François-Xavier Bellamy (LR) : "Notre participation au gouvernement n'est pas garantie"
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Sud Radio l'invité politique Jean-Jacques Bourdin notre invité ce matin François Xavier béami député européen vice-président exécutif des républicains François Xavier béami bonjour bonjour bien nous allons savoir plus grâce à vous vous étiez hier à Matignon autour de François Baayou vous n'étiez pas seul tous les partis politiques qui ont participé à la vie politique au responsab depuis maintenant la 5e République était représenté autour de la table n'était pas là le RN n'était pas là LFI bon François Xavier B moi je crois je me permet de le dire en commençant que tous les partis auraient dû être représent mais je le dis depuis le début quand on veut consulter les forces politiques on consulte toutes les forces politiques même même les forces politiques qui ne veulent pas participer au gouvernement j'ai j'ai des désaccords évidents avec les formations politiques qui étaient autour de la table et pourtant c'est nécessaire de respecter tous les Français tous les électeurs français à travers leurs élus et encore une fois ça n'empêche pas d'avoir des désaccords mais soit on consulte tout le monde soit on consulte de personne est-ce qu'il a proposé est-ce qu'il a proposé à tous les chefs de parti tous les représentants qui étaient là d'entrer au gouvernement est-ce que François baerou vous a proposé d'entrer au gouvernement non il a posé la question de savoir quelle formation politique était partante pour participer à un gouvernement et effectivement la question a été posée en ces termes pour nous la réponse est très simple elle est toujours la même pour vous les républicains quelle est la réponse la réponse elle dépend du mandat de la mission de ce gouvernement la seule chose qui compte vous savez je pense que les Français doivent être écœurés et je le suis un peu avec eux par le spectacle de ces discussions partisanes interminables moi la seule chose qui compte pour moi la seule chose qui compte pour nous c'est la France la France la France la situation des Français leurs inquiét leurs espoirs c'est ça qui comp B qui était là à votre place me disait exactement la même chose hier matin exactement mais vous savez Boris Vallot il est du Parti socialiste mais quand on a eu une réunion du même type à l'Élysée il y a quelques jours de cela il a dit une chose que j'ai trouvé très vraie et je suis d'accord avec lui pour ça il a dit on est là on n pas tous d'accord on nous mettra pas tous d'accord dans ce pays il y a une gauche et il y a une droite et le clivage politique ça existe et moi j'ai résisté au macronisme pendant des années parce que je ne crois pas au en même temps je pense qu'on peut pas mentir aux gens je pense que la politique c'est faire des choix et que pour résoudre un problème il y a plusieurs directions possibles il faut juste assumer la ligne qu'on défend nous on est la droite française sur le sujet de l'immigration on pense qu'il faut maîtriser les frontières et pas accueillir indéfiniment plus d'immigration illégale sur le sujet des finances publique on pense qu'on résoudra la question de la dette en libérant ceux qui travaillent et pas en empilant les impôts ça fait des grandes différences avec la gauche hier quand on a parlé de Mayotte la première chose que Monsieur fort a demandé c'est qu'on créa des impôts pour que les plus riches paye pour reconstruire Mayot l'obsession fondamentale de la gauche c'est de créer la fiscalité très bien d'une certaine manière c'est clair et moi la gauche c'est pas mon camp mais du coup je crois qu'aujourd'hui on peut pas résoudre la crise démocratique actuelle par encore plus de confusion par encore plus en même temps et nous ce que nous disons avec la droite française c'est que avec la droite républicaine nous ne rentrerons dans un gouvernement que si le mandat est clair et si ça nous permet d'apporter notre ligne nos réponses au problèmtin vous nêtes pas prêt à entrer dans un gouvernement Baayou mais nous attendons de savoir quelle sera la ligne quelle sera la mission prenez Bruno rotayot moi j'ai été heureux que Bruno rotoyo soit ministre de l'Intérieur j'espère qu'il rest sera reconduit est-ce que François Baayou vous a dit que Bruno rotaillo serait reconduit j'espère qu'il le restera mais s'il le reste ce sera pour avoir une politique clair pour rétablir l'ordre pour lutter contre l'insécurité pour reconstruire