 millions de tonnes de lait qui sont produits par an. Et en Nouvelle-Zélande, ce qu'ils font, c'est qu'ils font du lait, ils le déshydratent, il le transportent déshydraté parce que c'est plus pratique pour la conservation, il le réhydrate une fois que c'est arrivé pour le vendre moins cher. Enfin, c'est toujours pareil, c'est non seulement le prix il baisse et en plus c'est pas de la bonne qualité.
Et sur l'exception agricole, c'est c'est pas qu'une idée qu'on a nous. C'està dire par exemple, on le voit à chaque accord de librechamp, vous avez les mouvements écolos, agriculteurs, les travailleurs sans terre ou avec terre, les syndicats de tous les pays concernés en dehors de la France quoi. Les pays interlocuteurs qui se mobilisent.
Le Mercur, on a dit qu'on était contre depuis le début. On se bat contre cette, vous savez, ces zones de libre échange en Amérique du Sud. Ils veulent créer un accord avec l'Europe.
On le bilan, on le connaît, c'est que par exemple l'Argentine, vous savez qu'ils produisent énormément de beau vin et du soja. Donc en plus, ils font du soja pour nourrir le beau vin. Donc vous êtes obligé de d'avoir dans la chaîne toujours un produit argentin.
Le soja, on en produit aussi. Donc ils vont nous balancer du soja qu'on sait produire. Ouais.
De la viande en quantité extraordinaire qu'on produit aussi. Tout ça parce qu'ils l'auront fait sur des exploitations énormes mais qu'ils auront baissé le prix et la qualité. Et là-bas, les gens nous disent pas notre rêve c'est de vendre des beaux vins et du soja en Europe.
Eux ce qui ait bien c'est avoir leur souveraineté alimentaire et pas que l'Argentine soit devenu une espèce de hub qui produit que de la viande et du soja. C'est ça qui se passe avec la corde libre échange. Vu qu'une fois qu'on sait que c'est rentable de vendre de la viande et du soja, l'Argentine, elle produit plus que de la viande et du soja.
Puis ils vont exporter des bons morceaux. En plus, c'est des morceaux de choix, des morceaux à forte valeur ajouté au niveau de la viande parce qu'on dit tu au niveau volume mais en fait c'est des volumes hyper hyper qualitatifs et puis on pourra aller des accords de libre échange. Si on prend l'accord de libre échange Mexique, États-Unis, Canada la LENA enfin qui date enfin qui a au moins Ouais ouais année 90 he 90 et ben au bout du compte le Mexique le Mexique importe du maïs.
Ouais c'est un truc non mais c'est c'est fou quoi. C'était la culture d'origine de base du Mexique du Mexique comme nous. On va exporter du blé au Maghreb. pour faire de la smou en on marche sur la tête c'est on va concurrencer justement les paysans algériens tunisiens marocains et on va leur vendre du blé enfin je veux dire c'est fa subventionné par la pâque du coup parce que nous on ver des subventions à la pâque qui d'ailleurs rappelons-le hein si jamais ils arrivent la la bande des loustiques à intégrer l'Ukraine dans l'Union européenne il y a plus de pack en France hein parce que l'Ukraine a une exploitation beaucoup plus grande que l'exploitation française et on sait la Commission européenne elle a dit si jamais l'Ukraine rentre et bien la redistribution de la PAC fait que la France au lieu de toucher ses milliards d'euros, il ne touchera plus rien.
Ouais. Ouais, ouais, ouais. Bah oui, c'est un éorme p ça veut dire qu'on retire près de 10 milliards d'euros d'aide nette aux agriculteurs agricultrices en France quoi.
Donc c'est vraiment une menace hyper importante. Et il y a Piouchka toujours fidèle au poste qui pose une deuxième question. Euh alors je je sélectionne parce que vous avez plein de questions, mais qui dit "La lutte est pas finie.
