Emmanuel Macron a "tué l'agriculture française", estime François-Xavier Bellamy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15RelanceRéponse partielle
Êtes-vous d'accord avec Jordan Bardella sur l'inéligibilité de Marine Le Pen ?
- 1:00OuverteÉludée
Les collaborateurs au Parlement européen occupent-ils des tâches sans lien avec leur mandat ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les procès contre des responsables politiques prouvent-ils que la démocratie fonctionne ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Soutenez-vous les blocages et contrôles des agriculteurs contre le Mercosur ?
- 7:30RelanceRéponse directe
Pourquoi le problème des agriculteurs n'est pas le Mercosur selon vous ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Reconnaissez-vous des aspects positifs dans l'accord Mercosur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18François-Xavier BellamyFait
« Personne n'est au-dessus des lois. Et ce qui est absolument certain, c'est que être au pouvoir ne doit jamais vous garantir de ne pas avoir à rendre de compte devant la justice au moment où c'est nécessaire. »
- 3:15François-Xavier BellamyChiffre
« Cette année, pour la première fois depuis plusieurs décennies, notre balance commerciale agricole est déficitaire. »
- 5:35François-Xavier BellamyFait
« Ce qui a mis l'agriculture française dans cette crise aujourd'hui, ça n'est pas le Mercosour. »
- 8:00François-Xavier BellamyFait
« Le drame qui a tué l'agriculture française ne s'appelle pas Mercossour, il s'appelle François Hollande et Emmanuel Macron. »
- 10:30François-Xavier BellamyFait
« Le vrai problème du Mercosour, c'est que cet accord fait de l'agriculture une variable d'ajustement. »
- 13:05François-Xavier BellamyPromesse
« La France doit le faire. Elle a la possibilité de saisir la Cour de justice et nous le Parlement européen, nous allons le faire. »
- 15:10François-Xavier BellamyChiffre
« Les Européens ont acheté 79 % de leurs armements hors de l'Union européenne, dont une écrasante majorité aux États-Unis. »
- 17:35François-Xavier BellamyFait
« La trajectoire budgétaire de la France inquiète toute l'Europe. »
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Bonjour François Xavier Bélami. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info.
Bonjour Paul. Bonjour Agath. On va parler des agriculteurs en colère que vous allez soutenir tout à l'heure François Xavier Bami de la situation en Iran.
Mais d'abord Marine Le Pen rejoue sa place à la présidentielle aujourd'hui devant la cour d'appel après sa condamnation le 31 mars à 5 ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. On écoute Jordan Bardella lors de ses vœux à la presse hier. Il serait profondément inquiétant pour la démocratie que la justice prive les Français d'une candidate à l'élection présidentielle déjà qualifiée à deux reprise pour le second tour.
La démocratie suppose le libre choix du peuple sans entrave ni acte de déloyauté. Êtes-vous d'accord avec lui ? Personne n'est au-dessus des lois.
Et ce qui est absolument certain, c'est que être au pouvoir ne doit jamais vous garantir de ne pas avoir à rendre de compte devant la justice au moment où c'est nécessaire. Être dans l'opposition non plus. Et le fait d'être la première opposante objectivement euh aujourd'hui dans les enquêtes d'opinion à la majorité d'Emmanuel Macron ne fait pas de madame Le Penque qui pourrait s'exonérer de la nécessité de répondre devant des tribunaux euh si c'est nécessaire.
Vous êtes pas d'accord avec Jordan Bardella. Mais mais ce que je voudrais dire simplement, c'est que je crois que quand la justice entre effectivement en interaction avec la politique et la démocratie et la vie démocratique, elle doit le faire avec une précaution absolue qui garantissent que ces décisions soient absolument incontestables. Et ce qui m'a semblé, ce n'est pas le cas pour vous. ce qui m'a semblé comme un comme un comme un citoyen euh ordinaire et comme un comme un élu qui n'est pas du camp de madame Le Pen, mais euh qui observe la vie de notre pays avec attention, ce qui ce qui m'a semblé préoccupant, c'est que l'exécution provisoire, c'est-à-dire le fait que l'appel que madame Le Pen allait euh former ne serait pas suspensif, cette exécution provisoire, objectivement, j'ai du mal à voir sur quoi elle peut se fonder.
