Bruno Le Maire affirme avoir "sauvé l'économie" : "On ne peut pas dire ça", dénonce Marc Touati
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour Marc toiti bonjour Pauline bonjour à vous êtes économiste vous êtes président du cabinet àes défill et on voudrait comprendre ce matin les conséquences de cette décision vendredi la note de la France en économie a été dégradée ça veut dire que la dette française commence à inquiéter les marchés euh qui ne veulent plus assurer la pérennité ou la solidité de la France quellees conséquen pour nous pour notre quotidien alors pour l'instant fa sair qu'on a été dégradé alors non la note c'est triple A on est double a moins ça veut dire que l'étape d'après c'est simple a c'est ça qui compte parce que tant qu'on est double a il y a encore beaucoup d'investisseurs qui veulent quand même malgré tout acheter cette dette publique donc pour l'instant standar pour et cetera c'est alerte voilà ont été globalement sympa mais ce qui m'inquiète c'est que malheureusement ça va continuer de se dégrader parce que ce qui est important c'est le communiqué standard P dit on n pas confiance dans les annonces du gouvernement qui nous disent que on va réduire cette dette publique ces déficit public qui parle d'une perspective négative voilà et surtout le problème c'est que ça fait déjà un an que ça dure il y a déjà un an on nous avez promis non vous inquiétez pas le déficite va reculer et cetera en France or l'année dernière il a augmenté on est l'un des seuls pays de la zone euro faut pas l'oublier avoir augmenté notre déficit public dans de telles proportions donc c'est ça qui est dangereux c'est que on me dit oui on avait pas le choix on a sauvé la France et cetera attendez les autres pays bah eux ils ont fait l'inverse ils ont réduit leur déficit public même certains sont en excédent public pourant ils ont vécu le covid comme pourtant ils ont vécu le covid ils ont vécu l'inflation et c'est ça qui est complètement fou on ne peut pas continuer de dire au français on avait pas le choix quand vous dites on me dit on a sauvé en l'occurrence vous parlez de Bruno le ma puisque la réponse de Bruno le mer c'est de dire au fond nous sommes dégradés parce que nous avons sauvé la France ouais non mais ça peut pas dire ça parce que aujourd'hui par exemple l'Allemagne elle est toujours triple A donc on a aussi sauvé l'économie allemande les États-Unis sont toujours aussi double A ou triple A donc ce que je dire c'est que c'est dangereux de tenir un tel discours puisque ce n'est pas la réalité économique et puis surtout moi ce qui m'a beaucoup surpris dans ce qu' dit brun c'est qu'il y aurait pas de conséquences pour les Français or ces conséquences elles sont déjà là dire que le le fait que quand un pays est dégradé comme c'est le cas aujourd'hui dans la France et malheureusement c'est pas terminé et bien à ce moment-là les taux d'intérêt que paye l'État sur sa dette publique augmentent déà la semaine dernière ça a commencé je rappelle qu'il y a encore quelques années on était à 0 % de taux d'intérêt oui oui on achetait quasiment on nous on nous payit pour a inér négatif c'était parce que justement cette dette publique était achetée par la Banque centrale européenne ce qu'on appelle la planche habillée ce qui d'ailleurs a commencé à générer l'inflation c'est ça qui a fait l'inflation c'est pas la guerre en Ukraine c'est venu après bien entendu mais au début c'est ça cette erreur stratégique on a été trop loin on a une chite en avant qui a été extrêmement dangux Mar toiti quelles seront les conséquences c'està-dire que effectivement tout cela reste assez théorique maintenant dans la vie quotidienne c'est-à-dire que si les taux d'intérêts d'abord que paye la France pour payer pour rembourser sa dette augmentent est-ce que ça veut dire que les taux d'intérêt des particuliers qui commençaient enfin à baisser avec la crise de l'immobilier et cetera est-ce que est-ce que ça ça y est c'est fichier aussi malheureusement c'est le problème c'est que on a donc des taux d'intérêt qui étaient donc je vous dis à 0 % quelques années maintenant on est à 3,2 % la semaine dernière ça a augmenté on est passé de 3 à 32 et donc ça va sur le taux d'intérêt à 10 ans donc évidemment mécaniquement ça veut dire que tous les taux d'intérêt de crédit de des ménages de des entreprises sur l'immobilier sur l'investissement sur la consommation tous ces taux d'intérêt de crédit vont augmenter donc ça nous concerne évidemment encore augmenter vous devriez dire d'ailleurs Marc toiti la question aussi des impôts brun le maire promet que ça n'aura pas de conséquences là encore qu'il n'y aura pas de hausse d'impôt est-ce que c'est possible ça c'est le problème les promesses n'engagent que ceux qui croient si vous voulez c'est dire que déjà je vous rappelle mais c'estàdire que surtout on avait promis qu'on allait baisser les impôts je vous rappelle que donc le fait de de ne pas les augmenter c'est déjà un échec que globalement aujourd'hui je vous rappelle qu'en France nous sommes numéro 1 mondiaux en terme il maintient l'objectif promis de 2 milliards d'euros de moins d'impôts pour les classes moyennes on espère encore une fois mais quand vous regardez les chiffres et bien on voit que cette pression fiscal a augmenté nous sommes numéro 1 du monde en terme de pression fiscale donc heureusement qu'on augmente pas encore les impôts si vous voulez c'est déjà c'est déjà c'est moins que rien c'est mais le vrai problème c'est quoi c'est que on a une situation où comme on l'évoqué à l'instant donc c'est t intérêt qui augmente vont coûter au ménage mais surtout et c'est là où il y a un problème sur les impôts ça coûte à l'État c'est-à-dire que aujourd'hui chaque année ça on ne le dit pas assez