#cafénile avec Cyrille Isaac-Sibille
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Donc bonjour à toutes et à tous. Merci d'être présent pour ce nouveau café Nil. Donc le sujet dont on va parler aujourd'hui, je crois que c'est un sujet dont tout le monde reconnaît l'importance depuis de nombreuses années et qui peut-être paradoxalement vous nous direz si c'est aussi votre ressenti et reste peut-être un peu trop à la périphérie de notre système de santé.
C'est sujet de la prévention. Donc euh pourtant je crois qu'on peut dire que la prévention fait vraiment l'objet d'un consensus qu'on pourrait qualifier de presque parfait. Un consensus à la fois sanitaire évidemment.
Euh un consensus économique aussi peut-être euh on connaît le contexte des des comptes sociaux et la prévention aussi être vu comme un investissement qui permet d'éviter des dépenses de santé qui sont plus coûteuses. Et pourtant donc malgré ce consensus, la prévention continue d'occuper une place qui est encore sans doute trop marginale dans nos politiques de santé. Il y a des plans, des campagnes, des dispositifs, des expérimentations et on peut se poser la question aussi de l'articulation, des responsabilités, des financements, des objectifs ou même de l'évaluation des résultats.
Euh je crois que la question de la prévention, c'est aussi une question politique. Euh d'abord parce que les déterminants de santé sont très présents dans le débat public, ensuite ben comme je disais, parce qu'il y a les contraintes budgétaires qui sont très fortes et que se pose aussi la la question tout simplement de la soustabilité de nos systèmes de santé. Euh donc Cyril Isaacille, le premier ministre vous a confié une mission sur la prévention primaire en santé.
C'est une mission qui est particulièrement large. Euh je crois qu'elle associe plusieurs ministères et elle a pour objectif d' de de formuler d'ici fin juin des propositions. C'est c'est presque un travail ministériel en fait.
Euh vous nous direz aussi peut-être un mot sur la votre méthodologie de travail, le groupe d'experts par le professeur Franck Chauvin, les auditions que vous menez. Je crois qu'on aura de nombreuses questions. Euh donc vous vous pourrez intervenir pendant 10 ou 15 minutes et puis on posera justement toutes les questions des personnes qui qui assistent au Café Nil. euh comment éviter l'empilement de tous les différents dispositifs de prévention, comment coordonner les différents acteurs, comment évaluer l'efficacité des campagnes de prévention et puis peut-être aussi une question qui me semble assez importante, c'est de euh comment faire de la prévention autre chose qu'un discours parfois en qu'on pourrait peut-être ressentir comme un discours consensuel pour en faire un vrai outil pour transformer notre système de santé.
Euh donc monsieur le député, merci d'avoir accepté not merci à vous pour l'invitation. vous laisse la parole notalement pour nous présenter votre mission, la manière dont conduisez vos travaux aussi peut-être les les premières orientations de de ces travaux. Merci infiniment.
Euh je pense que vous vous m'entendez bien. Oui, c'est bon. Parfait.
Parfaitement bien. Parfait. Donc merci merci pour l'invitation.
Euh je suis de temps en temps les café et je trouve ça très intéressant. le donc en deux mots, je me présente donc Cyril Zibille, je suis député du Rône, le je suis médecin euh et effectivement depuis 9 ans le la santé et notamment la prévention un peu le fil rouge de mon activité parlementaire. Je vais commencer rapidement à faire des rapports sur la prévention en faveur des jeunes.
Euh j'ai été alors après plus santé environnementale dans le sens où j'ai déjà eu un rapport gouvernemental par rapport au PFA. chaque fois je je [raclement de gorge] je fais passer des PPL euh où je mets des petites pierres chaque fois qu'il y a un texte effectivement par rapport par rapport à la prévention. Donc voilà un petit peu mon activité et donc c'est pour ça que le premier ministre m'a confié effectivement cette mission.
Euh donc la mission elle est assez simple, c'est faire l'inventaire euh de ce qui se passe au niveau de la préhension primaire ou primordiale comme on dit maintenant. Euh le primordial, c'est vraiment parce qu'on traite l'ensemble de l'environnement. Euh euh donc on va faire effectivement cet inventaire critique he ce qui marche qui marche pas.
Euh après et après pour faire des propositions pour mieux organiser et structurer notre système de prévention. C'est un c'est [raclement de gorge] un c'est une mission qui est effectivement interministérielle, gouvernementale et interministérielle dans le sens où bien les il y a la santé, il y a aussi l'éducation nationale, il y a aussi les ministères euh euh du sport, de l'alimentation, euh l'aménagement du territoire. Donc c'est c'est c'est très large le comme vous le savez la prévention touche un petit peu tout le euh et donc euh je dois rendre mon rapport le 13 juillet euh et pour ça effectivement j'ai fait une petite équipe euh comme vous le disiez effectivement avec le professeur Franck Chauvin euh qui lui-même anime des experts et et donc on essaie de recueillir des avis très larges et on a consulté là on est déjà une centaine d'auditions Euh et avec les experts, on auditionne plusieurs centaines.
Donc on essaie de brasser l'ensemble euh euh de l'écosystème de la prévention et et toutes les toutes les personnes qui peuvent qui peuvent nous aider par rapport à cette mission. Alors le le le les premiers constats et après on discutera. Alors il y a il y a pour ce qui est alors pour le moment on en est au niveau des de l'inventaire.
Moi ce qui m'a frappé c'est qu'on est mauvais. On est mauvais. Donc quelque part on peut que s'améliorer.
Ça c'est la première chose. Deuxième chose, ça vous le savez tous, il y a il y a même moi ça ça m'a ça m'a frappé euh c'est le fait que euh la prévention est une science. Euh euh on on dépense beaucoup d'argent au niveau de la recherche et les universitaires de santé publique, on dépense beaucoup d'argent par rapport à la recherche euh et que malheureusement tout ce que nous dit la recherche euh ne va pas vers les décideurs politiques.
Ça je trouve que c'est d'abord le faossé. La préhension, ça part pas des bonnes attentions. Ça donc c'est pas chacun on voit qu'il y a des qu' y a des moi moi j'ai dénombré en faveur des jeunes plus de 30 35000 actions de prévention qui sont absolument pas on sait pas si elles sont probandes elles sont pas évaluées absolument pas on sait pas si elles sont probantes alors que la prévention primaire c'est elle doit être basée sur la science et je dis les décideurs publics et j'ai plusieurs exemples qui montrent qu'effectivement que ça soit au niveau des actions probantes et de l'implémentation des actions Ça ne marche pas.
En tout cas, c'est dingue pour vous donner un exemple, le [raclement de gorge] plan antichute qui avait été lancé il y a quelques années par le gouvernement géré par les ARS avec un objet. L'objectif était de de dire au bout de 3 ans il y a moins 20 %. Qu'est-ce qu'on voit ?
Et c'est ça, on peut se poser des questions. Qu'est-ce qu'on voit ? Santé France Santé France vient de faire activement son évaluation on voit qu'il y a plus 18 %.
Donc ce qu'on a fait a augmenté le nombre de ch on peut se poser quand même des questions quand même. Euh donc le le c'est basé sur la science et on s'en sert pas suffisamment. Ça c'est la première chose.
Deuxième chose, mais ça vous le savez effectivement, c'est le déséquilibre qu'il y a entre le soin et la santé. On confond souvent le soin et la santé euh et avec des prédécesseurs qui ont été beaucoup plus malin que nous le sommes. En 45, les ordonnances ont effectivement créé la sécurité sociale et l'assurance maladie.
Euh mais en parallèle, ils ont aussi les mêmes ordonnances. On créé la PMI, on crée la médecine scolaire, on on crée la médecine du travail. Et si on a fêté les 80 ans de la CQ, on j'ai pas entendu grand-chose par rapport à la PMI, la béine scolaire parce qu'effectivement c'est les c'est les médecines qui sont en désérance.
Dans le côté, on a une assurance maladie qui est une grenouille qui est devenue un bœuf et à côté on a des médecines de prévention qui avec un système qui a été plutôt bien pensé mais qui j'ai dit qui a été actuellement en désirance. Il y avait quelque chose qui est assez grave pour moi, c'est que si on dépense des centaines de milliards tous les ans pour soigner, je refais pas le bilan enfin le le problème de le problème de de du soin qui est lié effectivement au vieillissement de la population, aux maladies chroniques, aux maladies vitables qui ne font qu'augmenter et on peut faire le constat que actuellement on dépense des centaines de milliards euh tous pour soigner effectivement des gens plutôt âgés. Actuellement, on ne fait plus rien.
