Bernard Cazeneuve estime que "le positionnement" de LFI peut "aider le RN à accéder au pouvoir"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h35 et vous êtes bien sur BFM TV. Bonjour Bernard Cazeneuve. Merci infiniment d'avoir accepté notre invitation ce matin.
Vous avez été, s'il faut le rappeler en ancien Premier ministre, ministre également de l'intérieur de 2014 à 2016. Et donc, on va y revenir. Potentiel candidat à l'élection présidentielle.
Vous publiez une longue lettre aux Français. On va revenir sur vos intentions, votre stratégie et également vos envies. Parce qu'il faut avoir envie de la présidentielle.
C'est aussi la rencontre entre un homme et des Français. Mais d'abord, j'aimerais revenir avec vous ce matin sur l'actualité internationale. Le président, on l'a entendu, américain, qui affirme dans la nuit que les États Unis ont frappé très durement l'Iran pour venger notamment ses soldats américains tués ces derniers jours au Moyen-Orient.
De votre point de vue, l'escalade militaire est-elle en train de se finalement refermer sur le président américain Je pense que Donald Trump a fait une faute considérable, il n'a pas fait simplement lorsqu'il a déclenché cette guerre en Iran. Il a commis cette faute lorsqu'il a décidé de sortir unilatéralement et sans raison d'un accord qui avait été négocié au plan international, auquel les Américains avaient pris grande part et qui était un accord de 2015 destiné à limiter la prolifération en Iran et à le faire sous le contrôle de l'AIEA, c'est l'agence interne. Ça c'est l'erreur initiale du président américain ?
C'est l'erreur initiale et il est sorti unilatéralement de cet accord au motif que les missiles n'étaient pas compris dans l'accord. Notamment, il l'a fait en menaçant tous les pays qui demeuraient en Iran de sanctions internationales et il a ensuite laissé la situation se dégrader en tenant des propos absolument irresponsables concernant Gaza, concernant la politique menée par Israël, qui l'a encouragé dans ses pires excès et il est à l'origine du grand désordre qui préside à la guerre dans la région aujourd'hui pour des raisons d'Ytienne Toffel qui n'a à respecter aucun des principes du droit international et à abandonner tout principe de sagesse dans la gestion de cette crise pourtant aiguë. Mais en ce 20 juillet, on l'a encore vu sur les images, notamment la zone de Boucher ou une centrale nucléaire iranienne, se tient des frappes, des menaces.
Encore une fois, vous pensez que nous sommes partis ? Ou les États-Unis sont partis dans une guerre sans fin ? Je pense que les États-Unis ne savent plus contrôler la situation qu'ils ont contribué à créer eux Et depuis longtemps.
Et c'est la raison pour laquelle il faut que nous cherchions partout, à travers les initiatives qui peuvent être prises par l'Union européenne, par la communauté internationale, de créer les conditions d'une reprise du dialogue, si cela est possible, pour sortir de cette crise dont on voit à quel point elle est dangereuse et à quel point elle peut conduire au pire. Si cela est possible, encore une fois, avec des voix européennes quasi inaudibles à cette crise, c'est un constat que nous pouvons faire. Oui mais il n'y a pas de fatalité en la matière pour ce qui concerne notre propre sécurité comme pour ceux qui concernent la sécurité du monde, l'Europe a une parole singulière à tenir, il faut pour cela qu'elle soit en situation de la tenir, c'est-à-dire qu'elle organise sa propre défense, qu'elle soit en situation d'organiser la montée de ses budgets de défense pour que nous soyons en situation d'avoir des équipements qui rendent cet effort de défense crédibles, que nous organisions aussi les concentrations industrielles qui permettent d'acquérir nos équipements au bon prix et qu'on mette enfin en place en Europe la préférence communautaire car il n'y a pas de souveraineté s'ils les efforts budgétaires que nous faisons ne conduisent pas à acquérir nos propres armements dans un contexte où il nous faut désormais faire la démonstration de notre capacité à assurer par nous-mêmes notre propre défense sans nous laisser impressionner par les outrances et les pressions que peut exercer parfois donald trump sur les dirigeants européens la souveraineté d'ailleurs un axe très important du projet que vous présentez juste un dernier mot si on remonte le fil c'était il n'y a pas si longtemps il ya quelques jours seulement à versailles donald trump reçu en grande pompe par le président français et cet accord signé j'allais dire sur un bout de table non mais comment imaginer que tout ça finalement ait été déchiré est-ce qu'on s'est fait berner par le président américain quand on repense finalement à ce souvenir versaillais il ya seulement quelques jours je pense que la relation avec le président américain il faut reconnaître cela est particulièrement difficile avec lui une grande confiance ne doit jamais exclure une petite méfiance puisque vu son imprévisibilité voilà exactement sa versatilité son absence de stratégie tout cela relève vraiment de 2 du parcours du flou dangereux bernard case 9 j'en viens à votre lettre votre lettre même peut-être plus un essai politique 86 pages dans laquelle je me suis plongée au style très mitterrandien peut-être dans la démarche aux allures de programmes également, on va venir sur ce que vous développez.