la maîtrise de l'immigration s'il reste gouvernement ça veut dire que vous entrez au gouvernement ça veut dire que les LR entre au gouvernement puisquil est LR nous on ne dit pas qu'on ferme la porte à l'idée de participer à un gouvernement pour nous ce qui compte c'est d'être utile au pays et les 2 ans qui viennent on peut pas en faire l'occasion de tourner en rond indéfiniment on a conscience de la situation politique on n' pas gagné la dernière élection législative et on a aborde cette situation avec une immense humilité mais notre sujet fondamental c'est de faire en sorte que nous puissions dans la clarté essayer de faire en sorte que les deux ans qui viennent puissêre pay dans la clarté le Premier ministre François Baayou a dit ce a dit il y a trois postures possibles celle de ceux qui souhaitent intégrer le gouvernement celle de ceux qui n'y entreront pas mais ne le censureront pas et puis celle de ceux qui pose et qui censureront vous êtes où mais nous encore une fois c'est très clair on a dit depuis le début qu'on censurerait automatiquement un gouvernement qui inclurait des ministres issus de la France insoumise ou qui mettrait en œuvre le programme du nouveau front populaire parce que le programme que la gauche voudrait mettre en œuvre et pas seulement la France insoumise la gauche en général quand j'entends hier les socialistes parler de remettre en cause la réforme des retraites tout le monde sait très bien qu'aujourd'hui si on venait toucher aux équilibres de cette réforme qui n'est pas parfaite bien sûr mais qui permet de sauvegarder notre système de retraite on irait vers un effondrement financier dans la situation de dérapage du déficit qu'on connaît aujourd'hui donc nous nous censurerons ce qui mettra en danger le pays j'ai compris mais est-ce que euh vous seriez si Bruno rotillot reste au gouvernement est-ce qu'il pourrait siéger dans un gouvernement avec des ministres socialistes ou communistes mais je je vous l'ai dit je crois pas au en même temps et Bruno rotaillot lui-même ne croit pas o en même temps Bruno rotaillot il a échangé avec le Premier ministre vous dites non il a échangé avec le Premier ministre pour savoir quelle était la feuille de route nous c'est ce que nous demandons au Premier ministre il nous a demandé une clarification nous sommes clair pas vous dites non pas de gouvernement de coalition large de gouvernement genre CNR Conseil National de la Résistance ou je ne sais pas non vous dites non ça non et la réponse est d'autant plus simple à vous donner jean-jaces Bourdin que les socialistes mêmes disent non moi je les ai entendu dire hier si Bruno était au gouver il n fer pas par Al comment peut-on imaginer que François Baou arrivera à composer un gouvernement avant Noël vous le croyez et bien c'est sa mission il a il a il a ça oui c'est sa mission mais est-ce que vous croyez que c'est on respecte la fonction du Premier ministre mais aujourd'hui c'est bien sûr que c'est possible pour une raison assez simple c'est que vous savez la vie politique elle est très compliquée aujourd'hui mais il faut revenir à des choses très simples qu'est-ce que veulent les Français prenez encore une fois les questions d'insécurité de la stabilité ils veulent ils veulent de la stabilité vous avez raison et de ce point de vue-là je maintiens que l'idée de censurer le gouvernement de Michel Barnier était sans doute pas la meilleure chose à faire pour le pays dans un moment aussi critique mais ils veulent aussi des réponses à leurs problèmes du quotidien les problèmes les plus importants qui montent autour d'eux vous avez 80 % des Français qui considèrent que la violence est en train de monter dans leur vie en train de monter dans le pays en train de monter autour d'eux ils veulent qu'on réponde à ça vous avez 80 % des Français qui considèrent que l'immigration illégale est en train de devenir un problème vital pour l'avenir du pays ça c'est des choses toutes simples sur sur lesquels on doit pouvoir avancer à condition d'être clair en effet à condition d'avoir un mandat clair vous avez des Français qui dans leur écrasante majorité considère qu'on est aujourd'hui l'un des pays les plus fiscalisés d'Europe et qu'il est temps de rendre de l'oxygène à ceux qui travaillent de rémunérer le travail ça a été toujours la priorité des républicains c'est ce que défend Laurent voquier aujourd'hui et bien il est temps de mettre en œuvre une politique qui rende à ceux qui travaillent le produit