l'État français dépense plus de 50 milliards d'euros juste pour payer les intérêts de la dette et à partir de l'année prochaine ça va atteindre 60 milliard c'est même pas pour rembourser la dette elle-même he c'est seulement les intérêts donc c'est les intérêts de la dette en 10 ans ça a augmenté tenez-vous bien juste les intérêts de la dette 500 milliards d'euros donc ces 500 milliards c'est de l'argent qu'on a pas mis dans les hôpitaux dans les écoles et ainsi de suite donc c'est ça le drame les conséquences déjà immédi éidment ce sont des conséquences immédiates et puis surtout si encore une fois cette cette charge d'intérêt de la dette augmente va falloir la payer donc c'est là où inévitablement on risque de devoir augmenter les impôts à la fin ou de ne pas all baisser ce qui revient même et donc c'est ça le problème c'est que celui qui paye la facture à la fin que ce soit sur les taux d'intérêt ou les impôts ou globalement l'économie française c'estàd en terme de de croissance et de chômage c'est évidemment les Français et justement les Français on leur promet donc que les impôts ne baisseront pas mais en revanche il y a un point sur lequel il reste très flou Moino le maire c'est les retraites qu'il pourrait désindexer en fait désindexer les retraites et l'inflation avant d'avoir votre réponse Marc toati il y a un autre Marc qui est au 3216 Marc de bourge dans le Cher bonjour Marc oui bonjour à tous bonjour à tous et Marc félicitations parce que je crois que vous arrivez au bord de la retraite justement ah non moi je suis en retraite normalement depuis l'année dernière d'accord et alors pourquoi vous la touchez pas et ben parce que le pays va tellement bien qu'ils avaient 5 mois de retard quand j'ai déposé mon dossier h et puis tous les mois B on me trouve un papier qui manque on me trouve on me trouve quelque chose qui va pas euh alors première chose un je vous dirais il faut appeler Amélie mais ça je vais lui passer votre dossier parce que je pense que RMC s'engage avec vous vous vous êtes un bon client pour ça Marc on va s'en occuper mais deux vous devriez toucher combien vous avez fait quoi dans la vie alors j'ai travaillé depuis l'âge de 1975 jusqu'à quel âge vous aviez en 75 euh j'avais euh 15 16 ans 16 ans et vous faisiez vous avez fait quoi dans vre VI j'étais apprentis serveur apprenti serveur et puis après j'ai exercé plusieurs métiers d'accord vous avez toujours bossé oui j'ai toujours bossé et là généreusement on m'a attribué une une complémentaire santé une une une complémentaire santé de 20 € et une retraite de 1000 € de 1000 € par mois de 1000 € par mois que vous ne touchez donc toujours pas et que je touche toujours pas is ce qui est bien c'est que vous le prenez à la rigolade Marc mais c'est vrai que c'est quand même pas marrant Marc si on vous dit demain bah écoutez euh à un moment il va falloir que tout le monde se sert la ceinture donc vous déjà vous la touchez pas donc c'est vrai que c'est ça ça reste assez théorique mais si quand vous la touchez on vous dit elle va être gelée et ne pas évoluer avec l'INF question qu'est-ce que vous répondez B écoutez moi je veux moi je veux bien participer à l'effort de l'État mais ce que je voudrais c'est que les gens qui ne font rien et qui touchent autant que moi à ne jamais avoir travailler payer autant que moi il y a des gens qui sont au RSA qui touchent plus que moi qui travaillé 40 ans quoi donc est-ce que il payent un impôt est-ce que il payent quelque chose moi j'en sais rien et d'ailleurs Marc ça me frappe c'est que c'est à peu près la même chose que disaient deux autres retraités tout à l'heure qui était qui ont témoigné à 6h40 et qui spontanément disaient tous les deux voilà on a bossé toute notre vie on a cotisé comme vous Marc qui avait commencé à bosser à à 15 16 ans mais on a l'impression qu'aujourd'hui il y en a d'autres qui touchent pratiquement la même chose le minimum vieillesse le minimum retraite sans avoir forcément bossé Marc toiti faut-il toucher au retraité non surtout pas bien entendu encore une fois voz qu'on a aujourd'hui un problème social sociétal donc avec une classe moyenne qui est en train de s'appauvrir qui est en train de tomber donc il y a d'autres mesures qu'on peut prendre bien entendu aujourd'hui il faut repenser faut repenser complètement la dépense publique l'anné dernière encore ça fait 2 ans même que ça dure les dépenses de fonctionnement augmentent de 22 milliards d'euros chaque année en moyenne c'est quand même pas rien vous comprenez donc ce dire par là c'est que aujourd'hui on a besoin de repenser complètement ce qu'on appelle le millefeuille administratif il faut enlever des couches il faut réduire ces dépenses le coût en fait ça ça coûte pour rien c'est uniqu de la c'est pas du social c'est pasinvesement et puis surtout encore encore une fois on nous sommes numéro 1 du monde des dépenses publiques donc c'est pas un problème de moyens mais d'allocation de ces moyens parceon jamais autant de dépenses publiqu pourtant les services publics reculent sont de moins bonne qualité donc il faut repenser complètement et j'ai envie de dire il faut commencer par le sommet de l'État arrêter d'avoir autant de ministères et cetera réduire fonctionnement au maximum et évidemment même j'ir même plus loin il faut même peut-être même baisser les impôts pour donner justement du pouvoir d'achat par exemple la CG que tout le monde paye qui pourraitner du povoir d'achat des mesures encore une fois simple de bon sens qu'on doit prendre si on veut sauver la France merci Marc Toti économiste et président du cabinet C défis et Merci à VOUS Marc à bourge on s'occupe de votre dossier que vous puissiez au minimum quand même toucher la retraite à laquelle vous avez le droit
Bruno Le Maire