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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 30 septembre 2025 26 min

Loïc Hervé : « Le RN et LFI veulent faire trébucher le gouvernement et nos institutions »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Louis Hervé, merci beaucoup d'être avec nous. Sénateur centrice de la Haute Savoie, vice-président du Sénat. Vous avez organisé notamment hier un colloque sur l'intelligence artificielle ici au Sénat.

On va en parler dans quelques instants et on va revenir sur l'actualité sur l'actualité internationale sur Sébastien Lecnu. Mais d'abord on va regarder ensemble trois titres de presse régionale. D'abord la une de la dépêche les salaires pour sortir de la crise.

Le Premier ministre qui voudrait résoudre la difficile équation du budget éviter la censure en accompagnant son plan d'économie de mesures destiné à revaloriser les salaires et à rapprocher le net du brut. La deuxième une, c'est celle du télégrammet au Danemark, le spectre des drones. Emmanuel Macron qui se rend jeudi dans le pays pour un sommet sur la de la communauté politique européenne alors que le pays est survolé depuis plusieurs jours par de mystérieux drones.

Et puis la dernière, c'est celle de la Provence, l'enfer du crac. Les associations qui viennent en aide aux consommateurs de drogue tirent la sonnette d'alarme. Le crac est désormais omniprésent en ville.

Quelle une-vous envie de commenter ? Je prends celle de la dépêche du midi parce que la question euh des salaires est une question absolument centrale dans notre pays sous deux angle. L'angle d'abord du pouvoir d'achat.

On sait que c'est aujourd'hui quelque chose de très important pour nos compatriotes, notamment pour les bas salaires. Donc l'augmentation des salaires, c'est la le préalable à toute augmentation du pouvoir d'achat et aussi pour les entreprises puisque vous savez qu'il y a une vraie différence entre le brut et le net. Il s'agit de rapprocher les deux.

Et donc ça ça va avec ces ces mesures évoquées par Sébastien Lecnu auprès des dirigeants de ce qu'on appelle le socle commun d'être en capacité de baisser un certain nombre d'impôts et de charges surtout de charges qui répondrai aussi à une demande importante dans le pays. La question salariale est une question absolument centrale. C'est vrai que dans la période politique actuelle, on a du mal à aborder des sujets de fond autre que des sujets polémiques.

Mais celui-là me paraît un sujet absolument absolument essentiel. Concrètement, hier, il s'est dit ouvert au débat sur plus de justice fiscale. Il veut ne pas abîmer la croissance et l'emploi.

Est-ce que ça veut dire qu'il faut taxer les plus riches et les plus grandes entreprises ? qu'il y ait une mesure qui consiste à faire participer à l'effort de désendettement vis-à-vis de ceux qui se sont le plus enrichi ces dernières années, soit de manière structurelle au long cours depuis 20 ans, soit pendant même la période Covid me paraît quelque chose de tout à fait juste. Vous savez quand la STA Zukman a été présentée ici, je me suis posé la question de savoir si je la voterai ou pas et ensuite je me je me suis adressé à des collègues qui étaient plus spécialistes que moi de cette question là qui m'ont expliqué ce qu'il y avait réellement dans la taxman.

La taxman est une mauvaise idée. C'est un apôt confiscatoire qui va pénaliser l'outil de travail. En revanche sur les patrimoines et sur l'enrichissement qui n'est pas en commun mesure avec avec la vie des Français.

Je pense qu'une mesure euh significative serait une mesure de justice sociale, mais c'est surtout ce que Sébastien Lecorn euh prévoit sur la baisse des charges de manière massive sur l'ensemble des salaires qui me paraît notamment les bas salaires qui me paraît plus important encore mieux rémunérer le travail. C'est ça que vous attendez dans ce budget. Bien sûr.

On a souvent parlé du fait que les les les Français ne travaillent pas assez. C'est faux. Les français qui travaillent travaillent beaucoup et travaillent bien mais il y a pas assez de Français qui travaillent.

