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interviewC à vous· 30 décembre 2024 27 min

Comme un air de famille - Best of C à Vous

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

-"L'Amour ouf". C'est une histoire d'amour...

Applaudissements. ... -A.-E.Lemoine: Les dîners de "C à vous" sont aussi des dîners de famille, où nos invités évoquent leurs parents et leurs enfants.

G.Elmaleh et sa mère, déçue de ne pas être nommée aux César alors qu'elle tenait son propre rôle dans le film de son fils. La mère d'Y.Attal a pris soin de plastifier le César de son fils pour lui éviter de prendre la poussière.

Celle d'A.Sylla est devenue l'héroïne de son nouveau spectacle. C'est à un père que Cécile Pivot rendait hommage dans un très émouvant album photos.

Bonsoir, C.Pivot. Merci de votre présence ce soir.

C'est à l'occasion de ce très beau livre en hommage L'occasion de découvrir des trésors, des photos des 75 albums familiaux que vous avez feuilletés à nouveau pour l'occasion. On y découvre ce magnifique bébé joufflu Vous replonger dans cet album, c'était la plus belle façon de repasser un peu de temps avec votre père? -Une fois qu'il est mort, je suis retournée seule dans son appartement pour la première fois.

Dans son bureau, il y avait des albums que ma soeur lui a faits tout au long de sa vie. Il y avait l'album football, les albums "Apostrophes". Il y avait des trésors.

Mon père n'était pas du tout dans la nostalgie. On ne regardait jamais de photos ensemble. Il parlait très peu du passé.

J'ai revu tous ces albums. Ma soeur a photographié tout au long de sa vie la famille, les fêtes de famille. Il y avait aussi des photos de grands photographes.

Je me suis dit: "Pourquoi ne pas en faire un livre?" des textes qui allaient avec ces photos. Il y a aussi le texte magnifique de P.Assouline, qu'il a écrit pour ce livre.

J'ai revu énormément d'émissions, je l'ai écouté à la radio... -A.-E.Lemoine: Vous dédiez ce livre à votre mère, qui n'a jamais dérogé à la règle d'éviter toute exposition médiatique.

à la règle d'éviter toute exposition médiatique. Elle n'est pas venue avec vous dans cet appartement, mais vous lui avez fait visiter en vidéo. Vous écrivez que ce sont peut-être des souvenirs avec elle que vous êtes venue chercher. -Oui.

C'est vraiment là qu'on a vécu tous les trois, Elle a vécu comme moi, mais pas tout à fait comme moi, C'était un lieu où ils pouvaient vivre normalement, mais aussi un lieu extrait de la réalité, du social, très coupé du monde. Il y avait cette ambivalence. -A.-E.Lemoine: Il n'était pas nostalgique.

Son mot préféré, c'était "aujourd'hui". Sa drogue favorite, c'était lire le journal "L'Equipe". Il le lisait à toute occasion: en plein air, dans une salle de cinéma, avant le début d'un film, sur le plateau de ses émissions.

Passionné de ballon rond, on le voit jeune, un ballon au pied, lui qui, s'il avait été joueur, aurait été...

Avec M.Platini, on les voit ensemble. On imagine leurs discussions enflammées.

Il est né dans le Beaujolais, où il a grandi. lorsqu'il est rentré au "Figaro littéraire". de jeune homme qui arrive de Lyon, qui, à l'époque, ne sait pas ce qu'il veut faire dans la vie.

Jusque-là, il était un élève très moyen. Quelqu'un lui dit: "Puisque tu lis la presse, écris. Il arrive gare de Lyon et s'installe dans un hôtel pas cher rue de Lyon.

Il entre au CFJ. Il réussit le concours. Il devient un excellent journaliste.

Il dit: "Ca a été la chance de ma vie." -A.-E.Lemoine: La famille, c'est aussi très important pour Gad, notamment votre mère, omniprésente dans votre vie. les filmer, les aimer encore plus. -E.Tran Nguyen: Il est beaucoup question des femmes Votre mère, d'abord, à qui vous rendez hommage.

Je voulais lui rendre hommage à la fin de ce spectacle, -Tout. Elle a accouché, ça a été compliqué... -E.Tran Nguyen: Pour ne pas l'abîmer?

