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Podcast / conversationyoutube.com· 6 octobre 2026 61 minComplaisantPortrait personnelÉconomie & entreprisesNumériqueTravail & emploi

Les entretiens d'UNIT : Anne Lauvergeon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Vous êtes le mentor de la mission FNT 2026. La guerre des talents. Quel talent ? Pour quelle guerre ?

  • 3:11OuverteRéponse directe

    Votre parcours se situe à la croisée de la haute fonction publique, de l'industrie stratégique et de l'entrepreneuriat. Comment l'analysez-vous ?

  • 6:04OuverteRéponse directe

    Comment on on on on parce que nous on on nous spectateurs, on peut être que que Bé d'Almération devant devant une succession de... Comment analysez-vous votre propre carrière ?

  • 11:09OuverteRéponse directe

    La guerre des talents. Quel talent pour quelle guerre ? Vous considérez ce sujet comme stratégique ?

  • 13:13OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce sujet est-il stratégique selon vous ?

  • 16:09OuverteRéponse directe

    Quelle est selon vous la principale faiblesse structurelle de l'économie française depuis 20 ans ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:31Fait
    « En 2001, vous pilotez la fusion de la Cogema avec Fram et plusieurs entités et cetera. »
  • 9:43Fait
    « On a gagné aucun appel d'offre. Bon, donc c'est un peu dramatique. Il y a une perte de compétence aussi. On a fait partir des milliers de personnes. »
  • 10:26Fait
    « Alors, Alstom Energie out. Euh si vous regardez, bon alors après, on fait le tour, NJ n'a plus la force qu'elle avait. EDF était au bord de la faillite. »
  • 27:09Fait
    « On a raté le smartphone, on a raté les tablettes. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Non speech

[musique]

0:17
Locuteur

Alors madame Anne Lergon, bonjour. Mes hommages, merci de m'accorder cette cette cet entretien. Vous êtes le mentor de la mission FNT 2026. La guerre des talents. Quel talent ? Pour quelle guerre ? Vous ne manquez pas de talent. Vous avez mené des guerres. Vous êtes l'une des personnalités les plus marquantes de l'industrie française contemporaine, surnommé à un moment Atomic Anne par la presse internationale. Vous avez incarné pendant plus de 10 ans l'ambition française dans le nucléaire civil avant de vous consacrer à l'investissement et à l'accompagnement des entreprises innovantes dans ces murs où vous me recevez.

Alors votre votre parcours se situe à mon avis à la croisée de la haute fonction publique, de l'industrie stratégique et de l'entrepreneuriat. Admission à l'école normale supérieure, réussite à l'agrégation de physique à 21 ans, formation complémentaire à l'école des mines de Paris, intégration au prestigieux corps des mines. Un tournant en 1990 lorsque vous rejoignez le palais de l'Élysée sous la présidence de François Mitteran.

à leur âgé à peine de 30 ans, vous êtes d'abord chargé de mission pour l'économie internationale et le commerce extérieur et puis après, le président de la République remarque rapidement vos qualités intellectuelles et votre capacité de synthèse, je suppose quelques mois seulement après votre arrivée, vous êtes nommé successivement secrétaire général adjointe de la présidence de la République, représentante personnelle du président pour les sommets internationaux et puis cherpa du chef de l'État lors des réunions du G7 et des grandes négociations économiques internationales. Et d'ailleurs, vous décrirez plus tard ces années comme une école extraordinaire.

En 2024, vous avez, c'est assez récent, vous avez publié le livre La promesse qui est consacrée à cette période et à votre relation professionnel avec François Mitteran. Après l'élection de Jack Chirac, en 1995, vous quittez l'Élysée et vous rejoignez la banque d'affaires Lazar frère à New York. Et puis en 1997, vous entrez chez Alcatel comme membre du comité exécutif et à ce moment-là, vous vous supervisez les participation industrielle dans des secteurs stratégiques, la défense, l'énergie, les transports et le nucléaire.

Et en 1999, le gouvernement vous nomme présidente de directrice générale de la COGEMA, entreprise publique spécialisée dans l'extraction d'uranium d'uranium et le cycle du combustible nucléaire. Alors, une nomination qui est particulièrement symbolique. Une femme prend la direction d'un secteur historiquement dominé par les ingénieurs et dirigeants masculins. Création d'Areva. En 2001, vous pilotez la fusion de la Cogema avec Fram et plusieurs entités et cetera. Et ça suit et ça suit et ça suit. Et puis vous vous tournez vers l'investissement, c'est plus récemment. Et l'entrepreneuriat en 2011, vous fondez à P, ça veut dire Anne Levergon Partner si je me trompe.

Nous sommes d'ailleurs dans vos dans vos bureaux. Superbe. Alors, avant de vous poser quelques questions, je voudrais avoir votre regard sur votre propre carrière à vous-même. [rires] Comment comment on on on on parce que nous on on nous spectateurs, on peut être que que Bé d'Almération devant devant une succession de Bah, rien n'était rien n'était précuit. Moi, j'ai Vous m'auriez dit à 20 ans que je seraiis un jour ingénieur. Je ne l'aurais pas cru. vous m'auriez dit que je serai chef d'entreprise, je vous a regardé avec des grands yeux. Euh [grognement] non, moi je suis euh disons que j'ai toujours fait les différentes les différentes étapes.

Quelqu'un qui m'était très proche me disait le problème à Can c'est qu'elle manque d'ambition. Et c'est vrai, moi je n'ai pas d'ambition. Ah oui, personnel. Totalement. Euh ce que j'ai par contre, c'est que je n'aime pas l'échec. Et donc quand je suis quelque part, même si à chaque fois j'ai le syndrome de l'imposteur en disant ils vont se rendre compte qu'ils ont fait une erreur, ils vont me virer, ça va être bon, ça va être affreux le goudron et les plumes. Enfin vraiment le l'image dans l'utiluc, hein. Donc je passe 3 mois 6 mois dans des souffrances atroces. Quand je suis rentré à l'Élysée, je traversais le matin le pont Alexandre 3 mais comme ça mais une souffrance mais horrible.

Donc ah oui, le sentiment que ah non, moi je suis pas du tout quelqu'un qui considère que tout lui est dû. C'est exactement le contraire. Donc mais en même temps, j'aime pas l'échec. Alors une fois que je suis quelque part, bah j'essaie de de faire tout ce que je peux. Alors c'est d'autant plus difficile que c'était effectivement c'est vrai dans le monde du nucléaire mais c'était vrai à l'Élysée. C c'est des mondes d'homme. Ouais. Donc euh et d'ailleurs c'est très intéressant dans le sens où à force d'entendre parler masculin, à un moment donné vers 32 33 ans, je me suis aperçu que je commençais à accorder les adjectifs aussi au masculin.

Forcément, vous êtes en imitation de ce que vous entendez. Al, c'était le contraire de l'écriture inclusive. Ah ben ça c'est parfaitement clair et donc c'est vrai que le regard que je porte c'est que j'ai toujours eu le sentiment que mon devoir c'était de faire le maximum de ce que je pouvais mais que de toute façon on était jamais je me suis jamais prise pour mes fonctions. D'accord. On est locataire. Ouais. Faut faire tout ce qu'on peut pour que ça marche et que ça marche mieux et avoir de l'ambition pour son pays, pour son entreprise, pour tout ce qu'on veut. Mais on ne possède pas les choses.