Donc, il faut récompenser celles et ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler. Et je crois que c'est vraiment une piste extrêmement importante que le premier ministre a a a dégagé et j'espère qu'il aura le temps de d'aller jusqu'au bout et d'aller jusqu'au budget pour permettre d'avoir des des mesures qui soient ressenties par les il y a un risque qui ne puisse même pas aller jusqu'au budget. Évidemment, il y a un risque permanent que il ne puisse pas aller jusqu'au jusqu'au budget.

Donc c'est d'une une question de responsabilité de l'ensemble des responsables politiques euh en en France hein euh le le socle commun, le les Républicains, le Parti socialiste. Ma fois du côté de du RN et de LI, on sait très bien que ils veulent faire trébucher euh le gouvernement, le président de la République, nos institutions. Donc je la la question c'est une question de responsabilité politique à l'instant que que nous vivons actuellement de pouvoir mettre un la bonne stratégie Sébastien Lecorn quand ce weekend dans le Parisien il dit non au rétablissement de l'impôt sur la fortune il dit non à l'attaque Zucman il dit non à un retour sur la réforme borne.

Est-ce qu'il est pas en train de fermer trop de portes à la gauche ? C'est c'est sûr que euh les sujets qui ont été mis sur la table par le Parti socialiste, mais aussi par nos collègues euh euh les Républicains qui quand même sont un groupe significatif à l'Assemblée nationale et qui sont euh le premier groupe au Sénat euh vont vont demander des arbitrages à Sébastien Lecnu parce que quand vous vous devez faire 30 à 40 milliards d'économie sur le budget et que d'autre part vous voulez faire des mesures significatives en faveur du pouvoir d'achat, il y a un moment donné il y a il y a quand même une espèce de de difficulté à trouver le point d'équip équilibre. Donc les discussions se poursuivent cette semaine euh à son initiative à Matignon, les les socialistes sont reçus vendredi après-midi.

Voilà, moi je je ne souhaite qu'une seule chose, c'est qu'on arrive à doter le pays d'un budget euh parce que on a vu l'année dernière mais on a vu l'année dernière ce que ça représentait de voter un budget en février mars. Ça ça ça a des conséquences beaucoup plus importantes qu'on le croit et et je pense que les les socialistes doivent aussi accepter un certain nombre de de compromis. En fait, vous êtes curieux de vous allez accepter des compromis que nous devons tous accepter des compromis.

Qu'est-ce que vous êtes prêt à accepter qui demande ? Je pense par exemple que la ratification parlementaire de du non accord euh de la CFDT sur la question des retraites, notamment sur la question des pénibilités, serait une piste intéressante. C'est dommage que ce conclave des retraites est avorté alors qu'on était vraiment très près d'un accord et et cet accord qui a été travaillé avec la CFDT qui est quand même le syndicat réformiste qui est un interlocuteur de choix intelligent constructif c'est avec eux on doit ce ce point-là doit être à mon avis remis sur la table.

Alors, c'est pas l'abandon de la réforme borne, mais c'est un amendement significatif et c'est surtout un point qu'on avait peu travaillé ici cette question de ici au Parlement, j'entends euh euh cette question de la pénibilité euh du euh des travailleurs eu égard à la réforme des retraites et je pense que c'est vraiment un élément qui pourrait être un élément de compromis. Sébastien Lecornu qui en plus de la pression du parlement et sous la pression des syndicats, il y aura des nouvelles mobilisations dans la rue jeudi. Est-ce que là il faut répondre à leur demande ?

De toute façon, il faut discuter avec avec tout le monde. Il faut discuter avec ceux qui sont le plus constructifs, ceux qui veulent faire tomber le gouvernement et qui et qui et qui souhait discut il les a reçus deux fois. Le problème, c'est que visiblement il leur donne pas de gage.

Mais enfin regardement, si c'est quand même le parlement qui fait le budget, hein. Donc Sébastien Lecu est en train de construire la trame du budget et du PLFS, donc de la du budget de la CQ. Donc c'est nécessaire que cette construction de la trame se fasse en discussion avec les forces politiques et le et les forces syndicales et le dialogue social, c'est normal, mais c'est ici que tout va se construire et à l'Assemblée nationale.