dernière question et puis je vais venir sur les propos dernières propositions de François baayerou dernière question à l'heure où je vous parle maintenant êtes-vous prêt les LR à entrer dans un gouvernement baayrou oui ou non à l'heure où je vous parle mais encore une fois tout dépend pour faire quoi la question c'est quel est MDI à l'heure où je parle c'est oui ou c'est non mais si c'est pour faire ce que je viens de vous dire la réponse est oui on l'a fait avec Michel Barnier nous nous disons c'est très simple notre participation elle est pas impossible tout dépend du mandat notre participation elle est pas non plus garantie on nira pas dans un gouvernement pour faire nimp et vous donerez votre réponse quand vous aurez des précisions de François Baayou si j'ai bien compris Onira pas dans un gouver royez François Baou vous allez le revoir notre objectif c'est pas seulement de prendre des places des postes de se répartir des fonctions notre objectif c'est d'être utile au pays c'est la seule chose qui compte pour nous bien donc aujourd'hui vous dites non on nentre pas au gouvernement tant qu'on a pas des garanties tant qu'on ne sait pas encore une fois quelle est la feuille de route je vais prendre un dernier exemple non nous n'entrerons pas au gouvernement encore une fois la question c'est quelle est la mission quelle est la ligne politique et c'est là-dessus qu'on a besoin d'une clarification je vais prendre un dernier exemple parce que encore une fois dans la confusion politique faut parler du réel le réel c'est l'école qui est en train de s'effondrer il y a une semaine on a une enquête internationale qui s'appelle teams qui est une enquête sur l'apprentissage des mathématiques qui a montré que nos élèves sont maintenant non seulement les derniers de l'Union européenne ça on le savait déjà mais ils sont les avant-derniers de l'OCDE ça veut dire de tous les pays développés c'est un effondrement et cet effondrement malgré le dévouement des professeurs malgré le fait que nos élèves sont pas plus stupides que dans d'autres pays bien sûr et qui sont pas moins doués que les générations précédentes cet effondrement il est le fait d'une école qui a été organisée pour ne plus transmettre la connaissance il faut renverser cette logique il faut rendre aux professeurs leur métier ça c'est une urgence vitale pour l'avenir du pays moi c'est ça qui m'intéresse j'en peut plus qu'on parle indéfiniment de ces sujets de parti la sele chose qui compte c'est le pays P am tout le monde oui mais tous les politiques que je reçois me disent ce qui compte c'est le pays les Français le pays des Français bon très bien mais ouiè bien ESS c'est essentiel mais pour l'instant les Français ne comprennent pas ne vous comprennent pas vous les responsables politique mais je vais y revenir mais François xavet bami j'ai quand même deux précisions François beou a dit je n'utiliserai pas le 493 sauf s'il y a blocage absolu sur le budget c'est ce qu'il a dit dans la Réunion c'est ce qu'il a dit bon c'est ce qu'il a dit et vous dites quoi à ce qu'il a dit mais là encore vous disiez les Français vous comprennent plus est-ce que vraiment les Français s'intéressent à ces arguis réglementaires est-ce que vraiment le 493 le 492 c'est leur souci du côti est-ce que quand les Français se réveillent le matin il se demandent si le gouvernement va utiliser le 493 moi je crois pas personnellement donc on peut parler de méthode autant qu'on veut la chose qui m'importe c'est le fond et vous disiez les politiques ne sont plus compris par les Français je crois que c'est à cause de ça parce qu'on passe son temps à parler de 493 et de 492 alors qu'on devrait parler d'école d'immigration de sécurité on devrait parler de baisse de la fiscalité on devrait parler de notre agriculture qui est aujourd'hui dans un danger existentiel c'est ça qui compte pour moi alors Fran Xavier bami idée et et proposition avancé par le Premier ministre il dit je propose de reprendre la réforme des retraites reprendre la réforme des retraites de discuter avec les syndicats le patronat les syndicats de salariés et de retravailler sur un texte qui serait si j'ai bien compris transmis à l'Assemblée nationale à l'automne 2025 qu'en pensez-vous ou nous on est tout à fait partant pour discuter de la question des retraites le système de retraite français il va mal et il va falloir évidemment continuer d'en parler on est prêt à proposer des idées nouvelles d'ailleurs nous on pense