Mais d'abord, première question, soyons simples, basiques, êtes-vous ou non candidat à la présidentielle ? Je pense que pour être candidat à l'élection présidentielle, il faut d'abord être en situation de dire aux Français ce que l'on veut faire. Je vois beaucoup de candidats dont on ne sait pas ce qu'ils feront.
J'ai pris le problème autrement, je considère qu'il faut commencer par dire ce que l'on fera, le dire avec une force d'engagement et une sincérité absolue, le dire aussi avec la volonté de convoquer la vérité plutôt que les illusions parce que les promesses de Père Noël et les politiques de Père Fouettard on a déjà donné. Et donc c'est la démarche qui est la mienne. Moi je considère que l'élection présidentielle est un moment d'une extrême gravité, notamment dans le contexte particulier où se trouve le pays.
Que c'est une échéance qui appelle à un engagement qu'on va chercher au plus profond de soi-même et qui implique aussi que l'on soit capable de dire aux Français ce que l'on va faire. Mais qu'est-ce qui déterminera Bernard Cazeneuve ? Que vous iriez à la présidentielle, que vous soyez candidat ?
Est-ce que vous vous êtes donné un calendrier ? À l'instar d'un François Hollande qui vise la fin de l'année ? À l l'instar d'un Raphaël Glucksmann qui vise la rentrée, on se dit qu'on aimerait y voir plus clair quand même.
Mais d'abord je remarque une chose, c'est qu'on me pose toujours la question de savoir si je suis déterminé à être candidat à l'élection présidentielle ou pas. Et ça vous lettre ? Pourquoi est-ce que vous ne posez pas la question aux autres ?
Je la pose et on la pose. Je suis déterminé, la détermination se mesure à quoi ? Elle se mesure d'abord à la crédibilité d'un profil.
Est-ce que l'on a l'expérience ? Est-ce qu'on a exercé des responsabilités au plan local et national qui permettent de donner aux Français la garantie que celui qui s'engage dans le combat a suffisamment d'expérience, a suffisamment de connaissances du pays pour être crédible dans la volonté de bien le diriger Deuxièmement, est-ce qu'il y a une vision ? Est-ce qu'il y a un projet ?
Oui, pour ce qui me concerne, j'ai pris le temps d'écrire cette lettre, de l'adresser aux Français et je correspond désormais avec eux puisque depuis que cette lettre a été envoyée, j'ai énormément de sollicitations, de réponses, de demandes de précisions. Ça vous a surpris ? Ça vous a surpris ce type de réaction finalement ?
Ça ne m'a pas surpris mais ça ne fait pas de peine que de voir que les Français, après que cette lettre a été envoyé, sans nécessairement que tout ça ait été fait à grand renfort de communication médiatique. Car vous avez raison de souligner que je ne communique pas chaque jour et ne sollicite pas chaque jour des articles à ma à ma gloire. – Votre parole est rare, en effet. – Elle est rare parce que si vous passez votre temps dans toutes les matinales à saturer l'espace médiatique pour qu'on ne vous oublie pas, votre parole finit par être banalisée.