C'est ça qui est important aussi à oublier. C'est pas Sébastien Lecnu qui va voter le budget à la fin de la semaine, il va présenter le budget qui sera examiné par les deux chambres parlementaires. Emmanuel Bonpar, le leader de LFI, souhaite aller plus loin que la mobilisation de jeudi.

Oui, hier sur LCP, il a appelé à ce que la grève se massifie. Il y avait 800000 personnes dans les rues jeudi dernier. On écoute ce qu'il disait hier chez nos confrères de LCP.

Je souhaite qu'on puisse en arriver à une situation de grève générale. C'est pas à moi de décréter à la place des gens. Mais si ils en arrivent là, je les bah je les soutiendrai, je les appuierai.

Quand dites-vous le car ? Classique. Classique.

De toute façon, ils n'ont pas de mots assez durits. Pas de mots assez dur. Enfin, quand on parle de vous savez de bordélisation du pays, ben vous en avez un exemple là.

Au lieu de dire "Moi, je souhaite qu'on discute, qu'on avance, qu'on construise, il dit moi je je veux la je veux la grève générale." Voilà l'état d'esprit de Lfi à l'instant Té. Moi je plaide mais c'est normal, je suis un un modéré et et et puis j'aime mon pays.

Je plaide plutôt pour des solutions de construction plutôt que ça. À la une de l'actualité, on l'a vu dans le journal, c'est ce qui s'est passé aux États-Unis cette nuit. Vous êtes membre de la commission des affaires étrangères ici au Sénat Donald Trump qui a donc reçu Benjamin Netano à la Maison Blanche.

Il a obtenu son soutien sans condition. Est-ce qu'il va réussir selon vous Donald Trump à mettre fin à la guerre à Gaza ? Je le souhaite du fond du cœur.

Je le souhaite pour les Israéliens qui depuis le 7 octobre sont plongés dans une situation extrêmement difficile. Je souhaite pour les Palestiniens et notamment pour les habitants et les civils de Gaza. Faut vraiment qu'on en sorte.

Euh cette région du monde que je connais bien est une région du monde dans laquelle des perspectives de paix avaient été posées euh il y a quelques quelques années. Alors on peut citer les accords d'Abraham, on peut citer d'autres initiatives de normalisation entre les nations arabes et et l'État d'Israël qui pouvait trouver son sa sa son existence dans un proche orient pacifié. Et puis sont arrivées les attaques du 7 octobre et puis cette cette intervention militaire à Gaza.

Donc on sait que celui qui peut arrêter la guerre, c'est Donald Trump. On le sait depuis longtemps. Il prend une initiative importante qui est soutenue d'ailleurs par la France.

Euh et moi je souhaite vraiment qu'on arrive à à trouver une une paix et qu'on sorte de de de cet euh affrontement extrêmement violent euh sur le terrain et d'ailleurs qui a des conséquences très importantes dans la société française. Donc je pense que euh ce plan euh en 20 points présenté par le président Trump hier à la Maison Blanche, c'est quelque chose de de très important et vraiment il faut que tout le monde concour à ce que à ce que ce plan soit mis en œuvre. Vous pensez que le Hamas va suivre ce plan ?

Mais ils ont pas le choix et s'ils ne le font pas ma fois, ils seront les seuls responsables de la de la situation. Ils sont déjà les seuls responsables de la situation. Euh et donc je crois vraiment qu'il il faut que cette guerre s'arrête dans l'intérêt dans l'intérêt évidemment des populations locales.

Je pense vraiment que que que tout le monde en a un peu un peu un peu marre et et voilà et sature de cette de cette situation là. Et donc je souhaite vraiment et que tout le monde contribue. Je pense que les discussions qui ont été faites aux Nations- Unies la semaine dernière avec les Nations Arabes, notamment les monarchies pétrolières sont des gages très importants de pouvoir mettre cette cet accord en œuvre parce que la question de la reconstruction de Gaza, la question de la sécurité à Gaza, la question du statut de la Palestine, c'est des questions qui sont vraiment des questions essentielles qui peuvent être construites uniquement avec des garanties apportées par le monde arabe.