Et j'ai vu tellement à l'Élysée, j'ai vu tellement de personnes, des hommes euh être comment dirais-je ? Parce qu'ils avaient été à un moment donné euh patron d'une entreprise et cetera, considérant que ça leur été dû et et demandant un nouveau poste, exigeant un nouveau poste et aigri. Je me suis dit mais jamais je ne serai comme ça, jamais. La vie est bah d'abord la vie est tellement extraordinaire et on est des privilégiés. Et si vous êtes pas capable, enfin si on n'est pas capable de s'en rendre compte, c'est qu'on a une distorsion par rapport au monde qui est grave. Donc oui euh alors je je vais relever quand même quelques petites erreurs.

Ça c'est la faute de la première c'est sur la promesse. C'est pas du tout sur moi. J'ai au contraire non c'est sur François Mitteran. c'est pas sur moi. Et il m'a fait promettre un jour d'écrire sur ce que j'avais vu, ce que j'avais analysé et cetera et de le faire un jour. Je lu dis mais attendez, tout le monde fait Mitteran euh enfin Mitteran et moi ou plutôt moi et Mitteran d'ailleurs. Donc non, je ferai pas si si. Bon, on a une négociation un peu rude que je raconte au début [grognement] et je lui ai promis de le faire un jour. J'ai mis 30 ans hein. Donc je l'ai pas fait pour failloter ou je l'ai pas fait pour l'utiliser. Alors ça c'est quelque chose auquel je tiens aussi.

C'estàd une euh avoir un poste, ça veut pas dire l'utiliser pour ses ses fins propres. Et alors c'est vrai que pour moi tout ça c'est des expériences assez étonnantes. Bon j'ai aussi été confronté à bah par exemple si on prend quand on a fait en 2001 alorsprès une bataille auque contre le président de Framat de l'époque qui voulait devenir une valeur de la connectique et faire que le nucléaire devienne un petit détail. Nous on a voulu au contraire réunir les forces du nucléaire et voilà. Bon, c'était déjà en 2001, c'était pas la mode le nucléaire, hein. Donc bon, euh moi je crois qu'il faut on est ce qu'on est, on cache pas sa vraie nature.

Bon et une fois qu'on a le paris d'arava a commencé à fonctionner, c'est-à-dire qu'au lieu d'être un seul arsenal pour EDF, on est devenu vraiment mondiaux. On est devenu numéro 1 aux États-Unis, numéro 1 en Europe, très présent en Asie. Bah dès lors que le Paris a commencé à être gagné, bah l'idée d'un certain nombre de mes congénères a été de se masculin de se dire bon ok quand c'était une entreprise qui partait à volot enfin maintenant que ça marche h je serais bien mieux que la petite Lergon. Donc ça euh oui, j'ai connu j'ai connu quatre premiers ministres euh 10 ministres des finances qui chacun avaient des idées très différentes sur le sujet.

L'actionnariat public, c'est très compliqué surtout quand vous êtes sur un sujet un peu passionnel. Alors on a connu le poste Fukushima, moi je suis parti après Fukushima à la fin de mon deuxème mandat.

Nicolas Sarkozi considérant euh que voilà euh bon bah le résultat, on était leader mondial mais leader mondial admiré en plus on était la société la plus admirée dans Fortune dans le domaine de l'énergie on était bon bah aujourd'hui ils ont coupé en deux ils ont pas recapitalisé alors que les concurrents étaient recapitalisés tout de suite à la suite de Fukushima qui a fait baisser tous les prix de l'uranium et cetera Et bah aujourd'hui, on n' pas construit un seul réacteur français en dehors de ce que sur lequel le DF investit. Mais on a gagné aucun appel d'offre. Bon, donc c'est un peu dramatique. Il y a une perte de compétence aussi. On a fait partir des milliers de personnes.

Vraiment une politique un peu de gribouille. Fallait arrêter, fallait arrêter Fenheim. Maintenant, il faut en faire en plus. tous ces allers-retours, il faut faire des renouvelables mais refus les les industrialiser. Moi, on m'a refusé l'industrialisation en France des renouvelables de l'éolien alors qu'on avait trouvé un deal formidable. Donc très franchement beaucoup de ratage dans le domaine de l'énergie et je crois qu'il y a maintenant euh on voit à travers la crise ben bien sûr jamais plus que jamais avec le numérique et cetera. Surtout que quand on regarde finalement, il y avait l'Allemagne très forte en industrie et nous très fort en énergie.

On est quand même cinq groupes mondiaux, hein. Alors, Alstom Energie out. Euh si vous regardez, bon alors après, on fait le tour, NJ n'a plus la force qu'elle avait. EDF était au bord de la faillite euh Arriva coupé en deux. Euh bah il reste Total H et Total a très bien réussi. Bon ben sauf que Total est pas très apprécié par nos concitoyens, ce qui est paradoxal. C'est quand même le champion pétrolier européen. Très bien. Bon alors la guerre des talents. Quel talent pour quelle guerre ? Alors, vous considérez ce sujet comme stratégique ?

Alors, d'abord, je tiens quand même à dire une chose, c'est que quand quand j'ai été accepté pour cette mission et que j'ai vu votre nom, je me suis dit "Bon, elle va peut-être mettre son nom sur laaffiche, on le verra jamais. C'est pas vrai du tout. Vous recevez mensuellement et puis vous vous deux de de vous et puis en plus c'est pas fini. On est on est on a on a jusqu'à la fin de l'année. Alors en fait, vous m'avez quand vous avez dit que le vous considérez que le sujet comme stratégique. J'ai envie de vous dire pourquoi. Et puis vous m'avez dit une fois, j'apprécie votre sous-titre, quel talent pour quelle guerre ?

Après, je vous poserai une question parce que je me suis amusé à les inventoriers. Alors, déjà pour commencer, pourquoi ? C'est une situation facile hein. Pourquoi ? Pourquoi c'est stratégique ? Et pourquoi ça vous plaît ? Quel talent pour quelle guerre ? Ah bah parce que à la fin des fins, ce qui fait la différence, c'est l'humain. Ouais. Vous pouvez avoir les stratégies les plus brillantes, les plus innovantes et cetera. Ce qui fait la différence est l'humain. Donc votre brillante expérience vous le montre, vous l' prouvez. Ah mais à toute mais dans tous les domaines. Alors vous pouvez avoir des intelligences brillantes qui se fourvoient. Ouais ça on en a vu beaucoup.

Ouais, mais globalement, c'est quand même l'humain euh qui fait qui fait vraiment mais tout euh dans le domaine scientifique, dans le domaine technologique, dans le domaine des services, dans le dans tout et et c'est d'ailleurs un des grands enjeux de la France et on voit bien le malaise autour de l'école. Est-ce qu'on a le bon le bon système éducatif ? Et puis on voit bien le déclassement dans PISA, tout ça. Euh Oui oui oui oui. Alors quelle guerre pour quel talent pour quelle guerre ? Alors ça le titre je l'ai pas du tout choisi mais je le trouve excellent. C'était avant euh la guerre en Iran.

C'était avant c'était déjà au début de la guerre économique menée par Trump à travers les tarifs douignés, à travers tout ça. On on est alors comme toujours d'ailleurs, c'est quelque chose qui me fascine, c'est très long, très lent et difficile de construire. Construire quelque chose d'ambitieux, c'est ça demande beaucoup d'efforts. C'est une lutte contre l'entropie. C'est euh par contre détruire [raclement de gorge] est extrêmement rapide. Donc on voit que tout le multilatéralisme il est en train de le mettre en cause. Bon on parlait de nucléaire pareil là euh quand le numéro 1 du nucléaire ça a appris des décennies euh le détruire a été très rapide.

