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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 3 mai 2024 28 minComplaisantPortrait personnelEurope & internationalCulture, médias & sportInstitutions & élections

Le comédien Bouli Lanners dans la peau de José Bové

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Bouli Lanners, bienvenue dans les Midis de culture. Ce rôle n'est pas un rôle comme les autres puisque vous incarnez une personnalité politique dans 'Affaire de principe'.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a surpris quand Antoine Rambau vous a proposé d'incarner José Bové ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi de jouer un personnage politique plutôt qu'un biopic ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que l'OLAF et pourquoi est-il central dans le film ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Comment vous êtes-vous préparé pour incarner José Bové ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Vous avez dit que vous aimeriez incarner un personnage que vous détestez. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:00Bouli LannersFait
    « On a aucun crédit mais surtout on a aucun subside donc on ne doit rien à personne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

notre rencontre quotidienne c'est une conversation à trois voix avec notre invité ce midi il est acteur et réalisateur mais il est aussi artiste peintre et directeur d'un théâtre de marionnette on va lui en parler avec lui au cinéma il est entré par la petite porte des job par-ci par là décorateur de plateau accessoiriste jusqu'au jeux d'acteurs il rencontre les bonnes personnes et trouve sa place au fur et à mesure jusqu'à réaliser ses propres films ce midi il vient nous parler du dernier film d'Antoine rambau dans lequel il joue une Affa fa de principe qui sort en salle mercredi prochain bonjour Bouly laners bonjour bienvenue dans les MI de culture ce rôle n'est pas un rôle comme les autres Bouly laners puisque vous incarnez une personnalité politique dans affaire de principe vous êtes José bovvet ouis qui était José Bovet pour vous avant de faire ce film ah pour moi José Bovet éit une figure à suivre puisque j'ai connu José Bovet enfit par les médias quand j'avais 12 13 ans à l'époque de la lutte sur le Larzac et et ça m'a avait profondément marqué donc cétait au début de mon militantisme et au début de mes premières convictions politiques et donc josé a été une figure à suivre pour moi moi qui venais aussi d'un milieu paysan je me rendais compte qu'il y avait un paysan qui pouvait parler devenir un orateur un tribin et qui pouvait aussi devenir un chef de guerre donc ça vous a pas surpris quand Antoine rau vient vous voir et vous propose de l'incarner au cinéma ah bah si j'étais totalement surpris parce que en fait josé a un peu disparu de la scène publique euh et même pour moi je savais pas ce qu'il était devenu je ne l'avais jamais rencontré et puis surtout j'ai pas le même physique que José bé euh on a potentiellement une grosse moustache tous les deux mais ça mais ça s'arrête là donc j'étais à la fois surpris et à la fois terriblement excité parce que je me suis dit mais quelle bonne idée d'incarner Joseph Bovet donc j'ai dit oui même avant d'avoir lu le scénario vous étiez évidemment on va en parler mais en accord vous aviez des points communs vous allez nous raconter ça votre rencontre avec lui mais d'abord sur ce film on est dans une affaire de principe on n'est pas sur un biopic on est sur un film sur un un thriller politique qui nous emmène dans les arcanes du Parlement européen c'est pas des arcanes où on a l'habitude d'aller donc une fois que vous lisez le scénario voilà vous vous dites bon je vais y aller je vais incarner ce José Bovel là c'est pas celui du Larzac non en fait ça ça ça me rassurait aussi de ne pas devoir faire un biopique sinon j'aurais dû faire un travail je sais pas à la Daniel delis aller faire du fromage de bremis pendant 3 ans sur voilà et je n'avais pas envie de ça donc là c'est c'est c'est une partie de la vie de José quand il est député parlementaire qu'on connaît moins qui est moins