On ne fait plus rien pour la santé des jeunes. Et quand on voit la santé des jeunes qui est quand même pas mirolente, je trouve ça assez scandaleux. Donc c'est pour ça qu'on est mauvais, on est scandaleux.
Euh là, il y a pas longtemps, j'ai fait un un un rapport de mi-étape, une miétape de mon rapport et ce que je disais c'est que en France, on fait semblant, en fait, on fait semblant de faire de la prévention, on se donne bonne conscience euh et donc euh voilà où est-ce que j'en suis par rapport à l'inventaire. Euh c'est un petit peu les lignes un peu fortes euh qu'on voit par rapport à l'inventaire avec effectivement je dis et et et c'est dommage parce que euh il y a une armée, je pense qu'il y a une armée de personnes euh d'abord comme vous le disiez euh la la préhension primaire ça monte hein. Moi, je vois effectivement il y a 9 ans, je prêchais un peu dans le désert.
Euh encore hier, j'étais j'étais avec Anes Busin qui a fait pas mal de choses pour la prévention, mais elle fait le bien comme ça qu'on a pas qu'on a qu'on a pas fait suffisamment et que c'est un petit peu le problème euh le et donc et donc euh comme comme on est mauvais, on peut rapidement s'améliorer. Mais pour ça effectivement, il faut structurer et organiser la prévention comme comme on a su faire pour le soin. Et entre guillemets alors j'ai j'ai fait deux trois trucs et j'ai déjà plutôt j'ai reçu plutôt des commentaires mais sur LinkedIn et j'ai dit j'ai dit pas ça j'ai dit pas ça de manière méchante mais autant le soin est professionnel autant la prévention entre guillemets est un peu amateur elle fait autant les autant les les le soin c'est des c'est des structures comme les hôpitaux les cliniques les pr santé avec des formations Tout est très rigoureux.
Autant l'appréhension c'est moins rigoureux, c'est plutôt laissé, je dis à des à des associations de bonne volonté mais avec peu de science derrière. Donc je pense que en prenant des mesures assez fortes et je pense que dans mon rapport je serai assez radical, je pense qu'on peut faire un bon en avant et en tendant le coup à une idée que de dire que la prévention s'apporte ses fruits sur plusieurs décennies, c'est faux. Euh la prévention effectivement, on peut avoir des actions avec un résultat assez rapide comme le montre plusieurs des pays qui nous entourent.
Voilà, un petit peu par rapport à par rapport à l'introduction et euh euh je suis j'attends les questions qui je pense vont être nombreuses. Merci. Merci pour ce propos introductif. effectivement, ça donne envie de poser beaucoup de questions.
Euh je simplement je je me permets de faire une précision puisque j'ai oublié de le dire en introduction. Exceptionnellement donc on s'arrêtera à 9h45 pour vous donner la possibilité de d'arriver à l'heure à votre prochain rendez-vous. Euh voilà donc vous levez la main, tout le monde peut lever la main, tout le monde peut poser sa question, vous vous présentez et puis vous vous posez votre question.
Euh lever la main dans la barre d'outil euh en haut au milieu, il y a voilà une icône lever la main. Euh donc je donne la parole à Jean-François. Bonjour euh Cyril, on va se retrouver tout à l'heure.
Euh tu as été un peu sévère avec l'assurance maladie, la grenouille qui devient un bœuf. Bref, non, est-ce que Non, mais c'est pas c'est pas méchant. Je dis c'est pas méchant.
Moi même moi je le vois. Moi, j'ai été élu en 2017. Le PFS 2018, c'était 200 milliards.
D'accord. Là, on est 8 ans après, c'est 260 milliards. Et que et je vous dis pas le dans dans dans vu vu l'augmentation dans dans 2 ou 3 ans, ça va être 300 milliards.
H donc c'est pas quand je dis ça, c'est pas du tout méchant mais c'est une constatation. Oui, par les qui prennent qui qui sont maintenant démesurées et qui n'est qui n'est plus soutenable. Je voulais je voulais faire deux remarques.
La première, c'est que personne ne met en doute l'utilité, la validité de la prévention pour améliorer la qualité de vie. Mais dire que la prévention ça va permettre de faire des économies sur le budget global, beaucoup d'experts économiste en doute parce que en fait ça augmente la longévité, ça diminue et quand on augmente la longévité des gens, bah ça coûte plus cher par par le par le fait même. Donc je pense pas qu' je pense qu'il faut aborder la prévention sous l'angle meilleure qualité de vie, moins de maladie, moins de complication mais je suis pas convaincu que ce soit un très bon élément pour diminuer les coûts de santé qui vont augmenter considérablement au fur et à mesure que la durée de vie va augmenter, que les médicaments les plus efficaces innovants vont être de plus en plus cher.
Bon ça ça c'est c'est une réflexion. La 2 c'est que euh tu tu as parlé des associations, moi je représente la Fédération française des diabétiques et effectivement bon on est scientifique, on ne s'appuie que sur les recommandations de la SAS, mais euh nous souffrons d'un manque de moyen considérable avec des financements qui sont extrêmement faibles pour pouvoir mener des actions de prévention sur le terrain et notamment dans les populations socialement les plus exposées. Est-ce que tu abordes ce sujet dans dans dans tes préconisations de pouvoir renforcer les actions local, territorial avec les parties prenantes de proximité et avec des moyens dans dans les propositions que que tu feras ?
Euh merci bien, merci bien Jean-François pour cette question. Alors, d'abord sur le coup, je suis pas d'accord avec toi parce que quel est le but d'une prévention primaire ou primordiale ? Le but d'une prévention primaire, c'est d'améliorer l'espérance de vie en bonne santé.
Il s'agit pas de prolonger les gens. Et c'est un petit peu ce que tu dis actuellement notre système de soin et c'est la différence entre le soin et la prévention. le so et et entre guillemets, on est entre entre responsable et des gens qui connaissent ce sujet.
Que fait le soin ? Le soin, il part de patients qui sont malades et on essaie où de les guérir. Si on les guérit, c'est parfait.
Euh mais généralement, on les stabilise euh on évite les complications, mais entre guillemets, on on prolonge la vie de personnes euh euh qui qui sont malades et entre guillemets donc on augmente l'espérance de vie et c'est très bien de gens. C'est déjà ça hein Cyril. Je c'est déjà ça.
Je suis très C'est déjà ça. Je suis très content d'avoir mon espérance de vie prolongée. Ah mais c'est très bien.
Non mais c'est c'est très bien. C'est très bien. Mais toi ce que je veux dire c'est que et et c'est ce que fait le soin.
Le soin il prolonge la vie de personnes malades. Le le le but de la prévention c'est pas du tout ça. C'est pour ça quelque part c'est antinomique au soins.
Le le le le la prévention, c'est pour éviter que les gens soient malades et que bien évidemment comme tu le sais [raclement de gorge] par rapport alors grosso modo par rapport à ça, il y a deux choses. Il y a le problème des maladies chroniques et il y a le problème du cancer qui sont les deux grosses pathologies. Les maladies chroniques effectivement tout ce qui est métabolisme cardio-vasculaire, cardio neurovasculaire, on va dire euh et puis et puis le cancer.
Le but de la prévention actuellement, on sait on est entre 40 et 60 % de cancer évitable. Donc actuellement, c'est ces ces cancers dépistage soin dépistage tardif coûtent c'est ça qui coûte très cher. Et si jamais on diminuait, on peut rêver.
Mais si on diminuait par deux le nombre de cancers, c'est ce qui se passe dans certains pays. Euh oui, pas mais si commence à se passer sur certains pays, ben quelque part on améliore par rapport aux maladies aux maladies chroniques métaboliques. Quand on voit et j'ai dit ça toi par exemple la prévention en Australie par rapport au cancer du col, c'est ce qu'on a fait par rapport à la vaccination HPV.
On fait une génération sans cancer du col et ça ça fait des économies. C'est pour ça il faut il faut pas dire qu'au contraire le fait de faire de la prévention primordiale ça fait des économies hein parce que j'ai c'est vrai c'est la même chose par rapport aux maladies et et on en a parlé récemment par rapport aux maladies métaboliques. Le fait de faire de la préhension ça évite de déclencher des diabètes ou en tout cas ça les et en même temps ça les retard.