Donc il faut qu'on retrouve aussi le sens du temps sur ces talents. C'est c'est quelque chose. Le sens du temps, on va pas tout d'un coup déclarer [raclement de gorge] le grand plan qui dit que et puis après on passe à autre chose. Il faut de la continuité. Très très bien. Et c'est ce qui nous manque le plus alors que c'était je pense un des points forts de la France. continuité, d'opiniatreté, de ténacité sur des sujets euh et c'est ça qui a fait beaucoup de notre réussite. Exactement. On a connu Napoléon 3, on a connu la la gloire de l'ingénieur au cours de la deuxème révolution industrielle, les expositions universelles.

Je rappelle d'ailleurs que Gustave [raclement de gorge] Etel a été président d'ingénieur et scientifique de France dont j'ai l'odeur de présider le comité économie. Et puis euh la France, un pays euh collaborateur, ratatiné, a réussi quand même à se à se relever. Mais ça c'est le golisme, le pompidonisme. Ah ! Et puis des ingénieurs. C'était c'est ça toute la période. Il faut quand même les chiffres jusqu'à aux années, c'est je parle sous votre contrôle. Il me semble que jusqu'aux années 80, on était la 4e réellement la 4e puissance industrielle.

10 90 la 90 on a commencé à décrocher euh à la fin des années 90 et le décrochage là il s'est accéléré forcément quand vous décrochez au début c'est lent et puis et puis les autres accrochent hein. La Chine s'est réveillée hein. Ah la Chine [raclement de gorge] moi c'est amusant parce que je me souviens d'un d'une discussion avec le patron du PC de Canton. On doit être au début des années 2000 et il m'explique que il connaît encore beaucoup de gens autour de lui qui ont souffert de la fin. Ah et pour lui c'est le plus jamais ça. Donc quand vous avez ça dans votre enfance dans leur enfance exactement quand vous avez ça comme pulsion ça pousse hein.

Et puis il y a eu il y a eu Danoping qui a dit peu importe que le chat soit blanc ou noir de moi qu'il attrape la souris. Bon et puis alors maintenant on en revient un peu hein mais mais on a laissé on a laissé le le globalement on a été très naïf. Ouais. Euh l'Europe a été fait de faire Oh bah oui d'accord et on continue à l'être puisque je vous rappelle qu'une mesure antidumping au niveau européen ça met plus de 12 mois. Ouais. Bon peut-être pas à la vitesse du commerce international c'est sûr. Bon alors comment redresser l'économie française ? diagnostic. Quelle est selon vous la principale J'en je vais dire les trois d'un coup.

Quelle est selon vous la principale faiblesse structurelle de l'économie française depuis 20 ans à votre à votre avis quelle erreurs majeures ont été commises ? [grognement] Troisièmement, à votre avis la France souffre d'un déficit de compétitivité ou d'un manque d'ambition ? Je peux les reprendre ? J'ai peut-être commencé par la fin. Oui, on ne souffre pas de d'un manque d'ambition. Moi dans dans mes expériences internationales, il y a deux pays qui pensent pour le monde et qui pensent qu'ils ont effectivement la capacité de d'impulser tout. C'est les États-Unis. Ouais. Et la France. Les autres, ils sont beaucoup plus raisonnables.

Ils arrivent dans un sommet international, ils ont une checklist. Allez, ils ont trois quatre trucs. Bon, ils veulent ça. H faut se battre pour ça. Le reste bon va accompagner le mouvement général. Les Américains vont stipuler un nombre de trucs incroyables et les Français aussi. Moi, un de mes boulots euh concrets euh et comme Cherpa c'était aussi euh bah de pas dire que le chef de bureau ou le sous-chef de bureau du ministère des finances qui trouve que ce sujet-là est fondamental, bah c'est forcément fondamental. Et ça c'était une grande leçon que j'ai reçu de François Mitteran. Euh on était dans une Europe à 15 donc c'était quand même beaucoup plus facile. On faisait les tours de table.

Voilà. Euh bon, on avait positionnement sur un sujet et puis bah le sujet ça tombe bien, il y en a suffisamment de pour que avant que la France ne parle, ça se présente bien. Je dis quand même, vous auriez pu dire "Ah mais non, mais pas du tout. Nous, on a un chéquier. La France, un chéquier qui n'est pas financier. Nous sommes, il est quelque part un peu immatériel. On peut pas exiger tout surtout tout le temps. H [raclement de gorge] ce qui est tout à fait contraire au ressenti des Français qui veulent et donc il faut faire ses choix. Bah surtout avec 3000 milliards de dettes. [raclement de gorge] 3600 3600. Ouais. Ouais. Clair.

Bon, quand François Fillon a dit que la France était un pays en casi, voilà, on était à combien de dettes ? Moins 1200 milliards. Ouais, c'est ça. Ouais, on a multiplié par 3 quand même pas mal. Alors, alors ça c'était ça c'était ma réponse à à votre question. La dernière à la dernière. Alors bon, alors la première c'est quelle est selon vous la principale faiblesse structurelle de l'économie française ? Alors, au-delà de l'économie française, je dirais la principale faiblesse structurelle, c'est euh une complexité des structures de bureaucratique de fonctionnement.

Euh ben il faut simplifier, enfin je veux dire, arrêtons de prendre des Français pour des euh je sais pas si des canards sauvages, mais c'est c'est c'est absolument hallucinant. Enfin, et ça ça va là aussi, c'est comme la dette, ça va de mal en pis. Vous demandez à votre a euh la taille des lois, l'augmentation depuis 10 ans, l'augmentation du nombre de lois, tout augmente. H alors qu'on devrait au contraire simplifier, on devrait réformer la puissance publique pour qu'elle soit à la fois plus au service des Français.

Moi, je crois à un système où les fonctionnaires devraient être au service des Français et non pas là pour les embêter ou les contrôler et puis faire beaucoup moins de lois, remplacer des lois, juger. Vous savez que les parlementaires, ils sont jugés au nombre de lois auxquelles ils participent. Ah non, ouais. H peut-être qu'il faut faire le contraire. Donc on a là aussi des critères qui sont très contreproductifs par rapport à à ce qu'on souhaite. Alors c'est vrai aussi qu'il y a un empilage européen, mais on est quand même le seul pays en Europe qui surtranspose les directives européennes.

Quand une directive européenne doit être passée dans le droit français, et ben le ministre en charge, l'administration en charge se dit "hm, je vais laisser mon nom là-dessus, donc je vais environner la directive européenne en en rajoutant." C'est comme ça que on est dans un système très très lourd. Donc ça, l'énergie là aussi, on a fait plein de bêtises. Il faut arrêter les bêtises. Alors, j'en prends une de manière très concrète. Euh prends deux même. Tenez, je vais être généreuse. La PPE3, la programmation pluriéannuelle de l'énergie 3 2025235. Une foule d'investissement, plein de nouveaux renouvelables, plein de réseaux, plein de nouveaux nucléaires. Est-ce qu'on a besoin de tout ça ?

Non. Qui va payer ? Nous tous. Donc faut arrêter les bêtises là-dessus. Et puis deuxième chose très simple à faire qui ne coûte pas 1 €. Alors moi je fais des économies, voyez. Là je 2uxè chose qui ne coûte pas 1 € euh simple décret du premier ministre, le DPE, le diagnostic de politique énergétique qui permet de louer, de vendre, d'acheter un appartement, une maison. Mais le DPE, il est construit en faveur du gaz contre l'électricité alors qu'elle est décarbonée à 95 %. Donc je vois électrifiant partout et un DPE qui est totalement axé sur le chauffage au gaz et pas le chauffage électrique. Qu'est-ce qu'on attend ? Ouais. Bon donc il y a des choses très simples à faire.