connu du grand public parce que les les coups des là était moins moins moins médiatisé mais l'affaire est très intéressante et et puis je me rends compte que effectivement moi non plus je ne m'intéressait pas aux instances politiques européennes et et on ne les met jamais en scène alors que les Américains le font toujours on parle du FBI on parle de la CA du Capitol du Pentagone on connait même mieux les institutions américaines finalement que nos institutions européennes par exemple l'OLAF j'en avais jamais entendu parler mais vous pouvez nous dire ce que c'est d'ailleurs bah l'OLAF c'est c'est un peu l'équivalent du FBI donc déjà Olaf ça sonne vachement moins bien que FBI mais surtout on ne sait pas du tout ce que c'est donc je me suis intéressé parce que je trouvais ça très courageux et et et novateur de faire un thriller politique au sein d'institution dont on ne parle jamais et qu'on ne voit jamais à l'écran et Antoine a réussi un coup de Mare parce que il a vraiment réussi à rendre le Parlement européen et à Strasbourg et à Bruxelles assez sexy et très très visuel quoi leolaf c'est l'office européen de lutte antifraud et c'est un office qui est donc au cœur de ce striller politique le Commissaire à la santé de la Commission européenne est accusé de compromission avec le lobby du tabac Monsieur D avez-vous accepté 60 millions d'euros pour assouplir votre directive mon père a été piégé sa directive était historique un vrai coup dur pour l'industrie de tabac je des infos c'est peut-être bien coup Moné qui êtes-vous monsieur j ah oui c'est vous c'est terrifiant votre populisme de maintenant faire [Musique] chier par ce la bande annonce une affaire de principe d'Antoine Rambo ça sort le mercredi prochain le 1er mai dans les salles avec vous bouilaners en tant que José Bovet avec Thomas VDB qui incarne Fabrice votre assistant parlementaire et céleste brinkel qui est Clémence votre stagiaire alors on est donc à Bruxelles en 2012 au moment où le commissaire européen à la santé et limogé du jour au lendemain c'est l'affaire John D le D gate l'opacité le flou le secret autour de cette démission licenciement on ne sait pas très bien pousse donc José Bovet et et son équipe ces trois personnes en fait hein à à mener cette enquête et ils vont découvrir effectivement un complot lié au lobby du tabac qui menace effectivement de de déstabiliser les instances européennes est-ce que déjà j'ai bien résumer l'affaire parfaitement très très très très bien c'est une adaptation donc d'un livre écrit par José Bovet qui s'appelle hold up à Bruxelles les lobes au cœur de au cœur de l'Europe paru en 2015 aux éditions La Découverte une fois que vous êtes voilà je vais vous avez décidé je vais jouer José Bovet je lis ce scénario la première chose qui vous vient à à à l'esprit en fait c'est ce qui vous plaît dans ce scénario c'est quoi c'est ce côté justement thriller c'est le côté thriller et puis c'est de comprendre des institutions qui nous gouvernent et qu'on ne connaît pas donc donc je me plonge aussi un petit peu dans dans dans savoir ce que c'est le conseil enfin savoir qu'il y a trois pouvoirs il y a le conseil à la commission puis à le Parlement que la Commission et le Conseil c'est très opaque on ne sait pas ce qui s'y décide il y aura jamais de déclass pacification puisque rien n'est noté donc ça reste totalement obscur et puis a le Parlement et là ce sont les élus et là c'est la le vrai la vraie machine démocratique c'est là qu'elle se passe et c'est ce qui se passe d'illeurs avec José parce que d n'est pas un ami de José c'est son c'est son ennemi ils se sont combattu sur les OGM si surtout en fait c'està direire que comme il était commissaire aussi à la santé et à l'agriculture B tous les combats que José menait contrait ce que d donc c'est tout à coup son ennemi politique limogé et José se dit il y a quelque chose qui ne va pas parce que D il est impossible qu'il ait accepté de l'argent des lobis du tabac puisque son cheval de bataille c'était de faire voter cette là antitabac puisque son père est mort du cancer du tabac le cancer du fumeur ce qu'on appelle et donc José se doute qu'il y