Personne personne n'est au-dessus des lois mais pas l'institution judiciaire non plus. Donc le fond du dossier semble moins vous gêner si je suis correctement votre pensée que la justice puisse avoir un effet politique in. Non non pas du tout.
Ce qui compte c'est que le fond du dossier décide de la décision et pour cela, il faut que le processus qui aura lieu soit absolument incontestable. Euh je crois qu'on on serait tous dans le même cas si on observait un autre pays européen ou un autre pays occidental. Si la justice rend inéligible celle qui est aujourd'hui encore une fois de fait, je ne suis pas de son camp mais c'est un fait politique, elle est la première dans les dans les sondages.
Si c'est nécessaire et si c'est légitime, bien sûr, il n'y a aucune raison que qui que ce soit soit protégé de sa responsabilité, mais encore une fois la décision doit être absolument incontestable. François Xavier Béami, les juges reprochent au Rassemblement national d'avoir fait travailler des collaborateurs de redéputés pour le parti alors que c'est le Parlement européen qui l' rémunéré. Vos collaborateurs au Parlement européen occupent-il des tâches qui n'ont rien à voir avec le Parlement européen ? déjà je vous garantis que je je ne sais même pas d'ailleurs comment je ferai parce que le travail au Parlement européen est tellement lourd, tellement dense, tellement intense, les sujets sont tellement nombreux que c'est bien nécessaire d'avoir une équipe qui vous entoure pour pouvoir vous accompagner dans l'effort que nous faisons tous les jours pour faire entendre la voix des Français à Strasbourg et à Bruxelles.
Et donc non évidemment les l'équipe qui m'accompagna vous ça n'existe pas et quand le RN explique mais d'ailleurs ça n'a jamais été personne n'a jamais eu rien à redire à à aux équipes parlementaires de de des Républicains au cours des dernières années et certainement pas sous ma responsabilité depuis que j'ai été élu en 2019. Quand Marine Le Pen explique que ses collaborateurs faisaient de la politique, qu'ils faisaient tous de la politique, est-ce que vous trouvez ça crédible comme défense ? Est-ce que vous comprenez ?
Mais moi, je laisse Marine Le Pen répondre aux juges, je laisse les juges mener leur euh leur enquête. Ce que je ce que je dis simplement, c'est que dans l'intérêt de la démocratie dans son ensemble et oui, je le dis dans un esprit qui n'est pas partisan puisque je ne suis pas du grand de madame Le Pen, mais nous avons vécu nous aussi une accélération de l'histoire judiciaire qui à ce stade n'a jamais été vraiment expliquée dans l'affaire François Fillon en pleine campagne présidentielle. Je je pense que dans l'intérêt de la démocratie, il doit être absolument certain que les juges n'agissent que dans le strict respect du droit.
Personne n'est au-dessus de la loi et je le redis, l'institution judiciaire non plus. Et vous semblez sous-entendre que les juges n'interviennent pas dans le strict respect de la loi. C'est ce que vous dites.
Je me borne à dire que dans le cas de François Fillon, la question reste ouverte aujourd'hui de savoir comment une telle accélération a pu se produire. Et je pense que ça n'est pas sain, ça n'est pas bon que des questions comme celle-là continuent de peser sur la vie politique du pays. Là, vous parlez de l'affaire Penélope, il y a d'autres affaires en cours.
Nicolas Sarkozi sera jugé en appel à partir du 16 mars. Sopia Shikirou et Rachid Adati, toutes deux candidates à la mairie de Paris, doivent également être jugées. Tous ces procès, est-ce que c'est pas la preuve que la démocratie fonctionne au fond ?
Mais c'est tout à fait normal que des responsables politiques rendent des comptes devant la justice lorsqu'il y a matière à cela. Et je je ne le conteste absolument pas. Et oui, c'est la preuve que la démocratie fonctionne encore une fois à la condition que chaque institution, que chaque autorité respecte absolument les règles qui lui sont fixées par le peuple.