Est-ce que vous suivez les prolongations de la confe Bah nous on suit toutes les prolongations. Oui oui oui la conf mais justement au débat que j'avais fait enfin j'avais initié la semaine dernière il y avait la responsable de la confte-parole Henne Delmas de Haaron et justement il continue encore alors ils font des actions coup de point ce qu'on appelle les actions coup de point soit les centrales d'achat des choses comme ça parce que on va dire ils sont moins équipés que les gros ils ont moins de tracteurs mais ils sont toujours dans la lutte et donc oui forcément on partage énormément ce que au niveau de leur agriculture ce qu'ils font quoi je veux dire c'est c'est une agriculture au plus près enfin avec des circuits courts, des ventes directs, voilà, enf ils ont un cahier des charges qui est qui est super et bien entendu, je pense que le dossier, le gouvernement s'est dit on les a calmé, on leur a donné un petit peu mais il est loin loin loin d'être t parce que le problème il est reste entier et demeure quoi. Je veux dire le problème de l'agriculture, il est toujours présent parce que les gens n'arrivent pas à vivre de leur tra on narrête pas de dire mais c'est la vérité et s'il y avait pas la pâque, la pâque, il faut la comment la réorienter parce que c'est la prime à l'hectare, on préfère une prime à lactif.
Enfin, il y a beaucoup de choses réorientées vers les petits producteurs, mais pourquoi pas les réorienter vers les gens qui tiennent des amples des petites productions pour permettre de faire éclore cette agriculture paysane. Je veux dire au plus près des gens production, transformation, distribution. Voilà, c'est reconnecter le producteur au mangeur et éviter ce qui est au milieu là.
Et ça répond un peu. Il y a la question de C aussi qui demandait [grognement] est-ce que le monde paysan c'est un peu ce que tu dis a des pistes pour s'émanciper de la vente par les grandes surfaces camion mobile application à map avec relais citadin ground founding et cetera et cetera. Bah oui, il y en a.
Il y a ce que tu évoques quoi, c'est-à-dire la réduction de la chaîne au milieu. Vous avez aussi tous les projets parfois de halimentaire, vous savez, vous avez un grand lieu qui est collectif et du coup c'est pas chacun doit payer sa place, un grand lieu collectif qui accueille les producteurs qui viennent directement délivrer. Euh après, il y a les marchés les marchés qui ont qui existent, enfin heureusement qui existe le vendredi, mais ce qui a fait du mal au marché, c'est l'ouverture des supermarchés de dimanche.
C'est pareil, ça c'est une autre lutte. Bon, pour l'instant les marchés, ils ouvrent non seulement le [raclement de gorge] dimanche, mais ils ouvrent le tard tard le soir et tout ça et ça a cassé parce qu'il y avait beaucoup de marchés le dimanche et j'aurais que les marchés ben ils soit ouverts à tout le monde et ça c'est en plus les marchés c'est un lieu de rencontre entre le producteur et le mangeur puis c'est aussi un lieu de rencontre de tous les citoyens. Il y a beaucoup de gens qui vont au marché discuter pour voir des gens.
Et là les supermarchés non seulement ont cassé les et puis c'est encore pire que ça maintenant c'est les dries. Les drives, les gens n'ont même plus le temps. Alors les gens n'ont même plus le temps d'aller au supermarché, on va au drive.
Et donc si on veut que les gens aient du temps, ben il faut réduire le temps de travail. Je veux dire, on réduit le temps de travail et les gens prennent le temps de vivre, de respirer et de discuter avec les petits commerçants, avec les producteurs, amener tu vois une respiration cette société qui est hyper stressée. Et donc pour avoir cette respiration, il faut avoir une bonne alimentation.