a quelque chose et mène l'enquête mais c'est une enquête qui est menée non pas par des enquêteurs ni par des policiers mais par un parlementaire et ses deux assistants donc c'est une enquête de bureau voilà et c'est ça qui est intéressant dans le film parce qu'on a un vrai thriller mais dans un code totalement différent oui il y a quand même un côté institutionnel vous l'avez dit c'était de rentrer dans les dans les arcanes du du pouvoir européen on est en pleine élection européenne vous avez l'impression que ce film il s'impose à ce moment-là parce qu'il y a une vraie méconnaissance il y a même une dimension presque pédagogique dans ce film selon vous il y a il y a une vraie dimension pédagogique et il y a aussi à mon avis à mon sens matière à à redonner confiance en l'outil démocratique et de se dire mais en fait il faut aller voter parce que le film est l'exemple même que l'outil démocratique mis en place fonctionne puisque c'est quand même des députés des parlementaires qui ont arrivé qui qui ont réussi à bloquer la machine et surtout àer les lobby or la puissance du lobby au sein de l'Union européenne elle est pas secrète c'est connu il y a plus ou moins 80 lobbyistes par parlementaire il y a plus de 700 parlementaires donc ça fait une masse insensée de lobbyistes qui sont présents tous les jours sur sur sur sur dans l'hémicycle quoi c'est presque un film militant alors même pro europeope à fond quoi ah il est il est pro Europe et surtout pro déémocratique sans José Bovet il y aurait peut-être pas eu de film puisque c'est cette personnalité le rôle de José Bovet dans cette affaire qui a inspiré Antoine rimbaau et qui qui qui l'a poussé à amener mener cette à raconter cette histoire sur le grand écran et il dit quelque chose d'intéressant Antoine rambau il dit que José Bovet il a dans la dans le film une personnalité particulière il est déterminé il veut aller au bout mais il a et je le cite un œil qui frise ce léger sourire en coin qui porte qui porte le film ça c'est votre touche à vous ou c'est le le José Bové que vous avveit découvert mais c'est m'a touché à moi mais c'est aussi José Bovet parce que José Bovet s'est toujours amusé de ce qu'il faisait enfin il faut quand même se rendre compte qu'être député parlementaire européen pendant 10 ans c'est se lever tous les jours à 6h du matin rentrer dans dans dans ce bâtiment qui est absolument atroce qui est énergivore enfin on ne s'y sent pas bien lui il avait un organ ils organisaient leur travail comme des militaires quoi ils y allaient tous les jours et donc il était passionné par ce qu'il faisait et et tous les coups d'éclat que Jos a fait ces petits clinux parce que je peux pas sper le film non plus mais ça a existé donc José s'amuse de ça aussi José c'était le seul type qui passait le porti sans son badge comment il faisait il y arrivait ça qui est génial il passait et toujours là maintenant on a été on est retourné au Parlement européen à Bruxelles la semaine passée alors il est plus du tout il a réussi à rentrer sans batch quoi c'est intégré en lui en fait ouais c'est intégré il a sal son ADN donc et donc c'est très drôle en fait de d'être au côté parce que j'étais beaucoup au côté de José Bové c'est très très drôle d'être avec lui alors justement vous l'avez rencontré à quel moment dans quelles circonstances et qu'est-ce que vous vous êtes dit quand vous le rencontrez pour la première fois José Bovet on le rencontre sur le Larzac parce que c'est quand même on peut pas rencontrer José Bovet dans un bistro à Paris dans dans un McDo ça aurait plus de sens mais non donc que je l'ai rencontré sur le Larzac chez lui et arriver sur le Larzac c'est un voyage initiatique pratiquement parce qu'on arrive sur ce haut plateau qui est quand même très particulier avec un paysage fort donc c'est quand même aoster c'est et puis on passe à côté du camp militaire qui était le l'endroit de la contestation qui a duré 12 ans contre l'armée parce qu'il habite vraiment au bord du du centre du terrain militaire et puis on arrive chez lui voilà on est on est une situe on est on est et débarque tout à coup José Bové et à partir de là bah on a