Rappelons que la justice, elle est rendue au nom du peuple français et c'est toujours dans cette exigence là qu'elle devrait se se dérouler. François Xavier Bellami, environ 350 tracteurs viennent d'entrer en Paris dans Paris selon la préfecture de police. Des agriculteurs opposé notamment au Mercosour, cet accord de libre échange avec des pays d'Amérique du Sud.
Est-ce que vous soutenez ce mouvement y compris les blocages ? Moi, je soutiens les agriculteurs français qui vivent aujourd'hui une détresse absolue et qui travaillent pour la souveraineté, pour la sécurité alimentaire d'un pays qui le leur rend peu. La vérité, c'est que notre agriculture aujourd'hui traverse une crise existentielle.
Cette année, pour la première fois depuis plusieurs décennies, notre balance commerciale agricole est déficitaire. Derrière cette indication technique, il y a une réalité tragique, le fait que nous ne produisons plus l'alimentation dont nous avons besoin pour nourrir les Français. C'est unique dans notre histoire.
La France France était la première puissance agricole d'Europe et la 2e puissance agricole du monde. Elle est aujourd'hui à terre et c'est cela qui doit tous nous mobiliser. Et dans ce contexte vous rejetez l'accord du Mercosour, on va en parler mais d'abord je je vous demandais si vous soutenez aussi les blocages.
On va écouter un agriculteur sur le péage de de frein les monte au banc dans le pas de Calet interrogé hier au 20h de France 2. Dernière fois on avait trouvé de l'ail qui ven de Chine par exemple. On fait le boulot que l'État ne veut pas faire tout simplement. agriculteurs qui contrôlent les camions.
Est-ce que vous vous soutenez ces contrôles, ces inspections de camions, ces barrages filtrants et les blocage aussi des agriculteurs ? Est-ce que vous soutenez vous l'homme de droit de ces actions ? Mais qu'est-ce qu'ils disent les agriculteurs à travers ces actions ?
Ils disent en réalité la contradiction absolue est insupportable entre le fait que nous imposons à ceux qui produisent chez nous des règles de plus en plus compliquées et le fait que nous ouvrons ensuite nos marchés à des productions extraeuropéennes qui ne respectent aucune de nos règles, aucune de nos normes. Et c'est cela qui évidemment est au cœur du problème du Mercosour. Mais moi, je voudrais dire une chose qui me paraît absolument fondamentale.
Ce qui a mis l'agriculture française dans cette crise aujourd'hui, ça n'est pas le mercosour. et je vais m'opposer au mercour et on continuera de tout faire pour empêcher que cet accord ne s'applique. Mais je voudrais pas que ce débat vous allez vous opposer au Marcochur mais samedi la présidente de la Commission européenne va signer au Paraguay le Mercochur.
C'est pas ça n'est pas trop tard parce que le cœur du travail qui nous attend pour nous le Parlement européen, il va s'engager. Ça fait déjà plusieurs semaines qu'avec Célinear nous bataillons pour déposer une saisine devant la Cour de justice de l'Union européenne pour saisir la justice de cet accord. Vous pensez pas ne pensez-vous pas ce matin que la bataille est perdue ?
Vous allez après place de la Concorde rendre visite aux agriculteurs en quittant le CO de France info. Vous allez leur dire que c'est pas mort. La France peut encore empêcher la signature numer caossû.
On pèse encore quelque chose en Europe. La France doit le faire. Elle a la possibilité de saisir la Cour de justice et nous le Parlement européen, nous allons le faire.
Ce sera la semaine prochaine à Strasbourg. Nous allons voter sur cette saisine de la Cour de Justice de l'Union européenne avant de pouvoir voter sur la ratification du traité lui-même. Et nous allons continuer de batailler voie par voie pendant les jours et les semaines qui viennent pour réunir une majorité contre ce traité.
Mais je le redis, je le redis et il faut le dire à tous les agriculteurs qui en sont les premiers conscients. Le Mercosour n'est pas la cause de l'effondrement de notre agriculture. Le drame qui a tué l'agriculture française ne s'appelle pas Mercossour, il s'appelle François Hollande et Emmanuel Macron.
