Caroline Parmentier : "Le gouvernement doit supprimer l'AME !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 2:47OuverteRéponse partielle
Quelles sont les conséquences politiques ? La rupture est-elle définitive entre les socialistes et François Bayrou ?
- 3:03OuverteRéponse directe
La stratégie de François Bayrou était-elle de négocier avec le Parti socialiste ?
- 4:22OuverteRéponse directe
Les socialistes sont-ils divisés sur le budget ?
- 5:41OuverteRéponse directe
François Bayrou a-t-il choisi son camp avec l'expression 'sentiment de submersion' ?
- 7:25FerméeRéponse directe
Est-ce vrai que les étrangers représentent 6-7% de la population en France ?
- 8:53RelanceRéponse partielle
Revenons aux problèmes concrets : il y a un budget à faire voter.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05Invité politiqueFait
« On ne peut pas dire aujourd'hui, sans qu'une mouche pique Mme Yaël Braun-Pivé, on ne peut pas dire qu'il existe un sentiment de submersion migratoire. »
- 0:23Invité politiqueFait
« Franchement, il s'est payé de mots, je trouve, François Bayrou, là. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Ce gouvernement ne peut pas agir. »
- 0:54Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de contrôle. »
- 1:13Invité politiqueFait
« On ne peut pas, lorsqu'on a un gouvernement Retailleau et un gouvernement Bayrou, s'associer avec le ministre de l'économie Lombard, qui est un immigrationniste forcené. »
- 1:36Invité politiqueFait
« Ça fait maintenant huit ans que vous êtes aux manettes. Et que vous ne faites rien. »
- 1:42Invité politiqueFait
« À Mayotte, on a l'impression que vous découvrez la Lune. »
- 2:44Invité politiqueFait
« Ça fait des années que vous avez abandonné Mayotte, que vous n'avez rien fait pour Mayotte. »
- 5:02Invité politiquePromesse
« L'ascension n'est pas exclue sur le budget. »
- 15:25Invité politiqueFait
« Les OQTF n'ont pas été exécutés. »
- 15:29Invité politiqueChiffre
« Moins de 10% des OQTF sont exécutés. »
- 15:31Invité politiqueFait
« Les demandes d'asile explosent. »
- 15:33Invité politiqueFait
« Vous ne savez même pas combien il y a de clandestins en France. »
Temps de parole
- Invité27 %
- Invité 226 %
- Caroline Parmentier19 %
- Présentateur11 %
- Invité 310 %
- Invité 44 %
- Invité 53 %
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On ne peut pas dire aujourd'hui, sans qu'une mouche pique Mme Yaël Braun-Pivé, on ne peut pas dire qu'il existe un sentiment de submersion migratoire. Eh bien, on est loin des actes, alors on est loin d'agir. Mme Yaël Braun-Pivé, députée du Vésiné, peut-être, oui, effectivement, ne rencontre pas tous les jours des personnes... Oui, du Vésiné. Franchement, il s'est payé de mots, je trouve, François Bayrou, là. Il s'est payé de mots parce que ce gouvernement ne peut pas agir. Pour vous faire plaisir, en fait ? Non, il s'est payé de mots parce que je crois qu'il y a vraiment, en effet...
Donc il n'est pas sincère ?
Si, si, si, au contraire, justement. Il se paye de mots parce qu'il n'y aura pas d'actes. C'est ça que j'essaie de dire. Il ne peut pas agir. Ce gouvernement ne peut pas agir. À partir du moment où ils sont dans une cohabitation avec des socialistes, des macronistes responsables d'années d'immigration folle, il faut voir ce que les Français constatent, ce que les Français endurent. Il n'y a pas de contrôle. Il n'y a pas de contrôle.
Vous êtes plutôt satisfait d'apprendre que les socialistes n'auront plus les négociations, finalement.
Non, mais ce n'est pas une question de satisfaire. Ce que je sais, en tout cas, c'est que les socialistes vont vous faire danser, en effet. Et vous allez danser.
Monsieur Ramos, vous allez danser. Pourquoi ? Pourquoi ils vont danser ? Expliquez, expliquez.