face à soi un homme simplement et on a parlé de tout de tout de tout sauf de cinéma il y a eu une transformation physique transformation physique est un bien grand mot bon qu'est-ce la moustache ce qu' a de bien c'est que José a une une silhouette quoi donc c'est facile il est blond il a une moustache et il a une pipe c'est déjà plus facile d'incarner José Bosé que je sais pas que François Hollande par exemple c'est plus dur de de le caractériser moi c'était c mon problème cé qu même ouais a des lunettes mais des lunettes qu' voit pas oui c'est vrai c'est une car VO sa cravate on la voit pas José on le voit voil donc c'est donc c'est facile de faire semblant d'être José bouvé comment vous vous êtes préparé justement parce que c'est difficile d'incarner un personnage une personnalité publique vous l'avez dit qui qui a une silhouette qui qu'on reconnaît immédiatement sans être dans le mimétisme sans être dans la dans la parodie justement on fait quoi on regarde des images de lui on s'inspire de la façon dont il parle bon d'abord j'ai perdu un peu de poids parce que tout le monde avait moi c'est c'est ça je voulais pas être ridicule et je voulais pas non plus trahir José puis que c'est quelqu'un que j'aime bien c'est plus facile d'incarner quelqu'un qu'on aime pas parce que on se dit on peut le trahir on s'en fout on l'aime pas mais José je l'aime donc je ne voulais pas le trahir donc je voulais absolument perdre de poid je faisais une fixette là-dessus mais tout le monde disait mais non José Bovet il est donc dans l'inconscient culturel collectif les gens l'impression que José bé est quelqu'un de de costaud en fait c'est sa moustache et c'est sa force d'orateur et de de menur et qui donne l'impression que les gens donc ça m'a rassuré après j'ai regardé beaucoup de de de reportages qu'ine beau m' m'affilé pour voir comment José était parce qu'il n'est pas il n'est pas quand on est en privé il n'est pas de la il se comporte pas de la même façon quand il est sur le terrain qu'il soit en train de faucher du maïs transgénique et puis que la gendarmerie arrive donc je voulais le voir comment il était quand il était en pleine action avec ses camarades et cetera je voulais voir comment il était parlé comment il parlait donc je me suis un peu inspiré de ça mais pas trop parce qu'il fallait pas rentrer dans du mimétisme non plus il fallait surtout raconter une histoire et justement vous disiez c'est plus facile enfin c'est plus difficile d'incarner quelqu'un qu'on aime bien est-ce que vous pourriez incarner quelqu'un que vous avec qui vous ne partagez aucune conviction j'aimerais beaucoup c'est vrai on vous a jamais prosé parce qu'on a l'impression que vos vos personnages c'est vous un peu ça vous ressemble al c'est peut-être une fausse idée qu'on se fait aussi c'est peut-être une fausse idée qu'on se fait parce que le docteur brun dans Hippocrate par exemple je ne ressemble pas du tout je suis beauoup bah moi j'était persuadé que vous étiez comme ça dans la vieou beaucoup plus gentil que ça mais il est vachement sympa ouais il est sympa mais enfin il est dur avec son personnel quand même bah c'est normal il doit sauver des vies ah c'est bien vous vous prenez ma défense bah non puis surtout il prend les quand même des antennes sous son aelle il est oui moi je trouve ouais personnage attachant en fait ah faut me rassurer bon en fait oui j'aime bien interpréter les personnages un peu ambigu aussi avec avec mais j'aimerais bien beaucoup j'aimerais beaucoup interpréter quelqu'un que je déteste parce que du coup ça me permettrait de mettre ouais parce que du coup ça me permettrait de mettre ça en avant imaginons que do avait interpréter Baroso par exemple et que Baroso adore les animaux le fait qu'il adore les animaux je l'excluraai complètement de mon personnage ça le rendrait humain donc je je préfère du coup aller rechercher ce qu'il y a de pire chez lui donc c'est plus facile et on a jamais pensé à vous pour un méchant presque enfin ou pour en tout cas une personnalité antagoniste j'en ai j'ai joué deux fois des méchants et c'était en fait très très drôle à faire c'est bien plus drôle de jouer