Ce qui menace l'agriculture française. Avant non, bah il faut simplement regarder la balance commerciale agricole. Vous verrez que c'est quand la gauche est arrivée aux responsabilités et qu'elle a organisé la décroissance de notre modèle agricole à coût de règles environnementales absurdes qui en réalité sont anti-environnementales parce que quand on empêche les agriculteurs français de bosser en fait on sert l'importation de produits qui viennent d'ailleurs et qui ne respectent aucune des normes environnementales.
Expliquez-nous François Xavier Bam, pourquoi si le problème des agriculteurs c'est pas le Mercosour ? Vous êtes en première ligne frontale contre le Mercosur vous, vous l'homme de droite juste par principe, vous vous opposez aux accords de de libre échange. Pas aux accords de libre échange.
Moi, je crois que le et d'ailleurs c'est ma très grande différence avec la gauche, avec les écologistes, avec les macronistes qui ont aussi contribué ces dernières années au Green Deal, à Farm to Fork, ces projets qui au Parlement européen, dans l'Union européenne ont rendu la vie impossible aux agriculteurs français. Mais là, on parle pas de ça François Xavier, on parle d'un nouveau marché nouveau marché de euh centaines de millions de de consommateurs. Est-ce que c'est pas une opportunité à saisir pour peser face aux Américains, face aux Chinois, pour les viticulteurs, pour les producteurs de lait, pour notre industrie ?
Est-ce que vous reconnaissez que qu'il y a du bon dans cet accord ? Mais moi je crois et je le redis, c'est ma grande différence avec la gauche que le le but pour l'agriculture française, le but pour l'économie française, c'est de pouvoir recommencer à produire, de pouvoir recommencer à exporter, de rayonner dans le monde. Moi, je ne crois pas qu'il faille rendre la vie impossible à ceux qui travaillent chez nous et ensuite leur dire on va vous protéger et s'enfermer entre la question sur le Mercosur.
Est-ce que vous reconnaissez qu'il y a des mesures nécessaires ou importantes aussi pour pour l'agriculture européen Le vrai problème du Mercosour, c'est pas l'idée qu'on va commercer avec d'autres régions du monde. Le vrai problème du Mercosour, c'est que cet accord fait de l'agriculture une variable d'ajustement et en particulier de l'élevage qui est déjà un secteur infiniment fragilisé. Et on peut pas se dire que dans une sorte de grand jeu économique où il y aura des gagnants et des perdants, on va accepter de sacrifier l'élevage français pour que d'autres puissent gagner des profits.
Il y a des quotas très stricts. François Xavier Bellami, vous vous dites ça va être une submersion euh mais la vérité c'est que ces quotas n'empêchent pas que c'est de la viande à forte valeur ajoutée qui va déstabiliser complètement nos marchés et ça personne ne le lit. et la crise de demain, la crise de demain la crise que nous avons connue ces dernières années, on a vécu une crise sanitaire et on s'est rendu compte que c'était peut-être une immense erreur de plus pouvoir produire nos médicaments.
On a vécu une crise énergétique et on s'est rendu compte que ça avait été une immense erreur de laisser la Russie produire pour nous l'énergie dont nous avons besoin. Aujourd'hui, on est peut-être à la veille, demain d'autres crises et la prochaine sera peut-être une crise alimentaire. Et ce jour-là, si on n plus d'éleveurs en France, si on a plus d'agriculture en France, les citoyens se retourneront vers nous et nous diront "Qu'est-ce que vous avez fait pour que nous en arrivions à cette situation où nous avons faim aujourd'hui, où nous ne pouvons plus nous alimenter correctement." Le déficit de la balance commerciale agricole française veut dire que la France ne peut plus se suffire à elle-même pour produire son alimentation.