Parce qu'on ne peut pas, lorsqu'on a un gouvernement Retailleau et un gouvernement Bayrou, s'associer avec le ministre de l'économie Lombard, qui est un immigrationniste forcené. On ne peut pas agir. Ils seront des ministres du constat. Ça fait des années. Et alors, ils auront les mains encore plus liées par leur alliance avec le Parti socialiste, évidemment. avec le Parti socialiste et avec les macronistes. Encore une fois, ça fait maintenant huit ans que vous êtes aux manettes. Et que vous ne faites rien. On a l'impression que vous découvrez la Lune. À Mayotte, on a l'impression que vous découvrez la Lune. Vous ne faites rien pour les Comores. Vous n'avez rien fait. Ça n'est plus possible.
Les Français ne supportent plus ça.
Ils ne le supportent plus. Mais François Bayrou, il est très clair sur Mayotte. Sur Mayotte, il dit... Pardon. Il est très clair, mais il n'agit pas. Non, attendez. Il vient d'arriver. Il soutenait la majorité de Macron depuis huit ans. Vous êtes moqué de Mayotte. Vous êtes Premier ministre. C'est vous qui avez la main. C'est vous qui allez les mettre à l'heure du jour. Donc, il a changé les choses. François Bayrou a dit très clairement que sur Mayotte, il y aurait le droit du sol. Et que c'est ce qu'attendait les Mahorais. Et François Bayrou, vous savez... Vous n'êtes même pas capable de savoir ?
Il y a à peu près dix ans, à chaque université de rentrée du Modem, il y avait les Mahorais, et les élus Mahorais qui étaient là. Ah oui, formidable. Ah oui, c'est formidable, madame. Ça a dû tout changer. Mais c'est très bien de l'être se voir, madame. Peut-être que vous n'avez jamais reçu que vous en faites quelque chose électoral aujourd'hui. Marine est allée huit fois à Mayotte, Marine Le Pen. Le sujet, ça fait dix ans que je l'entends également. Là, François Bayrou a dit très clairement, à Mayotte, il faut mettre le droit du sol. Donc, je... parce que... Mais il y a, ne parlez pas que de Mayotte.
Ça fait des années que vous avez abandonné Mayotte, que vous n'avez rien fait pour Mayotte.
Alors, Anna Cabana, quelles sont les conséquences politiques ? Est-ce que la rupture est définitive entre les socialistes et François Bayrou ? Et qu'est-ce que ça change finalement ? Puisque de toute manière, on a l'impression que le RN ne veut plus censurer le budget. Donc, de toute manière, François Bayrou n'a pas vraiment besoin des socialistes.
Oui, mais attendez, ce n'est pas du tout la stratégie qui a été de François Bayrou. La stratégie de François Bayrou, ça a été de donner mandat à Éric Lombard, dont madame parlait il y a quelques instants, le ministre de l'Économie, de lui donner mandat pour négocier un accord de non-censure avec le Parti socialiste. Précisément parce que François Bayrou avait dans l'idée de ne surtout pas mettre ses pas dans les traces laissées encore fraîches, n'est-ce pas, par Michel Barnier qui, en effet, avait été quand même très très loin dans la danse du ventre avec le RN. Et pour ensuite finir les deux genoux à terre et le RN qui lui claque la porte à la figure.
Donc ça, François Bayrou, il a théorisé que pas lui, pas ça. Et donc, le risque pour lui précisément, c'est que les applaudissements du RN symboliquement, politiquement, dans l'hémicycle cet après-midi, c'est une catastrophe. C'est-à-dire que ce n'était pas du tout sa stratégie, ni sa stratégie, ni sa tactique. Et donc, là-dessus...
Donc, il a fait une erreur politique.
Une maladresse à minima. Là-dessus, les socialistes, vous avez vu, ne sont pas tous... Il n'y a pas un seul bloc de socialistes. Vous avez des...
Ils sont déjà divisés sur ça.
Vous avez des socialistes extrêmement divisés sur ce sujet. En plus, mis sous pression terrible par les Insoumis et par Jean-Luc Mélenchon. Et donc, avec Olivier Faure qui essaye de tenir la barre entre la tendance réformiste et les plus radicaux d'entre ces oailles. Et donc, là-dessus, eh bien, clairement, c'est une opportunité, une occasion qui est donnée à ceux qui ne veulent pas d'une gauche de gouvernement de rompre. Et c'est d'ailleurs... Vous avez vu que la maire de Nantes, Johanna Roland, a tout de suite dit... Eh bien, ça veut dire censure. Et donc, évidemment, les négociations ont été suspendues. Et maintenant, qu'est-ce qui se passe ?