les méchants que de jouer les gentils jusqu'à 13h30 les midis de culture Nicolas herbaau Géraldine mosnasavis Le Petit alin n'était pas un enfant comme les autres il ne s'intéressait ni au rap ni à la bière ni aux consoles vidéo unjour il a stiqué distraitement sa lampe à huile dans l'autobus ah j'ai dit une bêtise je ne vois pas de lampe à huile bonjour al je suis ton bon génie attends je m'assir là je serai m mis un bon génie je ne savais pas que ça existait vraiment et ouais mon petit gars mais pourtant je n'ai pas de lampe merveilleux ouais mais des lampes à ou on trouve plus ça de nos jours on a dû tout se recycler moi je me suis recyclé dans les dans les il suffit que tu frotte ta et j'apparaist puis après c'est tout le tout team comme d'habitude tu as droit à TR V chick et Tac et Chick et Chac DISM un peu qu'est-ce qui te ferait plaisir je ne sais pas moi si je sais ce qui me ferait plaisir ce que je voudrais c'est garder toujours une armâe d'enfant et qu'autour de moi ce soit un vrai compte de oh ouais mais non moi je suis un génie de la moi je peux juste exaucer des vœux en dessous de la ceinture de toute façon turonter pour me rappeler hein ouis allez bye bye au revoir bon génie un extrait de l'émission Les s nnuls les nul nul nul donc c'est sur Canal plus Belgique imaginé par un groupe d'humor entre 89 et 93 ça rappelle évidemment les nuls et vous en étiez boulyaner j'en étais je sais pas si non j'ai pas honte mais tout à coup vous m'avez replongé en arrière ça m'a perturbé excusez-moi oui c'était vraiment un moment de ma vie c'était c'est tellement vieux c'était j'ai l'impression que c'était dans une autre vie cétait il y a 30 ans hein bah ouai il y a 30 ans voilà c'est ça mais c'était une autre vie une autre vie vous aviez parce que ça ce qui est intéressant c'est qu'on on parlait des personnages que vous aimiez vous voudriez incarner et là vous aviez cette à ce moment-là une réputation d'être un garçon drôle au moment où vous devenez acteur et après vous allez vous vous détacher un peu de cette de cette étiquette là c'était volontaire ça bah en fait le garçon drôle oui j'avais pas le choix en fait j'étais un petit gros donc les petits gros en général on on fait des drôles un petit gros qui est vraiment méchant c'est très rare au cinéma un petit gros méchant j'essaie de réflchir pe pas on peut pas on nose pas dire ouis grossophobie B non non on peut pas un petit gros il doit être gentil donc je faisais toujours les petits gentils il y avait moins de gros à l'époque aussi ah bon oui oui c'est clair les gens sont de plus en plus gros j'étais plus rare sur le marché c'est pour ça que j'ai pu continuer à jouer vous occupiez la place cette place là quoi ben j'avais ce statut là et finalement on me reprenait chaque fois pour ça vous êtes autodidacte buly liners vous allez commencé justement je l'ai dit par des petit job on peut le dire comme ça sur des sur des plateaux notamment avant de rencontrer Benoît pouvord les grollandais ensuite Benoît de l'épine et et Gustave carverne vous franchissez comme ça les les étapes vous jouez et ensuite vous réalisez aujourd'hui et et à l'époque vous dites c'était possible parce que dans le cinéma belge de la fin des années 80 on avait cette possibilité on avait cette chance là en fait cétait le far wouest il y avait la loi n'était pas encore arrivée comme à l'Ouest du Pécos il y avait pas de réglementation vraiment c'était le début pour beaucoup de gens pour plein de producteurs aussi Toto le héros c'est arrivé près de chez vous les su ont été des éléments déclencheurs de cette mouvance là la Belgique a été amputée de son histoire du cinéma aussi pendant des années hein faut savoir qu'en Belgique entre 1939 et 1967 il y a pas eu de cinéma le plan Marchal nous a interdit de produire des films en Belgique donc le cinéma belge a une renaissance en 67 donc elle est amputée de la moitié de son histoire à ce moment là ce qui fait que les institutions les les les les les guichet de financement n'existaient pas les écoles de cinéma sont nées en 67 il y en avait pas avant donc on n' pas eu d'histoire de cinéma avant ça ce qui fait que le cinéma