Et ça devrait être un signal d'alarme total pas seulement pour les agriculteurs, mais pour tous les citoyens que nous sommes parce que c'est notre souveraineté et notre sécurité qui est en jeu dans le travail de nos agriculteurs. Sur votre siège, il y avait la ministre de l'agriculture Annie Genev qui disait "C'est pas la fin de l'histoire, elle est donc sur la même ligne que vous sur le Mercosur. En revanche également à votre place, juste avant les vacances de Noël, il y avait la députée européenne Manon Aubri qui dénonce, je la cite, l'opération d'intox généralisé sur le traité du Mercosur et qui a écoutez là un message pour vous.
Et je veux singulièrement souligner l'hypocrisie du groupe de François Xelvier Béami des Républicains et le groupe de Jordan Bardella du Rassemblement national puisque ces deux groupes en très large majorité soutiennent en réalité cet accord. Donc il commence par faire le travail au sein même de leur groupe. Que lui répondez-vous ?
Mais le mercosour c'est un débat en Europe qui n'oppose pas les groupes politiques entre eux mais qui opposent les pays. On l'a très bien vu ces derniers jours. Ce sont les pays qui ont plus ou moins intérêt au Mercosour et qui se prononcent de cette manière-là.
Donc, il s'agit moins d'une question politique que de la situation de nos pays à l'intérieur de l'Union européenne. Et nous au sein du PPE où beaucoup de pays sont effectivement favorable au Mercosour, nous sommes en première ligne dans le combat contre cet accord. Maintenant, je voudrais répondre une chose très simple à Manon Aubri.
Je le redis. Ce qui menace l'agriculture française aujourd'hui, c'est pas ce qui se passe en Argentine, au Paraguay ou au Brésil. C'est ce qui s'est passé pendant des années à Paris et à Bruxelles.
C'est ce qu'elle a porté avec ses amis de l'extrême gauche, de la gauche, des écologistes qui ont organisé la décroissance de notre modèle agricole. Si les agriculteurs sont dans une telle détresse aujourd'hui, si vous avez malheureusement de manière si régulière des agriculteurs qui en France mettent fin à leur jour, si vous avez tant d'exploitations agricoles qui disparaissent et si nous devenons dépendants pour la production de notre propre alimentation, c'est parce que pendant des années, la gauche a pourri la vie des agriculteurs avec des règles naturos à cet accord pour bien sûr mais pour une raison très simple aussi et il faut le dire aux français c'est que quand vous avez 5 % de déficit budgétaire quand votre pays a renoncé au travail travail quand vos dirigeants ont renoncé à vous dire la vérité quand la dernière réforme qu'on a faite c'est de ramener la retraite à 62 ans. quand toute l'Europe a décidé au contraire qu'il fallait travailler plus pour pouvoir produire plus, quand la vérité c'est que aujourd'hui la France est devenue la lanterne rouge de l'Europe et que notre pays est devenu déficitaire commercialement, c'est nous devenons un pays de consommateur qui importe tout et qui ne produit plus rien et que vous arrivez ensuite à Bruxelles en disant "On va vous expliquer comment ça doit se passer le commerce mondial, personne ne vous écoute." Le grand problème de nos dirigeants français aujourd'hui.
Mais encore une fois, je dis c'est pas d'hier le débat sur la loi du plomb cet été, c'est Manon Aubr, ce sont ses amis de gauche, ce sont les écologistes, ce sont même les macronistes qui ont tout fait pour empêcher qu'on libère nos agriculteurs. Nos agriculteurs ne demandent pas à être protégés. Ils demandent à être libérés.
Il demande qu'on les laisse bosser, qu'on les laisse vivre, qu'on les laisse respirer. Et ceux qui instrumentalisent les peurs des Français contre la science, contre la raison pour empêcher notre agriculture de recommencer à produire, ceuxlà sont responsables de la détresse du monde agricole et peuvent pas prétendre aujourd'hui qu'ils viennent soutenir nos paysans. Vous vous nous direz ce que pensent vos collègues de la situation française.
On va parler de l'Iran aussi dans un instant, mais tout de suite 8h48 et c'est l'info en une minute avec Laura du lieu. Marine Le Pen à nouveau devant la justice cet après-midi pour son procès en appel dans l'affaire des emplois fictifs d'assistants parlementaires du FN. La chef de fil du RN joue sa candidature à la présidentielle de 2027.