Oui, mais ça ne sera pas tombé le gouvernement. Non, on n'est pas du tout. On n'est pas certain jusqu'au bout... C'est une question de coalition et d'alliance, en fait. C'est ça, le sujet.
On n'est pas certain que le budget, au final, conviait, entre guillemets, au Rassemblement National.
Nous verrons. On a toujours dit que nous n'avions pas signé de chèque en blanc à ce gouvernement. C'est ce que vous disiez aussi pour Michel Barnier. Et nous attendons de voir le budget, qui, pour le moment, n'est pas encore complètement sorti.
Donc, l'ascension n'est pas exclue sur le budget de votre part ?
Non, l'ascension n'est pas exclue sur le budget. Nous l'avons toujours dit.
Donc, il y a une première balle dans le pied, là, avec le sentiment de submersion du Parti socialiste. Et puis, il y a le barillet qui continue de tourner avec le budget, quoi. Si le Rassemblement National, effectivement, juge que le budget, c'est ce qui a été dit par vos députés au début de l'arrivée de François Bayrou, qui était de dire « c'est le budget Barnier-Empire », c'est ce qu'on a entendu dans la voix de certains de vos députés. Et notamment concernant l'immigration. Par une motion de censure. Et c'est vrai que ce qu'on entend en ces jours, c'est de dire « attention, pour l'instant, ce ne sont que les premiers pas de François Bayrou ».
À l'instant où on se parle, si on se remet au même moment pour Michel Barnier, Michel Barnier était toujours politiquement vivant. Nous sommes à l'Assemblée Nationale avec Alexis Corbière, député écologiste et social de la Seine-Saint-Denis. Bonsoir, monsieur le député Corbière. Merci d'être en direct avec nous du Palais Bourbon. Avec cette expression « sentiment de submersion », il a choisi son camp et ses interlocuteurs. François Bayrou, selon vous ? Alors, plusieurs aspects. Déjà, ce que je trouve, moi, problématique, c'est qu'il détourne la conversation, qui est de la grande conversation, elle est sociale, comme je trouve actuellement dans le pays.
Vous savez, je suis élu de Seine-Saint-Denis, là où il y a beaucoup de sujets dont vous parlez. C'est-à-dire des Français sont issus de l'immigration, leurs problèmes sont sociaux, les services publics qui dysfonctionnent, comme tout le monde, si je puis dire. L'école qui ne remplit pas ses promesses, l'hôpital public qui est en danger, les gens sont inquiets sur la situation des retraites, travailler plus longtemps, etc. Et remettre la question de l'immigration, ça permet évidemment qu'on se déchire sur des sujets comme ça. Alors, premièrement, c'est une manœuvre politique. Ce que je reproche, moi, à M.
Bérou, c'est que cette manœuvre politique, elle vise à donner le point, si je puis dire, à valider le discours de l'extrême droite. C'est assez affligeant. Vous savez, en politique, les victoires idéologiques, elles annoncent les victoires électorales. Et si vous considérez finalement que Mme Le Pen, vos invités sur le plateau du RN ont raison, non pas de parler d'immigration, mais de submersion, c'est-à-dire une outrance dans le propos, vous validez ce que dit l'extrême droite. Les étrangers en France, c'est de ça dont on parle. Les étrangers, c'est 7% de la population. C'est-à-dire que 93% des gens qui habitent d'autres pays... Ça, c'est l'immigration légale. Non, mais à combien avec...
Donc vous pensez qu'on peut, sur la base de l'immigration illégale, c'est-à-dire ce qu'on appelle les sans-papiers, considérer que, d'un seul coup, ce chiffre-là serait invalidé. Vous savez très bien qu'on est dans des proportions, entre les gens qui ont la nationalité française et ceux qui ne l'ont pas, sur le territoire national, de l'ordre de 93-94%. Ça, c'est la moyenne nationale. Mais qu'est-ce que vous dites aux socialistes, Alexis Corrières ? Non, mais est-ce que c'est vrai ce que je suis en train de dire ? Est-ce qu'il est vrai qu'aujourd'hui, c'est ça le rapport 6%, 7% d'étrangers ? C'est des chiffres assez stables, en vérité. Maintenant, il y a un autre sujet.