belge est né plus tard et donc dans les années 80 il y avait ce côté un peu Far West puisque c'était pas mis en place aujourd'hui c'est plus du tout la même chose c'est devenu une industrie euh qui fonctionne très bien nous sommes en partenariat récurrent avec la France et on a plus vraiment de différence mais ce côté moi western me manque voilà parce qu'il y avait tout était possible alors justement qu'est-ce qui est qu'est-ce que comment ça a marqué votre cinéma aujourd'hui en tant que réalisateur aussi comment est-ce que vous vous vous trouvez dans dans ces racines là dans cette façon d'être entré dans dans le métier de d'acteur de réalisateur ça marque aujourd'hui votre façon de travailler quand vous réalisez un film quand vous voilà qu'est-ce qui porte votre attention il y a une façon de travailler peut-être plus à l'Anci en les mains dans le camboui en fait c'était il y avait quelque chose de l'ordre de la contrainte positive comme même quand on faisait laiss nul le budget était pratiquement inexistant mais en fait dans cette émission j'étais aussi l'accessoiriste le régisseur et le décorateur et puis accessoirement j'apparaissais comme comédien mais ma fonction première c'était d'être régisseur décorateur et accessoiriste avec très peu de budget donc c'était l'éloge l'école de la débrouille et cette débrouille imposait et finalement avait une répercussion sur la sur la for forme et donc je me suis toujours servi de ça mes premiers films c'était des films qui étaient des films où il y a absolument pas d'argent mais ce manque d'argent nous imposait on devait trouver des solutions et finalement ces solutions avaient un impact aussi sur la forme donc la la la c'était il y avait des compromis à faire mais c'est ces compromis nous faisaient avancer si on avait eu des financements conséquents dès le début je pense qu'on aurait jamais pu faire ce qu'on a fait et et et ce côté-là m'a m'a aidé tout le reste de ma vie puisque j'ai chaque fois pu du coup rebondir sur des manques de financement ou du chiffrage qui arrive en fin en fin de production et qui est moindre que le chiffrage mon dernier film par exemple qu'on a tourné en Écosse on est passé de 42 jours à 30 jours de tournage mais à 3 semaines du tournage donc on m'empute d' d'un quart du temps de tournage pour faire un film en Écosse donc du coup là je repars dans ce truc de débrouille et pour arriver à clôturer le film et le faire avec des succès quand même à la clé dans votre dans votre carrière vous avez reçu 4at magrd c'est l'équivalent des César en Belgique euh pour des rôles que vous avez joué dans notamment de rouill et doos de jacodiar ou ces salamour de Claire Burger et pour vos propres films les géants et les premiers et et les derniers avec le recul aujourd'hui euh sur votre carrière votre travail ce que vous avez pu faire vous vous dites j'aurais jamais dû être là mais mais j'ai réussi à trouver ma place j'aurais jamais dû être là et je suis content d'y avoir été non je suis content d'y avoir été parce que je me rends compte que j'ai quand même fait des choses que j'ai rencontré des gens que j'ai vécu des aventures hum humaine et artistique exceptionnel et ça voilà ça ça enrichit toute ma vie maintenant ben je vais certainement passer un peu à autre chose en tout cas je vais revoir ma manière de fabriquer les choses et je ne vais pas rentrer dans un systématisme vous en parler au passé aujourd'hui du du cinéma quel justement il y a quelque chose et je l'ai dit tout à l'heure vous vous êtes aussi directeur d'un théâre de marionnette je vais je vais en dire un mot mais d'abord sur sur rapport à l'industrie cinématographique on a l'impression que voilà vous êtes vous nêtes plus en accord aujourd'hui avec ce qu'elle peut être et vous n'avez plus envie d'en faire partie non j'ai envie d'en faire partie mais le monde change et le monde du cinéma changé aussi mes convictions politiques aussi écologique aussi donc je me sens moins en adéquation avec tout système donc c'est le côté far ouest qui vous manque le côté far ouest et puis c cette débauche qui est de plus en plus excessive et puis le fait aussi de parler d'un