En première instance, elle avait été condamnée à 5 ans d'inéligibilité immédiate et à 4 ans de prison dont deux fermes. 350 tracteurs entrés dans Paris ce matin. Ils doivent rester au niveau du qu d'ors toute la journée.
Un cortège mené par la FNSEA et les jeunes agriculteurs pour protester contre l'accord de libre échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosour. En Irant, la répression des manifestations contre le régime a fait au moins 648 morts d'après le bilan de l'ONG Iran Human Rights qui évoque également environ 10000 arrestations alors que les autorités iraniennes continuent de couper le pays d'Internet. Hier, la télévision d'État a diffusé des images de manifestation cette fois-ci en faveur du régime.
Charlie Hebdo visé par une plainte déposée par un avocat suisse après la publication d'une caricature sur les victimes de l'incendie de CR de Cran Montana dans lequel 40 personnes ont été tuées. France info le 830 France info Agath Lambray Paul Larouturou avec François Xavier Béami député européen numéro 2 du parti les Républicains. On parle de la mobilisation en Iran Paul 648 manifestants tués et 10000 arrestations en Iran selon le dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights ce matin.
Monsieur l'Eurodéputé est-ce que la France doit simplifier et que peut faire l'Union européenne ? D'abord, il faut dire notre soutien absolu au peuple iranien qui lutte pour sa liberté, qui lutte depuis longtemps pour sa liberté et qui a aujourd'hui l'occasion, espérons que cette occasion arrive au bout grâce au sacrifice immense de ceux qui s'engagent dans ces mobilisations. L'occasion de se défaire de ce régime qui n'est pas seulement un cancer pour son propre peuple, mais qui est aussi une menace pour la sécurité du monde.
Rappelons que derrière l'Iran, il y a et c'est la raison pour laquelle oui, la France doit s'impliquer, il y a un régime qui menace notre pays, qui menace l'Europe, qui menace le monde occidental du régime des Évidemment je souhaite la chute de ce régime depuis très longtemps et je crois qu'aujourd'hui notre devoir, le devoir de l'Europe tout entière, c'est d'ouvrir les yeux sur la gravité de la menace que ce régime fait peser sur nos pays et sur notre modèle de liberté et de démocratie. Mais quand Donald Trump menace ce matin de taxer à 25 % tout pays qui commerce 250 % tout pays qui commercerait avec l'Iran. On voit la réaction de la Chine.
Et nous où est-ce qu'on est nous la France, nous l'Europe ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce qu'on doit faire ?
Mais d'abord encore une fois ouvrir les yeux. Quand avec la mort de Marsa Amini, les iraniennes se sont levées avec un courage immense en criant femme vie liberté pour se défaire de ce voile que le régime leur impose. La réponse de l'Union européenne c'est qu'au même moment la Commission finançait des publicités pour dire la liberté est dans le hijab.
J'ai dénoncé ces publicités. J'ai interdit à la Commission européenne de financer ces messages. Mais ça aura été un combat de longue hale et connecter ça à l'Iran.
Pourquoi ? Mais bien sûr, parce qu'en réalité, c'est l'Iran qui aujourd'hui exporte et cherche à exporter ce modèle d'islam politique qui gangraine nos pays. LeBon qui aujourd'hui on déstabilisé tant d'autres pays.
Je pense au pas au niveau des campagnes de publicité. Peut-être qu'il y a des sanctions à prendre contre les dirigeants pour ceux qui pour ceux qui répriment le gel des avoirs, des interdictions. Concrètement, comme vous le savez, la difficulté que nous rencontrons, c'est que l'Iran est déjà un pays un régime qui est sous sanction multiples de la part de l'Union européenne.
Il y a pas de pays au monde qui soit plus sanctionné que le régime iranien aujourd'hui. Donc la vérité c'est que nous touchons du doigt aussi les limites de notre capacité d'action sur le plan des sanctions. Mais notre devoir, je le redis, c'est d'ouvrir les yeux et aujourd'hui certains ne l'ont pas fait.