Elle l'a mis sous vide. Un jour, j'étais chez mes parents. Je regarde ce César.

Je m'approche, et il était sous vide. -A.-E.Lemoine: Maintenant, elle doit l'épousseter à nouveau tous les jours? -Maintenant, elle s'en fout.

Je t'embrasse, maman. -M.Bouhafsi: Vous publiez plusieurs photos de lui Le Beaujolais, sa région natale, qu'il a toujours beaucoup aimée, il aimait beaucoup y retourner.

Il y avait beaucoup d'amis. Et puis, le sport, le foot, mais aussi tous les sports. Il y avait le foot en premier, mais tous les JO...

Qu'est-ce qu'il aurait aimé voir les JO! Beau gosse aux airs de J.Dean, que votre mère a foutu dehors parce qu'il buvait trop.

Il en est mort... -Il a une bonne tronche! -P.Cohen: Il est mort à 54 ans, et vous expliquez que l'absence avec vos amis, vos copains.

En retour de week-end, ils avaient des trucs à raconter...

Je suis allé voir un match où il m'emmenait. Une fois, il m'avait emmené à la chasse. Le retour avait été chaud, parce qu'il avait failli C'est très triste, cette maladie.

Quand j'étais jeune, avec des copains dans la rue et qu'on voyait un type qui titubait... "Il est bourré, c'est marrant..." Non.

C'est pour ça que maintenant, je dis qu'il ne faut pas dire "alcoolique", en parler à quelqu'un... "Tu ne serais pas alcoolique?" C'est blessant. "Est-ce que tu penses que tu as une dépendance à l'alcool?

Ce sont des gens qui ont besoin d'aide. C'est une maladie de merde dont on ne se sort pas comme ça Il ne faut pas rigoler avec ça. Je vois les budgets de services d'addicto qui sortent Ca évite des milliers de femmes battues, d'accidents de voiture...

On réduit chaque année les budgets de services d'addictologie. C'est un truc de ouf. Je ne comprends pas. -P.Cohen: Mais vous avez toujours fait attention, avec le souvenir de votre père? -J'ai toujours fait attention à ne pas mourir. pour d'autres raisons.

Moi, je me suis gouré. Je pensais qu'il était mort à 52. Ma fille m'a demandé un jour: "Il est mort à quel âge?" J'ai calculé et j'ai dit: "54." Je m'en suis remis pour 2 ans...

Vu mon âge, j'ai passé. -P.Cohen: Depuis votre dernier passage sur ce plateau, votre père, P.Tesson, l'homme de théâtre, de culture, de journalisme nous a quittés.

Il est parti à 94 ans. une exception pour Anne-Elisabeth. Vous lui aviez expliqué ce que vous aviez en commun. -L'amour du bon mot, mais la détestation de ceux qui ne font que se payer de mots.

Ils nous ont appris ça. Ca a été le seul principe de cette éducation. On n'écoute pas les gens qui se réfugient dans les mots, la vertu, la bonne conscience, qui ne conforment pas leurs actions -Oui.

Il m'a appris la politesse de la joie, de la gaieté, Ils partageaient ceci qu'ils avaient des yeux, dont vous, de grand regard océanique. -A.-E.Lemoine: Il y a cette phrase: "Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous l'entendre vous dire après votre mort?" réussi ses enfants, Patrick, vous dites bien pire, surtout au sujet de votre fils, sur lequel vous testez vos meilleures vannes.

Quand il ne rit pas, vous êtes inquiet, vous lui demandez des explications? Après, je culpabilise. Je suis un très bon père.

J'ai des enfants de merde. -A.-E.Lemoine: "J'ai des enfants de merde." -Oui, quand ils rient pas, oui.

Je suis un père de merde, là-dessus. C'est vrai que c'est compliqué, parce que...

On dîne, on dîne, on dîne. Je rôde le spectacle, je teste...

A un moment, je vois qu'il ne rit pas. Arrête de dire que je dis tout le temps 'frère'." C'est une source d'inspiration extraordinaire, la famille. -Vous le savez, Cyril est mon meilleur ami.