Mais vous pensez que ça va aboutir à une solution à deux états dont Benjamin Netanau ne voulait pas jusqu'à maintenant ? C'est une solution de à mes yeux hein, une solution à à de moyen terme qui est inévitable. Si vous devez avoir un statut pour pour la Palestine qui soit un statut qui lui permette voilà de de d'avoir une une action telle qu'elle était prévue dans les différentes discussions.

Donc à terme Oui, je pense que c'est c'est nécessaire. On va passer à l'actualité dans votre département avec nos partenaires de la presse régionale. On va on retrouve Julien Strangein.

Bonjour Julien, merci beaucoup. Bonjour d'être avec nous. Ravi de vous retrouver directeur des éditions du Dauphiné libéré de Savoie et de Haute Savoie.

Julien avec vous. On va parler municipal. C'est en mars prochain et c'est municipal elle suscite beaucoup d'intérêt chez les parlementaires.

Mais oui, on a déjà en Haute Savoie au moins deux parlementaires qui se sont manifestés. Euh l'un à Ansy euh le le le député Armand puis un à Chamoni, le député Rosren. Monsieur le sénateur, qu'est-ce que ça dit de la politique locale cet intérêt des parlementaires pour les pour les municipales qui se profilent ?

Bonjour Julien Strangin. Enfin, c'est l'intérêt des députés pour les municipals. Oui, je dis sénateurs.

Non, les parlementaires. Les parlementaires, les députés. D'accord.

Non, je voilà chacun a a dans sa dans son parcours politique la liberté d'être candidat à à des élection. Je suis moi-même conseiller municipal et c'est mon seul autre mandat dans la commune dont j'étais le maire. On peut pas reprocher à des à des à des à des élus de vouloir de vouloir faire de la politique.

C'est sûr que vouloir devenir une maire, c'est le cas pour Anton Armand, c'est le cas pour Xavier Rosen, ça change votre quotidien parce que l'un n'a jamais été maire, l'autre l'a été. et Xavier a était maire des Oches. Euh c'est sûr que c'est c'est une avec le non cumul des mandats, c'est une évolution significative de leur quotidien.

Après, moi je respecte complètement les les les choix des uns et des autres de vouloir être candidats à des élections. Je suis même pour que des parlementaires s'engage dans la vie locale comme des comme le fait que des élus locaux viennent siéger ici. Euh c'est nécessaire et cette espèce d'hybridation qu'on a perdu avec le non cumule des mandats, bah finalement c'était c'était une erreur et il faut qu'on arrive à retrouver ça d'une manière intéressante.

C'est c'est la question que j'allais vous poser. Ça nous raconte donc quelque chose de des difficultés qui sont engendrées par cette absence de commune des mandats et peut-être ce cette coupure entre les élus locaux et les élus nationaux, en tout cas les les parlementaires qui doivent voter la loi. Ah oui, c'est certain.

On on a on oublie de dire que la loi non cumule des mandats, elle elle permet non seulement elle interdit au par au aux parlementaires d'être maire, on l'a t souvent présenté comme ça, en fait en réalité, elle interdit au maire d'être parlementaire et cette si on prend le le problème sous cet angle là, on se rend compte de la difficulté que que ça pose aux 925 députés sénateurs de de pouvoir être des des membres d'exécutifs de plein de plein exercice. Après, je vous avoue que l'ambiance à l'Assemblée nationale doit faire qu'un certain nombre de nos collègues se posent aussi la question de leur vocation professionnelle. quand vous quand vous avez connu un parlement fonctionnel comme comme on peut le connaître ici au Sénat, c'est-à-dire avec des règles de de respect mutuel et quand on voit l'espèce de d'évolution absolument dramatique du spectacle à l'Assemblée nationale, vous pouvez je me je comprends que certains de mes collègues députés se posent la question de d'aller d'aller peut-être faire autre chose.