Quand je pense que vous parliez de sanction, la présidente du Parlement européen qui est de notre famille politique a décidé d'interdire l'accès du Parlement aux diplomates iranien. Et bien qui s'est ému de cette interdiction ? Rima Hassan.
Rima Hassan qui s'est révolté du fait qu'on interdise au diplomat iraniens de rentrer dans le parlement alors qu'on ne l'avait pas fait ce pleintel des diplomates israéliens. Mais regardez la gravité de ce déni de réalité que l'extrême gauche cherche à nous imposer aujourd'hui parce qu'elle se fait en réalité la première alliée de cette idéologie islamiste qui cherche, je le redis, à s'imposer pas seulement àant mais qui cherche à s'imposer demain sur le continent européen. Si on va au bout de votre logique, est-ce que ça signifie que vous souhaitez qu'une intervention américaine que Donald Trump intervienne en Iran et qu'il fasse le travail que vous souhaitez, c'est-à-dire provoquer la chute du régime ?
C'est toujours très compliqué parce que les opérations de changement de régime qui se provoquent de l'extérieur n'ont pas toujours porté des fruits qui sont très bénéfiques à long terme pour les peuples concernés. Il suffit de regarder autour de nous et dans l'histoire la plus récente. Mais effectivement, nous avons le devoir de faire tout ce que nous pouvons pour soutenir le régime iranien pour soutenir les les pardon les les Iraniens qui veulent faire tomber ce ce régime tout ce que nous pouvons.
Vous m'offrez une transition tout trouvée vers le Venezuela. Mais avant je veux faire un micro rectificatif. qui me semblait avoir mal lu des bon matin la dépêche FP c'est bien 25 % de droit de doigt de Donald Trump et non pas il y a aucun problème et non pas 250 % soyons précis Bruno Retaillo le président de votre parti a justifié l'enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela par les américains au nom de la légitime défense.
Est-ce que vous numéro 2 du parti vous partagez son point de vue ? Mais là encore il faut ouvrir les yeux sur la réalité de ce qui se joue et d'ailleurs les deux sujets sont liés parce que qui était le premier allié de du du de l'Iran en Amérique latine ? Le premier allié de l'Iran sur le continent américain, c'est le Venezuela.
Nicolas Maduro était le premier supporter du esbola qui organise le trafic de drogue au bénéfice du régime iranien jusqu'en Amérique latine. Cette menace globale. Ça vous dérange pas cette forme de loi du plus fort d'enlever un chef d'état étranger ?
Mais est-ce que ça ne vous dérange pas que ce chef d'état assume de soutenir l'organisation de réseau criminel qui menace la sécurité, qui menace la démocratie, l'état de droit jusque dans nos propres pays parce que c'est pour le Venezuela, oui, mais pour l'Iran, vous dites euh on n'est pas sûr. En attendant, Donald Trump affiche, c'est vu sur d'autres régions du globe, il réitère notamment ses menaces sur le Groenland le 9 janvier à la Maison Blanche. Écoute, on ne peut pas avoir la Russie ou la Chine qui occupe le Groenland.
C'est ce qu'ils vont faire si on ne le fait pas. Donc on va faire quelque chose avec le Groenland, soit avec la manière douce, soit avec la manière forte. Est-ce qu'au Parlement européen vous prenez ces menaces au sérieux ?
Vous vous attendez à une attaque des Américains sur le Groenland ? En tous les cas, ce que nous prenons très au sérieux, c'est la nécessité de sortir l'Europe de sa dépendance à l'égard des États-Unis. Parce que ce que montre cette situation, c'est que l'Europe est aujourd'hui infiniment vulnérable.