Donc les Français se trompent ? Non. Enfin, je pense qu'il y a une conversation depuis des années qui est entretenue. Après, il y en a certains qui considèrent que certains de nos compatriotes, parce que c'est une immigration qui vient d'Afrique du Nord, parce que c'est une immigration qui vient de l'Afrique subsaharienne, même si les gens ont des papiers, certains continuent à penser qu'en vérité, c'est pas vraiment des Français. Mais c'est un vieux débat, vous savez, je l'ai rappelé, le 17 août 1893, quand les Italiens étaient nombreux à venir travailler en France, à Aigues-Mortes, il y a eu une émeute. Mais vous savez, les étrangers, ils travaillent aussi en France.
Vous voyez, qu'est-ce que ça veut dire, Olivier Truchot ? Ils travaillaient. C'était le même sujet sur les Italiens au 19e siècle, en 1893. J'ai dit que c'est plus simple d'intégrer quand il y a du travail pour tout le monde, c'est ce que je voulais dire, et que ça posait peut-être moins de problèmes, parce qu'il y avait du travail pour tout le monde. Ce qui est le moins de cas aujourd'hui, il y a un tout de chômage qui reste fort. Donc la conversation n'est pas sur une vague, la submersion. Donc la conversation est celle du travail, travail pour tous. Et de l'intégration, c'est ce que dit d'ailleurs François Bayrou, il dit que le problème, c'est aussi l'intégration qui n'est pas réussie.
Il le dit dans son interview. Non, alors c'est un sujet de pauvreté. Souvent, vous savez, les gens sont en situation de pauvreté. Oui, ou un problème culturel aussi, d'intégration à un mode de pensée, à un mode de vie. Vous le savez très bien, mais vous êtes un peu dans le déni, M. Carbert. Non, non, non, non, non, non. Je ne vais pas me faire avoir là-dessus. Ça veut dire quoi ? Mode de pensée, mode de vie. Vous voyez, vous vous embarquez sur un sujet qui est assez détestable en vérité. — D'accord. Mais je sais bien qu'avec vous, on ne peut pas parler de ça. Revenons à nos problèmes d'une façon un peu terre-à-terre. Il y a un budget à faire voter.
— Non, Olivier Truchot, je vous connais trop et je vous respecte. C'est ça dont vous voulez parler ? Vous pensez qu'en France, il y a des gens qui ne peuvent pas être assimilés ? Non, là, on est sur autre chose. Écoutez, je ne vais pas polémiquer avec vous. Mais cet après-midi, François Bérou a expliqué, par exemple, qu'avant, il a dit un peu la même chose que vous. Il a dit que sous l'ancien régime, il y avait une politique d'assimilation et d'intégration. C'est ridicule. Vous savez, sous l'ancien régime... — Et la gauche, d'ailleurs, était favorable à cette politique. Alors on va pas refaire à l'histoire de la gauche. — Non, non, non, c'est pas l'histoire de la gauche.
Sous l'ancien régime et sous le royaume de France, il n'y avait aucun projet d'intégration. Il n'y avait pas de projet national. — Et la troisième république était sur cette idée aussi. — Selon les régions, on ne parlait même pas les mêmes langues. On n'avait pas les mêmes traditions culturelles. Donc cette vision de la France... — On parlait d'assimilation à l'époque. Et c'était d'ailleurs des socialistes, vos ancêtres. Alors, ce peu importe, on va passer sur le débat là-dessus. Mais revenons... — Oui, mais c'est le débat. Le débat... — Alexis Corbière, revenons sur ce qui se passe ce soir. Les députés socialistes ont mis fin aux négociations. Vous leur dites « C'est une bonne chose.
Tenez bon. Et censurez avec nous le gouvernement Bayrou ». — Moi, pour que les choses soient franches, depuis le début, c'est ça la vraie conversation, je pense que le budget de M. Béron, qui est un budget, si j'en crois Mme de Manchalin, encore plus austéritaire, c'est-à-dire qu'il veut même supprimer 10 milliards supplémentaires de dépenses publiques si on le compare au budget de M. Barnier. Ça veut dire concrètement pour un sujet... On parlait de l'école tout à l'heure. Vous savez, c'est 1,2 milliard de moyens qui sont mis dans l'école, l'éducation nationale. Ça, c'est le fond du sujet. 1,9, je crois, pour l'hôpital public. Et on peut continuer les sujets. Donc c'est un mauvais budget.