Donc ça fait des économies. Euh le le fait et et on en reviendra tout à l'heure. J'ai pas j'ai pas j'ai pas évoqué dans le dans le dans le sujet euh dans dans l'introduction.
Moi ce qui m'a marqué aussi dans la dans la dans les auditions, c'est pour moi la préhension primordiale cétait essentiellement joué sur les environnements euh sur les déterminants de santé avec une approche populationnelle. Maintenant, on se rend compte que à côté de cette démarche populationnelle, il y a aussi une démarche de prévention individuelle et personnalisée qui qui va beaucoup secouer. Et c'est vrai que on a tous maintenant où beaucoup ont des objets connectés, des montres smartphone ou ce qu'on veut qui fait que grosso modo on en sait de plus en plus sur nos déterminantes santé que sont effectivement l'activité sportive, l'activité qu'on a qu'on a en général, enfin des des des des des tas des des des tas de choses euh euh des tas de données sur notre système cardio-vasculaire, enfin sur le sommeil. et ainsi de suite et toute cette prévention personnalisée euh grâce à ça et et avec quelques données, on va on va aller dans une médecine prédictive et tout ça effectivement avec c'est ce qui ce qui est en train de se mettre en place et moi qui m'inquiète un petit peu parce que c'est fait par les privés avec des coachings ainsi de suite, on peut effectivement faire en sorte que qu'on ait une meilleure santé et donc sans dépense pour pour la sécurale.
Je dis moi la préhension primaire pour moi c'est c'est quelque chose qui permettra de soutenir notre système de santé. système de santé pour lequel je suis très pessimiste. Je pense qu'effectivement et ça et ça c'est pas c'est pas à 5 ans, je pense que c'est à 2 ans.
À 2 ans, je sais plus comment l'assurance maladie va pouvoir payer. Et donc il va falloir faire des il va falloir faire des des arbitrages sévères et je sais pas si nos concitoyens sont prêts pour faire les arbitrages sévères parce que il y aura plus les moyens de le faire. Donc notre système de soins n'est plus soutenable, je pense.
Et donc je dis pas que la prévention c'est le c'est la solution, mais en tout cas c'est une des solutions pour faire pour faire en sorte de de diminuer de manière ample les maladies évitables. Ça c'est la première chose. Et puis deuxième chose, je suis d'accord avec toi, on parlait de préhension personnalisée.
Malheureusement, c'est pas tout le monde qui l'a fait et c'est accessible à certaines c'est accessible pour certaines personnes et le ce qui coûte aussi très cher, c'est tous les toutes les personnes, tous nos concitoyens qui sont éloignés du système de santé pour des problèmes ce qu'on appelle maintenant de littération en santé entre guillemets. Les problèmes de santé c'est pas c'est pas le leur problème le leur première préoccupation. Et toute la question, c'est effectivement c'est c'est d'une part d'aller vers ces populations et de les ramener d'aller vers ces population pour faire de la prévention euh et de les ramener vers le vers le vers vers le système de santé. et des c'est ce qu'on appelle donc l'universalisme proportionné.
C'est que dans l'universalisme c'est que ces mesures de prévention doivent s'adresser à tout le monde et proportionn c'est qu'on doit en faire plus pour les gens qui sont plus éloignés et je ferai effectivement des propositions dans dans ce sens-là dans mon rapport. Merci pour ta question. Madame monsieur Gonzalez vous pouvez poser votre question.
Bonjour monsieur le député. Merci beaucoup parce que vos analyses rejoignent complètement les miennes et quand vous dites mesures fortes et radicale, ça me plaît beaucoup. Mais je me présente, j'étais professeur de médecine et j'ai eu la chance aussi d'être handicapé dans l'enfance mais j'ai nié mon handicap.
J'ai été en effet sauvé par la streptomicine et ménagé tuberculeuse et je suis un des premiers dans le monde. Voilà donc ce que je voulais dire et puis j'ai été allongé pour un mal de potes pendant 4 ans et demi. Donc j'ai une expérience de patient et j'ai une expérience de médecin et je voulais vous dire que deux choses.
Vous parlez de prévention personnalisée, je trouve qu'il faut aller dans le bon sens parce que les préventions personnalisées, oui, ça demande des études sophistiqué mais il y a des choses de simples très simples qu'on pourrait faire et qui me paraît importante. Il y a une population de plus en plus âgée. De quoi souffre-t-elle ?
Des conséquences de chutes. La prévention des chutes n'est absolument pas prise en compte. Et personnellement, j'ai participé à des réunions à Paris où j'ai dit quand est-ce qu'on imposera le casque aux gens qui font du rou ?
On m'a répondu un médecin fait pas de politique. Donc c'est joli comme réponse. Donc si vous voulez on imposerait le casque de roue et à tout le monde et bien on aurait déjà une diminution du nombre d' nombre de chutees et il faut faire de la prévention de la chute parce que la chute ça veut dire contrairement c'est pas prolonger la vie, ça veut dire que il y a moins besoin d'aide, il y a moins besoin de il y a moins de gens aux urgences, il y a moins de gens qui se retrouvent avec des pathologies vertébrales, on parle des insuffisances en vitamine D et cetera et cetera.
Donc les chutes, oui, c'est capital. Et puis on dit ben les vieux comme Gonzalez, ils pensent qu'au vieux mais ils pensent pas aux jeunes. Et bien le jeune, ce qui m'afflige, c'est la santé psychique des jeunes qui est complètement négligé.
Mais elle est négligée. Euh elle est négligée. Pourquoi ?
Qu'est-ce qu'on entend nuit et jour sur dans les médias ? C'est la fin du monde. C'est la fin du monde.
C'est la canicule. Il y a plus de bel été. Il y a plus que la canicule.
Euh quand on on mange, on ne peut que mourir parce que on ne mange pas ce qu'il faut. Quand on respire, c'est la pollution et cetera. Donc c'est la fin du monde avec euh enfants qui autrefois étaient enthousiastes quand on parlait de science.
Aujourd'hui, quand on parle de science, c'est la catastrophe. Donc si vous voulez, pour moi il y a deux et c'est du bon sens et ça pourrait avoir un effet rapide dans les 2 ans. Il y a pas besoin d'investir des des ch des des études et de voir qu'est-ce qui se passe.
On on supprime euh le risque de chute, ben ça veut dire les accidents, l'accidentologie de façon générale aussi bien domestique. Par exemple, on sait que les gens ils chutent quand ils sont à de à 2 m de leur porte d'entrée. Ils cherchent les clés quand ils reviennent du marché.
Voilà, des choses très simples. Donc, il y a le casque pour les deux roues, il y a évidemment le sport qui est très prené mais qui est qui est source d'accidentologie. Et puis pour les jeunes, le santé psychique, quand on voit quels sont les films, quels sont les les téléfilms, qu'est-ce qu'on montre, c'est faire peur.
Faire peur, c'est pas comme ça que on va rendre enthousiaste les jeunes. Voilà. Donc si vous voulez euh deux mesures qui me paraissent euh demander aucun d'argent mais des décisions.
Merci beaucoup monsieur pour votre question. Euh alors plusieurs petites choses euh sur les chutes. On est on est bien d'accord.
Euh et et et je parle effectivement du pantichute que le gouvernement a essayé de mettre en place euh la dernière enfin il y a quelques années. Pour moi, ça a pas fonctionné parce que c'est resté effectivement un petit peu dans les ministères, dans les ARS et c'est pas allé jusqu'au bout et puis après il y a pas eu financement. C'est pour ça que entre il y a pas eu il y a pas eu l'organisation le financement pour le mettre en pour le mettre en place. il y a pas eu les les les données en même temps pour suivre pour piloter cette politique.