Éats est- peur deal mais bien sûr et pour une raison très simple c'est que depuis des décennies les Européens dans leur immense majorité ont choisi de faire reposer leur propre sécurité seulement seulement sur leur alliance avec les Américains qui est en fait le signe d'une forme de vassalité au sein de l'OTAN les Européens ne sont pas tant les alliés des Américains que leur vassaux nous sommes protégés par les États-Unis et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui les Européens sont tétanisés pendant des années. Ils n'ont pas investi assez dans leur propre défense et ils se retrouvent aujourd'hui infiniment vulnérables face à un allié qui se retourne contre eux. Et donc notre devoir, c'est de sortir de cette dépendance et c'est la raison pour laquelle on a porté au cours des derniers mois, j'ai été le rapporteur sur le projet européen pour l'industrie de défense qui pour la première fois dans l'histoire de l'Europe va fixer un objectif de priorité européenne dans les achats d'armement.
L'année dernière, les Européens ont acheté 79 % de leurs armements hors de l'Union européenne, dont une écrasante majorité aux États-Unis. Ça vous dit l'ampleur de la dépendance et pour la première fois, l'Europe fixe une ambition d'acheter ses armements en Europe plutôt que d'acheter à l'extérieur de nos frontières pour pouvoir faire que demain l'Europe soit capable de résister à des tentatives d'intimidation comme celle qui se déroulent sous nos yeux. Est-ce qu'on est la risée de la communauté européenne ?
Tout à l'heure, vous disiez que la situation française faisait que la situation intérieure faisait qu'on était plus crédible sur le plan international. Vous vous en parlez avec vos collègues au Parlement européen de l'instabilité du gouvernement, l'impossibilité de trouver un budget, la menace d'une dissolution. Mais bien sûr, on en parle tous les jours et moi je peux vous dire une chose que les Français ne savent peut-être pas mais la situation de la France aujourd'hui inquiète toute l'Europe et la trajectoire budgétaire de la France inquiète toute l'Europe et tous les Européens se demandent si nous avons perdu la tête. nos dirigeants qui aujourd'hui ont choisi de céder tout ce qu'ils peuvent aux caprise du Parti socialiste.
Ce Parti socialiste qui a gouverné la France mais qui aujourd'hui fait assaut de démagogie dans une sorte de compétition aberrante avec la France insoumise, tous ces dirigeants c'est que de la faute des socialistes. Les républicains qui sont intransigents depuis le début, qui ne veulent pas de compromis, ils sont pas responsables. Les Républicains ont été les premiers à dire qu'il fallait et nous continuons de dire et nos députés se battent tous les jours à l'Assemblée nationale pour dire qu'il faut baisser la dépense publique, baisser le poids des impôts et accepter qu'il va falloir réformer l'État en profondeur pour que la France retrouve effectivement sa crédibilité demain y compris sur la scène européenne et internationale.
Donnez-moi de vous interrompre mais certains attendent cette question. C'est la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info ce matin. La question qui s'allie avec Agath.
Nous avons décidé de vous interroger sur Sarah Knafo qui est donc comme vous le savez candidate à Paris pour le parti Reconquête. Est-ce qu'elle peut pas piquer des voix à votre candidate Rachida Dati ? Mais il y a une chose qui est absolument prioritaire pour Paris comme pour la France, c'est de préparer l'alternance.
Les Parisiens n'en peuvent plus d'une gestion municipale qui a rendu cette ville pauvre, qui l'a endetté comme jamais, qui a contribué à l'insécurité galopante que nous voyons. Et là encore, l'image même de cette ville contribue à l'image que les Européens, que les touristes du monde entier qui viennent en France se font de la situation de la France. Aujourd'hui, quand l'alternance quitte à faire une alliance Knafoatier au second tour, mais l'alternance, elle elle sera pas d'abord permise par une alliance, elle sera d'abord permise par un élan.
Et je pense qu'il faut que tous les Parisiens qui veulent sortir de cet échec manifeste de la gauche parisienne, mais tous les Français qui partout d'ailleurs dans les autres villes de France veulent une alternance dans ces villes de gauche qui ont été tellement abîmé depuis plusieurs années choisissent les candidats des républicains qui sont les mieux placés qui sont les mieux placés pour pouvoir Non non les candidats des républicains sont les mieux placés pour permettre l'alternance partout dans les dans les dans les amis merci d'avoir répondu aux questions de France info. Yeah.
Emmanuel Macron