Arrêtons de complexifier. Faisons des choses simples de bon sens. Moi, je j'appelle le retour du bon sens. Très bien. Alors désindustrialisation, la part de l'industrie dans le PIB, c'est divisé par de si je me trompe en quelques décennies. Alors, comment vous expliquez cette désindustrialisation ? Elle a commencé dans les têtes. Dans les têtes, oui, dans les têtes parce que les gens voulaient plus avoir des des usines avec des Et dans l'image dans l'image de l'usine qui Ah mais on a expliqué aux gens que l'industrie c'était quelque chose de dépassé. Ouais.

Donc c'était bon pour le 19e siècle, peut-être le début du 20e et que on allait allez on allait faire des services et puis on était très intelligent. C'est-à-dire qu'on allait faire la conception des produits, le marketing et puis on allait faire fabriquer ça en Chine ou dans quelques pays. Alors, on a oublié, voilà, on a complètement oublié la problématique du chômage en dans nos pays, la problématique aussi des conditions sociales de travail des personnels dans ces pays-là. On a oublié le transport et le CO2 inclus. On a oublié que l'électricité était là-bas, l'énergie était très carbonée, tout ça. Et ça a été promu par les écologistes. Ouais, c'est une erreur mais dramatique.

Alors, on commence à atterrir là-dessus mais euh forcé de constater que les temps que nous vivons en ce moment sont plutôt à la désindustrialisation à nouveau qu'à la réindustrialisation. Et la réindustrialisation, ça peut pas être uniquement des data centers. Non. Donc on sait qu'il y a quasiment pas d'emploi dedans. D'accord. Donc c'était dans les têtes là des et maintenant on essaie notamment demain matin je reçois Olivier Luizzi, je sais pas si vous connaissez de nomme à son ami Ah nous sommes tous les deux totalement en ligne sur tout ce sujet. Ça tombe ça tombe très très bien.

Alors euh mais là aussi si on veut réindustrialiser ou euh il faut avoir des savoir-faire savoir les vendre mais aussi de l'énergie pas chère. Ouais. Et donc arrêtons euh ces méga investissements qui n'ont pas de sens. Alors euh modestement, moi j'estime que les élites politiques, médiatiques et industrielles n'ont pas vraiment compris ou voulu comprendre la 3è révolution industrielle de 1980 dont l'intrance et la donnée, la data, ce qu'on appelle le numérique. Moi, je préfère parler d'informatique anthropologique, c'est beaucoup plus global. plus chic. Oui. Puis plus mieux défini. Alors, qu'est-ce que vous en pensez par rapport à cette à cette révolution industrielle ?

Bon, les chiffres sont là. Je veux dire l'Europe qui a des atouts incontestables et même dans dans la réponse au défi avec l'accélération de l'IA qui est jamais qu'une révolution technologique au sein de cette globale révolution industrielle qui a 46 ans hein parce que si on fait le mimétisme avec les deux précédentes, celle de 1780, c'est un peu théorique mais moi ça me rassure et ça me ça me classe mes idées. Révolution industrielle de 180 avec comme un transappeur. 1880 la vapeur et le charbon. Et le charbon. Oui. Oui. La machine à vapeur et le charbon. À chaque fois ces révolutions, elles sont énergétiques. Énergétique et technologique.

Bah la deuxième c'est électricité donc c'est énergétique. Ah non pétrole. Pétrole. Oui. Oui. Pétrole et moteur. Ouais. D'accord. C'est vrai. L'électricité est arrivée. Enfin le le le Mais c'est vrai que c'est ça qui a fait la mondialisation. Oui, la capacité effectivement à échanger sur des très grandes distances et de manière très économique. D'accord. Enfin, je reviens à mon propos et là on est dans la 3è j'ai fait un bouquin là-dessus dans 2008 donc j'étais sur la 3è révolution énergétique. Vous faisiez partie de la super élite qui avait pé le truc mais écrit dans les réalités des choses. On a quand même les deux blocs pour le moment.

Pour le moment, on a on a la domination voir avec des excès et le mot est faible avec des excès des des comment dirais-je des ingénieurs du chaos quoi, qui qui sont les technocés et qui sont quand même du côté de la silicone vallée pour le moment qui était plutôt proche des partis démocrates, je fais je fais simple qui maintenant ont fait allégence dans le bureau dans le bureau oval récemment. Alors avec la chance peut-être que trop c'est trop et qu'il y a quand même une résistance par rapport au propos assez incohérent. du président des États-Unis actuels. Donc, mais dans dans tout ce contexte, on va essayer de reprendre la main dans le domaine de cette 3è révolution industrielle.

Mais qu'est-ce que vous en pensez vous ? Oui ou non ? Est-ce qu'on a raté ce virage ? Bah, on a raté un certain nombre de virages. On a raté le smartphone, on a raté les tablettes. Alors, ce qui est très intéressant et si de doit à réfléchir, c'est prenons les smartphones et les tablettes. Les deux pays qui ont vraiment réussi ça, c'est les États-Unis. Ouais. Euh avec la Chine en background et la Corée du Sud. D'accord. Samsung et Consort. Ce qui est très intéressant, c'est que les deux aquariums, les deux systèmes, les deux écosystèmes de ces deux pays sont totalement différents. Donc il y a pas la recette, c'est pas de transformer la France en ou l'Europe en États-Unis.

H on a nos propres caractéristiques. Bah euh moi je vois on on est quand même très fort sur la santé. H sur la si j'ai investi dans des entreprises comme Eucaris, sur la bioproduction, il y a une vraie créativité sur ces sujets. Donc il y a pas seulement le numérique. Ouais. Je pense que ça serait euh il faut qu'on retourne sur nos pieds, sur nos pattes, sur un certain nombre de sujets et ça passe par le fait qu'on arrête un de [raclement de gorge] faire des grands plans euh trois fois par semaine. Donc ça, j'espère que le prochain président ne nous fera pas ça. On arrête la com et on fait des choses. Vous parliez tout à l'heure de George Pompidou.

Bah ça a énervé pendant une période de temps considérable. Ouais. et on réinventait pas euh toutes les semaines un nouveau truc. Il faut définir en continuité les grands basique. H euh après, il y a des petits trucs euh de c de là. Mais qu'est-ce qui bon qu'est-ce qu'on a raté ? On a raté ce que vous disiez. On a raté l'intelligence artificielle alors qu'on a des écoles de mathématiques extraordinaires et qui qui vont d'ailleurs travailler à l'étranger. Les diplômés paraît-il. Ouais. Mais moi je je suis pas choqué par le fait que de jeunes diplômés aient envie de voir le monde. D'ailleurs quand ils sont dans des écoles bah on les y force. Oui. Plus qu'avant. Beaucoup plus.

les stages internationaux à part pendant la période du Covid sont absolument obligatoires. Bon, en même temps, par exemple, la capacité qu'on a de garder les nôtres, moi je suis effaré qu'on continue toujours à 60 ou 65 ans à dire à des très grands scientifiques "Ah ben non, vous êtes en retraite, hein." H Oui, on a deux prix Nobel qui sont partis aux États-Unis parce qu'ils avaient l'âge, ils avaient plus l'âge en France. H donc ça c'est le coup des seigneurs. C'est c'est le fait enfin le fait je voir qu'une seule tête bien sûr. Et et ça il faut créer puis créer de l'attractivité et donc payer correctement nos chercheurs. Enfin c'est aberrant de voir comment un tésard est payé aujourd'hui.