Vous le soutenez encore ? Mais ça veut dire qu'un jour il faudra revenir sur ce nom cumule. Oui, je pense qu'il faut revenir sur son nom cumul.

Et oui, je soutiens Antoine Armand à Ansy bien sûr. Euh et je et je souhaite de tout cœur qu'il soit élu mère Ansy. Julien, une dernière question ou c'est bon ?

Et et et Xavier Rosren, vous le soutenez aussi ? Bah Xavier est un collègue, je ils en sont pas exactement au même point dans la construction de leur liste. Donc Xavier est mon député et évidemment j'attends de voir ce qui ce qui se construit avec l'équipe sortante de Chamon.

Julien Rin le maire de Chamoni est également un proche Éric Fournier il a décidé de ne pas se représenter. Donc j'attends de voir comment tout ça converge à Chamon. Mais ce tout c toutes ces personnes-là sont des proches.

Merci Julien Strangin. Merci beaucoup. La une du Dauphiné libéré Anney, c'est l'université Savoie Montblanc qui est sur tous les fronts et puis la une du dauphiné libéré dans les autres départements.

C'est ce que va nous coûter l'intelligence artificielle. Et justement on va en parler ensemble de l'intelligence artificielle le carervé puisquehier vous organisiez un colloque sur ce sujet de plus en plus présente dans nos vies. Est-elle un progrès ou une menace pour nos libertés et notre sécurité ? l'objet de votre éclairage Stéphane, vous revenez sur ce colloque.

Tout à fait parce que ce colloque vous l'avez introduit hier le IRV où on participait donc des experts, des membres de Parlement, d'autres Parlements européens, des chercheurs aussi. Ce sujet de l'intelligence artificielle, c'est un sujet qui est évidemment d'actualité. Les sénateurs y ont consacré plusieurs rapports thématiques.

Orian, si je vous dis intelligence artificielle, vous pensez à quoi ? Chat GPT. Chat GPT, on peut se citer Mistral ou Gémini, des services d'intelligence artificielle générative.

Mais concrètement, comment ça fonctionne une intelligence artificielle ? Et bien il y a ce sont des modèles algorithmiques, des modèles mathématiques qui à partir d'un océan de données propose des solutions à partir de ces mêmes données. Bon si on résume c'est des maths en gros he et ça existe depuis un peu plus longtemps que que chat GPT qui est arrivé en 2022.

Alors, si on parle beaucoup d'intelligence artificielle aujourd'hui, c'est parce que ça pose tout un tas de problématiques. Au premier rond des cas, une problématique juridique. L'Union européenne a commencer à y répondre avec l'IA act en bon français le règlement établissant des règles harmonisées concernant l'intelligence artificielle.

Cette régulation, elle a commencé à entrer en vigueur début 2025 avec notamment un code de bonne pratique que doivent respecter les fournisseurs d'intelligence artificielle. Certaines IAS jugé inacceptable pour les droits humains comme les les droits comme les les notations sociales par exemple comme qui existe en Chine pardon sont aussi interdites par ce règlement. Un cadre législatif ambitieux mais perfectible.

Écoutez Mapi Pietra Kumpou Natri, elle est vice-présidente de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et députée finlandaise. La loi n'est jamais parfaite. Nous essayons de rendre l'utilisation de l'IA plus sûre.

C'est très important que chaque Européen soit éduqué au fonctionnement de l'IA. Ne faites jamais confiance à 100 % à une parce qu'elle se base sur internet dont 30 % des contenus sont inexacts ou biaisés. 30 % des contenus sur internet inexact ou biaisés, ça fait beaucoup et selon elle, ça peut se régler avec de l'éducation à l'information, notamment en vérifiant les sources des informations données par les intelligences artificielles.

Et ces modèles d'intelligence artificielle, ils se développent aussi très rapidement. Ouais, tout progresse très vite. Et sur cette question, Loï Hervé, il y a un débat important.

Est-ce que les parlementaires peuvent s'adapter aussi vite que les IA se développent ? J'ai demandé ce qu'il en pensait à Étienne Grass qui participait aussi au colloc hier. On l'écoute et j'aimerais savoir ce que vous en pensez après.