Je ne souhaite pas cela. Je communique lorsque j'ai des choses à dire, j'ai pris le temps d'écrire cette lettre, elle a été adressée aux Français, je vais prendre le temps maintenant du débat avec eux et vous me posez la question de savoir quand je serai candidat le moment venu parce qu il faut une personnalité, il faut un projet, il faut aussi des circonstances car on n'est pas candidat pour soi-même. On ne passe pas son temps à manœuvrer, à monter des petites opérations pour se projeter au devant de la scène en étant sûr qu'on sera à la fin le candidat, ça, ça relève de la tactique politique, je dirais même de la tambouille politique quotidienne.
Ce n'est pas mon tempérament, ce n'est pas ma conception de la politique. Je sais que ça peut irriter et agacer certains, mais moi je me présente aux Français tel que je suis. Mais j'évoquais François Hollande, Raphaël Glucksmann J'imagine que vous vous parlez Vous avez d'ailleurs été à l'initiative d'un rassemblement.
Est-ce que vous regrettez Je vous ai lu là aussi une interview aux Parisiens Vous dites j'ai proposé main de foi à François Hollande, Raphaël Gluckstein De fusionner nos forces pour constituer un pôle de stabilité Nos stratégies ont divergé Est-ce que c'est un regret que vous avez finalement d'arriver tous les trois sur une ligne de départ sans forcément savoir lequel d'entre vous ira ou pas à la fin ? Je pense qu'il y aura suffisamment de sagesse à la fin pour que parmi tous ceux qui s'exprime dans l'espace social-démocrate, il n'est plus qu'un candidat. Mais il est vrai que nous avons eu des divergences, notamment au moment de la constitution du nouveau Front populaire.
Je rappelle que j'ai quitté le Parti Socialiste en En 2022, au moment où il a signé l'alliance avec la France insoumise. J'estimais à ce moment-là que ce qui était devenu le Parti socialiste ne permettait pas qu'on pût espérer de le réformer. Tout ce qui s'est passé depuis, m'a donné raison.
Ensuite, lorsque l'alliance a été conclue avec la France insoumise au moment de la constitution du NFP, autour d'un programme dont le moins qu'on puisse dire et qui n'était pas à la hauteur des des défis auxquels le pays est confronté et qui n'était pas d'un réalisme évident, j'ai pris une position très nette. J'ai été d'ailleurs le seul à la prendre. Et je me souviens de tous les éditoriaux qui disaient « Mais le seul qui n'a pas compris, c'est Bernard Mais de ce point de vue-là, vous en voulez à François Hollande pas d'avoir conclu cet accord.
Je n'en veux jamais à mes amis des positions qu'ils prennent. Mais je leur dis sincèrement ce que j'en pense. Et au moment où cette alliance a été conclue, où ces choix ont été faits.
J'ai eu l'occasion de dire à François Hollande, nettement, car c'est ainsi que nos relations se sont nouées depuis l'origine, ce que j'en pensais. Et nous n'avons pas été d'accord à ce moment-là. Et ensuite, j'ai proposé, c'est vrai, plusieurs reprises que nous constituions un pôle de convergence et je l'ai proposé en indiquant que j'étais prêt dans cette affaire -là à ce que l'un de ceux qui étaient dans ce pôle en prenne la direction y compris si ce n'était pas moi mais ça c'est une affaire oubliée du coup c'est une affaire qui ça n'a pas été souhaité souvenez-vous que au mois de novembre dernier j'ai rassemblé tous ces acteurs à l'occasion du meeting de Sergi en leur donnant la photo de famille en leur donnant grandement la parole et en organisant cette photo de famille bon il y avait des ambitions il y avait une stratégie des agendas personnels je n'ai pas de naïveté j'ai bien compris tout cela ça ne m'a pas empêché d'être persévérants, mais on ne va pas passer Noël sur ce sujet et on ne va pas pleurer sur le lait renversé.
Désormais, il y a une échéance, il faut s'y préparer. Bernard Cazenave, vous parliez de la France insoumise. Vous avez été en effet le premier en quittant le Parti Socialiste à dénoncer ce que vous considériez une formation politique dont vous avez eu à subir la violence, l'outrance des positions, les insultes aussi.
Éric Coquerel sur notre plateau hier, parlait de vous en personnalité de droite, en égrénant finalement vos propositions sur lesquelles on va revenir d'ailleurs. Vous êtes de droite Bernard Cazeneuve ? Bon d'abord il y a une tendance au sein de la France Insoumise dont il faut bien comprendre la logique.