Ouais. Ah ben déjà le le le diplôme de docteur est moins et on a il y a pas assez onembauche pas les entreprises embauchent pas assez de docteurs. On a fait quelques progrès dans ce domaine. Enfin c'est quelques je suis bien d'accord l'employabilité. Non mais moi je trouve que sur plein de sujets en fait il faut d'abord arrêter. Moi, je vais je vais peut-être caricaturer, mais j'ai un ami qui dit ça et je trouve ça tellement juste. On a une toute petite épaisseur au-dessus de gens qui savent tout faire et qui sont bons à tout. H Et ils voient le reste de la France comme des bons à rien. H bon, il faut déjà accepter que ceux qui se voient, ils aillent chercher les gens qui savent.

Ils peuvent pas tout savoir. Écoutez, enfin moi j'ai connu une période déjà lointaine euh où on écoutait ce qui savent. Hm. Donc c'est pour ça alors en France, on attend toujours la l'élection présidentielle suivante en se disant "Ça va régler tous les problèmes, ça va être génial, on va mettre les compteurs à zéro et cetera." Bon, forcé de constater aujourd'hui que le monde politique n'est pas très attractif euh pour les jeunes talents. Bref, c'est un énorme sujet. Le monde administratif, qu'est-ce qui va faire la réforme de la de l'État ?

Bon, Emmanuel Macron a dit "Bah, on va le faire, on va le faire faire par des grands cabinets internationaux." C'était une idée assez baroque parce que c'est des cabinets américains et ils savent pas ce que c'est que l'administration française et il peuvent pas, ils plaquent des trucs qui collent pas.

Donc comment est-ce qu'on attaque ces différents sujets de manière un peu systématique et puis en se disant je vais pas changer tous les mois pour montrer dans les télés d'info que je suis sur la brèche et que Mesmer quand il est monté à la tribune de l'Assemblée nationale pour dire qu'on lancé un programme nucléaire s'est fait applaudir et puis on n'est pas les redemander 25 fois ou annoncer à chaque fois Bon, faut laisser les gens qui savent un peu travailler quoi. Est-ce que vous avez l'impression que justement quand Mire a fait ça, la période était un peu plus facile quand même au niveau sagesse ? Il y avait une volonté de reconstruction et il y avait un respect.

73 la reconstruction, elle date déjà de 30 ans. Oui, mais il y avait quand même par rapport à la science, il y avait moins de doutes quand même. Il y avait il y avait pas la même sociologie. Il y avait pas la même les médias étaient plus mais vous avez tout à fait raison. Mais en même temps, si je peux me permettre, en même temps euh tout ce qui est du passé paraît toujours plus simple. Oui, c'est vrai. On a toujours l'impression qu'avant bah c'est comme ça que le Brexit est passé. Les gens idéalisaient une période où tout est simple. Rien n'était simple, tout était compliqué.

Donc non, c'est vrai, il y avait pas les télés d'info en continu, il y avait pas Mais nourrir le moloc tous les jours, est-ce que c'est une bonne idée ? Je suis pas sûr. H euh être dans la parsimonie communicatrice, c'est pas forcément idiot. D'accord. Bon, alors si vous deviez ouvrir les yeux à des enfants ou à des jeunes sur les talents dont la France et l'Europe auront besoin dans 10 ans ou 20 ans même, alors comment [grognement] vous vous y prendriez ? J'ai pas dit qu'ell il y a pas que les solutions, il y a la façon de s'y prendre. Je pense d'ailleurs que leurs parents seraient très contents. Mais comment vous vous vous vous leur diriez ? Vous les prendriez pour le pour les encourager ?

d'abord avoir un discours tonique parce que il y en a un peu marre de d'expliquer que un c'est pas terrible aujourd'hui mais ça va être pire demain. Ouais. Comment voulez-vous motiver des jeunes [rires] à aborder le monde dans un contexte aussi aussi pénible ? Pas possible ça. Enfin vous ouvrez n'importe quel média, on vous explique que les canicules vont être de plus en plus terribles. Après, on s'étonne de l'écoxiété chez les ados. Euh bah ça veut dire qu'ils sont quand même à la foisensibles et enfin réalistes par rapport à tout ce qu'on leur assène. La France a un avenir.

Alors j'aime bien renvoyer à un livre que je vous recommande qui doit être totalement épuisé mais enfin on trouve tout sur les les systèmes vintage. et George Valence qui était un journaliste économique qui devait dans l'expansion il y a Matusalem et qui avait fait un livre alors qui est un peu moi je quand je déprime un peu je le ressors qui s'appelle le phonix français vous prenez la France renaît de ses centres le phénix qui renait de ses centres le phnix français quand vous regardez l'histoire de France créour alors je je saute hein 1870 1815 15 tous les étrangers à Paris, 1870, les Allemands aux portes, 1914, les taxis de la Marne, 1940, 1960.

Bon ben vous pourriez dire à chaque fois ils avaient quand même plus de raisons que nous aujourd'hui de désespérer. Oui, c'est vrai. Bon et ben on a réussi ou donc arrêtons arrêtons de Ce que je trouve terrible en France, on est génieux en diagnostic. Alors là, on fait des diagnostics, des machins, c'est pas c avançons avec des solutions et des solutions dont on sait qu'elles devraient marcher. Alors qu'est-ce qu'on fait au niveau français ? Qu'est-ce qu'on fait au niveau européen ? Qu'est-ce qu'on peut faire avec d'autres aussi hein ? L'Europe n'est pas une fermeture. L'avenir nous appartient. Donc moi je dirais je dirais à des jeunes allez-y, découvrez le monde.

C'est ça qui est intéressant aussi, aller voir ce que font les autres, comment ils le font et cetera. On est français et on va essayer de faire tout ça pour notre pays. Moi je suis assez je suis assez patriote moi. Très très bien. C'est une réalité mais il y a aussi d'autres réalités c'est que la vie en France est quand même globalement bien plus agréable. Alors pas pour tout le monde mais on préfère être ici qu'à quelcut. Alors vous anticipez ma question là. Ma question c'est [rires] je reviens à la mission pour lequelle vous êtes mentor. La guerre des talents. Quel talent pour quelle guerre ? La réalité.

C'est ce que est-ce que la méthodologie qui consiste à déjà faire un inventaire objectif de ces guerres hélas qui sont celles-là et au contraire que ce soit une source d'anxiété ce soit que ce soit plus une source d'espoir pour les gagner au moins partiellement avec déjà tout ce que vous nous avez dit depuis le début de l'entretien. C'est ça ma question. Moi je crois et c'est pour ça que je je voilà. Alors, d'autant plus que euh hier en réunion par rapport c'était pas c'était pas sur cet inventaire là, c'était sur notre spectre et on s'est quand même dit euh en réunion avec les compétences qui étaient là dans la vôtre, on s'était dit quand même le programme est copieux.

Et moi j'ai dit bah c'est vrai, il y a quand même un vide stratégique. Donc en fait il y a beaucoup à faire et ça revient au fait de se dire c'est quand même un sujet très stratégique. Donc je reviens à vous redemander au mentor que vous êtes de cette mission euh une méthod conseil de méthodologie. Bah je trouve que vous avez raison de de faire cette liste. Ce qui est intéressant dans cette liste, c'est ce qui existe depuis toujours. Ouais. Et puis ce qui est nouveau euh et et et quand on parle de guerre, il y a des guerres plus ou moins aigues. En tout cas déjà, il faut une certaine conscience de tout ça. Ouais.