produit artistique qui ne devient plus qu'un un produit commercial la mise en commerce d'un film sur le marché m'a toujours un peu blessé euh et je n'ai plus envie de revivre ça donc en tout cas si je refais un film ce sera différemment peut-être que je le produirai moi-même peut-être que je vais aller vers le documentaire partir seul et avec une économie de moyen beaucoup plus drastique oui ça c'est encore possible c'estàd que malgré l'industrie le marché il y a quand même quelque chose de l'ordre de l'auteur de l'indépendance qui voilà et j'ai envie de retrouver cette indépendance là donc je fais un pas de côté pour l'instant je mime un peu au vert je vais faire un petit tour et je me reconnecte avec la vie pour pouvoir mieux revenir au cinéma après donc c'est changer de vie personnelle vous l'avez dit vivre dans un endroit plus au calme proche de la nature mais c'est aussi dans votre vie professionnelle vous avez hérité par votre femme d'un théâtre un théâtre de marionnette qui était dirigé par Jacques Ancion c'est un des un des plus grands marionnettistes liégeois de de Belgique même on peut le dire il est décédé en 2022 et vous avez donc repris ce ce théâtre de marionnette toute petite salle des marionnettes où là aussi vous faites tout Bully liners en fait on a repris les les marionnettes le le le théâtre a été vendu et on a reconstruit un théâtre sur les mêmes mesures que le théâtre de mes beaux-parents parce que la question s'est posée de qu'allait-on faire de ce patrimoine donc c'est pas de la marionnette à à Guen c'est de la marionnette à tringle donc ce sont des marionnettes en bois certaines datent du 19e siècle donc on avait un patrimoine exceptionnel qui allait partir dans des dans des collections privées tous les acheteurs étaient là prêts à à venir acheter et donc on s'est dit on ne peut pas revendre ça il faut qu'ell viv et pour qu'elles vivent elles doivent jouer donc on a reconstruit un théâtre et on maintient cette tradition on l'adapte à ce qui se fait aujourd'hui et et on fait du théâtre de marionnette pour adultes donc c'est pas du tout du théâtre pour enfant faut savoir qu'à Liège il y avait 60 70 théâtres de marionnette dans les années 20 ça fait vraiment partie de l'ADN des liègeois et qu'aujourd'hui il existe toujours neuf troupes de théâtre de marionnette et 6 théâtres fix à Liège quoi qu'est-ce qui vous amuse dans dans dans dans cet art raconter des histoires jouer des personnages très différents en fait ça ne fonctionne que si mon épouse et moi on est là c'estàdire que tous les théâtres de marionnette étaient des des des petites des petites sociétés familiales parce que il y a une intimité derrière quand on est derrière le castelet on ne peut travailler qu'en intimité et qu'en famille mon épouse et moi à nous deux nous avons toutes les compéten c'est-à-dire qu'elle est mur en scène au théâtre elle fait la mise en scène elle est née dans la marionnette elle a vécu tout toute son enfance elle a travaillé avec ses parents parce qu'il n'avait pas le choix elle est aussi chef costumire elle rabille les marionnettes moi j'écris les histoires je fais les voix je manipule avec elle j'ai fait les beauxards je restaure les marionnettes j'ai fait des bénisteries donc en fait on a les compétences communes qui nous permettent pour le reprendre on a l'endroit on a et tout et euh il y a aussi là un truc que je on a une liberté absolue c'est-à-dire qu'on a aucun crédit mais surtout on a aucun subside donc on ne doit rien à personne donc je ne suis plus obligé de partir de passer après l'écriture d'une pièce puisqu'on ne fait que des créations je ne suis pas obligé de passer un oral devant une commission pour justifier le bien fondé de mon écriture je j'écris je joue et donc du coup on a une liberté totale quoi mais c'est pas un peu vertigineux d'avoir une telle liberté justement ben c'est c'est vertigineux mais comme on est on est on est on a voà la jou c'est 30 personnes donc ça rend déjà le truc vachement moins vertigineux donc on joue trois fois par semaine on fait là on a fait une petite saison on fait quand même 1000 spectateurs on a vendu toutes les places en une