Quiconque a gouverné à un moment de sa vie s'il est de gauche et de droite. Comme ils ne gouverneront jamais, compte tenu de leurs outrances et de leur positionnement, ils n'auront jamais à subir ce reproche. Deuxièmement...
Vous nous dites ce matin jamais la France Insoumise ne gouvernera jamais Jean-Luc Mélenchon. Compte tenu de ce que sont ses positions et compte tenu du rejet qu'elle suscite chez tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans leur thèse et qui sont quand même très majoritaires, je ne pense pas que cette formation politique soit en situation de gouverner. Je pense en revanche qu'elle est en situation d'aider le Rassemblement national à gouverner parce que tout ce qu'elle exprime, d'outrance, d'excès, de violence politique et de nature à aider le Rassemblement national à accéder au pouvoir.
Comme moi, mon objectif, c'est qu'ils n'y accèdent en aucun cas. Je dénonce cette stratégie comme une stratégie d'accompagnement du Rassemblement national vers la victoire. Il n'y a pas l l'extrême droite contre l'extrême gauche.
Il y a deux dégagismes qui se font face, qui s'entretiennent l'un à l'autre et qui essaient de profiter de chacune des caractéristiques de l'autre pour accéder au pouvoir. Mais ces deux dégagismes, pour vous, ne sont pas une fatalité, qu'ils se retrouvent au second tour de l'élection présidentielle ? Non seulement ce n'est pas une fatalité, mais il est du devoir de tous les républicains de se rassembler pour éviter que cela n'arrive.
Et pour ce qui concerne la gauche, vous me posiez la question tout à l'heure de Coquerel, moi je n'ai pas de leçon à recevoir d'une organisation politique qui a instauré dans le pays un antisémitisme d'ambiance, un communautarisme de circonstances. Et quand on voit ce qui s'est passé ce week-end, notamment avec le concert de Barbara Butch...
Et qui considère qu'empêcher ceux qui ne pensent pas comme lui de s'exprimer, à l'instar de ce qui s'est passé avec l'homme, qui est une véritable honte, un véritable scandale. Si la gauche c'est ça, si la gauche c'est...
Alors qu'on revendique l'épanouissement des individus par la culture, la tolérance par l'accès à la pensée de l'autre et aux œuvres de l'esprit humain. Si la gauche c'est d'envahir des concerts pour empêcher des artistes de chanter et de s'exprimer, si la gauche ça consiste à maintenir au Parlement des parlementaires qui ont été à l'origine de la constitution, de ce que l'on pourrait appeler quasiment des milices. dont on a vu ce dont elles sont capables, je pense à la jeune garde.
Si maintenant la gauche consiste à considérer qu'on peut tuer ses adversaires en organisant des groupes violents aux motifs qu'ils ne pensent pas comme soi, même si ce qu'ils pensent doit être grandement combattu, alors nous sommes dans un tout autre système. Et cette gauche-là n'est pas la gauche. Elle n'est pas la gauche du tout.
Elle est une forme de machine à excommunier, à instaurer la violence au cœur du débat politique. Et tous ceux qui sont les héritiers de Léon Blum, de la gauche humaniste, de la gauche républicaine devraient trouver en eux-mêmes la force et le courage de dire non à ceux qui se comportent ainsi et tous ceux qui se laissent séduire par cette formation politique devraient aujourd'hui réaliser ce qu'elles comportent de danger, dans quel point elles pourraient engager le pays si elles devaient se trouver en en situation, un jour, de se trouver au second tour de l'élection présidentielle. – Bernard Cazeneuve-Lotan file, j'aimerais qu'on s'attarde sur votre projet, sur ce que vous développez dans cette lettre aux Français, longue lettre aux Français encore une fois.
Je ne promets pas du sang et des larmes, je promets peut-être un peu de sueur. Qui le dit Edouard Philippe. Et quand je vous lis, quand je vous entends développer certaines de vos propositions, je l'entends aussi en écho.
Je pense notamment à Cette règle d'or social, vous dites quoi ? On a fait trop de cadeaux aux entreprises ? On n'a pas fait assez fonctionner le ruissellement finalement après 10 ans ?