Et donc tout ça a été ébauché et c'est ce que je disais c'est qu'on a fait semblant. Donc on lance un plan antichute et puis comme on va pas jusqu'au c'est au fameux dernier kilomètres, on fait semblant et puis effectivement après on évalue puis on se rend compte que ça rien fait du tout. Euh alors j'ai je j'interrogeais un responsable euh qui me disait bon en tout cas ça pas il y avait raison que effectivement ce truclà il a pas coûté très cher c'est sûr il a pas coûté très cher il a pas eu de résultat [rires] donc on est bien d'accord et donc je dis ça quand je prends le plan tich dans le sens où dans le rapport j'essayer mettre j'essaierai mettre plusieurs fils rouges pour illustrer les problématiques de la prévention et on a choisi de comme fil rouge notamment la vaccination justement c'est quelque chose qui est assez majeur et aussi le plan antichute et peut-être éventuellement on prendra peut-être aussi le plan des des 1000 premiers jours et et c'est vrai que le planchute ça ne fonctionne ça pas fonctionné parce que toute la question c'est après quels sont les effecteurs de terrain il s'agit pas de faire des campagnes nationales après c'est comment faire pour aller et notamment les plantes par rapport au personnes âgés pour aller euh euh former pour aller même éventuellement c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est toute la toute la question c'est reconnaître le travail des acteurs de terrain et avec un autre sujet qui peut être et médicaux ou non médicaux sur le plan antichutement que l'aide ménagère ou ou l'aide soignante qui va à domicile est tout aussi précieuse dans pour pour les conseils qu'elle peut donner nos personnes âgés.
Donc on n pas on on n pas on a on a on a lancé une idée et on l'a pas déployé jusqu'au jusqu'au bout et ce qui fait que on n' pas de résultat et c'est ce que j'appelle faire semblant. Le ça c'est pour pour le pour le pour le plantute mais ça sera assez détaillé effectivement dans le rapport le pour ce qui est de pour ce qui est des des des casques pour les vélos enfin les chutes les autres chutes après c'est tout un problème c'est c'est c'est plus complexe que ça dans le sens où mais mais on j'en parlerai toute la question c'est qu'est-ce qu'on fait entre guillemets pour préserver la liberté individuelle ? Je pense que la liberté individuelle est importante.
Et qu'est-ce qu'on fait par rapport au aux contraintes ? Et je pense qu'il faut un doux mélange entre les deux par rapport à la liberté individuelle. Je pense qu' et c'est pour ça que je crois que le par rapport à la prévention, l'éducation est quelque chose de très fort et notamment l'éducation pour que chacun puisse avoir l'information et puis et puis puisse puisse exercer un libre arbitre. le casque sur un vélo, ben quelque part les gens ont un libre, ils le mettent, ils le mettent pas.
On peut entièement contraindre, on peut aussi éduquer euh et et par rapport à ça euh et et c'est toute la question de l'appréhension, c'est d'un côté, il y a tout ce qui est éducation, puis après tout ce qui est contraintes, les interdictions ou c'est les taxes comportementales, enfin je pense qu'on en reparlera et je pense qu'il faut avoir ces deux ces leviers, c'est l'éducation, l'information et la contrainte. Et c'est un doux mélange entre les deux. Et je vous me parlez effectivement de du vélo, du cas sur les vélos.
Il y a un truc qui est assez intéressant dont parlera effectivement dans dans le rapport aussi, c'est la question de la préhension routière. Souvenez-vous, il y a quelques années, il y avait 18000 ou 20000 morts par an euh sur la route. Euh et ben quelque part euh on a réduit ça maintenant à quelques milliers. je crois c'est entre 2000 et 3000 morts.
Euh donc on a fait une politique euh une politique une une politique forte et je pense qu'on peut s'inspirer de cette politique de prévention routière pour faire la prévention en santé. Qu'est-ce qu'on a fait d'abord ? On a il y a d'abord une prise de conscience.
Je sais pas si vous sou de l'époque à l'époque il y avait des communes de 20000 habitants où tous les habitants se couchaient et on dit grosso modo voilà c'est toutous les an c'est une ville de de 20000 habitants qui meurent quoi qui qui est détruite. Donc il y a une prise de conscience après il y a un portage politique à l'époque il y a un portage politique fort par rapport à la à la prévention routière. Après on a on a mis plusieurs mesures.
Je sais pas si vous vous souvenez mais tout ça était assez graduel. D'abord, on s'est dit euh euh ben le le les les premières causes les premières causes effectivement c'était c'était lié à la conduite. Euh on a on a on a réduit la vitesse, on a mis des radars, c'est lié effectivement à l'alcoolémie, on a fait des tests, c'est lié à l'état de la voiture, on a fait le contrôle technique et c'est tout ça qui a fait qu'on a eu des résultats.
Et c'est pour ça que lorsque vous citez effectivement le problème du casque et du vélo, c'est qu'est-ce qu'on fait par rapport c'est c'est le permis à point, c'est qu'est-ce qu'on fait effectivement par rapport c'est aussi c'est le le permis qu'on fait chez les jeunes et avec le côté intéressant c'est de la conditionnalité. Vous savez pour que pour s'inscrire au code de la route, il faut passer le permis enfin le le le le brevet de de sécurité routière. Donc euh il y a on joue sur le sur l'éducation, sur la formation et après sur les contraintes avec des données.
Je sais pas on je pense qu'on aura l'occasion de parler des données de santé. Tout ça doit être piloté par rapport à des données et pas et avec et avec des objectifs. Voilà un petit peu pour vous dire un petit peu par rapport à ce que vous dites euh concernant effectivement le le le [raclement de gorge] casque à vélo et je dit la prévention routière pour moi est un bon exemple à suivre concernant la santé des jeunes.
Je suis d'accord mais en même temps moi on peut en parler c'est là on dit qu'on est mauvais. Moi, j'ai honte pour mon pays quand on sait que la mortalité périnatale, on est maintenant au 24e rang des pays de CDE alors qu'on était dans les meilleurs ou sinon le meilleur il y a quelques décennies. C'est c'est honteux.
C'est honteux. Moi je dis c'est honteux concernant le donc le les chiffres qu'on a concernant la PMI. La PMI, vous parliez d'aller vert.
La PMI avait une action médicale et une action sociale. Diriger la PMI dans quel état elle est actuellement. C'est honteux la médecine scolaire.
Euh on est tous malheureusement on a tous un certain âge et on sait ce qu'était la médecine scolaire quand on était sur les bancs de l'école. Qu'est-ce qu'elle est devenue ? Est-ce que vous parlez à vos enfants et à vos petits enfants de la santé scolaire ?
Mais et c'est pour ça que et c'est c'est bien je reconnais effectivement qu'on vit dans un état d'anxiété mais notre responsabilité entre quelque part c'est faire en sorte et je sais pas comment j'intitulerai mon mon rapport mais je pense que notre santé est sous influence et il faut il faut bien avoir conscience mais qu'est-ce qu'on fait pour je dis donner cette connaissance cette littéératie cette itératie c'est c'est c'est toute c'est une notion de culture dans ce cette culture en santé, qu'est-ce qu'on fait pour l'apporter aux jeunes ? Rien. Qu'est-ce qu'on fait par rapport au libre arbitre ?
Euh qu'est-ce qu'on fait par rapport aux écrans, par rapport au sommeil, par rapport à l'alimentation ? Qu'est-ce qu'on fait pour les jeunes ? Rien.
Et et et je trouve tout ça assez scandaleux. Donc j'essayerai alors c'est pas c'est l'histoire, c'est je pense je sais pas si je parle bien l'histoire du bœuf du bœuf et la grenouille du bœuf. quelque part, il faut rééquilibrer tout ça.
Merci beaucoup Philippe AuR, je vous donne la parole. Oui, bonjour. Merci monsieur le député.
Donc Philippe Avr, je suis directeur de centre de dialyse et de néphologie et particulièrement impliqué dans dans le domaine du dépistage et prévention et je ne peux que boire les les propos que vous venez de tenir sur tous les sujets et ça fait plaisir d'entendre un politique qui euh se qui prend en main ce sujet de la prévention parce que je crois que dans notre beau pays, si nous n'avons pas une démarche politique, elle n'avancera pas. Le plan cancer est un bon bon exemple. Si on avait pas eu Jacques Chirac qui prennent ça au plus haut niveau de l'État, je crois qu'on serait encore dans des situations plus catastrophiques que ce que nous avons.
Donc je crois qu'il faut se réjouir du fait que vous portiez cette cette démarche et une de mes questions sera de vous dire mais comment on peut vous aider dans cette approche ? Je je je partage tous vos constats. Alors vous parliez du casque.
En Italie quand on veut skier, on doit avoir un casque. Et si on n pas de casque, ben on peut pas skier. Et ça évite finalement beaucoup de traumatismes crânien et ça évite de monter encore les 260 milliards de la sécurité sociale parce qu'aujourd'hui bah on rince gratuitement.
C'est pas grave, il y a des problèmes, on va développer du soin puis ça va nous coûter cher. Et finalement je pense qu'il y a quand même un problème de sensibilisation au coût de la santé. Alors je je vous rejoins.