journée oui oui non il y a une demande hallucinante sur ce théâre de marionnette parce que les gens retrouvent aussi quelque chose qui est lié au passé et puis on joue avec un avec un matériaux pratiquement enfin ce sont des marionnettes du 19e siècle elles sont magnifiques ce sont des pièces de collection mais elles jouent vraiment donc il y a aussi ce ce lien avec le passé qui moi m'excite très fort quoi on sent évidemment qu'il y a une forme d'engagement Bouly laners dans ce que vous êtes en train de raconter sur abandonner cette industrie du cinéma qui est devenue très consumériste travailler dans sur les petites choses vous parliez de la taille de la salle c'est presque voilà il y a quelque chose de voilà d'un artiste engagé même je sais pas si vous aimez ce thermo là ouais ça veut pas mais en fait moi je parle je parle beaucoup de décroissance et à un moment donné on ne peut pas être que dans le verbe c'est comme quand je parle de de de de protection de la nature à un moment donné il faut jardiner je veux dire c'est le mon côté peut-être un peu maouiste mais à un moment donné il faut il faut mettre les mains dans le ver B que je fais mon ptager on fait on a nos abeilles on a ah vous avez quoi comme légumes alors là on a tout là en fait avant de venir ici j'ai planté les patates parce qu'on fait les rotations et derniers jours par rapport à la lune pour planter les patates il fait pas trop froid là non pour les patates c'est bon il petit peu gelé elles sont pas encore sorties non non et puis là j'ai mis bah les les oignons de mououse au mois de février mes fèves de marais on a semé les carottes on avait encore un peu de laamche on l'a enlevé puis là je vais on va passer maintenant vous mangez vous vivez qu'avec ce que vous faites en fait ave onarrive pas à faire l'année mais on peut faire la moitié de l'année ou quand même mais ça demande un travail quotidien c'est pas juste aller deux fois dans le jardin gratter un peu et puis on a quand même un truc de surface potagère assez conséquent donc ça dem monande quand même pas mal de travail quoi donc il y a ça et le théâtre c'est un peu la même chose c'està dire parler de décroissance sans et puis alors faire du cinéma qui impose des transumances permanentes aller dans des festivals prre je prend jamais l'avion mais on me demanderait de prendre l'avion tout le temps d'aller me déplacer là là là c'est pas possible donc ce théâtre aussi correspond à quelque chose d'idéologique c'est-à-dire que c'estes 30 places on vend la bière qui est brassée par nos voisins l'eau c'est de l'eau de récupération de pluie il y a aucune émission de CO2 le coût de production d'un spectacle c'est de l'ordre de 100 € les marionnettes on les restaure avec c'est des toutes petites des tout petits modules des petites surfaces donc très peu de tissu donc on est vraiment dans une économie drastique quoi merci beaucoup en tout cas d'être venu en train jusqu'à nous buly laners pour nous présenter votre nouvelle vie mais aussi ce rôle donc que vous incarnez au cinéma à partir de mercredi prochain le le 1er mai dans le film d'Antoine Rambo ça s'appelle une affaire de principe vous y incarnez José Bovet et on en a pas beaucoup parlé mais je les cite quand même accompagné de Thomas VDB qui joue Fabrice votre assistant parlementaire et Céline brinkel qui joue céeste céleste C céleste pardon qui joue Clémence voilà j'ai j'ai tout dit pour finir buouly laners nous avons choisi deux chansons l'une d'un chanteur belge l'autre d'un chanteur écossais vous êtes très attaché à l'Écosse oui laquelle des deux chansons souhaitez-vous écouter euh un chanteur [Musique] [Musique] [Musique] écossais [Musique] ette émission jamais entendu EAN mol en dehors de l'Écosse ça me fait vraiment beaucoup plaisir merci merci à vous d'être venu dans les midi de culture émission préparée par anaisber Cyril marchand Zor Vig et Laura duutch Perrez et Manon de la selle c'est Nicolas berger qui réalise cette émission ce midi c'est Florent Bujon qui est à la prise de son merci à tous et à toutes à lundi Géraldine à lundi Nicolas

Le comédien Bouli Lanners dans la peau de José Bové · Pourquijevote