Un mauvais budget, du moins du point de vue de moi qui essaye modestement de défendre des intérêts populaires où les gens ont vraiment besoin d'avoir des services publics qui fonctionnent mieux. Donc, et pareil sur, vous savez, le ministère du Travail, je crois que c'est plus d'un milliard aussi qui sont supprimés dans le budget du ministère du Travail. C'est autant de choses sur des questions d'assurance-chômage, des questions sociales. Vous voyez, vous disiez que le social, c'est ça qui intègre. Eh bien, le social se détériore en raison de ses politiques. Donc il faut ce budget, selon moi, ne pas le laisser passer. Concrètement, comme parlementaire, je n'ai qu'un moyen, c'est la censure.
Donc je crois que nous, les socialistes qui sont dans une stratégie que je peux entendre, voient bien qu'en vérité, sur la question de fond, ce budget ne fait pas la maille, si je puis me permettre. Et en plus, et en plus, M. Bérou essaie idéologiquement de donner le point à l'extrême droite. Bon, là, il y a un sujet. Pardon, mais vous savez, il y a beaucoup de Français qui ont voté pour M. Macron au second tour de l'élection présidentielle parce qu'ils pensaient faire un barrage à l'extrême droite, pas un passage. Et aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que M. Macron, M. Bérou, parlent comme l'extrême droite, peut-être en essayant, que ce que sache, de les flatter, de flatter son électorat.
Mais c'est en général assez... C'est l'inverse qui se passe. Merci Alexis Corbière, en direct, de l'Assemblée nationale. Richard Ramos, vous dites, finalement, les socialistes ne voteront pas la censure ? Non, je pense que les socialistes vont voter le budget. Voter le budget, carrément ? Non, pardon, non, ils ne vont pas voter la censure. Je m'enballe, je m'enballe. Ils ne vont pas voter la censure. Vous avez des informations. Ça nous intéresse. D'abord, parce qu'ils vont avoir une discussion avec François Bayrou.
Et François Bayrou, on peut lui reprocher une maladresse, mais François Bayrou, sur le fond, ce n'est pas quelqu'un qui a fait sur ce sujet-là quelques politiques avec le Rassemblement national. Oui, mais il a votre procédure, cet après-midi. Et donc, je pense que là-dessus, il va clarifier son propos avec le Parti socialiste. En fait, je ne m'inquiète pas. Donc la rupture n'est pas définitive. Non, non, je pense que la rupture n'est pas définitive. Et d'ailleurs, on le voit dans les propos cet après-midi du Parti socialiste, et puis après les questions au gouvernement... Ils font un peu de cinéma, les socialistes ? Ils créent un petit arc de tension.
Ils font de la politique, au moment où il faut aller... Vous avez plutôt intérêt d'avoir qui dans votre poche, aujourd'hui ? Non, mais qui vous avez intérêt à avoir dans votre poche ? Excusez-moi, ce matin, François Bayrou, il est venu dans le groupe... Le Parti socialiste ou le RN ? Vous allez voir. Vous me demandez à moi des réponses binaires. Enfin, vous allez voir. Non, mais c'est mathématique. C'est de la mathématique. Non, non, non. Vous allez voir. Pardon, pardon. C'est pas... On a choisi, nous, de plutôt essayer de travailler avec les socialistes, François Bayrou, que plutôt d'être... Sans fâcher le RN. Que d'avoir la danse, que les musiciens du RN nous fassent danser.
Oui, mais sans m'attendre, M. Ramos, soyons honnêtes, sans fâcher le RN, il y a François Bayrou qui disait tout le mal qu'il pensait de la procédure judiciaire contre Marine Le Pen. Pardon, pour un Premier ministre, d'ailleurs, ça peut choquer de intervenir dans une enquête en cours. J'ai fait les cinq semaines au procès du Modem. J'ai fait les cinq semaines. J'étais ni témoin, ni à la barre. François Bayrou, il a cette intime conviction que les procureurs de la République ne connaissent rien au parti politique. Et que Marielle de Sarnez, notamment, elle en est morte parce qu'elle a été déclenchée à un cancer sur quelque chose qui était injuste.
Donc, c'est pas un calcul politique chez François Bayrou. Sa conviction devant les juges, c'est de dire, vous croyez qu'un parti politique, c'est comme une entreprise. Et vous les jugez comme une entreprise. Quand moi, demain, je viens ici, là, et qu'après, je vais au Burex, et que mon attaché parlementaire est avec moi, ça veut dire que quand je vais aller au bureau exécutif du Modem, je vais avoir détourné l'argent public ? François Bayrou avait foncièrement cette injustice-là. Et quand Marie-Marie Le Pen subit la même chose, il a fait un autre calcul politique, dis-moi, avec le RN, quand il y a quelques années, il vote le soutien, le parrainage à Mme Le Pen.