moi je pense qu'il est absolument fondamental de passer vers la capitalisation à un système qui rende aux Français le pouvoir sur leur retraite je pense qu'il faut qu'on sorte de cette situation mensongère où en réalité on accumule de la dette pour financer un système de retraite qui n'est plus équilibré donc on est tout à fait prêt à en parler vous asseoir autour de la table avec les syndicats vous dites oui mais encore une fois ne nous faisons pas croire qu'on va tous être d'accord parce que c'est pas vrai on sera manifestement pas d'accord avec la gauche je ne crois pas au en même temps et on sortira pas des impasses du macronisme avec encore plus de en même temps c'est pas vrai donc il faut dire la vérité aux Français il faut pas leur mentir sur l'état de notre système de retraite et il faut pas leur mentir non plus sur le fait qu'il y aura évidemment des clivages sur ce sujet et que la vraie question à la fin c'est qui dira la vérité aux Français c'est ce que Michel Barnier a fait d'ailleurs Michel Barnier il a finalement été censuré parce qu'il a refusé de céder n'importe quoi qui lui été demandé par des formations tique quand vous avez le rassemblement national et la France insoumise qui vote ensemble pour la retraite à 60 ans c'est un gigantesque mensonge et il faut le dire comme ça Paron peut pas mentir au França fris bam est-ce que certains spéculent sur le chaos oui oui oui pourquoi pour obtenir une élection présidentielle anticipée selon a des gens qui ont manifestement envie d'accélérer le calendrier qui ont des intérêts électoraux moi je crois qu'on joue pas avec les institutions la politique c'est pas un jeu vous savez et je sais que les Français le savent parce que la politique c'est la vie des gens à la fin et quand la politique fait faillite c'est les Français qui payent l'addition c'est pas les responsables politiques qui vivent dans leur chair dans leur vie dans leur quotidien la réalité des conséquences de la crise ceux qui payent aujourd'hui typiquement la censure du gouvernement de Michel Barnier alors qu'il y avait pas d'alternative on le touche du doigt aujourd'hui il y avait pas de meilleure option ceux qui payent aujourd'hui cette censure c'est les agriculteurs qui sont pris qui devait répondre auèm qu'il se tous les jours ceux qui payent le prix de cette censure c'est ceux qui je pense au sapeurs pompiers je pense aux policiers au gendarmes qui devaient trouver dans le budget qui allait être voté des solutions pour agir mieux pour avoir plus de moyens pour mettre en œuvre leur action la vérité c'est qu'à la fin quand les politiques ne sont pas à la hauteur de leur responsabilité c'est la France qui paye l'addition Marine Le Pen se prépare à une élection président vous aussi vous pas à titre personnel peut-être cela dit mais vous les républicains mais on s'y prépare depuis le début parce que ce qui compte pour nous c'est d'apporter à la France l'alternative dont elle a besoin l'alternance possible qui lui rendra une espérance on s'y prépare parce que oui bien sûr encore une fois je le redis c'est pas parce qu'on a essayé de faire au mieux dans les derniers mois autour de Michel Barnier qu'on croit que l'alternance est arrivée elle n'est pas arrivée on n' pas gagné les élections législatives et pour réussir à changer les choses en profondeur il faudra qu'on arrive va reconstruire une majorité politique dans ce pays qui soit enfin une majorité pour agir Mayotte tout le monde s'accorde à dire qu'il y a urgence urgence évidemment pour rétablir rétablir bah les fonctions sur l'île et puis pour nourrir et fournir de l'eau à la population ça c'est l'urgence absolue deuxème urgence évidemment il faut euh compter les victimes 3è urgence et bien il faut redonner un toit à la population de Mayotte maoraise mais mais ce toit les bidonvillees ont commencé à être reconstru est-ce qu'il ne faut pas une loi spéciale une loi d'urgence ce qui annoncé le président de la République a parlé de loi spéciale mais une pour interdire la reconstruction de bidonville par exemple mais il faut pas seulement interdire la reconstruction des bangas des bidonville ça ça fait longtemps qu'on le dit et ça fait longtemps qu'on soutient l'action de l'État qui cherche à éradiquer cet habitat informel ce qu'il faut c'est faire en sorte de construire pour les maoraais pour les maoraaises les logements dont ils ont besoin et ce qu'il faut évidemment et brun rotilleu a eu raison de mettre ce sujet sur la table