Non mais tout tout est lié quoi. Et puis en plus quand même, disons-le, même je pense qu'on arrive un peu à la fin là sur le mot de la fin, mais le marché il aussi un grand intérêt, c'est que c'est là que vous nous rencontrez régulièrement le weekend avec un tract à la main. Voilà voilà mais faut absolument y aller au marché nous c'est vrai que vous nous voyez pas au dri et c'est hyper dommage de pas voir son député les filles au drive alors vous pouvez voir votre député les fill sur le marché allez-y même si vous achetez rien vous vous baladez vous nous cherchez puis on papote et puis on échange et puis après on part en porte à porte ensemble enfin le truc tranquille ouais mais mais c'est vraiment ce de sociabilité parce qu'en plus parfois sur le marché il y a des associations.
Moi j' le marché de Blagnac la semaine dernière par exemple il y avait il y avait les gamins d'une école bon ben qui avait fait des crêpes des gâteaux des muffines pour financer un voyage pour la carcassonne. Enfin, c'est ces trucs là, vous les avez pas dans le drive supermarché. Vous avez pas les les formes de solidarité, le côté bah je mets 2 € dans une caisse pour pour aider les gamins à faire un truc qui les fait rêver, des choses comme ça.
Vous avez pas non plus la capacité de parler avec la personne qui produit ben pour savoir en fait comment s produit, d'où ça vient, c'est quoi l'intérêt de le produire. Et puis parfois on en fait on est juste plus intelligent sur le marché. On apprend, on apprend comment comment sont fait les produits, comment sont élevés les les animaux et puis même ça ça crée aussi des ben les petits commerçants, les petits les petits distributeurs qui arrivent à vivre de leur travail parce que là les gens qui bossent les supermarchés, je veux dire on crée encore un nouveau prolétariat, enfin un prolétariat et je rappelle juste qu'en Allemagne les trois plus grandes fortunes d'Allemagne c'est Aldi.
C'est un des créateurs d'Aldi. La deuxième fortune d'Allemagne c'est les descendants du frère d'Alddi qui sont et le troisème c'est Lidl. Donc les trois les trois plus grandes fortunes d'Allemagne, ce sont la grande distribution qui justement font leur richesse sur le dos des producteurs et sur le dos des consommateurs et sur le dos des gens qui travaillent sur les trois.
Ils gagnent à tous les niveaux parce que quand vous avez au supermarché, vous payez direct cash, il y a pas de crédit comme on pouvait faire dans le temps et l'argent est tout de suite placé en banque et eux leurs fournisseurs, ils les payent à 60 ou 90 jours. Donc ils gagnent c'est des établissements financiers. La grande distribution ce n tout simplement que des établissements financiers.
Ils vendent tout n'importe quoi mais ils sont là pour faire de l'argent avec de l'argent. Le reste c'est vraiment anecdotique pour ce qu'ils font. Donc forcément ils cassent les reins au aux producteurs mais même à des grandes marques.
C'est eux qu'on qu'on la main quoi auprès de que ce soit au point de Zani tout ça euh ils sont très très forts quoi. Donc en conclusion, je pense que vous avez entendu ce que dit Christophe. cette vidéo, le fait de la regarder, de l'envoyer à vos amis, ça va emmerder des milliardaires allemands.
Donc rien que pour ça, c'est une raison supplémentaire de la regarder, de l'envoyer à tous vos proches à Lid. Voilà, donc si jamais il vous pose problème politiquement, le clair le clair aussi. Voilà.
Donc on pense évidemment à elle et à eux et puis c'est une blague puisque les seuls auxquels on pense, c'est évidemment les [grognement] travailleuses et travailleurs de la terre du monde agricole et on espère que ce petit moment d'échange a permis de bah de faire un point sur où on en est, sur ce qu'on fait, sur la lutte qui est en cours et le fait qu'on est en pleine solidarité et qu'on va avoir besoin de du soutien le plus massif possible pour aider les agricultiers agriculteurs qui se bagarrent ouvrier agricole aussi. On compte sur vous et merci pour l'invitationen. Bah merci à toi Christophe.
Christophe Bex