Les parlementaires, ils seront jamais battus parce qu'ils sont parlementaires. Donc arrêtons de parler de d'IA souveraine ou de technologie souveraine. Les seuls souverains sont les parlementaires.

On obéit tous à la loi. C'est eux qui la définissent et une technologie sera souveraine si elle obéit à la décision des parlementaires. Ça s'appelle la démocratie.

Alors est-ce que vous vous partagez son avis vous en tant que parlementaire ? Est-ce que vous vous sentez puissant face aux IA pour les réguler ? D'abord, il faut il faut avoir en tête que la régulation de l'IA ne peut pas se faire seulement au niveau national et que c'est vraiment un international et et et d'abord européen.

C'est pour ça que dans ce colloque que nous avons organisé hier, nous avions des représentants du Parlement européen, du Conseil de l'Europe pour travailler avec eux à ces questions là. Bien sûr que les parlementaires, y compris nationaux ont un rôle très important pour définir le cadre de régulation de l'intelligence artificielle, non pas pour interdire l'innovation, non pas pour être BA et et tout permettre, mais pour garder la main sur ce qui va et ce qui d'ors et déjà change notre quotidien dans tout un tas de domaines. Donc l'intérêt de ce colloque d'hier, c'était de montrer aussi combien le Sénat s'intéresse à ces à ces sujets-là.

Nous sommes un certain nombre de parlementaires, moi-même j'ai siégé à lail pendant une dizaine d'années, à nous intéresser à ces questions numériques et à avoir comme obsession qu'elle soit au service de de l'être humain et sur la question des finalités d'avoir une alors c'est vrai une intelligence artificielle souveraine parce que c'est les sujets de souveraineté sont majeurs et je partage assez ce qu'a dit monsieur Grass sur votre antenne à l'instant mais également d'avoir une forme d'IA humaniste, c'est-à-dire que que cette technologie qui se développe à une vitesse incroyable se fasse au service de l'être humain et pas à son détriment. Ce règlement européen l'IA acte, est-ce qu'il est suffisant selon vous ou alors que pourrait-on encore améliorer ? Il est ça s'intéresse à énormément de sujets he cette ax c'est très vaste mais qu'est-ce que selon vous est-ce que selon vous il est perfectible ?

Alors déjà, le droit européen avec le DMA, le DSA avait déjà posé un certain nombre de de briques de de de régulation du numérique en général, pas spécifiquement sur l'intelligence artificielle, la position de l'administration Trump sur la la acte européen qui une position ultra hostile démontre que peut-être qu'on est dans la dans le vrai. Et donc je pense que l'IA a le mérite d'exister. Il pose une ambition européenne dans le domaine de laigence artificielle.

Et c'est vrai que le sujet de l'évolution du droit en parallèle de l'évolution de la technologie qui est une évolution vraiment extrêmement rapide mérite peut-être qu'on adapte nous notre manière d'écrire la loi au niveau du Parlement européen et la Commission et aussi au niveau au niveau interne parce que ça va vraiment très vite. On va voir comment les élus locaux utilisent cette intelligence artificielle. On va aller dans les sonnes.

Bonjour François Duovret, merci beaucoup d'être avec nous. Vous présidez ce ce département de l'esse. Comment le président de département que vous êtes utilise pour sa collectivité son l'intelligence artificielle ?

Bonjour. Euh je pense que nous ne sommes qu'au début. Euh et je partage totalement les propos de l'OK RV et notamment l'idée que euh l'économie de la connaissance qui arrive grâce au digital soit une économie au service de l'homme et pas contre lui.

Pour un département comme les SN, nous avons d'ors et déjà deux applications majeures. Euh la première concerne le traitement des dossiers des personnes handicapées. avec nous avons la responsabilité des maisons départementales des personnes handicapées et grâce à l'intelligence artificielle nous réussissons lorsque les usagers adresse leur dossier à les trier en fonction des demandes et donc avoir un meilleur suivi de ces dossiers un meilleur traitement notamment en terme de calendrier.