Et alors quand on parle de jeunes talent en même temps, ce qui est compliqué c'est leur filer tout ça en disant "Bah voilà, voilà le contexte dans lequel vous êtes." Au travail, au travail [raclement de gorge] les gars, euh c'est votre problème. Euh bon, alors moi je rajouterai un petit point 11 qui n'est pas c'est alors peut-être un peu dans la guerre technologique mais euh c'est les conséquences de l'IA. Ah oui, c'est-à-dire que pour les talents en fait, moi je on le voit d'ailleurs dans les dégraissages terrible des sociétés de conseil. Ah bah justement, c'est la question d'après-y. Mais on va le voir, on va le voir dans d'autres éléments.

En fait, on attaque tous les postes où les jeunes Ouais. Ouais. ou le middle management h euh al c'était déjà un peu le cas du numérique pour le middle management. euh bah euh fait son fait son boulot. Alors comment les jeunes qui ont déjà en France tellement de difficultés à rentrer dans le monde du travail h qu'est-ce qui va se passer pour eux ? Ça, je pense qu'on est obligé d'y penser. Moi, je vois ici, euh c'est vrai que au début, bon quand ils ont commencé avec de l'IA, ça se voyait comme le né au milieu de la figure. Euh et c'était bon, vous parlez de vos collaborateurs ici dans un Ouais. Et c'était parfois discutable. Ouais. Là aujourd'hui, c'est impeccable mais impeccable.

C'est c'est même mieux que tout ce qu'on peut voir. Donc les conséquences pour les talents. Qu'est-ce qu'on va faire de tous les gens qui étaient quelque part en en super apprentissage ou en apprentissage dans les boîtes ? Qu'est-ce qu'ils vont faire ces jeunes ? Moi, c'est ça qui me qui me fait très peur. Et on en parle pas. Alors, le problème de la France était déjà de ne pas s'ouvrir de pas ouvrir le monde du travail aux jeunes que très tardivement. On les met en stage puis en resta des bancs. Et puis de se débarrasser des gens d'un certain âge à un âge peu avancé. Ce qui veut dire que la bande passante est très étroite. C'est ça. C'est le coup de on est trop jeune, on est trop vieux.

Alors, il faut bien viser. 50 ans, c'est trop vieux. 50 ans, vous êtes déjà un seigneor. C'est ça. Ouais, on est d'accord. Et ça et et ça ça n'a aucun sens d'ailleurs de discuter de l'âge de des parts en retraite alors que la plupart des gens ont déjà quitté leur boulot. Tout ça est d'une fait partie des débats pour moi lunaires. Lunaires. Donc on on s'écharpe alors que la réalité tangible est totalement différente. C'est ça qui est dramatique d'ailleurs et c'est ce que les gens ressentent aussi.

Alors, vous avez anticipé la transition puisqueen fait ma question suivante c'est les cabinets de conseil sont en pleine incertitude et le mot est pudique vague de licenciement à l'international gel des embauches, ralentissement de l'activité et puis le modèle historique du conseil en stratégie il me semble qu'il est en train de vaciller et je suis un ancien de chez Price Water House. Alors pendant des décennies la formule magique ça reposait je parle sur votre contrôle sur une pyramide immuable des associés seniors qui vendent des missions et de nombre et de nombreux consultants juniors qui compilent des données et alignent des slides et des PowerPoint.

Et ce modèle à mon avis est terminé et avec une rapidité foudroyante dans les deux dernières années, il a été terminé. Donc l'intelligence artificielle générative, les tâches en question, elle les fait en quelques minutes et c'est vrai. Alors mais ce fait à mon avis se relève d'un paradoxe parce que si l'intelligence artificielle elle remplace l'exécution, elle met en même temps en lumière une pénurie. Pénurie critique, c'est l'accès à une véritable expérience vécue et celle qui ne s'automatise pas. Donc comment à votre avis les entreprises vont-elles naviguer face à ce nouveau paradigme ?

Vous disiez tout à l'heure une forme de d'inquiétude mais on y travaille enfin personnellement euh notamment dans tous ces entretiens, je on essaie de le faire. C'està-dire euh ça peut-être la revanche du seor, c'est peut-être une transformation d'un junior éclairé.

Je sais pas mais à ingénieur et scientifique de France, je quitte un petit peu les 61 conférences qu'on fait pour un nouveau modèle qui est une forme d'atelier de mise en perspective d'idées et de rassemblée intergénérationnel interdiscipline pour pour construire pour essayer de construire parce que avec une volonté je crois que plus que jamais on a eu le l'honnêtetom du 17e siècle il faut trouver l'honnêtetom avec un grand H chem du 21e siècle. Générique, il faut construire ça. Mais mais le constat, il est là. C'est voilà.

Et si vous par exemple si si comment qu'est-ce que vous conseilleriez un jeune débutant qui a un très bon profil d'école d'ingénieur ou d'école ou d' chaussé pour rentrer dans un grand cabinet de conseil, il faut qu'il y aille plus. Ou alors moi je le je lui recommanderais pas d'aller dans un cabinet de conseil, mais j'ai jamais recommandé. Ah bon ? Oui, même à l'époque où où il y avait pas le problème. D'accord. J'ai toujours une position qui est peut-être un peu qui consiste à dire que sauf qu'à particulier si le management tu es pas capable de faire le boulot, il passe son temps à se faire conseiller par l'extérieur, faut le remplacer. Non, je sais pas.

Je suis assez le le recours systématique et même systémique à des cabinets de conseil, moi pour moi c'est problématique. Alors c'est un nom, c'est une assurance et j'ai fait voilà. Mais alors d' coûte très cher. Alors Simon avait fait un truc assez marrant, c'est-à-dire que ils avaient mis un poule euh de jeunes gens plutôt jeune. Oui. De de gens plutôt jeunes. Et à chaque fois que Siemens travaillait, c'est le Siemens de Fun Pierer, à chaque fois que Siemens travaillait avec un cabinet de conseil sur un sujet, il touchait à tout ça et il regardait comment l'utilisait ailleurs dans Siemens et par payer une deuxième fois. Ouais. Oui, c'est vrai.

Et puis en fait, les cabinets de conseil aussi aussi servi aux directions pour pas prendre de décision. Elle se reporte. Ouais. Et puis alors honnêtement, quand vous avez en comité exécutif quelqu'un qui vient vous présenter un truc qui est clairement un machin qui vient d'un cabinet de conseil, vous avez envie de dire "Mais et vous qu'est-ce que vous avez fait ?" Quoi ? Ouais, c'est ça. Oui, mais c'est quoi votre valeur ajoutée ? Oui, mais le cadre se couvre aussi avec des bah là en l'occurrence non pas avec moi. [rires] Oui, très bien. Bon alors après petite question si vousz encore le temps quelques-unes.

Alors alors on avait une question ça vient aussi de mes éminents euh collègues du de l'atelier. Alors valeur travail et équilibre vie professionnelle vie personnelle. Alors, plusieurs études montrent que la France frôle le seuil historique actuellement des 71000 défaillants entreprises. C'est énorme. Alors, il y a pas que ça. Il y a aussi un problème démographique, hein. Il y a pas que des défaillants. Il y a des défaillances d'un côté et il y a le fait des entreprises qui don dont les dirigeants sont à l'arge de la retraite et trouvent pas forcément repreneur. Donc, face à ça, est-ce pour vous est-ce que c'est un problème de temps de travail ?