Il faut désormais que...
Qu'est-ce que c'est que cette règle d'or Je dis des choses beaucoup plus simples que ça. Si l'on est attaché à les approvidences, c'est-à-dire si on est attaché à la retraite par répartition, à une politique de protection des plus vulnérables en matière de santé, en matière de travail, il faut pour que cette protection soit durable, qu'elle soit garantie pour les générations futures, qu'on soit capable d'avoir des comptes équilibrés. Ce que je constate, c'est que ces comptes ont été volontairement déséquilibré, pour partie de leur déficit au cours des dernières années, par ceux qui ont consenti des allègements de charges sociales non compensés, contrairement à ce que prévoyait la loi instaurée par Simone Veil, qui disait « l'État peut très bien prendre des dispositions pour aider les entreprises, mais elles doivent être compensées. » – Le bénéfice n'a pas été l'attractivité de notre pays ? – C'était 66 milliards d'allègements en 2017, 80 milliards.
Donc ce que je dis, c'est que cela ne peut pas continuer. Ce que je dis aussi, c'est qu'il y a sur Sur le plan des retraites, par exemple, des déséquilibres démographiques qui risquent de mettre en cause durablement l'équilibre du système de retraite. Et vous dites que notre système n'est plus viable.
Et par conséquent, qu'il faut prendre les décisions qui doivent être prises si on est attaché à l'État-providence. Donc, ce que je dis, c'est qu'on ne peut pas laisser les déficits s'instaurer dans l'irresponsabilité la plus grande sans prendre des décisions qui doivent être prises pour assurer l'équilibre des comptes sociaux et que nous avons à l'égard des Français sur ce sujet un devoir de vérité. Alors, je vois qu'une partie de la droite qui réagit à cette proposition dit « Mais ça, c'est un truc socialiste, c'est destiné à faire en sorte de maintenir les déficits.
C'est tout le contraire. C'est une forme de vérité, de votre point de vue ? Ce que je veux, c'est inscrire dans la loi une règle d'or qui permette d'éviter les déficits des comptes sociaux pour garantir que nous pourrons assurer la pérennité de l'État-providence, ce à quoi tiennent le plus les Français.
Là où par la politique d'une partie de la droite, ces déficits ont été inscrits dans les Je veux quand même rappeler, pour conclure sur ce sujet, qu'en 2017, le déficit de la sécurité sociale était de 450 millions d'euros. Il est de 20 milliards aujourd'hui. Effectivement, les chiffres veulent nous tourner.
Un mot juste à ceux qui vous vos détracteurs écologistes sur la canicule. C'est l'une des priorités aujourd'hui des Français, parmi les priorités. Et on vous dit, on vous accuse de ne rien faire sur le climat, de ne rien proposer.
Vous leur répondez quoi ? – Mais on m'accuse, moi je ne suis plus ministre depuis 10 ans. – Mais en tout cas dans cette lettre, de ne pas y faire assez référente. – Mais c'est tout à fait faux, la lutte contre le changement climatique est au cœur de la lettre.
Et que doit-on faire en matière de transition écologique et climatique On doit arriver à électriser, à mettre en place une consommation énergétique autour de l'électricité décarbonée. On doit produire de l'électricité décarbonée. Il n'y a pas 36 solutions pour faire ça.
Il faut moderniser notre parc électronique, il faut développer les énergies renouvelables, il faut développer le renouvelable, biomasse, etc. C'est ce que j'ai expliqué à l'occasion de la conférence qui a été organisée par Terra Nova, l'occasion de la manifestation organisée par Stéphane Le Folle avec beaucoup de précision et je constate que lorsque je préconisais qu'on fie cela il y a quelques années, j'étais qualifié de député Areva par un certain nombre de ceux qui ont engagé la déstructuration de la filière électronucléaire transverse. Merci beaucoup Bernard Cazenave et vous reviendrez donc sur BFM TV pour nous dire si vous êtes ou pas candidat à la présidentielle.
Merci infiniment, restez sur BFM TV tout de suite vous retrouvez Julien Arnaud pour le 9-12, très belle journée sur notre antenne.
Jean-René Cazeneuve