Ça fait 35 ans que je travaille dans le monde de la santé. On a une politique de soin, on n' pas une politique de santé de santé publique. Euh on on est mauvais.
Vous parliez de monsieur Chauvin qui a fait un excellent travail au niveau du Conseil supérieur d'hygiène publique de France. Quelle est la répercussion, la la communication autour de ça ? On parle au niveau du gouvernement du PLFSS, mais est-ce qu'à un moment les députés travaillent sur une politique de santé pour les Français qui pourrait être le 4e mot qui termine par dans notre devise de de de pays parce qu'elle fait partie de notre de notre culture et cette politique de santé à la différence de nos pays d'Europe du Nord, elle n'existe pas ou très peu et c'est bien dommage.
Voilà donc ça c'était mon mon mon deuxième mon deuxième constat. Vous parliez également de difficultés. Je crois que le problème pour mettre à mon petit niveau, à mon modeste niveau, essayer d'avancer sur la prévention de la maladie rénale, un simple dépistage nous évite de dépenser dans la maladie chronique qui coûte le plus cher ramené au patients.
Alors qu'un dépistage nous permet et je rejoins ce que vous dites, de d'éviter de dépenser de l'argent, de retarder la maladie, d'avoir des conseils d'éducation et de faire que les gens vont rester en bonne santé plus longtemps. Donc je pense comme vous que la prévention primaire, ça nous fait gagner de l'argent et ça nous en fait pas perdre. Et ça c'est un point important.
Une des grandes limites, c'est qu' en dehors du fait qu'on ait pas de politique de santé et comme vous le disiez très justement, on est à la limite entre le social, l'éducation et la santé. Les médecins généralistes n'ont pas le temps de s'en occuper et on peut le comprendre. On est dans des zones pour peu que vous soyez dans les Alpes de Havence comme je suis, on est dans des zones de grande désertification.
Alors au départ, on devait parler de fortes tension, un problème politique mais le fait d'avoir éloigné les médecins, bah c'est difficile, il y en a pas assez. On est à la limite du social parce que malheureusement ça touche des populations qui sont loin du soin défavorisé par rapport à ça et puis je crois que si on veut avancer, vous parliez des enfants, les enfants sont d'excellents moyens pour pouvoir d'être des vecteurs pour les parents et pour eux-mêmes par rapport à des gestes de prévention. Et je pense qu'il faudrait qu'on avance du côté de l'éducation vis-à-vis de ça.
C'est un autre sujet. Et donc si on peut vous aider par rapport à votre rapport, et bien écoutez, ce serait avec grand plaisir parce que pour une fois que les politiques s'occupent de ce sujet, je crois qu'il faut vraiment vous soutenir de de [raclement de gorge] de toute notre force et de toute notre énergie. Merci pour l'action que vous mettez en place.
Merci à vous et je suis très sensible par rapport à ce que vous dites. Alors, vous soulevez plusieurs choses que grosso modo, c'est quelle quelle est quelle est l'importance et quelles sont les notions de santé de notre pays ? Je suis d'accord avec vous sur le fait que il faut qu'il y a un portage politique fort dans le sens où pour avoir effectivement des résultats et vous parlez effectivement du plan cancer ça c'est c'est c'est une des premières conditions mais aussi il faut il faut que tout le monde quelque part se comprenne le comprenne problématique.
Et je crois que c'est ça surtout vous savez effectivement au niveau du ministère de la santé et nos concitoyens lorsqu'on leur parle de santé al là là je peut-être choqué je vais peut-être jeis peut-être choqué les gens mais d'autant plus qu'il y a beaucoup de professionnels de santé effectivement dans dans autour autour autour de notre table. Mais lorsqu'on parle de santé euh dans notre pays, on confond la santé et le soin. Et lorsqu'on va voir nos concitoyens, euh lorsqu'on parle avec mes collègues, qu'il soient parlementaires, qu'il soient maire, qu'il soient élu, quelle remontée ils ont ?
Euh quelle quelle est quelle est la pression euh qui est exercée sur le ministère de la santé, sur les ARS, sur tous les acteurs ? c'est l'accès aux soins et moi je vois bien c'est les les ministres des fil un petit peu en ce moment les ministres de la santé et et et la et les élus et et nos concitoyens et et je le comprends et je le comprends leur préoccupation c'est l'accès au soi et le message je pense qui pour pour essayer de convaincre nos concitoyens euh c'est pas qu'il se trompe Mais le problème c'est pas l'accès aux soins. Même si je comprends bien que de pas arriver de pas arriver à avoir rendez-vous chez le médecin, c'est dans un dans dans dans un des pays les plus riches de du monde qui dépense 260 milliards.
C'est scandaleux. Mais euh et là je vais peut-être vous choquer mais j'essaie parce que tentends lorsque j'essaie de faire un petit peu de pédagogie, c'est pas parce si on fait une comparaison avec les voitures, si votre voiture elle fonctionne bien, c'est pas parce que vous avez un mécanicien à côté de chez vous et que le notre santé, elle est faite à 80 % de déterminant. euh des de notre environnement euh de de nos déterminants enfin des des des déterminants collectifs et et personnel, c'est 80 % de notre santé et que le soin n'est que n'est que n'est que 20 % et que on dépense effectivement 260 milliards euh pour euh pour les soins.
Et si nos concitoyens comprennent que c'est un problème de déterminant de comportement, sil comprennent que leur voiture si elle démarre le matin, c'est parce qu'ils l'entretiennent, c'est parce qu'ils font des révisions, c'est parce qu'ils font les les les je sais pas quoi, les niveaux d'huile, c'est parce qu'il changent les filtres, c'est parce qu'il bête dans la bonne essence, c'est parce qu'il changement l'huile qu'elle démarre le matin. Et c'est pas parce c'est pas forcément parce qu'ils ont appelé un mécanicien à l'angle de la rue. Ben, je pense qu'on aura fait un grand pas et que ils comprend que et et et on diminuera la pression qu'il y a sur le soin et que les gens admettront et et pousseront cette politique de prévention.
Je crois je crois que c'est ça et je dis ça dans le sens où même au niveau des plus hauts responsables, je sais pas si les plus haut responsables de notre pays ont compris ça parce que et et j'entends bien discuter avec votre mère, votre mère son souci euh son souci c'est que effectivement il a pas il a pas il y a pas de médecin il y a pas de médecin dans dans sa commune. c'est que et et c'est ce qui lui remonte. Votre mère quelque part, il comprend enfin je sais pas s'il réalise que le fait que les les voies cyclables qu'il fait que l'urbanisme euh qui entreprend, que les repas euh à la cantine, que enfin tout ça, je sais pas s'il comprend que tout ça a une répercussion sur la fait la santé des gens.
C'est ça qui fait la santé des gens et c'est pas le fait enfin faut pas c'est pas exclusif c'est bien d'avoir des médecins chez soi aussi parce que malheureusement de temps en temps on a des pannes et lorsque lorsqu'on est en panne lorsqu'on a une panne ou en accident on est bien content d'avoir un mécanicien mais voyez quelque part ce qu'il faut c'est non seulement nos concitoyens comprennent ça il faut aussi que nos responsables locaux les maires comprennent ça et et et nos responsables au plus haut niveau au niveau national et je pense que c'est lorsqu'on aura compris ça qu'on pourra faire avancer la qu'on pourra faire avancer la la la prévention. Enfin, je sais pas si vous êtes d'accord avec ça. Euh moi je vote et c'est pour ça que pour répondre comme vous le dites, chaque année, on vote un PLFSS maintenant de 260 milliards avec des déficits qui vont atteindre 20 milliards au niveau de la protection sociale.
Euh et on fait tout ça sans aucune comme vous le dites, sans aucune stratégie nationale de santé. Pourquoi ? Et moi je me pose la question comme vous.
Pourquoi cette stratégie nationale santé elle est pas publiée ? Elle est faite, elle est dans un elle est dans un dans un dans un on sait elle est dans un tiroir. Pourquoi est-ce qu'elle est pas publié et pourquoi est-ce qu'elle est pas discutée ? parce qu'on n'ose même plus, je pense, on n'ose même plus discuter de santé dans notre pays tellement la pression est importante sur l'accès aux soins, sur les urgences, sur l'accès aux soins qui tout ça n'étant que des symptômes de de la mauvaise santé de nos concitoyens.