c'est lutter contre l'immigration illégale qui déstabilise maot depuis très longtemps il a eu raison sitôt ça a choqué certains mais Jean-Jacques Bourdin comment est-ce que vous voulez parler de la question de l'habitat illégal si vous parlez pas de l'immigration illégale les deux sujets sont évidemment liés et donc oui bien sûr à maotte tout est lié à la crise migratoire tout la situation de l'hôpital la situation de l'école parce que à Mayotte il faudrait pour réussir à scolariser correctement tous les enfants il faudrait construire une classe par c'est impossible on y arrive pas la situation de pénurie sur l'alimentation sur les les tensions qui existent sur l'eau on l'a vécu au cours des dernières années l'épidémie de choléra tout ça est lié à une situation de crise migratoire incontrôlable et donc le le vrai sujet c'est évidemment de reconstruire mayott mais c'est aussi de reconstruire à travers mayott les frontières de notre état parce que mayott c'est la France et les frontières de Mayotte ce sont les frontières de la France et ce sont les frontières de l'Europe c'est évidemment pas aujourd'hui qu'on va traiter la question aujourd'hui l'urgence elle est dans les secours qu'il faut apporter à toute la population quelle que soit son origine évidemment on va Patrier les gens sur l'archipel de Mayotte aujourd'hui le sujet c'est de venir en aide à tous ceux qui en ont besoin mais bien sûr que dans la durée si on veut reconstruire Mayotte si on veut que Mayotte redevienne ce que Mayotte était un lieu de sécurité de paix un petit paradis sur terre et bien il faudra évidemment qu'on affronte enfin cette question d'une manière déterminée bien François Xavier bami le Mercosur vous êtes député européen où en est-on parce que Ursula van derlayen est allé signer très bien mais c'est pas parce qu'elle a signé que ça va être appliqué on est bien d'accord hein parce qu'il y a encore beaucoup d'étapes à franchir ça n'est évidemment pas la fin du combat oui alors où en est-on là aujourd'hui où en est-on quelle est la prochaine étape la prochaine étape c'est que maintenant il va y avoir un travail de décryptage et de publication de tous les détails de cet accord parce qu'on ne sait pas les détails de l'accord vous savez vous tous les est-ce que vous avez en main tous les détails de l'accord vous députés européens non c'est un immense accord c'est 20 ans de négociation et donc effectivement il faut rentrer dans le contenu de l'accord nous notre position elle est très claire nous y sommes opposés depuis le débutou tout le monde pratiquement est opposé à l'accord en France en France oui en France oui c'est un sujet et ça c'est très important que tout le monde le comprenne Jean-Jacques Bourdin c'est un sujet qui en Europe oppose plutôt les pays que les partis parce que je vois certains qui agitent des des des des anathèmes un peu facile en disant oui les alliés des républicains en Europe votent pour le Mercosur ben c'est vrai des Allemands des des espagnol vos alliés votent pour le Mercosur mais mais ce sera aussi les alliés des socialistes ce sera aussi y compris les alliés du rassemblement national vont voter pour le Mercosur dans tous les partis en Europe il y a un clivage qui traverse les pays européens et moi je suis en Europe justement pour faire entendre la voix des Français c'est ça le combat quotidien mon combat c'est de faire entendre la voix de la France de notre propre groupe et donc oui on va construire cette majorité au Parlement européen parce que le Parlement devra voter sur cet accord on va construire une majorité pour faire tomber le mercosour parementopine pas l'accord est caduc il sera caduc et nous notre travail c'est de construire cette majorité au Parlement pour faire tomber le mercosour on y travaille tous les jours avec céinear comme ces dernières années avec Anne Sander et on n' pas attendu les impréations des commentateurs du rassemblement national pour commencer ce travaillà c'est un travail de fond c'est un travail de fourmis ça consiste à convaincre délégation après délégation élu après élu collègue après collègue pour faire comprendre le véritable enjeu parce que qu'est-ce que c'est l'enjeu du mercosour moi j'ai pas peur de le dire le commerce international ça doit pas être un sujet d'inquiétude pour la France si ça l'ER c'est parce qu'on a perdu notre compétitivité c'est parce qu'on a détruit la capacité de nos entreprises de nos agriculteurs de nos producteurs à produire ce dont