J'ai toujours été impressionné par son ascension qui s'explique de travail. sur le visionnage d'une émission pour vérifier le montage, les raccords, changer des plans. C'est quelqu'un qui voit tout dans les moindres détails. il parle de votre petit Tim arrivé il n'y a pas longtemps et dont Laurent est le parrain.

Vous venez de devenir papa. C'est un bonheur que vous avez partagé sur les réseaux sociaux. Vous avez hésité à le partager sur les réseaux sociaux? -Est-ce que j'ai hésité à en parler?

Non. Je ne parle jamais de ma vie privée. à ma tranquillité, à mon jardin secret. que ce soit, mais parce que je tiens Je n'ai jamais dérogé à cette règle.

J'ai reçu énormément de courriers de téléspectateurs Par exemple, pendant la pause déjeuner, Vous qui n'avez jamais dû choisir entre vos passions, le journalisme, l'écriture, le cheval, c'est ce que vous allez transmettre Si j'arrive à cela, j'aurai réussi mon pari de papa. Est-ce que les enfants font toujours Il faut être fidèle à ses désirs. -P.Lescure: Jarry, vous avez évoqué d'un mot vos enfants que vous surnommez Vic et Tim, ce qui vous permet de dire: parce qu'ils trouvent le spectacle vachement bien, Ils ne comprennent pas pourquoi je ne veux pas les faire et que je ne veux pas les mettre en danger.

Rires. -P.Cohen: Excellente idée, je regrette de ne pas l'avoir eue. -2h45, je prends ma douche tranquille.

Café, clope et là, je le réveille. "Dors, petit tarba." -E.Tran Nguyen: Vous êtes surtout un papa d'enfer.

Vous aidez votre fils à faire ses devoirs depuis toujours, sauf que ça devient de plus en plus compliqué. -Grâce à moi, il a redoublé. -E.Tran Nguyen: Ca devient plus compliqué pour vous Son fils parle italien.

Pour parler italien, il faut parler avec les mains. Il faut que tu fasses un Italien de "Roma". -E.Tran Nguyen: Pas mal, ce cours.

Votre fils a une double éducation: la vôtre et celle de vos parents, J'avais le choix entre me morfondre ou offrir à mon public...

Un jour, on a commencé à faire les devoirs. J'ai galéré avec mon fils. Ca l'a fait rire. -E.Tran Nguyen: C'est quoi, les problèmes, quand on a une ado fille?

Tous les problèmes dont nous on s'est débarrassées, -A.-E.Lemoine: Ils ont vu ça sur TikTok. -A.-E.Lemoine: Les adolescents, c'est le coup -Je n'en ai pas l'expérience. -A.-E.Lemoine: On est exclus de ce moment-là du spectacle. -A.-E.Lemoine: On se prend un bras d'honneur. -Je pense qu'être une famille monoparentale, -C'est lui qui m'a inspiré le personnage de Jacob Hutner.

Il est devenu chanteur. Il connaît A.Chamfort.

Les mini cassettes... -A.-E.Lemoine: Des rubans de cassettes qui lui servaient -Des habits un peu féminins.

Il avait la voix de C.Dion. On allait avec son père le voir, avec sa soeur...

Bon...

Moi je riais. Le père, un peu moins. -A.-E.Lemoine: Bon. -C'est marrant...

Pas des choses qui ont forcément rapport avec eux, mais parce qu'on parle de soi. Je parle de ma famille, de mon parcours, de ma sexualité...

De l'éveil de ma sexualité. Ca fait partie du parcours de chacun. Ca a été validé.

Ils n'ont pas honte. Ca a été validé. Ils n'ont pas honte. -A.-E.Lemoine: Est-ce que vous avez menti à vos fils?

Ils ne savaient pas que vous étiez actrice. Vous emmeniez le 1er sur le plateau de tournage et il pensait que vous étiez ouvrière dans le bâtiment. Vraiment? -Je ne leur ai pas menti, c'est juste que j'ai oublié de leur dire.

Il devait avoir 3 ans. J'étais enceinte de l'autre. était bordélique sur le plateau.

Il y avait des choses partout. J'ai amené Charlie sur le plateau de "Panic Room" et tout Je lui ai donné un truc pour les ouvriers, une petite ceinture avec un marteau en plastique...