Voilà un petit peu voilà un petit peu la la réponse avec une aussi une interrogation que j'ai mais je dis quand même un peu entre nous mais et n'hésitez pas à me faire remonter j'ai une adresse j'ai une adresse mail sur le site de l'Assemblée nationale et c'est toujours intéressant et moi je me pose des questions. Pourquoi est-ce que le soin pourquoi est-ce que le soin c'est hypertrophié ? Euh c'est parce qu'il y a marché, parce qu'il y a des offreurs de soins.
Les offreurs de soins qui peut être les hôpitaux, les cliniques, les professionnes de santé, les laboratoires, les big pharmas, enfin tout le monde tout le monde quoi. Et c'est parce qu'il y a ce marché que que le soin puisse développer et que tout ça entre guillemets est un peu inflationniste au niveau de la prévention. Autant autant il y a des offreurs de soins, autant il y a pas d'offreur structuré et organisé de prévention.
Et dans mon rapport, ce que j'essais c'est comment comment faire pour pour créer cette offre de prévention qui actuellement n'est pas structurée. Voilà un petit peu voilà un petit peu moi les réflexions que j'ai. Et puis une dernière chose, comment m'aider ?
C'est en relayant tout ça. N'essayez pas de relier. Là la question c'est la prise de conscience mais de tout le monde du du du du du du du du du du du plus simple de nos concitoyens au plus haut responsable.
Ce qu'il faut c'est vraiment cette prise de conscience que notre santé c'est pas le soin avec un truc c'est ce que dans les auditions il y a un ancien ministre qui me disait ça qui me disait avec le paradoxe c'est que je sais pas si parmi vous il y a des gens qui sont qui viennent de la qui sont en Mayenne mais la Mayenne est sûrement un des déserts médicaux les plus importants en France et en même temps euh le le département ou paraît-il l'espérance de vie en bonne santé le meilleur contrairement à la Provence d'Azure où c'est là où il y a plus de plus de médecins et où l'espérance de vie en bonne santé n'est pas bonne. Et donc je crois c'est ce paradoxe qu'il faut expliquer aux gens et je sais pas si la comparaison est bonne. C'est pas parce que votre c'est pas parce que vous avez un mécanicien au coin de la rue que votre santé meilleure.
Mais je j'ose des formules, je sais pas si elles sont bonnes. En qu'elles sont parlantes. Il nous reste un tout petit moins de 20 minutes.
Donc s'il vous plaît poser des questions courtes pour que tout le monde puisse et la possibilité de le poser. On a beaucoup de de réactions dans le chat et il nous reste encore au moins 10 10 personnes qui lèvent la main. Donc Jean-Paul, je vous donne la parole.
Oui, merci. Bonjour Cyril et merci pour cet engagement sur la prévention. Deux points très brefs.
Le premier qui a été un peu abordé par le l'intervenant précédent concernant la maladie rénale chronique et la problématique que nous avons aujourd'hui d'une prise en charge précoce de cette maladie réal chronique pour éviter sa dégradation. Je travaille beaucoup sur ce thème puisque je suis néfrologue et je suis à votre disposition pour en parler si euh vous le jugez utile. Le deuxième point sur lequel je souhaitais aborder que vous avez pas du tout abordé est celui de la gouvernance. la gouvernance en matière de prévention parce que lorsque euh je vois que le ministère de la santé à un moment donné s'appelait ministère de la santé de la prévention, je me dis que c'est pas la bonne piste parce que oui bien sûr la prévention secondaire, la vaccination, la prévention tercière c'est visiblement ça dépend du ministère de la santé qui est plutôt d'ailleurs le ministère des soins.
Mais aujourd'hui, est-ce qu'on a pas un problème de gouvernance ? Est-ce qu'il ne serait pas temps de créer l'équivalent d'une mission interministérielle ou de d'une commission interministérielle voire même d'un ministère de la prévention et qui couvrirait tous les aspects de la prévention dans une logique one else dans une logique où on voit bien que les déterminants de la santé ça va de l'éducation au logement en passant par l'alimentation, l'agriculture, l'environnement, la qualité de l'air, la qualité de l'eau, bref Tout ça, c'est tout sauf à venue de Segure. Donc je pense qu'on a un vrai problème de gouvernance aujourd'hui et une peut-être qu'une des propositions et je vous le suggère, ça serait effectivement de travailler sur quelles gouvernance sont mis en place pour que notre pays s'engage dans une vraie politique de prévention tous asimutes avec les collectivités locales, avec les maires avec la politique du logement avec la politique de l'aménagement du territoire, l'aménagement des villes, des trottoirs et cetera.
Si euh on nen fait pas un espèce de fil rouge, y compris avec un budget en tant que tel, avec un accompagnement budgétaire, vous parliez d'un marché mais le marché il faut le créer aussi s'il y a pas euh un accompagnement budgétaire pour cette démarche-là. Je pense que la prévention sera toujours un peu le le gadget, le machin qui restera le parent pauvre. Merci en tout cas pour cet engagement.
Merci Jean-Paul. Alors le j'ai bien compris qu'il fallait faire un petit peu rapide. Les questions qu'on se pose et les avis sont divergents par rapport à ça.
D'abord la première question avant la gouvernance est-ce que les par rapport à la par rapport à la prévention primordiale est-ce que les soignants doivent être impliqués dans la prévention primordiale ou pas avant [grognement] de dire est-ce que c'est le ministère de la santé ou c'est pas le ministère de la santé ? C'est la même chose. Ministère la santé c'est les soignants.
Est-ce que les soignants sont impliqués dans la prévention primordiale ? Moi personnellement, il y en a il y en a qui voudrai les écarter euh en disant grosso modo, ça relève pas de la santé, ça relève effectivement de de tout de de tout sauf de la santé. Moi, je crois pas à ça et je suis un petit peu comme pasteur inversement euh euh qui disait par rapport à la science qui disait que la la la la la science appartient à personne et et donc à tout le monde.
C'était c'était l'histoire de l'académie, les médecins pas les médecins. Médecin pasteur étant pas médecin, vous connaissez l'histoire. Et ben je pense effectivement l'appréhension elle appartient à personne donc elle appartient à tout le monde don.
Donc ça c'est la première chose et c'est pour ça qu'il faut pas forcément écarter le milieu de la santé parce que ministère de la santé comme comme comme effectivement c'est minicien effectivement des soignants. Donc je pense que après la gouvernance, le problème de la gouvernance, je suis d'accord mais chaque fois on bute là-dessus toute la question savoir si c'est s'il faut est-ce que ça relève du premier ministre mais le premier ministre peut pas tout faire est-ce que ça relève effectivement d'un délégué interministériel mais j'en discutais encore avec le premier ministre des délégués ministériel il y en a je sais pas je on sait même plus combien il y en a euh on voit bien que le le le comité interministériel fonctionne mal euh moi moi moi moi moi moi moi dans les auditions ce qui qui m'a marqué, c'est la faiblesse de la DGS. la direction générale de la santé est est un peu le maillon faible et alors que au niveau du ministère de la santé ça maon fort pour moi c'est c'est c'est déjà pourquoi qui m' parce que le fait de faire ministre le fait de faire du milistre un machin délégué tout ça à partir du moment où vous avez pas de service c'est un peu comme c'est un peu comme ça que que que notre pays fonctionne hein si vous avez pas de budget si vous avez pas de service et Si vous avez pas de poids politique, vous n'existez pas. entre guillemets, il y a a y il y a des ministères fantoches [rires] et puis il y a des ministères qui sont structurés régaliens parce qu'il y a des services et des machins et qui sont déclinés jusqu'au jus jusqu'au plus proche du citoyen.
Je parle effectivement de la police, tout ça, c'est ça c'est vraiment du régal et puis après il il y a des y a des ministères qui sont creux et c'est c'est pour ça que je je pense pas qu'il fallait forcément le détacher et je pense que c'est plus un problème de prise de conscience, c'est plus après on verra la forme que c'est, on fera plusieurs propositions, mais je pense que là-dessus c'est c'est là-dessus c'est très compliqué mais je pense que c'est il faut pas c'est aussi c'est aussi so souvent un défaut d'autres de pays, c'est la gouvernance est importante. Je pense quelque part, il faut reprendre le schéma. Il y a beaucoup de gens qui qui œuvrent dans la prévention de pays.
Il y a il y a une armée qui est prête à se lever et il y a qu'ement le succès de toutes les réunions, les machins. Il y a il y a une armée parvention qui est prête à sever. Cette armée d'abord, il faut qu'elle ait une vision.