nous avons besoin et ce que nous saons exportter moi je crois qu'on doit pouvoir exporter l'agriculture française d'ailleurs elle exporte aujourd'hui et elle a besoin d'exporter et les pays qui reçoivent l'alimentation qu'elle exporte ont besoin de ce qu'elle produit donc on doit pas renoncer à cette ambitionlà mais si on regarde le mercosour aujourd'hui il organise des conditions de concurrence déloyal qui mettrai en grand danger des filières agricoles entières notamment nos filières d'élevage et ça ça doit pas être regardé comme un paramètre parmi d'autres dans un jeu économique c'est pas une question de bénéfice et de coût c'est un enjeu stratégique produire notre alimentation c'est un enjeu stratégique pour un pays pour un continent tout entier c'est la sécurité alimentaire de nos pays pour demain qui se joue à travers le choix que nous ferons sur l'accord du mer j'ai une dernière question vous êtes proche des chrétiens d'Orient est-ce que les chrétiens d'Orient ont rencontré le nouveau pouvoir syrien alors les chrétiens d'Orient c'est pas un tout général c'est pas un tout non mais non mais parce que il y a il y a une inquiétude évidemment immense inquiétude immense inquiétude d'abord je crois qu'il faut pas caricaturer la réalité le régime de Bachar al-Assad n'était pas l'ami des chrétiens d'Orient et il l'a montré en par dép des non non il faut quand même le dire parce que il y a des gens qui qui qui aiment soutenir des dictateurs et qui cherchent des prétextes pour ça mais si vous parlez à des chrétiens du Liban si vous parlez à des Libanais il vous diront ce que Bachar alAssad a fait à leur pays si vous parlez à des Libanais ils vous diront que Bachar alAssad c'était l'allié des islamistes iranien c'était l'allié du Hezbollah qui met ce pays sous tutelle avec des milices armées donc le vrai sujet aujourd'hui ourhi c'est d'abord de reconnaître que le le destin des chrétiens d'Orient dans cette région il est lié aussi à la capacité que nous aurons de faire pression sur des pays y compris comme le Liban pour qu'ils puissent retrouver des institutions qui fonctionnent et aujourd'hui le grand défi c'est de faire en sorte que nous trouvions tous les moyens nécessaires y compris par des paystiers je pense notamment la Turquie qui soutient ceux qui ont pris le pouvoir en Syrie que nous puissions passer notamment par la Turquie pour faire pression sur ce nouveau régime pour qu'il garantisse les droits des minorités et notamment des minorités chrétiennes et ça c'est un défi existentiel pour la région et c'est une responsabilité existentielle pour l'Europe j'ai une dernière question est-ce que vous avez eu Nicolas Sarkozi au téléphone depuis sa condamnation euh non pas depuis sa condamnation sa condamnation qu'il conteste qu' il parle d'injustice vous aussi oui moi je respecte la justice je pense qu'elle doit travailler en toute indépendance mais dans cette affaire j'avoue ne pas comprendre du tout un tel ver ct Nicolas Sarkozi a dit qu'il porterait cette affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme et je pense que c'est nécess conté hein la Cour européenne des droits de l'homme oui mais vous savez on peut pas parler de droit de l'homme à géométrie variable et en l'occurrence on est quand même dans la situation où un ancien président de la République écouté pendant des mois dans une affaire pour laquelle il a été relaxé se voit accuser dans cette affaire d'un autre cas c'est-à-dire d'avoir eu l'intention d'obtenir quelque chose qu'il n'a pas obtenu en échange d'un soutien qu'il n'a pas apporté dans une relation qu'il n'a jamais eu et là pour le coup honnêtement on a du mal à voir exactement comment on peut en arriver à une telle conclusion j'attends donc avec beaucoup d'impatience de savoir ce que dira la Cour européenne des droits de l'homme sur ce sujet c'est désolant qu'il faille demander à une institution supranationale de porter un regard sur la procédure française mais en même temps je crois que là pour le coup il y a vraiment un sujet de droits fondamentaux et et sur ce cas précis je dois dire avec Nicolas Sarkozi qui a exprimé sa profonde incompréhension que que que je crois là il y a quelque chose qui doit interroger tous les citoyens quel que soit d'ailleurs leur engagement politique et le regard qu'il porte sur l'action de Nicolas Sarkozy comme Président de la République merci François Xavier bami d'être venu nous voir vous êtes sur Sud Radio merci
François-Xavier Bellamy