Comment ramener la valeur de travail en France sans renoncer trop durement aux équos acquis quand même ? Est-ce que c'est c'est mérité vie professionnelle, vie personnelle ? Parce que pour tout simplifier, on a les problèmes qu'on a mais on a aussi une jeune génération qui n'est pas prête à sacrifier sa vie privée. Alors comment on va trouver ? Pour moi, c'est pas le premier sujet. Pour moi, le premier sujet, c'est le financement. Le financement. Si les boîtes font faillite, c'est les problèmes de financement.

Et et je vois la grosse différence avec l'Allemagne, c'est que en Allemagne, dans une PME, dans une ETI, mais PME, PMI, vous avez vraiment euh le jeune gars dans la banque avec le jeune chef d'entreprise, ils vont cheminer ensemble, ils se connaissent, ils s'apprécie, voilà et ça, on n pas ça en France, on a un turnover dans les banques qui est effrayant. Puis les banques ne veulent plus financer dès lors que c'est enfin, ils veulent plus financer. H il faut me dire que c'est balle balle 3. Bon très bien. Solvency pour les assurance mais le résultat il est un un manque de financement très aigu dans le système français. Alors quelques mots sur l'export.

Nos voisins allemands et italiens en fait sont chasse meut. alors à votre avis d'abord est-ce que vous pensez que c'est vrai et qu'est-ce qui peut améliorer concrètement cette coopération entre des entreprises française à l'exportation ? Bah c'est quelque chose qu'on entend depuis un demi-siècle ça. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est pas vrai ? Est-ce qu'on pourrait se faire plus la courte échelle ? C'est MEDEF international, c'est un certain nombre de de de structures, mais là aussi je pense qu'il y a une question d'accompagnement, de financement, de de connaissance. Est-ce que les chefs d'entreprise connaissent par exemple tout ce que fait Business France ? C'est très impressionnant.

Il financ quand même énormément la prospection aujourd'hui. Je pense que plein de gens le savent pas. Comme BPI finance beaucoup de choses, les gens le savent pas. Euh donc euh moi je vois par exemple le le Crédit impôts recherche qui est un truc formidable. Bon bah il y a que 20 % euh moins de 20 % des PME qui l'utilisent parce qu'ils savent pas que ça existe. D'accord.

Donc il y a il y a il y a alors vousz me dire c'est bizarre quand même au fur et à mesure des années euh pourquoi tout ça ne Oui surtout qu'il y a quand même de notamment vous parliez de BPI euh je sais plus son prénom là monsieur Dufour qui il fait plein d'efforts de communication hein quand il fait le le grand événement à Areva là c'est quand même assz assez dynamique he Arena Rena [rires] oh pardon non mais c'est c'est très bien mais non mais vous avez tout à fait raison c'est pas faute de communication pourquoi est-ce qu'on arrive pas à avoir parce que la PME du coin se dit c'est pas pour moi une forme d'autocensure.

Alors c'est vrai que ils font pas beaucoup de RD et ne faisant pas beaucoup de RD, il y a moins de nouveaux produits. Enfin bon, tout ça c'est un peu cumulatif. Alors c'est alors ça fait penser à la notion de en fait il y a un problème démographique qui fait qu'on a une forme de jeunesse qui est quant en Europe qui est quantitativement et peut-être qui est inquiète. C'est évident. Vous avez vu récemment les réactions euh c'était aux États-Unis, il y a eu par des on connaît le système américain des grandes écoles enfin des universités et par déf par par par tradition les dirigeants des grands grands groupes viennent quand les gens à la remise de diplôme aranguer aranger les foules.

Là, il y a eu des réactions très fortes du patron de Google qui est venu dire à des jeunes diplômés mais voilà l'avenir c'est l'IA et il paraît qu'il y en a qui ont dit non l'avenir c'est nous et pas avec votre IA donc et qui se sentent menacés par l'IA. Deuxièmement phénomène démographique comment on va faire parce que la force vive c'est quand même les les jeunes diplômés et ça regroupe notre alors c'est c'est pas tout de suite le problème démographique pour nous. C'est pas tout de suite pour nous. Ah bah le il y a eu vous souvenez le boom de l'an 2000 qui a duré donc c'est des gens qui ont 20 ans 25 ans. Ouais. Donc on a encore ce et il faut pas les désespérer.

C'est des gens qui arrivent sur le marché du travail. Ouais. Moi j'ai deux j'ai deux enfants qui datent de cette période. Donc je vois très bien les copains, les copines, voilà. Euh donc quelle place on leur fait. Le problème démographique, il est après. Ouais. Donc ne nous trompons pas, les jeunes talents, ils sont là et on était le dernier pays qui faisait quand même beaucoup d'enfants. Moi, je trouve très intéressant la démographie parce que c'est vrai que c'est un sujet dont on parle pas beaucoup. Ouais, c'est mystérieux. Oui, pas trop. C'est c'est quand même hyper c'est des règles du jeu.

C'est Et alors en même temps, on ne regarde pas les choses de manière euh bon, il y a il y a euh un pays euh la Hongrie de du précédent président. Ouais. Euh qui a tout fait semble-t-il pour euh permettre aux hongrois qui ont un taux de natalité extrêmement bas. Vous avez un enfant, on vous offre le logement au-dessus enfin énormément sur le logement. Résultat zéro. Le Portugal a fait une énorme politique cette fois-ci sur les crèches et les gardes gratuites. Ouais. Pour tous les enfants sans conditions de revenu, sans rien. Et combien ont lancé cette politique nataliste ? 4 5 ans 5 ans, 6 ans et ça marche et ça marche.

Le Portugal un des plus donc il faut regarder ce qui marche, ce qui marche pas, comment faut faire. Bon bah voilà et il faut qu'on entire toutes les conséquences en France. On va pas rien alors vous allez me dire c'est a des différences culturelles, il y a tout ça. Mais on voit bien que pour des jeunes parents euh la problématique de trouver une crèche avec des places disponibles c'est difficile à par moi je suis célibataire. Je sais pas. Alors, c'est célibataire, c'est c'est difficile euh en France, c'est difficile. C'est coûteux, c'est difficile. Ah bah alors, ça dépend, ça dépend de vos conditions de revenu, mais ça peut être ça peut être coûteux. Ouais. Et c'est souvent difficile.

Vous êtes sur des listes d'attente et si vous y êtes pas pris quand euh la femme était enceinte, ça risque d'être compliqué. Oui. Or or c'est nécessaire que le couple travaille à deux vu le coup des loyers. Quelque part et puis quelque part faut une certitude. Ouais. Faut finalement les gens maintenant ont un peu le choix quand même de D'accord. Et puis a le problématique de la famille monoparentale. Ouais. Oui, c'est vrai. Fem seul et les femmes, c'est dramatique. C'est c'est la nouvelle pauvreté. D'accord. OK. Bien.

Euh est-ce que Alors hier en Réunion, vous avez parlé d'une chose que j'ai trouvé particulièrement intéressante, c'était après tout dans l'environnement actuel, dans les blocs, dans les les dictateurs montants, dans la perte de de comment dirais-je de crédibilité du politique, enfin dans tout dans toute cette cette oui le malstrum et cetera. Vous avez dit après tout si on trouvait un système avec un état de droit avec un certain nombre de valeurs. Alors on a entendu parler de l'encyclique du pape euh même qu'on soit croyant ou pas mais bon votre idée c'est c'est de se dire après tout jouons en contreemploi. Soyons différents des autres peut-être qu'on pourrait réattirer.