C'était au nom de la démocratie. Moi, je vais vous dire, on est entre nous. Je ne l'ai pas cru. Donc, il est capable de raconter des paris-môles. Non, non, non. J'ai pensé que là, il a anticipé un certain nombre de choses et qu'il avait... C'était malin de sa part. C'était malin de sa part. Vous voyez donc quoi ? Je suis assez... Comme d'habitude, je suis assez... Monsieur Ramos, sur ce sujet-là, c'est quand même de ne pas les fâcher. Sur ce sujet-là, et ce matin au Modem, Bayrou, au Modem, juste ce matin au Modem. C'est pas vraiment chaud. Il y a Mme Parmentier aussi. Juste ce matin, ce qu'il a dit au Modem. François Bayrou, ce matin, il était au Modem.
Il nous a dit quelque chose de très important. Ah ben j'espère. Alors ça vaut le coup alors. Oui, très important. Il a dit avant, ce matin, François Bayrou, très important. Il nous dit ce matin, avant je croyais qu'en politique, la démocratie, c'était que je devais faire emporter mes convictions à mon adversaire politique qui n'avait pas les mêmes convictions. J'ai changé d'avis. Je pense que la démocratie, c'est de faire vivre mes convictions avec d'autres convictions qui sont différentes. Et donc ça va être... Parfois on n'avance pas qu'on fait ça. Non, non, non, non. Madame Parmentier. Et je vais vous dire...
Ce que je voulais vous dire d'abord, c'est que le déni total dans lequel M. Corbière, très manifestement concernant l'immigration et les difficultés liées à l'immigration...
Il n'y a pas de problème avec l'immigration.
Oui, non mais exactement. M. Ramos, lui, est depuis 8 ans à soutenir le même gouvernement qui n'a rien fait. Les OQTF n'ont pas été exécutés. La immigration, ça n'existe pas à la même chance. Moins de 10% des OQTF... Mais je vous parle des conséquences et des actes. Moins de 10% des OQTF sont exécutés. Les demandes d'asile explosent. Vous savez très bien que les reconduites à la frontière n'existent pas. Vous ne savez même pas combien il y a de clandestins en France. Vous ne savez même pas combien il y a de clandestins à Mayotte. Vous avez tout raté. Voilà. Vous avez tout raté. Et vous allez continuer...
Pourquoi vous ne censurez pas le gouvernement ? C'est là qu'on ne comprend pas très bien votre position. Nous allons attendre le budget, mais il est certain...
Parce que s'ils ont tout raté, pourquoi vous soutenez Bayrou, finalement ? Il est certain que si le budget se contente de ne rien... Jamais rien renier sur l'immigration, c'est tabou. S'il se contente de faire payer les malades, de faire payer les retraités, de faire les poches...
Par exemple, sur l'AME, vous attendez quoi sur l'AME ?
Des gens qui travaillent, qu'elles soient supprimées.
Les médicales et 3G. Qu'elles soient supprimées.
Et remplacées. Et remplacées.
Vous êtes pour zéro immigration. Vous êtes pour zéro immigration. Oui. En ce moment-là, oui. Voilà. Zéro immigration. Donc tous les patrons qui nous écoutent, tous les chefs d'entreprise, peuvent dire qu'il n'y aura plus d'immigrants. Dites ça aux Français. Dans le bâtiment. Dites ça aux patrons des PME dans le bâtiment. Dites ça aux restaurateurs. Monsieur Ramos, il y a 5 millions de chômeurs. Monsieur Ramos, il y a 5 millions de chômeurs. On est content de le savoir. Monsieur Ramos, on peut l'ouvrir.
Deux secondes. Donc la censure, c'est possible. Donc la censure, c'est possible. Zéro, c'est un scoop. Zéro. La façon dont vous avez géré l'immigration a mis le pays à genoux. Nous sommes pour une immigration contrôlée, monsieur Ramos. Vous m'avez dit zéro là. Vous avez été... Vous rattrapez là, vous pédalez là. Zéro, vous m'avez dit là. Vous avez été parfaitement incapables de la contrôler. Zéro, vous m'avez dit immigration. Parfaitement incapable de la contrôler. Ils vont commande, le chef d'entreprise. Vous empaillerez les conséquences.
Merci, messieurs, dames.
Caroline Parmentier