L'autre sujet sur lequel nous travaillons de façon très bénéfique, c'est sur la restauration scolaire. Euh dans un département comme les Sonnes euh nous fournissons chaque jour 46000 repas à au collégiens et malheureusement nous constatons qu'il y a en moyenne 170 g de gaspillage alimentaire par assiette. Alors 170 g x 46000 repas fois le nombre de jours, c'est au total plus de 700 tonnes qui sont euh gaspillés bêtement euh dans les assiettes des collégiens.

Et donc nous avons mis en place l'intelligence artificielle tout simplement pour qu'en fonction de la météo, du menu, des épidémies, nous puissions mieux prévoir la production des repasses que les cuisiniers en fait vont euh vont réaliser euh pour les élèves. Et grâce à ce système que nous avons testé dans cinq collèges l'an dernier, que nous généralisons cette année à l'ensemble des 100 collèges, nous économisons 30 % nous réduisons de 30 % le gaspillage constaté dans dans les collèges. On est le carv, on entend François du très concrète et bénéfique pour la collectivité de cette intelligence artificielle.

Oui, ce que dit François du Revra est tout à fait intéressant, c'est-à-dire qu'une collectivité importante un conseil départemental peut se dotter de d'outils de gestion au service de la bonne gestion publique, c'est-à-dire des des économies budgétaires. On va dans on va dans dans le bon sens. Donc ça c'est vrai que dans la nouvelle administration de nos collectivités territoriales, c'est tout à fait tout à fait intelligent et ça permet d'avoir une une réponse aussi à des enjeux qui sont qui sont ceux qu'on a qu'on a évoqué sur l'handicap, sur la restauration et cetera.

Donc oui, des outils comme ça, on on peut en avoir dans tout un tas de domaines et c'est et c'est vraiment une opportunité qu'on doit saisir. Donc ne soit entre le l'hostilité au solutionnisme, c'est-à-dire à se dire la la technologie la technologie la technologie c'est c'est en fait c'est pas ça, c'est que on peut trouver des exemples concrets utiles à nos à la bonne gestion de nos de nos denniers publics. François Duovret, est-ce que vous réfléchissez déjà à d'autres utilisations de cette intelligence artificielle pour votre collectivité ?

Oui, évidemment. Et ce qui m'importe, c'est ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons la chance d'avoir une nouvelle technologie, le digital, qui nous permet de résoudre beaucoup des défis que nous avons devant nous. et notamment s'agissant de l'exemple que j'ai cité sur la restauration collective, nous pouvons réconcilier l'écologie avec une logique économique et les économies que nous réalisons, nous les réinjectons dans la qualité des denrées que nous fournissons aux élèves.

Alors après, il y a quantité d'autres demandes, d'autres secteurs sur lesquels nous travaillons, notamment l'accueil des usagers, l'accueil téléphonique, l'accueil par mail, la capacité à répondre à ce usager. Vous savez que dans un département comme les S, nous avons à peu près 300000 usagers, personnes handicapées, personnes âgées, bénéficiaires du RSA, parents d'élèves des collèges auquels nous devons un service public de qualité, efficace, de plus en plus efficace et efficace à la fois dans la réponse qui est apportée, mais aussi dans la gestion des deniers publics. Et ça, effectivement, l'intelligence artificielle nous ouvre des champs nouveaux qui sont qui sont passionnants.

Merci François Deuvret, merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. Un dernier mot très court de conclusion, Louis Carv là-dessus. Non mais un exemple, ici au Sénat, nous nous avons déjà des initiatives pour par exemple classer les amendements en discussion publique pour la question des compte-rendus.

Donc le Sénat est déjà en train de travailler avec une bonne intelligence artificielle au service des travaux parlementaires pour simplifier le le travail des fonctionnaires de la maison. Et donc nous sommes aussi ouverts à l'utilisation de l'intelligence artificielle dans nos travaux mais une intelligence artificielle loyale et quand on utilise l'IA, on sait qu'on utilise l'IA et tout le monde le sait. Merci Louis Carv.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. [Musique]

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