C'était moi c'est une idée qui m'a plu. Ben je je me dis qu'en fait euh quand vous regardez euh les évolutions géopolitiques mondiales euh vous avez de plus en plus de pays euh qu'on dit illliéraux. Hm. Ce qui est d'ailleurs un mot un peu fourtou pour dire que euh il s'y passe des choses euh de bannière autoritaire. Ouais. La grande surprise de ces dernières années, c'est les États-Unis parce que dans la tête d'imagination, l'imaginaire général, c'était le pays de référence des droits.

d'ailleurs une approximation parce que quand on regarde la ségrégation qui a duré pendant très longtemps ou on aurait pu dire quand même que et et et le système du Farouest, il suffit de mettre encore plus long s et puis c'est à moi le terrain les droits civils et tout ça c'est quand même une conquête récente et avec quand même une forme pendant très longtemps d'appartide donc bon enfin c'était ça faisait partie de notre imaginaire la réalité aujourd'hui on va voir si les élections de m terme vont être validées ou pas validé parce que visiblement il risque pas de les gagner enfin c'est le sentiment que ça donne naturellement est-ce qu'il va les accepter accepter le résultat h c'est c'est on recommence le coup des capitol et dans ce contexte bah finalement quand vous regardez les pays où l'état de droit h est à peu près solide en même On sait pas ce qui peut nous arriver dans l'ambiance générale.

Bon bah il y a l'Europe, il y a l'Australie, Nouvelle-Zélande, on rajchera quelques petits pays de c de là, c'est tout. Est-ce que à un moment donné un certain nombre de gens vont pas se dire "Mais finalement euh vivre et travailler dans un endroit où euh l'état de droit et la référence, c'est une forme de luxe formidable. H non. Donc je ne sais pas à un moment donné si ça va pas être un nouvel ancrage. Ben très très bien. Bon alors écoutez, on va mais pas suffisant, il suffit pas de se contenter de ça. Faut se bouger nous-même. Ah ben bien sûr puis il faut avoir des des moyens des moyens économiques. Bon alors dernière question un peu un peu facile.

Alors non, avant avant dernière question avant la question [rires] plus facile c'est est-ce que est-ce que vous avez envie en dehors de toute question de aujourd'hui comme ça quand vous regardez le le monde et la France est-ce que vous avez des messages à faire passer comme ça la pays la la France est un pays extraordinaire h mais c'est pour ça que pourquoi est-ce qu'on on passe notre vie à le rendre plus compliqué plus difficile à vivre donc simplif pour vous simplification Mais simplification, quand on dit simplification, les gens ont peur de perdre leurs droits. Ouais, mais c'est pas du tout la même chose.

C'est au contraire obtenir de nouveaux droits parce que c'est simplifié pour tout le monde. Donc oui, j'adore mon pays et je l'ai vraiment compris après avoir vécu aux États-Unis. Vous avez vécu quand vous c'est quand vous étiez à la chez Lazar. Chez Lazar. Ouais. Et là, j'ai vu à quel point Ouais. notre Je sais pas, je peux pas vous dire l'impression quand vous rentrez. C'est il y a une sorte de bah je sais pas, on s'en rend même pas compte en y vivant. Pas par hasard qu'on a tellement de touristes. H il y a une diversité des paysages, une douceur de vivre.

La vie n'est pas douce pour tout le monde mais néanmoins, on est dans un dans une ambiance dans un donc vraiment euh Oui, je pense que on a des atouts et arrêtons le marasme collectif. Moi je supporte pas les Français qui disent du mal de la France à l'international. On peut le dire entre nous. Mais jamais j'irais critiqué dans un dîner. Quand j'entends des Français critiquer aux États-Unis ou ailleurs notre pays, moi je suis prête à raconter n'importe quel mensonge pour nous protéger. J'ai l'impression qu'on attaque ma famille. Ben, c'est tout à votre honneur. Ben écoutez, euh merci. Je crois qu'il y avait une dernière question facile. J'attends ma question facile.

Oui, la [rires] question c'est pas facile, c'est bateau 2 + 2. C'est mais vous avez presque répondu. Euh c'est ça votre C'est pour ça que vous étiez cherpa. Vous anticipez tellement de choses. C'est ça qui est génial. Alors euh qu'est-ce qui vous rend optimiste ? Qu'est-ce qui vous rend pessimiste ? Ah bah c'est facile ça. Ah j'avais dit que c'éta Non, c'est très difficile. Bah ce qui me rend optimiste, c'est qu'on on s'est relevé de problématique encore plus lourdes que celle qu'on vit aujourd'hui. Ouais. Ce qui me rend pessimiste, c'est euh c'est l'évolution euh la perte du multilatéralisme. Ouais.

La perte de des Nations- Unies, tout ce qu'on a mis à construire depuis 1945 pour plus jamais ça. Tout fus le camp. Ouais. Ah ouais. Ouais. Et la force brute. Alors en même temps, regardez ce qui se passe en Iran. En Iran, ouais. Donald Trump part en guerre sans but de guerre. H on sait pas pourquoi tout d'un coup il démarre. Bon maintenant, il faut absolument qu'il s'arrête parce que c'est midterms, il est en train de les creuser jour après jour avec des gens de plus en plus mécontents aux États-Unis devant les conséquences, surtout quand on se mopait de Biden parce qu'on était à 3,5 dollars le galon.

Et là, on est à 4,6 donc bon, il y a un petit sujet et et il arrive pas et il arrive pas euh faut dire les Iraniens sont quand même euh je m'étais un peu voilà, c'est parmi les plus compliqués en terme de NGO. Ils sont très subtils, très sophistiqués. Ils changent de Ouais. un peu il changent de position mais en fait il change pas. Enfin bon, je trouve quand même par rapport à cette force brute de l'unilatéralisme devant un pays qui a quand même été mis à terme militaire, c'est quand même, je trouve pas le régime iranien sympathique du tout et en particulier pour les femmes. Exactement. Mais voir que des gens à terre et pas machin arrivent à le coincer. Ouais, c'est une démonstration.

Alors, vous allez me dire, on en a eu d'autres he Afghanistan, Vietnam, Afghanistan aussi pour les soviétiques. Ça montre que la force brute Ouais. contre un pays. Donc ça c'est peut-être un peu rassurant quand même. D'accord. Bien. En tout cas, on contiquier pas un pays à partir des air. Ah oui oui. Et comme la présence au sol est est politiquement difficile, suicidaire par définition des dizaines de milliers de morts au minimum. Donc ça ça n'est plus acceptable par ces pays-là.

Donc on voit que peut-être que tout ça va bon Poutine et l'Ukraine idem peut-être que ça va quand même endiguer cette tendance des régimes que j'appelle masculinistes parce que c'est quand même ça les mecs qui font de la voilà euh bah ça peut-être les calmer un peu. D'accord. Bien. Donc ça de quoi rendre optimiste. Oui. Bon écoutez, je vous remercie très vivement de nous avoir accordé ce long entretien et puis nous avec notre mission euh nous avons jusqu'au 1er janvier 2027 on 6 mois. On encore 6 mois. Parfait. C'est mois de travail. Merci beaucoup. Merci à vous. Je crois qu'on peut vous applaudir.

1:00:29
Non speech

[applaudissements]