Il faut qu'il y ait de la science derrière grosso modo, c'est scientifique. Il faut savoir où est-ce qu'elle va, comment elle va avec la science. Alors bien une armée effectivement il faut qu'elle soit organisée.
Donc bien évidemment la gouvernance il faudra la traiter. Mais d'abord quelle est cette vis quelle est cette cette vision qui a la science puis après on verra la gouvernance. Mais pour moi au départ c'est un sujet qui était majeur mais je sais pas ça en tout cas ça je sais pas je je sais pas s'il est majeur en tout cas il est compliqué.
Merci Éric Pou vous pouvez poser votre question. Oui euh merci. Bonjour.
Merci monsieur le député de de cette intervention. Donc je suis Éric Prou moi le président du conseil national de l'art des pédicurspologues. On suit vos travaux depuis longtemps notamment dans le cadre des coalisés.
J'ai j'ai fait on a envoyé une contribution dans le cadre de votre nouvelle mission. Moi, je voulais parler de la gouvernance aussi mais au-delà de la gouvernance c'est vrai qu'il y a il y a un total manque de coordination. On peut a fait le constat, on a deux multiples acteurs CPAM, mutuel, caisse de retraite, tout le monde fait de la prévention, c'est pas coordonné.
Il y a quand même des moyens qui sont mis sur la table mais il y a pas de coordination. Mais la la cour des comptes déjà en 2021 dans un rapport avait avait dénoncé ou avait mis en lumière ce ces faits-là et la faible efficacité des politiques de prévention. Moi, je voudrais venir sur deux points.
Alors, le plan antichute euh ça a été un vrai problème ce plan antichute et c'est pour moi c'est je suis pas étonné que ça fonctionne pas. D'abord parce que des acteurs essentiels dans la prise dans la la prévention de la perte d'autonomie et de la chute comme les masseurs kinésithérapeutes et les pédicurp podologue ont jamais été calculés dans ce plan n'était pas invité. Il a fallu qu'on fasse le forcing à l'époque pour pouvoir avoir notre mot à dire kiné pédicure podologue plusieurs professions.
Ça tournait autour de la part euh de la nutrition. C'est important hein la nutrition et et puis euh et puis du domicile même les infirmières qui vont beaucoup à domicile puisque l'aménagement du domicile enfin c'était c'était voué à l'échec en fait ce plan antichute. Euh et j'avais une question moi plus précise sur les rendez-vous de prévention qui semble-t-il ont pas vraiment trouvé leur place.
Est-ce que dans le cadre de votre mission il va y avoir il va y avoir un focus particulier sur ces rendez-vous de prévention qui ont du mal quand même à démarrer depuis 2000 2024 ? Merci en tout cas et et à très vite pour continuer les échanges. Merci.
Merci bien. Alors, je je suis d'accord avec vous. Les les conations de prévention euh je je je je sais pas vraiment quel était l'objectif.
Tout à l'heure, effectivement, on parlait de de d'universalisme proportionné. C'est ces convention. Si effectivement ils vont des personnes qui vont régulièrement chez leur médecins, ça a pas beaucoup d'intérêt et je vois pas des gens qui sont éloignés.
Pourquoi est-ce que des gens éloignés du système de santé il restent les conations prévention dans le sens où c'est pas leur préoccupation ? Donc pour moi effectivement j'ai des j'ai une interrogation par rapport à ça. Deuxième chose, après il y a le [raclement de gorge] problème de l'âge et puis après il y a le système après des des passages obligés et aussi on disait effectivement tout à l'heure je parlais de la conditionnalité, on a aussi les interrogations par rapport à ça.
Le c'est quand est-ce que quand est-ce qu'on doit voir les gens de manière un petit peu systématique ? Je sais pas si vous savez mais maintenant enfin avant le versement des allégations familiales était conditionné à la visite du postpartome. On a levé cette conditionnalité en disant que c'était compliqué et puis qu'en même temps il y a des femmes justement éloignées du système qui allaient pas à la vie du postparton donc qui bénéficiait pas des allocations familiales.
La question qui se pose c'est pareil au niveau responsabilité des gens. si les gens sont pas responsables, est-ce qu'il faut conditionner et et et quand ? Et je pense que pour moi et ben on on en a pas encore parler par rapport aux jeunes, par rapport aux très jeunes, enfin les 1000 premiers jours.
La vie du postpartum pour moi est essentielle aussi bien par pour l'enfant que pour la mère. Et donc c'est un problème de la conditionnalité. Et à quel âge ? la visite, c'est la la la visite citoyenne, la journée citoyenne que font tous les jeunes, hommes, garçons comme filles, je pense qu'il pourrait être mieux exploité au niveau au niveau des données.
On n pas parlé des données pour pour mieux connaître la santé de la population, c'est que on connaît essentiellement les données de remboursement, c'est le SNDS, on n pas de données, on a peu de données sur l'état de santé de la population et je pense qu'il manque la journée sur intéressante. que plutôt que de conversation de prévention, moi j'avais plutôt savoir un peu des passages obligés euh qui permettrai effectivement de systématiquement voir dans quel état sont ce on peut détecter effectivement des fragilités. Euh je parle effectivement de la journée de ceté, la visite du postpartum, la la retraite hein, c'est grosso modo quand on parle à la retraite et ce qu'il faut pas effectivement systématiquement et même conditionnalisé.
Euh c'est c'est des interrogations que j'ai mais après c'est la question des libertés individuelles et de la conditionnalité sur lequel on revient beaucoup alors que je pense que la responsabilité individuelle est aussi importante. [raclement de gorge] le le l'autre chose après effectivement c'est sur le terrain par des chutes et de la et de la et de l'implication de tout le monde et moi j'ai moi je je sais pas encore comment faire comme je dis effectivement l'intérêt l'intérêt c'est lorsqu'on une politique c'est c'est que ça aille au plus près des gens et entre guillemets comment comment coordonner sur le terrain on par de gouvernance c'est important mais déjà au niveau local au niveau des territoires comment est-ce qu'on coordonne les contrats de locau de santé qui sont justement menés par les mairies Comment est-ce qu'on on se coordonne ça avec les les euh les tout tout t tous les tous les plans territoriaux de santé ? Comment est-ce qu'on coordonne ça avec les EPTS ?
Comment est-ce qu'on coordonne avec l'ensemble euh euh vous connaissez [raclement de gorge] ça les tous t tous les clics les trucs pour les personnes ? Comment est-ce qu'on coordonne ça avec l'éducation nationale pour et comment est-ce qu'on coordonne ça avec vous saz des tas de choses qui existe les maisons sport santé comment sur le terrain je dis il y a beaucoup de personnes, je dis il y a une armée, il y a beaucoup de personnes qui voudraient faire et ben comment est-ce qu'on coordonne sur le terrain quel est le le meilleur système pour mettre tout ça en mouvement et là aussi on n pas encore fini on n pas fait d'arbitrage mais je Je pense que c'est tout aussi important que le ministère, c'est comment sur le terrain tous ces gens travaillent ensemble sur des mêmes objectif euh et avec une animation qui est nécessaire. Alors, tu entends des animations des contrats locaux de santé, tu entends c'est des animations via les CPTS.
Euh donc, il y a beaucoup d'animations, il y a beaucoup de coordinateurs, mais comment comment tout ça pourrait mieux fonctionner ? Et si vous avez des propositions, n'hésitez pas à les faire remonter. Je dis ça par rapport au kiné, à l'ensemble des professionnels, les professionnels de santé.
Comment est-ce qu'on coordonne tout ça ? Je dis aussi avec la PMI, la médecine scolaire, comment sur le terrain on fait que tous ces gens soient soient plus efficaces ? Euh merci beaucoup.
Euh alors, je encore beaucoup beaucoup de questions, il nous reste 5 minutes. Donc peut-être que ce sera la dernière ou l'avant-dernière question. Jérôme DV. [grognement] Bonjour monsieur le député.
Je m'occupe de communication pour le laboratoire Pfizer et moi je voudrais vous interroger, vous faire réagir sur le plan des comportements de nos comportements à tous et à toutes. Est-ce qu'on peut faire le constat d'une appropriation qui est insuffisante des actions de prévention et de dire qu'on a globalement plutôt une culture de soin plus que de la responsabilisation et un déficit d'engagement ? on a construit un système qui soigne euh mais pas encore un système qui mobilise et responsabilise et dire que ça ne peut marcher que si on a vraiment une responsabilité partagée.
Je prends l'exemple bah de la vaccination, c'est pas comme si rien n'était fait. Il y a beaucoup de choses qui est fait. On voit même une majorité des Français qui sont favorables qui voi un intérêt qui sont convaincus de l'intérêt de la vaccination.
Mais si je prends par exemple ménaging pneumonie, on est encore euh euh voilà un français sur c euh qui est vacciné dans les populations cibles. Euh non non [raclement de gorge] ça ça ça ça question la responsabilité. Alors d'abord d'abord oui sans vaccination c'est un peu dur aussi dans le sens où je dis grossou on pourrait simplifier les choses euh sur le cadre des vaccination électronique.
Moi je suis très déçu par rapport à ça. Euh vous parliez effectivement de la vaccination euh euh et ça sera un des fils rouges du rapport que je donnerai. C'est entre guillemets quelque chose qui est plutôt simple euh avec des indicateurs qui sont qui sont plutôt simples à suivre. pas simple à suivre. on peut donner les moyens de les suivre de manière plus plus simple que vraiment l'état de santé plus et donc le je je je suis d'accord avec vous par rapport à la responsabilisation mais toujours pareil entre [raclement de gorge][toux] je sais pas combien est-ce qu'on est autour de cette table mais qui connaît exactement son statut vaccinal cette table je sais pas [rires] à mon avis on n'est pas très nombreux [grognement] par rapport aux dates et ça c'est la première chose donc je suis d'accord sur pareil c'est que la responsabilité est importante.
Mais pour ça, il faut d'abord avoir une éducation, avoir une information qui soit qui qui soit bonne. Et puis après, c'est au niveau de la prévention, c'est un débat qui est assez intéressant, c'est de savoir quelle est la c'est c'est pour moi c'est essentiellement par rapport à ça, par rapport à la prévention, par rapport par rapport à notre santé. C'est quelle est la part qu'on a chacun individuellement et quelle est la part de la société et de l'environnement ?
Euh je dis effectivement, on est tous sous influence. Euh on n pas parlé effectivement des déterminants commerciaux, de tout ce qu'on entend, euh des influenceurs, des bons et des mauvais. Euh euh et quelque part ceux qui s'en sortent le mieux, c'est effectivement ceux qui effectivement qui sont les mieux éduqués, qui ont une meilleure un meilleur libre arbitre.
Euh euh et donc les autres ils sont ils sont plus sous influences euh et donc c'est toute la question entre le l'éducation et la contrainte. Mais je pense qu'il faut il faut jouer sur deux manettes et notamment et notamment pour la vaccination. J'étais encore un débat grosso modo et c'est une question hein par rapport à la grippe est-ce qu'il faudrait pas la rendre la question éternelle ? que les soignants al quand vous savez c'est 30 % hein 30 % dans les hôpitaux sont vaccinés sur la grippe est-ce que c'est vraiment normal est-ce qu'il faut la rendre obligatoire est-ce qu'il faut expliquer est-ce qu'il faut expliquer est-ce qu'il faut faire est-ce qu'il faut pour la vaccinerie la vaccination par rapport à la grippe dans les hôpitaux est-ce qu'il faut expli mieux expliquer est-ce qu'il faut plus faciliter la vaccination parce que pour le moment ça c'est compliqué de se vacciner hein moi je me souviens du temps où l'infirmière passait dans les couloirs et puis pof pof se faisait vacciner c'était réglé en 30 secondes Maintenant, il faut prendre des rendez-vous, des machins, des trucs.
Donc euh est-ce qu'il faut simplifier ? Est-ce qu'il faut obliger ? La question est entière.
Oui. Euh [rires] alors, je suis vraiment désolé parce qu'on a encore de très nombreuses questions. Donc, j'imagine que il y a beaucoup de personnes qui auraient voulu poser leurs questions et qui sont peut-être un peu déçus.
Il y a aussi de très nombreuses questions, remarqu. Euh donc vous avez dit que votre adresse mail était euh indiquée sur le site de l'Assemblée. Donc euh je sais pas si je peux inviter les personnes qui avait des questions ou des remarques à vous transmettre à le faire par ce biais-là.
Euh tout à fait. Euh j'espère en tout cas qu'elles pourront euh nourrir la réflexion que vous avez. Peut-être en conclusion là vous vous avez évoqué le obligation les contraintes.
Vous aviez dit que vous feriez des propositions pour certaines qui seraient un peu radicales. Est-ce que c'est cette forme de radicalidée ? Est-ce que vous pouvez nous dire un mot sur des propositions que vous pourriez faire peut-être ? pour le moment pour le moment c'est alors je dis c'est pas arbitré je dis on est on est si si c'est moi qui porte effectivement cette mission c'est un collectif donc grosso modo tout tout c'est pas encore remonté ça sera ça sera le le le le le fruit d'un d'un travail collectif et tout ça dont je dis pas est pas encore arbitré pas encore on a fini la première partie sur le constat et et on commence à se mettre non le le je crois je crois que quand on parle des des des choses fortes d'abord il faut dire les choses.
Je pense c'est ça. Je sais pas tout à l'heure quelqu'un fonctionnait enfin parler de l'environnement du rôle des enfants, du rôle la politique la politique la santé environnementale ça prend plutôt bien. Moi, je vois effectivement l'assemblée au aujourd'hui, enfin depuis hier, on discute de la loi la loi agricole, l'environnement, les les les tout tout tout t tous les produits phytosanitaires, tout ça, c'est quelque part, il faut qu'il y ait une prise de conscience.
Euh euh il faut et je dis ça par rapport à la santé, la préhension santé, tant qu'il y a pas de prise de conscience euh de de de nos concitoyens de manière ample, tant que le sujet est pas porté, tant qu'on n pas des vecteurs de communication euh euh et et c'est pour ça que merci bien estimé pour cette pour cette pour cette [raclement de gorge] matinée dans le sens, il faut vraiment porter tout ça collectivement. Vous parliez effectivement effectivement des coalisés euh euh j'essayie de réunir effectivement depuis depuis plusieurs années effectivement des colisés par rapport à la prévention. Plus on sera nombreux, plus on portera le sujet, plus effectivement il sera dans les médias plus les les les enf tous les relais tout ça pris.
Je dis pour moi le truc c'est d'abord dire qu'on est mauvais, qu'on qu'on avait un système de santé qui était de qui était assez extraordinaire et que maintenant on est mauvais euh et dire et et dire qu'on est mauvais. Je dis euh je parlais de la mortalité pérenti mais je pourrais vous donner 10 100 chiffres. On voit qu'on n'est pas bon au niveau santé, on n'est pas bon donc on on est il faut reconnaître qu'on est devenu mauvais.
Heureusement on a rien fait donc on peut faire ça assez rapidement. On peut on peut mettre en place tout ça assez rapidement, qu'on peut avoir des effets assez rapides grâce à une politique de prévention. Euh je je pense que c'est je pense que c'est ça.
Et puis dire les choses et puis après les expliquer les expliquer dire je l'histoire pour moi de des soins, les soins, l'accès aux soins, les urgences tout le les maternités tout tout. C'est pas ça le problème. Alors que le poids il est porté, il est porté là-dessus.
Et si nos concitoyens et nos responsables politiques l'ensemble comprennent ça, je pense qu'on aura fait un grand pas. C'est c'est pour ça je dis quand quand je quand je si jamais bon j'ai l'intérêt d'être d'être un parlementaire, si jamais je ne dis pas ça, qu'est-ce qu'est-ce qui pourrait le dire ? Et c'est un petit peu là-dessus, je parle de l'inventaire.
Après les propositions, rendez-vous rendez-vous le 13 juillet. Bon, je crois que tout le monde lira avec beaucoup d'intérêt et attendra avec beaucoup d'impatience la publication de votre rapport. Euh, merci encore euh pour votre présence Caféini ce matin.
Merci d'avoir accepté notre invitation. Merci à toutes les personnes qui étaient qui étaient là et et pour les les noms qui auraient pu encore, je crois qu'on aurait pu faire un café de 3h plutôt que d'une heure 1h30. Euh donc euh voilà, je vous donne rendez-vous pour les prochains Café Nils et puis euh merci à tous et puis euh je vous souhaite une bonne journée.
Merci à vous. Merci à Nil et merci à vous tous. À très vite.
Merci. Au revoir. Merci.
Au revoir.
Cyrille Isaac-Sibille